Mobilisation du 24 octobre, revendications salariales... Le "8h30 franceinfo" de Sophie Binet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce qu'à vos yeux ce genre de décision met la démocratie en danger ?
- 0:55RelanceRéponse directe
Il y a un sujet sécuritaire tout de même quand on voit les débordements qu'il y a pu avoir le week-end dernier avec des rassemblements spontanés. Et c'est notamment ce que redoute le gouvernement avec ces mesures d'interdiction.
- 1:40OuverteRéponse partielle
Sur les manifestations, vous disiez qu'à Caen ou Chambéry, vous aviez déposé des demandes de manifestations qui avaient été refusées. Le Président, on l'a entendu à l'instant, dit dans ces cas-là, on propose des parcours alternatifs. Est-ce qu'il y a des discussions tout de même avec les autorités pour permettre aux manifestations que vous, vous voulez organiser de se tenir malgré tout, même si ce n'était pas le parcours original ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Sur les manifestations, vous disiez qu'à Caen ou Chambéry, vous aviez déposé des demandes de manifestations qui avaient été refusées.
- 4:36FerméeÉludée
Vous appelez à la grève générale ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Sur la question des salaires qui est une question au cœur aussi des journées de mobilisation de demain et du week-end dernier, il y a la question de la réponse aussi du gouvernement sur la crise de la vie chère et aussi la réponse des entreprises. Vous demandez, vous, aux entreprises de faire un geste comme les syndicats.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Oui, c'est très grave. Je pense que c'est assez inédit. La liberté de manifester c'est le fondement d'une démocratie. »
- 0:44Invité politiquePromesse
« Moi le message très simple que j'ai à passer au gouvernement c'est s'il veut annuler les manifestations ce week-end, il a la solution. Il suffit de répondre immédiatement aux revendications et il n'y aura pas de manifestations ce week-end. »
- 1:05Invité politiqueFait
« ce qui s'est passé le week-end dernier est grave. C'est la responsabilité du gouvernement pour deux choses. D'abord parce que c'est le résultat de dix ans de colère causée par dix ans de violence macroniste, de passage en force, de mépris, d'humiliation des travailleurs et des travailleuses et de mesures toujours au service des plus riches qui ont appauvri les travailleurs et les travailleuses. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Et ensuite parce que manifestement, samedi dernier, il y a eu un gros problème dans la stratégie du maintien de l'ordre. »
- 1:31Invité politiqueFait
« C'est quand même un comble que non seulement on ne réponde pas aux revendications sociales, mais en plus on interdise aux travailleurs et aux travailleuses, aux jeunes, de manifester pour exprimer ces revendications. Là, c'est un tournant qui est inquiétant. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Oui, des manifestations de la CGT dans certaines villes sont interdites. Oui, à Caen, par exemple. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Ensuite, la deuxième chose, c'est que les organisations syndicales ne peuvent pas avoir le monopole du droit à manifester. Ça serait grave. »
- 4:24Invité politiquePromesse
« Pour nous, le rendez-vous principal, c'est le 5 novembre prochain. Nous appelons les travailleurs et les travailleuses à prendre le relais de la mobilisation par la grève et donc à se mettre massivement en grève, à manifester très nombreux. »
- 5:13Invité politiqueFait
« J'ai fait une assemblée générale avec les salariés de l'Arsenal de Toulon qui ont décidé de se mettre en grève le 5 novembre prochain pour gagner un 13e mois parce qu'à Naval Group, dont le carnet de commandes est pourtant plein pour les 10 prochaines années, il n'y a même pas de 13e mois pour les salariés. »
- 5:28Invité politiqueFait
« ils sont concernés par ce scandaleux gel du point d'indice pour les fonctionnaires. »
- 6:30Invité politiqueFait
« il faut arrêter le mépris pour les travailleurs et les travailleuses. Mettre la pagaille, si augmenter les salaires, c'est mettre la pagaille dans les entreprises, augmenter les salaires, c'est reconnaître notre travail. »
- 6:41Invité politiqueFait
« On est dans cette situation en France parce que nos salaires n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020. La France est maintenant un pays de bas salaire. »
- 6:53Invité politiqueFait
« On ne vit pas avec le SMIC aujourd'hui au vu de l'explosion des prix, au vu de l'explosion des prix des loyers, au vu de l'explosion des prix des carburants, au vu de l'explosion des prix alimentaires. »
- 7:03Invité politiqueChiffre
« Dans le même temps, les grandes entreprises n'ont jamais distribué autant de dividendes à leurs actionnaires. »
- 9:13Invité politiqueFait
« Parce que depuis 10 ans, les prélèvements obligatoires des entreprises ont baissé considérablement. La France est le pays européen qui a le plus baissé les prélèvements obligatoires des entreprises. »
- 9:21Invité politiqueChiffre
« Il y a chaque année 211 milliards d'euros d'aides sans condition ni contrepartie pour les entreprises qui sont captées par les plus grandes entreprises. »
- 11:09Invité politiqueChiffre
« Les fonctionnaires en France ont leur salaire gelé quasiment depuis dix ans. 20% de pouvoir d'achat en moins. »
- 11:36Invité politiqueFait
« Les milliardaires n'ont jamais été aussi riches en France alors que dans le même temps, il n'y a jamais eu autant de pauvreté chez les travailleurs et les travailleuses. »
- 12:00Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron a baissé de 60 milliards d'euros chaque année les impôts des plus riches et des plus grandes entreprises. »
- 12:10Invité politiqueChiffre
« 1400 milliards de dettes supplémentaires en dix ans, la moitié de ces 1400 milliards sont liées aux baisses d'impôts, 60 milliards chaque année. »
- 13:11Invité politiqueFait
« Pas d'argent supplémentaire pour nos universités. Au contraire. Pas d'argent supplémentaire pour nos lycées. »
- 13:42Invité politiqueFait
« La première chose, c'est que les travailleurs et les travailleuses sont des millions à ne plus pouvoir boucler leur fin de mois. Il y a des millions de travailleurs et de travailleuses qui sont à découvert le 15 du mois. »
- 14:06Invité politiqueFait
« le gouvernement, au lieu de bloquer les prix, au lieu d'augmenter les salaires, nous fait encore les poches. Parce que dans ce projet de budget, il y a le gel des allocations familiales, le gel des allocations logements, le gel des pensions des retraités, la taxation des malades qui seront mis fortement à contribution. »
- 14:30Invité politiqueFait
« Dans ce budget, il y a aussi le gel des bourses étudiantes pour la troisième année consécutive. »
- 15:49Invité politiqueChiffre
« ça ferait rentrer 20 milliards d'euros supplémentaires dans les caisses de l'État. »
- 16:10Invité politiqueChiffre
« Il y a deux tiers des hôpitaux français qui sont surendettés. On a supprimé 45 000 lits dans les hôpitaux depuis 10 ans. »
- 19:19Invité politiqueFait
« si elle est élue en mai prochain elle organisera un coup de force constitutionnel un référendum constitutionnel pour introduire la préférence nationale ou plutôt la xénophobie d'État dans la constitution »
- 19:34Invité politiqueFait
« introduire la xénophobie d'État c'est l'apartheid dans la constitution pour permettre d'exclure des étrangers des binationaux du logement social de l'accès aux aides sociales etc. »
- 20:12Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS c'est un parti qui est structurellement raciste et antisémite »
- 20:29Invité politiqueFait
« c'est la continuité directe de celui d'Emmanuel Macron puisqu'elle propose de nouvelles baisses massives d'impôts pour les plus riches et pour les multinationales et elle propose de baisser les dépenses publiques d'au moins 150 milliards d'euros ça voudrait dire des privatisations massives de services publics et de nouveaux sacrifices pour les travailleurs et les travailleuses. »
- 22:44Invité politiqueChiffre
« 800 000 personnes que nous avons comptabilisées »
- 22:58Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a mis en place un dispositif de chômage partiel sauf que ce chômage partiel ne couvre que 60% du salaire donc les salariés concernés perdent 40% de leur salaire »
- 24:14Invité politiqueFait
« il y a eu des violences extrêmement graves avec deux lycéens qui ont perdu une main deux lycéens qui ont perdu un oeil un autre les dents et puis il y a même eu un mort samedi dernier dans la manifestation à Paris »
- 23:53Invité politiqueFait
« des violences policières contre des mineurs »
- 23:55Invité politiqueChiffre
« dix militants et militantes de la CGT ont été blessés »
- 24:12Invité politiqueFait
« il y a eu des violences extrêmement graves avec deux lycéens qui ont perdu une main »
- 24:14Invité politiqueFait
« deux lycéens qui ont perdu un oeil »
- 24:18Invité politiqueFait
« un autre les dents »
- 24:21Invité politiqueFait
« il y a même eu un mort samedi dernier dans la manifestation à Paris »
- 24:35Invité politiqueFait
« la famille de la personne du manifestant qui est décédé à Paris dénonce le fait qu'elle n'a pas accès au résultat de l'autopsie et à l'enquête »
Temps de parole
- Erwann Binet60 %
- Invité16 %
- Présentateur12 %
- Invité 25 %
- ?3 %
≈ 8,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
Camille. Bonjour Benjamin. Bonjour Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. On va évidemment évoquer avec vous les revendications des lycéens et des français à la veille de cet acte 2 de la mobilisation contre la vie chère demain. Mais tout d'abord ce tour de vis sécuritaire avant cette nouvelle journée de manifestation et après des violences le week-end dernier. Les interdictions de manifester se sont multipliées depuis hier dans de nombreuses villes.
C
'est le cas à Marseille ou à Lyon par exemple. Est-ce qu'à vos yeux ce genre de décision mette la démocratie en danger
?
Oui, c'est très grave. Je pense que c'est assez inédit. La liberté de manifester c'est le fondement d'une démocratie. C'est ce qui fait la différence entre une démocratie et une dictature. C'est une liberté constitutionnelle. Moi le message très simple que j'ai à passer au gouvernement c'est s'il veut annuler les manifestations ce week-end, il a la solution. Il suffit de répondre immédiatement aux revendications et il n'y aura pas de manifestations ce week-end.
Il
y a
un sujet sécuritaire tout de même quand on voit les débordements qu'il y
a
pu avoir le week-end dernier avec des rassemblements spontanés. Et c'est notamment ce que redoute le gouvernement avec ces mesures d'interdiction.
Oui,
ce qui s'est passé le week-end dernier est grave. C'est la responsabilité du gouvernement pour deux choses. D'abord parce que c'est le résultat de dix ans de colère causée par dix ans de violence macroniste, de passage en force, de mépris, d'humiliation des travailleurs et des travailleuses et de mesures toujours au service des plus riches qui ont appauvri les travailleurs et les travailleuses. Et ensuite parce que manifestement, samedi dernier, il y a eu un gros problème dans la stratégie du maintien de l'ordre. Mais ce n
'est
pas à nous d'en faire les frais. C'est quand même un comble que non seulement on ne réponde pas aux revendications sociales, mais en plus on interdise aux travailleurs et aux travailleuses, aux jeunes, de manifester pour exprimer ces revendications. Là, c'est un tournant qui est inquiétant. Alors Sophie Binet, à Paris, le cortège de la CGT,
lui, a été autorisé avec cet argument aussi que les organisations syndicales savent contrôler, savent organiser la sécurité, contrairement à des manifestations, comme on a pu le voir, qui sont plus spontanées et avec plus de difficultés pour le
maintien de l'ordre. Oui,
alors d'abord, ce n
'est
pas le cas partout. Par exemple, à Caen, à Chambéry, à Perpignan, on avait déposé des parcours et les manifestations sont interdites. Oui, des manifestations de la CGT dans certaines villes sont interdites. Oui, à Caen, par exemple, et déposées par d'autres organisations syndicales, on n
'est
pas les seuls. Ensuite, la deuxième chose, c'est que les organisations syndicales ne peuvent pas avoir le monopole du droit à manifester. Ça serait grave. Les associations, les partis politiques, les citoyennes et les citoyens ont aussi le droit d'organiser des manifestations, donc je suis en désaccord complet avec ça. On va écouter Emmanuel Macron qui s'est justement expliqué
hier suite à un conseil de sécurité à l'Elysée, notamment avec les services de renseignement.
Les
règles sont simples,
et
je crois que c'est du simple bon sens.
La
recommandation générale, c'est qu
'il
n
'y ait
pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs.
Quand
ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut,
on
interdira.
Pour
que le calme soit là, pour qu'on puisse protéger les commerces, pour qu'on puisse aussi protéger les bâtiments publics.
Au
nom du retour au calme, de la protection des bâtiments publics, est-ce que, dans le cadre d'une exception finalement de ce week-end et pas forcément d'autres, c'est aussi une condition qui est apportée aux manifestants pour pouvoir défiler pacifiquement dans les rues de France ? C'est-à-dire ? C'est-à-dire de limiter le nombre de cortèges, de l'autoriser par exemple pour la CGT à Paris, mais pas pour la manifestation des Gilets jaunes qui avait déposé notamment un itinéraire qui était vers l'Opéra,
qui
est donc vers les lieux de pouvoir principalement. L'argument qui est donné par le Président de la République, c'est de limiter et de restreindre grandement la liberté de manifester, mais pour pouvoir aussi l'autoriser avec des garanties de sécurité qui n'étaient pas réunies le week-end
dernier.
Oui, le problème c'est qu'il y a beaucoup de villes dans lesquelles toutes les manifestations sont interdites. Donc de fait, on est quand même dans une situation qui est dangereuse et je le rappelle, Emmanuel Macron a les clés de la sortie de crise entre les mains. Il reçoit les lycéens visiblement cet
après-midi.
Sur les manifestations, vous disiez qu'à Caen ou Chambéry, vous aviez déposé des demandes de manifestations qui avaient été refusées. Le Président, on l'a entendu à l'instant, dit dans ces cas-là, on propose des parcours alternatifs. Est-ce qu'il y
a
des discussions tout de même avec les autorités pour permettre aux manifestations que vous, vous voulez organiser de se tenir malgré tout, même si ce n'était pas le parcours original ?
À Caen, je ne crois pas par exemple, puisque c'est juste une interdiction de manifester qui a été prise. Pour nous, le rendez-vous principal, c'est le 5 novembre prochain. Nous appelons les travailleurs et les travailleuses à prendre le relais de la mobilisation par la grève et donc à se mettre massivement en grève, à manifester très nombreux et
nombreux. Vous appelez à la grève générale ? Les
choses sont claires.
Nous
appelons à généraliser la grève. Il faut être
précis sur les termes. C'est pas exactement
la même chose. Tout à fait. C'est pas la même chose. Pourquoi ? Parce que malheureusement, quand je suis arrivée dans mon bureau de secrétaire général, je n
'ai
pas trouvé de bouton rouge. Je n
'ai
pas un bouton rouge pour déclencher la grève générale. Et donc, la grève, ça se construit par la base, par les travailleurs et les travailleuses. Nous appelons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses à se réunir dans leurs entreprises, à organiser des assemblées générales pour débattre de leurs revendications et pour se mettre en grève le 5 novembre. J'étais hier à l'Arsenal à Toulon.
J'ai fait une assemblée générale avec les salariés de l'Arsenal de Toulon qui ont décidé de se mettre en grève le 5 novembre prochain pour gagner un 13e mois parce qu'à Naval Group, dont le carnet de commandes est pourtant plein pour les 10 prochaines années, il n'y a même pas de 13e mois pour les salariés et pour ce qui concerne les ouvriers d'État qui sont nombreux dans le secteur de la défense, eh bien, ils sont concernés par ce scandaleux gel du point d'indice pour les fonctionnaires.
Ce travail-là, il faut le faire partout, sur tous les lieux de travail pour pouvoir généraliser les grèves et pour aussi aller interpeller les employeurs qui sont les premiers responsables de la non-augmentation des salaires.
Alors, justement, sur la question des salaires qui est une question au cœur aussi des journées de mobilisation de demain et du week-end dernier, il y a la question de la réponse aussi du gouvernement sur la crise de la vie chère et aussi la réponse des entreprises. Vous demandez, vous, aux entreprises de faire un geste comme les syndicats. Patrick Martin, le président du MEDEF, la première organisation patronale de France, était l'invité de France Info ce matin. On lui a demandé s'il était favorable à une hausse du SMIC. Voici sa réponse.
On
met les entreprises dans la NAS. Au motif d'acheter, en quelque sorte, la paix sociale dans la rue, on va créer la pagaille dans les entreprises. Les entreprises ne sauront pas faire face aux demandes d'augmentation salariale.
Pas
du tout favorable même à une hausse du salaire minimum, Patrick Martin. Sophie Binet, vous lui répondez quoi ce matin
? Il
faut arrêter la décence, il faut arrêter le mépris pour les travailleurs et les travailleuses. Mettre la pagaille, si augmenter les salaires, c'est mettre la pagaille dans les entreprises, augmenter les salaires, c'est reconnaître notre travail. C'est notre travail qui crée les richesses. On est dans cette situation en France parce que nos salaires n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020. La France est maintenant un pays de bas salaire.
Le SMIC,
c
'est 1470 euros net.
Oui, tout à fait.
On ne vit pas avec le SMIC aujourd'hui au vu de l'explosion des prix, au vu de l'explosion des prix des loyers,
au
vu de l'explosion des prix des carburants, au vu de l'explosion des prix alimentaires. Dans le même temps, les grandes entreprises n'ont jamais distribué autant de dividendes à leurs actionnaires. C'est ce qu'oublie de rappeler le patron du MEDEF. Mais
Sophie Binet est une vice-championne
du monde de distribution des dividendes. Sophie Binet, il n'y a pas que des grandes entreprises et ce qu'exprime aussi Patrick Martin, le patron du MEDEF à l'instant, c'est la difficulté que beaucoup d'entreprises pourraient avoir pour faire face à des augmentations de salaires. Vous l'entendez, de ce côté-là aussi, la difficulté des
entreprises ? Moi, le blocage, il est du côté des grandes entreprises. Ce sont elles qui ont la responsabilité de la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. J'appelle les grands patrons à cesser avec leur attitude cupide qui nous enferme dans la récession parce que, pourquoi est-ce que nos entreprises ont autant de difficultés économiques aujourd'hui ? Parce que la consommation, elle chute. Parce que les salariés n'ont plus les moyens de se nourrir, d'avoir des loisirs, de partir en vacances. Et ça, effectivement, évidemment que
ça a un impact que ce serait bénéfique
pour tout le monde car
ça relancerait
la croissance. Marie-Lise Léon, la patronne de la CFDT, demande une augmentation de 100 euros par mois du SMIC net. Elle dit qu'il faut un vrai électrochoc en matière de pouvoir d'achat. Est-ce que vous soutenez ces demandes avec la CFDT ?
Oui, tout à fait. Nous demandons 10% d'augmentation du SMIC. Nous demandons l'indexation de tous les salaires sur les prix parce que le problème en France,
c
'est que les salaires se tassent et à part le SMIC, les salaires ne suivent pas l'augmentation des prix. Parce qu'il y
a
aussi une inflation qui est très importante.
D'où la difficulté de nouveau pour les entreprises de suivre. Le
blocage des prix des produits de première nécessité, notamment le carburant et un certain nombre de produits alimentaires. Il faut mettre en place ces mesures immédiatement. Ça fait des mois et des mois qu'on alerte le gouvernement, qu'on alerte le patronat et qu'il refuse d'agir. Et vraiment, sur le patronat, dernière chose, il nous fait un chantage en disant le gouvernement va nous baisser nos exonérations de cotisations sociales, nous n'allons pas pouvoir augmenter les salaires. Oui, 500
euros par an de plus pour les
entreprises
à payer sur les salaires.
C
'est
ça.
9 milliards d
'euros en tout.
C'est leur calcul. C'est un chantage ou une réalité ? C'est un chantage. C'est un chantage.
Pourquoi ?
Parce que depuis 10 ans, les prélèvements obligatoires des entreprises ont baissé considérablement. La France est le pays européen qui a le plus baissé les prélèvements obligatoires des entreprises. Il y a chaque année 211 milliards d'euros d'aides sans condition ni contrepartie pour les entreprises qui sont captées par les plus grandes entreprises. Et pourtant, malgré ces aides massives, les entreprises refusent d'augmenter les salaires et suppriment les emplois. Donc moi, ce que je demande à Patrick Martin, c'est dans ce cas-là, pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, alors que les entreprises reçoivent ces aides, pourquoi est
-ce
qu'elles n'ont pas augmenté leurs salariés si elles en ont envie ?
Il faut les conditionner du coup ces aides aux
entreprises.
Mais
évidemment, il faut les redéployer et les conditionner. D'abord, il faut les centrer sur les entreprises qui en ont besoin. Aujourd'hui, les premières entreprises qui bénéficient de ces aides, c'est la grande distribution, les grandes entreprises de la grande distribution. Je ne vois pas en quoi Carrefour est exposé à la concurrence internationale. Par exemple, on est toutes et tous captifs de la grande distribution. Donc, il faut centrer ces aides sur les entreprises, exposer la concurrence sur les petites entreprises et les conditionner à des engagements
sociaux et environnementaux. Patron de Carrefour, Alexandre Bompard, cette semaine, a assuré lui qu'il augmenterait les salaires dans son entreprise. D'ailleurs, il y a des rencontres bilatérales aujourd'hui avec les syndicats et le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. J'imagine que vous allez y participer. Sophie Binet, déjà, quand allez-vous le rencontrer pour lui dire quoi ? Lui demander quoi ?
Je le verrai ce soir. Et je vais lui dire...
C'est sur les
salaires
?
Oui, tout à fait. Moi, je vais lui parler de deux choses. D'abord, je vais lui parler des salaires. Donc, je vais lui dire qu'il faut qu'il prenne immédiatement des mesures fortes et pas question de renvoyer au patronat puisqu'on a bien vu que le patronat ne voulait pas augmenter les salaires. Le gouvernement a des leviers dans ses mains. Le premier levier...
C'est quoi ça ? Les mesures fortes, ce serait lesquelles
? Premier levier, augmentation du SMIC. Deuxième levier, indexation des salaires sur les prix. Troisième levier, retirer aux entreprises qui ne jouent pas le jeu les aides dont elles bénéficient. Quatrième levier, le salaire des fonctionnaires. Les fonctionnaires en France ont leur salaire gelé quasiment depuis dix ans. 20% de pouvoir d'achat en moins. Et
donc, le gouvernement... Mais vous avez la réponse qui va vous être faite,
Sophie Binet. Je ne
veux
pas parler à la place du ministre du Travail, mais c'est que les caisses sont vides, qu'il faut trouver des économies et que c'est ça qui justifie, en tout cas aux yeux du gouvernement, le gel du barème de l'indice des fonctionnaires.
Nous avons une longue liste de propositions pour trouver de l'argent. Il faut aller chercher de l'argent là où il est. Les milliardaires n'ont jamais été aussi riches en France alors que dans le même temps, il n'y a jamais eu autant de pauvreté chez les travailleurs et les travailleuses. C'est ça le bilan de dix ans de macronisme. C'est ça qui fait que la colère
est aussi forte. Aller taxer
les ultra-riches, aller taxer les
entreprises. Il faut aller
taxer les patrimoines, taxer les grosses successions, taxer les multinationales. En fait, pourquoi est-ce que nos finances publiques sont en difficulté ? Parce qu'Emmanuel Macron a baissé de 60 milliards d'euros chaque année les impôts des plus riches et des plus grandes entreprises.
Il y a aussi une
multiplication des crises et des aides qui ont été apportées par l'État qui n'ont pas facilité
les finances publiques. La moitié, 1400 milliards
de dettes supplémentaires en dix ans, la moitié de ces 1400 milliards sont liées aux baisses d'impôts, 60 milliards chaque année. Et donc, il suffirait de rétablir ces impôts pour trouver les économies que le gouvernement cherche sans s'attaquer aux travailleurs et aux travailleuses.
Ça veut
dire
que c
'est
une crise des recettes plus que de la dépense. Tout
à
fait.
Comme
le dit le gouvernement,
il
faut faire des économies mais selon vous,
il
faut surtout faire rentrer plus d'argent.
Mais oui, et ce n
'est
pas la CGT qui le dit, c'est l'INSEE. Tous les économistes le disent. Pourquoi est-ce que la dette a augmenté ? Parce que les recettes ont baissé. Les dépenses n
'ont
pas augmenté. On le saurait. Sinon, on voit que nos services publics sont totalement asphyxiés. On l'a vu cet été avec le bilan catastrophique des canicules. On a demandé aux pompiers d'éteindre les incendies avec des verres d'eau sans effectif ni matériel. On a demandé
à nos hôpitaux. des
canadaires en nombre suffisant face aux dérèglements climatiques et aux feux. Mais quand même, c
'était pas avec des verres d'eau. Il y avait
plus. Face à des méga-feux, c'était manifestement insuffisant à cause du déficit d'investissement. Le problème de ce budget, c'est qu'il est dangereux pour le pays parce qu'il n'anticipe aucun enjeu d'avenir. Pas d'argent supplémentaire pour nos universités. Au contraire. Pas d'argent supplémentaire pour nos lycées. C'est l'avenir qu'on prépare.
C
'est le niveau de qualification de notre jeunesse. C'est la compétitivité de notre pays. C'est ça qui est sacrifié par le budget. Une baisse de budget pour nos hôpitaux dans ce projet de budget. Donc, il faut le modifier
en profondeur. J'allais vous dire justement le budget, les deux textes budgétaires sont en ce moment à l'examen à l'Assemblée nationale. Quelles sont vos demandes prioritaires ? C'est par exemple par rapport aux APL, aux prestations familiales
? Oui,
tout à fait. La première chose, c'est que les travailleurs et les travailleuses sont des millions à ne plus pouvoir boucler leur fin de mois. Il y a des millions de travailleurs et de travailleuses qui sont à découvert le 15 du mois.
Il
faut quand même, je le dis parce que je pense qu'un certain nombre de dirigeants et de dirigeantes dans leurs univers climatisés ne s'en rendent pas compte de ce que c'est que d'être à découvert le 15 du mois. On est dans cette situation et le gouvernement, au lieu de bloquer les prix, au lieu d'augmenter les salaires, nous fait encore les poches. Parce que dans ce projet de budget, il y a le gel des allocations familiales, le gel des allocations logements, le gel des pensions des retraités, la taxation des malades qui seront mis fortement
à contribution. Les plus baisses pensions pourraient être protégées
pour les retraités en dessous de 1 300 euros net.
Pour apporter la précision. Je crois qu'on n'est pas
riche à 1 200 euros. Ce
n'est pas
ce que je disais. J'apportais juste
après. Dans ce budget, il y a aussi le gel des bourses étudiantes pour la troisième année consécutive. Donc, il faut supprimer cette année blanche. Il faut indexer toutes les prestations sociales. Il faut renoncer à taxer les malades. C'est extrêmement injuste et dangereux. Et puis, il faut financer nos services publics, de l'argent pour nos universités, pour nos écoles, pour nos hôpitaux. Les présidents de l'université ont lancé un appel. C'est suffisamment rare pour le souligner. Ils demandent 1 milliard d'euros supplémentaires pour les universités. Ils font des propositions de financement.
C'est dire, le fait qu'ils demandent 1 milliard, c'est dire la situation catastrophique de nos universités aujourd'hui.
Vous voyez bien, Sophie Binet, aussi que le gouvernement français est sous la pression des marchés. Les taux d'intérêt pour financer la dette de la France atteignent des records. On a dépassé les 5% récemment. Et ce soir, l'agence de notation Moody's va revoir la note de la France, la note de la dette de la France qui est un signe de confiance ou non envoyée au marché. Elle pourrait être dégradée. Ça pourrait aussi encore aggraver la situation si des mesures fortes ne sont pas prises dans le budget. C'est ce que dit le
gouvernement. Oui, c'est pour ça que nous proposons de nouvelles recettes.
Les mesures d'économie en l'occurrence pour réduire le
déficit. Nous proposons de nouvelles recettes. Pourquoi refuser la taxe Zuckman, par exemple ?
Ça rassurerait les
marchés, selon vous
?
La taxe Zuckman ? Non, pas forcément parce qu'en général, ils ont plutôt une attitude de soutenir les riches. Mais par contre, ça ferait rentrer 20 milliards d'euros supplémentaires dans les caisses de l'État. Ça permettrait de financer nos services publics. Donc, c'est ce type de mesures dont on a besoin. Ce qui est dangereux avec ce budget, c'est que c'est un budget de récession qui sacrifie l'avenir. Si ce budget était adopté, on se prépare à un été encore pire que celui qu'on a vécu puisque le budget de nos hôpitaux sera encore plus faible. Il y a deux tiers des hôpitaux français qui sont surendettés. On a supprimé 45 000 lits dans les hôpitaux depuis 10 ans.
Il faut stopper cette spirale de déclassement de nos services publics.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, vous restez avec nous. On continue la discussion juste après l'info en une minute. Il est 8h50, c'est avec Laura Bud.
La tempête Austin balaye le nord-ouest de la France. Plus de 160 000 foyers se réveillent sans électricité. Ce matin, en tout, 23 départements sont en vigilance orange au vent violent de la Bretagne jusqu'à l'Aisne. Des pointes à 120 km heure sont attendues dans les terres. Les organisations lycéennes reçues à l'Elysée par Emmanuel Macron cet après-midi pour évoquer leurs revendications. C'est la première fois depuis un mois et le début du mouvement. Le chef de l'État présidera aussi dans un quart d'heure un conseil de défense à la veille d'une nouvelle journée de manifestation dont beaucoup ont été interdites.
Et puis autre rassemblement d'ampleur demain à Orléans où se tient ce week-end le congrès du Rassemblement national. Les autorités attendent entre 20 et 30 000 opposants. 3 000 membres des forces de l'ordre seront déployés. La chaleur dans les villes européennes a causé la mort de 50 000 personnes cet été. C'est ce que révèle une étude de la revue Nature. Il s'agit du pire été jamais enregistré, alertent les auteurs de l'enquête. Bien loin donc devant les records de 2022 et de 2003. Enfin, on a à France ce matin la mort de Jean-Paul Huchon, ancien président socialiste de la région Île-de-France pendant plus de 17 ans. Jusqu'en 2015, il avait 80 ans.
France Info Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Vous êtes notre invitée ce matin du 830 France Info. Ce week-end se tient à Orléans le congrès du rassemblement national et le meeting de lancement de campagne de Marine Le Pen. Vous avez appelé avec d'autres organisations syndicales et politiques à manifester demain à Orléans contre l'extrême droite. Voilà ce que Marine Le Pen vous a répondu.
Elle
était invitée cette semaine du 830 France Info.
Je
trouve fou qu'en réalité ça ne scandalise plus personne que des mouvements cherchent à empêcher le déroulement de la vie d'un parti ou le déroulement d'une campagne. Madame Binet sera présente. Donc voilà un syndicat qui appelle à contrer le congrès d'un parti politique et ça ne dérange personne. Moi je trouve que sur le plan du respect de la démocratie ça en dit long quand même. Sophie Binet vous serez physiquement présente demain matin à cette contre-manifestation ?
Oui
bien sûr il faut que Marine Le Pen arrête son cinéma arrête de se victimiser on ne va pas empêcher la tenue de son congrès. Il n'y
aura
pas d'entrave à la tenue de ce congrès politique ? Non parce que d'ailleurs on connaît la violence des nervis du Rassemblement National par contre nous nous rassemblerons pour dénoncer le danger absolu que fait peser l'extrême droite sur notre démocratie. Il est là aujourd'hui le danger. L'extrême droite c'est un parti qui veut mettre à bas toutes les valeurs de notre République. Marine Le Pen est claire elle l'a dit si elle est élue en mai prochain elle organisera un coup de force constitutionnel un référendum constitutionnel pour introduire la préférence nationale ou plutôt
la xénophobie d'Etat dans la constitution Oui
mais introduire la xénophobie d'Etat c'est l'apartheid dans la constitution pour permettre d'exclure des étrangers des binationaux du logement social de l'accès aux aides sociales etc. C'est l'inverse complet de toutes les valeurs qui structurent les fondements de notre République depuis 1789.
Mais Sophie Binet pour bien vous comprendre selon vous le Rassemblement National ce n'est pas un parti politique qui respecte les règles de la République française ça faisait de la démocratie ? Ça n'est pas
un parti comme les autres non ça c'est notre conviction et d'ailleurs je regrette que de plus en plus d'acteurs considèrent le Rassemblement National comme un parti comme les autres et contribuent à leur banalisation.
Le Rassemblement National est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS c'est un parti qui est structurellement raciste et antisémite les révélations sur Jordan Bardella l'ont encore démontré et puis pour les travailleurs et les travailleuses c'est un énorme danger puisque Marine Le Pen a aussi révélé son programme en matière économique et sociale c'est la continuité directe de celui d'Emmanuel Macron puisqu'elle propose de nouvelles baisses massives d'impôts pour les plus riches et pour les multinationales et elle propose de baisser les dépenses publiques d'au moins 150 milliards d'euros ça voudrait dire des privatisations massives de services publics et de nouveaux sacrifices pour les travailleurs et les travailleuses.
Et
c'est parce que Marine Le Pen est en tête des sondages aux portes du second tour voire de l'emporter que vous vous mobilisez aussi massivement demain pour ce congrès qui va lancer la campagne ?
La CGT existe depuis 130 ans ça fait 130 ans que nous combattons l'extrême droite parce que nous savons qu'il n'y a pas pire danger pour les travailleurs et les travailleuses. En 1934 quand des ligues d'extrême droite factieuses menaçaient le pays de coup d'état c'est la CGT qui a organisé de grandes manifestations pour protéger notre démocratie et notre république. Pendant la seconde guerre mondiale on a résisté contre le régime de Vichy. Donc nous nous sommes porteurs de cette histoire. Nous avons été dirigés pendant 50 ans par d'anciens déportés par d'anciens résistants par Henri Krasucki juif polonais déporté résistant.
Donc nous savons d'où nous venons et nous ne considérerons jamais que le Rassemblement National est un parti comme les autres.
Sophie Binet pour cette contre-manifestation à Orléans 20 000 à 30 000 manifestants sont attendus ce qui inquiète les autorités. Est-ce que vous aussi vous craignez des débordements demain
?
Nous nos cortèges seront pacifiques comme toujours. Donc nous savons sécuriser nos manifestations nous allons le faire il n'y aura pas de problème.
Il y a
2
000
à 3 000 éléments radicaux selon selon la police selon le préfet qui pourraient se joindre à
ce Rassemblement National. Il n'y aura pas de problème
dans nos manifestations. Après c'est le gouvernement qui est responsable et l'État qui est responsable du maintien de l'ordre c'est pas nous. Il faut bien resituer les rôles de chacun. Nous sommes en charge de la sécurisation de nos cortèges nous allons le faire comme toujours et c'est au gouvernement d'organiser la stratégie du maintien de l'ordre pas à nous.
Pour en revenir à cette question des violences est-ce que vous-même samedi dernier très franchement vous avez été surprise par les scènes qu'on a pu voir dans plusieurs villes de France de violences et de pillages ?
Mais j'ai été choquée bien sûr parce que comme des centaines de milliers de personnes qui ont manifesté samedi j'ai eu le sentiment que la très belle journée de manifestation qui a eu lieu samedi parce qu'il
y a
eu des cortèges très massifs festifs il
y a eu aussi ces images a été
occulté par ça et que les centaines de milliers de personnes qui sont venues de manifester 800 000 personnes que nous avons comptabilisées n'étaient pas du tout porteuses de ça donc évidemment que la CGT a condamné les dégradations d'ailleurs ce que je tiens à dire c'est que ce sont les salariés les travailleurs et les travailleuses qui en sont les premières victimes le gouvernement a mis en place un dispositif de chômage partiel sauf que ce chômage partiel ne couvre que 60% du salaire donc les salariés concernés perdent 40% de leur salaire je demande au gouvernement et au patronat de mettre en place un dispositif de chômage partiel à 100% Est-ce que vous craignez deux Frances qui se font
face à face on entend aussi de la part de personnes qui tiennent des magasins des boutiques de la part de certains de l'autodéfense cette tentation là ou aussi de prendre ces propres organisations de sécurité est-ce que vous craignez deux Frances qui se font face à face
je
suis très inquiète par ce climat de violence j'appelle le gouvernement à l'apaisement il faut qu'il sorte de la surenchère sécuritaire il faut qu'il réponde aux revendications je tiens aussi à dire que nous avons vu depuis un mois des choses qui ne devraient jamais arriver dans une démocratie et dans une république nous avons vu depuis un mois des violences policières contre des mineurs contre des syndicalistes dix militants et militantes de la CGT ont été blessés samedi
dernier et il
y
a des enquêtes qui sont en cours et on le rappelle aussi de l'autre côté des forces de l'ordre mille forces de l'ordre qui ont été blessées samedi
dernier
sauf que par exemple pour
compléter
l'ensemble
du schéma
il y a eu des violences extrêmement graves avec deux lycéens qui ont perdu une main deux lycéens qui ont perdu un oeil un autre les dents et puis il y a même eu un mort samedi dernier dans la manifestation à Paris une
enquête est en cours j'adresse tous nos
soutiens aux familles et aux personnes concernées il faut que la transparence soit faite la famille de la personne du manifestant qui est décédé à Paris dénonce le fait qu'elle n'a pas accès au résultat de l'autopsie et à l'enquête c'est un
scandale
et une enquête va être menée en effet merci Sophie Binet secrétaire générale de la CGT invité du 8.30 France Info ce matin l'info continue sur France Info restez avec nous
Erwann Binet