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InterviewAurore Bergé· 14 juillet 2026 45 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Aurore Bergé sur Radio J - 12 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment répondre à la candidature de Marine Le Pen après sa condamnation ?

  • 2:05RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il été à la hauteur face à la canicule ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi des motions de censure contre la gestion de la canicule ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Votre projet de loi contre l'antisémitisme est-il une réponse à la recrudescence post-7 octobre ?

  • 9:10RelanceRéponse directe

    LFI dénonce un 'permis de tuer XXL' pour les policiers. Réponse ?

  • 13:10RelanceRéponse directe

    Raphaël Arnaud (LFI) a-t-il légitimité pour critiquer les forces de l'ordre ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Radio J, le forum radio J. Frédéric Aziza [musique] Radio J. Bonjour à tous et bienvenue au forum Radio J. dont vous êtes l'invité Aurore Berger.

Bonjour. Bonjour. Alors à 9 mois de la présidentielle, seulement 9 mois, Marine Le Pen condamné mais débarrassé de son inéibilité impose donc sa candidature.

Comment répondre à cette nouvelle donne qui lance véritablement la la campagne ? Quelle stratégie ? Quel projet, quel candidat pour le socle gouvernemental et puis comment inviter surtout un second tour Le Pen Mélenchant.

Dans ce contexte, 80 ans après la choa l'antisémitisme renait de ses cendres, René de nos cendres. Ce qui vous a conduit à présenter jeudi en conseil des ministres un projet de loi de cohésion républicaine pour la par la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Alors, comment faut-il comprendre que la plé antisémite se rouvre du côté de la gauche, c'est-à-dire de LFI, mais aussi de l'islamosphère ?

Au-delà, la violence serait-elle devenue un nouveau mal français ? fera partie euh du débat de la présidentielle, narcotrafic, violence urbaine, violence dans les stades, violence à l'école, violence contre les élus et au sein même du débat politique. Le vivre ensemble et la démocratie sont-ils en danger ?

Mais pour commencer, ben l'actualité au berger, c'est la canicule toujours et encore. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui accusent le gouvernement de ne pas avoir été à la hauteur pour justement protéger les Français ? Déjà, je veux penser à toutes celles et ceux qui sont mobilisées sur la canicule depuis de nombreuses semaines désormais.

Les professionnels de santé qui tiennent nos hôpitaux et notre médecine de ville, nos pompiers qui sont quand même à pied d'œuvre notamment au regard des feux de forêt extrêmement importants que nous avons, c'est 3500 pompiers qui risquent leur vie chaque jour pour nous protéger dans les territoires qui qui brûlent. Redire aussi ce qui peut maintenant apparaître peut-être comme une évidence mais qui l'a pas toujours été, c'est la réalité du dérèglement climatique. C'est le fait que ce qui se produit ces derniers jours n'est plus une exception mais va sans doute devenir une réalité qui progressivement peut s'imposer et qui si nous n'avons pas les efforts nécessaires en terme d'adaptation risque en effet de s'accentuer, de s'accélérer, de s'aggraver.

D'où la question de la planification et la question de l'adaptation en matière écologique qui est absolument essentielle. C'est tout ce qu'on développe depuis 2017. Comment on garantit justement d'adapter notre industrie ?

Comment on remise sur le nucléaire ? Comment on adapte notre industrie automobile ? Comment aussi on adapte nos bâtiments publics singulièrement nos écoles qui vous le savez dépendent des collectivités locales et territoriales.

Donc oui, évidemment il faut faire mieux. On voit qu'on a progressé. Regardez les épades là où je sais pas ce que disent vos détracteurs hein.

Oui, mais les détracteurs par principe ne disent pas du bien de ceux qui sont au gouver. Mais les par exemple les écades, on parle des personnes les plus vulnérables, c'estàdire les personnes âgées. On a maintenant dans chaque épat des î de fraîcheur fait qu'on n pas constaté de surmortalité.

Donc ça veut dire qu'il y a eu un effort qui a été réalisé, une adaptation qui est possible. Il faut le faire partout nous-même individuellement. D'où ce qu'on a fait sur ma prime Rennove, tout ce qu'on fait avec le fond vert et j'espère que tous ceux qui aujourd'hui hurlent à l'encontre du gouvernement seront rendez-vous demain dans les discussions budgétaires parce qu'à chaque fois ils ont attaqué et à chaque fois ils ont voté contre le fond vert.

Ils ont voté contre ma prime Renov. Avance on avance. Il y a une motion de censure déposée par les écologistes et ça le chef du groupe la chef du groupe Cel chat Chat assemblée contre le gouvernement cit lundi pour dénoncer la gestion de la canicule.

Elle a été rejetée. Qu'est-ce que vous comprenez à cette stratégie de EELV ? Une motion de censure donc soutenue par les ELV, par LFI et par une partie des socialistes mené par Olivier Fort.

Écoutez, est-ce queil y a une nécessité d'adaptation face au dérèglement climatique ? Oui. Est-ce que pour autant le gouvernement est responsable du fait qu'il fasse très chaud, trop chaud et qu'il y a une canicule dans notre pays ?

La réponse est non. Et donc se dire que maintenant on a des motions de censure qui sont déposées non pas à l'encontre de politiques publiques menées par le gouvernement mais à l'encontre d'événements qui sont totalement étrangers à l'action du gouvernement. Je trouve que c'est quand même assez étonnant une forme de course à l'échalotte entre les écologistes et la France insoumise à celui qui déposera le plus de motions de censure.

Or, ce sont des outils qui sont importants. On parle de la cabaissé du parlement à contrôler l'action du gouvernement, à mettre en danger aussi le gouvernement à le faire tomber. Justement, est-ce qu'on veut faire tomber le gouvernement ?

Maintenant, au moment où on parle, on y reviendra. D'une loi intégrale que réclament notamment les députés écologistes. Est-ce qu'on veut que le parlement s'arrête ?

Est-ce qu'on veut recréer de l'instabilité dans le pays ou est-ce qu'au contraire, on a besoin d'un peu de stabilité avant de toute façon un grand rendez-vous qui s'appelle la campagne présidentielle ? Alors, deux trois questions pour conclure ce sujet, ce dossier. D'abord, euh est-ce qu'il faut un plan massif de climatisation notamment pour les hôpitaux, les écoles et les épades dont vous avez parlé ?

C'est ce que propose le RN. Euh et puis lié à cette question, les écologistes ne veulent pas vraiment entendre parler d'un d'un plan de climatisation. La clime, c'est à gauche ou c'est à droite ?

Non, mais il y a à la fois des mesures de bon sens. Ce qu'on a fait dans les épades, d'avoir des îla de fraîcheur pour garantir que les personnes vulnérables soient protégées, c'est une nécessité. Dire qu'on sauvera tout le monde par la clime.

C'est une aberration. Donc, il faut à un moment ni rien. Et c'est ça en c'est votre collègue Barbu qui a raison.

Non mais ce qu'elle dit et c'est qui est effrayé par la clim mais il faut pas être effrayé la clim de gauche ou de droite mais c'est c'est ni de gauche ni de droite. C'est de bon sens de se dire que les personnes les plus vulnérables doivent être protégées. C'est de bon sens de dire qu'il faut adapter nos bureaux pour garantir de pouvoir y travailler et queles que soient les conditions climatiques extérieures.

C'est de bon temps surtout de créer des îs de fraîcheur dans nos écoles, de végétaliser nos cours d'école. Ça n'est pas du gadget, c'est une nécessité. Nos enfants, ils peuvent pas en permanence être sur du béton où quand il fait 40°gr dehors, ils ont leurs pieds sur un béton qui lui est à 60° et où à la fin, on est obligé de fermer des écoles parce qu'on ne sait plus faire.

Donc ça c'est une adaptation qui est nécessaire quant au RN qui parle quand même rarement des questions écologiques ou des questions climatiques. Non, ils en ont parlé en faisant un chiffrage au doigts mouillés sur un plan clim en disant on va aider tous les Français à s'adapter en disant bah non, il y aura une clime par foyer. Bon bah vous choisirez laquelle chambre de vos enfants sera protégé, celle qu'il sera pas.

Et en disant bah écoutez ça coûte entre 1000 2000 € multiplié par 20 millions de personnes. Bref, on en était à des sommes absolument dérentes. Ça c'est de l'impréparation.

Et quand on veut arriver au pouvoir, on peut pas arriver au pouvoir impréparé. Donc on s'adapte, on s'adapte face à un dérèglement climatique qui va perdurer parce que malheureusement ces événements exceptionnels vont devenir de moins en moins exceptionnels de sécheresse, de canicules, d'inondation comme on a eu dans le pas de Calais. On adapte nos politiques publiques mais on dit pas n'importe quoi.

Alors justement, vous parliez du RN, on en vient donc à l'actualité politique. Marine, la cour d'appel euh de Paris a permis mardi à travers son jugement à Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle. En clair, ce n'est pas la justice mais ce sont les électeurs qui vont décider de l'avenir politique du pays.

C'est une bonne chose ou pas ? Déjà, je rappelle une chose qui me semble importante dans un état de droit, c'est que Marine Le Pen a été reconnue coupable. Ouais.

Elle a été reconnue coupable en première instance. Ça ça va ça va poser sur elle tout au long de la campagne. Mais je veux pas qu'on oublie le point de départ. [raclement de gorge] Le point de départ c'est que deux juridictions en premier instant c'est en cours d'appel l'ont reconnu coupable.

Elle et de nombreux cadres du Rassemblement national l'ont condamné. l'ont condamné à de la prison, de la détention, l'ont condamné à une peine d'inéligibilité, l'ont condamné à une peine aussi financière parce qu'il y a eu vraisemblablement un système de détournement massif de l'argent du Parlement europain, c'està-dire de l'argent des Français. Qu'est-ce que vous dites ?

C'està-dire de l'argent des Français. Moi, c'est ça que je veux dire aux Français, c'est que leur argent, l'argent de leurs impôts a été détourné à des fins politiques et électorales par le Rassemblement national pendant des années pour créer un système. Donc ça c'est le point départ.

La justice a considéré que la peine d'ligibilité avait déjà été purgée et donc elle pouvait être candidate et donc elle a le droit d'aller jusqu'au bout des voies de recours avec la Cour de cassation parce que contrairement à ce que le Rassemblement national dit souvent, nous sommes dans un état de droit et un état de droit qui permet d'avoir toutes les voies de recours et étonnamment autant je les ai entendu hurler à l'encontre des magistrats de première instance aux gens je ne les entends pas critiquer la décision du donc on peut pas avoir comme ça des appréciations à géométrie variable ou à justice variable. L'institution judiciaire, elle est indépendante. Il y a une décision en première instance puis en cours d'appel.

Elle se pourvoit en cassation. En cassation, on verra si le jugement est confirmé, oui ou non. Et elle peut être candidate à nous de la combattre, à nous surtout d'avoir une alternative.

Marie Le Pen condamné et candidate, c'est une anomalie démocratique ou pas ? Je relance par rapport à ce que vous disiez tous. Elle a la possibilité d'être candidate, elle l'est.

Et dans un état de droit, on respecte les décisions de justice. Et donc je les respecte aussi en disant elle était reconnu coupable, elle est condamnée, mais la justice ne l'empêche pas d'être candidate. Elle peut l'être, elle se présente devant les Français dont acte.

Ce sont les Français qui auront le dernier mot. Ce sont les Français qui choisiront et qui arbitreront. Qu'est-ce qui se passerait si la Cour de cassation confirmait la la décision de la cour d'appel en imposant le port d'un bracelet électronique à la candidate le Pen ?

Mais c'est la candidate qu' faut poser la question. Ouais, elle a décidé mais vous allez mener campagne là-dessus ou pas sur sa condamnation ou pas ? Non, moi je rappelle juste les faits mais surtout je combat le Rassemblement national sur ses incohérences manifestes d'un point de vue économique sur un Jordan Bardella qui dit vert un jour et une Marine Le Pen qui dit rouge lendemain et oui en même temps elle annonce un binôme elle annonce qu'ils vont faire campagne ensemble main dans la main.

Donc du coup c'est quel Rassemblement national qui fait campagne ? C'est le Rassemblement national populiste et populaire. C'est le Rassemblement national qui veut draguer le monde économique.

Enfin, elle est plus dangereuse pour vous que Jordan Bardel. Je n'en sais rien. Moi, je crois que le Rassemblement national, que le visage soit celui de Marine Le Pen ou soit celui de Jordan Bardella ne change pas.

On peut changer la vitrine, mais ce qu'il y a à vendre à l'intérieur de la boutique, c'est la même chose. Et ce qui à vendre à l'intérieur de la boutique, c'est de l'incohérence en matière économique. C'est une absence de doctrine et de culture sur ces questions-là.

Ce qui fait que main dans la main, le Rassemblement national vote tout avec la France insoumise sur la réforme des retraites, sur l'assurance chômage, sur le droit du travail, sur la fiscalité de manière systématique. D'ailleurs, ils votent les motions de censure ensemble alors même que soit-disant ils ont des orientations politiques si différentes. On avance 9 ans après l'élection d'Emmanuel Macron quand vous constatez que deux de ces anciens premier ministres Édouard Philippe et Gabriel Atal sont candidats l'un contre l'autre.

Est-ce que vous pensez que la présidentielle est vraiment bien partie pour vous pour le socle gouvernemental pour le socle macroniste, on va dire ? Pens déjà je pense que la présidentielle elle a commencé à partir du moment où on connaît son adversaire. Ouais.

Maintenant nous connaissons notre adversaire. Nous connaissons son visage. C'est Marine Le Pen la candidate du Rassemblement national et c'est elle qu'il va falloir réussir à combattre.

Et une présidentielle c'est pas uniquement un front du refus. Une présidentielle ça peut pas être uniquement de faire campagne contre Marie. Moi, je vous parle des deux candidats.

Moi ce que je dis, vous savez, ça fait des mois que je dis plusieurs choses. Un, que je n'ai pas honte d'avoir gouverné et de continuer à gouverner ce pays, que c'est un honneur et que nous servons le pays depuis 9 ans et qu'il y a des choses que nous avons réussi. J'ai l'impression que eux, Eddard, Philippe et Gabriel.

Non, mais est-ce que vous avez l'impression que ils ont Je parle pour moi, je sens que certains ont la tentation, je trouve un peu rapide euh de vouloir tourner la page, sauf qu'ils oublient et que ils ont gouverné les Français. Attendez, on pré les choses. Edor, Philippe et Gribial.

Mais peu importe. Non, non, si c'est important. Mais encore une fois, les Français, eux, ils sont lucides.

Les Français, ça fait maintenant 9 ans qui nous voi gouverner, qui nous voit gouverner sous les gouvernements d'Edouard Philippe, de Jean Castex, d'Élisabeth Borne, de Gabriel Atal, de François Berou, de Sébastien Lecornu et de Michel Bernier même pour les LR. Donc ça veut dire que il nous voit gouverner et gouverner ensemble. Donc aujourd'hui, ce qui interpelle les Français c'est quoi ? c'est qu'il y ait pas une capacité à avoir une candidature unique.

Moi, j'ai plaidé, j'ai plaidé et je continue à plaider, vous le savez, pour l'idée d'une primaire. Pourquoi ? Parce que là, on se retrouve dans une primaire qui ne dit pas son nom, qui ne dit pas son nom, qui se fait à coup de sondage alors que les sondages n'ont pas vocation à départager des candidats.

Les sondages, c'est une photographie d'un moment. Et en plus, on ne sait pas la date butoire. Quand est-ce qu'à un moment tout le monde sera en capacité de s'aligner Philippe et Guillatal fin d'année début d'année prochaine ?

C'est trop tard ou pas ? Bah écoutez, je crois qu'une campagne présidentielle c'est mieux quand on connaît le candidat ou la candidate à l'automne ou fin de l'automne ou en tout cas avant la fin de l'année. Comment vous envisagez cette primaire dont vous parlez ?

Moi ce que j'ai dit depuis le début c'est qu'encore une fois les Français nous voient gouverner ensemble le centre et la droite. Ils attendent à mon avis des politiques très clair clair sur les valeurs. Clair sur les questions d'identité.

Les valeurs d'ailleurs les deuxas les ça c'est eux qu'il faut poser la question. Moi je mais je suis pas leur porte-parole. Moi je suis pas leur porte-parole.

Moi je suis ministre du gouvernement et moi j'ai des choses à défendre et surtout j'ai des choses à faire. Au passage moment vous avez dit je suis candidate vous dit je suis candidate j'ai toujours dit que je prendrai toute ma part dans l'élection présidentielle et que je m'exprimerai sur l'élection présidentielle au moment venu. Moi pour l'instant je suis membre du gouvernement et membre du gouvernement avec je crois des choses à défendre et surtout des choses à faire parler de votre projet de loi on poursuit Jean-François Copé il se dit inquiet sur le risque de la multiplicité des des candidats à droite qui pourraient conduire un second tour Mélenchant Eren Le Pen enfin un second tour pardon Mélenchon Le Pen.

Est-ce que vous partagez cette crainte et puis Copédie aussi est-ce que l'on peut tomber dans le piège mortel d'être gouverné par des populistes c'est-à-dire LFI et RN ? Est-ce que c'est une question légitime ou pas ? question légitime et je crois que les Français méritent mieux.

Je crois que les Français méritent mieux qu'un duel entre le Rassemblement national et la France insoumise et je crois que ça dirait quelque chose de terrible de notre pays de se dire que Oui, il y a un risque. Il y a un risque quand on regarde les les sondages, il y a un risque qui est que eux ont des projets clairement définis qui donnent une direction et que nous notre responsabilité c'est d'incarner aussi une espérance. On peut pas mener une campagne présidentielle sans incarner une direction, une vision, une espérance et sans une clarté sur les valeurs.

Il a des valeurs qui pour moi sont déterminantes. Comment on continue à fabriquer des républicains dans notre pays ? Comment on reconstitue aussi ce socle de valeur essentielle dès l'école ? parce qu'on voit bien le délitement qui malheureusement existe sur un certain nombre de valeurs qui sont cardinales et qui sont des repères dans notre pays.

Comment dans les combats qui sont les miens, on se dit que la République et la réponse est que la République est au niveau pour apporter cette réponse-là sur les insécurités au sens large que peuvent vivre, ressentir, subir les Français. Je crois qu'on a besoin de cette clarté et que les Français attendent cette clarté. Donc les Français, ils attendent quoi ?

Ils attendent d'abord un projet. Ils attendent qu'on les respecte. Attendon par Attendez, projet projet.

Si vous avez deux candidats du socle macroniste, euh c'est compliqué de savoir quel est quel est le projet. Non, pour ça que j'ai dit que je souhaitais qu'on puisse départager les candidats et candidates et qu'on puisse avoir une primaire parce que sinon ils vous écouteront pas. Ils vous écouteront pas.

Ben on verra bien. On verra bien parce que la catastrophe. Bah écoutez en tout cas je ne vois pas bien quel est l'autre système de départage.

C'est qu'à la fin on on enferme tout le monde dans la même pièce et puis on en sort pas vivant tant qu'on a pas une fumée blanche. Mais donc ça veut dire quoi ? C'estàd que concrètement, on va enfermer les gens dans la même pièce et se dire bah si on en sort pas vivant tant qu'il y a pas un candidat qui a été autodésigné.

Mais le risque c'est que peut-être ça ne ce moment-là il ne se produisent pas ou qu'il se produisent trop tard. Là où on a depuis le 7 juillet une candidate pour le Rassemblement national, là où depuis de nombreuses semaines on a un candidat pour la France insoumise, nous on a besoin d'avoir à un moment une démonstration qui est une démonstration d'envie, de force, d'espérance et une vision claire et du rassemblement. Vous parlez beaucoup de les filles du RN.

Est-ce qu'on mettait un un Sénégal entre les deux ? Je crois que ce sont deux dangers pour le pays. Mais un Sénégal ou pas ?

Oui. De moi je vous savez mais comment vous le dites ? Oui.

Oui. Quoi ? Mais moi j'ai été très clair notamment au moment des élections législatives en 2024.

J'ai toujours dit qu'on combattait pas le rassemblement national en mettant un bulletin de vote LFI dans l'urne. Donc moi je considère Et est-ce que vous combattez LFI en mettant un bulletin Rassemblement national dans l'ur ? Mais inversement non évidemment.

Évidemment. On combat pas le RN avec un bulletin Li. On combat pas LFI avec un bulletin R. faire en sorte que ce second tour n'existe pas.

Mais non, moi je ne répondrai pas à cette question parce que ça ne se produira pas si on s'en donne les moyens. Si par contre on est fataliste, si par contre on n'est pas capable, pour pas dire pas foutu, de se rassembler, de se réunir et d'avoir un projet clair pour le pays, alors on sera responsable on sera responsable de laisser le pays avec comme seul choix de second tour LFI ou RN. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire sans doute une élection du Rassemblement national. Ça veut dire quoi ensuite le lendemain ? Guerre civile dans les rues, une majorité du rassemblement national, une dégringolade de la note de la France, d'attractivité de notre pays.

C'est ça qu'on veut réellement ? Non, je crois qu'on mérite mieux. Je crois que les Français méritent mieux.

Mais par contre, c'est à nous d'être au niveau. C'est à nous d'être à Alors, c'est à vous d'être au niveau. Vous connaissez d'avoir Philippe et Guiller hein, vous avez travaillé avec eux.

Mais j'ai de l'estime pour eux-même. Vous choisissez qui entre les deux ? Mais moi, je l'ai dit, je vous le redis, je m'exprimerai sur élection présidentielle en temps voulu.

Mais en a qui l'ont déjà qui l' déjà qui ont déjà fait mais chacun a le droit. Chacun est libre. Chacun est libre.

Moi, j'appartiens à un gouvernement parce que j'avais l'impression que vous étiez plutôt du du côté dehors. Philippe, c'est J'appartiens à un gouvernement. Ouais.

Il se trouve que il y a plusieurs projets de loi que je pilote avec la confiance du premier ministre. Vous a pas échappé que le premier ministre lui-même travaille, œuvre. Bref, on est au travail pour les Français.

On est au travail pour les Français et je me déciderai et je m'exprimerai en temps voulu. Mais d'ici là, je bosse et je veux des résultats pour les Français. Et vous voulez que le choix du candidat du socle macroniste soit fait rapidement, du socle commun de la droite et du centre.

Donc de Retaillot à à qui je pense bah c'est-à-dire Modem, Renaissance, Horizon, l'UDI, les Républicains, c'est-à-dire celles et ceux qui gouvernent ensemble depuis maintenant presque 2 ans et ceux qui ont réussi à s'unir au mandat municipal parce que là où on a été uni, on a gagné. Là où on a été désunis, on a perdu. C'est une règle assez basique de la vie politique.

Au passage, la candidature de ce royale à la première socialiste, elle vous inspire quoi ? Elle a le droit évidemment de se présenter. J'ai pas d'autres commentairirees à faire, chacun réglera et choisira son des bons souvenirs de sa campagne 2007 ou pas ?

En tout cas, je sais que la campagne 2007 a été une campagne qui a enthousiasmé les Français des deux côtés. Sarkozy, moi j'ai fait la campagne au Nicolas Sarkozi. Je suis fière d'avoir fait la campagne Nicolas Sarkozi en 2007 et en 2012 d'ailleurs, mais 2007, c'est vrai qu'il y avait une campagne d'espérance, d'espérance par plusieurs candidats qui portaient cette forme de renouveau, de renaissance et d'espoir.

C'est ça qu'on doit retrouver. Ça fait des années que les Français en ont mar 2027 à 2007 mais même 2017. 2017, on a réussi grâce à Emmanuel Macron à avoir une campagne qui est campagne de renouvellement, qui était une campagne d'espérance.

Les Français, ils doivent pas voter par des piss, ils doivent pas voter par des goûts, ils doivent pas voter par désespérance. Ils doivent voter parce qu'ils se disent que les hommes et les femmes politique sont puissants, puissant dans leur capacité à changer leur quotidien, puisant à agir contre leurs insécurités, puissant à tenir la ligne de la République. C'est ça à mon avis qu'on doit retrouver.

C'est une vision, c'est un projet, c'est une espérance et c'est l'union. Et d'ailleurs pour concernant Nicolas Sarkozic quand vous voyez que son affaire a l'air d'évoluer au niveau européen. Ouais.

Qu'est-ce que vous en pensez ? En tout cas, il a fait un pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'homme. Il a évidemment chose son recours son recours devant la CEDH a été a été accepté accepté a été accepté.

Donc on verra ensuite ce que la la Cour européenne des droits de l'homme une bonne chose ou pas ? Moi moi je me prononce jamais sur des décisions de justice du gouvernement. Oui bien sûr.

Je vais pas renier qui je suis d'où je viens. Je ne l'ai jamais fait. Jamais rien rené.

Et aujourd'hui vous dites si ça aboutissait sur un non lieu, ça serait bien. Mais je n'ai pas à me prononcer sur une décision de justice ou à espérer une décision de justice. Alors on poursuit.

Jean-Luc Mélenchon dénonce avec les fils ce qu'il appelle le permis de tuer XXL donné aux policiers et aux gendarmes à travers la loi sur la justice criminelle porté par votre collègue de la justice Gérald d'Armanin qui a été définitivement adopté jeudi. Elle est fit pardon elle exige avec pétition à l'appui le retrait immédiat et un débat d'annulation lancé par cette pétition à par voie de pétition à l'Assemblée. Et vous en pensez quoi ?

Alors c'est pas sur ce projet de loi que les fil s'est exprimé. Les fils s'est exprimé sur une proposition de loi portée par les Républicains euh qui est portée par Laurent Nunz euh sur la question de la légitime défense des des forces de l'Em. Euh ce qui est important à savoir, en 2025, 21000 policiers et gendarmes ont été blessés, blessés dans l'exercice de leur fonction.

Donc c'est ça le chiffre qu'il faut retenir. 21000 policiers et gendarmes blessés dans l'exercice de leur fonction l'année dernière. qui veut dire attendez quand je mélch dénonce quand Mél son dénonce il appelle le permis de tuer XXL donné au policiers au gendarme vous répondez quoi je dis que c'est indigne parce que 21000 policiers et gendarmes en 2025 ont été blessés et parce que nous c'est-à-dire l'État nous devons à nos forces de l'ordre reconnaissance et confiance.

Ce que fait cette proposition de loi, c'est quoi ? C'està dire que nous savons que nos policiers et nos gendarmes sont particulièrement bien formés, qu'ils sont particulièrement compétents, qu'il n'y a pas un policier ou gendarme qui sorte son arme par plaisir, que le fait de sortir son arme justement est particulièrement encadré, qu'il n'y a pas un corps qui soit plus contrôlé que nos policiers et nos gendarmes. Et donc on veut en effet leur faire confiance et ne pas se retrouver dans la situation où on a d'abord une défiance à l'égard de nos policiers, de nos gendarmes.

Alors au passage en première ligne pour protester contre cette proposition de loi dans un rassemblement aux invalides c'était mardi le député insoumis fichè Raphaël Ernaud qui a été fondateur de la de la jeune garde. Vous savez ce que c'est la jeune garde ? Oui c'est un mouvement que nous avons dissous.

C'est un mouvement que le gouvernement a dissous parce que c'est un mouvement dangereux et qui dont deux de ses membres qui furent les attachés parlementaires de Raphael Arnaud sont en prison pour avoir participé au meurtre le 12 février dernier à Lyon de Quentin de rank. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ben écoutez, quand c'est monsieur Raphaël Arnaud qui nous donne des leçons d'état de droit, euh je crois que c'est particulièrement indigne.

On parle d'un parlementaire qui est fiché, d'un parlementaire qui a participé à un mouvement qui est un mouvement radical, dangereux, qui a même été dissous par l'État, par le gouvernement au conseil des ministres au regard de la dangerosité de ce mouvement-là qui a continué pourtant à le défendre et dont plusieurs de ces collaborateurs parlementaires vraisemblablement et la justice statura ont été au cœur d'un d'un assassinat puisque de facto il y a eu un acharnement à l'encontre à l'encontre de ce jeune homme. Je partage pas les idées mais qui ne justifie en rien mais qui ne justifie en rien qu'il soit attaqué au point qu'il en soit le fait que Raphael Arnaud donc mais parce que c'est la stratégie en permanence de la France insoumise la France insoumise aime mettre des cibles dans le dos c'estàd la France insoumise aime mettre des cibles dans le dos aux Français juifs. La France insoumise aime mettre cible dans le dos à nos policiers et nos gendarmes.

Elle le fait aussi avec des journalistes. Elle le fait aussi avec des artistes. Et donc je pense qu'il faut pas être dupe de cette stratégie électorale c'estàd cette volonté permanente de conflictualisation d'hystérisation du débat public de radicalisation qui à la fin fracture notre société.

Ça veut dire que l'effet une forte a une autre responsabilité dans la violence ambiance ambiance française. On ne peut pas s'habituer à la violence. On voit qu'on a aujourd'hui une forme de désinhibition dans le recours à la violence avec des victimes qui sont de plus en plus jeunes mais aussi des auteurs de ces violences qui sont de plus en plus jeunes.

C'est pour ça que d'ailleurs le cœur de notre du campagne du projet présidentiel doit être tourné vers cette jeunesse et la manière avec laquelle on doit être en soutien en accompagnement est très clair là aussi sur les valeur violence. Il y a les violences urbainees, violence dans les stades, violence à l'école, violence contre les élus au sein même du débat politique et violence du fait du narcotrafic. Tout cela est lié.

Il y a malheureusement beaucoup de violences qui existent dans notre société. J'ajouterai ce qui pour moi est la première malheureusement des violences qui sont les violences que nos enfants subissent, que les femmes subissent. pas qu'à l'école.

Vous savez, les violences que nos enfants subissent, elles les subissent d'abord au sein des foyers, au sein des familles. Et c'est ça qu'il faut que chacun mesure. Quand on parle des insécurités, c'est aussi celle-là.

C'est-à-dire que les lieux qui devraient être les plus protecteurs sont malheureusement aussi les lieux où il y a le plus d'expression de la violence. Donc, on ne doit jamais s'habituer à la violence d'où qu'elle vienne et à l'encontre de qui que ce soit. Euh et malheureusement, on voit bien dans le débat public qu'on légitimerait une violence qui pourrait ou pas exister.

Encore une fois, cette loi, elle ne vient pas changer ou dénaturer l'état de droit. Cette loi, elle vient juste réaffirmer à nos policiers, à nos gendarmes que nous avons confiance en eux parce que nous savons les former. Parce que nous savons les former, parce que nous savons les contrôler et parce que nous savons que ce sont des femmes et des hommes qui s'engagent avec courage et avec dignité, qui partent le matin sans parfois savoir s'ils reviendront le soir.

Cinq policiers tués en 2025 qui interviennent. Moi, je ne peux pas faire le métier qui est le mien, la mission qui est la mienne en tant que ministre de l'égalité lutte contre les violences si j'ai pas les policiers et les gendarmes qui interviennent, qui prennent les plaintes, qui recueillent, qui accompagnent les victimes. C'est ça leur quotidien.

Et donc moi, oui, j'ai confiance dans ma police et j'ai confiance dans la gendarmerie parce que j'ai confiance dans les femmes et dans les hommes qui exercent ces missions essentielles. Alors, on envie à votre domaine de compétence ministérielle. Euh une statue dédiée au capitaine Alfred Refus a donc été inaugurée ce dimanche 12 juillet par Emmanuel Macron devant l'ancien palais de justice sur l'île de la cité. 12 juillet date anniversaire de sa réhabilitation par la la Cour de cassation en 1906.

Et pourtant 120 ans après, c'est là qui nous conduit à parler de votre domaine de compétence, l'antisémitisme renaît de ses cendres, des cendres de l'antisémitisme, des cendres du capitaine de Refus de nos cendres. Euh et ça c'est un en lien avec la choa en quoi le projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme que vous avez présenté donc je dis en conseil des ministres est une réponse à ce que les juifs français vivent depuis le 7 octobre. Déjà, je crois que l'hommage à Drefus, c'était un moment important, un moment là aussi de cohésion républicaine, un moment d'union, un moment aussi qui doit nous faire réfléchir sur le moment que nous sommes en train de vivre.

Parce que ce que rappelle l'affaire de réfuge, c'est que la vérité, elle est jamais évidente à faire éclore et qu'il aura fallu tenir et tenir longtemps sur les valeurs pour que la vérité à un moment enfin surgisse et s'impose dans le débat public et que cette réhabilitation puisse être possible. On précise les choses au moment de l'affaire de Rfus. C'est à ce moment-là que la gauche a montré a a joint les rangs de la lutte contre l'antisémitisme.

Heureusement pas toute la gauche et on est sur une époque bien différente et de grands intellectuels évidemment on s'en souvient Zola qui euh ont été en capacité de de tenir justement et de tenir la ligne de tenir la République de tenir ce combat pour la vérité parce que finalement le seul reproche qui était fait à Drefus c'est qu'il était juif et c'est parce qu'il était juif que certains ont considéré qu'il était donc un traître à la nation et que par principe il ne pouvait pas défendre la République alors même que toute l'histoire de la famille de Réfus avant même la sienne était un choix pour la France. Et votre projet de loi ? Le projet de loi, il dit quoi ?

Il est parti des victimes. Moi, c'était mon objectif. Qu'est-ce qu'aujourd'hui alors votre objectif et puis c'est un projet de loi qui a été là aussi pour corriger corriger la proposition de loi yad ?

Il y avait une proposition de loi en effet en amont qui était portée par Carolinead qui est très courageuse et puis le groupe ensemble pour la République a fait le choix de retirer cette proposition de loi et immédiatement avec le premier ministre nous avons dit que nous ferions un projet de loi parce qu' était hors de question déjà de laisser un doute de laisser un doute planer sur l'intention qui était celle du gouvernement d'agir et d'agir clairement et fermement et puis parce que malheureusement il faut bien le reconnaître depuis le 7 octobre 2023 et je me suis déjà et souvent exprimé sur ce sujet et surtout beaucoup agi sur ce sujet on a une recrute desesscence massive d'antisémitisme. Ça, il y a une décrue, il faut le voir, mais la décrue ne permet pas d'atteindre les chiffres que nous avions avant le 7 octobre. Et au-delà de l'antisémitisme, on a une permanence du racisme aussi avec trois homicides racistes en 2025.

Donc, mon point de départ et ce sur quoi j'ai travaillé avec les associations en particulier, celles qui accompagnent les victimes, c'est de partir de ce que les victimes subissent. Donc, c'est là où on a changé la loi. Comment on l'a changé ?

Un, aujourd'hui, on a trop de victimes qui renoncent à porter plainte. parce qu'elles ont peur des représ parce qu'elles disent que ça changera pas grandchose. Donc on va permettre à toutes les associations de lutte contre l'antisémitisme et le racisme de se constituer partie civile auprès des plaignants.

Pourquoi ? Bah pour les accompagner, pour les soutenir pendant la procédure parce que c'était pas le cas aujourd'hui de on a tout cet antisémitisme du quotidien d'atmosphère comme du racisme qui aujourd'hui n'était pas pris en compte. C'est-à-dire que tout ce qui relevait d'une d'une amende ou d'une contravention, un crachat, un tag, pouvait pas avoir la circonstance aggravante d'antisémitisme ou racisme.

En clair, c'est comme si ça n'existait pas. Oui, mais c'est essentiel. Oui, c'est essentiel parce que se dire qu'en fait il y a pas de petites infractions quand on parle d'antisémitisme et de racisme et qu'à chaque fois qu'il y a un mobile antisémite ou raciste doit être requis et que du coup la sanction elle doit être aggravée de ce fait-là.

C'est aussi extrêmement clair. Est-ce que vous avez bon espoir que cette loi puisse être votée avant la fin de la législure ? Évidemment, c'est notre objectif. le sera, elle le sera.

Elle le sera parce que j'ai confiance dans la République. Elle le sera parce que je crois que les forces politiques ont intérêt intérêt à avoir comme objectif l'union plutôt que la fracture. et se dire que justement quelques mois avant la campagne présidentielle, quelques mois avant qu'un nouveau une nouvelle président de la République soit élu, on puisse ensemble porter un texte, porter une réforme qui disent clairement au français sans ambiguïté que il n'y a pas de français de seconde zone, que jamais nous n'accepterons que la haine puisse proliférer, que jamais nous n'accepterons que des Français pensent qu'ils n'ont plus leur place en France, dans notre pays, dans leur pays.

Alors, je crois que c'est un signal extrêmement important que nous réussirons à envoyer. Euh je sais pas si vous avez passé cette déclaration, enfin c'est ces propos de Jean-Luc Mélenchon sur X, c'était jeudi. Le macronisme ce péténiste bling bling.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Je sais pas bien ce que ça veut dire en vérité. Mélanger pétin et bling bling.

Je sais qu'en tout cas je ne suis ni bling bling et encore moins péténiste. Euh je sais en tout cas moi que j'ai une boussole qui a toujours été la même que la République et que j'en ai jamais varié que j'en varierai jamais. L'antisémitisme n'a jamais disparu mais depuis mais après au chute est devenu honteux.

R berger est ce que l'on constate depuis le programme du Ramas du 7 octobre c'est qu'il revient de manière décomplexée par de vertus sous couvert d'antitionnisme du côté de LFI est-ce juste qu'à travers votre projet de loi vous avez LFI dans le viseur et dans le collimateur ? Moi j'ai dans le viseur et dans le collimator ceux euh qui ont un problème avec la République. H mais est-ce qu' j'ai dans le viseur et dans le collimateur ceux euh qui considèrent qu'il faut essentialiser les Français. ceux qui considèrent que parce qu'on serait juif, on serait responsable de la situation géopolitique, donc de la situation humanitaire à Gaza et donc devrait et donc et donc je finis c'est important et donc on devrait en répondre ici en France.

J'ai dans le viseur ceux qui continuent à dire qu'il y a des français de papier. On continue à parler de français su l'immigration au bout de la 3e 4e ou 5e génération de l'utre le RN. Ça vous dites ?

Je considère en tout cas que nous avons la nécessité avec l'ensemble des partis politiques de clarifier que chacun clarifie ce projet de loi. Ce texte qui permet à tous les partis politiques de se positionner et de clarifier est-ce que oui ou non ils reconnaissent la recrudescence de l'antisémitisme ? Est-ce que oui ou non ils reconnaissent qu'il y a encore un problème avec le racisme ?

Est-ce que oui ou non ils sont prêts à ce qu'on se dote de tous les moyens nécessaires au regard des besoins qui malheureusement continuent oui ou non et ça ça se verra de manière très transparente devant les Français dans le débat parlementaire à Paris peu probable que les fill votre votre projet de loi vous verrez le R on sait pas vous verrez moi je pense que ce projet [raclement de gorge] de loi il peut être adopté à l'unanimé que vous dites toujours l'antisémitisme se résume en trois mots vous l'aviez dit Lf I alors déjà moi j'espère que ce texte sera adopté à l'unanimité non mais vous m'avez dit deux chos Ouais, je sais rien. Moi ce que je sais c'est que l'examen du projet de loi, il va commencer au mois d'octobre au Sénat et que je ferai tout pour garantir que ce texte soit adopté, soit efficace et soit adopté dans un esprit de concorde républicaine pour que justement l'antisémitisme et le racisme ne soient pas les otages de la campagne présidentielle et donc que les Français ne soient pas les otages de la campagne présidentielle mais qu'au contraire on envoie un message extrêmement puissant, extrêmement clair d'unité et de concorde. Et donc oui, j'espère que toutes les formations politiques voteront et voteront clairement ce texte.

Et après, moi j'ai toujours affirmé, je crois clairement les choses à votre micro et hors micro qui était de dire que malheureusement dans la recrudescence d'antisémitisme que nous avions à constater, certains avaient mis du carburant supplémentaire mais que avait attisé cette nouvelle forme d'antisémitisme avait et attise cette nouvelle forme d'antisémitisme qui est l'antitionnisme parce que caché derrière le paravant prétendument confortable de l'antitionnisme, on peut être plus facilement antisémite malheureusement dans notre et les filles le que enfin que l'antisémitisme que le nouvel antisémitisme que les nouvelles formes d'antisémitisme oui elle est fit les attises je l'ai toujours dit et je continue de le dire le elle est l'antémitiste se résume en trois lettres LF I oui je l'ai dit je le maintiens le nouvel antisémitisme oui LFI en a une responsabilité qui est une responsabilité accablante et écrasante. Et donc c'est la raison pour laquelle je pense qu'il est temps que tout le monde se remette droit et se remette droit dans la République. Et se remettre droit dans la République, c'est combattre dans le même mouvement l'antisémitisme et le racisme.

Et c'est donc s'engager dans ce débat parlementaire en garantissant que ce soit un débat de cohésion. Et on va préciser les choses en radiogie. Ici pour nous tous les racistes sont à combat de la même manière que ça soit le racisme antimusulman, anti personne de couleur, anti euh personne origine d'Asie d'Asie ou antisémitisme.

Je sais bien je sais bien qu' a jamais eu ici une quelconque hiérarchie parce que justement c'est la force de notre République, c'est la force d'une République universaliste, c'est qu'elle trie pas les haines, elle hiérarchise pas les haines, elle les combat toutes parce qu'elle sait qu'à la fin de toute façon quand on cible l'un, on finit toujours par cibler l'autre. député LFI Auré Saintou demande à l'Arcom de réexaminer le statut de signaleur de confiance accordée au CRIF en mettant en cause les liens entre le CRIF et le Médialéon. Donc c'est c'est une déclaration après la polémique provoquée par la diffusion à l'antenne de France Culture par Guillaume Erner d'un montage de Léon faisant un parallèle entre les propos de Jean-Marie Le Pen sur les juifs et les déclarations de Jean-Luc Mélenchon.

Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative de Saint-Toule ? Est-ce que vous vous souhaitez que l'arcom réponde favorablement et doncom [grognement] est une autorité indépendante donc c'est pas à moi de dire ce que je sais c'est que le CRIF est un partenaire essentiel pour l'État et un partenaire de confiance ce que je sais c'est que cibler le crif c'est jamais innocent jamais justement c'est jamais innocent jamais dire quoi écoutez quand vous ciblez dans les signaleurs de confiance il y a énormément d'associations dans des domaines très différents. Là il y a uniquement le CRIF qui est visé pourquoi parce que parce que c'est une institution juive.

Je pose la question. Je pose la question. Moi ça m'interpelle que le CRIF soit la seule organisation ciblée par ce député de la France insoumise alors que il y a beaucoup d'associations qui sont des signaleurs de confiance.

Et vous savez quoi ? Moi, j'ai mis autour de la table justement toutes les associations qui relèvent de mon ministère pour renforcer justement le rôle des signaleurs de confiance. Parce que signaleur de confiance c'est quoi ?

C'est de dire qu'on doit lutter contre la haine singulièrement contre la haine en ligne. C'est signal de commence c'est quoi ? Ça permet aux associations qui bénéficient de ce statut [grognement] de bénéficier d'un canal prioritaire auprès des plateformes pour signaler des contenus relevant notamment de l'antisémitisme de laine en ligne.

Voilà, c'est ça le signe. Et donc vous dites, je pose la question, est-ce que c'est parce que c'est une association c'est dire qu'il y a de l'antisémitisme derrière ? Attendez, moi je pose la question, ça m'interpelle.

Ça m'interpelle de me dire que dans toutes les associations qui sont des signaleurs de confiance auprès de l'Arcom, il y a une seule association qui est ciblée par ce député de la France insoumise. Donc à un moment, j'aimerais quand même qu'il clarifie pourquoi le CRIF est ciblé. Le CRIF a toujours été un partenaire de l'État, un partenaire exigeant, un partenaire avec lequel il peut y avoir des désaccords, mais quel étit les gouvernements de droite comme de gauche ou du centre, le CRIF a toujours été un partenaire de confiance et tant mieux parce que malheureusement nous avons une persistance de l'antisémitisme qui justifie qu'on ait des partenaires de la même manière, qu'on ait des partenariats avec la LICRA, avec le SOS racisme, avec des associations qui sont importantes et qui font un travail aussi d'alerte, de signaleur, de confiance, de lanceur d'alerte sur un certain nombre de sujets.

Et donc évidemment, je le redis ici, Jonathan Arphi a toute mon estime et tout mon respect. Le CRIF est un partenaire essentiel pour nous. Et je redis aussi que dans cette polémique concernant Guillaume Erner, 1, il a reconnu une erreur, ce qui arrive et donc le contenu a été retiré. de ça ne justifie en aucun cas qu'il fasse l'objet d'une telle campagne de harcèlement et d'une campagne à caractère antisémite.

Quand je vois le volume de de tweet qu'il qu'il a à subir sur les réseaux sociaux, les journalistes ne doivent pas être intimidés dans une démocratie comme c'est le cas de de pour de nombreux journalistes depuis le 7 octobre notamment quand ils sont juifs. Les journalistes n'ont pas à être ramenés à leur identité, à leur origine réelle ou supposée. Les journalistes font leur métier.

On peut avoir après des désaccords, c'est autre chose. s'appelle le débat démocratique mais les journalistes enin état de droit dans une démocratie non pas à être intimidés non pas être harcelé et ça tout le monde quand même devrait être en capacité de le dire quels que soient d'ailleurs les médias. Jean-Luc Mélenchon qui veut écrire une nouvelle page de l'histoire de France et il a fait de la Nouvelle-Fance raciser le cœur de sa stratégie présidentielle.

Que voyez-vous derrière ces stratégies politiques racialistes de LFI avec le nouveau maire de Saint-Denis Bali Bagaoko en tête de Gondolle ? En fait, moi ce qui m'interpelle et surtout quand on vient d'un partie de gauche, c'est cette essentialisation permanente des personnes. Pourquoi ramener en permanence des Français à leur origine, à leur couleur de peau ?

Ce sont des Français. Donc à un moment, il faut quand même qu'on se sorte de ça. La question c'est que moi, moi je vois des citoyens français.

Je vois pas des hommes qui seraient noirs ou autres. Je vois des citoyens français qui ont des droits, qui ont des devoirs, qui ont des libertés. Enfin, je je ne comprends pas qu'en permanence, la gauche a toujours porté normalement ce combat qui était un combat pour l'émancipation et c'est l'inverse que Jean-Luc Mélenchon fait.

Il essaie d'instyler le doute auprès d'un certain nombre de nos compatriotes qui est de dire "Vous ne serez jamais vraiment les bienvenus ici. La France ne vous aime pas. Vous êtes dans un état qui est un état raciste." Non, la France n'est pas un état raciste.

Est-ce qu'il y a du racisme ? Oui. Et il est combattu.

Il est combattu au plus haut niveau de l'État. En revanche, la France n'est pas un pays raciste. Les Français ne sont pas des racistes, pas plus qu'ils ne sont antisémites, même s'il y a de l'antisémitisme.

Et donc c'est cette confusion permanente que Jean-Luc Mélenchon essaie de faire et qui était absolument insupportable. Donc moi, je dis aux Français et à tous les Français qu'il n'y a pas de hiérarchie, qu'il n'y a pas plusieurs catégories de Français et qu'ils n'ont pas être en permanence ramené à une partie d'eux-même de leur identité ou de leur origine. Ils sont pleinement français.

Point bar. Et c'est pas la Nouvelle France ou la vieille France, c'est la France. Et c'est ça qu'on doit la question que je vous posez, c'est une stratégie racialiste ou raciste ?

Je je sais pas répondre. Je pense que c'est c'est une stratégie qui est en tout cas style le doute et essaie de dire à à certaines catégories de Français je suis le seul en capacité de vous défendre parce que les autres ne volent pas de vous. Ça n'est pas vrai.

Ça n'est pas vrai. Le combat que nous menons contre toutes les formes de discrimination, le combat que nous menons contre le racisme, le combat qu'on mène par l'inclusion, par le travail, c'est ça le vrai combat d'émancipation qui devrait être le nôtre. C'est pas d'espérer que les gens aillent moins bien.

C'est pas espérer que les gens soient discriminés et de les laisser dans un état où ils se sentent relégués. C'est au contraire garantir à tous les mêmes droits, garantir à tous les mêmes libertés, les mêmes capacités et puis après chacun se démarque en fonction de son travail, de ses compétences. C'est ça la République alors vous avez dit il y a quelques minutes que l'antitionisme était une forme d'antisémitisme.

C'est au centre de la stratégie de LFI qui tient dans ce slogan de Rimassal une palestine de la mer au Jourdain qui acte ainsi la volonté de détruire d'éradiquer l'État d'Israël et sa population juive avec apologie du terrorisme de la part du du Rimaassan y compris du terrorisme de l'armée rouge japonaise des années 70. De quoi est-elle le nom Rimassan ? De quoi LFI est-il le nom ?

On l'a dit, LFI a fait un choix d'une stratégie électorale. Quand ça arrive une fois, on peut se dire que c'est une maladresse. Quand ça arrive deux fois, on peut se dire que c'est un dérapage.

Quand ça fait 3 ans, il va falloir que chacun assume que c'est une stratégie électorale. Et dans cette stratégie électorale qui vise à essentialiser les Français, dans cette stratégie électorale qui vise à désigner les Français juifs en disant "Vous de vous excuser, vous français juifs, de la situation géopolitique à 4000 km d'ici. Vous devez vous excuser de la situation humanitaire qui se passe à Gaza, oubliant évidemment à chaque fois le point de départ qui sont les attentats terroristes 7 octobre.

Évidemment, refusant même de qualifier d'attentat terroriste qui s'est passé et les qualifiants parfois de résistance. C'est une stratégie électorale. Erim Hassan en est le porte-drapeau Jean-Luc Mélenchon parce que cette stratégie électorale de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a fait d'elle le porte étandard le porte drapeau de cette stratégie électorale de conflictualisation de fracturation des Français et qui se fait sur le dos des Français juifs puisqu'ils ont à répondre en permanence de ce dont ils ne sont rien responsables.

Il y a pas un français donc il y a pas un français juif qui est responsable d'une situation qui se passe à 4000 km d'ici. Encore une fois moi j'ai un principe simple. Ici, c'est ici.

Là-bas, c'est là-bas. Et ici, on doit protéger tous les Français et on leur met pas des cibles dans le dos. Et comment vous expliquez d'ailleurs que l'État d'Israël est le seul état au monde dont on demande la destruction h alors que cela n'avait même pas été le cas pour l'Allemagne nazie ?

Mais comme ça n'est pas le cas aujourd'hui pour l'Afghanistan pour d'autres pieds aujourd'hu alors que regardez la situation des des femmes et des filles en Afghanistan, personne ne dit il faut détruire l'Afghanistanqu parce que c'est s'appelle de l'antisémitisme. Ouais. Quoi d'autre ?

Comment l'expliquer autrement ? Ben moi, je sais pas l'expliquer autrement. Toutes attaques contre Israël, c'est de l'antisémitisme.

En fait, il faut distinguer deux choses. On a le droit de critiquer le gouvernement israélien. Bien entendu.

Et d'ailleurs, les premiers à le faire, ce sont les Israéliens eux-mêmes. Et le gouvernement français a dit aussi clairement les choses sur des désaccords manifestes et nets qu'il avait avec le gouvernement de Benjamin Netaniaahou. On peut être un opposant même au régime de Benjamin Netaniaou et le plus sévère sans pour autant évidemment appeler à la destruction d'un état.

Ce sont deux choses de nature totalement différentes. Donc moi, j'aime Israël. Moi, je réaffirme évidemment la légitimité d'Israël, la la légitimité aussi de sa sécurité, de son existence.

Et dans le même mouvement, oui, j'ai des désaccords manifestes et le gouvernement a des désaccords manifestes avec le gouvernement israélien. Ce sont de choses de nature absolument différentes. Deux dernières questions pour conclure.

D'abord, 80 ans après la cheva, la France était à la hauteur du message du général de Gaulle des résistants et des justes. Oui. Oui.

La France est à la hauteur parce que après projet loi, c'est ça ? Après le 7 octobre, il y a des démocraties qui ont lâché, des démocraties qui ont tenu. Il y a des démocraties qui ont lâché, qui ont laissé faire, qui ont accompagné le mouvement, qui ont pas protégé leur concitoyens, qui ont rien changé à leurs habitudes.

Et à force de laisser faire, on voit bien ce que ça peut donner. Et puis il y a des démocraties qui ont tenu ce que nous nous avons fait, ce que j'ai fait avec les assises de lutte contre l'antisémitisme, ce qu'on a fait avec la loi sur l'enseignement supérieur, ce que je suis en train de faire au travers de mon projet de loi et la mobilisation générale qui est celle de l'État, non seulement pour protéger, mais aussi pour éduquer, éduquer, éduquer toujours plus et toujours mieux. pour pas qu'on qu'on ait la mémoire qui flanche, pour pas qu'on vaille, pour qu'on ait toujours des repères et des repères très clairs et républicains.

Donc oui, mais c'est moins souvent l'expression que j'ai pris l'habitude de dire et d'employer, il faut qu'on accepte que le combat contre l'ant municipal combat des juifs, c'est le combat des justes et combats justement qui sont les collab dans la France de 2027 et qui sont les justes dans la France de pardon de 2026. Ça écoutez, c'est au français d' décider. C'est au français d'en décider.

C'est les collab aujourd'hui. Les justes et les femmes et les hommes qui s'engagent. Hm.

C'est eux en fait qui sont les justes de ce pays. C'est-à-dire toutes celles et ceux qui refusent le renoncement, toutes celles et ceux qui refusent l'indifférent, tous celles et ceux qui se disent "Ça n'est pas parce que je ne suis pas juif que je ne souffre pas avec celui qui souffre." Ça c'est un combat qui est juste.

C'est le combat des justes. C'est le refus de l'indifférence. C'est le refus de la résignation.

C'est le refus de la fatalité. C'est la fidélité à nos valeurs les justes. Et puis bah ceux qui sont comme vous l'appelez, c'est c'est ceux qui qui lâchent qui lâchent sur les principe ou qui qui mène une stratégie électorale qui qui justement cherchent à à avilir, à opposer, à fracturer, à ramener les Français éternellement à une part de leur origine, à une part de leur identité.

Et c'est la raison pour laquelle encore une fois il faut pas que dans quelques mois on laisse comme seul choix au français un choix mortifire entre le rassemblement national et la France insoumise et on a les moyens que ce soit pas le cas mais ça suppose un chemin un chemin d'espérance et de faire un peu plus pour la République. Merci d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin d'après-midi sur Radio J et à dimanche prochain.

Merci. e