IL EST PRÉSIDENT D'UN GROUPE PARLEMENTAIRE ! Interview avec Laurent Panifous (Dissident PS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment vous sentez-vous avant votre première niche en tant que président de groupe ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Comment choisit-on les textes quand on est président d'un petit groupe transpartisan comme le LIOT ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous un groupe aussi disparate idéologiquement ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez envisagé un fonctionnement en coprésidence avec un ultramarin ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Cette journée, comment la voyez-vous ? Risque-t-elle de s'échauffer ?
- 4:34OuverteRéponse partielle
Pourquoi pas 50 % des séances de l'Assemblée en province ou en Outre-mer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Laurent PanifousFait
« nous avons travaillé pour pour la préparer. Ça fait quelques mois que je suis président mais en effet c'est ma première niche en tant que président. »
- 1:00Laurent PanifousFait
« chaque député a présenté euh le texte qui souhaitait défendre au sein de cette niche. Et euh pour pas qu'il y ait de difficulté et que ça soit plus indiscutable possible, tous les députés ont voté sur tous les textes. »
- 5:30Laurent PanifousFait
« il n'y a pas d'aide médicale à Mayotte qui est un des départements français comme les autres et ça a des conséquences parce qu'il y a un sous-financement des soins. »
- 5:55Laurent PanifousPromesse
« nous ce qu'on défend tout de suite à 9h, c'est le fait d'élargir l'aide médicale d'État au territoire de Mayotte. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bon, comment allez-vous monsieur le président ? Je vous laisse parler dans le micro. Dans le micro, bonjour à tous. Ben, ça va plutôt bien. C'est une belle journée qui démarre, j'espère. Ah ben voilà, on a même des gens qui follow. C'est dire que c'est un début de bonne journée. Bon, alors monsieur le président, c'est votre première journée de de président puisqu'on rappelle vous êtes néo président de groupe. Oui. Comment on sent avant sa première niche en tant que président ? Euh bah on sent plutôt bien parce que nous avons travaillé pour pour la préparer. Ça fait quelques mois que je suis président mais en effet c'est ma première niche en tant que président. C'est un moment particulier pour un groupe, hein. C'est c'est ce moment où on a la liberté d'inscrire les textes
que l'on veut euh et qu'on va étudier devant l'Assemblée nationale. Donc euh un petit peu de gravité pour pour nous, pour l'iot mais assez bien parce que les textes sont bien préparés et puis voilà, avec l'espoir que qu'on sera suivi. Et justement, comment on choisit des textes quand on est dans un un président d'un petit groupe aussi transpartisan que l'OT ? Alors, écoutez, pour moi, ça a été euh la une méthode assez simple que j'ai proposé euh à mes collègues du groupe. C'est la méthode la plus la plus démocratique possible, c'est-à-dire que j'ai demandé aux députés de voter. Euh chaque député a présenté euh le texte qui souhaitait défendre au sein de cette niche. Et euh pour pas qu'il y ait de difficulté et que ça soit plus indiscutable possible, tous les députés
ont voté sur tous les textes et ce sont les textes qui ont recueilli le plus de voix parmi les lieotes euh qui ont été inscrits en premier, ainsi de suite. Donc huit textes et comment on fait pour gérer justement un groupe aussi euh disparate, on va dire, niveau idéologique, ça va du centre droit au centre gauche, comment on gère ? Euh c'est vrai que c'est un groupe atypique, c'est un groupe euh qui est euh qui est technique, qui fait de la politique, mais c'est pas c'est pas un un groupe qui est associé à un parti politique et c'est probablement le le seul à l'assemblée. Donc c'est une gestion différente de la diversité. Alors c'est parfois une difficulté, faut faut dire les choses connaissantes, mais c'est aussi une grande richesse euh parce que cette diversité qu'on retrouve au sein
du groupe, c'est un peu la diversité qu'on a au sein de l'hémicycle et euh et donc les débats qu'on peut avoir dans les myycles qui sont parfois difficiles et parfois presque sectaire arbitraire. Chez nous, il y a de l'écoute. Les députés qu'il soient issus de de plutôt de sensibilité de droite ou de gauche s'écoute et euh et c'est et c'est intéressant pour tout le monde. C'està-dire euh ce qu'on arrive pas toujours à faire ou rarement à faire dans l'hémicycle ou en commission, c'estàdire s'écouter entre entre femmes et hommes politiques différents. Euh je parle pas des extrêmes, mais c'est euh on le fait au sein du groupe, on s'écoute et parfois on arrive à se convaincre, parfois pas. Et on a un principe chez Lotte, c'est c'est la liberté de vote sur tous les
textes. Euh c'est pas le cas dans les autres dans les autres groupes politiques. Chez nous, c'est un principe. Donc bah écoutez, ça se passe assez bien et la preuve, on a réussi à ce qui parfois peut-être un déchirement à construire une niche de manière assez apaisée. Les députés ont voté simplement et et en grand démocrate que nous sommes, la liste est présentée. Et et justement euh je je prends l'exemple du parce que vous avez cette spécificité d'avoir d'être avec GDR, le groupe qui a le plus d'élus ultraarin euh à l'Assemblée nationale, il fonctionne sur un système de coprésident, c'est-à-dire un président on va dire communiste et un président euh ultramarin. Euh est-ce que vous avez eu cette réflexion-là potentiellement d'avoir un fonctionnement de coprésidence avec un
ultramarin et un m hexagonal à l'assemblée ? Alors, si on avait si on avait euh fait ce choix-là, il aurait fallu trois coprésidents au Groupe Lot parce qu'en fait le Groulot a trois blocs. Il a un bloc de gauche, un bloc de droite et un bloc effectivement ultra mariant. Euh je suis pas sûr que ce soit un fonctionnement qui soit optimal dans l'intérêt du groupe de sa visibilité. Le rôle de président de groupe, c'est quand même celui qui fait l'intermédiaire avec la conférence des présidents, avec la présidente, avec le gouvernement. c'est celui qui représente le groupe. Euh c'est celui comme cette semaine qui pose des questions au gouvernement et qui demande au Premier ministre de répondre quand c'est sur un sujet fort important. Donc je crois que c'est assez important
pour le groupe qui est un président une présidente bien identifiée de multiplier les coprésences. Je suis pas sûr que ce que ce soit idéal. C'est un choix que je respecte. Donc non on n'a pas fait ce choix. Il y a une présidence, moi qui suis donc un homme de gauche euh et euh et un président délégué, un remplaçant si si je si je suis empêché, qui est un président issu du bloc de droite et euh et c'est l'équilibre qu'on a choisi mais avec une clarté, c'est Christophe Nelen. Donc mais avec une clarté avec un président, un président délégué et ensuite on a des coprésidents, chacun issus des trois blocs que je viens d'évoquer. Et justement cette journée, comment vous la voyez ? Est-ce que vous attendez à des textes où ça risque de s'échaoper ? On rappelle, c'est vous
hein, c enfin c'était votre niche qui avait le la l'abrogation de la réforme des retraites qui avait été un sacré bazar avec le président d'alors qui à la tribunit vous êtes devenus complètement fou. Euh comment comment vous la sentez cette journée ? Trampcher que je salue le bah Jass bien on a on n pas de textes qui seront aussi euh comment dire cristallisant que la question des retraites parce que ce sera les communistes notre niche voilà mais avec une proposition de résolution donc c'estàd avec un un enjeu moins fort mais je je salue le fait qu'il mettent le sujet sur la tableot défend toujours le fait que la la mesure d'âge des 64 ans n'était pas la bonne et n'est toujours pas la bonne. Euh la niche la dernière fois est tombée assez bien juste après la la réforme et
le passage en force qui fait que ça portait cette niche et ce texte. Aujourd'hui, on a des textes malgré tout forts. Par exemple, la question d'aide médicale d'État qui va commencer à à 9h euh à Mayotte avec cette cette chose assez assez difficile à comprendre aujourd'hui. Euh tout a une explication, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'aide médicale à Mayotte qui est un des départements français comme les autres et ça a des conséquences parce qu'il y a un sous-financement des soins pour les personnes qui sont présentes sur territoire. Je veux bien qu'on parle des personnes qui sont maoré et maoraises, les étrangers, mais en sur le territoire hexagonal, il y a cette même situation avec des personnes étrangères, des personnes françaises et l'aide médicale d'État existe. Sauf que du coup, le
financement de soins qui est fait sur le territoire de Mayotte est amputé par le fait qu'il n'y a pas d'aide médicale d'État. Donc nous ce qu'on défend tout de suite à 9h, c'est le fait d'élargir l'aide médicale d'État au territoire de Mayotte, ce qui va renforcer le financement. Donc moi ce que je souhaite c'est alors je sais pas si on aa grand cause sur l'élargissement de la ME mais ce qu'on souhaite au bout du compte c'est de c'est de rentrer dans cet échange cette discussion avec le gouvernement pour faire en sorte qu'il y ait des financements supplémentaires pour Mayotte pour la santé à Mayotte c'est important je c'est un espérant où il y a quasiment une dizaine d'années d'espérance de vie de moins que sur le territoire hexagonal donc il faut avoir conscience de ça et 74 % des mineurs
n'ont pas de sécurité enfin n'ont pas de numéro de sécurité sociale aussi voilà c'est c'est et donc voilà c'est après c'est des rapports de force on fait de la politique donc ça Ce texte AME, c'est mettre au cœur de l'actualité aujourd'hui Mayotte, ce territoire qui a beaucoup souffert ces derniers temps. Les Françaises et les Français l'ont vu. Par exemple, après un deuxième texte qui est plus technique mais qui est important, c'est la les facilitations de les accélérations de procédures en droit de l'urbanisme, faciliter la construction de logement, faciliter tous les tous les dossiers de de développement locaux. Donc c'est un peu technique, ça peut paraître un peu moins sexy, mais c'est c'est moins lisible que l'aide médical d'État ou les maternités
qui est le trème texte. Mais mais c'est un texte aussi important parce qu'on veut essayer de faciliter pludifier sans empêcher les contrôles mais que ça aille plus vite. Alors vous êtes déjà venu sur la chaîne, vous savez qu'il y a des questions du public. Il y a Taka qui demande comment est nommé le président du groupe Liot une élection ou un commun accord général ? Élection. Il y avait deux candidats et j'ai été élu on sait combien combien ou pas ? Euh parce que je j'ai pas eu les infos moi sur le site vous avez pas eu les infos. Le alors c'est bah cit j'ai plutôt été très bien élu le de mémoire j'ai dû faire 17 voix nous sommes 23 députés et le reste ou 17 je crois que c'est 174 je suis pas sûr que tout le monde était présent mais bon assez confortablement mais avec je salue
immédiatement le candidat qui était qui était qui sera aussi notre invité dans la journée et justement qui porte le numéro le texte numéro 2 très important justement et et comment on gère aussi avec les les députés ultra marins on sait que par exemple les GDR ils ont aussi cette difficulté là sur bah des fois les députés sont pas présents et des fois il y a ces difficultés parce que vous avez vous aussi dans votre groupe euh Nicole Sanquer qui est député polynésienne euh c'est en général ils font du 2 semaines 2 semaines parce que le temps de transit est hyper long. Comment vous faites-vous en tant que président pour aussi voilà gérer vos députés ultramarins ? Ben les gérer euh c'est c'est par exemple euh leur donner euh le temps, la disponibilité dans
l'organisation du groupe quand ils sont là parce que vous avez raison, c'est très très difficile pour eux. Le temps de déplacement est énorme. En plus, il y a le décalage horaire qui est considérable. Donc, il y a le temps d'adaptation dès qu'ils arrivent ici. Et ça, de manière très régulière. Je sais pas si les si les si les gens qui nous regardent ont conscience de ce qu'est la vie d'un député. Alors déjà d'un député qui vient de loin du milieu rural, c'est déjà pas simple avec 4 5 heures de trajet à chaque fois. Mais quand on a à côté de nous quelqu'un qui vient de si loin que bah que de Mayotte, que de pap c'est bah ben du coup on se dit que les 4 5 heur finalement c'est pas si loin. Alors c'est sûr que ça a rien à voir avec le député parisien qui vient en vélo ici.
Voilà mais une caricature mais enfin en gros donc il faut en tenir compte. Ben par exemple ben par exemple les questions au gouvernement par exemple la capacité de s'exprimer quand elle vient ici ben c'est députés qui sont pas là tout le temps parce que c'est pas possible pour eux. Ben quand ils sont là, ben il faut un peu un petit peu leur donner la priorité par rapport aux autres qui sont là tout le temps euh parce qu'ils ont pas la capacité comme moi qui suis là toutes les semaines de manière régulière. Euh bon après on a pas de députés, on a un d'Île-defrance mais on a pas de députés parisiens, on a un groupe des territoires. Voilà. Et justement c'était une des raisons que m'avait expliqué Stéphane Lenormand quand il était venu sur la chaîne pour expliquer pourquoi il quittait aussi la
présidence, c'est qu'en tant que député de Saint-Pierre Milon, bah c'était compliqué la fonction de président aussi. Bah oui, pour Stéphane, c'est compliqué. je dire pour venir ici, pour repartir chez lui, le fait que la présidence exige de la présence à Paris puisqu'on représente tous nos députés et donc ça c'est des c'est des réunions supplémentaires, c'est des contacts réguliers avec le gouvernement, avec d'autres organismes et et c'est vrai que la relation à son propre territoire, à sa propre circonscription, pardon, euh bah c'est plus compliqué et euh alors quand on vient de très très loin, encore plus donc c'est parce qu'il y a des réunions que vous pouvez pas louper quand vous êtes président de groupe. Il y a des invitations que vous devez euh que vous que vous devez accepter et le
bureau des présidents aussi. Enfin, toutes les semaines, il y a il y a la conférence des présidents qui un moment qui a un moment très important mais vous avez déjà il peut y en avoir plusieurs parce que dès qu'il y a un sujet un peu compliqué, on se réunit et puis voilà, vous avez beaucoup de sollicitations importantes et donc c'est difficile, c'est très difficile pour pour eux, c'était difficile pour Stéphane et je le remercie d'avoir quand même porté porté cette présidence au début de cette nouvelle législature qui était pas facile pour personne après la dissolution. Et y a-t-il GAT qui demande pourquoi ne pas faire 50 % des séances de l'Assemblée en province ou en Outre mer ? Ah ouais, moi j'aimerais les faire en Ariège chez moi, ça serait formidable. Est-ce que Est-ce que il y a
déjà des endroits pour réunir plus de 600 personnes en Ariège ? Ah, soyez pas désagréable. Je On doit pouvoir on doit pouvoir on a des salles des fêtes immenses et on peut on y fait de grands cassoulés, de grandes fêtes, on peut on peut parfaitement y faire une séance de l'assemblée. Ça sera moins confortable que les mystif pour moi, ça sera plus agréable. De mémoire, c'est les l'ordonnance de 58 qui gère aussi le déplacement de l'Assemblée nationale en dehors de Paris. L'ordonnance de 58 qui est souvent cité pour vous savez les commissions d'enquête avec les gens qui ne viennent pas. Je savais pas que ça traitait aussi de D'accord. En fait c'est tout être ça traite un peu toute l'Assemblée nationale sur le fonctionnement notamment que vous pouvez pas employer vos compagnes et cetera et
cetera. C'est dans cette ordonnance actualisée. Mais mais voilà. Et justement vous si vous deviez retenir un texte, votre texte de cœur aujourd'hui, ce serait lequel ? J'en ai j' alors j'en ai je vais je vais je vais pas je vais tricher un peu, j'en ai deux. Ah allez-y. J'ai le premier sur l'aide médical d'État qui est pour moi le texte et c'est pas par hasard que les députés du groupe ont choisi ce ce texte là, c'est-à-dire la question de l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la question de la santé de tous de toutes ces femmes et ces hommes qui qui sont sur notre territoire. Bien sûr, la question de de la nationalité, mais l'aide médicale d'État, ce sont pour les étrangers. Et sur Mayotte, c'est qui c'est quand même un cas particulier, je disais tout à l'heure, c'estàd que le le
le le financement des soins sur ce territoire est amputé par le fait qu'il y a pas d'aide médical d'état parce que c'est non seulement c'est le soin qu'on doit apporter au même aux étrangers sur notre territoire, c'est une question d'humanité et mais ça empute et c'est là où c'est terrible dans le climat que ça peut créer, ça empute ça ampute le le les moyens qu'on donne aux soins pour les maores et les maorées. Donc la question de l'aide médicale d'État et encore une fois même si onobtient pas l'aide médicale d'État vraiment élargie mais il faut faire en sorte qu'on ait plus de moyens pour la santé c'est c'est une simple question de justice sociale et et ne serait-ce que vis-à-vis des hexagonaux comme nous. Et le deuxième texte c'est les maternités et moi je
suis touché très particulièrement dans mon territoire en Ariège. Le trè le trisème pardon ce qui me tient c'est le troisème dans la dans la liste c'est celui qui qui essaie de faire en sorte qu'on crée un moratoire sur la fermeture des petites maternités. Pourquoi aujourd'hui en France, on a un seuil à 300 naissences par an et quand votre maternité est en dessous de ces 300 naissences, elle est elle est elle est fichée et c'est-à-dire qu'elle ne peut fonctionner que dans le casre d'une dérogation. En théorie, elle ne devrait pas fonctionner et donc il y a une menace permanente de fermeture. Sauf qu'on a des territoires comme le mien en Ariège dans le couser à Saint à à Saint-Géron Saint-Lisier précisément où le Pittal le chac gère une petite maternité où il y a moins 300 naissances
comme ça. Il y en a 215 je crois. Et donc on a en permanence cette menace de fermeture et la réalité c'est qu'on peut pas la fermer parce que si on la ferme ça met ça met les les les parturiantes les mères et les les nouveaux nés à une distance très grande de l'autre maternité et ça crée un risque sérieux et donc de dire qu'il y a pas assez de naissance peut-être que ça crée un risque par formation par habitude professionnelle c'est possible on remet pas ça en cause mais ce serait encore pire d'envoyer si loin les gens pour les les femmes pour pour accoucher et et les nouveaux nés donc ce qu'on veut dire, c'est faisons un moratoire, regardons de manière très objective quel est le risque dans ces maternités, comment est-ce qu'on peut faire en sorte qu'il y
ait des gens formés, mais déjà arrêtez de dire qu'elles vont fermer toutes les 5 minutes parce que du coup personne veut venir y travailler. Donc c'est difficile de de stabiliser les équipes et de regarder où objectivement il y a des solutions alternatives à proximité et donc en ne générant pas plus de risqu parce que menacer une petite maternité isolée de fermé, c'est créer un risque encore plus grand parce qu'il y a pas de solution à proximité. On est un des pays européens, je crois, où il y a la plus forte mortalité infantile. Alors qu'on avait un très bon score il y a à peine 20 ans, on était dans les meilleurs, on est en train de tomber dans les plus mauvais, ce qui est incroyable. Donc c'est c'est un des sujets dans ce texte. Il y a aussi la création de d'un fichier
de recenser les les comment dire le les difficultés qu'on a eu sur les naissances. c'estàd d'avoir cette capacité à avoir de l'analyse. Donc la le texte c'est pas que le moratoire sur les fermetures, c'est aussi ça. Mais bon, c'est voilà, c'est le c'est l'autre texte qui me qui me tient beaucoup à cœur aujourd'hui. Hm. On sait qu'il y a un problème euh enfin pour les niches parlementaires, j'ai envie de dire, c'est que il y a la fameuse navette parlementaire. On sait qu'il y a des textes qui sont votés à l'assemblée parfois mais qui tombent dans les limbes. Est-ce que vous avez prévu euh avec certains de vos collègues au Sénat pour accélérer ? On sait que les communistes ou les écolos font ça ou leur groupe où les socialistes même récupèrent plutôt vite ? Vous comment vous avez prévu à
l'Assemblée pour gérer ça avec le Sénat ? En fait, c'est des c'est des échanges qu'on a un petit peu en off avec d'autres groupes. On sait que le texte numéro 2, celui qui est porté par Harold Duvart sur les les implications sur le logement, les procédures d'urbanisme, il est déjà attendu au Sénat. Hm. Donc ce texte-là, il est il est très vite opérationnel. C'estàd que s'il est s'il est voté aujourd'hui, le gouvernement a décidé d'une procédure accélérée sur ce texte, un texte de notre niche. Donc on sait que ce texte, il est s'il est adopté aujourd'hui, je crois qu'il le sera, je l'espère, il va aller au bout. Et pour tous les autres, et vous avez parfaitement raison, c'est la grande difficulté de ces niches, c'est qu'après il faut qu'on aille trouver quelqu'un au
sénat pour porter notre texte. Pour le pour le pour le 1, je je pense que que ça doit pouvoir se faire pour le 3 aussi. euh celui qui est porté par le député Corse Colombanie sur les sur les maternités, plus largement sur la mortalité infantile. Euh mais sur tous les textes, c'est vrai, on a cette difficulté. C'est-à-dire qu'il y a un nouveau combat une fois que le texte est adopté, trouver quelqu'un pour le porter au Sénat à viant qu'il revienne le principe de la navette chez nous et là on le reportera nous. Et sur vos textes aujourd'hui, on est est-ce enfin de valider par le gouvernement où en gros vous avez du soutien quand même du gouvernement pour qu'il soit adopté. Vous avez parlé de la procédure accélérée sur le deuxème texte. Bon le 2è il est très soutenu. Le 3è celui de
Paul André Colombanie sur la mortalité infantile de la maternité semblerait qu'on a un avis de sagesse du gouvernement. Donc on rappelle avis de sagesse et démerdez-vous. Je résume globalement hein mais c'est un peu l'idée. Ouais ça veut dire on n'est pas contre. On veut pas trop vous soutenir non plus avis de sagesse. C'estàd qu'en gros on laisse les députés décider. C'est plutôt pas mal un avis de sagesse en général surtout sur un texte qui porte sur un sujet qui est quand même assez rassembleur. Euh je pourrais préférer un avis favorable. Ma vie sag on va voir si c'est effectivement. Voilà, c'est un peu du off en fait mais bon c'est c'est je sais pas mais c'est le on n pas trop off mais le il y a pas de secret non plus extraordinaire le gouver dans quelques minutes voilà avant
avant ce soir et le et et sur la me on va voir sur la me je sais pas on va voir c'est ça c'est un texte qui qui rappelle au gouvernement il y a l'ancien sénateur de de Mayotte Mohamed Yanisili qui est qui est sénateur enfin qui était sénateur et vice-président du Sénat on verra s'il essaie d'influencer On va voir là. Là, c'est à 9h. Je sais pas quelle heure il est, il faut pas. Il est il est 44. C'est bon, on est bon. On est bon, on est bon. On est bon. Et et et justement pour parler un peu de popol aussi parce qu'on a l'Assemblée nationale. Vous avez pensé quoi de l'audition de François Baderou hier ? Bon, alors à vrai dire, moi je suis à très investi sur le texte variatif et FNV puisque je suis rapporteur sur la partie FV aide à mourir précisément et j'ai écouté qu'un
petit bout et j'ai vu quelques je sais pas comment vous dites quelques extraits quelques extraits Ouais. sur cette nuit, j'ai en rentrant l'hémicycle. Bon euh moi j'en pense pas grand-chose. Bon l'exercice démocratique voilà le premier ministre au moins pour pour les Françaises et les Français qui se dit que tout est bloqué, verrouillé, que les grandes semes bon ben écoutez le premier ministre hier il est venu ici hein, c'était juste juste au-dessus là et il est venu devant les députés et vous avez vu que les députés l'ont pas ménagé du tout. Bon, lui il s'est défendu aussi mais je veux dire donc en fait au-delà du fond moi j'ai j'ai plus une observation sur la forme. Bah le premier ministre, il a été convoqué par les députés, il est venu hein et il a dû se
il a dû s'expliquer pendant des heures. Ça durait 5h. L'exercice des encore une fois, je parle pas de fond, je peux venir après. L'exercice démocratique euh il est intéressant en fait. C'est dire que même le Premier ministre s'il est député de d'opposition hein, j'ai moi j'ai vu quelques extraits, ils l'ont ils l'ont pas loupé, ils l'ont pas ménagé. majorité, il y en a qui sont Oui. Oui. Mais le sujet est grave, sérieux, il méritait un éclaircissement parce que voilà, c'est la là, on est sur le fond, c'est gravísime ce qui s'est passé à Betéaram. Euh si le premier ministre avait été informé à l'époque, il était un grand responsable politique de ce qui se passait, ce serait totalement bien sûr inacceptable et gravissime encore une fois. Donc euh voilà, il est venu
s'expliquer. Après euh j'ai pas pu écouter le débat entier donc je peux pas me forger une conviction sur la base de ces débats. Je les ai pas vu. Moi je veux remarquer quand même l'exercice démocratique. Euh voilà, les députés ont sont allés au fond pour le coup parce que 5h euh cuisiner 5h le premier ministre sur un sujet aussi grave. Bon voilà, je crois que la l'Assemblée nationale parce qu'on oublie souvent, on fait la loi mais on contrôle aussi le gouvernement et l'action du gouvernement de l'exécutif. Donc moi je trouve que les députés ont fait leur job. Et justement vous avez parlé de la loi fin de vie dans vous êtes rapporteur. Il y a une petite inquiétude quand même qui commence à monter notamment chez les partisans du texte sur le fait que potentiellement vous allez pas y arriver
à le faire adopter. Notamment les propos qu'Emmanuel Macron a tenu mardi euh lundi dans son émission où en gros il dit s'il y a un blocage peut-être référendum. qui il donne des gages quand même à ceux qui pourraient bloquer. Est-ce que c'est une de votre crainte que vous allez pas de ne pas aller au bout de l'examen du texte ? Moi ce stade non. Euh je j'ai pas de difficulté avec le fait que ce texte passe en référendum. C'est un sujet de d'une telle importance, un sujet société tel majeur. Ce serait une grande grande loi républicaine comme il y en a eu peu depuis des décennies depuis très longtemps. Donc euh que le que les Françaises et les Françaises prononcent directement et pas par l'intermédiaire de leur représentant, moi ça me choquerait pas. C'est le tempo qui qui
me perturbe c'est pourquoi le président dit ça maintenant où il a annoncé ça avant le texte et il le fait à la limite on le fait on le fait on le dit si on le dit on le fait mais on le dit avant queon commence travailler moi ça fait 3 ans que je bosse dessus ici on a eu la dissolution en plein milieu. C'est assez saisissant et là on est en plein travail du texte et le président il recommence, il nous parle de de référendum alors qu'on est en train de bosser à croire que que ce je trouve que ça rentre pas forcément dans l'article 11 puisque l'article 11 c'est sur un projet de loi et là on est sur une proposition proposition. Exactement et en plus c'est assez incertain. Moi, je trouve que c'est maladroit. On est en train de travailler dessus qu'après que le qu'une
fois que la représentation nationale se soit se soit positionné les députés que qui souhaitent saisir les Français et les Français, moi sur le principe j'ai aucune difficulté mais laissez-nous finir et voter. Moi, je pense qu'il va être voté. Après, le travail des rapporteurs, c'est de faire en sorte que ce texte reste équilibré. Bon, après ça nécessite un débat un peu plus long peut-être, mais voilà, il y a un équilibre fragile sur ce texte à garder pour conserver une majorité de députés entre ouvrir le droit, créer le droit et créer un cadre le plus strict possible euh pour que il y ait pas de dérive possible. C'est la crainte de beaucoup de députés et si on arrive à garder cet équilibre, je pense qu'il sera voté. Et sur la question que vous évoquez de
l'obstruction, moi en commission, je l'ai pas vu. En séance là, il y a il y a un député qui a déposé 700 amendements sur les 2600. Donc c'est ridicule. Puis c'est des c'était des députés LR ou RN ? Oui. Euh UDR socio mais qui mais qui les a retiré pour l'essentiel hier ? Donc voilà. Donc non, moi je vois pas d'obstruction. Il y a pas d'obstruction organisée en tout cas dans les dépôts d'amendement. Après, il y a on a on peut faire une obstruction de deux manières. par des amendements déposés ridicules où on on change la virgule la virgule vous savez ou ou par son comportement dans l'hémicycle en prenant la parole beaucoup longtemps. Moi ce que j'ai appelé le cartel réactionnaire de notamment à LR, c'est les Patrick Kzel, Goselin, à l'époque Marc Le Fur, enfin
c'est des gens conser en gros carel conservateur sur ces sujets en commission, ils ont pas fait ils ils ont euh ils ont défendu ardemment leur position contre ce texte, mais c'est leur droit. Mais je peux je moi j'ai été donc alors c'est pas le ban en commission, c'est la tribune mais c'est euh j'ai j'ai vu des députés qui défendaient leur position et euh avec force mais qui faisait absolument pas d'obstruction. Donc moi le l'obstruction qu'a évoqué le président, moi jusqu'à maintenant je l'ai pas vu. Euh après là aussi c'est un texte il y a le 27 mai, c'est un vote majeur parce que si le texte est bien voté à l'Assemblée euh il part avec beaucoup de force au Sénat. On sait que le sénat est plus conservateur, c'est plus difficile, mais voir un texte aussi important, aussi fort, arriver euh
bien voté, c'est ce que ça veut dire avec une majorité assez large euh pour les sénateurs, ça veut dire quelque chose. Il faudra qu'il prennent cette infos sérieux. Il y a il y a tranch dans le chat, son député, c'est Corentin Lefur, le fils de Marc Lefur. Euh, il dit "Vous lui passerez le bonjour." C'est c'est lequel le plus harnieux à défendre ses positions à l'assemblée ? Corentin ou Marc ? Ah ou je sais pas. Alors le il me semble qu' sur ce texte en particulier, je suis je crois qu'il était il était pas en commission. Euh c'est le fils, c'est ça ? C'est le père et le fils. C'est le euh le père en fait, il a remplacé le père sur le sur la précédente législature, le père a travaillé sur la fin de vie, je crois. Ouais. Ouais. En en séance, je me souviens, en commission spéciale, il
n'était pas non plus. Et euh mais euh oui oui bah le le fils et bien le fils du père mais c'est mais c'est le mais sur Tex fin de vie, je vais le découvrir. Je pense qu'on va démarrer vendredi soir ou samedi sur la partie aide à mourir vendredi de cette semaine. Ouais. Et euh et donc euh et là bon, je suis attentif sur ce qui se passe sur les soins palatifs, je suis présent mais c'est vrai que la responsabilité qu'il amène aujourd'h mourir fait que je me concentre beaucoup là-dessus et je vais être beaucoup plus attentif à la manière dont les députés défendent les amendements et notamment ceux qui vont être très contre. Je suis très pour et euh et euh mais euh encore une fois, je trouve qu'il est hyper important que les gens contre très contre puissent
l'exprimer et le développer. Pourquoi ? Pour qu'à la fin le vote est de la force. C'est-à-dire que tout le monde est puisse exprimer largement. Et il faut dire que sur ce texte, à la différence de beaucoup d'autres en commission, vous avez les positions de tous les groupes et je je dis je je pèse mes mots de tous les groupes à quelques exceptions près, quelques caricatures près. Ça s'est très très bien tenu. Il y avait beaucoup de respect et euh et je crois que personne ne pourra dire queles que soient ses positions et quel que soit le résultat du vote qu'à la sortie de l'ém de de de la de l'Assemblée nationale, ce texte n'aura pas été profondément travaillé et qui est pas qui a pas eu une grande écoute. Et c'est ça et moi je le texte, c'est ça que je veux qu'il ait. Je veux qu'il ait une
force qu'il soit issue d'un travail profond et qu'il est et j'aimerais qu'il soit bien voté. Voilà, j'ai un doute. Il est en procédure accélé, c'est en procédure. On peut pas faire. Ouais. Donc ça va être long. Ah ouais. Euh ça va être long parce que procédure accélérée, on rappelle faut qu'il y ait assemblée Sénat assemblée Sénat. Ouais. Euh s'il y a pas d'accord évidemment. Ouais. Ouais. Et après là vous allez avoir assemblée Sénat assembler Sénat et CMP s'il y a pas de s'il y a pas de d'accord. Alors qu'une une procédure accélérée, c'est juste assemblée Sénat CMP. CMP. Voilà, c'est ça exactement. et le mais là peut-être que derrière si ça si parce qu'il y a une autre manière de faire l'obstruction, le Sénat n'inscrit pas rapidement à l'ordre du jour ce
travail euh ce texte et cetera. Donc peut-être que sur euh moi moi en tout cas ce que je peux pas imaginer c'est qu'on n pas euh si l'Assemblée nationale vote ce texte le 27 mai et qu'on finisse le le qukena, qu'on finisse le mandat et qu'on est pas fini. Pour moi, c'est pas c'est juste pas imaginable. Et là que le président de la République donc écouté qui prennent la main et qui disent on va demander au français puisque l'Assemblée a voté puisqu'elle l'a soutenu fortement. C'est la représentation nationale je dire c'est l'Assemblée. Donc euh bah à ce moment-là même je serai militant du référendum. Voilà. OK. Et ben écoutez, il reste 7 minutes avant le début de la séance. Je vais vous laisser à l'Assemblée. Ce serait dommage que le président rate le début de la
niche parlementaire. Un café et hop. Bah c'est ça. Bah b il est là. Bon ben, merci beaucoup monsieur Panifou et puis bah écoutez, on va vous suivre avec intérêt pendant cette niche. On est là jusqu'à minuit. Donc bon courage et bon café. Bonne journée à tous. Merci beaucoup.
Laurent Panifous