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DébatLe Média (sur YouTube)· 12 avril 2023 66 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileOutre-merSécuritéInstitutions & élections

OPÉRATION WUAMBUSHU À MAYOTTE : JUSQU'OÙ IRA LA FOLIE DARMANIN ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:22OuverteRéponse directe

    Pourquoi la CNCDH appelle à abandonner l'opération Wambouchu ?

  • 11:00FerméeRéponse partielle

    Quand était la dernière fois que vous étiez à Mayotte ?

  • 19:45RelanceRéponse directe

    Quels sont les points sur lesquels la France viole les conventions internationales et le droit français ?

  • 25:31OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la protection de l'enfance et l'intérêt supérieur de l'enfant sont des arguments que vous entendez ?

  • 31:09RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas prendre en charge les enfants comoriens dans l'hexagone ou à La Réunion ?

  • 43:17OuverteRéponse partielle

    Mayotte est-elle une île comorienne ou française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 21:52Jean-Marie BurgubFait
    « Mayotte est reconnu comme faisant partie du territoire national et donc soumis à l'application de la Convention européenne des droits de l'homme. »
  • 1:03:26Fait
    « Si je n'étais resté silencieux, on aurait pu penser que j'approuve le fait pour le gouvernement de menacer de couper des subventions à une association. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le média. Nous sommes le mercredi 13 avril 2023 et c'est avec plaisir que je vous retrouve en direct sur ce plateau pour un nouveau numéro de votre émission d'actualité politique et de débat. Toujours debout. Que vous soyez ici pour suivre l'émission en direct ou en différé, nous vous invitons à partager le lien de cette vidéo et à réagir dans l'espace commentaire ou dans le chat bien sûr avec courtoisie et respect. Nous sommes heureux de compter sur vous. D'ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à suivre nos programmes. Notre chaîne YouTube compte désormais plus de 900000 abonnés. Merci.

Et qui dit médiia indépendant des forces politiques et de celle de l'argent dit soutien citoyen. Vous êtes 963 à donner au moins 5 € chaque mois au médias. Un abonnement libre qui nous permet ici de l'être aussi. Rejoignez-nous en quelques clics sur soutenez. mtv.fr et pour l'heure, c'est l'heure de toujours debout. [musique]

1:11
Non speech

[musique]

1:18
Locuteur

Au sommaire d'aujourd'hui, une émission un peu plus courte que d'habitude, nous avons fait le choix de nous concentrer sur un seul sujet ou presque, plus précisément sur l'opération Wambouchu, une opération policière de très grande ampleur qui se prépare à Mayotte. Plusieurs centaines de policiers, de gendarmes, mais aussi surtout la compagnie CRS8, une super unité spécialisé en violence urbaine selon ces détracteurs tous chargés d'expulser les étrangers de l'île et de détruire des milliers d'habitats précaires. Il nous semble important que le média à rebour de l'agenda médiatique actuel se concentre sur ce qui se déroule chez nos camarades d'outre mer.

D'abord parce que ce qui s'annonce sonne pour nous en tout cas comme une véritable chasse aux migrants sur plusieurs semaines qui pourrait devenir ça c'est selon les ONG très vite un énorme désastre humain et sanitaire mais aussi parce qu'Emmanuel Macron et son ministre de l'intérieur Gérald Armana sans doute dans un but de légitimation prennent depuis quelques temps un virage à droite toute trop affaibli pour faire voter d'un tenant une loi immigration qui comportait des aspects fait déplaisant à la fois pour la gauche d'une part et pour la droite et l'extrême droite d'autre part pour des raisons différentes bien sûr ils ont annoncé qu'ils éclataient leur gros blocs en petit texte afin on l'imagine de trouver des majorités textes par texte une chose est sûre la chasse aux migrants annoncé confirme la stratégie du gouvernement de coller au thème on l'a dit de la droite et l'extrême droite notamment sur les questions d'immigration place en entretien d'actu Est-ce que vous avez déjà entendu parler de l'opération Wambouchou qui devrait avoir lieu à Mayat à la fin du mois du Ramadan ?

Non, pas surprenant. Cette initiative qui vise à expulser des sans papiers et à détruire des logements illégaux a été conçu par notre ministre de l'intérieur et des autres MAES dans la plus grande discrétion. Wambouchu qui qui signifie reprise en Maoré n'a toujours pas été confirmé officiellement par le gouvernement. Mais selon une source proche du dossier, elle a été validée en février par Emmanuel Macron pour lutter contre une délinquence galopante sur fond de crise migratoire à Mayotte. Les migrants qui vivent dans les bidonvilles ciblées sont tous ou presque originaires des comorts. La date choisie pour mener l'opération pourrait coïncider avec le débat au Parlement sur l'immigration.

C'est ce qu'affirme en tout cas le canard enchaîné qui est à l'origine de ces révélations. On a aujourd'hui deux camps qui s'affrontent sur le sujet à coup de communiqués, de presse et de déclarations publiques. D'un côté, les associations des droits humains qui demandent à la France de renoncer à l'opération et de l'autre les parlementaires maoris qui demandent à Gérald d'Armanin de garder le cap tout en fustigeant euh je cite des personnes prétendument droits de l'homme. Mais c'est le cas de la députée Liot de la première circonscription. de Mayotte qui a avec nous Estel Youssoufa qui dans une vidéo très virale estime que ces associations servent la propagande du président comorien Azali.

On écoute. Le con cette faculté de se reproduire, vous voyez et même il s'agrège, vous voyez, les cons vont ensemble et et en fait, il se multiplie ces temps-ci. C'est un peu comme des grimlins sous une averse. Donc là en ce moment, on a une autre variété qui est en train aussi de puler, c'est celle des des défenseurs des droits de l'homme.

La Ligue des droits de l'homme va défendre, va se battre pour dénoncer la destruction des bidonville parce que là encore, heureusement que la Ligue des droits de l'homme est là pour nous expliquer que ça va être une opération inhumaine parce que évidemment vivre dans des bidonvillees, c'est très humain [grognement] et que c'est une chasse à l'homme parce que cette même ligue des droits de l'homme qui devrait en fait s'appeler la ligue de défense des étrangers et comme ça on est bien clair sur l'objectif de cette ligue Euh en fait quand il s'agit des droits des maores et des maorées à accéder à l'eau courante [grognement] parce qu'on a pas d'eau à Mayotte, vous le savez vous et moi, mais en fait ces gens-là qui défendent les droits de l'homme s'en foutent complètement que vous et moi on n pas d'eau chez nous à Mayotte.

Donc à un moment, je voudrais quand même qu'on revienne dans un contexte.

les associations des droits de l'homme qui sont en train de de défquer sur Mayotte, de se donner une petite bonne conscience pour aller un petit peu mieux et puis faire leur collecte de fond en se disant "Nous, on est allé défendre les étrangers à Mayotte hein parce que les Maores et les Maoré des Français comme nous qui n'ont pas accès à leurs droits, on s'en fout." Et bien ces gens-là, je voudrais leur rappeler ou le les informer que les Comor revendiquent Mayotte, que leur combat avec leur leur population qui immigrent à Mayotte, c'est un une déstabilisation, une instrumentalisation avec une arme migratoire pour déstabiliser un territoire français, un territoire européen.

et c'est que et que c'est reconnu par l'OTAN comme par l'Union européenne comme une manière de menace hybride. C'est une manière de déstabiliser Mayotte. C'est une manière de lutter pour un combat politique. Voilà, le débat est ouvert. J'ai sur ce plateau euh monsieur Jean-Marie Burgubu euh qui est le président de la commission nationale consultative des droits de l'homme qui a justement euh contesté l'opération d'expulsion massive de personnes étrangères en situation irrégulière à Mayotte. On en parlera. Et j'ai également madame Youssoufa, madame Estelle Youssoufa, député de la première circonscription de Mayotte, député Liot.

Vous avez appelé de vos vœux cette opération policière qui se justifie selon vous par [grognement] la nécessité de préserver de rétablir l'ordre républicain. Alors je vais poser d'abord la question à monsieur Jean-Marie Burgub Burud la commission nationale consultative des droits de l'homme. On va parler dans une deuxième partie de cette émission après le départ de madame Youssoufa du rôle de la CNCDH et et de l'actualité droit de l'homme en France. Mais bon, je voudrais qu'on commence d'abord par cette fameuse opération Wambouchu euh à Mayotte. Mayotte, c'est loin mais c'est la France et ce qui nous revient est inquiétant.

Alors, vous avez écrit au ministre de l'intérieur et les outres maires Gérald Darmanain pour l'appeler à abandonner le projet d'expulsion massive de personnes en situation irrégulière. Pourquoi ? Est-ce que vous avez reçu une réponse ? Comment qualifieriez-vous cette opération ? Je dois dire d'abord que la Commission nationale consultative des droits de l'homme n'est pas une association droits de l'homiste, c'est une institution de la République. La CCDH est le conseil indépendant indépendant du gouvernement en matière de droits de l'homme et des droits fondamentaux. Par conséquent, nous avons un avis à donner et ça n'est pas nécessairement celui du gouvernement.

C'est un point important, on pourra le développer peut-être tout à l'heure. Sur cette opération, la question n'est pas d'interdire toute expulsion d'étrangers. Nous savons qu'il y a des étrangers, principalement des comoriens des autres îles de l'archipel des Comor qui viennent à Mayotte sur cette partie du territoire français. Non pas d'interdire toute expulsion, mais de faire en sorte que si expulsion il y a, elle respecte les règles de la République.

car il est trop facile de dire que Mayotte c'est une partie lointaine de la République si onajoute pas que même dans cette partie lointaine et avec des adaptations nécessaires, on ne respecte pas les principes républicains, c'est-à-dire en cas d'expulsion notamment l'interduction d'expulsion groupée et massive, la nécessité d'envisager le relogement des personnes expulsé, la situation des personnes suivant qu'il s'agit de majeur ou de mineurs, l'ensemble des éléments qui sont généralement reconnus sur le territoire de la République. Donc la CNCDH ne dit pas qu'il ne faut expulser personne.

Elle dit que si on le fait, on ne peut pas le faire avec cette opération massive qui bafou les règles de la République et les engagements internationaux de la France en fonction des accords que la France a déjà signé ou du respect que la France doit aux conventions internationales qu'elle a signé. Euh alors, on va revenir à vous pour que vous nous disiez exactement quels sont les points sur lesquels la France viole les convention internationales et le droit français. Et madame Youssoufa, j'aimerais donc vous demander de nous expliquer la situation à Mayotte qui vous pousse à à prendre cette position qui peut d'embler choqué en tout cas qui peut nous choquer nous de notre point de vue.

Alors, je voulais demander à à mon interlocuteur euh quand était la dernière fois que vous étiez à Mayotte ? Monsieur, madame, si euh je devais parler, c'est un oui ou un non hein, c'est c'est très simple. Quand est-ce que vous y étiez ? Vous me permettez de répondre ? Non, pas de prendre toute la parole. On fait une réponse courte. C'est il y a 6 mois, 1 an, 3 ans. Madame, si je ne devais parler que de sujets que vous connaissiez, ce serait différent. C'est juste le point sur lequel je voulais commencer. Je suis allé, je ne pourrais pas dire grand-chose. C'est vrai. Donc en fait cette chose étant dite et précisée encore jamais aller à Mayotte.

Voilà, monsieur qui préside la CNCDH effectivement regroupe cette institution républicaine comme vous l'avez rappelé rassemble plusieurs associations que nous à Mayotte nous qualifions de droit de l'OMiste et nous connaissons les membres de la de ces associations n'est qu' vous non non non si vous voulez euh là la citation que vous avez faite c'est celle de mon collègue Mansour Camardine en fait euh l'autre député de Mayotte le conseil départemental, l'association des maires de Mayotte, tous les élus à Mayotte soutiennent et ont demandé cette opération en bouchou. Ce n'est pas une question partisane à Mayotte. Mayotte abrite à Caé le plus grand bidonville d'Europe.

Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui habitent dans des constructions illégales, précaires, dangereuses sur des terrains publics et privés illégalement occupés. Ce sont pour la majorité d'entre elles des personnes en situation irrégulières qui selon la loi doivent être expulsées. Celles qui ont droit à un relogement seront relogées pour quelques semaines telles que le prévoit la loi. Et après, mais la loi ne les reloge que pendant un certain temps. Et après, ben ça les regarde. Excusez-moi mais en fait Mayotte c'est 375 km².

Quand j'entendraient 2 de 375 km² quand monsieur on fait le tour de l'île en une journée pour vous donner pour vous donner une idée quand la CNCDH demandera que ces étrangers soient relogés dans l'hexagone ou à la Réunion que le reste du pays fera son travail de solid solidarité nationale pour prendre en charge le problème migratoire qui est en train d' se fixer Mayotte pour nous ces associations seront cré crédible puisque effectivement le droit migratoire à Mayotte est dérogatoire. Je rappelle qu'en fait les Comoriens qui sont régularisé à Mayotte ne peuvent pas circuler dans le reste du territoire national.

C'est-à-dire que sur notre île sur notre île on concentre une population dans un contexte de conflit territorial ouvert. C'est-à-dire que les Comor voisin revendique Mayotte. La présidence comorienne a communiqué avant-hier pour contester l'opération en bouchou et réaffirmer fallacieusement que Mayotte est comorienne. Donc les autorités comoriennes encouragent la migration comorienne à Mayotte dans le dessin d'en réclamer la souveraineté. Et c'est défini par l'OTAN comme l'Union européenne comme une instrumentalisation des flux migratoires.

C'est la situation dans laquelle on est à Mayotte où on utilise monsieur je vais terminer on utilise les leviers démocratiques pour déstabiliser un territoire et Mayotte est déstabilisé. Refuser de le voir, refuser de constater qu'à Mayotte, nous français, personne dans la population n'a accès à ces droits fondamentaux que sont l'eau courante, l'éducation et la santé. La réalité de l'éducation à Mayotte, c'est que toutes nos écoles sont totalement saturées. Les classes sont en rotation pour qu'une seule et même salle puisse accueillir deux fois plus plus d'élèves. Il n'y a pas de restauration scolaire à Mayotte. Il n'y a pas d'eau dans les écoles.

Et ça c'est 85 % des élèves inscrits à Mayotte sont des enfants comoriens en situation irrégulière. Nous sommes nous devenus la plus grande maternité d'Europe. 80 % des parturiantes sont des comoriennes, des parents qui sont en situation irrégulié et nous sommes devenus la plus grande école comorienne hors des comors. Et en fait cette situation cette situation elle est plus tenable pour notre territoire. Quand vous occupez illégalement des terrains, quand vous êtes en situation irrégulière, vous êtes expulsé et c'est l'application du droit. Laisser entendre que c'est une opération illégale parce que ces personnes sont en détresse, ce que personne ne.

Dire qu'il faut maintenir des bidonvillees qui sont des zones insalubres dans lesquelles il n'y a pas d'eau, il n'y a pas d'électricité, sinon de l'électricité qui est pillée à des maisons. Quand il y a des pluies diluviennes à Mayotte, ces zones sont submergées debout. Il y a déjà eu des coulés de bout mortels dans des bidons villotte. C'est-à-dire qu'entendre ces associations, défendre le maintien dans les situations inhumaines d'étranger au prétexte des droits de l'homme, c'est insupportable pour nous. Maoré, vous avez parlé de droits fondamentaux, madame Youssoufa, mais les droits fondamentaux ne dépendent pas de la nationalité.

C'est-à-dire que d'un point de vue d'une d'un défenseur de droits humains, qui soit encartés dans une association ou pas, le droit à la scolarité à une vie paisible et honorable d'une petite fille comorienne vivant dans un bidonville à Mayotte égale le droit d'un maor et égale le droit d'un métropolitain. Monsieur, en fait sur la question de la convention monsieur sur la question des droits humains, il y a aussi des limites, c'est-à-dire celle du droit dans la communauté dans laquelle vous êtes, la communauté nationale. Il n'y a pas que les principes universels, il y a aussi la question du droit fondamental dans le territoire dans lequel vous habitez. Sauf erreur.

Et moi, j'entends et je respecte tout à fait le combat pour dire les droits universels, mais il y a quand même le territoire national. La nationalité n'a pas été abolie. Sauf si vous voulez m'expliquer que Mayotte en fait n'est plus française et que les Comoriens sont chez eux à Mayotte. Et c'est pour ça que je dis que là dans ce cas, vous êtes dans le cadre d'un discours qui reprend celui des autorités comoriennes et on attribue fallacieusement à à aux Comoriens qui sont à Mayotte des droits qu'ils n'auraient pas ici et qu'ils n'ont pas ici dans l'hexagone.

Mais en fait euh si ça se passait dans l'hexagone euh par exemple, il y a des migrants à la porte euh ils ont pas tous les droits ou alors j'ai pas compris euh à la porte de la chapelle, il y a des migrants et les défenseurs français des droits de l'homme défendent les droits de ces migrants contre l'État français et euh la conale consultative Oui. Non, pas dans la limite du droit, dans elle elle les défendent au nom des valeurs universelles. C'est-à-dire qu'il y a une période dans l'histoire des choses qui nous semblent absolument affreuses aujourd'hui étaient euh légales. Donc la cette tension entre droits universel et droits positifs, bah ça nous aide à améliorer le droit.

Alors selon l'hebdomadaire le canard enchaîné, un demi millier de gendarmes et de policiers s'apprêtent à envahir l'archipel. Un corps expéditionnaire qui s'ajoute aux 750 policiers 600 pandores déjà sur place. Leur mission mettre fin à l'immigration illégale et mat les délinquants à la machette en 2 mois. L'opération consisterait aussi en une destruction des bidonville à coup de bulle deser. Ces mots-là, est-ce qu'ils vous font pas peur pour ces enfants comorien qui vivent dans les bidonvillees à Mayot ? Mais en fait, je pense que faut quand même remettre les choses en Cancha est un journal satirique, hein. C'est c'est pas la Bible juste là.

Oui, ils sont sérieux mais enfin l'écriture n'est pas est volontairement trancière et c'est le style du canard que je lis et que je trouve formidable. Enfin, c'est pas le descriptif. C'est pas le descriptif, c'est pas le descriptif de la situation. Faut quand même comprendre que les destructions d'habitat clandestin d'habitation illégal sont euh courante à Mayotte parce que le problème de l'habitat illégal et prédominant. On parle d'environ 15000 bâtiments en tôle qui sont construits illégalement sur des terrains privés ou publics par des personnes qui sont en train de voler ces terrains. Donc les autorités préfectorales ont souvent enfin essayent régulièrement de détruire ses habitations.

Donc effectivement si vous voulez rendre le terrain à son propriétaire vous devez utiliser bulldozer pour détruire les les bâtiments tô sinon les personnes retournent dedans. qu'on mobilise la force publique pour exécuter des décisions de justice ne me choque pas. C'est quand même on n'est pas sur Mars. Il ne faut pas croire que ce sont des policiers ou des gendarmes qui se lèvent le matin et qui vont aller attaquer des maisons privées. Pas du tout. Ce sont des terrains qui ont été repérés, des habitations qui ont été visitées par des acteurs sociaux pour aller faire le recensement pour protéger les pour proposer les relogements lorsque ces personnes y ont droit.

et qu'elle se déclare en situation irrégulière lorsque c'est le cas. Et certaines sont déjà reconduites à la frontière puisque cette opération, elle a commencé més depuis quelques semaines parce que comme ça a été rendu public malgré les autorités, les enquêtes sociales ont déjà commencé donc les personnes qui sont en situation irrégulière et qui devaient être expulsé, il y en a déjà qui ont commencé à partir. Je ne sais pas si on m'entend avec la pluie. Oui, on [rires] vous entend tout à fait. On vous entend tout à fait. Les micros sont faits pour cela. Alors donc j'aimerais revenir vers monsieur Burgub.

Alors vous avez donc euh euh un certain nombre d'éléments qui vous permettent d'affirmer que cette opération est illégale et que elle bfoue les droits humains. Je voudrais qu'on entre dans le détail parce que effectivement euh euh à la surface, on peut considérer que c'est une mesure administrative. Qu'est-ce qui vous inquiète ? Je crois d'abord qu'il faut bien que mon interlocutrice comprenne que la CNCDH n'est pas une des associations contre lesquelles elle lutte. C'est une institution de la République dont les membres outre les personnes physiques dit personnalité qualifié sont certaines des associations.

Mais il y a aussi par exemple, on a pas parlé la Simade pour les protestants, le secours catholique pour les catholiques qui ne sont pas des associations dites islamogauchistes ou droit de le myste. des associations sérieuses qui font un travail de terrain et qui nous ont alerté depuis longtemps sur les difficultés particulières dans ces situations d'expulsion. Je l'ai dit d'emblé, le problème n'est pas de dire qu'il ne peut pas y avoir d'expulsion à Mayotte. Il n'y a pas de raison. Le problème c'est que si on les fait, si on doit en faire, on doit en faire sûrement, il faut les faire en respectant la loi.

Il n'y a pas deux lois, une loi française pour la métropole et une loi pour Mayotte, même si Mayotte connaît des aménagements spécifiques, notamment sur le droit du sol et dans d'autres circonstances. Lorsque l'on expulse des familles, le préfet doit prendre des précautions en matière d'éloignement pour que cet éloignement ne constitue pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée.

C'est l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et mon interlocutrice soulevait le point que Mayotte est reconnu comme faisant partie du territoire national et donc soumis à l'application de la Convention européenne des droits de l'homme, même si cela peut paraître curieux pour des observateurs éloignés ou étrangers. Par conséquent, cet article 8 celui de l'absence d'atteinte excessive aux personnes éloignées et notamment au respect de la vie privée, à la situation des mineurs s'applique et doit s'appliquer à Mayotte comme elle s'applique sur le territoire métropolitain. C'est cela que nous dénonçons. Nous savons la pression migratoire qui s'exerce sur Mayotte.

Nous savons les revendications des Comorp Mayotte et son appartenance au territoire français. Mais la Commission nationale consultative de droit de l'homme que j'ai l'honneur de présider n'est pas un organisme politique. Nous ne faisons pas de politique. Nous veillons à ce que les autorités françaises respectent leurs obligations en matière de de droits humains, de droits fondamentaux, de ce qu'on appelle les droits de l'homme, mais on dit plus généralement aussi les droits fondamentaux. Or, ce respect des droits fondamentaux, il a sa place à Mayotte. Sans doute, n'est-ce pas facile ? J'en conviens volontiers.

Sans doute, y a-t-il des situations difficiles à démêler puisque des comoriens non maoris sont installés depuis un certain temps à Mayotte, mais c'est le problème à la fois de la police et surtout de la justice de s'en préoccuper. Or, ces moyens à Mayotte, comme d'ailleurs sur une bonne partie du territoire national sont insuffisants. Il n'y a pas qu'à Mayotte que l'on se plaint du nombre insuffisant de juges. On s'en plaint aussi dans beaucoup de parties du territoire métropolitain ou dans d'autres départements d'autres mer. Pour autant, ça n'est pas une raison pour dire il n'y a pas assez de juge, et bien on va s'en passer.

Non, le juge doit donner son avis et l'expulsion massive est une atteinte manifestement excessive au droits des personnes éloignées. Cela peut se comprendre et c'est l'honneur de la France et l'honneur des Maoris de penser que même à Mayotte, on respecte les droits fondamentaux. Alors, selon l'association Utopia 56, [rires] Gérald Armana organise une rafle d'une ampleur sans précédent afin de saturer la justice et ainsi contourner l'état de droit pour expulser à tour de bras.

Utopia 56 dénonce aussi les prémisses d'une immonde opération de communication parce que effectivement nous sommes en France et en France en ce moment bah il y a des batailles politiques et un nombre d'observateurs a l'impression que le gouvernement instrumentalise Mayotte pour envoyer des messages à certaines parties de l'opinion publique métropolitaine.

Est-ce que vous n'avez pas aussi l'impression quelque part d'être euh un enjeu, un prétexte et même un cobail de des de de de des opérations menées par le gouvernement français dans la mesure où c'est le même gouvernement qui ne construit pas assez de logements sociaux à Mayotte, qui ne euh qui n'envoie pas assez de fonctionnaires, qui est défaillant dans le casre de la scolarisation et finalement quelque part accuser les comoriens en situation irrégulière d'être ceux qui empêchent Le gouvernement de faire ce qu'il doit faire, c'est aider ce gouvernement d'une certaine manière. Madame Youssoufa.

Alors, je je vais je vais quand même répondre à à mon interlocuteur parce que quand la LICRA dénonce le dérapage alarmant de le CNDCH, je crois que vous avez même au sein de vos membres certains qui vous rappellent que vous faites effectivement de la politique. Maintenant, pour parler de l'article 8, pour parler de l'article 8, je vous ai pas interrompu. Non non non non. En fait, je vais terminer ma phrase parce que bah si, mais c'est sorti le communiqué tout à l'heure. Donc en fait, vous pouvez le contester, vous réglerez vos comptes en interne. Mais en fait, c'est assez clair. C'est assez clair. Je pense qu'il y a eu un rappel assez clair. Je vais terminer ma phrase.

Je vais terminer ma phrase parce qu'en fait non, l'article 8. Je reviens sur les points qui ont été parce qu'en fait vous m'avez donné la parole, monsieur l'interront et maintenant vous la reprenez. Monsieur, vous venez de faire votre aurez un peu la courtoisie. vous aurez la courtoisie de me laisser répondre. Vous m'avez interrompu'arrêre la mauvaise fois. Là pour organiser le débat, il y a un sujet, il y a deux sujets dans le sujet. Premièrement, vous avez accusé la CNCDH de faire la politique et deuxièmement, vous avez parlé défendu d'en faire. Donc je j'explique pourquoi est-ce que au sein même de la CNDCH LaLAL LICRA a dénoncé le fait que la CNDCH fait de la politique. Mais je passe.

Non non non non non je parle non non non non parce que je vais pas m'égarer là-dessus. On va revenir sur l'article 8 de la convention des droits de l'homme au niveau européen auquel monsieur a fait référence. Cet article dit toute personne au droit à droit au respect de sa vie privée et familiale de son domicile et de sa correspondance. C'est la première phrase que vous avez à plusieurs fois évoqué ici et dans votre courrier avec le ministre d'Armanin. Mais on a une petite invocation sélective parce que la suite de cet article c'est écrit.

Il ne peut y avoir ingence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi qu'elle constitue une mesure qui dans une société démocratique est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé, de la morale ou de la protection des droits et des libertés d'autrui. Je reviens à la situation de Wambouchou à Mayotte. C'est la défense, la protection de la santé. Les bidonvillees sont des nid épidémiques à Mayotte. C'est connu, reconnu, dénoncé par la RS à Mayot.

D'abord pour les bidonville, mais ça veut je réponds au point de dire il ne faut pas détruire les bidonvillees. CF article 8. Article 8 dit on peut absolument intervenir. L'État a le droit d'intervenir dans la mesure où il s'agit de protéger la santé, la sécurité publique puisque ces zones abritent des chefs de bande qui sèent la terreur et la mort à Mayotte. que les forces de l'ordre dont vous avez parlé dont certaines le GIGN et le RAID sont à Mayotte pour protéger procéder aux arrestations de ces personnes qui mènent des gangs et qui sèent la terreur et qui se cachent dans les bidonvillees.

L'autre élément qui permet à l'État d'agir dans ces bidonvillees et qui permettent l'opération bouchou, c'est la protection des droits et des libertés d'autrui, c'est-à-dire la protection des droits et des libertés des propriétaires de ces terrains. Vous comprenez bien que c'est pas l'arge de Non non non non monsieur monsieur c'est un droit en fait. On ne peut pas parler de l'article 8 de la Convention européenne en disant ça protège les bidonvillees alors que non. Cet article inclut l'ordre public comme de l'ordre de la santé publique. On ne peut pas nous invons vous pouvez pas reprendre des argumentaires en fait partiaux et que quand on vous porte pas des argumentaires partiaux.

Je développe mon propre point de vue en tant que journaliste au médias. On peut tout à fait être pour la destruction des bidonvillees et le relogement des habitants des bidonvilles et pas forcément leur expulsion. Il n'y a pas soit on expulse les immigrants illégaux, soit on les Mais les deux sont prévus dans l'opération. Pardon, mais ceux qui ont droit au relogement sont ceux qui sont en situation régulières et qui ont des droits. Ceux qui ne sont pas en situation irrégulière sont expulsés. On ne peut pas créer du droit. Pardon monsieur, mais on ne peut pas créer du droit en cours de route. On peut pas s'appuyer. Non non non.

On peut pas s'appuyer sur le dans un argumentaire en disant c'est le droit et puis quand le droit n'est pas là, on en invente. Vous comprenez qu'en fait on n'est pas quand même dans l'anarchie la plus totale la Mayillotte. On peut pas dire je vais aller voir un juge et puis après mais en fait si le juge n'a pas les outils, je je m'en je m'en débarrasse. Vous voyez enfin il peut demander plus de juges. Dans un communiqué datant du 31 mars 2023, l'UNICEF fait part de son UNICEF, c'est pas une ONG droit de l'OM. Elle fait part de son inquiétude quant à cette opétouchou. Sa principale préoccupation concerne les droits des enfants étrangers qui seraient bafoué à Mayotte par les services publics.

Oui. Est-ce que la protection de l'enfance et l'intérêt supérieur de l'enfant, est-ce que ce sont des arguments que vous entendez ? Est-ce que vous les balayez de revers la main ? Je répète répète monsieur, je vous répète monsieur ce que je vous ai dit tout à l'heure et que personne ici ne veut entendre. Il y a à Mayotte plusieurs milliers d'enfants qui sont au jour d'aujourd'hui en danger, abandonnés par leurs parents. C'est vu su et connu des autorités comme des associations qui sont membres de la CNDCH.

À aucun moment ces associations n'ont demandé que ces enfants soient pris en charge dans l'hexagone ou à la Réunion où il y a des structures publiques suffisantes et calibrées pour les prendre en charge. Je ne peux pas entendre monsieur pardon. Ce sont des comoriens qui les ont abandonnés et qui sont repartis au comor. Ah non mais je moi je veux bien entendre tout mais on peut pas nous accuser à Mayotte sans connaître la réalité de la situation. La réalité de la situation, c'est que quand les parents sont arrêtés, ils laissent les enfants derrière parce que ces enfants permettent à toute la famille d'accéder à la nationalité une fois qu'ils ont 18 ans.

On est à Mayotte face à un phénomène inhumain de parents qu'il préfèrent nier qui ont des enfants plutôt que de les emmener lorsqu'ils sont expulsés puisque le droit empêche qu'ils puissent avoir une une expulsion de l' sans sans les parents pour un mineur. Je je vous rappelle le droit. Il ne peut pas y avoir d'expulsion de mineur si le parent n'est pas présent. À Mayotte, lorsque les parents comoriens sont arrêtés, ils préfèrent avec leur enfant, ils préfèrent dire que ce n'est pas leur enfant. Et ça génère aujourd'hui. Ça génère aujourd'hui, monsieur, ça c'est un cas de conscience pour ses parents qui préfèrent laisser abandonner leurs enfants et qui le laissent à la communauté publique.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est avec des dizaines de milliers d'enfants, des mineurs qui se sont constitués en bande pour beaucoup d'entre eux. qui sont dans une détresse absolue et que ces associations ne demandent rien pour eux si ce n'est de dire les autorités à Mayotte doivent les prendre en charge. Je rappelle je rappelle non parce qu'en fait c'est un procès qui nous est fait qui est insupportable. Je rappelle que la dépense de l'État à Mayotte est la plus petite dépense de l'État par habitant en France. Que l'État pardon monsieur. Non mais en fait là c'est pas une question de fond. C'est une question de dire vous avez 10 plus de 10000 enfants qui sont en situation d'urgence.

Là, je pense que monsieur sera d'accord. Enfin, là peut-être on peut se retrouver et que en fait ces associations, il y a pas un mot sur leur situation, il y a pas une seule fois ces associations qui se sont levé pour dire point aérien point non pour dire ce terrain, ce territoire c'est la France. La France doit les prendre en charge. Mais pourquoi vous voulez qu'on les enlève de maillot ? Oui, ben c'est vrai parce que en fait la situation de détresse dans laquelle ils sont n'est pas suffisamment grave pour que le reste de la France s'en préoccupe.

C'est là où je voulais vous emmener parce que en fait c'est c'est magnifique parce que à Mayotte il y a pas d'eau, il y a pas assez d'école, il y a qu'un seul hôpital qui est complètement saturé. On n'est pas en capacité de les accueillir, on n pas la place en fait. Combien de temps combien de temps vous mettez d'ici là ces enfants ? Ils sont dans des familles d'accueil, ils sont à 10 12, il y en a qui sont des enfants des rues, donc la situation d'urgence, elle est réelle. Et là par contre subitement, vous avez moins de bonnes intentions pour les prendre dans l'hexagone ou à la réunion.

Vous voyez, c'est là où nous à Mayotte, on narrive plus à entendre, on narrive plus à entendre ces arguments parce que la la bonne intention, le le votre bonnes intentions s'arrêtent quand il s'agit de faire votre part au niveau national, quand il s'agit qu'il ait la la continuité quand il s'agit de faire la continuité territoriale pour la solidarité nationale et prendre en charge les mineurs comoriens, il y a personne, ni à Paris, ni à Marseille, ni à la Réunion.

Et là, vous nous regardez et vous regardez Mayotte et puis vous dites "Vous gérez le lacnch." toutes les associations, il y en a pas une pour faire pression pour le gouvernement pour dire cette situation à Mayotte, elle est inhumaine pour les migrants, pour les mineurs, prenons-les parce que nous avons les institutions. Je rappelle que la prise en charge des migrants ukrainiens a largement démontré qu'il y a la capacité en France de faire face à un flux migratoire important et de déployer tous les efforts nécessaires.

Donc tant que l'hexagone, la Réunion, les autres départements ne prendront pas en charge leur part nécessaire du fardeau migratoire de Mayotte, on ne peut pas venir nous donner des leçons. Est-ce que la contradiction principale n'est pas le fait que Mayotte est une île des Comor qui a été finalement francisée et que ça crée une situation géographique intenable ? C'est-à-dire on y est.

Bah oui, parce que en fait quand on est en 1841, le premier territoire de l'archipel des Comor, un archipel géographique qui est français, qu'on qu'on choisit par le vote lors des indépendances de rester français mais en fait c'est pas audible parce que quand on pose la question de l'indépendance Mayotte dit non, on peut respecter ce choix. À quel moment est-ce que ça devient bah non mais parce que là vous êtes en train de de le remettre en question. Je vous rappelle l'histoire de l'archipel des Comors. L'archipel des Comor est une construction est un ensemble géographique qui est une construction politique unique purement coloniale.

C'est-à-dire que on ne peut pas en tant que comorien venir expliquer au Maoré qu'il y avait eu un état comorien avant parce qu'en fait c'est faux, c'était la période des sultans batailleurs. Il y a pas eu d'unité ni de création comorienne si ce n'est sous le protectorat français. Et en fait quand les Maoré ont décidé qu'ils ont été consultés comme le reste des habitants de l'archipel des Comors, les Maoré ont dit non. Donc en fait à un moment on peut pas se dire je défends les droits de l'homme, je défends la démocratie et je m'assois sur un vote.

Parce queen fait les Maoré ont eu le territoire français le plus consulté de l'histoire pour notre choix et on l'a réaffirmé à de nombreuses reprises. On ne veut pas, on n'a jamais été, on ne sera jamais comorien. Donc à un moment, je ne sais pas à quel moment géographiquement Oui, mais comme les Antilles, vous voyez, comme les Antilles, il y a des il y a des dizaines d'îes dans les Antilles et c'est pas une seule unité politique. Si vous allez sur ce terrain de dire l'unité territoriale, l'unité linguistique, l'unité culturelle font un seul et même ensemble, je vous rappelle que c'est quand même la théorie de l'Anchlous d'Hitler et que sinon la France c'est aussi la Walloni.

C'est aussi la Walloni. C'est l'Anchelouser regarder. Sinon, c'est la France, c'est aussi la Walloni et la Suisse-ome. Vous comprenez ? On peut pas simplement se baser sur une logique de proximité géographique, de proximité culturelle et de liens familiaux pour dire c'est un seul et même ensemble. Le conflit et la difficulté avec les comores, c'est un problème politique. Ça n'a rien à voir. C'est deux deux populations qui ont choisi un destin politique différent. les les immigrés illégaux à Mayotte, ceux qui espèrent pour leurs enfants une éducation à la française, une santé à la française et un mode de vie à la française.

Vous pensez que ce sont les agents perturbateurs envoyés par l'État des des con ? Mais c'est pas c'est pas que je c'est pas que je pense, c'est pas des agents, c'est la question de l'instrumentalisation des flux migratoires. C'est défini par l'OTAN. Pardon monsieur, mais en fait vous me posez une question. C'est défini par l'OTAN. comme par l'Union européenne comme un moyen de déstabiliser une zone. C'est défini comme une menace hybride par l'OTAN et l'Union européenne. Moi, je veux bien toutes les contestations possibles. Donc en gros, il faudrait faire la guerre au comor, monsieur. C'est pas du tout ce que je viens de dire.

Je viens de vous dire que ce sont les comorts qui nous font la guerre à Mayotte. C'est ça ce que je suis en train de vous dire que vous avez et vous avez encore le communiqué du président Azali. Vous avez encore le communiqué de la présidence comorienne. Il y a deux jours qui réaffirment que Mayotte est comorienne, que les comoriens qui sont à Mayotte ne sont pas en migration, qu'ils sont chez eux. C'est écrit noir sur blanc. Moi, je veux bien entendre tout le déniot n'est pas le seul territoire français qui est ouvertement revendiqué par une puissance étrangère. C'est le cas.

Mayotte est un territoire français habité depuis 1841, qui est français par le choix de ses habitants, qui est contesté par un voisin qui envoie sa population depuis une quinzaine d'années par millier, qui les envoie à la mort, qui nourrit un trafic humain abject et que quand on défend cette logique migratoire qui n'a pas de sens si ce n'est un projet politique piloté par les autorités comoriennes, on est contre Mayotte française, on est contre la République parce que la République a des frances a des frontières sauf nouvel ordre.

Maintenant, si vous êtes en train de me dire ce que nous à Mayotte, on ignore, qu'en fait on n'est pas français et que les frontières ont été abolies, en fait je pense qu'il faut juste nous faire un mémo et puis que ce soit rendu public, ce soit écrit dans la loi. Mais sauf erreur, on est toujours un territoire français, il y a toujours des frontières et les comores sont indépendantes, grand bien leur en face, mais Mayotte est française et les Comoriens qui sont à Mayotte sont s'ils n'ont pas de visa, en situation irrégulière.

Et je ne comprends pas ce discours qui laisserait entendre que c'est de la xénophobie ou que c'est manqué de respect pour les droits humains que de rappeler ces fondamentaux qui sont la règle de la République. Non mais ce qui est troublant c'est que on entend donc d'une personne qui a en fait vous parlez à peu près de des personnes qui sont à la même origine que vous, à peu près de vos cousins comme le Rassemblement national peut parler des immigrés en France en disant qu'en gros sont les pays africains qui dans un dessin politique essayent d'envahir la France. C'est assez troublant pour quelqu'un vu de Paris. Bah pardonnez-moi de pardonnez-moi de de venir d'une zone.

Non non mais pardon mais alors le groupe Liot liberté indépendant autre mer et territoire est un groupe parlementaire ce n'est pas un groupe partisan. Je n'ai pas de c'est un groupe parlementaire c'est pas un groupe partisan. Le RN c'est un parti politique. Je n'appartiens à aucun parti politique de un. Mais de deux monsieur je suis désolé de venir non je vais répondre à votre question. Je vais je suis désolé de venir d'une zone complexe et de vous rappeler que comme tout le monde on a une histoire.

Je vais pas vous apprendre que le continent africain a subi et subi toujours des frontières complètement aléatoires qui n'ont rien à voir ni avec l'histoire des populations, ni avec les mouvements des populations. Donc on ne va pas m'expliquer à moi, à Mayotte, que la décolonisation a été bien faite ou mal faite. Notre situation c'est que nous, Maorès et Maoré, on est français depuis 1841 et qu'on s'est battu pour le rester, qu'on a voté pour le rester et qu'on ne souhaite pas ni maintenant, ni avant, ni demain être commorien.

Je ne comprends pas pourquoi est-ce que c'est un tel une telle difficulté que de reconnaître face à un pouvoir comorien qui assume depuis 40 ans aux Nations- Unies comme ailleurs de contester le fait que Mayotte est française. Ce n'est pas une projection. Ce n'est pas une projection. Vous comprenez ? Vous pouvez pas me dire que c'est une invention telle que le font les partis d'extrême droite ou d'extrême gauche sur le le le projet migratoire des uns et des autres. C'est pas ça. Non mais c'est pas ça. Vous voyez là, vous êtes face à un état qui assume complètement une politique de colonisation par le peuplement d'une autre île. C'est assumé, c'est écrit.

Mais comment est pourquoi est-ce que vous ne pouvez pas l'admettre ? Vous ne lisez pas, vous faites votre son, vous faites et puis là, vous publiez pas quand même le communiqué des autorités comoriennes. Vous publiez pas celui le le son du président Azali qui dit hier soir aux informations, la population comorienne à Mayotte est chez elle. Et oui les migrants, vous ne relayez pas les appels à massacrer les maores et les maorées parce qu'on soutient l'opération bouchou. Vous soutenez pas la présidence que Morienne a appelé à massacré ma Non, ça c'est sur les réseaux sociaux. Par contre, il y a eu dans la presse officielle des appels à envoyer plus de quasa quissa migrants comoriens à Mayotte.

Il y a eu des appels à menacer dans les mosquées les populations maoraises en disant il faut les ramener à l'ordre. C'est ça la réalité de la situation. Donc qu'on soit dans le déni et qu'on projette a un aspect géopolitique évident parce que donc on peut pas projeter la question africaine sur l'Union africaine qui est quand même une organisation qui regroupe 54 États et actuellement présidé par le coprésident. Elle n'a pas attendu cela pour considérer les comorts comme un territoire africain. Ça l'Union africaine c'est une des plus grosses organisations interfries. Donc il y a un vrai problème territorial.

Ce problème territorial est un problème qu'on peut débattre mais aussi une question d'urgence humanitaire qu'on peut dissocier de ces problèmes territoriaux entre des États parce que l'humanité euh n'est pas je veux dire, il y a pas écrit sur le front de quelqu'un à qui vous ressemble absolument qu'il est comorien des comores et pas comorien de Mayotte. Mais je pense que le sujet là, c'est pas une question de grande fraternité de bisou là. C'est une question en fait non, c'est pas une question de d'humanité, c'est une question de droit. C'est là où je vous amène monsieur et que vous ne voulez pas aller. Je vous amène sur la question du droit et la question du choix politique.

Nous sommes tous libres de nos choix. Les Comoriens ont fait le choix de l'indépendance. Personne à Mayotte ne le conteste. Ce que nous nous ne supportons pas à Mayotte, c'est que les Comoriens contestent notre choix de rester français et que les autorités comoriennes utilise l'arme migratoire pour coloniser Mayotte et déstabiliser Mayotte. Quand vous imaginez qu'en 10 ans l'insécurité à Mayotte a explosé, que nous avions assez d'eau, parce que je pense que vous comprenez pas, aucun autre territoire dans l'hexagone ne supporterait ce que supporte Mayotte. Plus de la moitié de la population à Mayotte est étrangère en grande partie en situation irrégulière.

On est dans une situation où il y a 10 ans, il y avait pas une seule agression sur les personnes, pas une seule violence. C'est pas les statistiques de la population, c'est celles qui sont officiel. Vous comprenez ? C'est pas nous qui nous réveillons le matin et on invente un passé fictif, idylique. C'est une situation où la surpopulation subite. Je parle de 80 personnes qui entrent illégalement par bateau à Mayotte quotidiennement. quotidiennement. Je parle des naissances qui sont à Mayotte de 85 % de parturiantes comoriennes, c'est-à-dire que nos [raclement de gorge] infrastructures ne peuvent pas suivre sur l'évolution démographique imposée par l'immigration comorienne.

Et ça, personne ne veut l'entendre parce que c'est une situation qui est impensable ici dans l'hexagone. Moi, j'entends parfaitement que vous me dites l'humanité, sauf que votre humanité, elle s'arrête quand je vous dis prenez-les dans l'hexagone. Qu'il a des parents, mais en fait ses parents l'ont abandonné. Vous faites quoi ?

Mais non, mais mais vous nous dites vous nous dites il faut il faut les prendre en charge dans pour que l'enfant soit considéré comme une pupille de la nation, il faut que son caractère d'enfant abandonné ou d'enfant orphelin soit reconnu par un je et là et là vous vous trouvez mais non mais ces enfants sont placés mais non ces enfants sont placés non mais attendez et donc ils sont placés mais il est hors de question qu'ils soi placés dans l'hexagone ou à la réunion vous comprenez pourquoi vous voulez qu'on les parce qu'en placé parce qu'on narrive pas à suivre on n'arrive pas à suivre Ces enfants ne sont pas pris en charge correctement à Mayotte.

Vous avez des milliers d'enfants qui ne sont pas scolarisés, qui ne sont pas pris en charge. Ça tout de suite subitement quand je vous interpelle là-dessus là il y a plus d'humanité, il y a pas de droit, il y a moins de solidarité. Vous comprenez ? En fait, vous avez une vision, vous vous dites "C'est beaucoup plus simple d'aller expliquer au Maorès au Maoré à 10000 km comment gérer ça. Quand il s'agit que nous, on est de la solidarité nationale au niveau fiscal, il y a aucun problème.

Mayotte, on paye nos impôts, ça va alimenter les caisses à Paris, aucun souci." Mais quand il y a un sujet migratoire qui est semblable à celui qui peut se passer à l'empéusa et à l'esbos parce que je suis allée en tant que député en Grèce constater les difficultés des îles grecques, je peux vous dire que la situation à Mayotte est parfaitement semblable. Et ben là, vous entendez pas ni de prise de conscience au niveau national, ni de prise en main du sujet par les autorités nationales, ni de prise en main du sujet par les associations des droits soit tout aussi soutenu par vous avez vu vous avez vu le le Non non non, c'est pas du tout la même catégorie.

C'est pas du tout la même catégorie mais vous savez parfaitement ce que je suis en train de vous expliquer. Vous le découvrez avec moi en écoutant. Non, je découvre pas. Vous mais vous n'avez aucune idée madame, nous travaillons beaucoup sur les territoires autreem. Nous avons même une rubrique spéciale. Nous soutenons euh les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique sur les questions d'eau, sur les questions de chlore déconne et cetera, sur les questions qui relèvent des droits humains. Mais ce qui nous dérange, c'est que vous voulez dissocier les droits humains et le droit.

Et à ce moment-là, bah ça nous rappelle toutes les périodes où l'humanité a dissocié les droits humains du droit, a refusé de faire évoluer les droits face à l'évidence des droits humains. Bah, ça nous conduit forcément à la tr mais on sera pas d'accord dessus. Je pense que vous avez donné euh votre point de vue. Et avant de terminer ce débat, je voudrais permettre à monsieur Burgub Buru de vous répondre sur la question euh sur votre accusation selon laquelle le la CNCDH fait de la politique et a été euh dénoncé en cela par le euh [gémissement] la la LICRA. Je pensais participer à un débat. Cela n'a pas été un débat. Ça n'est pas votre faute, monsieur.

Euh madame, vous faites de la politique, c'est normal. Vous êtes député. Moi, je ne fais pas de politique. Madame, vous comprenez ce que je dis et je ne suis pas une association droit de le myste. Je suis président d'une institution de la République. Est-ce que vous pouvez comprendre cela ? Vous me demandez si j'ai l'intelligence suffisante pour suivre vos propos. Non, si vous comprenez ce que je vous dis. Oui, vous interrogez ma capacité à entendre ou à écouter. Non, c'est pas ça. Ne trahissez pas mes propos. Vous m'accusez d'être une association. Je ne suis pas une association. Non, j'ai dit tout à l'heure que vous étiez une institution. Vous êtes une institution.

Vous êtes une institution républicaine. Je l'ai dit tout à l'heure. Bien. Cette institution a provocation de faire respecter les droits fondamentaux éventuellement en s'opposant au gouvernement. Je prends un exemple de droit. La France a signé la Convention européenne des droits de l'homme et aussi curieux que cela puisse paraître pour certains, mais nous pensons au contraire que c'est positif. Cette convention en peine des droits d'homme même s'applique aussi à Mayotte. L'article 4 du protocole numéro 4 de cette convention interdit les expulsions collective d'étrangers.

[grognement] Alors si nous sommes en France comme vous aimez à le dire et comme je partage ce point de vue, on ne peut pas respecter le droit si on organise une expulsion collective d'étrangers. La Cour européenne des droits de l'homme s'est penché sur ce problème et a admis que certaines expulsions puissent avoir lieu à condition qu'un juge intervienne et qu'il puisse sur une un examen raisonnable de la situation décider s'il y a lieu de procéder à cette expulsion. Or, l'opération projetée ne répond pas à ces critères fondamentaux. C'est ce que je critique.

C'est ce que la Commission nationale consultative des droits de l'homme composé non pas d'association droit de l'homiste, mais de plus de 64 personnes dont un député, un sénateur, un membre du conseil économique et social et également le défenseur des droits. On va libérer madame Estelle Youssoufa. Oui, mais le débat n'aura pas eu lieu, voyez-vous. [grognement] Bon, on va peut-être essayer de le refaire dans des conditions plus apaisées. Merci beaucoup euh madame Youssoufa d'avoir été euh partie de ce débat peut-être manqué. Et donc ben je retourne vers vous monsieur Jean-Marie Burgub. Je rappelle que vous êtes le président de la commission nationale consultative des droits de l'homme.

La question justement de la nature de cette commission a été posée tout au long de cette discussion et donc j'aimerais qu'on revienne sur le rôle de la commission nationale consultative des droits de l'homme qu'on confond à tort avec le défenseur de droit des droits à la ligue des droits de l'homme et cetera. Quelles sont les prérogatives de l'institution que vous dirigez et dont nous aurons peut-être grand besoin à ce moment ? Oui. Avant de répondre à votre question, je voudrais un peu faire un peu d'histoire.

La CNCDH, on dit CNCDH pour aller plus vite, Commission nationale consultative des droits de l'homme a été créée sous l'impulsion de René Cassin, prix Nobel [raclement de gorge] de la paix en 1947. Ça n'est pas quelque chose de récent. Le défenseur des droits de l'homme est beaucoup plus récent. le défenseur des droits. Et cette commission qui existe donc déjà depuis plus de 70 ans a pour mission de conseiller d'une manière indépendante les pouvoirs publics en matière de respect des droits fondamentaux. Les membres sont nommés par le premier ministre et le président que je suis également, mais une fois nommé, notre indépendance reste entière.

Et effectivement, si parfois nous donnons, si j'ose dire une bonne note au gouvernement, le plus souvent nous lui faisons soit des suggestions contraires aux orientations qu'il prend, soit même des reproches. Nous produisons des avis qui sont publiés au journal officiel et nous publions chaque année un rapport de plus de 300 page sur la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations en France. Et le président que j'ai l'honneur d'être a le droit de publier des lettres, d'écrire une lettre au ministre, au premier ministre pour attirer son attention sur telle ou telle situation. C'est bien ce qui nous amène aujourd'hui ce soir.

C'est la lettre que j'ai adressée à monsieur Darmana sur ce projet Wambouchou d'expulsion collective. Si je dis que et je l'ai dit à plusieurs reprises mais madame [raclement de gorge] n'a pas voulu m'entendre que nous sommes pas contre le principe d'une expulsion. Nous rappelons que en cas d'expulsion et encore plus en cas d'expulsion collective, il y a des règles de droit à respecter. J'entends bien que ces règles seront difficiles à respecter à Mayotte comme elle le serait d'ailleurs sur le territoire métropolitain. Ça n'est pas une raison pour dire mais on peut pas les respecter, on le fait quand même. On essaie de trouver des solutions et moi CNCDH bien sûr je n'ai pas de solution.

Je n'ai pas les moyens ni financiers ni humains pour mettre en œuvre des solutions comme celles de pouvoir trouver d'autres logement pour ces personnes qui doivent être expulsées. La pression migratoire comorienne sur Maor sur le territoire maoris est connu. Mayotte souffre de cette situation. Le fait de savoir qu'elle souffre de cette situation n'est pas de dire on va procéder à des expulsions massive qui sont contraires au droit. Madame faisait allusion à l'anchlous qui a été un drame bien sûr qui a précédé d'autres drames de la deuxième guerre mondiale. Mais les expulsions massives d'étrangers se sont aussi produites à ce moment-là.

Elle constitue aussi des drames pour les citoyens qui en sont les victimes. La solution n'est pas facile, elle n'est pas simple. Si je reviens à l'action plus générale de la CNCDH, nous agissons dans tous les domaines des droits fondamentaux. Nous nous sommes préoccupés de la situation des Français les plus pauvres ou les plus démunis pendant la période de pandémie que nous avons connu. Nous avons publié un avis sur la fin de la vie alors que le président de la République a nommé une commission de citoyens. Nous avons nous aussi réfléchi sur la question. Nous réfléchissons au problème du mal logement en France métropolitaine car il existe aussi.

Nous nous sommes préoccupés à plusieurs reprises de la situation des enfants syriens. La population française a tendance à dire "Laissons ces enfants en Syrie." Alors que ces enfants sont les enfants de personnes un père le plus souvent mort au combat pendant le terrorisme de la guerre du djihad avec une mère qui ou bien n'était pas terroriste elle-même ou bien elle l'était. Mais dans tous les cas, ces enfants, eux ne sont pas coupables. Et si on fait souffrir ces enfants, ce serait la première fois dont les parents sont allé combattre en Syrie. Oui, exactement. Ce sont des Oui, ce sont les enfants français retenus dans les camps en Syrie. Il y a pas on ne parle pas des enfants syriens.

Si je dis enfants syriens, c'est une erreur ou c'est pour aller plus vite. Ce sont des enfants français. Ils sont français par leur père ou leur mère ou les deux et ils sont retenus dans des camps en Syrie. Nous avons demandé leur rapatriement et peu à peu ce rapatriement s'effectue un peu au compte goutte bien qu'il y a eu des rapatriments de 30 ou 40 enfants récemment. Nous nous sommes préoccupés des risques de l'intelligence artificielle sur les libertés individuelles.

Nous avons, j'ai dû écrire à monsieur d'Armanin sur le projet de loi sur la préparation des Jeux Olympiques et paralympiques parce qu'on veut mettre pour un motif de sécurité à cette occasion des mesures de contrôle avec des caméras automatiques et augmenté avec la reconnaissance faciale comme cela se fait en Chine et donc mettre la population sous ce contrôle. La sécurité est normale, mais il y a des limites dans les mesures de sécurité, dans le respect du droit des citoyens. Voilà le rôle quotidien de la CNCDH. Nous sommes un peu, je le dis parfois, un lanceur d'alerte institutionnelle. Nous alertons le gouvernement.

Nous alertons lorsqu'il y a un relais par les médias et je vous remercie de votre invitation la population sur des risques de dérive par le gouvernement qui est pourtant un gouvernement démocratique le risque de dérive sur le respect des droits humains. Cela, j'aurais voulu pouvoir en parler avec madame la députée mais manifestement elle ne voulait pas l'entendre. sa situation est délicate car il est vrai que les problèmes sont très importants à Mayotte mais on ne règle pas ses problèmes important en créant d'autres problèmes plus graves encore.

Alors on aimerait revenir avec vous sur une actualité qui inquiète beaucoup les associations de droits humains et plus globalement les personnes attachées au au droits humain à l'état de droit. la LDH, la Ligue des droits de l'homme qui n'est pas donc la commission nationale constatée les droits de l'homme qui est une association. La LDH est actuellement dans le collimateur de l'exécutif, ce qui vous a fait réagir notamment sur les réseaux sociaux. Je vous propose de réécuter les propos de Gérald d'Armanain. C'était lors de son audition au Sénat. Mais c'est ça.

Alors, vous parlez de la Ligue des droits de l'homme, je connais pas les subventions données par l'État, mais euh effectivement, je pense que ça mérite euh ça mérite d'être d'être regardé euh dans le casadre des actions qu'ils ont pu mener, mais je rappelle que beaucoup de collectivités locales aussi les financent. Voilà. Non, mais je je le dis au représentant des collectivités locales également que vous êtes. Voilà. Donc, euh, ce n'est pas qu'une question, il y a pas que l'État. Alors, ces propos de Gérald d'Armanain ont suscité un véritable tolet mais n'ont pas empêché la première ministre Ellisabeth Borne de renouveler son soutien à Gérald Armanin. C'était aujourd'hui au Sénat.

Pour revenir sur la Ligue des droits de l'homme, je connais l'histoire de cette grande association. Pendant longtemps, l'histoire de l'émancipation républicaine et celle de la LDH se sont mêlées. L'universalisme était un terro commun. Il y a toujours eu des débats exigeants, des confrontations. Parfois, sans remonter à l'affaire Drefus, je pense à l'engagement de Madeleine Roberou et de maître Henri Leclerc. Quand je regarde l'appel au soutien à la LDH à la une de l'humanité ce matin, je crois qu'au fond, c'est essentiellement à cette histoire collective que les signataires disent leur attachement. J'ai beaucoup de respect pour ce que la LDH a incarné.

Je ne comprends plus certaines de ces prises de position. Cette incompréhension n'est pas nouvelle. Elle s'est fait elle s'est fait jour dans ses ambiguïtés face à l'islamisme radical et elle s'est confortée depuis quelques mois.

59:00
Non speech

[applaudissements]

59:05
Locuteur

Donc c'était aujourd'hui Elisabeth Borne au Sénat. Euh je sais pas si vous avez déjà entendu euh ces propos. Est-ce qu'on peut dire que le gouvernement a fait le choix de criminaliser la contestation ? En tout cas, c'est ce que disent certains certains universitaires, certains chercheurs. Non, je je ne le pense pas. Le débat est venu bien sûr des violences exercées lors à Saint-Soline sur le problème des mégabase. La réaction du ministre de l'intérieur et des outres maires et comme souvent à son habitude un peu outrancière mais il fait son métier de ministre de l'intérieur.

J'ai adressé vendredi 7 avril dernier une lettre à madame la première ministre pour lui demander non pas de recadrer son ministre de l'intérieur mais de modérer peut-être son expression. Et dans une lettre qui fait à peine un peu plus d'une page, j'ai dès le deuxième alinéa de cette lettre dit que je ne prenais pas nécessairement partie de toutes les prises de position de la LDH car il est vrai que la LDH peut avoir changé depuis qu'elle défendait le capitaine Drefus. mais que même si je ne participe pas de toutes ces prises de position, c'est une des associations comprises dans la CNCDH que je préside et par conséquent, je me dois de défendre le principe de sa liberté de parole.

Si elle prend des positions que je ne partage pas, je le dis et même je le soulligne. Mais le principe pour un ministre de dire attention, voilà une association qui n'est pas n'importe laquelle, qui s'est sans doute radicalisé mais dont je ne partage pas les opinions, je vais lui couper les vivres, ça n'est pas à l'honneur de la France. Bah euh vous parlez des positions de la LDH qui peuvent avoir à changer. On peut vous reprocher également vous retourner cette critique puisque euh la LICRA par exemple estime que en tant que CNCDH bah vous êtes radicalisé aussi.

Est-ce que c'est le temps la radicalité démocratique ou je je vais vous dire la LICRA fait des observations sur le fait que j'ai écrit cette lettre à la première ministre. Il me semble d'une part que la licra n'a pas lu le deuxème aligné de ma lettre. Je dis bien c'est le deuxème parce qu'il est tout au début de la lettre et il gouverne ma lettre car je parle sur les principes et non pas sur les positions de la LDH.

La deuxième chose est plus triste, j'ai au sein de la commission que je préside des associations respectable chacune pour ell mais qui ne s'entendent pas entre elles et qui parfois ne se font pas la guerre non mais expriment des positions contraires qui ne facilitent pas le travail au sein de ma commission. Et moi, il faut que je gère tout cela. Mon travail, c'est de faire en sorte que la commission puisse défendre une manière globale et sans prendre le parti de l'une ou de l'autre des associations qui la composent.

Et alors qu'il y a aussi une autre composante qui est de personne physique, des professeurs de droit, des magistrats, que je puisse donc faire en quelque sorte le lien entre toutes ces associations pour que elles puissent sous ma présidence faire respecter les droits de l'homme et rappeler le gouvernement lorsque justement il risque de ne pas les respecter. le fait que telle association soit en difficulté avec tel autre, la LICRA avec tel autre, la LDH avec tel trisè, cela c'est le quotidien de mes difficultés. Je préfère les garder à l'intérieur mais il a bien fallu que je prenne position.

Si je n'étais resté silencieux, on aurait pu penser que j'approuve le fait pour le gouvernement de menacer de couper des subventions à une association. Or, s'il propose ou s'il menace de le faire pour la LDH aujourd'hui, pourquoi ne le ferait-il pas demain pour la Simade chez les protestants ? pour le Secours catholique chez les catholiques, pour ATD carmonde ou pour France terre d'asile pour toutes ces associations qui se préoccupent notamment des migrants. Voyez-vous, c'est une question de principe.

alors que le défenseur des droits qui est une institution importante de la République s'occupe des demandes individuel de tous les citoyens français qui posent des questions en matière de droit de l'homme, moi je suis incompétent pour les recevoir les demandes individuelles, mais je dois veiller au contraire au respect des grands principes. C'est ma mission. Ben merci beaucoup et bon courage dans votre mission. Donc monsieur Jean-Marie Burgubburu, président de la commission nationale consultative des droits de l'homme qui était avec nous aujourd'hui sur Toujours Debout. Merci à vous toutes et tous d'avoir suivi ce direct un peu spécial de ce soir. C'est maintenant à vous de jouer.

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