Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 30 mai 2022 59 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Lancement du Parlement de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Aurélie TrouvéChiffre
    « nous avons réalisé un accord historique entre l'Union populaire, ELV, le PS, le PC génération. Et alors, on le sait, c'est d'abord un accord électoral certes parce qu'on a voulu et on veut faire élire une majorité populaire à l'Assemblée nationale dans 3 semaines, mais c'est aussi d'abord un accord sur un programme partagé de gouvernement avec 650 mesures »
  • 4:00Aurélie TrouvéFait
    « ce parlement en fait à vocation d'abord à poursuivre, enrichir, à élargir le travail qui a été réalisé déjà par le Parlement de l'Union populaire durant la campagne présidentielle »
  • 6:00Aurélie TrouvéFait
    « nous avons besoin aussi d'en débattre dans le cadre de ce parlement et puis aussi de d'être alimenté par des scientifiques, des gens qui viennent de la culture, des gens qui viennent des luttes sociales, syndicales et cetera »
  • 8:00Aurélie TrouvéFait
    « une culture politique commune entre les responsables et militants de nos différentes forces politiques, insoumis, écologistes, communistes, socialistes, ceux qui se battent à l'assemblée dans leur mairie, mais aussi avec toutes celles et ceux qui se battent pour un autre monde dans leur entreprise, dans la rue »
  • 12:00Laurence de CoqFait
    « l'école publique aujourd'hui est vraiment sous respiration artificielle. Je pense qu'elle n'a jamais été autant en danger. Nous en sortons laminé. laminé de 5 années de blanquérisme, laminé par des réformes qui vont à l'encontre complètement de toute forme de démocratisation scolaire »
  • 14:00Laurence de CoqFait
    « il y a aujourd'hui en France des établissements scolaires qui sont une honte à regarder avec des rats sans chauffage dans lesquels on a froid dans certains quartiers populaires »
  • 18:00Carl GaziPromesse
    « pour la retraite à 60 ans, pour l'égalité des femmes et des hommes, pour la démocratie dans l'entreprise, pour que les impératifs écologiques se lient aux revendications salariales »
  • 20:00Carl GaziFait
    « nos intérêts, nos succès ou nos défaites sont étroitement imbriquées. Nous ne menons pas nos luttes de la même manière ni avec les mêmes moyens selon que les reines du gouvernement sont tenues par des ultralibéraux autoritaires qui détruisent à la fois nos droits et nos outils de lutte ou qu'elles sont tenues par une majorité qui inscrit le progrès social, l'écologie, l'antiracisme et la démocratie au cœur de son programme »
  • 24:00Marie-Monique RobinFait
    « le modèle productiviste et moi je n'ose j'ai pas peur de lire capitaliste qui nous conduit là dans cet impasse où moi je suis inquiète pour mes filles, j'ai trois filles, pour mes enfants »
  • 26:00Marie-Monique RobinFait
    « le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste en particulier parce que c'est lui qui pousse à produire n'importe quoi, n'importe comment pour n'importe quel résultat du moment qu'on obtient un moins cher »
  • 28:00Denis QuinctonFait
    « l'émancipation de l'individu sans la justice sociale ça n'est qu'un leur. Et la justice sociale sans l'émancipation des individus, c'est un morceau de justice sociale »
  • 32:00Jean-Luc MélenchonFait
    « la mortalité infantile progresse ? Être nourri a fait partie des activités élémentaires. Comment ne pas s'inquiéter du fait qu'il devienne si difficile de le faire dans des conditions qui n'altèrent pas la santé de celui qui se nourrit quand explose la crise d'obésité, la crise de diabète »
  • 34:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 1200 personnes qui meurent chaque année du travail de 1000 personnes qui vivent, qui meurent, de ne pas avoir d'abri »
  • 36:00Jean-Luc MélenchonFait
    « le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste en particulier parce que c'est lui qui pousse à produire n'importe quoi, n'importe comment pour n'importe quel résultat du moment qu'on obtient un moins cher »
  • 38:00Jean-Luc MélenchonFait
    « une conscience politique écologiste et socialiste spontanée et oserais-je dire communiste spontané pour la raison que une masse de gens ont compris qu'il y a des biens communs et que les biens communs ne peuvent pas être gérés avec les normes de la propriété privée »
  • 40:00Jean-Luc MélenchonFait
    « nous allons ruiner l'économie du pays. Et vous avez quelqu'un qui se pique de dire qu'il a été conseillé de François Mitteran »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

à toutes et à tous. Donc je suis Aurélie Trouvé, présidente de ce parlement de la nouvelle union populaire écologique et sociale que nous lançons ce soir. Voilà, bienvenue à toutes et à tous et merci d'être là.

Euh donc, vous le savez, nous avons réalisé un accord historique entre l'Union populaire, ELV, le PS, le PC génération. Et alors, on le sait, c'est d'abord un accord électoral certes parce qu'on a voulu et on veut faire élire une majorité populaire à l'Assemblée nationale dans 3 semaines, mais c'est aussi d'abord un accord sur un programme partagé de gouvernement avec 650 mesures et la construction d'un espace commun dont je vais vous parler tout de suite, à savoir ce parlement de la nouvelle union populaire écologique et sociale. Voilà, ce parlement en fait à vocation d'abord à poursuivre, enrichir, à élargir le travail qui a été réalisé déjà par le Parlement de l'Union populaire durant la campagne présidentielle.

Et là, nous faisons la lancement formel de ce nouveau parlement élargi aux forces politiques qui sont parties prenantes de la NUPS ou de la NUPES, mais aussi, on va le voir, à de très nombreuses figures du monde syndical, du monde associatif, de la culture, des sciences. Alors, c'est un lancement formel ce soir. On a fait ce qu'on a pu parce qu'on est tous dans nos campagnes législatives respectives.

Mais je suis quand même heureuse qu'on puisse le lancer ce soir et qu'on puisse lancer ce travail tous ensemble avec un parlement qui a vocation progressivement à réunir 500 personnes. 250 qui viennent des forces politiques de la NUPES ou de la NUPS et 250 et bien d'ailleurs, je vais vous en parler tout de suite. toutes les personnalités qui étaient dans l'ancien parlement et un grand nombre de nouvelles personnalités qui nous rejoignent et certaines vont prendre la parole juste après.

Alors, dans un premier temps, dans la les 3 semaines à venir, ce parlement aura vocation à contribuer à la campagne des des élections législatives d'abord en soutenant les candidats aux élections législatives dans leurs meeting, leurs actions et cetera, en mettant en avant aussi nos soutiens, nos idées, en alimentant aussi ces idées par des appels, des tribunes, des blogs, des notes. Voilà. Et en prolongeant aussi les discussions entre nous sur les quelques mesures sur lesquelles nous ne sommes pas 100 % d'accord, nous avons besoin aussi d'en débattre dans le cadre de ce parlement et puis aussi de d'être alimenté par des scientifiques, des gens qui viennent de la culture, des gens qui viennent des luttes sociales, syndicales et cetera.

Voilà. Donc c'est aussi au-delà de tout ça et bien de construire ce que j'appellerais une culture politique commune qui nous permett bien de gagner la bataille culturelle comme dirait Gramchi, c'est-à-dire de diffuser nos valeurs largement dans la société. une culture politique commune entre les responsables et militants de nos différentes forces politiques, insoumis, écologistes, communistes, socialistes, ceux qui se battent à l'assemblée dans leur mairie, mais aussi avec toutes celles et ceux qui se battent pour un autre monde dans leur entreprise, dans la rue, on va le voir aussi dans leurs fermes, dans leurs bouquins, dans leurs films, bref partout où l'on peut faire reculer le règne de l'argent, les rapports de domination qui l'accompagnent et faire primer les besoins humains.

Alors dans ce parlement, c'est donc l'idée d'incarner un bloc populaire majoritaire avec plein de gens différents qui ont leur propre histoire, leur propre culture, mais des gens qui se rassemblent sur l'essentiel, à savoir ce programme de gouvernement partagé, solide, étauffé pour transformer profondément la société et faire face aux immenses défis écologiques, sociaux et démocratiques. Et donc des gens qui vont travailler ensemble pour faire advenir ce programme. Alors évidemment, nous sommes portés aujourd'hui par la jeunesse, par les classes populaires, les habitants de tous les quartiers, tous les villages que nous traversons qui ont retrouver de l'espoir, qui compte sur nous au-delà d'ailleurs du 19 juin.

Nous sommes portés par l'histoire et ce qui se passe partout aussi dans le monde. Ce que nous disons depuis 25 ans, un autre monde est possible. Et bien, nous ne sommes aujourd'hui pas les seuls à le penser loin de là.

Regardez ce qui se passe au Chili, aux Colombie ou même en Australie. le néolibéralisme de monsieur Macron est Asbine et ce que nous construisons pour une rupture écologique, sociale et démocratique et bien ouvre de grands horizons. Voilà pourquoi j'espère que cette union populaire, cette nouvelle union populaire écologique et sociale et ce parlement, cet espace commun s'inscriront dans la durée.

On verra bien. En tout cas, voilà, nous nous le lançons maintenant et nous allons nous mettre au travail. Et je suis heureuse de me mettre au travail notamment alors moi en tant que présidente de ce parlement mais aussi avec les vice-présidentes qui sont avec moi aujourd'hui.

Donc Marie Toussin qui est députée européenne d'Europe écologie les verts. [applaudissements] Corine Naraigouin qui est secrétaire national du Parti socialiste. [applaudissements] Ian Assass, présidente du groupe communiste au Sénat, [applaudissements] [applaudissements] Sophie Taypolien, coordinatrice de génération [applaudissements] et Manon Aubri, président du groupe de la gauche au Parlement européen. [applaudissements] Et donc il y aura également Éric Cooel, député françains insoumise de la scène Saint-Nis, ainsi qu'un certain nombre de membres qui font partie du groupe d'animation qui se réunit d'ors et déjà, qui va se réunir toutes les semaines et même je dirais qu'en ce moment, on se réunit tous les jours.

Voilà, donc je vais aussi saluer la présence dans la salle évidemment d'Olivier Fort, de Julien Bayou, d'Adrien Quintin, de [applaudissements] très nombreuses personnalités qui nous rejoignent de tous horizons dans ce parlement. Je vois que ce soir il y a par exemple l'écrivain Christian Salmon, l'historienne Ludivine Bantini, le directeur de l'Institut Rousseau Nicolas Dufren et bien d'autres personnalités qui nous rejoignent comme l'écrivain et Prigancour Éric Vouillard. [applaudissements] Donc nous avons prévu une courte séquence d'intervention pour que vous puissiez ensuite discuter avec eux et elles autour d'un buffet et avec bien d'autres évidemment.

Euh voilà. Donc je vais d'abord laisser la parole à Laurence de Coq qui est historienne et enseignante chercheuse engagée pour l'école publique. [applaudissements] Et ben écoutez, longue vie à la NUPS.

Il va falloir qu'on se qu'on se mette d'accord sur comment on s'appelle quand même hein. Euh je suis ravie d'être là. Je je fais partie de celles et ceux qui ont souhaité cette alliance depuis longtemps.

Donc j'espère qu'elle se perpétuera. J'espère qu'elle durera le plus longtemps possible. Je voulais commencer par encourager et remercier les candidates et les candidats qui sont en campagne que je vois régulièrement mobiliser notamment sur la question des écoles que je vois avec les parents, que je vois avec les enseignants, que je vois avec les personnels non enseignants.

Parfois, je suis à vos côtés, je l'ai été. Je vous remercie aussi de m'avoir invité et euh je voulais aussi vous dire que c'est sur ce dossier-là essentiellement que j'ai choisi moi de rejoindre ce parlement parce que je suis une farouche défenseuse de l'école publique. Je suis moi-même enseignante.

Je suis chercheuse aussi dans le domaine de l'éducation. Je subis les réformes mais j'ai aussi les moyens de les analyser avec un peu de réflexivité et tout cela ne me dit rien qui viille. Alors pour le dire de façon très solennelle, je pense que l'école publique aujourd'hui est vraiment sous respiration artificielle.

Je pense qu'elle n'a jamais été autant en danger. Nous en sortons laminé. laminé de 5 années de blanquérisme, laminé par des réformes qui vont à l'encontre complètement de toute forme de démocratisation scolaire, laminé par une brutalité et par un mépris de la part du précédent ministre.

Et si la forme risque de changer avec le nouveau ministre, malheureusement la feuille de route reste le même la même. Donc voilà, je considère que comme l'hôpital, l'école doit être réparée. Elle doit être d'abord réparée, elle doit être ensuite transformée.

Et je pense qu'il y a dans les propositions de la NUPS de quoi accomplir ce programme-là. Alors pour comme exemple, on peut parler de la réaffirmation de la gratuité par exemple qui est un thème de campagne très important et qui est une priorité absolument nécessaire mais aussi de tout ce qui a été décidé pour améliorer les conditions matérielles d'exercice des enseignants bien sûr mais aussi des élèves et c'est très important. Il y a aujourd'hui en France des établissements scolaires qui sont une honte à regarder avec des rats sans chauffage dans lesquels on a froid dans certains quartiers populaires.

Tout ça doit être évidemment supprimé et puis surtout c'est un programme qui redonne un cap à l'école publique, c'est-à-dire qui tend prioritairement la main aux enfants qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire aux enfants des milieux populaires à l'encontre justement de cet élitisme scolaire ou même de cette méritocratie aux enfants des milieux populaires, aux enfants les plus pauvres, disons-le comme ça, hein, envers lesquels depuis très longtemps la République n'accomplit pas du tout ses promesses. Merci beaucoup. [applaudissements] Je laisse la parole maintenant à Jeuneviève Savini qui est paysane engagée et ancienne responsable et engagée de longue date dans les luttes pour une agriculture écologique et sociale.

Donc ancienne responsable de Via Campina et de la confédération paysane. Merci Jeunèv. [applaudissements] Alors, bonjour et excusez-moi, je suis un peu échelée.

J'ai voyagé toute la journée pour arriver à peu près à temps et je vais et je n'arrive pas non plus à lire mon téléphone puisque j'ai pas pu imprimer. Donc excusez-moi, j'espère ne pas improviser trop mal, mais voilà, ça fait à peu près 30 ans que je suis investie pour défendre l'agriculture paysane avec mon syndicat la confédération paysane. Alors que ce soit au niveau local, alors pour installer des jeunes, pour pour se battre pour des normes adaptées ou au niveau national et européen avec la coordination européenne via Campina dont j'ai été responsable, j'ai jamais été responsable international mais à ce niveau européen où on s'est battu notamment pour une politique agricole commune plus juste et puis au niveau international aussi où en en lien avec les paysanes et paysans du monde entier, on s'est notamment battu pour avoir à aux Nations-Unies une déclaration des droits des paysans et autres personnes vivant en zone rurale qui a été adopté en 2018.

C'est les petites victoires qu'on a en général, on ne les a que lorsqu'il y a alliance avec différents partenaires, avec tout le mouvement social et en lien avec des des gouvernements qui savent écouter qui peuvent faire avancer les choses dans le dans le dur. Actuellement, l'agriculture paysane, elle est de plus en plus attaquée. Elle est vraiment face à à une avancée de l'agriculture du système industriel globalisé qui avec des nouveaux acteurs, hein, les les les géants du big data, de la génomique, de la technologie qui envahissent également le système alimentaire.

Et il est vraiment très important qu'on puisse défendre une agriculture et une alimentation euh proche des des gens, proches des territoires euh tous ensemble. Et c'est ce que j'ai retrouvé donc dans le programme de la NUP. Et euh dans la période où on est, avec euh tous les efforts de tous les représentants euh politiques euh euh je pouvais pas faire moins que de venir apporter mon concours à ces efforts et à dire bah voilà, on y va, on va voir ce que ça va donner et puis euh on se bat.

Et puis il y a aussi je viens d'une zone rurale, très rurale, mais aussi avec des des villes, des petites villes. Et quand je vois tout le travail que font les collègues pour enfin les collègues militants hein qui vont dans les dans les quartiers, qui vont voir tout le monde, qui font du porte à porte pour soutenir la candidature commune. Je me dis que vraiment je pouvais pas faire moins que que de que de venir ici ce soir. [applaudissements] [applaudissements] Donc je laisse la parole à Carl Gazi qui est le porte-parole de la CGT commerce et services de Paris. [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Je suis aussi échelé et pourtant je n'ai pris que le métro. Et je voulais d'abord vous dire ma fierté et mon bonheur d'être ici parmi vous à vos côtés parce que pour le syndicaliste qui comme moi se bat depuis si longtemps contre la précarité, contre les salaires de misère, contre la sous-traitance illicite pour la réduction du temps de travail, contre le travail du dimanche et de nuit, pour la retraite à 60 ans, pour l'égalité des femmes et des hommes, pour la démocratie dans l'entreprise, pour que les impératifs écologiques se lient aux revendications salariales pour l'égalité des droits entre les salariés de toutes les origines pour celui qui s'est battu be et ongles contre la loi Elcomy et contre les ordonnances pénico. Ma présence ce soir parmi vous à vos côtés c'est d'abord et avant tout un acte d'adhésion aux propositions de la NUPES.

On a eu NUPS, on a eu NUP. La traduction politique dans un programme de gouvernement de nos combats et de nos revendications ne procède pas d'une illusion qui serait de déléguer aux politiques le soin de mener nos combats syndicaux. Bien au contraire, que le champ politique et le champ syndical ou encore associatif ne se confondent pas, nous en sommes tous convaincus.

Nous sommes et nous resterons autonomes dans nos prises de décision, mais nos intérêts, nos succès ou nos défaites sont étroitement imbriquées. Nous ne menons pas nos luttes de la même manière ni avec les mêmes moyens selon que les reines du gouvernement sont tenues par des ultralibéraux autoritaires qui détruisent à la fois nos droits et nos outils de lutte ou qu'elles sont tenues par une majorité qui inscrit le progrès social, l'écologie, l'antiracisme et la démocratie au cœur de son programme. On ne gouverne pas de la même manière selon que les luttes sociales se multiplient et gagnent de nouveaux droits ou bien que les organisations de travailleurs sont sur le reculloir que les droits des femmes sont remises en cause ou que l'antiracisme est pointé comme une tare qui diviserait la France.

Je viens ce soir vous dire ma volonté de me battre avec vous et à vos côtés de toutes mes forces pour le succès de la NUPES, pour son succès le 12 et le 19 juin évidemment mais pour son succès durable aussi. en l'arrimentant au mouvement syndical et au mouvement associatif pour la faire grandir encore dans le cadre de ce parlement parce qu'il est une vérité qui peut paraître si banale que l'on finit par l'oublier face au pouvoir de l'argent, face au pouvoir de la finance, face aux désastres sociaux et écologiques dont il porte la responsabilité, notre union reste notre force principale et cette force-là peut tout renverser. J'en ai la conviction.

Et c'est pour ça que je suis là avec vous ce soir. [applaudissements] [applaudissements] Maintenant, je voudrais laisser la parole à Eva d'Arlan qui est comédienne, productrice, réalisatrice et féministe engagée. [applaudissements] Bonsoir. un échevel normand fait de crème fraîche et de beurre.

Un peu de camemberamber aussi hein. Dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée, je me suis toujours engagée pour le respect des valeurs auxquelles je crois. l'égalité, le respect, le partage.

Depuis mes débuts, sur scène et dans ma vie de citoyenne, comme actrice et comme autrice, j'ai toujours défendu les droits des femmes. J'ai rencontré celles et ceux qui pouvaient au gouvernement précédent faire avancer nos revendications légitimes. Ce fut sans effet.

Il s'agissait pourtant de vie. À peu près 700 femmes ont été tuées sous le gouvernement Macron sans qu'aucune de nos demandes ne soit entendu et prise en compte. Une indifférence, une fin de non agir nous ont été opposées.

Souvenons-nous des diverses consultations citoyennes faites pour endormir les colères et les urgences. Que ce soit pour les femmes, les hôpitaux, l'écologie, autant d'inaction absolues, autant de poudre de perlin pimpin. En 2012, j'ai fait la campagne de François Hollande.

En 2017, j'ai participé à celle de Jean-Luc Mélenchon en me désolant de cette désunion de la gauche qui a permis l'élection d'Emmanuel Macron. En 2022, je me réjouis de cette union. Enfin, tous ceux qui ont participé ont fait le bon choix, faisons le nôtre.

Nous avons l'occasion de nous faire entendre par notre vote, mais ce sont des voix audibles et nécessaires. Je rejoins aujourd'hui cette union avec foi et enthousiasme. La nouvelle Je me risque pas à faire [rires] à dire l'un ou l'autre hein.

La nouvelle union populaire écologique et sociale qui allie tout ce en quoi je crois cette union, nous pouvons la rendre majoritaire à l'Assemblée. Nous privons pas de cette joie avec Nups en [applaudissements] tête [acclamation] des deux tours. [applaudissements] Merci beaucoup Eva.

Et du coup, je donne la parole à ta voisine que je connais bien, Marie-Monique Robin. Voilà qui est journaliste, réalisatrice, écrivaine. Bonsoir. [applaudissements] Alors, je suis comme toi, Eva.

Je suis très ému d'être ici. Ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment. Un moment aussi où tous les combats que je mène depuis près de 40 ans sont au cœur du programme de la Alors, je vais dire nupesses.

Alors, je voudrais commencer par une petite note personnelle. Et parce que je pense aussi à toi je vive, n'est-ce pas ? Je suis née sur une ferme du poitou comme dit la chanson, n'est-ce pas ?

Avec de très ancienne racine paysanne qui remonte à 3 siècles et et mes parents m'ont toujours dit un que le métier de paysan c'était le plus important du monde parce que sans lui ben il y a aucun autre métier possible tout simplement. Et puis deux, ils m'ont toujours dit bon c'était des câaux engagés enfin bon bah qui on pouvait changer le monde et c'est pour ça que j'ai choisi d'être journaliste. Alors ça peut paraître prétentieux rangar mais pour changer le monde et d'ailleurs je l'assume toujours aujourd'hui même si la tâche est de plus en plus importante.

Bon voilà et du coup le fil rouge et vert de toutes mes enquêtes depuis si longtemps ça a toujours été les droits humains. Alors, j'ai commencé par dénoncer les dictatures d'Amérique latine avec la complicité de l'État français, escadron de la mort de l'école française, mais aussi le piratage du vivant, mais aussi les violences faites aux femmes, le trafic d'organe et cetera. Et puis à partir de 2004, je me suis centralisée vraiment à toute la question de la biodiversité, l'impact ce modèle agroindustriel dont j'ai vu les ravages sur la ferme familiale, l'impact sanitaire, social, économique et euh évidemment l'impact de ces grandes multinationales dont ma multinationale préférée qui est bien sûr Monsanto et Bayer et les autres.

Donc toute une série de films et de livres que j'ai pas cité ici. En 2012, après avoir vraiment soutenu pendant des années avec vraiment têtu comme un beau du poitou, c'est pas dire, les lanceurs [rires] d'alerte, j'ai décidé de soutenir les lanceurs d'avenir parce que je voulais tordre le coup à ce qu' a déclaré madame Satcher qui a dit "There is no alternative". Il y a pas d'alternative.

Et bien c'était donc à la fois un film Sacrée croissance pour dénoncer le modèle productiviste et ses et montrer qu'il y a des alternatives. C'était qu'est-ce qu'on attend les les moissons du futur, le nouvelle Cordée et cetera et puis le dernier en date, le film et livre la fabrique des pandémies qui montre à travers les scientifiques que bon d'abord c'est la destruction de la biodiversité qui est à l'origine de nouvelles maladies infectieuses mais que si on revoit notre rapport au vivant et bien nous allons nous en sortir et c'est une très bonne nouvelle parce que ce sont les mêmes causes qui provoquent l'émergence de pandémie mais aussi la destruction de la biodiversité la 6e extinction des espèces mais aussi le dérèglement climatique. Voilà.

Alors aujourd'hui après 40 ans, alors une empreinte écologique très très mauvaise en ce qui me concerne, mais bon après 40 ans euh où j'ai beaucoup vadrouillé, j'ai vraiment compris que on est vraiment vraiment au pied du mur et que le modèle productiviste et moi je n'ose j'ai pas peur de lire capitaliste qui nous conduit là dans cet impasse où moi je suis inquiète pour mes filles, j'ai trois filles, pour mes enfants, j'ai pas de petits enfants mais je suis inquiète quand même pour eux. Et bien, il va falloir qu'on change de cap et très très vite. Alors, tu as cité tout à l'heure Aurélie Gramchi.

Ben moi aussi, j'aime bien citer Gramchi. Alors, vous savez cette phrase qu'il a dit ? Le vieux monde est en train de s'effondrer.

Le nouveau monde tarde à poindre et dans l'entre de surgissent les monstres. Alors moi, je suis là ici ce soir. Un, pour que les monstres on les igouille et de pour qu'on gagne et qu'on trace ensemble vraiment un avenir pour l'intérêt général et pour d'abord ça fera du bien au moral déjà bon, c'est déjà une bonne raison de le faire et puis pour l'avenir de de nos enfants.

Voilà. Merci. [applaudissements] Et je donne la parole maintenant à Denis Quincton qui est président de l'observatoire LGBT, directeur, cirecteur et un des artisans du Pax.

Merci. [applaudissements] Bonsoir. Bon, moi ça fait un petit moment que j'ai pas été échevelé.

Euh voilà. Euh en militant depuis 30 ans Tour euh cette année puisque ça a commencé en 92 pour moi. Pour le pax, pour le mariage pour tous, pour l'ouverture de la PMA, pour les droits des des trans, pour des politiques publiques de lutte contre les discriminations, j'ai vu toutes les difficultés, le côté très rugueux parfois, mais aussi la richesse du dialogue entre des militants, ce qu'on appelle la société civile entre guillemets, et des élus politiques.

Toutes ces innovations que je viens d'évoquer favorisant l'émancipation des individus sont venus de la société. C'est pourquoi ce parlement, ce lieu où venant de d'horizon différents avec des expertises différentes mais où on est là pour se parler puisque c'est un parlement, ben j'ai trouvé que ce parlement c'était une idée intéressante et qui manquait sans doute euh dans ce pays. Pas depuis parmi toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change, que on a déjà eu un un échantillon.

Je je trouve qu'on a passé beaucoup trop de temps à s'invectiver, à s'engueuler même éventuellement et euh et pas assez à se parler, à confronter nos expériences euh et puis à admettre que l'autre peut avoir raison. C'est un peu bête mais c'est quand même la base de d'une discussion. Voilà, pour tout vous dire mais mais en respectant les 2 minutes, je crois sincèrement que militer c'est rêver. rêver de ce qui n'existe pas et travailler pour que cela advienne.

Travailler, ça veut dire apprendre, ça veut dire réfléchir, ça veut dire convaincre, ça veut dire échanger, ça veut dire cheminer. [grognement] Et je pense que c'est tout ça qui peut être qui peut être fait. On a on en a un besoin vital aujourd'hui. [grognement] Euh voilà, quant à la nouvelle union populaire, écologique et sociale, mon soutien va de soi parce que c'est une union et que je pas répéter ce qui a été déjà été dit, mais on l'attendait depuis depuis longtemps et sur tous les sujets que j'ai évoqué, c'est l'union qui nous a permis d'avancer.

Elle s'est faite, sans se dire, dans le feu de l'action militante face à tous les militants bien trop nombreux qui militaient contre le droit des autres. Elle a été fructueuse et victorieuse puisqu'on a avancé beaucoup en 30 en tout cas moi pour les 30 ans dont je peux témoigner. Et puis il y a peut-être une dernière chose qui fait que je suis heureux et honoré d'être parmi vous ce soir, c'est que je crois que l'émancipation de l'individu sans la justice sociale ça n'est qu'un leur.

Et la justice sociale sans l'émancipation des individus, c'est un morceau de justice sociale. C'est en rassemblant les deux qu'il faut qu'on fasse bouger cette société pour que chacun puisse vivre mieux. Merci. [applaudissements] Bien grand merci comme tu le dis Denis en fait c'est une cette ce parlement voilà on en avait besoin c'est un espace inédit une structure sans précédent comme d'ailleurs ce que nous réalisons depuis quelques semaines les candidatures communes le programme commun partagé je vois Clémence Gué qui est ici.

Enfin voilà, donc tout ça nous le nous le construisons en ce moment et voilà, j'espère vraiment que ce parlement, comme il l'a fait durant la campagne présidentielle et encore davantage aujourd'hui, et bien il permettent voilà de construire cette cette culture politique en commun et voilà d'alimenter nos échanges par la diversité des gens qui sont ici tout en se rejoignant sur l'essentiel et sur ce programme en commun. Voilà. Alors du coup, je voudrais maintenant laisser je propose de laisser la parole et bien à celui que pour lequel nous avons convenu qu'il serait premier ministre quand nous aurons la la majorité au parlement à l'Assemblée nationale.

Donc à Jean-Luc Mélenchon. Merci. Merci à toi. [applaudissements] [applaudissements] Merci à tous. et à tous.

Euh merci de m'avoir donné la parole. Je vois que peut-être vous n'en êtes pas totalement lassé déjà. Moi, j'ai du mal à me supporter, mais vous euh vous me fréquentez moins que moi-même.

Euh j'ai compris que la réunion de ce soir avait un caractère formel, mais il fallait néanmoins qu'elle ait lieu. Il fallait que par un acte aussi simple que celui-ci, nous établissions que le parlement de la Nouvelle Union populaire commence. Mais je sais très bien que l'idée même de ce parlement, la pérennité de ce parlement n'est pas acquise.

On s'est accordé pour se dire queon se retrouverait dans un parlement et bien sûr la vie va à son rythme. Nous sommes dans des campagnes électorales, on court partout. Il faut répondre à toutes sortes de de questions et peu s'en ait fallu que il n'y ait pas de réunion de fondation du parlement.

Il fallait absolument le faire et je veux vraiment remercier Aurélie et l'équipe qui l'entoure d'avoir réussi à faire en sorte qu'on se retrouve même formellement même pour une séance de très brève durée. Après quoi, politiquement nous serons tous mis au pied du mur. Oui ou non voulons-nous que ce parlement continue après l'élection et chacun dira le moment venu librement ce qu'il en pense.

Pour ce qui concerne le mouvement insoumis dont je viens, nous en sommes évidemment partisans, mais j'invite à une réflexion qui peut-être prend un peu de distance avec nos appartences respectives. Si nous gagnons, nous gouvernerons le pays. Nous le ferons dans une situation d'état d'urgence auquel je crois beaucoup d'entre vous ont déjà pensé et dont beaucoup d'entre vous ont pris la mesure.

Qu'il me suffisse de dire qu'à peine arrivé, nous trouverons devant nous la crise liée aux augmentations de salaires qui prend les familles par millions à la gorge. la sécheresse qui ruine la paysannerie et désorganisera toutes sortes de réseaux du pays, de l'alimentation, de la nourriture des animaux et cetera et qui atteindra se superposera la crise déjà connue et déjà annoncée dans la santé. Je ne vais pas faire le tour, mais nous aurons immédiatement [raclement de gorge] sur les genoux des tâches brûlantes pour lesquelles la tolérance sera faible.

Parce que parce que c'est comme ça quand les gens sont pris à la gorge, souvent ils admettent mal qu'on ne puisse pas immédiatement répondre et ce sera notre devoir de le faire en même temps que nous serons placés dans une sorte de situation un peu embarrassante car la bicyclette capitaliste a besoin que on pour qu'elle marche et si tout d'un coup on arrête de pédaler, elle tombe mais tout le monde tombe avec et par conséquent pour répondre au tâches de l'urgence, il va falloir remettre en route une mécanique que nous désapprouvons. J'en dis un mot dans un instant. Quelle mécanique ?

Celle de la croissance pour elle-même. Une croissance sur laquelle on ne s'interroge pas, on ne regarde pas qu'est-ce qui est produit, comment, pourquoi faire, quelle est son utilité sociale. Il faut que ça tourne et nous avons besoin d'un peuple qui ne soit pas muré dans les tâches de survie.

Nous avons besoin d'un peuple qui puisse trouver une autonomie d'action simplement parce que il peut manger, il peut boire, il peut accomplir les tâches élémentaires de l'existence. Et c'est donc notre devoir que de mettre en rue cette machine et de ne pas accepter ce qui nous pas en est. Parce que ce qui nous pas en est, c'est une situation où la décision de la Banque centrale européenne d'augmenter les taux d'intérêt ne changera strictement rien à l'inflation, mais va produire un ralentissement de l'activité. ralentissement de l'activité qui s'observe déjà parce que l'augmentation des prix fait que on consomme moins et que donc la machine progressivement est bloqué.

Ce qui veut dire moins de cotisation sociale, moins d'emploi et cetera et cetera. Bon donc à l'intérieur de cette contradiction, relancer un mode de production que nous désapprouvons, il faudra néanmoins engager fermement, rudement, quant aux objectifs à atteindre les changements fondamentaux pour changer complètement le système. Il va falloir faire les deux en même temps.

Que fait le paris ? que les tâches d'intérêt général humain vont nous permettre des audacces qu'aucune génération avant nous de militants politiques du camp progressiste n'a pu avoir parce que la situation à laquelle on est confronté a une caractéristique. Non seulement ce système est incapable de se corriger, de se limiter dans ses dégâts, mais il envie de ses dégâts et de ces turpitudes.

Tentez si bien que on sent rouler comme sur une pente une mise en cause de toutes les fonctions fondamentales pour lequel la société s'est constituée. Je pèse mes mots. Nêtre a toujours été une affaire compliquée.

Mais enfin bon. Alors, comment une société développée peut-elle constater, sans s'en inquiéter très profondément, de ce que la mortalité infantile progresse ? Être nourri a fait partie des activités élémentaires.

Comment ne pas s'inquiéter du fait qu'il devienne si difficile de le faire dans des conditions qui n'altèrent pas la santé de celui qui se nourrit quand explose la crise d'obésité, la crise de diabète et cetera et cetera et cetera. La troisème fonction vitale évidemment c'est la sûreté. La société s'organise pour que ces individus puissent en sûreté mener leurs actions.

Comment ne pas être sidéré de voir qu'on y tolère sans que rien ne change une vague de féminicide dont plus personne aujourd'hui ne peut contester le caractère fondamentalement pardon de le dire comme ça genré une sorte de racisme élémentaire qui conduit à considérer que ça s'appelait avant crime passionnel mais maintenant ça continue et nous sommes censés être une société été développé. Je prends l'exemple des féminicides, mais je pourrais continuer avec la mort au travail. Comment se fait-il qu'on accepte 1200 personnes qui meurent chaque année du travail de 1000 personnes qui vivent, qui meurent, de ne pas avoir d'abri.

Autrement dit, une par une, toutes les fonctions essentielles pour lesquelles est institué la société, est institué l'État, les relations sociales, tout va à contre de l'objectif fixé. C'est pourquoi je crois que la perception de cette situation s'est largement répandue dans notre peuple et que si ajoute le fait que le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste en particulier parce que c'est lui qui pousse à produire n'importe quoi, n'importe comment pour n'importe quel résultat du moment qu'on obtient un moins cher. et moins cher, c'est toujours sur le dos de la santé des travailleurs et de l'environnement sur lequel s'exerce la prédation. une conscience politique écologiste et socialiste spontanée et oserais-je dire communiste spontané pour la raison que une masse de gens ont compris qu'il y a des biens communs et que les biens communs ne peuvent pas être gérés avec les normes de la propriété privée.

Et bien cette conscience spontanée est montée jusqu'au point qu'elle nous porte aujourd'hui. On ne peut pas expliquer certains succès remportés autrement que par la perception du fait que le futur se construit dans la rupture avec le système dans lequel nous sommes. Et l'exercice du pouvoir devra nous conduire à en faire la démonstration.

Soyez assurés que pour ma part, j'en ai la volonté la plus forte. Mais ça m'amène au point que je disais si nous gagnons, nous aurons à faire cela. Nous ne pouvons pas nous limiter à penser que ce sera seulement l'œuvre des parlementaires de la Nouvelle Union populaire.

Ce sera l'œuvre bien sûr du mouvement social et écologiste revendicatif dont nous avons besoin. Et je veux le dire très solennellement. J'ai l'âge qui m'a permis de connaître le succès de 1981 en étant un adulte conscient et un militant politique responsable.

Je sais qu'il est impossible de changer la société aussi fondamentalement que nous en avons l'ambition sans une application populaire de masse qui intervient directement dans les affaires de l'État et dans les mobilisations collectives. C'est très compliqué d'être à la fois le pouvoir et les contrepouvoirs. Mais c'est pourtant cet exploit qu'il va falloir que nous fassions si nous voulons aller aussi loin que nous voulons aller dans les ruptures.

Il faudra donc combattre, mobiliser. Ce sera la première fonction de notre union. Mais il y en a une autre, c'est celle de réfléchir et d'éclairer, pas guider, éclairer les chemins du futur pour que nous puissions prendre pied ferme les directions qui nous conviennent.

Je dis éclairé parce que nous allons être confrontés à des dizaines de problèmes auxquels personne n'avait jamais eu dans les générations précédente le temps ni le devoir de réfléchir à échelle de masse. Ça va sur des sujets, j'en ai évoqué un tout à l'heure, les limites des droits de la propriété. Si l'air, si l'eau, si un certain nombre de choses sont des propriétés bien communs, alors comment gérons-nous ça ?

Ensuite, comment gérerons-nous les impératifs écologiques qui condamnent certaines productions qui exige des modifications profondes de comportements individuels et le respect de la liberté individuelle à laquelle nous sommes tous très attachés et peut-être plus dans cette salle que nulle part ailleurs, puisqu'il un rassemblement de mauvaise tête et de désobéissant de première grandeur. Il me suffit de vous regarder. Et puis d'autres questions sur lesquelles nous ne savons pas au juste comment nous les voyons en commun.

On en a repéré un certain nombre, ça ne représente que 5 % du programme mais c'est des vraies questions. C'est pas parce que ça fait que 5 % que ça existe pas et ça peut nous conduire à des divergences qui peuvent paralyser notre action. Donc faudra bien discuter.

J'ai fait une première réponse institutionnelle à ce sujet. J'ai dit que la structure même de la bataille que nous menons, c'est-à-dire prendre le pouvoir démocratiquement après une élection démocratique qui ne l'a pas été puisqu'elle n'a donné aucun mandat politique à la personne qui concentre le plus de pouvoir dans ce pays. Et bien nous sommes par la force des choses heureusement obligés de passer à un régime parlementaire et nous le ferons de l'intérieur même des institutions en utilisant les articles de la Constitution qui rendent cet exercice possible, mais surtout le fait que nous-mêmes gouvernants, nous nous tournions vers le parlement pour trancher les questions qui n'ont pas été tranchées.

Vous devrez vous débrouiller mesdames messieurs les futurs députés mais aussi pour les renvoyer à la société. Dans ce contexte, l'existence d'un parlement qui a une vocation d'expression politique maîtrisée, construite, raisonnée est indispensable. Car sinon, nous allons ajouter les unes à côté des autres nos voix.

Bien sûr, la spécificité de ce que chacun a à dire est essentielle, mais tout aussi essentiel le fait qu'on arrive à parler pour décider en commun. Des sujets des fois nouveaux, j'ai dit tout à l'heure surgit, j'en ai évoqué deux faciles, mais je pourrais par exemple évoquer la question de la liberté du genre. Et bien chemin a été ouvert par d'autres pays et c'est pas parce que comme on dit toujours ah il y a plus urgent.

Non, il y a pas plus urgent que la liberté individuelle. Il y a pas plus urgent que la maîtrise de soi. C'est le fondement même de l'humanisme.

La philosophie humaniste qui est née à la fin du 15e siècle postule qu'il n'y a pas d'autorité supérieure à celle de la conscience sur l'être humain qui se construit. C'est une des raisons pour lesquelles le féminisme est fondamentalement un humanisme, mais aussi la liberté de disposer de soi, absolument, totalement, complètement jusqu'à décider qui on est, ce qui va contre toutes les apparences et tous les usages. Mieux vous dire que c'est pas facile à faire passer comme l'idée que nous avons porté pour beaucoup d'entre nous de la liberté du suicide assisté.

Je ne voudrais pas que on donne l'impression que mon attention n'est concentrée que par ça, mais je ne veux pas que parce que je parle pour moi-même, nous sommes obsédés de la question sociale et de la question écologique. On pense que la question fondamentale des libertés individuelles n'est pas au premier rang de nos préoccupations. Je voulais l'évoquer devant vous et je vous remercie pour votre patience lorsque je le fais.

Alors, une fois tout s'a posé, le parlement est une nécessité. Mais vous déciderez, ce n'est que dans 15 jours que tout ça d'une certaine manière prendra fin, on aura voté. Situation numéro 1 qu'espère certains nous avons perdu mais nous serons très nombreux à l'Assemblée nationale.

La diversité des candidatures fait que nous pouvons penser qu'il y aura un état d'esprit qui devrait marquer la prochaine assemblée et que elle sera pleinement partie prenante de l'évidente crise politique qui s'avance. parce que vous avez un pouvoir qui ne répond à aucune question et les seules idées qu'il a, c'est de persécuter encore davantage les gens en reportant l'âge de la retraite, en leur affligeant un rattrapage des prix qu'il avait bloqué et cetera et cetera et cetera. Par conséquent, l'intérêt supérieur du pays, c'est qu'on gagne parce que c'est ce qui permettra de trouver une forme d'équilibre dont cette société a besoin.

Mais nous verrons, on se perra à la décision que le peuple prendra. Hypothèse numéro 1. Et puis tout de même dans cette hypothèse numéro 1, je suis obligé de d'attirer l'attention.

Alors cet homme qui a été élu dans les conditions dont vous vous souvenez tous pour la deuxième fois dans les mêmes conditions de flou devant le même adversaire manifestant la même incapacité à être efficace dans sa contestation. Bref, cet homme paraît-il s'est fait imposer son premier ministre. J'ai vu sur France de l'autre soir une émission qui parlait des relations internes à l'actuelle majorité.

C'était frayant. Alors quand je pense à ce qu'on a dit sur le fait que nous on se parlait mal mais alors là [rires] je dois il faut les fouiller avant d'entrer, hein, pour être sûr que tout le monde ressorte de la pièce. Mais c'est non mais c'est une tension qui a un sens politique.

Ce sont des personnes respectables individuellement raisonnables et intelligente. Mais pour qu'ils en arrivent à ce niveau-là, c'est donc bien qu'ils ont eux-mêmes perçu qu'il y a un problème. Quelle est l'issue du point de vue du bloc bourgeois ?

Comme dirait notre camarade, quelle est l'issue à la situation dont ils héritent ? Qu'est-ce qu'ils compent faire ? Comment compent-ils s'y prendre pour imposer à la société un nouveau niveau de violence sociale comme celle qu'ils ont prévu ?

Comment vont-ils faire ? Voilà la question qui doit se poser. Nous, c'est clair, nous allons désamorcer la violence.

Donc, on sait Mais voyez donc qu'il y a une crise politique qui est là, qui germe, qui bouillonne, qui pourrit pour ainsi [raclement de gorge] dire dans son coin et qui nécessairement nécessairement se présentera sur la scène. Point. C'est comme ça.

Alors hypothèse numéro 2, nous gagnons. Et bien nous sommes prêts. Tel que nous sommes, nous disposons des moyens humains, intellectuels et de ce que vous constituez.

Ce réseau qui représente quelque chose de l'histoire de notre patrie commune. Une bonne partie de son intelligence, de sa créativité, de sa disponibilité, de son ouverture aux autres. Tout ça est là.

Et quelle fierté de retrouver assis côte à côte des syndicalistes, des intellectuels, des artistes dans une sorte d'union populaire qui n'avait pas été réalisée de cette manière depuis combien de temps ? Combien de temps ? Évidemment, tout ça commence et il faut que ça murisse.

Mais dans le cours même de l'exercice du pouvoir, nous avons besoin de l'existence d'une telle structure. Le groupe parlementaire et son intergroupe seront évidemment des lieux centraux de la vie politique du pays. Nous aurons introduit une très grosse dose de 6e République dans la 5e jusqu'au point où peut-être le pays en prenant le goût, les choses avanceront.

Mais elles avanceront avec quelqu'un dont on peut penser que il dirige l'État avec une certaine forme d'angoisse existentielle puisque un il aura perdu la majorité de il ne peut pas se représenter 3 ses propres amis s'entretuent ça fait beaucoup de difficultés et je crois que ça aussi ça finira par s'exprimer un moment en autre et naturellement j'ai pas envie d'en d'être la victime mais s'il le faut je réagirai évidemment Tout ça compte dans la projection que je vous fais du futur le plus immédiat qui nous attend. Nous sommes prêts à gouverner. Nous savons que faire.

Pas tout ce qu'il faut faire. Personne ne peut prétendre à ça. Mais nous savons par quel bout attraper les problèmes.

Par le bout écologique, par le bout social, par le bout démocratique. Et dans ces trois directions, c'est le changement de cap qui va l'emporter. Je crois que tout le monde comprend qu'à partir de là, ça est une magnifique histoire qui peut s'écrire.

Mais voyez-vous quoi qu'il arrive puisque nous parlons du premier tour, nous avons d'ors et déjà compris que nos adversaires n'ont aucun argument contre le programme politique que nous développons quand nous disons lutter contre le changement climatique, installer la planification écologique, établir la justice sociale, combattre pour donner de l'air à ceux qui en ont besoin aujourd'hui. compte-il à dire en face de ça la retraite à 65 ans quoi ? La peur c'est tout ce qu'ils ont.

Et il recommence la vieille musique qu'un homme de mon âge a déjà entendu. Alors avant c'était les chars de l'armée rouge qui allaient arriver en 48 he on les a jamais vu et pourtant il y a eu des communistes au gouvernement mais on nous les avait promis et on les a jamais vu. Et bien c'est reparti.

Nous allons ruiner l'économie du pays. Et vous avez quelqu'un qui se pique de dire qu'il a été conseillé de François Mitteran. Autre fois, je connaissais les gens qui avaient été à l'Élysée, mais on ne savait pas si c'était pour balayer la cour ou discutait avec le président.

Il venait de l'Élysée. Alors tout était dit quoi. Alors celui-là était conseiller de Mitteran mais le reste du temps, il a été banquier chez Rotchill.

Passons, c'est en détail. Mais c'est du point de vue de cette science là qu'il recopie ce qui se trouve dans l'Institut Montagne et qui nous est vendu sous le nom de l'Institut Terranova qui est l'institut qui vous avait donné chers camarades le magnifique conseil d'oublier les classes populaires pour vous intéresser qu'aux classes moyennes avec tout le succès qu'on pouvait attendre d'une telle orientation mais je sais que Olivier c'est pas ta ligne. Mais enfin bon voilà de tels conseillers personnellement ça va quoi. celui qui vous a brisé les bras et les jambes n'est pas autorisé à venir faire votre médecin.

Donc on en est là et il nous dit que nous allons vider la caisse. Et bien oui, en effet, certaines caisses vont être vidées, mais pas celles de l'État ni des braves gens. Ce seront celles de ceux qui ont le plus et en effet, ils vont devoir donner beaucoup plus.

Et voilà, c'est notre tour. Et pour le contentement commun, il nous faut des sommes que nous allons aller prendre là où elles sont disponibles et on le fera avec beaucoup plus de sens de la mesure qu'il ne le raconte. Si vous avez 5 minutes à perdre, lisez ma petite note de bloc sur le sujet.

Elle est inspirée des travaux du groupe d'économistes qui nous entourent et nous aident parce que en plus on a aussi un groupe d'économistes. Et pourquoi je dis aux économistes de monsieur Macron qu'ils peuvent quand ils veulent, le jour qu'ils veulent, à l'heure qu'ils veulent proposer un débat, il y aura immédiatement 20 30 ou 40 économistes venus de l'Union populaire qui seront prêts à discuter chiffre en main avec toute leur intelligence. académique, scientifique et politique de tous les sujets qu'ils veulent discuter pour faire la preuve que non seulement notre programme n'est pas ce qu'ils disent, mais que c'est lui et lui seul qui est en état de remettre à la machine en route pour que on puisse respirer et vivre.

Je sais pas quoi dire de mieux. Pour le reste, je vais quand même pas répondre à tous ces journaux, articles qui m'ont dépint. comme une des sources les plus probables de la catastrophe et de l'hiver nucléaire qui s'annonce de l'invasion des sauterelles et après il reste moi.

Alors, j'ai vu plusieurs unes assez assez extraordinaires avec des contenus où je moi-même je m'ébaillis de me voir dans ce rôle de tyran. Je je je trouve ça admirable finalement que tout ce que je fais déjà en plus je tyranise. Bon et puis des choses qui sont extravagante qui relèvent plus du complotisme que de la pensée politique.

Mais je crois que euh c'est comme ça le changement d'époque est en train de se nouer. Nous en sommes les auteurs. Je sais qu'à partir de ce que nous venons de construire ensemble, c'est une autre époque qui commence pour la gauche, pour le mouvement que nous représentons dans l'histoire.

La page précédente est tournée. Nous sommes absolument et fondamentalement responsables de celle qui arrive. Nous ici, nous ici, nous personne d'autre.

Qu'est-ce que nous allons faire de tout ça ? Quoi qu'il arrive, vainqueur ou perdant de peu ? une force immense de Ren avant et là et le premier résultat qu'on observera le dimanche soir du premier tour, c'est que peut-être pour la première fois depuis tant et tant d'années, nous aurons battu le Front National au premier tour et de loin. [applaudissements] bien que comme nous sommes, [applaudissements] nous aurons commencé à faire reculer ces forces qui pendant toutes ces années ont dispersé l'attention, semé partout de la haine et de la division et morcelé évidemment le peuple qui en définitive est toujours la victime de ce genre de situation.

Oui, cette immense, nous pourrons l'avoir en toute circonstan avec la responsabilité qu'elle implique. Le bloc populaire peut être le premier parti de France le soir du premier tour de l'élection législative. C'est l'objectif que nous pouvons nous donner. [applaudissements] Et monsieur Darmanin qui est aussi nul dans ses manœuvres qu'il est pour organiser un match de foot, peut toujours essayer de dissimuler qui est là pour nous éparpiller en nous refusant une étiquette commune.

Nous verrons ce que dira Conseil d'État vendredi. Mais nous savons que ce qui sera annoncé, Olivier Fort me disait de m'apaiser. Il me dit "Mais non, ne te fais pas de souci, il a pas que tort.

Euh ce qui va être annoncé à 20h, euh c'est euh les agences de euh les machins d'entreprises de sondage, euh qui vont le faire et donc ils vont nous agglomérer. Vous savez que il y a toujours cinq points d'écart entre ce qui est annoncé à mon sujet et le résultat. Ça fait quand même deux points d'écart par rapport à la marge d'erreur.

Ça fait quand même beaucoup vous donnez une marge d'erreur et moi je suis encore un peu plus loin de deux crans. Donc vous commencerez par rectifier le soir même et puis ensuite vous attendrez patiemment la fin de la soirée pour être absolument certain de savoir où on en est vraiment. Mais je crois que ça sent bon comme on dit vulgairement chez nous.

Ça sent bon pour nous. Il y a et je vais finir là-dessus un quelque chose qui n'était pas présent en 2017. Je m'en remets à tous ceux qui ont participé aux campagnes à ce moment-là.

Les gens ont noté la date. C'est énorme pour nous tous qui faisons, qui savons que la politique se construit dans des petites prises de conscience individuelle de braves gens qui essayent de bien faire, se rappeler de la date. Et puis il y a deux dames qui m'ont dit, c'est des aides soignantes quand j'étais là-bas à l'hôpital à Strasbourg, elles me disent "Vous savez, monsieur Mélenchon, nous on savait pas à quoi ça servait euh ces élections euh euh Oui." législative.

Oui. Oui. C'est ça.

Alors, c'est pour élire les députés. Oui. Oui.

Nous l'avons compris. Nous viendrons toute la famille. Ça sent bon.

Partout où l'on passe, les gens ont noté la date et savent très bien de quoi il s'agit. Alors, on peut toujours moquer la formule 3e tour. C'est le 3e tour que ça leur plaise ou pas parce que c'est bien les questions non réglées à la présidentielle que nous allons politiquement régler et qui raconte ce qu'ils veulent à propos de Mélenchon, premier ministre, hein.

Vous savez comment ça se passe ces choses-là ? Et ben, ils sont drôlement jalous, c'est tout parce qu'ils ont pas trouvé un coup aussi bon à faire aux autres que nous on vient de leur faire. Voilà.

Et ben oui, [applaudissements] je sais pas qui m'a reproché me dit "Vous personnalisez mais allez, mettez un masque si vous voulez." J'ai bien vu que dans les tracks Macronist, il y a jamais les questions, il est jamais question de Macron. Mais pas dans les nôtres.

On n pas honte nous de qui on est, de qui sont nos amis. Eux, ils ont honte, pas nous. On a aucune raison d'avoir honte.

Et bien dans tous les pays du monde, les élections parlementaires personnalisent et d'ailleurs chacun d'entre vous, il y a des candidat ici, je sache pas que vous fassiez campagne anonymement dans vos circonscriptions en vous cachant et en mettant pas votre nom ni en disant à quoi vous aspirez. Ça n'existe pas. Ce qui est en cause, ce n'est pas la personnalisation.

Un monde sans visage sera un monde inhumain. Ce qui est en cause, c'est les pouvoirs qu'on donne à une personne qui fait que quoi que soit le résultat, le président va avoir des pouvoirs considérables. Et bien nous aussi, mais on aura surtout un pouvoir moral, c'est que nous serons les derniers dont le peuple aura décidé la mission.

Et ça, dans une démocratie, il y a rien au-dessus. Voilà. [rires] Et quand je vous dis que ça sent bon, c'est parce que il ne nous reste plus que quelques détails.

Je maudis de tout cœur la trouvaille qui a consisté à rajouter des adjectifs à notre nom, la nouvelle union populaire, écologique et sociale. Nous aurions pu préciser laïque, féministe. L'imagination ne manquait pas.

Bon, on a fait comme ça, je sais pourquoi on l'a fait et j'ai pas l'intention de dire que c'est pas bien. Mais reconnaissons que pour le prononcer, on envoie des vertes et des pamur parce que est-ce que c'est la nupesse, est-ce que c'est la NUP ? Est-ce que c'est la NUPS ?

Alors bon, je m'y fais comme vous tous et on s'y fera. Et les gens aussi quand on leur parle de la NUPS, ils font pas un sa périilleux arrière en disant "Mais de quoi vous me parlez ?" Bon non, ils ont l'air d'avoir compris et donc on peut s'en on peut s'en rassurer.

Mais c'est l'Union populaire. L'Union populaire, c'est un mot magnifique. D'autres avant nous l'ont utilisé pour mener des batailles extraordinaires.

Mon camarade Pierre Laurent qui est àin ce que vous ne savez pas m'a rappelé l'autre jour qu'il avait lu un grand chapitre dans un livre de George Marchet consacré à l'Union populaire. Alors, je lui ai promis m'a promis de me l'offrir le bouquin. Donc, je pense qu'il va me l'offrir.

Bon, c'est pour dire le mot le mot a une belle histoire partagé. Il appartient à personne ici. L'Union populaire est au communiste, elle est elle est au socialiste, elle est à nous et à ceux qui en veulent, hein.

Euh bon voilà. Mais c'est un très beau mot parce que fondamentalement ce que nous allons faire c'est pas seulement une union populaire politique, c'est une union populaire sociale. Parce que quand on sort les gens de la survie, on les rassemble.

Quand on décide de supprimer les CDD, les contrats d'intérim, les contractuels de la fonction publique pour en faire une même corporation, pour donner les mêmes statuts aux gens, et bien on unifie socialement. Et donc politiquement quand nous allons redonner du pouvoir dans l'entreprise au travailleurs, nous réunifions une classe sociale atomisée par la sous-traitance, la maltraitance antisyndicale dans toutes les entreprises et cetera et cetera. L'Union populaire est à la fois une méthode, un objectif et un chemin.

Alors bon, moi je travaille dans mon coin, je vais là où on me dit d'aller, pas partout parce que sinon j'irai partout et j'essaie d'avancer le travail pour que on puisse faire face immédiatement aux nouveautés qui nous attendent. Voilà, mes chers camarades et amis, une décision est dans votre main. Je ne sais pas si Aurélie a prévu de nous réunir de nouveau ou de nous convoquer de nouveau.

Mais de toute façon, je crois que nous aurons à décider si le parlement continue ou pas. Je souhaite de toutes mes forces qu'il continuent. Je souhaite de toutes mes forces qu'il soit constructif et insolent à l'égard du pouvoir, même si c'est nous qui l'exerçons.

Et qu'il conserve en lui la capacité qu'a société à regarder ses dirigeants avec l'esprit frondeur, insoumis et ce que vous voudrez qui est la caractéristique du peuple français du fait de son histoire et des révolutions qui l'ont formaté. Merci. [applaudissements] [applaudissements]