🔴 Mouvement social et lycéen, élection présidentielle : Manuel Bompard, invité de BFM Marseille !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous y serez ? Vous prévoyez d'y aller pour apporter votre soutien aux manifestants ?
- 1:53RelanceRéponse directe
Si la manifestation n'est pas autorisée par la préfecture, vous serez quand même au soutien des manifestants ou pas ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne solution pour que tout se passe bien comme vous dites ?
- 3:10RelanceRéponse directe
Si monsieur le président de la République veut qu'il n'y ait plus de manifestation y compris dans les centres-villes, il y a une manière très simple de le faire, c'est de répondre aux revendications qui s'expriment.
- 3:49OuverteRéponse directe
Ce weekend par la préfecture des Bouches-du-Rhône, le couvre-feu qui est reconduit vendredi samedi dimanche. Est-ce que c'est une mesure selon vous qui apaise un petit peu ces tensions ou non ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que il faudrait interdire le port du masque lors de ces manifestations de Halloween ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Manuel BompardFait
« Je souhaite pouvoir y participer comme je crois des milliers de Marseillais. »
- 2:33Manuel BompardFait
« Le fait que le 17 octobre le gouvernement n'ait pas réussi à le faire ne peut pas conduire à ce qu'on vienne renier sur un droit constitutionnel qui est celui de pouvoir manifester. »
- 4:23Manuel BompardFait
« Donc je vois pas pourquoi on irait sanctionner l'ensemble de la population et lui empêcher de pouvoir s'exprimer dans des manifestations, de pouvoir utiliser les transports en commun. »
- 5:00Manuel BompardFait
« Halloween ça a lieu chaque année donc les années précédentes, on a été capable de faire en sorte qu'il y ait Halloween et que des commerçants soient pas attaqués ou vandalisés. »
- 11:48Manuel BompardChiffre
« Le gouvernement a l'intention de supprimer une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés qui concerne les 400 plus grandes entreprises de France dont le montant se chiffre à 2,5 milliards d'euros. »
- 14:18Manuel BompardFait
« Moi, c'est pas moi qui organise cette mobilisation. Est-ce que vous les soutiendrez en tout cas ? Mais évidemment, je les soutiens, je les soutiens totalement. »
- 16:41Manuel BompardFait
« Les jeunes qui ont été blessés dans cette mobilisation et un mot de soutien et de solidarité à tous les lycéens qui vont continuer à se mobiliser. »
- 17:20Manuel BompardChiffre
« Les lycéens ils ont chiffré leurs revendications et ils ont dit ça coûte 10 milliards ce qu'il faut mettre sur la table cette année pour pouvoir répondre à ces revendications. »
- 17:50Manuel BompardChiffre
« Le gouvernement propose des réponses qui se chiffrent à hauteur de 400 millions d'euros. C'est moins de 5 % des revendications qui ont été exprimées par le mouvement. »
- 18:25Manuel BompardFait
« La prochaine rentrée scolaire, elle est dans quasiment un an, un petit peu moins maintenant. »
Temps de parole
- ?100 %
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coordinateur de la France insoumise, député des boues du RON. On va revenir avec vous bien sûr sur cette actualité danse qui concerne Marseille, notre département et plus largement l'actualité nationale avec notamment Manuel Bompard. On va commencer par cette manifestation, en tout cas ces appels à rassemblement demain à Marseille. Ça se passera du côté de la porte d'ex à 14h selon nos informations. Est-ce que vous y serez ? Vous prévoyez d'y aller pour apporter votre soutien manifestant ? Bon moi je souhaite évidemment participer à ces manifestations parce que je pense qu'elles sont légitimes. Elles portent des revendications qui sont légitimes. Ça fait de maintenant depuis plusieurs semaines que ce mouvement a été déclenché. Après, je suis pas au fait des derniers échanges entre la
préfecture et les organisatrices, les organisateurs. En tout cas, je souhaite qu'il y ait une une manifestation. Je souhaite qu'elle se déroule évidemment dans des bonnes conditions comme ça a été le cas notamment la semaine dernière parce que je crois que c'est comme ça en étant nombreux, massif, non violent, qu'on fait avancer les revendications et les revendications de la jeunesse, je pense que personne ne peut contester que ce sont des revendications qui sont justes. J'ai changé encore avec des lycées cet après-midi et c'est extraordinaire. Ils ont formulé un cahier de revendication où je crois qu'on on devrait toutes et tous les appuyer dans leur revendication. les lycéens qui ont été reçus, on le rappelle, euh notamment par le gouvernement, par le Premier ministre
et par Emmanuel Macron, euh qui seront mobilisés demain. Si la manifestation n'est pas autorisée par la préfecture, vous serez quand même au soutien des manifestants ou pas ? Bah moi je je souhaite qu'il y ait une manifestation qui soit une manifestation qui ne soit pas interdite parce que je crois que dans tous les cas, il va y avoir des des des milliers de personnes dans la rue demain à Marseille et des centaines de milliers partout en France. Et je pense que notre responsabilité à toutes et tous, c'est de faire en sorte que ces manifestations puissent se dérouler dans des bonnes conditions. Et on a vu la semaine dernière que quand on est sur un parcours identifié, préparé, organisé, alors les choses se passent bien. Donc voilà, je je vais voir comment évoluent les discussions avec la
préfecture, mais je souhaite pouvoir y participer comme je crois des milliers de Marseillais. Justement, le président de la République était à Marseille ce lundi. Il a annoncé que il ne voulait plus de de parcours dans le centre-ville, notamment dans la cité faocéenne. Est-ce que c'est une bonne solution pour que tout se passe bien comme vous dites ? Non, et c'est c'est une manière d'essayer de faire reposer sur d'autres le fiasco euh qui a été euh l'organisation de la journée du 17 octobre. Mais si le 17 octobre ça s'est mal passé, c'est de la responsabilité du gouvernement et des pouvoirs publics qui ont pas été capables de concilier à la fois la sécurité des biens et des personnes et à la fois la liberté de manifester qui, je le rappelle est un droit garanti par la Constitution. Donc,
il appartient au pouvoir public de pouvoir garantir l'ensemble de ses droits. Et le fait que le 17 octobre le gouvernement n'ait pas réussi à le faire ne peut pas conduire à ce qu'on vienne renier sur un droit constitutionnel qui est celui de pouvoir manifester, de pouvoir exprimer des opinions et encore une fois de pouvoir exprimer des revendications qui sont justes. Et si monsieur le président de la République veut que les manifestations s'arrêtent, c'est pas en essayant de les empêcher que les manifestations s'arrêtent, c'est qu' le parcours soit hors des centre-villes, hors des points d'activité. Oui, mais si monsieur alors on va reprendre si monsieur le président de la République veut qu'il n'y ait plus de manifestation y compris dans les centres-villes, il y a une manière très
simple de le faire, bah c'est de répondre aux revendications qui s'expriment. Euh et les revendications, elles ont été formulées, elles sont justes. Et pour l'instant, bon ce que je note de manière positive, c'est qu'enfin cette semaine, le gouvernement a compris qu'il fallait arrêter de mépriser les jeunes qui se mobilisent et qu'il fallait les recevoir et discuter avec eux. Mais ce qui a été mis sur la table pour l'instant en terme de proposition est très largement insuffisant. Donc si ils veulent que ce mouvement s'arrête, bah une manière simple, c'est de répondre enfin aux revendications qui s'expriment. le gouvernement qui a tenté d'y d'y répondre. On en reviendra notamment avec cette rentrée qui se profile dès lundi. On en reviendra en deuxième partie d'interview. Mesure pris
ce weekend par la préfecture des bouuron Manuel Bonard. Le couvre-feu qui est reconduit vendredi samedi, dimanche. Est-ce que c'est une mesure selon vous qui apaise un petit peu ces tensions ou non ? Au contraire, ça met de l'huile sur le feu. Non, mais c'est surtout que c'est c'est à mon avis attentatoire aux libertés fondamentales. Euh d'ailleurs, je note que la semaine dernière, la préfecture avait décidé de trois décisions fortes, un couvre-feu, une suppression de l'ensemble des transports et une interdiction de manifester. C'est ce qu'ils avaient annoncé dans un premier temps. Et puis finalement, ils ont renoncé à à interrompre les transports. sont rendus compte que ça posait quand même un problème parce que je rappelle qu'il y a des gens qui ont besoin des
transports pour aller travailler que quand vous êtes à Marseille le samedi, vous avez peut-être le droit le soir de pouvoir aller profiter d'un petit temps de bonheur et de loisir avec des amis et que toutes ces mesuresl me paraissent d'un caractère complètement disproportionné pour masquer l'incapacité du gouvernement à faire en sorte que les choses puissent se dérouler dans des bonnes conditions. Donc je vois pas pourquoi on irait sanctionner l'ensemble de la population et lui empêcher de pouvoir s'exprimer dans des manifestations, de pouvoir utiliser les transports en commun, de pouvoir sortir le soir si les gens ont envie de sortir le soir parce que le gouvernement est incapable de garantir la sécurité des biens et des personnes. C'est sa responsabilité, c'est à ça
qu'il faut répondre. Mais c'est pas une une raison de nous faire reposer sur chacun et chacune d'entre nous son incapacité à le faire. Refeu reprogrammé pour les mineurs ce weekend dans la cité faocéenne et dans quatre autres villes du département des bouges du ron avec un risque manuel bon part et les commerçants nous en parlaient ce risque d'Halloween qui aura lieu le 31 décembre donc samedi soir demain les casseurs selon les forces de l'ordre et les commerçants pourraient ben se vêtir de masque pour aller piller les commerçants et ne pas être considéré comme tel lorsqu'ils croiseraient des des policiers ou des gendarmes dans la cité fausséenne. Est-ce que c'est un c'est un risque selon vous ? Est-ce que il faudrait interdire ou le port du masque lors de ces manifestations de Halloween ?
Non mais franchement enfin je sais pas, Halloween ça a lieu chaque année donc les années précédentes, on a été capable de faire en sorte qu'il y ait Halloween et que des commerçants soient pas attaqués ou vandalisés. Donc pourquoi cette année on serait pas capable de le faire ? Parce qu'il y a deux samedis de mobilisation où certains commerçants ont été piés. Pourquoi ? Oui. Mais pourquoi le 17 octobre ça s'est déroulé de cette manière ? parce que et je pense que tout ça est largement documenté. D'ailleurs, il y a une commission d'enquête qui s'ouvre à l'Assemblée nationale qui, j'espère permettra de faire le point sur ce sujet, mais parce que il y a eu un défaut d'anticipation absolue de ce qui allait se passer le jour du 17 octobre et vous avez raison de dire que à la
détresse des jeunes qui se mobilisent, on a ajouté malheureusement la détresse de commerçants qui n'ont aucune responsabilité dans cette histoire et qui se sont retrouvés avec leur tribus, leur commerce vandalisé ou dégradé. Donc euh mais encore une fois, c'est pas parce que le gouvernement a été incapable euh de d'encadrer euh euh ça dans des bonnes conditions, que maintenant ça doit reposer sur tout le monde et que on doit plus pouvoir manifester, qu'on doit plus pouvoir circuler, qu'on doit plus pouvoir aller faire la fête. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Halloween, c'est pas la première année que ça que ça a lieu. Donc je voilà, je trouve qu'il y a une manière, si vous voulez, d'aller faire peur à tout le monde, de pourrir la situation que je trouve une
très mauvaise manière de traiter la mobilisation et ce qui s'est passé en marge de ces mobilisations ces dernières semaines. On va écouter justement ce syndicaliste de la police marseillaise qui nous explique ses ses demandes notamment de pouvoir contrôler les personnes déguisées lors de la soirée d'Halloween. Ça va être très compliqué pour nous parce que beaucoup vont prétexter le fait de se couvrir et de se masquer le visage pour commettre leur méfie. On a déjà eu des consignes explicites du ministre de l'intérieur. Nous intimant l'instruction de pouvoir contrôler quoi qu'il arrive dans quelque position que ce soit les individus étant masqués potentiellement pour vérifier l'identité et surtout éviter qu'ils commettent des méfetés. Votre réaction sur ce que vous avez entendu ?
Non mais mais si enfin commettre un mfet c'est pas porter un masque d'Halloween, c'est vandaliser un bâtiment public ou un commerce. Donc si quelqu'un évidemment vandalise un bâtiment public ou un commerce, j'ose espérer que il y aura des effectifs de sécurité pour faire en sorte qu'il ne le fasse pas et s'il doit le faire pour lui permettre de décliner son identité. Mais c'est pas parce que il y a des gens qui peuvent porter des masques pour commettre des actes illégaux que tous les gens qui vont porter des masques vont nécessairement commettre des actes illégaux. Donc j'ai l'impression si vous voulez, je trouve qu'il faut retrouver un petit peu de sang frroid, un peu de un peu de raison. Évidemment que c'est un drame pour des commerçants qui ont vu leur leur commerce vandalisé.
D'ailleurs, il faut qu'il a des indemnisations. Je leur dis que la première chose à faire, c'est qu'il y ait des indemnisations, qu'il soit pris en charge, que les pouvoirs publics débloquent les fonds nécessaires, les aident dans leur démarche vis-à-vis des assurances en particulier parce que souvent c'est des démarches compliquées parce que ils n'ont pas à subir les conséquences de l'incapacité du gouvernement à garantir la libre expression d'une opinion dans des manifestations. Voilà, donc c'est pas à eux de payer ça. Donc maintenant, c'est au pouvoir public de prendre en charge cela. Voilà ce que je leur dis. Mais je leur dis aussi que si le gouvernement été dans dans cette incapacité là, c'est pas de la responsabilité de celles et ceux qui veulent manifester
pacifiquement pour des revendications qui sont justes et légitimes et que les commerçants qui poussent en ouf de soulagement parce que justement on en parlait tout à l'heure, les manifestations, les parcours de ces manifestations ne passent plus devant chez eux. Vous pouvez le comprendre aussi. Mais mais je je peux tout comprendre si vous voulez, mais j'ai j'ai aussi vu et entendu des commerçants dire euh bah euh nous on est solidaire des revendication qui s'exprime dans cette mobilisation, on comprend qu'il y a des manifestations. Euh j'ai vu des commerçants euh s'organiser tout à fait pacifiquement pour être à proximité de leur commerce, pour dialoguer avec euh des manifestants leur disant évidemment venez pas attaquer nos commerces, on y on a aucune responsabilité dans cette
situation. Donc et les commerçants réagissent chacun à son propre point de vue d'ailleurs et c'est légitime, c'est la la démocratie. Euh mais je pense qu'il faut pas opposer si vous voulez comme essaie de le faire le gouvernement depuis plusieurs jours maintenant les commerçants et les manifestants. Je pense que précisément ils sont d'ailleurs victimes des mêmes politiques et que moi je soutiens les deux. Les commerçants qui d'ailleurs ont laissé leurs barricades toute la semaine devant leur vitrine pour ne pas être pillé ni samedi dernier ni ce samedi qui a arrive. Est-ce que vous comprenez un leur détresse finalement face à la situation eux qui sont obligés de finalement de de se de se barricader chez eux pour éviter les les pillages Mais bien sûr, mais comme je vous l'ai dit, je le
comprends. Maintenant, la question c'est comment on sort de cette situation et si on veut sortir de cette situation euh parce que tout ça se fait quand même en marge ou en périphérie de manifestations qui s'expriment et qui expriment des revendications légitimes, il y a une manière simple, c'est que le gouvernement arrête de pourrir la situation, arrête de vouloir gagner du temps, arrête de de d'enfumer les les lycéens et notre jeunesse qui porte des causes qui sont des causes justes. Et alors, vous verrez, tout s'arrangera et les commerçants, ça sera aussi beaucoup plus simple pour eux. Voilà, donc la la clé aujourd'hui, elle est dans les mains du gouvernement qui doit arrêter de jouer la montre, de pas lâcher les revendications alors que elles sont soutenu par une majorité de la
population. J'aimerais qu'on reste sur ces commerçants avec les aides qui ont été débloquées par les collectivités locales. 5 millions d'euros débloqués par la région, 5 millions par le département, 1 million par la métropole. Ça fait environ 10000 € par commerçant touché lors de ces émeut et ses pillages. Est-ce que l'État là aussi doit jouer son rôle dans ses aides, ses déblocages de fonds pour aider encore plus les commerçants à se relever ? Certains nous disent qu'ils ne passeront pas l'hiver avec ce qui s'est passé le 17 octobre. Oui, bien sûr. Avec mes collègues à l'Assemblée nationale, on a pris un certain nombre d'initiatives sur ce sujet pour que l'État joue son rôle parce que l'État a à jouer ce ce ce rôle-là. euh jouer ce rôle en débloquant des fonds et encore une fois, comme je
le disais, jouer son rôle aussi en accompagnant les commerçants dans les démarches assurantielles qui souvent sont très très compliqués pour pouvoir débloquer les fonds nécessaires. Donc oui, bien sûr que l'État doit jouer son rôle et il peut pas laisser simplement les collectivités locales assumer ses difficultés. Mais dans la situation financière de l'État, on sait que déjà le budget 2027 euh pose beaucoup de questions, beaucoup de problèmes. Est-ce que l'État peut se permettre de mettre encore une fois la main aux porte-monnaie pour aider les commerçants ? Sachant que Marseille c'est un un fait, mais il y en a eu dans toute la France. Oui, bien sûr que l'État peut se le permettre. Enfin, pardon, mais en terme de volume budgétaire, même si évidemment c'est de l'argent, on parle pas des
mêmes montants et des mêmes sommes. Je vous donne juste un un ordre de grandeur, mais entre le budget de l'année dernière et le budget de cette année, le gouvernement a l'intention de supprimer une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés qui concerne les 400 plus grandes entreprises de France dont le montant se chiffre à 2,5 milliards d'euros. Donc euh vous voyez là vous me parliez de quelques dizaines ou quelques centaines de milliers. Oui, mais de on parle de quelques dizaines ou quelques centaines de milliers d'euros. Évidemment, c'est de l'argent, je ne le conteste pas, mais on parle pas des mêmes proportions que les sommes qui sont en jeu dans les débats budgétaires qui ont lieu en ce moment à l'Assemblée nationale. Manuel Bonpard, pour terminer avec ces
mobilisations du 17, du 24 et du 31 qui donc se profilent demain, j'aimerais vous montrer cette image, cette image de la mairie de Marseille qui a été envahie euh même pillé un peu chauté cette mairie de Marseille taguée avec la Mariane qui a été renversée. Quelle est votre réaction en tant que élu quand vous voyez que vous découvrez ces images ? C'est inacceptable. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprise et franchement s'attaquer à des bâtiments publics qui sont notre maison à toutes et tous queles que soient d'ailleurs nos opinions politiques. C'est évidemment inacceptable d'avoir d'avoir fait ça. Donc j'ai été comme tout le monde heurté par ces par ces images. Symbole de la République la Mariane qui
a été au sol à Marseille qui a fait notamment le le tour des de ses réseaux. Ça ne doit plus jamais se se produire manifestation revendication ou autre. Ça ne doit jamais se produire ce symbole de la République qui tombe à terre. Mais mais évidemment, mais là aussi j'ai entendu euh vous savez que je suis pas toujours d'accord avec lui, mais j'ai entendu sur ce sujet euh le maire de Marseille dire quand même qu'il y avait un sujet sur comment euh euh ce bâtiment public n'a manifestement pas été sécurisé comme il aurait dû l'être pour une journée de mobilisation pour un cortège qui était quand même censé partir du vieux port. donc à quelques encablures de ce bâtiment. Donc pourquoi elle n'a pas été sécurisé ? Il y a comme je vous le disais une commission
d'enquête à l'Assemblée nationale et je pense qu'elle permettra de faire le point aussi sur les défaillances et les faillites qu'il y a eu ce jour-là pour protéger ce ce bâtiment ce bâtiment public. On en vient au deuxème thème de cette actualité marseillaise et bien sûr les lycéens Manuel Bompard la rentrée c'est ce lundi en Provence. Est-ce que vous appelez les lycéens à se remobiliser parce que comme vous le dites, c'est pas suffisant ce que propose le gouvernement pour le moment. Est-ce que vous appelez à des nouveaux blocus en en Provence ? Moi, c'est pas moi, c'est pas moi qui organise cette mobilisation. Est-ce que vous les soutiendrez en tout cas ? Mais évidemment, je les soutiens, je les soutiens totalement et je crois qu'ils ont pas besoin que je les appelle parce
que d'ailleurs ils ont déjà prévu de continuer à se mobiliser la semaine prochaine et notamment aussi sur la date du 5 novembre qui vient qui a une journée de manifestation à l'appel de l'intersyndicale et une journée de grève. Et je sais que les lycéens ont l'intention aussi de se mobiliser ce ce jour-là. Et oui, je les soutiens parce que ils ont raison parce que vous pouvez pas accepter dans un pays comme la France de voir notre jeunesse étudier dans des euh établissements qui sont dans un état absolument déplorable. Vous pouvez pas accepter qu'en France vous avez une heure de cours sur 10 qui peut pas se tenir parce que un professeur absent n'est pas remplacé. Vous pouvez pas accepter que dans certains établissements scolaires, vous aviez euh des euh des manques de de personnel euh
euh d'un de de psychologue scolaires, d'infirmière, de personnel d'encadrement et on devrait quand même tous trouver ça formidable. On a une jeunesse qui se mobilise pour avoir les moyens de pouvoir avec les dégradations que ça peut entraîner notamment en Provence. On sait qu'il y a un lycée qui a été dégradé. Mais moi je je comme toujours j'ai toujours dit pour se faire entendre et d'un certain point de vue l'échange qu'on a aujourd'hui on est la démonstration. Je vous en fais pas le reproche, mais on a parlé toute la première partie à discuter de ce qui s'est passé en marge, en périphérie de ces cortèges là. Donc c'est bien la démonstration que si on veut se faire entendre et faire entendre ses revendications, il faut que les mobilisations elles soient pacifiques et
non violentes. Moi, c'est ce que j'ai toujours dit à multiples reprises. Mais vous pouvez pas si vous si vous voulez dénaturer un mouvement parce que il s'est passé telle ou telle dégradation en marge de cette mobilisation qui est une mobilisation essentiellement pacifique et qui s'est construit aussi face à un gouvernement qui a choisi la voix de la répression plutôt que la voix du dialogue. parce que on parle des commerces dégradés, je l'entends, je le comprends, mais parlons aussi des jeunes mutilés, parlons aussi des yeux perdus, parlons aussi des mains arrachées. Est-ce que vous savez que la France a quand même été la honte sur la scène internationale de voir sa jeunesse réprimer de la sorte que tout le monde se se dit "Mais qu'est-ce qui est en train de devenir ce pays ?"
Et des policiers blessés aussi. Mais mais s'il y a des policiers blessés, évidemment que c'est pas normal qu'on blesse des policiers. Mais on parle de gens d'enfants là, d'enfants qui ont 15 ans, 16 ans, 17 ans. Et quand vous êtes un enfant et que vous venez participer à un blocus pacifique devant votre établissement scolaire, vous venez pas pour prendre une balle euh une grenade lacrymogène euh ou euh un un LBD euh dans le visage. Euh et et franchement, moi je suis horrifié par ce qu'on a fait à cette jeunesse. Ça ça a été un choix du gouvernement qui au lieu d'ouvrir des canaux de dialogue, au lieu d'entendre les revendications, a choisi le mépris, le déni et la répression. et ben malheureusement on en paye les conséquences aujourd'hui. Donc voilà,
moi je je veux dire un mot de soutien de solidarité à tous les jeunes qui ont été blessés dans cette mobilisation et un mot de soutien et de solidarité à tous les lycéens qui vont continuer à se mobiliser. Les lycéens qui ont donc, on l'a dit ont été reçus en tout cas le représentant par le premier ministre le Cornu ce lundi avec ses annonces notamment la suppression d'ici 2028 de parcours sup avec une refonte déjà dès 2027. C'est pas suffisant selon vous manuel Bonard. Il faut aller plus vite. Bah d'abord c'est une bonne chose que la mobilisation lycéenne commence à faire bouger le gouvernement qui pour l'instant n'écoutait rien. Maintenant c'est simple, les lycéens ils ont chiffré leurs revendications et ils ont dit ça coûte 10 milliards ce qu'il faut mettre sur la table cette année pour
pouvoir répondre à ces revendications. Le gouvernement propose des réponses qui se chiffrent à hauteur de 400 millions d'euros. C'est moins de 5 % des revendications qui ont été exprimées par le mouvement. Vous dites ils remettent en cause par cours sup. C'est vrai, c'est ce qu'ils annoncent. Mais remettre en cause parcours sup, si vous ne créez pas les places à l'université qui sont nécessaires, ça ne sert strictement à rien. Vous pouvez l'appeler autrement si vous voulez, mais à la fin sera toujours un processus qui va conduire à ce que des dizaines de milliers de jeunes se retrouvent sur le carreau. À la fin de la première phase de parcours suple, l'année dernière, il y avait 130000 jeunes qui n'avaient pas d'affectation au niveau national. Le gouvernement nous
dit, "On va créer 15000 places supplémentaires dans l'université. Écoutez, cette année, ils viennent d'en supprimer 10000 et les organisations syndicales lycéennes et étudiants disent il en faudrait 150000 des places supplémentaires à l'université. Donc vous voyez bien qu'on n'est pas du tout à la hauteur de ce qu'on a besoin de faire et à hauteur de la souffrance et de la colère qui est exprimée par cette jeune génération. Donc on fait quoi ? À court terme, on fait quoi ? Parce que s'il manque beaucoup de place dans les universités, on peut pas pousser les murs immédiatement, qu'est-ce qu'il faut faire à court terme pour trouver des solutions ? Attendez, là on parle de la prochaine rentrée scolaire. La prochaine rentrée scolaire, elle est dans quasiment un an, un petit peu moins
maintenant. Donc si vous prenez les décisions maintenant euh de créer des places supplémentaires, alors vous allez avoir les moyens de créer des places supplémentaires. Si vous décidez pas de créer des places supplémentaires, alors dire que vous changez ou remettez en cause par cours sup, c'est de l'hypocrisie parce que si vous n'avez pas créé les places supplémentaires, ça ne va rien changer. Et c'est ce que disent les syndicats lycéens étudiants, les jeunes que je rencontre et qui manifestent. Ils disent "Vous savez ce qui est formidable dans cette mobilisation, c'est que ils ont une un haut niveau de compréhension de conscience politique. Ils ont travaillé, c'est sérieux ce qu'ils défendent. Faut arrêter de les prendre pour des imbéciles. Faut arrêter de croire, comme
a dit un un conseiller du du gouvernement que la pluie va les faire rentrer à la maison ou espérer que les vacances scolaires conduisent à ce qu'ils reviennent." Non, il ils continueront tant qu'ils ont pas eu la satisfaction de leur revendication et ils ont raison. Et d'un certains point de vue, il nous donne une leçon à toutes et tous, hein. Quand on veut faire avancer nos droits, il faut se battre, faut se mobiliser, il faut se s'organiser collectivement. C'est comme ça qu'on fait bouger le gouvernement. Concrètement Manuel Bonpard, pour terminer sur ce sujet des lycéens, on a pris l'exemple de la faculté de droit de Marseille université. Il y a 2500 places dans les amphithéâtres pour les étudiants en droit. Si demain, il y a 4000 personnes qui veulent faire du
droit, comment on les répartit ? parcours supt en droit. Qu'est-ce qu'on met en place pour justement trouver cette solution ? Ben moi, pour moi, c'est très simple. Il faut que on puisse choisir librement la filière de l'enseignement supérieur dans laquelle on a envie de s'inscrire. Ensuite, il y a différentes facultés qui font du droit. Il y a celle de Marseille, il y en a d'autres dans le département et il y en a d'autres en France. Et évidemment que vous pouvez pas dire que tout le monde va aller dans le même établissement. Ça, je pense qu'il faut être sérieux. Mais mais par contre qu'on puisse choisir librement sa filière, donc créer des places euh euh supplémentaires dans les filières pour que tout le monde puisse souvent on dit on utilise cet argument parce qu'on nous
dit que avant parcours sup, on devait faire du tirage au sort et cetera. Honnêtement, quand vous regardez les choses en détail, c'est souvent un gros mensonge. Le nombre de filières qui a été concerné à l'époque par du tirage de sort, c'était moins de 1 % des filières. Donc dans l'immense majorité des cas, ça se passait très bien. Et donc il aurait fallu créer les places supplémentaires dans ce 1 % de filière concerné. Donc il faut que nos jeunes quand ils ont envie de faire des études supérieures, ils puissent choisir la filière dans laquelle ils vont faire des études. Enfin, pourquoi ce serait un problème queon cherche à faire monter en compétence l'ensemble de notre jeunesse ? Moi, je trouve au contraire que c'est une formidable opportunité pour l'avenir.
Manuel Bourpard, on arrive à la fin de cette interview. Trois questions pour finir sur l'actualité politique marseillaise. La première, c'est cette élection municipale. Vous vous en parliez, vous êtes pas tout le temps d'accord avec Benoît Paillant. Comment se passent les relations avec le maire de Marseille ? Les relations institutionnelles, elles se passent comme elles doivent se passer. Vous savez quand vous êtes député, vous travaillez avec le maire quand c'est nécessaire. Vous travaillez avec la présidente du conseil départemental quand c'est nécessaire. Vous arrivez à travailler avec Benois Payant ? Mais quand c'est nécessaire, il faut le faire. C'est notre responsabilité à à toutes et tous. Après, ça veut pas dire qu'on partage toujours les choix politiques. J'en partage certains,
d'autres je ne les partage, je ne les partage pas. Mais moi, j'essaie de me battre pour défendre les habitantes et des habitants de la circonscription dont je suis le député. Et s'il faut aller discuter avec monsieur Paï ou parfois même avec madame Vassal ou avec qui que ce soit et ben je le fais parce que je crois que c'est le mandat que m'ont donné les habitantes et les habitants de ma circonscription. 2è question sur Sébastien Deelogu, votre collègue à l'Assemblée nationale, collègue député aussi des Bouguronnes 5 ans d'inéligibilité ont été requis à son encontre depuis on le voit très peu dans les médias ni même s'exprimer. Quelle est la situation avec Sébastien Delogue ? Est-ce que sa mise en retrait est prolongée jusqu'à ce que le verdict soit rendu ?
Non mais il est pas en retrait Sébastien de Legu. Il fait son travail de parlementaire et je veux vous le dire franchement, il subit un acharnement judiciaire qui est absolument inacceptable. Enfin, écoutez, 5 ans préconisé, c'est moins que madame Le Pen qui a volé 4 millions d'euros au Parlement européen parce que Sébastien de Logu aurait selon les éléments de l'enquête publié des documents dont il manifestement ne connaissait pas la provenance et qui, c'est ce que dit l'enquête, aurait été issue de documents qui auraient été subtilisés, mais n'en savait strictement rien. Et et pour ça, le procureur préconise une peine plus sévère que madame Le Pen quand elle vole 4 millions d'euros au Parlement européen. Est-ce que vous vous rendez compte ? Bah sans
doute en raison des positions politiques qu'il porte parce que sinon j'ai du mal à le comprendre. Sauf si vous avez une explication qui me permet de comprendre pourquoi euh un procureur un procureur considère qu'il faut infliger à Sébastien Delogue une peine plus importante qu'à madame Le Pen qui a voté des millions d'euros. Enfin, tout ça me paraît absolument dingue et j'espère que la justice ne suivra évidemment pas ces réquisitions absolument disproportionnelles. Donc on va le voir sur notre plateau dans pas longtemps. Sébastien il est pas en retrait. Non, pas du tout pas du tout. Il est pas du tout en retrait ni de LFI, ni de son action euh militante. Enfin, pas à ma connaissance en tout cas. Euh et sur le plateau ça, je sais pas si vous l'invitez. C'est lui
qui on a invité plus fois, c'est pour ça que je vous pose la question parce que c'est lui qui Oui, mais attendez, on a le droit parfois de ne pas vous répondre. Ça veut pas dire qu'on est rentré pour conserci Manuel. Bon part, dernière question un peu plus d'un an avant les législatives, l'élection présidentielle arrivera juste avant. Est-ce que vous allez vous représenter à Marseille ? Est-ce que c'est moi je crois les choses étape par étape pour l'instant vous savez d'abord l'élection présidentielle oui et puis vous savez moi j'ai été élu en 2024 la dernière fois c'est un mandat qui dure 5 ans donc théoriquement jusqu'en 2029 ensuite il y a une élection non mais je suis d'accord avec vous il y a une possibilité qu'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale
après les élections présidentielles. Moi, je suis entièrement consacré aujourd'hui à la fois à ma tâche de député à faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon soit le prochain président de la République parce que je crois qu'on a vraiment besoin dans ce pays de rompre avec le macronisme et que évidemment il faut tout faire pour que l'extrême droite puisse pas s'emparer du pouvoir. Et ici à Marseille comme partout en France, on a besoin de partage des richesses, on a besoin de justice sociale, on a besoin de transition écologique, on a besoin d'une nouvelle démocratie. En tout cas, moi c'est les problèmes auquels je suis confronté dans la circonscription dont je suis député et je sais que pour changer vraiment les choses, il faut prendre le pouvoir au niveau national. Et c'est la raison pour
laquelle moi j'appelle les Marseillaises et les Marseillais à s'engager dans cette campagne à signer sur mélanchan 2027.fr pour venir prendre leur part dans cette campagne et à faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon sorte en tote de l'élection présidentielle à Marseille parce que c'est comme ça qu'on sortira en tête de l'élection présidentielle partout en France. Élection en avril 2027. Merci beaucoup. Exement. Et inscrivez-vous sur les listes électorales. Ça c'est important de le dire queles que soit derrière vos options politiques. C'est important d'aller s'inscrire sur les listes pour pouvoir voter en 2027. Oui. Merci beaucoup. On.
Manuel Bompard