Trump et Netanyahu ont PÉTÉ UN PLOMB !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Ouvrez, je vais tout faire péter. Ouvrez pas, ouvrez ce de des trois bande de bâtards. Sinon, vous vivrez en enfer. »
- 2:02Fait
« le changement de régime et l'impossibilité pour les Iraniens d'avoir un jour la bombe atomique »
- 4:14Fait
« aujourd'hui c'est devenu un but de guerre de détruire le quotidien des Iraniens »
- 4:59Fait
« Le peuple iranien, il n'est pas là. On nen parle pas. »
- 8:36Fait
« par tous les moyens assurer la sécurité d'Israël. par tous les moyens, ce qu'on peut comprendre par tous les moyens de force, c'est-à-dire sans limite »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le discours que tient aujourd'hui le président Trump, il faut voir les mots qui l'emploi. Ouvrez, je vais tout faire péter. Ouvrez pas, ouvrez ce de des trois bande de bâtards. Sinon, vous vivrez en enfer. C'est un langage peu habituel sur la scène internationale et en particulier pour un chef de guerre qui engage la vie euh de ces hommes.
Donc euh la première chose qu'il faut constater, c'est que les États-Unis sont en zone de risque. Ils n'ont pas l'initiative sur ce conflit, même si le déséquilibre de la puissance est considérablement en leur faveur. capacité de résistance des Iraniens et de ce régime, la capacité de jouer sur leur propre terrain qui est un terrain très hostile, on l'a vu, dans la zone où ce pilote est tombé fait que aujourd'hui les Américains sont obligés pour toute opération de prendre en compte ce risque très grand de tomber dans les mains de l'ennemi. Ce que vous dites, c'est que Donald Trump ne contrôle pas tant que ça la situation. Lui qui dit depuis des jours "Nous contrôlons l'espace aérien au-dessus de de l'Iran." La réalité sur le terrain pour vous n'est pas
exactement celle-là, mais ils sont devant un régime qui résiste et devant un régime qui n'est pas sensible aux arguments employés par les Américains. L'utilisation de la force, de la violence tous azimud, ce n'est pas quelque chose qui farouche les tenants d'un régime pour qui la première préoccupation, c'est de survivre, faire survivre ce régime. Et on connaît ce cette réalité asymétrique dans le jeu de la puissance. Ce n'est pas la puissance la plus forte qui a alors l'initiative et qui tient les choses. C'est celle au contraire qui peut employer le peu de moyens à sa disposition mais qui peut les employer avec une détermination sans égal. Si on s'en tient au but de guerre
tels qu'ils ont été définis, même s'ils ont un peu varié depuis le début de la guerre, le changement de régime et l'impossibilité pour les Iraniens d'avoir un jour la bombe atomique. Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent absolument rien ne justifiait cette guerre si l'on s'en tient à l'aspect uranium enrichi ou est-ce que vous dites finalement il y avait un risque et après tout les Américains font le sale boulot. Tous les arguments qui ont été employés ne résistent pas à l'analyse tout simplement parce que si les États-Unis avait véritablement voulu mettre hors jeu le programme nucléaire, nous le savions, il y avait d'autres solutions et en particulier faire ce qu'avaient fait certains de ses prédécesseurs et en particulier Barack
Obama signer un accord avec un régime qu'il a respecté à tout le moins de 2015 à 2018. D'accord que Donald Trump a rayé d'un trait de plume pendant son son premier mandat. qui vise à depuis les airs détruire un programme nucléaire dont nous savons que quoi qu'il arrive il euh il il comporte des acquis qui sont irréversibles. Il y a aujourd'hui un certain nombre d'Iraniens qui détiennent les clés de ce nucléaire et qui, si les conditions le permettent, sont susceptibles de refaire cette bombe. Donc il y a un chemin qui a été fait qui est difficilement réversible. Mais ce qui me paraît important, si vous me le permettez, c'est que nous voyons bien que les buts de guerre affiché n'ont pas
été remplis et que les Américains comme les Israéliens, bien que les buts israéliens eux étaient clairs, c'est au moins leur mérite, mais nous voyons bien que ils ne sont pas susceptibles donc d'être remplis par la force. Nous rentrons dans une autre période et qui montre la véritable réalité du jeu américain. Première réalité, l'Amérique a un pouvoir très grand qui est celui de la destruction. Et on voit bien dans l'ultimatum qui est donné qu'aujourd'hui la véritable capacité américaine, c'est celle qui consiste à donner libre cours à cette destruction. quand ils affichent l'objectif de détruire les ponts, de détruire les centrales électriques, nous voyons bien qu'ils ont la possibilité d'un feu illimité visant à détruire les
conditions de vie dans ce pays. Et donc c'estàd vous pensez qu'aujourd'hui c'est devenu un but de guerre de détruire le quotidien des Iraniens et qu'on est entré dans autre chose où les buts de guerre qui varist but de guerre les buts de guerre affichés n'ont aucune réalité. La vérité aujourd'hui, c'est que là où ils sont inarrêtables les Américains, c'est dans leur capacité de destruction et de rendre la vie impossible en Iran. Ça, cette puissance négative dans une relation asymétrique avec les Iraniens, ils détiennent cette puissance. Mais il y a une deuxième réalité et il faut le mesurer sur chacun des plateaux où la parole s'exerce chez nous, aux États-Unis et ailleurs. C'est qu'à côté de cette logique de destruction, il y a une deuxième logique qui s'est mis en
place depuis déjà un certain temps, c'est la logique de déshumanisation. Le peuple iranien, il n'est pas là. On nen parle pas. On ne parle pas de tous ceux qui perdent la vie dans cette guerre, de tous ceux qui se retrouvent dans des conditions de vie effroyables. Le plus d'un million de réfugiés au Liban. Euh ces femmes, ces enfants ne sont rien à côté de la cible prétendument visée, un terroriste ici, un terroriste là et au nom de ces cibles. Et bien cette déshumanisation de la guerre, elle est totale. Et on revient pardon mais le portrait que vous dressez là presque de de d'action par cruauté de guerre, ce serait celle d'un tyran. Vous
considérez qu'aujourd'hui Donald Trump revens au trè point. C'est destruction, déshumanisation et déséquilibre. Nous voyons bien que la guerre est aujourd'hui dans les mains de gens dont on peut s'interroger sur leur équilibre. Quand on écoute Pite qui fait des pompes à côté des militaires comme si il jouait dans la même catégorie. Quand on écoute Donald Trump, j'ai cité quelques extraits. Nous voyons bien que le leadership américain est aujourd'hui plus que discussable. Il y a une fuite en avant. Et monsieur Fauvel, il faut comprendre ce n'est pas ma pensée que j'exprime, c'est le regard des trois/4 de l'humanité. C'est-à-dire vous montez vous mettez ça sur le compte de la santé
mentale de Donald Trump et de ses proches d'un trait de caractère les 3/4 de l'humanité ont compris quoi qu'il n'y avait aucune rationalité dans la conduite de cette guerre et tous les pays occidentaux le mesurent aujourd'hui. Mais vous savez que ses adversaires ont dit ça pendant toute la campagne présidentielle. Il a été élu avec des millions de voixavance mais il n'empêche que vous pouvez être un personnage tout à fait excessif et et obtenir un certain soutien. Mais pour dire les choses de manière pour dire ch2 pour dire les choses de manière moins diplomatique que vous considérez que c'est fou. Pourquoi aucun pays européen et Dieu sait si dans les pays européens une grande partie de ces pays sont atlantiques favorables à la relation atlantique ? Pourquoi aucun
ne le suit ? parce que personne ne comprend ce que les Américains vont faire dans cette galère. C'est ça la réalité de cette affaire inoui. Alors, ça fait de beaux plateaux de télévision, ça fait des images formidables, ça fait des histoires et des récits étonnants avec des pilotes qu'on qu'on va rattraper au milieu du désert. Mais la réalité de cette guerre, elle nous renvoie à quelque chose de très cru et de très absurde et en tout cas de totalement inhumain. Et c'est pour cela que nous devons avoir le souci face à cela, de rappeler à l'administraté. Aujourd'hui, on ne peut pas agir selon son bon plaisir quand on détient dans sa
main la vie de millions, pour ne pas dire de dizaines de millions de personnes. Vous parlez d'humanité, Dominique de Villepin. Est-ce que vous mettez le premier ministre israélien Benjamin de Netanyahou, si vous me passez l'expression, dans le même panier que Donald Trump, lui qui a par exemple fait passer une loi il y a quelques jours pour rétablir la peine de mort, mais uniquement contre les Palestiniens qui seraient reconnus coupables de terroristes. Est-ce que vous y voyez une faute politique, un défaut d'humanité ou est-ce qu'après tout la menace, le souvenir du 7 octobre sont-elles qu'il peut se permettre ça ? Vos mots sont bien tièdes par rapport à une réalité beaucoup plus crue. La réalité beaucoup plus crue, c'est qu'il y a une logique du côté de
l'administration de monsieur Netaniaou. Cette réalité, c'est par tous les moyens assurer la sécurité d'Israël. par tous les moyens, ce qu'on peut comprendre par tous les moyens de force, c'est-à-dire sans limite, queles que soient les destructions réalisé. C'est le cas au Liban, c'est le cas en Syrie, c'est aujourd'hui le cas en Iran. Est-ce que cela va se traduire par plus de sécurité pour Israël ? Je le dis très solennellement. Non. Pourquoi ? Parce que la sécurité à partir d'un certain moment, elle dépend de conditions politiques. Benjamin Netaniaahou ne veut pas entendre parler d'objectifs politiques. Il ne veut pas d'un état palestinien. Il ne veut pas
d'un compromis avec l'Iran qui placerait Israël en situation d'avoir à garder un rapport de force avec l'Iran. Donc nous sommes dans une situation où Benjamin Etenahu à la fois pour des raisons politiques, il est constant dans la ligne qu'il a choisi, mais aussi pour des raisons personnel et politique s'installe dans la conduite d'une guerre illimitée, d'une guerre sans fin au risque de trahir les idéaux mêmes qui sont ceux d'Israël. Et quand on voit euh que cette loi est passée à l'acte 7, on peut espérer que la Cour suprême ne la fera pas appliqué a débouché le champagne qu'il a débouché le champagne. On voit bien qu'on est alors là clairement il y a pas d'autre mot que celui-là dans une logique d'appartide. À partir du moment où on traite les Palestiniens
différemment, à partir du moment où il y a plusieurs règles qui s'appliquent, on voit bien qu'il y a là euh euh une pente, une logique qui est désormais malheureusement fatale.
Dominique de Villepin