Bruno Retailleau sur BFMTV: "La France, aujourd'hui, ne va pas bien"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Face à la canicule, quelles mesures particulières prenez-vous pour la sécurité civile ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous appelez à la fermeture des écoles dans les zones touchées ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment éviter un été aussi meurtrier qu'en 2003 ?
- 5:20RelanceRéponse directe
La France fait-elle suffisamment pour le climat ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Les frappes américaines sur l'Iran rendent-elles le monde plus sûr ?
- 9:40RelanceRéponse directe
La France aurait-elle dû participer aux frappes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Bruno RetailleauFait
« L'Iran était proche d'obtenir la bombe atomique. »
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Vous êtes bien sur BFM politique. Notre invité exceptionnel ce matin, c'est le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot. Merci d'être avec nous, ministre de l'intérieur et président des Républicains aussi désormais.
On reviendra surtout cela dans un instant. À mes côtés pour vous interroger ce matin, Amandina Natal, bonjour éditorialiste politique FM TV et Lucy Robkin, directrice délégué des rédactions de la tribune, la tribune du dimanche, qui est notre partenaire pour cette émission. Alors, monsieur le ministre, la France vit un épisode de chaleur exceptionnel.
La quasi totalité de la France, on le disait, 73 départements sont en vigilance. On voit cette carte orange canicule. Une vague de chaleur intense qui va durer au moins jusqu'en milieu de semaine.
En tant que ministre de l'intérieur, vous êtes au sens large ministre de la sécurité des Français. On parle souvent de la sécurité face à la délinquence, au terrorisme, mais il y a aussi la sécurité du quotidien des Français face à cette vague. La sécurité la sécurité civile.
La sécurité civile. Est-ce que face à cette vague de chaleur exceptionnelle, vous allez prendre des mesures particulières et lesquelles ? Certaines mesures ont déjà été prises.
Ce que je veux dire que c'est que c'est un travail interministériel. J'ai sous ma responsabilité les sapeurs pompiers, la sécurité civile, mais il y a aussi toutes les questions notamment qui concernent la santé, qui concernent notamment la vieillesse, les épades. Et donc nous allons faire en fin d'après-midi euh une réunion qui sera une réunion où je serai bien entendu, ce sera à Bova par visio où on aura l'ensemble des préfets, les ARS, les agences régionales de la santé, ma collègue Catherine Vrin.
Au moins peut-être qu'il y aura un ou deux autres ministres, je ne le sais pas encore, pour que on puisse mettre sous tension l'ensemble des partenaires, notamment les préfets dans les départements, je leur fais confiance pour donner des consignes pour prévoir un certain nombre de dispositifs. Quelle consignes ? Quel dispositif ?
Bah les consignes, on leur a déjà donné par télégramisément. d'abord euh sensibiliser la population, ensuite se rapprocher des maires parce que ce sont les maires qui sur le terrain ont un ce qu'on appelle un registre des personnes vulnérables. Ce sont ces personnes-là qui sont souvent âgées, qui peuvent être gravataires, qui sont souvent isolés euh auquel il faut prendre soin évidemment.
Il y a la question des ÉPADES qui concerne un autre ministère, mais euh je vais mettre aussi sous tension l'ensemble du dispositif de la sécurité civile qui concerne bien sûr les sapeurs pompiers, les services départementaux d'incendie et de secours, mais euh toutes les associations de bénévoles qui concourent justement à la sécurité civile. On a un autre risque aussi. Il y a le risque bien sûr en matière de santé, il y a le risque aussi en matière de feu de feu de forêt.
J'étais il y a quelques semaines donc en Pyréné dans les Pyrénées orientales où on vient de livrer un nouvel appareil, un hélicoptère qui concourt aussi à ce genre de de dispositif. On a eu une revue notamment de tous nos moyens. On a une technique très particulière en France qui est reconnue d'ailleurs par le monde entier, en tout cas toute l'Europe, c'est que on détecte les feux très très tôt pour les attaquer dans les 8 à 10 premières ministres avant qu'il ne prennent de l'ampleur.
C'est ce dispositif que je suis à On a la flotte nécessaire. On a la flotte qui est nécessaire, celle que nous n'avons pas, ben on la loue. On la loue notamment avec des appareils qui sont des aéronef ou même des hélicoptères porteurs notamment d'eau.
On a nous cet été, on va pouvoir mettre et aligner une douzaine 11 précisément canadaire. On a des hélicoptères porteurs d'eau. On a aussi des dashes qui permettent d'emporter plusieurs tonnes d'eau.
Donc c'est l'ensemble de ce dispositif. Donc ce soir, cette réunion, elle va avoir pour objet de repasser toutes les consignes et et de voir s'il y a pas de trou dans la raquette. Mais ce que je veux dire, c'est que il faut pas que les Françaises et les françaises attendent de tout, d'un état qui sera un état nounou.
Il y a le principe de responsabilité, il y a aussi le principe de solidarité. Moi ce que je veux, c'est que les Français ont de la famille, il peut y avoir des personnes isolées, des voisins ou des amis. Il faut qu'il y a un élin solidarité.
On peut pas toujours euh se reposer sur une solidarité étatique. Mais est-ce que seul la solidarité peut finalement répondre à cette question ? Il y a des mesures très concrètes qui sont demandées notamment par les élus locaux les M.
On voit qu'il y a un certain nombre de villes par exemple Tour qui a décidé de fermer ses écoles lundi après-midi, mardi après-midi et qui disent on attend on attend justement des des consignes très claires de la part des préfets. Est-ce que vous appelez à la fermeture des écoles dans les zones qui sont touchées par cette canicule ? C'est une question qu'on verra ce soir.
Simplement, moi ce que je souhaite c'est le principe de subsidiarité. Pourquoi ? Moi je suis un élu local.
Vous savez quoi aujourd'hui de subsidiarité se décide au plus près du terrain. Oui. Pourquoi ?
Parce que vous avez des écoles qui sont de conception ancienne où il peut faire très très chaud. Alors il vaut mieux les fermer. Et puis vous avez des écoles, j'en inaugure très fréquemment, qui sont de superbes bâtiments, parfois qui sont rafraîchis.
Et là à quoi ça sert ? Donc plutôt que d'avoir je me souviens Napoléon disait il est 15h partout en France les élèves font une dictée. On n'est plus vraiment du temps de l'empire moi j'ai plutôt tendance à faire confiance au terrain et notamment au maire.
Mais il faut l'évoquer avec ma collègue Ellisabeth Borne évidemment. Et ça vaut Bruno Retaillot pour j'imagine les activités sportives ou les compétitions sportives. C'est-à-dire vous dites soit aux familles elles-mêmes d'apprécier euh le risque pour leurs enfants par exemple, soit on se rapproche des mères et puis on voit comment ça se passe.
Non, là j'ai donné des consignes plus précises notamment au préfet parce que il y a un certain nombre à cette époque, il y a des manifestations qui peuvent être souvent culturelles. On a beaucoup beaucoup de festivals en France qui peuvent être aussi sportifs. J'ai demandé au préfet déjà de se rapprocher des organisateurs pour que on vérifie bien si les conditions permettent de tenir les manifestations euh de façon si j'ose dire sécurisée ou pas.
Les salariés bien sûr s'interrogent sur leur capacité à travailler dans dans des conditions normales. Est-ce que vous allez demander aux entreprises de faciliter le télétravail ? Est-ce que les salariés pourront aménager leur temps de travail en travaillant par exemple aux entreprises ?
C'est aux entreprises de fois. Écoutez l'État il y a pas un beau un beau veau un bouton qui permet d'arrêter la France toute entière. Le pareil à certains moments mais ça ce que je souhaite c'est le principe de subsidiarité le principe d'une décision qu'on prend sur le terrain avec les entreprises.
Je fais appel au principe notamment de responsabilité. On est dans un état où il y a quand même un principe de liberté. L'exercice quotidien d' la liberté ça s'appelle la responsabilité.
Pareil pour les services publics. Il n'y aura pas d'horaires aménagés pour les services publics. C'est possible.
C'est possible quand les régions le décideront. Les départements, les préfets sonent en en contact. On a beaucoup beaucoup de d'hôtels, de département, de régions qui sont là encore rafraîchis.
Donc ne paniquons pas et faisons appel encore une fois à la solidarité. L'État ne peut pas tout, il peut certaines choses mais je pense que le principe notamment dans un pays libéral, dans une nation civique comme nous le sommes, c'est aussi ce principe de générosité, de civisme. Le civisme peut-être qu'on pourrait en parler un petit peu lorsque on connait des des problèmes justement qui sont un peu compliqués.
On voit que ces vagues de chaleur selon Moto France et les différentes analyses climatiques sont de plus en plus fréquentes, sont de plus en plus intenses également. Euh comment on fait pour éviter peut-être cet été un été aussi meurtrier que ce qu'on avait vécu à l'époque en 2003 ? Tous les Français qui nous regardent s'en rappellent 15000 personnes étaient décédés.
Comment on évite ça cet été ? Alors, vous avez raison de dire que depuis qu'on mesure, depuis 1945, il y a eu une cinquantaine d'épisodes de caniculaires de très fortes chaleurs. Et vous voyez parmi ces euh 50 épisodes, 33 appartiennent à notre sec, c'est-à-dire ont eu lieu depuis 25 dernières années.
On voit bien que le dérèglement climatique accélère les choses. Comment fait-on ? Il y a déjà eu une culture du risque qui a été profondément comment dirais-je transformée depuis ces périodes là.
Par exemple, normalement dans les maisons de retraite, dans les épades, il doit y avoir une salle qui doit être rafraîchie. Il y a des consignes qui ont été données là en même temps. C'est c'est vraiment la culture du risque qu'il faut avoir en matière d'inondation, en matière parce que l'inondation c'est l'inverse, je veux dire c'est quand il y a trop d'eau.
Mais aussi en matière d'épisodes caniculairire. Cette culture du risque, elle est essentielle. Elle repose aussi sur la responsabilité des citoyens.
Les maires ont beaucoup beaucoup évolué. Je pense d'ailleurs on a désormais des plans communaux de sauvegarde. Les maires sont capables par exemple par SMS d'avertir les personnes qui peuvent être monsieur ministre.
Est-ce que vous redoutez que l'été puisse être aussi meurtrier malheureusement que ce qu'on a vécu en 2003 ? Ben je ne l'espère pas. Écoute d'abord je suis pas météorologiste.
Donc il est pas dit que tout l'été sera à l'encamp. Si je aujourd'hui on a un épisode caniculaire qui est précoce et qui est très long. C'est clair, mais je pense que on a adopté un certain nombre de mesures de réflexes qui sont des réflexes importants pour préserver la sécurité de concit le cas.
On sait que ces pics de canicule traduisent un changement climatique est largement impuissable à l'action humaine. Est-ce que vous pensez que nous faisons suffisamment en France pour le climat ? On reproche souvent à votre partie de ne pas parler beaucoup du climat.
Non, on n'en parle peut-être pas mais croyez-moi les élus locaux. J'ai été élu local, j'ai présidé un département, j'ai présidé une région et je suis prêt à prendre tous les paris avec les autres département en matière de tri déchets, en matière de gestion de l'eau potable, en matière d'économie circulaire parce qu'on fait les choses sur le terrain. Par contre, je vous dites on en parle peut-être pas, ça sous-entend qu'un parti ne doit pas parler de climat et que c'est une question locale avant tout.
Non non, d'ailleurs, je discutais avec un des jeunes vice-présidents que j'ai nommé, Antoine Vermorel Marquez qui est spécialiste. Il prépare d'ailleurs un livre sur l'écologie. Vous savez qu'il y a 3 ans, j'ai sorti moi-même un livre sur l'écologie parce que je crois qu'on peut penser nous à droite une écologie du réel, une écologie humaine.
Voilà, de la raison qui se marie, qui s'articule avec la science, qui ne soit pas une idéologie comme on voit trop souvent les écologistes notamment en France qui ont fait de l'écologie de l'environnement, une idéologie. que Bruno les dernières mesures soutenues par la droite, c'est notamment le retour de certains pesticides dans la loi du plan qui va être examiné demain à l'Assemblée nationale. C'est des dérogations au principe zéro artifilisation nette qui permet en résumé de de bétonner davantage certains espaces sensibles ou naturels.
C'est le retour de l'autoroute à 69 que que vous souhaitez. Est-ce que ce ne sont pas des reculs pour l'écologie tout ça Je vais vous répondre d'abord. La France, c'est pas nous qui le dit, c'est pas moi qui le dit.
C'est un grand institut le Massusett Institute Technology dans un une publication avec un indice, on est classé 4e en terme de de performance écologique 4e pays au monde. Entre 30 ans, on a baissé nos émissions de CO2 par habitant de 40 % et on est émetteur à à peine 1 % des gaz à effet de serre dans le monde. Ça veut pas dire qu'il fait des qu'il faillent pas faire des efforts. simplement, vous m'avez interrogé par exemple sur le principe de zéro artifilisation nette.
C'est un principe bureaucratique totalement injuste. Je vais vous dire pourquoi. C'est compliqué à expliquer, mais ce principe bureaucratique, il s'adresse aux communes et celles qui ont fait des efforts, ce seront elles qui seront les plus pénalisées.
Pourquoi ? parce que c'est un principe qui dit à tout le monde et bien va falloir diviser par deux notamment les surfaces construites. Or sur une période donnée, or dans cette période donnée, les communes qui auront fait le plus d'efforts, qui auront fait justement un effort contre la bétonisation, c'est elles qui seront évidemment les plus handicapés.
Par ailleurs, par vous trouvez l'écologie souvent souvent bureaucratique et punitive aujourd'hui. C'est ça. Exactement.
Et c'est une fois de plus le rural. Pourquoi ? Parce que dans les grandes villes, on n' pas besoin de beaucoup de terrain.
On peut construire notamment sur la verticale et c'est des petites communes qui ont du mal à se développer. Alors qu'on manque de logement en France, on est en train de rarifier le foncier, on va faire exploser les prix justement de l'habitation aujourd'hui. Faut pas s'étonner si nos jeunes ne parviennent plus à accéder à la propriété.
Donc ce que nous voulons nous c'est bien sûr et j'étais vous savez vous avez devant vous celui qui a fait passer dans le code civil le principe de la réparation écologique le la réparation le préjudice écologique je l'ai fait voter moi il y a quelques années au sénat on viendra dans un instant effectivement à toutes les propositions que vous avez mises en avant notamment hier lors du conseil lors du conseil national les républicains. Monsieur le ministre il y a quelque chose qui a été très noté aussi dans les les derniers jours. Vous avez pointé les risques qui pouvaient y avoir en matière de sécurité en France après le conflit auquel on a assisté entre Israël et l'Iran et les frappes américaines.
Ça fait tout juste une semaine que Donald Trump a décidé de de frapper l'Iran une semaine après. Est-ce que vous jugez que le monde est plus sûr aujourd'hui après les frappes de Donald Trump ? Alors vous parlez du monde ou vous parlez de la situation française ?
Est-ce que aujourd'hui vous jugez que le monde est plus sûr après les frappes qui ont été décidées par le président américain sur les installations iraniennes ? clairement, je pense que il a eu raison de frapper les installations iraniennes. Les choses sont très claires.
Ce qui a déstabilisé le monde depuis 1979, ça a été la révolution iranienne qui a créé la matrice de développement de l'islamisme dans le monde. Il a eu raison en dehors de tout droit international. Écoutez, déjà ceux qui ne respectaient pas le droit international, c'est l'Iran.
Bien sûr. Donc le règne du plus fort aujourd'hui, vous y êtes favorable. Ça n'est pas cela. c'est que l'Iran depuis 10 ans, depuis un traité depuis 2015 qui est le traité de Vienne connu sous un autre nom que personne ne connaît donc je ne le prononcerai pas, c'est un acronyme, euh essayait par la négociation en réalité libre volontaire de l'Iran de maîtriser justement sa production notamment de matière enrichie et c'est l'agence internationale de l'énergie atomique qui a dénoncé quelques jours avant que Israël notamment fasse ses raides aériens sur le sol iranien qui a dénoncé cette idée que l'Iran ne tenait pas engagement a eu raison même s'il a violé le droit international.
Il répondait à une violation du droit international et je pense que il vaut mieux ne pas avoir un Iran nucléarisé qu'un un Iran heureusement enfin dénucléarisé qu'un Iran qui est la bombe atomique. Évidemment, vous imaginez l'Iran avec la bombe atomique. Simplement ce que j'ai dit depuis le départ c'est que un on ne construit pas la démocratie littérale libérale.
On ne comment dirais-je ? On ne l'importe pas, on ne l'exporte pas à coup de missile. Ça ça n'est pas possible.
Ça a toujours été notre position. de la France. Vous dites quand même bravo Donald Trump, c'est un modèle sur ce point-là pour vous.
Je Ça n'est pas un modèle Donald Trump pour moi. Une question simplement ce que je vous dis c'est que il a réussi à faire des frappes chirurgicales. Aujourd'hui, on n' absolument pas l'évaluation.
Que sont devenus les 400 kg de matière uranium enrichi à 60 % ? Nul ne le sait. Donc c'est trop tôt pour que on puisse dire si l'opération est totalement réussie.
Vous président, la France se serait associée à ces frappes ? Non, je pense que le président de la République a eu raison de se tenir à l'écart de ces frappes. Amand pour poursuivre sur sur Donald Trump, la question est sérieuse.
Il il revendique, enfin, il espère avoir le prix Nobel de la paix pour l'obtention de se cesser le feu et peut-être d'autres. C'est justifié d'après vous ? C'est c'est un président faiseur de paix ?
Je En tout cas, oui, je sais, je sais, je sais. Il faut se méfier de ces prix qui sont distribués. On l'a vu dans le passé. euh de façon plus ou moins pertinente.
Simplement ce que je veux dire, c'est que on avait une situation où l'Iran était proche d'obtenir la bombe atomique. Les alayot, les molestala ne se sont jamais cachés qu'il l'emploirait contre Israël. C'était donc une menace qui est une menace que j'estime mondiale et en revanche, j'ai toujours estimé, je le répète, qu'on ne détruit pas un régime pour le remplacer par une démocratie libérale uniquement à coup de missile.
Et je pense que du point de vue-là, la France a tenu une ligne de crète. Elle a eu raison de le tenir. Donald Trump estime que Benjamin Netaniaou est un héros de guerre.
Est-ce que vous partagez ces mots ? Non, non, non, je ne partage pas ces mots du tout. Pourquoi ? parce que je pense que euh notamment sur Gaza euh la proportionnalité de la Post euh n'est pas avéré.
Est-ce que vous jugez comme Emmanuel Macron les frappes inacceptables euh d'Israël sur la prison euh des vines euh en Iran où l'on apprend aujourd'hui qu'il y a eu 71 morts comme et où sont retenus deux otages français Cécile Coler et Jacques Paris. C'est pour ça que les frappes doivent être toujours très proportionnées, mais dès lors que vous frappez, vous avez ce genre de risque collatéraux évidemment. Et je me félicite évidemment que monsieur Trump ait obtenu ce cesser le feu.
Oui, mais là qui était qui visait précisément l'entre visait précisément parce que c'était un symbole du pouvoir parce que dans cette prison, rappelons-le, il y a des détenus qui sont détenus du régime pour de mauvaises raisons qui sont des détenus politiques et vous dites il faut ce qu'il faut. Hm. Bruno Rota quand on voit, on disait les frappes, quand on voit la politique migratoire aussi de Donald Trump, est-ce que sur ce planl vous vous dites c'est peut-être pas un modèle mais il y a pas que du mauvais dans ce qu'il fait ?
J'ai toujours j'ai une expression pour qualifier Donald Trump et son action. J'ai toujours indiqué que c'était la mauvaise réponse à de bonnes questions. La question fondamentale qu'il a posé et il a eu une élection très populaire.
Il a une victoire populaire. Le peuple américain avait le sentiment qu' il y avait une impuissance publique et que le pouvoir avait été capté par des petits groupes, des groupes qui sous le plan idéologique du wisme et autres ne permettai pas à la souveraineté populaire d'exercer pleinement son pouvoir. La question qui va nous être posée aujourd'hui et qui nous l' aussi, c'est cette articulation entre ce qu'on appelle un état de droit qu'il faut respecter et mais qu'il ne doit pas devenir un cadre idéologique, simplement un cadre juridique.
Et la démocratie les États-Unis sont devenus un régime fasciste, est-ce que vous pensez-vous aussi que les États-Unis sont un régime fasciste ? N'abusons pas de ces mots-là, évidemment, n'abusons pas de ces mots-là. Fascisme, on l'a connu en Europe, on l'a connu en Italie notamment.
Le nazisme est un dérivé du fascisme, mais on ne peut pas le qualifier de fascisme. Simplement, il a posé des bonnes questions. La question c'est la protection.
La protection en matière de frontière, la protection vis-à-vis notamment d'une concurrence déloyale, parfois la concurrence notamment de la Chine et la concurrence et la protection des frontières vis-à-vis du phénomène. C'est pas votre modèle, mais on sent qu'il y a certaines choses qui peuvent vous inspirer. Bruno Rotailleux.
Non mais moi je je suis pas je suis français voyez, je suis pas américain, je suis pas galoricain comme m'avait dit R de Mais pour autant Donald Trump c'est pas le diable. Non non ça n'est pas le diable. Ça n'est pas le diable mais pour nous qui sommes français on on a du mal parfois à décrypter ces déclarations qui peuvent parfois se contredire.
Bruno Rot l'un de vos autres combats. Il concerne l'écrivain franco-algérien Boem Sansal qui est aussi l'un de vos amis. 10 ans de prison ont été requis en appel contre Boalem sans sal.
Il avait été condamné à 5 ans de prison en première instance, il a 80 ans et il est incarcéré depuis novembre dernier. Est-ce que vous le vivez comme un échec personnel et qu'est-ce que vous dites aux autorités algériennes ? Ce que je devais dire, je l'ai dit.
Ce que je devais faire, je l'ai fait. Maintenant, je ne gâcherai pas la moindre change pour la libération de Boem sans salle. J'espère qu'on approche du dénouement.
Je ne le croirai que lorsque je le verrai libre. Évidemment, il y a eu et le 1er juillet, le tribunal doit donc donner sa sentence, mais je ne ferai aucune déclaration qui puisse perturber le déroulement justement de ces opération. Cela fait des mois que la France et l'Algérie sont engagé dans un bras de fer diplomatique.
Comment aujourd'hui peut-on qualifier les relations entre la France et l'Algérie ? Ces relations, elles sont polaires. Évidemment, elles sont polaires.
Pourquoi ? parce qu'il y a eu un certain nombre d'actes. Il y a la France a reconnu à juste titre la souveraineté marocaine sur le SARA occidental.
Ça a été le pic de la crise. Et ensuite cette crise a dégénéré et notamment pour ce qui me concerne sur la volonté de l'Algérie de ne pas respecter l'accord de 94. Cet accord de 94, je le rappelle quand on a un ressortissant algérien qui n'a rien à faire sur notre sol, l'Algérie doit l'accueillir.
Voilà. Et regardez Mulouse euh à 14 reprises, le meurtrier, le terroriste islamiste qui a tué un ressortissant, un retraité portugais. Malheureusement, nous l'avions présenté aux autorités algériennes à 14 reprises.
Mon prédécesseur avait saisi l'ambassadeur ici à Paris de l'Algérie à deux reprises. Donc ça ça n'est pas possible. Voilà.
Maintenant, encore une fois, je ne ferai pas de déclaration au-delà de ce que je viens de vous dire. Vous restez avec nous pour BFM politique. Dans un instant, monsieur le ministre, vous nous direz si vous êtes favorable à l'élection des juges.
C'est quelqu'un de votre parti notamment qui fait cette proposition. Puis vous répondrez aux critiques finalement à droite ou à gauche. Donc vous êtes la cible à tout de suite sur BFM politique. [Musique] Vous êtes bien sûr BFM politique avec nous ce matin.
Invité exceptionnel le ministre de l'intérieur, président des Républicains Bruno Rota. Dans un instant, on va vous demander si vous êtes pour l'élection des juges. C'est ce que propose justement quelqu'un de votre parti.
Mais avant tout, je vous propose de découvrir un témoignage absolument exceptionnel. C'est la première fois en exclusivité à la télévision française que la maman de Federico Martin Aramburuou qui est un rubyan argentin qui avait été tué en mars 2022 par deux anciens membres du GUD syndicat étudiant d'extrême droite à Paris. C'est la première fois qu'elle s'exprime.
Elle s'appelle Cécilia Arambouru. Elle a souhaité vous interpeller. C'est la toute première fois qu'elle s'exprime.
Elle a une question à vous poser. Je vous propose de l'écouter. Bonjour à tous.
Bonjour monsieur le ministre de l'intérieur. Merci de l'opportunité que vous me donnez de poser une question. Je veux dire que c'est la première fois que j'accepte de parler à la télé parce que nous avons toujours privilégié l'intimité et la vie privée de notre famille.
Je voudrais rappeler que quand le crime de notre fils Féico a eu lieu, c'était une période électorale et il n'y a pas eu de condamnation du gouvernement. Personne ne s'est manifesté. Nous avons appris que les auteurs étaient des personnes très dangereuses qui ne pouvaient pas être ensemble, qui étaient armés, qui avait des arsenals chez eux et des armes à la ceinture.
Il y a clairement eu des manquements dans toutes les procédures. Le silence officiel a été terrible. C'est un très fort désaveux pour le gouvernement de la même manière que l'assassinat d'ichem Mirawioui le 31 mai dernier.
À ce moment-là, le gouvernement et même Marine Le Pen ont dit qu'on ne pouvait pas tolérer ça en France. Je voulais demander si la responsabilité des politiques est bien de condamner ce type d'acte ou alors de continuer à garder le silence comme ça a été le cas avec mon fils. Monsieur le ministre, derrière le témoignage de cette maman, il y a une question qui s'est posée ces derniers jours, c'est est-ce que oui ou non il y a des crimes racistes et des crimes d'extrême droite en France ?
Absolument. Je voudrais la remercier pour son témoignage. Je n'étais pas au gouvernement en 2022 mais mais je suis sûr que le gouvernement de l'époque réprouvait évidemment tous les actes racistes.
Elle a cité d'ailleurs ça n'avait pas été fait à l'époque hein. Écoutez, je sais pas au gouvernement à l'époque mais très franchement je me suis élevé de façon très forte, très puissante. Elle a cité le crime du vhare.
Voilà le PNAT s'en est saisie. J'ai même indiqué J'ai même indiqué que pour moi c'était peut-être le premier crime terroriste commis sur le seul français que l'on devait à la mouvance d'ultradroite. Je l'ai fait dans des termes qui ne supportent précisément aucune hésitation.
Donc il y a une menace terroriste d'ultradroite en France. ce que bien sûr bien sûr c'est la raison pour laquelle il y a quelques semaines en conseil du ministre j'ai proposé la dissolution d'un groupe un groupement de fête qui n'est pas une association constituée juridiquement mais qui est un groupement de fête justement de cette ultradroite qui est à Lyon Lyon populaire et nous l'avons dissoute là encore le 9 ma vous aviez des manifestations avec des groupes d'extrême droite qui souhaitaient manifester nous avions vu cela avec le préfet de police et il avait pris un arrêté pour interdire cette manifestation Malheureusement, le tribunal administratif ne nous a pas donné raison, mais à chaque fois qu'on peut entraver ces individus, nous le faisons. Perdre un enfant, c'est déjà une tragédie.
Perdre un enfant parce que il y a eu un acte de racisme, c'est une abomination. Ce que je voudrais dire de façon la plus claire, c'est que le racisme c'est abject parce que ça consiste à déigner le caractère humain à un homme qui ne présente pas les mêmes caractéristiques ou une femme qui ne présente pas les mêmes caractéristiques que vous, couleur de peau ou ou autrees. Donc c'est quelque chose qu'on ne peut pas supporter.
Et quand on est républicain, quand on est français encore plus parce que la République pour moi et la France ça n'est pas une question de couleur de peau, ce n'est pas une question de religion, c'est une nation civique comme je le disais. C'est pas une nation ethnique, vous voyez, elle se définit par cette adhésion. parce qu'on aime la France.
Monsieur le ministre, justement en matière de de sécurité et de justice, il y a quelqu'un qui est député de votre parti, il s'appelle Vincent Jambrin. Nos téléspectateurs l'ont découvert il y a 2 ans au moment des émeutes parce que lui-même, sa femme, sa maison ont été directement ciblés par les émeutiers. Il était maire de Lail et Réos à l'époque et justement à l'occasion des 2 ans de ses émeutes, il fait des propositions très concrètes qui concernent chacun d'entre nous au quotidien qu'il met sur la table ce matin.
Parmi ell, il y a le fait, dit-il, pourquoi pas de demain élire les juges plus précisément, dit-il, via des intermédiaires, des élus locaux, des commissaires, des avocats, des associations de victimes qui pourraient voter pouren fonction dans les tribunaux, oui ou non à l'élection des juges en France. Moi, je n'y suis pas favorable. Je lui ai dit puisque Vincent est venu dans mon bureau il y a quelques jours présenter ses propositions.
Il y a pas que cette proposition. Il fait des propositions sur le logement pour éviter d'avoir des ghetos. Il a raison.
Il fait des propositions sur la police municipale et avec le ministre François Noel Buffet, nous porterons ensemble dans quelques semaines d'ailleurs un texte pour renforcer les prérogatives des polices municipales. Mais pas d'élection des juges. Non, j'y suis pas favorable.
Je craindrais qu'il y ait une politisation. Au contraire, moi je trouve que parfois et je l'ai dénoncé sur un syndicat notamment de de des juges, je pense que un juge doit être non seulement indépendant mais aussi impartial. Impartial.
Et je pense que une élection euh comment dirais-je atteindrait cette impartialité. Je lui ai dit à à Vincent Jambra. Donc c'est normal qu'il puis y avoir différents points de vue dans un même exclure les familles de délinquants des HLM, c'est autre chose qu'il met sur la table.
Oui ou non ? Moi, j'y suis favorable. Là encore, on vient notamment de voter la loi sur le narcotrafic et le préfet pourra se substituer au bailleur social pour un logement social pour exclure pour la procédure d'exclusion justement d'un narcotraafiquant.
Voilà. Alors, je le disais, vous êtes aussi président de République des Républicains depuis désormais quelques semaines. Vous avez tenu hier un conseil national du parti.
Vous avez dit notamment au sujet de la présence des ministres LR dans le gouvernement, je cite que si demain il y avait soit par des actes, soit parce que les uns ou les autres voudraient nous engager sur un chemin contraire à nos convictions ou aux intérêts de la nation, nous pourrons, je cite, en tirer les conséquences, c'est-à-dire quitter le gouvernement. On sait que le gros dossier des mois à venir, ça va être le budget, 40 milliards d'euros d'économie à trouver. Il y a quelques instants, François Bairou a dit tout le monde devra y participer.
Est-ce que vous au ministère de l'intérieur, vous y participerez ? Est-ce que par exemple il y aura des suppressions de postes parmi les policiers ou les fonctionnaires du ministre de l'intérieur ? D'abord, je voudrais rappeler les conditions dans lesquelles nous sommes rentrés au gouvernement.
Nous sommes rentrés au gouvernement dans des conditions très difficiles puisque nous savions parfaitement que politiquement, il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale euh pour faire des textes puissants, si ce n'est quand même que le texte narcotrafic que je porte depuis que je suis sénateur a pu être voté. Euh je pense que ça c'est important. Évidemment, les insoumis ne l'ont pas voté.
Les narcot, c'est un texte pourtant qui vise les narcotrafiquants. On y est rentré dans le gouvernement parce qu'on voulait éviter le pire, le pire, le chaos et les pires aussi, la gauche mélanchonisé. C'est pour ça.
Et jusqu'à quand et à quelles conditions ? On disait pas. Donc le budget demain, est-ce que le ministère de l'intérieur le budget sera touché l'an prochain ?
Oui ou non ? J'ai une discussion aujourd'hui mais je le dis bien sûr que il faut que l'État se sert la ceinture mais il faut que l'État régalien puisse accomplir sa mission. Le problème aujourd'hui c'est pas l'État régalien.
Le budget du ministère de l'intérieur c'est moins de 4 % baisser c'est moins de 4 il ne baissera pas il ne baissera pas parce que c'est impossible compte tenu des dérèglements de l'ensauvagement c'est impossible puis on vous demande de le baisser et c'est impossible vous les de tiers du budget c'est de la masse salariale. C'est de la masse salariale et le reste c'est équiper les policiers les gendarmes. Donc là encore ça c'est une ligne rouge pour vous.
C'est une ligne rouge. Mais attendez je m'explique très rapidement. Moi je pense que le problème français c'est que l'État providence, le socialtatisme, l'État providence, l'État nounou c'est dilaté à mesure que l'État régalien s'est contracté.
Un bon budget, un bon budget, ce sont des choix politiques. Vous avez la politique absolument et j'aime l'économie comme vous savez. Les partis politiques cette semaine sont invités à Ber pour faire des propositions.
On sait que le gouvernement recherche 40 milliards d'économies. Qu'allez-vous concrètement proposer pour la droite ? Nous allons proposer à la fois des économies sur l'État et des économies aussi sur le système combien de systèmes fonctionnaires, combien d'emplois en moins ?
Et bien moi je pense que on ne devrait pas remplacer tous les fonctionnaires qui partent à la retraite. Il faut le voir ministère par ministère. Je pense que là encore il faut supprimer des agences.
Il y a plein d'agences vous savez. A ministère de l'intérieur. Quelles agences ag les agences il y a c'est 78 milliards.
En l'espace de 6 ans, c'est 38 milliards de plus. C'est une augmentation du personnel là encore de euh 15 %. C'est insupportable.
C'est pas à moi de le dire aujourd'hui, mais croyez-moi, là encore là encore, il y a beaucoup beaucoup de choses euh à faire. Il y a trop de doublons. Il y a trop de doublons.
Je pense qu'on pourrait aussi regarder la question du périmètre de l'État, la question des statuts. Moi, je pense que pour le régalien, le statut se justifie pour les magistrats, les policiers, les gendarmes. Ça, ce sont des fonctions régaliennes.
Mais on peut parfaitement avoir des positions contractuelles pour beaucoup d'autres. Par exemple, beaucoup d'autres. Vous savez tous les fonctionnaires, il y en a plus de 5 millions en France quand on ajoute évidemment la fonction hospitalière et la fonction territorial et les policiers, les gendarmes ne sont qu'une petite partie.
Mais je pense que là encore, il y a de la souplesse. En revanche par contre sur le système notamment de la santé, le système social. Système social, je vous coupe une seconde système social, j'ai une très bonne question d' sur un point spécifique, celui de l'aide médicale d'État, vous aviez dit Bruno Retaillot, on y touchera. le gouvernement il touchera.
C'est un budget d'un peu plus d'un milliard d'euros. Est-ce que ça veut dire une nouvelle baisse de ce budget ou bien une réduction des soins qui sont compris dans l'aide médicale d'État ? Malheureusement, l'aide médicale d'État dépend de la santé et ne dépend pas de l'intérieur.
Mais ce que je veux vous dire, parce que c'est un principe, je ne comprendrai pas que les seuls, si j'ose dire, qui ne soient pas appelés à faire des efforts, ce soit les clandestins, ceux qui ont franchi nos frontières de façon illégale. Parce que l'aide médicale d'État, faut que les téléspectateurs le sachent, c'est une sécurité sociale pour ceux qui sont en situation irrégulière. Nous sommes les seuls pays d'Europe à pratiquer ce régime-là avec en plus euh les titres pour les étrangers, titres pour soins.
Et l'aide médicale d'État a quasiment triplé entre une vingtaine d'années. Donc il faut faire ce que les Européens font et faire non pas une aide médicale d'État mais une aide médicale d'urgence. C'est-à-dire qu'on laisse mourir évidemment personne.
Une femme va accoucher, elle accouche évidemment à l'hôpital mais on s'aligne sur la moyenne des pays européens. Non non non mais je dis est-ce que la France vous considérez va mieux aujourd'hui après Emmanuel Macron ou moins bien ? Je pense qu'aujourd'hui la France a un décrochage, un déclassement.
On voit bien qu'il y a un enauvagement. Il y a je pense qu'Emael Macron a connu des réussites en matière notamment de compétitivité. Mais je pense que et ça sera tout l'objet de 2027, je pense que il faudra je pense sortir de ce que j'appelle le modal le modèle social étatique.
Vous direz que la France va moins bien après Emmanuel Macron. En tout cas la France aujourd'hui ne va pas bien et tous les Français tous les Français peuvent le dire. Je disais nombreuses critiques contre vous, notamment le Rassemblement national, c'est les derniers en date, si j'ose dire, on va voir une image Marine Le Pen, Jordan Bardella qui s'emprennent directement à votre bilan en matière d'immigration. 343000 titres de séjour en 2024 disle, c'est kifkif, c'est même pire que les mandats précédents.
Regardez, ils ont fait cette affiche avec Gérald Darmanin. Qu'est-ce que vous leur répondez ? deux choses.
Euh la première, c'est que je suis arrivé en fin d'année. Donc euh les décisions que j'ai pris, les circulaires que j'ai prises euh je les ai prises les mois suivants et euh je leur disais que d'ailleurs et c'est pour ça que ça les affolle parce que une partie de leurs électeurs qui sont nos anciens électeurs me font confiance et euh ils me créditent justement en me critiquant, ils me créditent justement pour eux d'une sorte de menace. simplement le bilan, il est très clair aujourd'hui.
Euh en matière d'éloignement forcé + 14 %, en matière de naturalisation - 14 %. En matière de régularisation - 24 %. C'est suffisant ?
Non, ce n'est pas suffisant mais euh j'ai des contraintes, j'ai pas les mains libres puisque je ne peux pas à l'Assemblée nationale faire voter des textes que j'aimerais tant pouvoir faire voter. Ce sera la question et le débat de 2027. Vous me voyez venir pour avoir les mains libres, il faut être à l'Élysée.
En tout cas, l'élection présidentielle, c'est l'élection présidentielle évidemment qui donne les main libre. Est-ce que vous avez pris votre décision ? Non, je n'ai pas pris la décision.
J'avais dit col on va pas y passer. Vous vous prendrez quand votre décision d'être là ? il faudra la prendre avant l'été 2026 parce qu'il y a il y a d'abord les municipales.
Ce que je veux dire pour compléter mon propos, c'est que j'ai je suis en train d'obtenir ce que aucun ministre n'avait obtenu avant moi la modification de la directive retour qui était une directive anti-retour européenne. La Commission a enfin mis sur la table il y a quelques semaines un règlement qui va tout changer pour qu'on puisse mieux garder nos frontières. Rotaillot, vous dites que certains électeurs du Rassemblement national peuvent être séduits par les résultats que vous présentez.
Dominique de Villepin qui revient sur le devant de la semaine justement juge que vous êtes en train d'entraîner les Républicains. Je cite dans une dérive identitaire dans une course derrière le Rassemblement national. Bruno Retaillot dit-il devrait plutôt s'atteler à la responsabilité qui est la sienne.
Nous avons besoin de plus de professionnalisme, moins de surenchère. Qu'est-ce que vous répondez à l'ancien premier ministre ? Il parle bien, il parle sur les plateaux de télévision.
C'est quelqu'un qui n'a jamais été élu au suffrage universel. Jamais, jamais. J'ai affronté de nombreuses élections.
Il parle bien mais il parle comme l'extrême gauche. Comme l'extrême gauche. Absolument.
Qu'il a soutenu d'ailleurs aux dernières législatives juste après la dissolution. Et moi, voyez, cette pseudo droite qui pense, qui parle comme l'extrême gauche, c'est celle que je combats, c'est celle qui nous a fait beaucoup de mal et c'est celle en réalité qui a été l'allié mais constante du Rassemblement national. Si depuis 15 ans 100 millions d'électeurs nous ont quitté, c'est parce que la droite a été tétanisée par ce genre de discours et qu'on n pas voulu régler les problèmes des Français.
Parce que ces gens-là que représentent monsieur de Villepin, il y a pas de problème. Ils ont des herbes de cette fausse générosité. Ils habitent les beaux quartiers, ils mettent leurs enfants dans des bonnes écoles.
Les Français modestes, eux, ils sont au contact de tous les désordres, des désordres sécuritaires, désordres migratoires qui sont bien souvent liés aussi. Donc voilà ce que je peux dire sur monsieur de Villepin. Un point supplémentaire, Dominique de Villepin dénonce aussi des contrôles au faciè à la gare du Nord.
C'est-à-dire que je le cite, il dit "On divise les Français en stigmatisme mais cela ne rend pas la France plus forte. Cela ne l'arme pas pour faire face aux difficultés du monde. Euh mais que propose-il ?
Il dit la vérité ou il raconte des bêtises ?" Bien sûr. Que propose-t-il ?
Que propose-t-il ? Moi, je fais respecter la loi républicaine. Euh, oui ou non que la France soit le réceptacle de toute la misère du monde ?
J'étais au sommet européen il y a quelques jours, j'ai vu les ministres de l'intérieur, il y en a qui sont de gauche, qui sont de droite. Croyez-moi, tous veulent la même chose parce que nos peuples Oui. Mais sur les contrôles au facialisè pour une rité aujourd'hui ou pas ?
Mais bien sûr que non. Il y a eu d'ailleurs une décision de la cour des droits de l'homme très intéressante qui a reconnu un problème pour un cas mais qui pour les autres cas a justifié le cadre de nos contrôles. D'ailleurs, nos contrôles, ils sont très encadrés.
Soit il y a une réquisition de l'autorité judiciaire, soit c'est pour prévenir la commission d'une infraction, mais notamment sur les étrangers en situation irrégulière. Moi, je souhaite qu'on tienne les frontières. Je souhaite qu'on ne puisse pas par infraction pénétrer sur le sol de France impunément parce que si demain il y a plus de contrôle, alors euh on enverra aux filières les filières de trafiquants d'êtres humains.
Vous imaginez que ces gens-là viennent de très loin déracinés de leur petit village et qu'ils se retrouvent à la garde à la gare du Nord comme ça par hasard ? Ils sont en réalité encadrés par des filières qui les exploitent, qui les exploitent. Et toutes celles et ceux qui par faiblesse ou par idéologie veulent encourager justement la disparition, l'effacement des frontières ou ces mouvements humains, ils sont aussi des sortes de complices de ces filières.
Bruno R, il y en a un autre qui vous a ciblé ces derniers jours. C'est un ancien premier ministre. Gabriel Atal.
Oui, on s'interroge aussi bien sûr sur de potentiels rapprochements entre LR et Renaissance. que Gabriel Atal a ses dit que la droite prend de plus en plus le chemin de la connivance intellectuelle avec le Rassemblement national. Ça va être difficile le rapprochement.
Écoutez, cet argument là a été utilisé par la gauche depuis 30 ans. C'est un gaz incapacitant. la gauche vis-à-vis de la droite a tenté de la soumettre à une hégomonie idéologique euh en l'accusant par exemple dès qu'on voulait restaurer l'autorité, la fermeté, on était des fascistes.
Dès queon voulait lutter contre l'immigration illégale, on était des racistes. Moi, ça ne marche pas avec cela. Gabriel Atal vient de la gauche.
C'est sans doute pour cela qu'il utilise ces arguments. Il dit qu'il n'y a pas de projet de société comment aujourd'hui entre LR et Renaissance. Vous partagez son avis ?
Mais je ne sais pas. En tout cas, je veux pas passer mon temps. Il y a pas de projet commun entre vous et Renaissance.
Écoutez, on est en tout cas le socle commun, c'est quoi ? C'est une rencontre c'est une rencontre de circonstances. Ce sont des mouvements qui ont pris leur responsabilité parce qu'ils voulaient éviter à la fois le chaos à la France et qu'il voulait éviter que la France soit gouvernée par la gauche mélanchonisée.
Ça ne veut on n'est pas les mêmes. Évidemment, simplement ce que j'observe, il vous attaque directement. Je je prends un autre exemple.
Il dit "Le nouveau président des républicains s'est opposé à l'inscription de l'IVG dans la Constitution a refusé d'interdire les thérapies de conversion pour les homosexuels." Je n'ai jamais refusé d'interdire des thérapies de conversion. C'était un texte où on a porté un amendement qui était important pour moi, un amendement qui devait s'opposer à ce que pour des mineurs, on leur donne euh notamment des bloqueurs de puberté ou qui puissent recourir notamment pour se transformer dans le transgenrisme finalement à des opérations qui peuvent obérer leur avenir.
Et il s'agissait simplement de dire stop, on ne peut pas, quand on n'est pas encore complètement mû, il faut réserver un temps de réflexion et ça soit il faut réserver la majorité pour qu'on puisse prendre ce genre de chos et et rien d'autre et rien d'autre. Rien d'autre. Il est hors de question que des uns ou des autres donnent et notamment oblige des jeunes parce que ils ont une orientation sexuelle qui ne leur convient pas à prendre notamment des thérapies de conversion.
Pas ça du tout. Et je regrette, voyez, que on en vienne là. Il y a une ligne rouge que vous aviez, monsieur le ministre, posé il y a quelques jours qui va peut-être falloir la rappeler à l'instant.
François Bairou estime qu'il y a une majorité, pense qu'il y a une majorité sur la question de la proportionnelle et annonce qu'il présentera un texte à la fin de l'année ou début 2026. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je lui réponds pas.
Je l'ai vu François Berou, je l'ai vu accompagné des deux présidents de groupe LR au Sénat et à l'Assemblée nationale. Je lui ai dit que nous allons nous y opposer pour de bonnes raisons parce que on le voit bien aujourd'hui c'est le bazar à l'Assemblée nationale. Et bien la proportionnelle, elle rendrait structurelle, elle rendrait permanent ce bazar.
Il y aurait plus de majorité alors que la 5e République est faite pour le fait majoritaire. Je lui ai dit aussi que ça sera grave parce que il faudra là encore pour des questions démographiques et bien réaffecter des députés en zone urbaine et enlever en zone rurale. Donc ça va être une occasion de diviser à nouveau la France et ce sera le régime des partis.
George Mandel qui était le secrétaire de Clémenceau, qui était non seulement vendien mais français qui était ministre de l'intérieur. George Mandel qui a été tué par les nazis d'ailleurs euh dans la deuxième guerre mondiale disait d'ailleurs de cette proportionnel que c'était le seul moyen pour un battu d'être élu. Donc hors de question, d'autant plus que j'ajoute, d'autant plus que j'ajoute, je mets en garde le premier ministre, je mets en garde, c'est que cette proportionnelle ne pourrait passer qu'avec les voies du Rassemblement national et de la gauche et de l'extrême gauche.
Son socle commun, le socle commun là du coup on se rapproche, voyez, on est très majoritairement opposé à la proportionnelle. Merci beaucoup, monsieur le ministre d'avoir été notre invité ce matin. Merci à Marie Baptiste, Léa Cardan de m'avoir accompagné et Sylvain Poulet de m'avoir accompagné ici à BFM TV.
Je vous souhaite une excellente journée.