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DébatLCP (sur YouTube)· 18 septembre 2026 63 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéSécuritéAgriculture & alimentation

Urgence climatique : la classe politique à la hauteur ? | Chaque voix compte - 18/09/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 46 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Comment s'adapter à cet été hors norme ?

  • 2:29OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures concrètes pour l'adaptation climatique ?

  • 5:23RelanceÉludée

    Y a-t-il un avant et un après cet été pour la politique climatique ?

  • 6:49OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de l'État en cette rentrée ?

  • 8:42OuverteRéponse directe

    Comment éviter la lassitude face aux crises répétées ?

  • 9:21OuverteRéponse directe

    Comment votre métier a-t-il changé avec le réchauffement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Chiffre
    « En juin, juillet et août, les anomalies de température par rapport à un été normal ont été de 3°gr en moyenne. »
  • 3:12Chiffre
    « Plus de 8000 personnes sont mortes en France en lien avec la chaleur selon le dernier bilan de santé publique France. »
  • 12:30MedyFait
    « Quand on plante une vigne, on la plante pour les 50 prochaines années. »
  • 27:33Gaëtan du SaauerFait
    « La climatisation doit être à l'été ce que le radiateur est à l'hiver. »
  • 51:43Fait
    « L'État donne 800 millions et les 800 millions c'est que pour les Canadaires, la brigade des sapeurs pompiers de Paris ou Marseille mais c'est pas pour les services départementaux. »
  • 55:22Fait
    « On est monté à des 45°gr donc c'était pas possible. »
  • 56:48Chiffre
    « L'importation d'énergie fossile, c'est plus de 50 milliards d'euros par an. »
  • 1:00:44Chiffre
    « 8000 morts en excès en lien avec les canicules cet été. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:23

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP saison 2. On reprend nos bonnes habitudes du vendredi puisque chaque voix compte. C'est à vous que nous donnons la parole ce soir pour une émission consacrée à cet été hors norme que nous venons de vivre. L'été le plus chaud que la France a jamais connu. Et maintenant que la température commence un peu à baisser, on fait quoi ? C'est un peu la question qui s'impose à nous en tant que citoyens mais aussi à la classe politique. Logement, agriculture, école, travail. Comment s'adapter ? Faut-il tout changer ? Et qui va payer ? Et bien, on en parle ce soir avec vous Sandrine Rousseau. Bonsoir. Bonsoir. Député de Paris. Merci d'être là. Bonsoir Gaitan du Saauer. Bonsoir. Député Rassemblement national des

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Vauges. Vous êtes aussi porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Merci de votre présence et je salue François Gemmen. Bonsoir François. Bonsoir. Politologue, membre du JC, c-directeur de l'Observatoire défense et climat. Je rappelle également votre livre parler du climat sans plomber l'atmosphère et c'est toujours aux éditions auil Jacob. Merci cher François d'être avec nous pour cette première émission en public de cette rentrée et merci surtout à vous deux d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. Tous sont venus ce soir pour témoigner de la façon dont ils ont vécu cet été mais aussi pour vous interpeller bah sur ce que vous comptez faire maintenant. On va se parler, on va s'écouter, on va confronter nos points

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de vue et notre vécu. Cette émission c'est vous qui allez la faire. Donc je compte sur vous et chez vous. Installez-vous confortablement parce que chaque voix compte c'est parti.

2:00

Vous avez remarqué qu'il nous est arrivé quelque chose d'extraordinaire cette semaine ? On a remis des manches longues. C'était pas arrivé depuis 3 peut-être 4 mois. Pas partout. Le thermomètre continue de flirter avec les 30 degrés dans le sud en cette mi-septembre. Et alors que l'été s'achève mercredi prochain, l'automne va commencer. Et bien on fait le bilan de cet été qui aura donc été le plus chaud jamais enregistré. Thboc.

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Des forêts calcinées, des maison dévasté, des champs brûlés. Au sortir d'un été caniculaire et incendiaire, le doute n'est plus permis sur le réchauffement et ses conséquences. Nous avons vécu l'été le plus chaud, jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900. Le bilan publié par Méo France il y a quelques jours met des chiffres sur ce que les Français ont vécu. En juin, juillet et août, les anomalies de température par rapport à un été normal ont été de 3°gr en moyenne. Les 40° ont été dépassés à 178 reprises, deux fois plus que lors de la canicule de 2003. Résultat, plus de 8000 personnes sont mortes en France en lien

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avec la chaleur selon le dernier bilan de santé publique France publié mercredi. Mais la nature aussi a payé un lourd tribu avec plus de 100000 hectares partis en fumé, un record, des incendies qui ont frappé de nombreuses régions en France jusqu'à Fontainebleau en région parisienne. Alors comment éteindre les flammes ? La question est désormais politique. Les candidats s'en emparent. Hier, Marine Le Pen était au Porsge en Gironde, village devenu symbole de cette France ravagé par les flammes. Édouard Philippe en déplacement dans le Men et Loir présentezlui ses mesures pour le climat. C'est le caractère vivable et pas

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simplement agréable de la France de demain qui est en jeu. Une parole politique qui peine à convaincre face au choc climatique. Réuni de Vanber mardi pour réclamer des moyens pour l'écologie dans le prochain budget, les associations alertent. On peut pas après un été inédit comme celui-là avoir une rentrée qui soit une rentrée classique. On ne peut pas construire ce budget 2027 comme celui qu'on a construit les années précédentes. Une attente partagée par les Français. 8/10 se disent désormais inquiet des conséquences du changement climatique. Alors François Gemmen, vous étiez là sur le plateau de Chaque Voie Compte le 3 juillet dernier. On était en pleine vague de chaleur. Il faisait 42 à Paris. De nombreux Français ont découvert d'ailleurs ce qui était la vie à au-delà

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de 40°gr cet été. Il va faire 30°gr à nouveau la semaine prochaine dans la moitié nord de la France. C'est un été dont on ne voit pas la fin. Ah, il est certain que les vagues de chaleur vont s'étaler sur des périodes de plus en plus longues. Il n'est pas exclu que nous puissions encore en avoir en octobre de la même manière que nous en avons eu dès le mois de mai. Mois de mai. Oui. Une vague de chaleur en octobre, c'est déjà arrivé de mémoire d'experts du GC. Pas que je sache, pas en France en tout cas. Sandrine Rousseau est gait du Sauc. Euh quand on regarde les chiffres, quand on entend à la fois les politiques et à la fois les Français, on a l'impression qu'on est tous en train de se dire qu'il y aura un avant et un après. Vraiment ? Si seulement Si seulement vous en doutez vous-même.

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Ben, je là, on est en en état de préparation des deux budgets du PLF et du PLFSS, donc budget de la sécurité sociale et de l'État. Il y a pas une annonce sur les questions climatiques. Donc en fait, j'ai l'impression que il y a un avant un après pour les gens qui l'ont vécu. Il y a un avant un après pour les gens qui ont eu 40°gr chez eux voire plus notamment sous les toits à Paris, vous en parliez, euh qui se sont dit qu'ils allaient déménager et cetera, mais en fait, il y a des stratégies individuelles d'adaptation. On déménage, on change de de lieu de vie, de d'appartement, de mobilité et cetera. Mais en terme de politique publique, forcé de constater que dans les débats en tous les cas tels qui sont présentés actuellement, on n pas encore les feuilles budgétaires. Donc mais au

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contraire, on a même eu des annonces de réduction des budgets d'adaptation au climat. Et en fait, ça pose ça me pose une vraie question. D'ailleurs je je trouve que enfin les émissions comme ça avec des personnes qui viennent nous interpeller se multiplient et je trouve que ça dit quelque chose aussi que comme si le débat politique était tout à fait hors solh extérieure à la vie des gens et précisément dans tout ce que vous avez vécu dans votre quotidien. Enfin, je sais pas ce que vous avez vécu, on va en parler, mais j'imagine que vous vous avez un ressenti et que derrière on a l'impression de quelque chose qui est en vase clos à l'assemblée et qui ne correspond pas du tout ni aux attentes, ni aux urgences de la vie des gens. Là, juste avant, j'étais en discussion avec

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un médecin, enfin avec une médecin qui travaille sur le cancer du sein et qui me dit "Mais les femmes n'arrivent même plus à venir se faire soigner en soin support parce qu'elles n'ont plus l'argent pour mettre le plein d'essence." Enfin, je sais pas si on se rend compte exactement de ce qui se passe compte que en fait et on l'a tous un peu vécu comme ça. Chacun bricole un peu pour s'adapter lui-même sans attendre rien finalement de l'État. Gaant du saucé, on le dit, il y a les budgets qui arrivent à la fois le projet de loi de finance et à la fois le projet de loi de financement de la sécurité sociale. L'État ne peut rien ou ou ne faut-il rien en attendre ? Non, non, non. Pour le pour le coup, euh il faut vraiment essayer de sortir de ces euh comment dire de ces procès en

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impossibilossibilisme en disant que on ne peut rien faire, que il n'y a rien à faire, que personne n'est responsable. C'est vrai que pour reprendre ce que disait Sandrine Rousseau à juste titre, hein, euh Sébastien Lecornu avait dit euh qu'il y aurait des discussions euh sur le renforcement notamment des moyens pour les euh pour les SDIS, pour nos sapeurs pompiers, pour tous ceux qui ont participé justement à faire face à cet été de tous les records. Le titre est bien trouvé. Euh pour euh pour le coup, il est vrai que jusqu'à présent, dans les premières annonces, même si on attend évidemment la copie budgétaire définitive du gouvernement, il n'y a pas pour le moment le moment le moindre centime qui est indiqué et le moindre changement qui est indiqué. Alors, je

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pense qu'on va avoir à juste titre ces discussions moment des discussions du budget, mais c'est vrai que nécessairement par rapport à la violence que l'on a subi cet été, il y a une attente qui est importante et à laquelle le gouvernement va devoir répondre. Mais je pense aussi que il y a une sorte de lassitude qui revient parce que malheureusement ce n'est pas la première fois. On les a eu moi, je pense à mon département dans les Vauges. On a eu évidemment des épisodes caniculaires en 2026. On a eu des incendies aussi cet été en 2026 dans les Vauges. On en a connu aussi en 2024, en 2023. Et en fait, on a toujours un petit peu ce sentiment de se dire que on n'apprend pas de nos erreurs et qu'à chaque fois, on se retrouve à nouveau face aux carences qu'on avait déjà connu lors des

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précédents incendies ou des précédents épisodes caniculaires. Et je pense que c'est ce manque finalement de de leçons qui sont tirées de ces événements qui sont pénibles, dramatiques et aussi traumatisants parce queon parle souvent des dégâts matériels mais on parle trop peu des dégâts psychologiques. On va avoir le temps pas. Mais le fait de ne pas tirer ces leçons là crée une lassitude qui est évidente. Je vais me tourner vers Medy pour commencer. Bonsoir Medy, où êtes-vous ? Bonsoir Medy. Mais vous avez 26 ans. Bon, vous faites selon moi un des plus beaux métiers du monde. Vous êtes vigneron en champagne à Montenot dans la Marne. C'est ça. C'est ça. Tout à fait. Il a fait combien dans vos vignes au plus chaud cet été ? Au plus chaud, on a tourné autour des 45°gr en plein soleil.

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Et vous devriez être en train de vendanger là. Vous devriez pas être là avec moi. Exactement. Et quand je regarde un peu les les rappels que les réseaux sociaux peuvent nous mettre en en 2024 et ben j'étais en pleine vendange et là bah les vendanges sont terminées depuis 15 jours. Les vins sont en cours de fermentation et vous avez vendangé quand ? Moi j'ai attaqué le 12 août ce qui est historique et il y a une partie de mes confrères en champagne qui ont même attaqué la semaine précédent le 12 août. Et dans quelles conditions vous avez v danger d'ailleurs ? C'est très particulier parce qu'il faisait très chaud. On a dû adapter les équipes ont dû travailler le le matin très tôt à l'aube parce qu'en Champagne on récolte à la main. Euh donc ça a été on a remis en cause une grosse partie de

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notre notre système pour essayer de s'adapter au mieux face aux canicules. Vous avez vendangé plutôt parce que le raisin é arrivé à maturité. Ouais, exactement. C'est ça. Il est il est arrivé à maturité fin juillet. on aurait presque pu le récolter euh et après ben fallait mettre en route toute la machine euh parce que personne n'était prêt et ça a pris un céit assez court quand même mais ça a pris un peu de temps et et donc on a récolté le raisin presque un poil tardivement. Les agriculteurs, les éleveurs, les cultivateurs, les viticulteurs sont les témoins directs du réchauffement, du changement des sols, des fruits qui murissent trop vite. Votre métier, vous le voyez changer sous vos yeux ? Ah ben moi, tout à fait. Mon grand-père avait pas fait une récolte au mois de au

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mois d'août. Mon père en a fait quatre et moi je suis à j'ai sur six récoltes. Je suis à la 4e récolte au mois d'août. Donc ça c'est quand même quelque chose d'assez inédit. Et on sait que dans les années à venir je je suis persuadé que je ferai plus de récolte en août que au mois de septembre. Plus de récolte en août et par ailleurs, moins de raisin quand même. Ah oui ben alors là on a eu une quoi ? Ils sont rikiki non ? Alors oui, bah là on le voit sur les photos, ils ont manqué d'eau. Euh c'est vignà des grappes normalement qui en moyenne décenal font 136 g. Euh cette année, elles étaient à peine 100 g. Euh on a vu le raisin dépérir sous nos yeux, on pouvait rien faire, c'est le jeu. On travaille avec la nature. Euh on a quand même un matériel végétal qui est très

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résilient parce que la vigne, elle est quand même habituée à travailler dans des dans des milieux assez chauds. C'est une plante tropicale. Mais le manque d'eau s faire sentir à la fin sur les rendements. Euh moi j'ai j'ai certaines parcelles, le le rendement agronomique a été divisé par trois. Alors du coup, plus petit raisin mais plus sucré aussi, ça pose un problème de degré d'alcool aussi par exemple dans votre métier. Alors le champagne c'est un vin qui doit être assez frais. Donc effectivement il faut pas une grosse teneur en sucre qui va fermenter deviendra de l'alcool. Il faut y garder une certaine fraîcheur et la chaleur apporte choses du sucre parce qu'elle active la photosynthèse et elle dégrade également les l'acide qui est présent dans les dans les baes raisins.

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Donc là on a des vins qui risquent d'être déséquilibrés. Alors, on a une chance extraordinaire dans notre métier, c'est que on peut utiliser des vins de réserve. Euh donc ça veut dire qu'on peut utiliser des vins des années précédentes comme 2024 qui était une année plutôt froide à l'échelle de ces 10 dernières années. Donc on va pouvoir utiliser ces vinsl pour les les assembler. Ça ser Ah, vous les Oui, d'accord. Vous allez les mélanger la récolte de assemblage. C'est un vin d'assemblage de champagne et ça c'est ce qui va nous permettre de palier certainement à cette récolte. En préparant cette émission, vous nous avez dit qu'en Champagne, on paye aujourd'hui les mauvais choix d'adaptation fait depuis 50 ans. C'est-à-dire, vous avez raté quoi c'est on les paye pas mais il

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faut qu'on comprenne que quand on plante une vigne, on la plante pour les 50 prochaines années. Un paysan s'il se trompe année haine globalement l'année d'après, il peut se dire je peux planter une autre culture. Un viticulteur, un arboriculteur quand il plante une vigne, moi je je suis en plein en pleine campagne d'arrachage. Lorsque j'arrache une vigne et que je la replante, il faut que je pense pendant les 50 prochaines années. Donc ça veut dire adapter le sépage, adapter le porte-greffe, euh avoir des des des raisins qui enfin des des bourgeons qui sortiront un peu plus tardivement euh pour éviter les gelé de printemps et d'avoir des portes greffes qui résistent beaucoup mieux à la à la à la sécheresse. Et puis vous être un un vigneron, vous n'enêtes pas moins un homme, vous avez

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aussi souffert de de cette chaleur. La discussion qu'on vient d'avoir sur l'avant, après, sur notre adaptation individuelle, sur ce que peut faire l'État. Vous vous attendez quoi là en cette rentrée, en cette fin de de vague de chaleur ? Euh moi, qu'est-ce que j'attends ? J'attends qu'on en reparle en novembre. Ce que disait Jean-Marc Jeancovici, il dit bah quand il était au 13h de pas au 13h, quand il était au JT de 20h de de France 2, il disait "Est-ce qu'on va en reparler en novembre ?" Euh déjà c'est la première question. Et moi la deuxième que je vois aujourd'hui c'est à l'échelle de à ma ma petite échelle en fait je subis énormément les choix qui sont faits par les décisionnaires venant du dessus les gens qu'on lit et en fait on voit une une grosse rupture au niveau

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de l'Assemblée nationale. Aujourd'hui je personne ne s'entend en fait mais pour autant la planète se réchauffe. Nos cultures, elles en dépérissent. nos vins derrière ont une qualité qui va certainement bouger. Et en fait, je me dis aujourd'hui là, en plus, on a la chance d'avoir les les deux parties les plus extrêmes de de notre hémicycle. Est-ce que vous seriez capable de vous entendre sur une proposition qui pourrait nous adapter au réchauffement climatique et permettre d'atténuer également en fait le réchauffement climatique, le réchauffement planétaire qui provoque un dérèglement ? Qui veut lui répondre ? Commencer. Bon ben je commence. Alors, il est vrai que sur la la question climatique et écologique, il y a des divergences. Ça c'est évident. En effet,

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entre Sandrine Rousseau et et le rassemble intervention, il y a évidemment des points de désaccord qui sont assez fondamentaux. Il y a quand même des points sur lesquels on arrive à se retrouver, ce qui est pas valable avec toute la classe politique. Et en fait, entre deux groupes parlementaires, il y a certains points sur lesquels on va se retrouver et d'autres non. par exemple, on partage en commun avec une partie des écologistes et son je pense c'est important et sincère de le dire notamment cette volonté de minimiser, de réduire, de protéger nos agricultures et nos productions par rapport à la concurrence des loyales internationales. Les écologistes comme le Rassemblant national au Parlement européen et je ne prêche pas que pour ma paroisse, en effet s'opposent systématiquement aux

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accords de libre échange qui sont organisés et qui fragilisent ensuite nos capacités de production. Je parle pas uniquement en effet pour le le vin et le champagne qui est peut-être moins euh et encore avec l'Amérique latine mais qui est peut-être moins sous la pression finalement de cette concurrence internationale. Mais je parle aussi pour les autres productions. Donc en fait c'est c'est vrai, je comprends d'autant plus avec cette assemblée un petit peu extraordinaire où il n'y a pas de majorité et donc il n'y a pas finalement une assemblée qui parle d'une seule voix que les différences entre les groupes parlementaires soient exacerbé. Néanmoins, si on peut y voir un peu d'optimisme quand même et un peu d'ambition, euh c'est que aujourd'hui, vous n'avez pas un seul groupe à

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l'Assemblée nationale qui nie le changement climatique et qui ne vise pas un objectif de pouvoir nous adapter, nous protéger par rapport un seul groupe à l'Assemblée nationale qui nie le réchauffement climatique. C'est plus juste qui avant vous avez contesté notamment le réchauffement climatique à l'époque où le GC parlait des hausses des températures. Le national est plutôt réputé pour avoir faut faut me donner un exemple, une citation concrète, je pourrais vous répondre mais Thomas Ménager s'est d'ailleurs expliqué à plusieurs reprise là-dessus à présenter ses excuses. En effet, tout à fait. Oui. Oui. Donc vous concédez que vous avez évolué et c'est pas un range mais vous avez évolué sur cette question du réchauffement quand même. Ah bah à titre personnel et je parle même au nom de

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Marine Le Pen et Jordan Bardella, ils ont systématiquement reconnu que le réchauffement climatique était l'un des grands défis du 21e siècle et qu'il fallait pouvoir y répondre. Alors maintenant forcément l'objectif, il est poursuivi, il est partagé entre groupes parlementaires. Les moyens d'y parvenir ne seront pas les mêmes. Et c'est là-dessus où il va y avoir un débat nécessairement. Après, peut-être que sur euh certains euh certains procédés, je pense notamment au soutien au services de protection civile, de secours et d'incendie, euh chacun ira un peu sur sa propre recette, mais l'objectif en tout cas d'un soutien financier supplémentaire par rapport à ce qu'on a connu sur les années précédentes, à mon avis, fera l'unanimité. Sandrine Rousseau. Oui, je suis contente de voir que il y a

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quand même une évolution sur le réchauffement climatique parce que vraiment on a manqué de voix pour faire passer des choses essentielles sur le non seulement l'adaptation qui est un sujet mais aussi la réduction des émissions de gaz à effet. C'est ce qui me ce qui me marque beaucoup dans votre témoignage, c'est à quel point vous vous débrouillez seul. C'estàd qu'en fait vous comptez sur les vins de réserves que vous aviez de l'année dernière. vous comptez sur votre propre capacité à changer les sépages et à arracher, replanter et cetera. Et ce qui me fascine dans le moment, alors que l'État devrait être un état euh d'accompagnement des modifications à faire, parce que là le gros problème c'est qu'on laisse les personnes seules s'adapter en fonction de leurs

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connaissances, des conseils qu'elles peuvent ou qu'ils peuvent avoir ici ou là qui peuvent être bons ou qui peuvent l'être moins et il n'y a pas d'accompagnement structurel pour vous aider à changer votre pratique viticole, à vous adapter, à avoir des bons sépages et cetera. Et c'est et pour moi c'est ça, c'est là c'est dans cette dans dans ce dilemme-là que va tenir notre cohésion sociale ou pas. C'est dire est-ce que l'État est en capacité d'accompagner les métiers qui vont être le plus confrontés au réchauffement climatique et faire en sorte que les personnes individuellement gardent des niveaux de revenus qui leur permettent de vivre, gardent la capacité à changer, garde aussi une possibilité de formation, de reconversion et cetera ou est-ce qu'au contraire, on laisse chacun

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seul face au mur et dans ces cas-là, on va à à des tensions sociales qui me semblent pouvoir vraiment dégénérer vers une violence très importante parce que les gens Non pas la capacité. Aujourd'hui, on estime que pour pour modifier ses comportements, donc là je parle pas de de la vigne en particulier, mais pour modifier ses comportements, tout français confondu et s'adapter véritablement au réchauffement climatique et mettre moins de carbone et s'adapter et bien il faut 1 an et demi de salaire. Qui a 1 an et demi de salaire à consacrer à l'isolation ou à une nouvelle voiture ? C'est impossible. C'est absolument impossible. Donc en fait, on laisse les gens dans une dans une incapacité à agir et dans le fait de subir et on ne subit pas indéfiniment

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sans se révolter, c'est impossible. Donc en fait là le sujet ça va être comment l'État se remet en état stratège, en état redistributeur et en état qui permet d'accompagner les modifications à faire. Est-ce qu'il y a des changements ? Parce que à l'échelle locale, bah il y a aussi les rois de la débrouille, c'est les maires de France. Bonsoir Hélène. Où êtes-vous Hélène ? Je peux vous demander de prendre un micro ? Hélène Gingast, vous êtes maire de FLAC, c'est une commune de 4000 habitants situé en Charante, situé sur la Charante en l'occurrence et on va en reparler parce que le dérèglement climatique, vous l'avez subi plein fois cette année avec d'abord les inondations en février. Votre ville a été particulièrement touchée et puis donc la canicule cet été. D'abord sur la

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les sur les vagues de chaleur, vous vous avez dû fermer l'école de votre commune au mois de juin parce qu'il faisait trop chaud et vous avez fermé pendant une semaine. Tout à fait euh à regret effectivement. Donc j'étais obligé de donc de prononcer un arrêté de fermeture de de notre école. Donc c'est jamais une décision facile à prendre parce que Oui, parce que il y a des parents en colère, des profs qui comprennent pas, des parents en colère, des enfants qui sont bien à l'école et qui vont effectivement se retrouver en difficulté. Donc voilà, donc on avait assuré un accueil mais enfin bon, fermer une école pour un maire, c'est un crève cœur. Il faisait très chaud dans les classes. Il faisait extrêmement chaud. C'est un bâtiment des années 60 70 bâti sur deux

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époques qui ne correspond plus du tout aux aléas climatique. Enfin globalement et ça a été dur de prendre la décision de fermer l'école. Il a il a fallu consulter, concerter ? Non, cette décision, elle était évidente, hein. Quand vous êtes sur le terrain, que vous rentrez dans une classe, que la chaleur vous prend à la gorge et vous dites "C'est pas possible, on peut pas laisser les enfants et les enseignants dans des conditions comme ça, nos personnels scolaires." Donc en fait, la décision elle se prend rapidement. Est-ce que vous êtes à un point là aujourd'hui on est en septembre donc on se dit bon OK, comment on fait pour que l'école elle reste ouverte l'été prochain ? Qui vous donne de l'argent pour éventuellement refaire la cour ? végétaliser, isoler le bâtiment, faire

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de l'ombre. Alors justement, bon, on a la chance d'être une commune, comme je le dis, urbaine avec de la végétation. Donc bon, on a quand même un cadre qui est agréable. Euh malgré tout, bon le bâtiment ne correspond plus. Donc euh très vite, nous nous sommes positionnés. Donc l'État avait lancé un appel. Euh donc on a eu un audit euh donc pendant le mois d'août hein d'un d'un spécialiste qui est venu sur place. Donc on avait beaucoup d'espoir. Il est venu, pardon, il est venu auditer quoi ? Il est venu bah regarder nos bâtiments, ce qui n'allait pas, où est-ce qu'il fallait agir pour mettre des mesures d'urgence. Donc on avait beaucoup d'espoirs, on nous a dit il va y avoir de l'argent et puis euh il y en a plus. Il y en a plus. On nous a dit que

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l'enveloppe avait été divisée par 5. Donc voilà, une grosse déception. On sait que ces travaux coûteront énormément cher et nous on n' pas cet argent en tout cas pas immédiatement pour pour rénover notre école. Donc ça veut dire que l'été prochain bah rebelotte. Alors certainement pas. Bah oui, j'ai bien l'intention de laisser mon école ouverte euh par tout moyen. Donc on a besoin d'ingénierie. On a vu beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, des méthodes, la toile coco, les puits de alors avec des des ventilateurs. Bon, ce qui implique quand même d'ouvrir les fenêtres pendant la nuit, de faire des permanences pour surveiller. On a vu

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plein de choses. Alors, c'est moi c'est ce que j' Mais vous êtes dans la bricole quand même là, on est d'accord. On est dans la bricole mais autant vous dire que d'ici l'année prochaine, on aura pas fait les travaux. On ne pourra pas faire des travaux. Oui, vous savez déjà que on sait que c'est pas possible. Mais pardon, ça vous interpelle pas vous les députés de vous dire en fait euh on va revivre la même chose dans moins d'un an. En réalité, ça sera pire l'an prochain. Ce sera pire l'an prochain forau. Donc ça sera pire. Oui. Quel quoi ? Les températures. Les températures. Oui. Puisque le phénomène ligneux, on sera en plein dans le phénomène ligneux qui va rajouter effectivement qui va s'ajouter au changement climatique. Donc on peut s'attendre à ce que les températures

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soient supérieures l'été prochain. Pardon. Moi je les trouve assez zen parce que je pense qu'il y a quand même une colère sourde de se dire "OK, on va laisser les écoles se débrouiller avec de la toile coco, avec des couvertures de survie aux fenêtres, on va revivre cet enfer." Donc il y a 50 milliards he c'est ça de qui était fléché sur les écoles et il y a 40 milliards qui ont déjà été gelés. Oui, c'est ça. Enfin, c'est pour ça que je vous dis il y a pas un avant un après dans la politique publique du gouvernement. Mais vous êtes écologiste Sandrine Rousseau, vous pouvez pas me dire il y aura pas un après ? Et je peux vous le dire si j'étais au pouvoir, mais en l'occurrence forcé de constater que dans le budget, il y a pas d'avant et d'après. Mais là, ce que vous dites est

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dramatique. C'estàd que c'est c'est l'équivalent de votre adaptation à vous vigneron sur vos vignes. C'estd que chacun fait comme il peut. On est dans le mode de la de la débrouille, dans dans du sauf qui peut, dans de l'adaptation avec des bouts de chandelle. Alors, on va apprendre he de ça parce que forcément on apprend. Enfin, c'est quand même incroyable qu'on en soit là. pendant que pendant que les entreprises qui génèrent le réchauffement climatique, je pense à Total, je cite toujours cet exemple parce que c'est quand même l'entreprise française qui aimait le plus et bien euh Total, elle engrange 11 milliards de bénéfices. Donc en fait, il y a quand même un sujet autour de comment des entreprises qui nous mettent en danger sur le climat ne permettent pas de de

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participer à l'effort national nécessaire pour s'adapter. Et dans votre école euh ce qui va se passer et je suis prête à prendre les paris devant vous, c'est que face à la difficulté que vous allez avoir, ben au bout d'un moment, vous allez acheter des climatiseurs et puis que voilà, ça va être le truc qui va se mettre comme ça parce que c'est et ça va aggraver notre problème. Est-ce que on va on va économiser cette année pour acheter des blocs de clim ? On a déjà bon, on a déjà dans l'urgence installer un climatiseur sur notre espace périscolaire parce que on pouvait pas faire autrement. Il fallait bien qu'on accueille les enfants. Comme je dis, il faut voilà, on sait qu'il y a des enfants pour qui c'est difficile de rester à la maison. Donc on a dû faire cet accueil, on a

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climatisé. Effectivement, on projette de d'installer aussi deux autres zones climatisées parce que dans l'urgence, on a que ça en fait. Et est-ce que vous avez eu un arrêté de catastrophe naturelle par exemple ? Alors l'arrêté de catastrophe naturelle, on le saura un peu plus tard pour l'année 2026. Il a tendu eu pour les inondations et mais bon pour parce que là il y a eu aucune annonce de de de d'arrêt de catastrophe naturelle. Il y a rien eu aussi he parce que on parle on parle de budget mais il y a même pas eu d'annonce de on fait un arrêté de catastrophe naturelle un peu exceptionnel compise pour pour nos téléspectateurs que l'arrêté de catastrophe naturelle il permet aussi au niveau des assurances d'être de débloquer des des fonds. Absolument. Absolument. Et là, il y a

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rien et même ces annonces-là n'ont pas eu lieu. Donc on est vraiment dans une espèce de de tétan du gouvernement face à ça qui nous parle de tout à fait autre chose et de geler les retraites ce qui me semble pas être la priorité du moment. Même étant du SA à l'été 2027, vous serez peut-être au pouvoir avec Marine Le Pen. Vous faites quoi pour les écoles en surchauffe s'il fait 50°gr au mois de mai ? Alors, plusieurs choses. D'abord, déjà pour réagir sur ce qui a été dit, euh c'est vrai qu'on a vu partout euh les les gens se débrouiller par eux-mêmes. Moi, dans ma circonscription, j'ai des pères de famille qui sont allés eux-mêmes au magasin chercher des ventilateurs et les apporter les ramener dans les classes directement de de leurs enfants. Donc, en fait, et à un

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moment donné, on se dit "Mais c'est pas possible." Et comme je le disais un peu la introduction de cette émission, à chaque fois on se retrouve face à des écueils, des manquements et puis ensuite à l'épisode suivant, on a tiré aucune leçon de ça et rien ne se passe. En ce qui concerne les écoles, il y a plusieurs choses. Bon, d'abord il y a un plan que vous vous connaissez que Marine Le Pen a présenté depuis l'été 2025, un grand plan de climatisation qui vise à refroidir, à rafraîchir l'intégralité des bâtiments publics. un plan que l'on veut préparer sur 5 ans et qui nous permettra d'injecter donc c'est 10 milliards d'euros dans un premier temps, c'est 2 milliards d'euros donc chaque année pour aller climatiser les ÉPADES, les écoles, une partie des transports en

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commun, les hôpitaux aussi parce qu'on pense qu'il y a une urgence. Je sais que sur la climatisation, certains parfois nous ont fait un peu le reproche de se dire "Mais est-ce que la climatisation c'est pas un luxe ? Est-ce que c'est pas est-ce que c'est pas une surconsommation active de l'énergie et cetera ?" Je suis désolé mais cette question se la pose pas pour le chauffage. Personne ne se se pose la question de savoir si il doit, sauf quand les prix énergétiques évidemment sont très haut, mais s'il doit éteindre les radiateurs chez lui et la climatisation doit être à l'été, ce que le radiateur est à l'hiver. Et encore une fois, on parle d'une qualité de vie qui est indispensable et je ne comprends pas comment en 2026 on peut refuser cela à la majorité des Français.

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Ensuite, il y a quand même une une seconde question, c'est sur la la facilitation que doit être l'État à destination justement des collectivités. typiquement quand vous vous êtes et c'est c'est votre cas hein et surtout n'hésitez pas à me contredire si euh si n'hésitez surtout pas hein hésitez pas mais il y a il y a il y a quand même un sujet sur quand vous allez mener des projets notamment vis-à-vis de votre école euh et systématiquement on le sait les les communes ne peuvent pas supporter à elles seules l'intégralité du financement d'un projet de rénovation ou autre et donc elles vont aller chercher de la subvention publique par la DETR qui est gérée par la préfecture auprès de la région auprès des agglomérations. Et là-dessus nous on pense qu'il faut faciliter les choses

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parce que les démarches sont trop longues. Elles font en particulier pour les petites communes, elles font peser une grande masse administrative qui rend parfois l'aboutissement des projets trop longs, voir impossible certains c'est ce que vous vivez depuis le début de l'été. Les strates administratives, la paper a envoyé les strates administratives. Oui, c'est énorme pour aller chercher des subventions. Bon, la région nous donne rien hein. Euh donc ça c'est c'est déjà classé. Juste je voudrais revenir sur la climatisation. Bon, c'est quand même un pisal parce que malgré tout l'énergie bon est très cher aussi. Euh donc on on consomme quand on climatise. Nous on a fait tourner on a climatisé notre salle des fêtes. On a fait tourner tout l'été parce que les anciens venaient pour des

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séances pour jouer et cetera. Donc on a donc ça coûte quand même pour une collectivité euh surtout que l'énergie n'est resté quand même un coût très élevé depuis la guerre le début de la guerre d'Ukraine. Donc voilà donc c'est quand même pas la panassée. On sait qu'il y a des solutions aussi qui peuvent s'ajouter. On parlait de brassage d'air, on parlait de voilà, il y a il y a à mon avis il faut il faut un mixte. Il y a aussi quand même euh je me permets de le dire, une adaptation de notre droit euh urbanistique au réchauffement climatique. Parce qu'aujourd'hui, par exemple, faire une 2e peau, c'est-à-dire entourer une école parce que une école des années 50-60, c'est la pire c'est la pire architecture en matière de de c'est les écoles qu'on avait construites

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tourner vers le sud pour la lumière pétrolier. C'était avant le pic pétrolier donc on imaginait pas qu'on allait avoir du pétrole cher et cetera. Donc sur des bâtiments comme ça, l'isolation, elle se fait souvent par l'extérieur par une deuxième peau. Mais tout ça nécessite aussi de revoir le droit de l'urbanisme parce que par exemple sur ma circonscription, il y a des immeubles entiers qui sont comme ça et les architectes ont des droits et refusent que il y ait une une isolation par l'extérieur et ça aujourd'hui on ne peut plus vivre comme ça. C'estàd que il y a des adaptations législatives aussi à faire. Il y a du financier, ça c'est indéniable. Il y a euh mais il y a aussi de de du droit de l'urbanisme et puis et puis avant les chaleurs de l'été prochain, il y a l'automne, il y a les

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pluies qui sont attendues pour cet automne. Vous redoutez des inondations comme celle que vous avez eu au mois de février. Je sais pas si on peut voir les images de votre commune qui a été particulièrement des retraits gonflements d'argile. Alors oui, c'est la question d'après. Oui. Oui. Alors, on redoute aussi l'entrée dans l'automne et dans l'hiver puisque bon, moi j'ai été élu en 2020, on est rentré dans le covid. dans une crise. Voilà. Et après, on a vécu des périodes d'inondation 2021, 2023, 2024, 2026. Donc la gestion de crise, on va dire en maîtrise avec bon des bon ça fonctionne hein avec les services de l'État, bon avec le le S10, la sécurité civile, on

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ça fonctionne mais voilà, on peut pas en fait vivre dans un Mais là, vous préparez les éventuelles inondations de cet automne ? On se prépare. Oui, oui, on se prépare. On a alors déjà nous on a fait un plan communel de sauvegarde bon sous le mandat précédent qu'on va réactualiser et puis il y a tout un tas de choses qu'il faut préparer parce qu'on imagine pas quand on voit ces images. C'est des personnes qui vivent dans ces maisons donc c'est des meubles qu'il faut rehausser, des parpins à mettre sous les meubles, des personnes à reloger. Euh donc c'est c'est voilà quand on voit ça se dit "Ah bon effectivement il y a de l'eau." Mais c'est à chaque fois c'est une situation individuelle avec des solutions apporteres. Donc les services techniques sont mobilisés, les élus, la solidarité

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fonctionne, Dieu merci. Euh mais voilà, donc c'est donc c'est ça, on en parle un peu mais il y a pas de répis. C'est-à-dire que il y a eu la vague, il y a eu les inondations, la vague de chaleur, sans doute des inondations au début de l'hiver. Entre les deux, vous êtes sur des terres argileuses, encharantes et donc le sol gonfle, le sol sèche et les maisons qui sûrent. Les maisons craquent. Les maisons craquent. Vous en avez beaucoup sur votre commune ? On a depuis 2015, on a 110 dossiers de voilà de maisons fissurées, des maisons qui craquent. Enfin, je dis craque parce que je connais bah des gens anciens, des anciens leur maison 50 ans a craqué d'un coup parce que l'argile d'un coup d' coupement

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des argiles. François Gemmen le dérèglement, il se mesure aussi comme ça à la taille des fissures dans les maisons aujourd'hui. Bien sûr, la moitié des maisons en France sont concernées par ce risque aujourd'hui. Effectivement, ça pèse de plus en plus lourd sur les sur les assureurs et donc sur les primes d'assurance habitation. Euh un mot aussi sur les sur les bâtiments scolaires. Euh on voit bien vous allez faire un peu de bricolage et évidemment on ferait la même chose à votre place. Ça veut dire que vous allez gagner 2 ou 3°gr ici 2 ou 3°gr-bas. Il faudrait idéalement faire baisser la température de 10 12° dans l'école pour que des enfants puissent apprendre. Bien sûr. Donc ça veut dire qu'il faudrait idéalement que vous ayez dans l'école un système de climatisation fixe

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qui vous permette d'avoir du froid l'été et qui vous permett également de chauffer l'hiver et donc de faire baisser et la facture de chauffage et la facture carbone l'hiver. Le problème c'est que vous n'aurez pas d'argent pour ça. C'est des travaux assez lourds qui vont je sais pas la t de l'école mais c'est travaux de plusieurs milliers d'euros. vous n'aurez jamais l'argent pour ça. Donc la question, je crois, c'est qu'il faut arrêter de compter malheureusement sur la subvention publique pour financer ça et qu'il va falloir trouver des moyens relativement originaux de financer ça. Alors ça peut lancer des cag des PPP, des partenariats publics privés où c'est le privé qui finance et qui se rembourse ensuite sur les économies d'énergie. Sandrine Rousseau dit non non

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ou alors ou alors des placements obligataires potentiellement aujourd'hui les départements n'ont pas accès au marché obligatires. On pourrait imaginer une levée d'obligation pour ça mais Sandrine Rousseau vous dites non mais on est il est pragmatique François Gemen il faut aller le chercher quelque part sur la question de l'agriculture. L'agriculture c'est le secteur économique qui est le plus exposé au risque climatique et régulièrement à la viticulture. Pour moins que désormais vous avez en fait de la concurrence pour les vins de champagne puisqu'il y a maintenant d'excellents vins pétillants qui sont faits en Belgique ou en Angleterre par exemple. Évidemment, je vous laisserai pas dire ça de champagne. Non non non appellation champagne mais il ne porte pas le nom de champagne

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mais sincèrement même dans les concours internationaux désormais il y a certains prix qui sont gagnés par des vins pétins belges ou britanniques. Et donc c'est une réalité simplement parce que les conditions d'ensolignement et de plvométrie se déplacent vers le nord. Ce qui me frappe sur l'agriculture, c'est que comme vous l'avez dit très justement, il faut planter avec une vision à 50 ans. Or aujourd'hui, on n' pas véritablement de mesures ou de loi de prospective agricole. On a simplement des mesures d'urgence qui ici vont réintroduire la cétamipride avec des lois d'urgence agricole pour satisfaire les producteurs de betterve et de noisettes où on va débloquer un milliard 100 pour effectivement compenser les agriculteurs qui ont perdu leur récolte cet été. Et bien entendu, il faut aider

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les agriculteurs. Le problème c'est que si on ne réfléchit pas de façon prospective à ce qu'on va cultiver en France sur les 50 prochaines années et où on va les cultiver, on en sera réduit chaque année à devoir réintroduire des produits phytosanitaires de plus en plus agressifs et à devoir compenser chaque année les russe dit non non aussi je plaisente enf non sur le non ça je suis d'accord sur les phytosanitaires c'est une course folle c'estàd que soit on on réforme le modèle agricole et alors on diminue notre notre dépendance au produits phytosanitair soit on ne change rien et alors on aura besoin des phytosanitaires de plus en plus dans des nappes fréatiques dont le niveau baisse donc une concentration des phytosanitaires dans le fond des nappes fréatiques qui

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est bien plus importante. Je rappelle que en France on a le taux de cancer du sein le plus élevé au monde. Le plus élevé au monde et que les les questions environnementales de pollution environnementale sont un des premiers suspects dans cette épidémie qui est exceptionnelle en France. Non, je disais non sur juste sur les partenariats publics privés parce que euh sur des écoles et d'ailleurs tout à l'heure, j'ai dit 50 milliards mais je crois que c'était plutôt 50 millions euh de mémoire euh enfin faudrait regarder mais je crois que c'était plus plutôt ça. Et euh sur les partenariats publics privés en fait ce qu'il y a c'est que vous donnez une rentre au privés mais que euh nous on les a vécu, moi j'étais avant dans les universités, je travaillais dans les universités, on les a vécu les

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PPP dans les universités, les les partenariats publics privés. C'est aujourd'hui ce qui met les universités dans une très grande difficulté financière. Parce qu'en fait vous êtes obligé de payer tous les tous les mois tous les ans la rente qui va au privé et vous n'avez aucun retour derrière. Donc non, moi je ne suis pas du tout d'accord du sau vous vous y êtes favorable. C'est à un moment je disais il est assez pragmatique François Gemen l'argent il va il y en a pas il y en a pas des élèves qui aura pas avant l'été prochain pas vrai ça ça n'est pas vrai là il faut l'argent vous le dites vous-même il y a rien de prévu dans le projet de loi de finance c'est pas la même chose il y a rien de prévu et on ne pourrait rien prévoir. Et ça, il faut sortir et c'est très très

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important qu'on sorte de cette idée reçue qu'il y a aucune marge de manœuvre parce que alors dans ces cas-là, autant se autant courir dans le mur et et je sais pas moi faire une fête fête de défic il y a un déficit d'abissal des finances publiques. Vous voulez pas désindexer la retraite à un moment donné, il faut il y a il y a un déficit habissal des des des finances publiques mais parce qu'on a fait des choix budgétaires qui ne vont pas sur la transition énergétique, sur la transition écologique. Donc ça ce sont des choix politiques et on pourrait très bien revenir votre position sur ce déb juste pour réagir au débat qui qui vient ici sans vouloir aller après sur les débats budget parce que sinon on va trop s'éloigner de la question climatique. Mais il est vrai pour une chose et je

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rejoins Sandr là-dessus une fois n'est pas coutume, que lorsque vous faites un budget, mais ça nous arrive parfois quand même. Mais quand quand on fait un budget évidemment, on fait des choix et on prend des décisions politiques et donc vous décidez de mettre de l'argent à un endroit, vous décidez d'en mettre un autre. Et il est vrai que dire aujourd'hui évidemment il y a un déficit, on s'est tapé 10 années de macronisme là-dessus, ils en sont responsables mais il y a un moment donné, il y a de l'argent à aller chercher quelque part. Euh quand je vois que l'année dernière on décidé d'augmenter de 5 milliards d'eurosition au budget de l'Union européenne, nous on parlait du plan de climatisation ne serait-ce que sur les établissements publics. C'est 2 milliards d'euros

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chaque année. On va pas quand même nous expliquer aujourd'hui et expliquer au bientôt 70 millions de français que l'État n'a plus de quoi mettre 2 milliards d'euros pour s'assurer que nos aînés vivent bien dans les épades, que nos enfants vivent bien dans les classes. C'est quelque chose qui n'est absolument pas entendable. Dans un instant, je vais donner la parole à Stéphane qui est sapeur pompier depuis 1994. D'abord, on va aller voir ses copains. Les copains du Porsge, commune vers laquelle tous les regards se sont évidemment tournés cet été. Ville de Gironde qui a été la plus touchée par le mégafeu de de juillet qui a détruit au total 42000 hactares de forêt. 183 maisons ont brûlé là-bas et les équipes de LCP y sont retournées cette semaine. C'est un reportage ciné

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Hélène Bonduel avec Pierre Lureux.

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Il me tarde que ça change et que toute cette noirceur disparaisse. Il faudra du temps pour reconstruire. Il faudra 2 3 ans à peu près. Le quartier de la Grêelle est méconnaissable. 50 habitations entièrement parties en fumée. C'est pas simple. C'est vraiment pas simple. Comme celle de Jean-Pierre Segin, 77 ans. Comment ça se passe avec les assurances ? C'est expert contre expert et tout le truc chaque fois. C'est c'est très long. Très ça va être très lent. Près de mois après l'incendie, les plais sont encore béantes, bien loin de la reconstruction. Tu te souvenirs quatre générations. Vous arrivez à un âge 10 ans où vous aspirez

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à vivre heureux parce que vous l'avez mérité. Vous avez travaillé toute votre vie et tout d'un coup tout est filé. Tout est fini et il faut recommencer. Mais recommencer à mon âge, c'est pas simple. Alors, le maire veut aussi alerter les politiques. La canicule est ce qui vient de se passer. Si on met pas des actions concrètes euh sur le territoire pour pour ce dérèglement climatique, les choses vont se reproduire pour les générations qui viennent. Auprès des sinistrés ou en mairie, Martial Zaninetti est sur tous les fronts. Assurance, reconstruction. et aussi santé. On est d'accord sur le sur le principe, c'est qu'il faut qu'on trouve des locaux pour des professionnels de la santé qui

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vont venir sur notre territoire assez rapidement. Oui, puisqu'on a un renfort gériatrie, pneumo, cardio, un médecin généraliste pédiatrique pédiatre. Ouais. OK. Donc avec des suivis de l'intoxication au niveau des fumées, mais également la partie psy. L'incendie a parcouru 42000 hectares de forêt. Le poumon vert est le poumon économique de la région. Les bénévoles de la défense contre les incendies comme Alain Blanc continuent de surveiller quotidiennement les fumerons pour éviter tout nouveau départ de feu. Quelle tristesse ! Oh là là ! Quel dommage ! C'est c'est joli pain.

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On peut rien sauver là. Il y a rien à sauver. Puis si encore on était au printemps qu'on s'en aille vers l'été, ça serait bien. Mais c'est le contraire. On s'en va vers l'hiver, on va on s'en va vers les pluies, on va être inondé. Le pain, il est mort, il pompe plus. Il ne pompe plus. Des inondations qui pourraient compliquer les travaux de déblément des maisons dans les prochaines semaines. Bonsoir Stéphane, je le disais, vous êtes sapeur pompier depuis 1994. Je précise que vous êtes aussi porte-parole et déléguat national du syndicat sud. Comment vont les pompiers après cet été ? Bah les pompiers en aura le casque. Ouais parce que ça fait des années qu'on le dit. En fait, il y a eu 2022, un grand plan euh proposé par le président Macron

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qui est jamais venu. Et puis euh le dérèglement climatique, parce que faut arrêter de parler de réchauffement climatique, mais bien de dérèglement climatique. Nous, on le vit tous les trimestres, tous les jours quasiment en fait. Et euh la sécurité civile, c'est le parent pauvre de l'État et en plus elle a de plus en plus de missions et on associe à ça en plus un dérèglement climatique qu'on est capable de gérer. Les trois piliers de la sécurité civile, c'est secourir les personnes, les biens et l'environnement. On a complètement loupé la protection des biens. Plus de 200 maisons brûlées en Gironde et l'environnement avec 130000 hectares de brûlé, on est à la rue. La seule chose qu'on a réussi cette année, c'est de préserver la population civile parce qu'on a quand même quatre pompiers

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décédés et 200 pompiers blessés, intoxiqués et cetera. Et là où je suis, moi je suis en colère en fait parce qu'en fait vous comprenez pas du tout le l'enjeu en fait. Je pense que vous êtes vraiment hors sol, déconnecté de ce qu'on vit dans nos territoires. Je sais pas si c'est le côté ville qui vous fait ça, mais vous n'êtes pas du tout à la hauteur de l'enjeu. En fait, on peut pas me dire qu'il y a pas d'argent dans ce pays, hein. C'est pas possible avec les impôts qu'on paye. Vous pouvez pas me dire ça. Vous pouvez dire ça à personne en fait. Ne me dire queil faut flécher à droite à gauche, qu'il faut prendre chez Pierre Paul Jacques pour mettre, c'est pas le sujet en fait. Le sujet c'est qu'à un moment donné, il y a un état régalien. La sécurité des Français, que ce soit

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les protections des personnes sur les violences ou la violence climatique, c'est à l'état de prendre en compte. La sécurité civile, c'est 90 % financé par les départements et les communes. L'État est nul, je vous le dis, est nul. On n pas de cagoule de feu. Nos collègues, mes collègues sont partis au feu sans cagoule, sans rien. On peut même pas se nettoyer les mains pour manger. On vit comme des jeux pas vous dire le terme parce que comme des cochons en fait. coucher sous coucher sous un camion tout noir toute la journée avec des polluants dans les mains et on nous parle de polluant à droite à gauche et on se rend pas compte dans l'état qu'on que qu'on fait vivre les les sapeurs pompiers en fait. Donc moi j'ai envie de vous dire à un moment donné il y a deux solutions.

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Soit vous voulez une sécurité civile locausse et là faut le dire au français c'est aujourd'hui c'est le cas hein. C'est 100 € par an et par habitant c'est trois fois moins que les déchets. J'ai rien contre les déchets mais la vérité là mais il faut le dire ça parce que la prochaine fois il y aura pas un mais deux et trois mégafeux. et on ne pourra pas assumer parce qu'on a plus les moyens de faire ça. On a une sécurité civile des années 80 90 et la vérité c'est qu'il y a 20 ans, le monde entier le monde entier venait voir la France pour voir sa gestion des feux de forêt. Aujourd'hui, on passe pour des des Aujourd'hui, c'est vous qui allez prendre des leçons ailleurs. Excusez-moi. Bah on se débrouille sur le terrain en fait parce que si vous voulez qu'on parle de la Gironde, même si les

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agriculteurs ont été gentiment remerciés par la préfète, si les agriculteurs avaient pas été là avec leurs tracteurs. Ouais. Avec leur tracteur et puis les gens qui sont venus nous donner à manger quand même. L'État français peut même pas nourrir ses pompiers. Donc 80 % c'est les pompiers volontaires qu'on paye au lance-pierre entre parenthèses. La vérité elle est là et on nous en demande toujours plus en fait. Donc moi je vous pose la question, la première question que j'ai envie de vous poser, on attendra pas les élections présidentielles, ça nous intéresse pas. Ça fait trop longtemps qu'on le dit. Est-ce que vous avez prévu des amendements pour le PLF ou le PLFS ? Sachant que monsieur l'an passé, il y a eu un amendement de proposé et votre groupe ne l'a pas ne l'a pas accepté.

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Oui, tout à fait. Mais on a proposé un autre qu'ils ont rejeté aussi. Je vous exp moi je ferai pas la guerre de qui veut pas expliquer mais je j'y compte bien, c'est ça le débat. Moi ce qui m'intéresse dans tout ça, c'est comprendre comment notre assemblée, elle est pas capable autour de la sécurité civile de se de s'organiser et de dire arrêtons avec nos histoires de de de d'élection et de ce que vous voulez, on se met autour de la table et on met les choses au point en fait parce que vos électeurs vont vous le reprocher. Les va beaucoup de résineux hein. Ça broulera. On a pas beaucoup de feuilles on beaucoup de résineux chez nous. Gant du sauc. Oui, en effet on a pas beaucoup de feu beaucoup de résineux. Aujourd'hui, la sécurité civile, elle réfléchit encore comme les feux des de

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des années 80 90. Vous avez vu ça brûle jusque dans le nord de la France. Voilà ça ça sera ma première question. Kaan du saucé. Ce que rappelle Stéphane c'est aussi ce qu'une habitante du Porsche sinistré a rappelé hier à Marine Le Pen qui s'est rendu sur place hier. Le RN s'est opposé en novembre 2025 en effet à deux propositions de financement des services d'incendie et de et de secours à l'époque parce que vous considériez que c'était la création d'un nouvel impôt et que vous n'en vouliez pas. Oui. Affirmatif. Alors juste pour revenir d'abord sur ce qu' dit, ensuite je réponds sur la question de la la fameuse taxe. On est totalement conscient et comme je vous le disais, ça fait partie justement des sujets qui à mon avis sont transversaux et fort heureusement d'ailleurs entre les partis

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politiques et les groupes parlementaires. La question de se dire comment on fait pour renforcer les moyens des services de secours et d'incendie. Voyez moi par exemple dans cet été encore à banc de Laveline parce vous avez parlé de la ville mais moi je suis plutôt dans une circonc très rurale avec 115 villages. Autant vous dire que avant de l'Aveline, je parlais avec quelques sapeurs pompiers qui sont intervenus sur un feu qui était un peu plus haut sur les sommets de la commune et ils m'ont expliqué on a eu une chance extraordinaire que le feu se déclare pas 10 m plus haut parce que autrement les lances étaient trop courtes pour pouvoir les atteindre et on avait pas après les dispositifs aériens les moyens aériens qui nous permettraient de pouvoir contenir. qu'on a eu une chance

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extraordinaire que le feu se soit déclaré entre guillemets au bon endroit et j'insiste vraiment sur les guillemets. Donc il y a évidemment une question de moyen mais comme je vous le disais en début d'émission, c'est vrai qu'il y a le sujet de tout le monde est d'accord sur l'objectif, comment on fait pour augmenter les moyens à destination de nos services de secours mais on n'est pas tous d'accord sur la méthode. L'amendement dont vous parliez l'année dernière cit un amendement en effet qui visait à augmenter la taxe sur les contrats d'assurance, c'est-à-dire à faire payer le contribuable. Or, une partie, vous savez que cette taxe d'assurance, elle est fragmentée et elle va pas forcément entièrement dans son intégralité à direction des 10. Elle est elle va par exemple pour combler des

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déficits de la branche famille. On se demande pourquoi d'ailleurs et cetera. Donc nous on a dit ce qu'on veut c'est pas demander au Français de payer davantage parce qu'on pense qu'en effet l'État prélève suffisamment mais qu'il faut revoir la répartition de cette taxe pour justement augmenter. C'est une proposition de loi qu'on a déposé et un amendement qu'on a fait mais qui a été rejeté là pour le coup par les autres où on augmentait de 1,1 milliard d'euros l'argent à destination des 10 et rien n' et à l'arrivée rien n'a vu le jour. Alors certainement qu'il y aura d'autres discussions qu'on aura la possibilité d'en débattre. Il y a aussi un moment donné, vous savez quand même que euh le PLF en question cette fois-ci, il est passé à coup de 493. Donc si le

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gouvernement voulait le faire et voulait mettre en place une augmentation, que ça soit par une taxe ou une restructuration, il en avait la possibilité. C'était lui qui écrivait la copie finale. Donc on verra quelle sera sa responsabilité. Nous on fera évidemment des amendements au PLF comme au PLFSS. Vous parliez désolé, si vous voyez que vos mesures ne sont pas acceptées, est-ce que vous êtes capable d'accepter les mesures des autres ? Parce que infin vous vous avez vous vous avez voté contre et à l'arrivée un an plus tard les pompiers n'ont pas été augmentés. Les moyens des pomp facile de se mettre sur l'opposition. Moment donné le gouvernement était le dernier à écrire la copie du budget qui a été pour le coup imposée à coup de 493. S'il voulait augmenter les moyens,

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il en avait la possibilité et se défaussait sur un débat parlementaire et à mon avis pas la hauteur des enjeux. Mais il y a des sujets qui sont consensuels. Vous parliez par exemple des cancers qui ne sont pas reconnus comme maladie professionnelle. Aujourd'hui, vous avez à peu près, je crois que dans mes souvenirs, par rapport au nombre de cancers qui sont reconnus comme maladie professionnelle, il y en a 20 fois plus d'après les cancérologues qui pourra être reconnu. Et les pompiers, eux sont vraiment dans l'angle mort pour le coup. C'est pas qu'une question de moyen, c'est même une question de reconnaissance et de réparation derrière. Ce que tu vous avez raison, c'est pas qu'une question de moyen, c'est aussi une question d'organisation parce que l'organisation aujourd'hui de la

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sécurité civile, elle n'est pas du tout acceptable. On ne peut pas marcher comme ça. Bah, elle repose sur les volontaires surtout. C'est pas c'est pas ce problème là en fait. C'est pas le problème du volontariat ou du pompier professionnel en fait. On est la grande maison de la sécurité civile, c'est plusieurs statutes, des militaires, des pompiers pros et des pompiers volontaires. Ça ça marche très bien. En bas de en bas de l'échelle, ça marche très bien mais en haut ça ne marche plus. En fait le ministre de l'intérieur n'a pas les bons éléments pour prendre les bonnes décisions. C'est le premier flic de France, ce n'est pas le premier pompier de France. Cet été, on a pris des mauvaises décisions. Mais on a pris des mauvaises décisions parce qu'ils ont pas la culture du feu.

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Ils ont pas la culture leur pompiers. Attendez, ceux qui ont pris les mauvaises décisions, c'est le directeur de de la sécurité civ. Je veux pas savoir qui je je veux savoir quelle décision on été mal prises. Bah le de faire descendre des colonnes complètes de de camion feu de forêt comme vous voyez derrière qui ont fait des kilomètres et des kilomètres et qui n'ont jamais vu un feu parce que un coup les met à A, un coup les met à B, un coup les met à C. En fait, on a on a géré ça quand je vous ai dit tout à l'heure comme une baraque à frit, c'est pas le bon terme mais on gère ça la petite semaine en fait. En fait, on était dans Oui. Au prix où est l'essence, vous avez fait de la route pour rien. C'est ça. Rappelez-vous, Total nous paye l'essence du 1er juillet au 31 août. On en a pas

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entendu reparler, mais c'est ce qu'ils nous ont proposé quand même en début de en début de saison de de feu de forêt. Donc non, mais c'est surtout l'usure du personnel en fait. Conduire un camion comme ça, c'est comme si vous aviez un vous aviez un tracteur sur l'autoroute et ensuite vous allez faire des feux dans des en pleine nuit, enfin avec des dangers immenses et en plus après vous remontez chez vous. Ouais. Bien crev. Je vous parle pas des 35 hein, c'est presque 35 he par jour. J'exagère sur le trait forcément mais comprenez et c'est pas là-dessus qu'on se plaint, c'est sur le fait qu'on a plus aujourd'hui les moyens en fait. On enfin le fait de pas avoir une cagoule de feu. Comment on peut comprendre ça ? Comment est-ce qu'on peut comprendre ? Et j'entends votre votre

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parce que c'est une question de moyen. C'està dire une cagoule de feu, ça coûte combien pour un pompier ? Celle qu'on nous achète ça vaut 10 € mais ça c'est autant efficace que pour aller faire du ski. Une cagoule de feu, c'est entre 50 et 70 € multiplié par 250000 pompiers en France. Et quand je vous parle de ça, je vous parle pas des camions de feu de forêt qu'on nous a retiré. On en a 1000 en moins en 15 ans. Avant, un camion de feu de forêt faisait 48 euh km² 40 km² pardon. Aujourd'hui, c'est 48 km². C'est 8 km de plus, c'est énorme pour un seul camion quatre bonhommes. Vous voyez le truc ? Donc on est on est toujours en train de se débrouiller. Je vous parle pas de la DFCI, donc de des agents qui sont sur le terrain qu'on a pas pu utiliser. En fait, l'État a été complètement perdu.

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De chez perdu. Si ça a fonctionné, c'est grâce aux pompiers du terrain et aux locaux. Et donc, j'entends votre histoire de TCA de de la taxe sur les mais l'État c'est quand que l'État prend sa part de responsabilité de financement dans le dans les 10 dans les services départementaux. Aujourd'hui, l'État donne 800 millions et les 800 millions c'est que pour les Canadaires, la brigade des sapeurs pompiers de Paris ou Marseille mais c'est pas pour les services départementaux. Pourquoi est-ce qu'une commune ou un département doit supporter ce choc que l'on vit aujourd'hui uniquement par ça ? Pourquoi est-ce que l'État n'est pas là ? Vous savez que c'est un autre avantage. Quand on habite en Lauser, on nite pas dans le 77. Et l'État est aussi là pour nivel justement la différence entre les

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départements dit riche et les départements dit pauvre. Tout le monde a le droit à la sécurité civile en France. Et aujourd'hui, ce bastion qui est en train de tomber comme le reste hein, je vous le dis, demain on va tous pleurer parce qu'on aura des civils qui vont mourir. Ils vont mourir brûlés ou intoxiqués par les fumées ou par les inondations. On en parlera. La culture du risque, on l'a pas du tout non plus. Il y a plein de choses. Vous voyez, on parle d'argent. Moi, je vous parle pas que d'argent. Je vous parle aussi de de comment on fait pour faire en sorte que demain le français qui se retrouve face à un phénomène météorologique comme celui-ci sache tout de suite ce qu'il a à faire sans se poser 1000 questions, sans refuser de de de se déplacer. On a

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déplacé 200000 personnes en Gironde. C'est un département français complet. On a on est on a dépensé des milliards d'euros qu'on le veuille ou non. En fait, ce qui s'est passé pour les pompiers, ce qui s'est passé avec pour les maires à l'école, ce qui s'est passé pour les docteurs à l'hôpital, c'est-à-dire la bricole, la débrouille, on attend, on n pas d'argent, on va se débrouiller nous-même. Et c'est exactement ce qui se passe et et moi j'ai pas beaucoup d'espoir parce que j'ai vu aussi la COVID, j'ai vu comment on savait remercier les soignants et qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ? Je vous parle pas de la police en 2015, notre reconnaissance éternelle quand même. Oui, mais vous savez, c'est pas ça fait pas manger à la fin du mois. C'est s voilà la vérité elle est là c'est bien

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la reconnaissance éternelle mais ce qu'il faudrait un moment donné on en a marre des caresses nous on veut des actes en fait n'oubliez pas que 80 % des sapeurs pompiers c'est des volontaire ils vivent pas de ça le jour où ils disent c'est fini c'est fini je vous le dis je voudrais passer la parole parce qu'il y a encore deux personnes qui doivent parler vouliez ajouter quelque chose pour pour Stéphane Oui. Moi, je voudrais quand même dire que je pense que le gouvernement ne se rend pas complètement compte à quel point il y a des sortes de d'investissement personnel, de sacrifice personnel pour les autres. C'estàd qu'en fait là s'est passé dans l'hôpital, ça s'est passé dans l'école, vous vous l'avez fait sur dans votre école et cetera et en fait la France tient

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aujourd'hui par euh des investissements personnels et euh au détriment de la santé des personnes qui donnent autant de temps et qui donnent et alors je suis d'accord avec vous sur le budget. Nous euh c'est Sandra Régol chez nous qui est une députée qui a déposé une proposition de loi et qu'on va mettre qu'on va essayer de mettre d'inscrire à l'ordre du jour très rapidement pour renforcer les moyens des 10. Mais en fait ce qui s'est passé aussi, c'est que comme on a diminué les moyens donnés aux collectivités euh locales et dont les départements et que ben tant qu'il y a pas de feu, en fait c'est toujours la même chose. Tant qu'il y a pas le feu, ben on voit pas euh que le délitement du service du 10. Et donc c'est exactement ce qui s'est passé. Mais je je partage

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absolument votre colère. Je dis aussi qu'il va falloir que nous ayons euh au-delà de vos conditions de travail, de votre budget, de votre capacité à travailler qui est absolument essentiel, il va aussi falloir qu'on revoit euh pour que un feu ne soit pas à ce point-là agressif comme on l'a vécu. C'est-à-dire avec la même essence qui euh la même essence de pain maritime qui était dit dans le reportage au por c'estàd qu'il va falloirer autre chose. C'est pour ça que la sécurité civile, elle est importante pour ça. Mais c'est pour ça que je vous disais de d'état stratège. Moi j'ai l'impression que l'état n'est plus stratège. J'ai l'impression que c'est un état qui est juste un état comptable mais pas un état stratège et il faut qu'on retrouve cette dimension là et c'est absolument c'est absol

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Je voudrais entendre maintenant Sophie parce que le dérèglement climatique bah c'est dans les forêts, c'est dans les écoles, c'est dans les sols mais c'est aussi dans des quotidiens bouleversés comme le vôtre. Sophie, prenez prenez un micro, regardez sur votre gauche. Vous êtes restauratrice à Paris, bah vous dirigez une pizzeria. Donc forcément quand il fait 42°gr en cuisine, c'est dur devant le four et vous avez dû fermer en fait pendant quelques jours cet été, bah tout simplement parce que vos réfrigérateurs n'ont pas tenu. C'est ça. Alors il y avait pas que ça. Il y avait la la trop grande chaleur. On peut pas faire travailler des gens. On ne peut pas travailler quand tu fait 45°gr. D' humainement vous vous êtes dit je peux pas les laisser en cuisine ni en salle. Donc

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c'était inhumain. C'était absolument pas faisable. Combien effectivement on est monté à des 45°gr donc c'était pas possible. Donc effectivement au niveau des frigidaires, bah tout a bah tout tout s'est arrêté. Trouver un frigoriste dans Paris quand il fait 45°, c'est c'est la course chalotte, c'estàd que c'est quasiment infaisable. Euh donc voilà, donc en fait donc plus effectivement tout ce qu'il a fallu jeter, donc des pertes énormes. Donc je me suis retrouvée effectivement à un moment à me dire bah il va falloir que je demande de un étalement de la dès auprès de l'Ursave. Donc c'est pareil, c'est pas de retour de l'Ursave. C'est voilà, c'est c'est il s'en fiche complètement. Donc et c'est la première fois que ça que ça m'arrive et c'est la première fois qu'à Paris, je me suis

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retrouvé face à ce genre de difficulté. Et vous songez acclimatiser votre restaurant pour l'été prochain pour éviter de revivre cher. J'ai fait vécu des gens pour la climatisation, c'est beaucoup trop cher et je suis même pas sûr d'avoir l'autorisation de le faire à Paris. Je suis même pas sûr de pouvoir le faire parce que les moteurs sont à l'extérieur et qu'il y a des normes très très strictes sur Paris. François Jamen, on arrive au sujet en fait du de c'est c'est la facture en fait de du dérèglement climatique. C'est-à-dire que un moment, il y a aussi des gens qui peuvent plus travailler. Il y a des gens qui ont qui humainement c'est c'est ça c'est pas possible. Tout ceci nous coûte très cher. Ça vous coûte cher en manque à gagner, ça coûte cher aux assurances, ça coûte cher pour

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la protection civile, ça coûte cher aussi aux Français qui doivent utiliser leur voiture parce que le litre d'essence va continuer à grimper et on peut pas exclure qu'il atteigne les 3 € à certains endroits. Et donc notre dépendance aux énergies fossiles nous coûte très cher. coûte très cher au budget des ménage, coûte très cher la compétitivité de l'entre entreprise, coûte très cher au budget de l'État. L'importation d'énergie fossile, c'est plus de 50 milliards d'euros par an et les conséquences du changement climatique évidemment nous coûtent encore plus cher sur l'agriculture, sur les incendies et la protection civile et on peut multiplier les secteurs économiques. Moi, je travaille sur ce sujet depuis 20 ans. Ce qui me frappe, c'est de voir queau cours des 12 ou 18

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derniers mois, la rangaine que j'entendais partout avant l'été, c'est vous savez la transition climatique énergétique, c'est bien joli, mais on peut pas se la permettre. Ça coûte très cher, ça va coûter cher aux gens, les budgets de l'État ne sont pas disponibles. Ça va heurter la compétitivité des entreprises. Je constate aujourd'hui malheureusement que ce qui pénalise le budget des ménages, la compétitivité des entreprises, y compris des petits commerces, ce qui pai sur le budget de l'État en terme de coût, c'est précisément notre dépendance aux énergies fossiles et ses conséquences. Et malheureusement, je crains que les budgets publics ne restent très contraints. Aujourd'hui, un/art de la dépense publique, c'est le financement des retraites. Et donc, je

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pense sincèrement qu'il va falloir toucher à ça. Et je pense aussi qu'il va falloir être davantage créatif et mobiliser les 7000 milliards d'euros d'épargne privé qui sont en France et qui pour un tiers financent l'économie américaine aujourd'hui. Je suis pas sûr que ça soit la priorité du moment. Alors moi quand j'ai un tweet de Mari disant que je voulais prendre l'argent des Français hein, je vous le dis parce que après ça ça a été un cyberharcèlement de 6 mois alors que en fait il y a quand même un sujet de cet argent qui est immobilisé et qu'on pourrait très bien utiliser. Oui, quand je dis utiliser, ça veut pas dire enlever les par français, ça veut dire juste là il est sur des comptes en banque donc on pourrait très bien le faire travailler pour que ça

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permette de financer une partie du sujet. Moi, je voudrais juste dire sur ce qui sur ce qu'on a vu sur le sur le commerce et sur votre pizzeria, c'est que on parle beaucoup des industries et cetera, mais on est aussi dans une très grande difficulté sur le commerce et l'artisanat et quand vous vous baladez dans les villes mais euh ça avait épargné Paris jusqu'à présent mais maintenant Paris est aussi touché, et bien vous avez des commerces de proximité avec juste des vitrines marquées alloué, fond de commerce alloué et cetera et ça dévitalise complètement nos nos centrvilles ce qui a aussi des conséquences sociales parce que les personnes un peu âgées, les personnes qui ont des difficultés à marcher, bah elles tiennent à ce centre-ville et c'est aussi une manière de vivre

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ensemble ce centre-ville. Donc c'est c'est pour ça que je je encore une fois l'étalement d'une dette. C'est possible. C'est pas quelque chose qui va coûter faut quand même envoyer un dossier et ça prend aussi. C'est très compliqué. C'est très long et j'ai toujours pas de réponse alors que j'ai fini. Mais mais c'est pareil sur le Covid par exemple, on a on a on n pas du tout touché dans les mesures publiques à l'étalement du loyer parce que vous avez dû fermer pendant un certain temps et il y a pas eu de gel des loyers ou de division de la dette de loyer. Donc en fait on oublie toujours les commerçants, les petits commerçants et les artisans dans les mesures publiques alors que ben là on le voit, vous avez subi en premier. Donc tout ça on revient toujours à cette même question. C'est

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l'État stratège face à un réchauffement climatique dont on a l'impression qu'il fait la politique de l'autruche la plus féroce. Je voudrais aussi donner la parole à à Manon, on l'a dit au tout début de cette émission, 8 Français sur 10 sont aujourd'hui inquiets de de ce dérèglement climatique. Et vous, Manon, vous décrivez, vous vous qualifiez comme une échoanxieuse depuis 2015. On est deux sur ce plateau, je pense qu'on est plus Comment ça se manifeste votre écoanxiété ? Comment vous avez vécu cet été là ? Oui. Alors, le terme d'éco-anxiété euh en réalité, il me convient qu'à moitié parce que ça renverrait à un sujet de peur qu'il faudrait soigner. Euh effectivement, enfin le début c'était euh c'était 2015 où euh je vivais donc sous les sous les toits à Paris où il y avait un épisode

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caniculaire en juillet et vraiment j'avais l'impression de ne pas pouvoir échapper à la chaleur, même la nuit, c'était c'était extrêmement étouffant. On rappelait les chiffres au début de l'émission. Euh 8000 morts en excès en lien avec les canicules cet été. Euh c'est pas c'est pas une angoisse par rapport au futur en fait. C'est très concret et c'est déjà présent. Donc moi évidemment j'ai échangé plein de choses dans ma dans ma vie, dans ma manière de vivre. Je suis devenue végétarienne, j'ai adapté mes modes de transport et j'achète. Ah ça vous fait plaisir Rousse elle. arrê de manger de la viande. Bah c'est parce qu'elle est écoanxieuse comme moi. Ouais, tout à fait. Euh et et du reste euh mais

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je sais très bien que c'est pas moi qui décide des politiques publiques. Les infrastructures, les transports, les logements. H mais c'est un peu comme mélanger les vins avec ceux de l'année dernière ou de mettre de la toile de coco dans les écoles. Vous faites vos propres adaptations. Oui. Oui. Bah tout à fait, tout à fait. Et quand je vois la campagne du gouvernement au moment des incendies cet été pour apprendre à lutter contre son écoanxiété avec notamment un visuel très étonnant qui suggère de faire un câlin à un arbre. Je trouve ça dangereux de de psychiatriser le sujet, de le faire reposer sur les fragilités individuel alors qu'en fait la réponse attendue, elle est pleinement politique. Bien sûr, la réponse, elle est que politique François Gemen et ce sera le mot de la fin

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et économique. C'est c'est une question qui est intrinsèquement politique parce qu'évidemment elle touche à la question de l'organisation de l'économie et donc partant de de la société et effectivement on a beaucoup fait reposer le poids de la transition sur les épaules des individus qui se sentent forcément un peu seul et un peu impuissant et ça et l'impuissance génère aussi de l'écranxiété bien entendu. Je vous avais prévu dire que on embrasse enfin ça sert pas enfin on peut embrasser les arbres parce que cétait toujours agréable de toucher un arbre et cetera mais enfin là il va falloir que mettre le cornu dans les forêts parce que sinon on va jamais y arriver donc on va le mettre entre deux arbres déjà je voudrais vous remercier tous d'être venu ce soir sur le plateau de chaque

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gute je voulais remercier Gaetan du Sauc Sandrine Rosseau et François Gemen ça passe vite he 1 heure on aura encore tant de choses à se dire l'émission sera diffusée tout à l'heure aussi à 23h30 si vous souhaitez vous aussi faire partie du public de chaque voix compte. Vous pouvez vous inscrire sur lcp.fr et normalement si tout va bien, il y a un petit QR code qui va apparaître pour que vous puissiez le faire dès maintenant. Chaque voix contre revient mardi en direct à 19h30. passer une belle fin de semaine. Bye bye.