Colère des lycéens : les pistes du Gouvernement | LCP, Lundi C'est Politique 26/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 49 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:48OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous ?
- 2:18RelanceRéponse partielle
Ça va dans le bon sens mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Sur Parcoursup justement, ces réformes puis remplacements, est-ce que vous au Modem vous êtes aligné avec cette décision ?
- 4:13RelanceRéponse directe
Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer ?
- 5:19OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous ?
- 6:44OuverteRéponse directe
Quelles initiatives vous allez prendre autour de ce débat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 »
- 1:40PrésentateurChiffre
« et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. »
- 3:30InvitéFait
« Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. »
- 3:49InvitéFait
« où les parents siégeaient si je peux dire la nuit pour être les premiers dans la file parce qu'on était inscrits, premier arrivé, premier servi. »
- 4:55InvitéFait
« À la fin, c'est un système darwinien. C'est les plus faibles qui décrochent les premiers. »
- 11:16InvitéChiffre
« Il y a un milliard, par exemple, pour les universités. »
- 11:18InvitéChiffre
« Il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées. »
- 12:03InvitéChiffre
« Moi, je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places. Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ? C'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la fac. 15 000 en l'occurrence. »
- 14:45InvitéFait
« Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. »
- 19:40InvitéChiffre
« on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. »
- 23:42InvitéFait
« Il n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. »
- 23:52InvitéFait
« le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin »
- 24:08InvitéFait
« aussi de la délinquance qui viendrait dessus. »
- 24:34Invité politiqueFait
« Ils n'ont pas déployé les moyens suffisants. »
- 24:40Invité politiqueFait
« Le dispositif n'était pas proportionné. »
- 24:47Invité politiqueFait
« C'est la naïveté du gouvernement vis-à-vis d'une situation. »
- 24:53Invité politiqueFait
« Il dit ne pas comprendre, ne pas avoir anticipé cette conjonction entre l'ultra-gauche et les phénomènes de délinquance. »
- 25:26Invité politiqueFait
« Suffisant, non, parce que de nouveau, ce sont des questions de moyens. »
- 27:25Invité politiqueFait
« Absolument. »
- 27:31Invité politiqueFait
« Nous sommes le parti de l'ordre et de la paix civile, de la concorde nationale. »
- 27:44Invité politiqueFait
« La violence n'est pas un mode d'expression et d'action légitime. »
- 27:52Invité politiqueFait
« Toute violence, qu'elle soit de gauche, de droite ou du centre, toute violence doit être punie avec la même fermeté. »
- 28:15Invité politiquePromesse
« Abrogation. »
- 28:47Invité politiquePromesse
« Cette procédure Parcoursup, elle doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble. »
- 35:22Invité politiqueFait
« Un syndicat étudiant comme l'Uni qui est aussi un syndicat représentatif mais qui a le malheur d'être de droite n'a pas été invité par monsieur le Premier ministre à Matignon. »
- 35:29Invité politiqueFait
« Il se met un peu dans la main de la gauche et de l'extrême gauche qui demande 250 000 places supplémentaires à l'université. »
- 35:44Invité politiqueChiffre
« Le bâti scolaire 4 milliards d'emprunts que l'État va donner aux régions ou aux départements pour les collèges et pour les lycées. »
- 36:14Invité politiqueChiffre
« Un rapport sénatorial indiquait que la rénovation du bâti scolaire c'était 40 milliards. »
- 36:57Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen a annoncé 140 milliards d'économies sur le prochain quinquennat. »
- 37:24Invité politiqueChiffre
« La gauche et l'extrême gauche demandent 250 000 places supplémentaires. »
- 39:20Invité politiqueFait
« J'y vois une main levée en effet ça peut en effet être un salut nazi. »
- 41:16Invité politiqueFait
« Nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers, l'immigration de masse, l'incapacité d'intégrer, d'assimiler une vague migratoire aussi importante et des phénomènes de délinquance. »
- 41:30Invité politiqueFait
« Que force reste à la loi que ces gens soient arrêtés condamnés. »
- 46:16InvitéPromesse
« abrogation ou pas de parcours sup dès 2027 »
- 48:09InvitéChiffre
« il y a eu des dizaines de milliers de postes dans l'enseignement supérieur qui ont été supprimés ces dernières années »
- 48:46InvitéPromesse
« l'augmentation du montant des bourses »
- 52:17InvitéPromesse
« la suppression de la réforme Blanquer »
- 58:55InvitéFait
« il a Mein Kampf d'Hitler »
Temps de parole
- Invité24 %
- Invité 221 %
- Maxime Michelet20 %
- Présentateur10 %
- ?7 %
- Invité 36 %
- Invité 44 %
- Invité 54 %
- Invité 62 %
≈ 30,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Un
mois après le début du mouvement des lycéens, le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec plusieurs mesures comme la réforme de Parcoursup avant sa disparition prévue en 2028. Un débat sera organisé sur le sujet à l'Assemblée nationale après-demain. Le but est de désamorcer la colère des jeunes alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi et surtout le 5 novembre avec la question des salaires qui revient sur le devant de la scène. Samedi dernier, entre 450 000 et 800 000 personnes sont descendues dans les rues partout en France malgré les interdictions de manifester, les changements de parcours, les craintes de violence.
A six mois de la présidentielle, tous les candidats se voient imposer un agenda social pas forcément prévu dans leur plan.
Bonsoir
et bienvenue sur LCP, lundi c'est politique avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava, bonsoir Elsa de LCP, bonsoir Emmanuel Duteil, Emmanuel de Challange, bonsoir le rien de tout le monde pour Radio Classique et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Auperchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale en direct pour nous faire vivre nos échanges et ce débat. Nous allons recevoir plusieurs invités au cours de cette émission spéciale consacrée à la fois à la crise étudiante mais aussi aux questions de pouvoir d'achat, je le disais tout à l'heure. Notre premier invité est Marc Fénaud, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, député du Loir-et-Cher.
A
l'issue des rencontres qui ont eu lieu toute la journée à Matignon entre représentants de syndicats lycéens et même d'influenceurs, Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous
? En
tout cas je crois que ce n
'est
pas tant ce que j'attendais moi, je crois que c'était ce qu'attendaient ceux qui depuis plusieurs semaines portaient un certain nombre de revendications dans la rue, donc la question de la réforme et de
l
'évolution assez profonde de Parcoursup, la question des moyens,
on
y reviendra peut-être tout à l'heure, la question
des
horaires, on n'en a pas parlé mais qui sont quand même des questions importantes parce qu
'on
voit bien qu'il
y a
un sujet d'organisation du temps scolaire, on va l'appeler comme ça, et donc je pense que ça va dans le bon sens. Elsa ?
Ça
va dans le bon sens mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ? C'est les éternelles questions d'une mobilisation, enfin cette question-là vous auriez pu me la poser sur à peu près toutes les mobilisations, est-ce que c'est suffisant
? J'aimerais
que
dans ce
pays on ne mesure pas simplement la façon dont on répond à une crise uniquement par les espèces sonnantes et trébuchantes compte tenu de ce qu
'est
la situation du budget. Je trouve que ça serait plus responsable parce que rien n'est pire que de promettre des moyens
pour
constater qu'à la fin on ne peut pas les mettre et donc je pense qu'il faut à la fois des moyens parfois mais il y
a
besoin de réorientation de moyens et deuxièmement il y
a
besoin de regarder comment marche une politique publique. Parcoursup c'est pas une question de moyens par exemple et les horaires ça n'est pas une question de moyens. Donc il y
a
déjà une partie des sujets qui sont
et
qui sont traités autrement que par les moyens et j'entends aussi la question de la démocratie lycéenne.
J
'ai rencontré un certain nombre de représentants lycéens. La question de la démocratie lycéenne c'est un espèce de dysfonctionnement général mais qui n'est pas qu'un dysfonctionnement lycéen.
C
'est que les gens disent des choses,
ils
disent ça ça ne fonctionne pas dans mon lycée et ça tape dans un tambour vide.
Sur
Parcoursup justement, ces réformes puis remplacements, est-ce que vous au Modem vous êtes aligné avec cette
décision
? François Bayrou d'ailleurs lui-même avait dit qu'il y avait quelque chose
qui
dysfonctionnait. Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. C'est comme si on partait d'un endroit où c'était merveilleux. Il n
'y
avait aucune raison de le changer si ça avait été merveilleux. La vérité c'est que le mode de sélection était très injuste, que des gens qui avaient des très bonnes notes n'étaient pas sélectionnés. Moi j'ai connu même la période, et je crois qu'ils l'ont connue aussi pour ceux qui étaient à cette période avant Parcoursup où les parents
siégeaient
si je peux dire la nuit
pour
être les premiers dans la file parce qu'on était inscrits, premier arrivé, premier servi. Bon, de là où on venait, Parcoursup était plutôt une amélioration. Mais il y a des difficultés qui sont réelles.
C
'est un, l'appropriation de l'outil, très tardive. Deux, la nécessité de cocher plein d'options pour essayer d'être quelque part. Trois, une espèce de boîte noire dans laquelle on rentre et dont on ne sait pas comment on en sort. Donc il y a tout ça qu'il faut faire évoluer. Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer ? Ça aurait suffi dans votre contribution au débat ? Est-ce que vous
étiez pour un compréhension ? Non, non, non. J'essaie de ne
pas jouer sur la terminologie. Remplacer l'outil, c'est le réformer. Enfin pardon, ça veut dire quoi ? Il y aura un outil de sélection, parce qu'il faut quand même dire le mot, des jeunes lycéens qui veulent aller à la fac. Alors cette question de la sélection...
Il y en aura un, de toute façon.
Mais c'est pas... Ou alors on explique qu'il y a un million de places, que chacun va dans toutes les filières et qu'il n
'y a
pas
de sélection. Alors
c'est ce que certains proposent. Il y
aura
un débat à l'Assemblée nationale mercredi. Enfin je veux dire, proposer ça, c'est proposer d'envoyer les gens dans le mur. Parce que, à la fin, je vais vous dire comment se fait la sélection. J'ai été à la fac, moi, de science. À la fin, c'est un système darwinien. C'est les plus faibles qui décrochent les premiers. Au bout de trois semaines, vous en avez déjà perdu 10%. Au bout de trois mois, vous en avez... Alors, si c'est ça qu'on souhaite, c'est-à-dire qu'on fait des hypocrites, on laisse des gens s'inscrire, et après on dit, bah, le système darwinien se mettra en place et les plus faibles disparaîtront, moi, je ne crois pas... Ça n'est pas ma vision de l'éducation nationale.
Le gouvernement annonce un débat, ici, à l'Assemblée, mercredi après-midi, sur cette question. Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous
? Est
-ce
que
ça vous a surpris
?
Alors, ça m'a plutôt surpris. Pour tout vous dire, je n'avais pas ça dans mon scope et dans mon agenda. Je pense qu'on a des débats budgétaires qui sont des débats aussi importants, parce que la question est quand même, la question du budget est complète. Donc, ce
n'est
pas forcément la peine d'en rajouter dans l'agenda ? Je ne
dis
pas que ce n
'est
pas la peine d'en rajouter. En même temps, on est dans ce Parlement, parfois, à multiplier la demande de débats. Pour une fois, c'est le gouvernement qui le fait de sa propre initiative. Mais ça vous a surpris, quand même. C'est
intéressant, quand même. Vous vous demandez un petit peu d'où ça vient, cette histoire. Oui,
mais ça m'a surpris. Après, je me remets des surprises, vous savez, à mon âge... En doute.
À mon âge, j
'en ai vu des plus grosses que celles-là, quand même, de surprise.
Mais
si ça permet, ce que j'ai essayé de faire devant vous, de poser tranquillement, pacifiquement, si je peux dire, la question de c'est quoi Parcoursup ? Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n
'a
pas marché ? Qu'est-ce que ça a remplacé ? Par quoi ça pourrait être remplacé ? Sans tomber dans la démagogie, c'est open bar et chacun va où il veut. Et en fait, il suffit d'ouvrir des places, comme si c'était quelque chose de cette nature-là qu'il faut... Je ne
suis
pas très étonné de ceux qui le proposent, d'ailleurs. Ceux qui le proposent, c'est de dire, la question, c'est pas de l'avoir... Le marché, en fait, c'est la question, c'est de faire ce qu'on veut. Est-ce que c'est
ça que le
gouvernement a derrière la tête ?
Parce
que déjà, on apprend qu'il ne consulte pas forcément ses partenaires avant d'annoncer un
débat ici à l'Assemblée.
Non mais,
j'ai pas besoin...
Pardon, je vous le dis, franchement, je ne suis pas un enfant. J'ai pas besoin que le gouvernement me consulte pour décider d'un 50-1. Je serai chez le Premier ministre dans une demi-heure. Nous sommes des êtres adultes qui peuvent prendre des initiatives sans nous. Et même nous, on peut même prendre des initiatives sans
nous. Alors, justement, qu'est-ce que vous allez prendre comme initiative autour de ce débat ? En général,
je parle. Quelles initiatives
vous
allez
prendre
autour de ce débat ? Non, non, mais en
général, je
disais. Là, on va débattre et on va
essayer de dire ce qu'on a,
nous,
d'analyse.
Est-ce que la
stratégie du Premier ministre, c'est de dire, vous êtes bien marrant tous à proposer la suppression ? Maintenant, on va voir ce que chacun propose.
Mais c'est pour ça que c'est intéressant. Il faut voir quel poste on met en
place. C'est qu'est-ce que vous proposez. C'est qu'est-ce que vous remplacez par Parcoursup. Est-ce que vous pensez qu'il faut ouvrir les vannes partout et laisser les gens, comme je le disais, comme je le racontais, enfin, je le raconte, la vie vraiment des gens, ce que je raconte, c'est la vérité. C'est pas mal que chacun se confronte à ses propres responsabilités, parce qu'on est quand même dans une grande période d'irresponsabilité individuelle
et parfois collective. Mais vous, qu'est-ce que vous allez mettre sur la table
au modem, puisque Parcoursup va être réformé ? Qu'est-ce que vous allez défendre
? Moi, il
me semble
qu'on a,
d
'abord, une question d'appropriation de l'outil, parce que l'outil arrive assez tard dans le cursus, et donc les jeunes le découvrent plutôt en terminale qu'avant. Est-ce qu'on n'a pas intérêt
?
Deux, qu'on donne un peu les règles de Parcoursup. Sur quoi on est choisi ? Parce que parfois, on nous dit, moi, j'ai mes propres enfants l'ont fait, je vois
bien comment... Mais peut-être dès
la première, dès la seconde,
ça veut dire
? Deux, trois, ça pose la question de l'orientation.
Parce
qu'on a l'impression que Parcoursup est un espèce d'épée de Damoclès, une espèce d
'élément
définitif, y compris d'un parcours supérieur. Il faut déstresser ce moment-là. Trois, il y
a
la question, je crois, d'anominimiser ou pas, et dans quel cadre on anonymise.
Vous
êtes favorable
à dire, on
enlève le lycée d'origine, on enlève peut-être même
le nom
?
Pourquoi
pas, mais ça pose une vraie question derrière, c'est l'harmonisation des notes. Parce qu'on sait très bien qu'il n
'y
a pas une harmonisation des notes. Donc il faut aller au bout et tirer la pelote de tout. Vous allez tout remettre sur la table, Lauriane. Les lycéens et les étudiants sont arrivés plutôt mécontents aujourd'hui à Matignon parce que le gouvernement avait convoqué avant eux des
influenceurs. La question, c'est de savoir comment ils sont partis,
vous savez. Ils
appellent... Dans le même état d'esprit.
Mais je voudrais revenir avec vous sur la méthode par rapport à cette colère lycéenne. Le gouvernement a donné le privilège des annonces à des influenceurs. Est-ce que là, vous reconnaissez un problème ?
Moi,
c'est ce que je lis. Je serais étonné qu'il
n'y ait pas... Ah mais c'est sûr, parce qu'elles ont parlé. Qu'elles
ont
parlé,
mais il faut...
Pour
avoir déjà fait l'exercice, il ne
faut
pas confondre les sujets qu'on évoque. Du style, on pourrait réformer Parcoursup et le remplacer, qui n'est pas une annonce, mais qui est un dialogue. Sinon, on ne dit rien. On dit, je prends note.
Moi,
je ne crois pas que ça soit en soi gênant. Par ailleurs, on est à la fois, les uns et les autres,
à
être très...
Sans
être trop vieux jeu, mais on est à la fois très réticents vis-à-vis des réseaux sociaux, des influenceurs, mais la vérité oblige à dire
que
les jeunes regardent plus les influenceurs que d'autres
choses.
Oui, mais ce n
'est
pas une question comme ça.
C
'est aussi, quand on a des partenaires sociaux, les syndicats lycéens sont des partenaires reconnus, élus, représentatifs, et on les contourne un peu, là. Mais non, non, je ne crois pas. Ils ont été
reçus par le Président de la République. Il
n'y
a pas de contournement des... Franchement, je ne
vois
pas d'entourloupe. Matignon reçoit des influenceurs, et dans le même temps, depuis Marseille, le Président de la République lance une charge contre les réseaux sociaux en disant qu'ils abîment notre démocratie. Vous comprenez le message de l'exécutif,
là ?
Oui, je comprends que le message, il est complexe.
En même
temps ? Non, non, ce n
'est
pas en même temps. Celui qui dit qu
'il
faut interdire les réseaux sociaux ou interdire les influenceurs, il dit quelque chose qui n'est aujourd'hui pas la réalité de ce que vivent les jeunes, et même parfois les moins jeunes. Il n'est pas impossible, d'ailleurs, que dans la crise des CN, il n
'y a
pas un petit phénomène autour du retrait des portables à l'intérieur des établissements. Donc, il ne
faut
pas croire que tout ça n'a pas d'influence sur les sociétés. Donc, on peut à la fois dénoncer, mettre en garde contre les influenceurs et vivre dans le monde dans lequel on vit. C'est comme si on disait, il ne
faut
pas dire à l'intelligence artificielle, elle existe. Donc, les influenceurs, ils existent et ils existent partout dans le monde. Les seuls pays où ils n
'ont
pas le droit d'exister, ce ne
sont
pas franchement des démocraties. Donc, notre langage, il doit être double, c'est attention aux influenceurs, mais on ne peut pas faire complètement ça. Enfin, je veux
dire qu'envoyez le... Et pour les
prochaines manifestations, le gouvernement envisage d'interdire l'accès à certains réseaux sociaux. Vous soutenez cette mesure
?
Moi, je trouve que quand vous avez des réseaux sociaux ou des outils qui sont utilisés pour dire venez là, il
y a
un magasin qui s'ouvre, si je peux dire,
à
coup de pied dans la porte et vous pouvez vous servir et on se donne rendez-vous, il y a quand même un sujet. Donc, je trouve... Donc, il
y
a les bons et les mauvais réseaux sociaux ? Non,
ce
n'est pas les bons et les mauvais réseaux sociaux, c'est l'utilisation que vous en faites. C'est comme toute révolution technologique. Toute révolution technologique, elle apporte son lot de risques et son lot de chances. Bon, à nous de faire en sorte que ce soit plutôt des chances que du risque. Voilà. Emmanuel ? Sur le budget, c'est un peu pareil. Il
y a
les bonnes et les mauvaises lignes. Là, vous disiez tout à l'heure, on ne
va
pas regarder ce plan uniquement en regardant les dépenses. Malgré tout, il y en a et elles étaient loin d'être prévues au moment de la présentation du budget. Il y
a
un milliard, par exemple, pour les universités. Il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées. Il y a l'abandon d'une partie de la suppression des postes de professeurs qui étaient prévus. Bref, tout ça se calcule en milliards d'euros. Est-ce que déjà pour vous, c'est le bonnétiage
?
Alors, tout ça, ce que je ne calcule pas tout à fait en milliards d'euros, si je peux me permettre de vous contrarier, de vous contredire.
Non,
mais 4 milliards, c'est des prêts. Donc les
prêts, c'est rembourser. Rien que le milliard pour les universités. Le milliard, c
'est sur plusieurs exercices que moi, je connais un peu les marchés publics. Vous lancez un milliard, le temps que les marchés publics soient sortis, ça va s'étaler sur 2, 3, 4 ans. Donc, ce n
'est
pas tout à fait le même exercice budgétaire. Et concernant les profs, c'est assez marginal dans le budget. Zéro coût. Non, non, mais vous avez raison. Mais je ne crois pas que ce soit déterminant. Et je rappelle qu'il
y a
un certain nombre de gens en disant qu'il faut 10 milliards sans être incapable de les chiffrer. Moi, je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places. Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ? C'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la
fac.
15 000 en l'occurrence. Ça coûte tant la place. Et donc, je mets les moyens qui correspondent à ce qu
'est
la réalité du coût d'une place. Pour moi, ça ne me paraît pas incohérent parce que vous ne pouvez pas non plus dire je crée des places et je
ne
mets pas les moyens en face. Mais c'est pluriannuel. Est-ce que du coup, il faut faire des économies à côté ou il faut accepter d'abandonner l'objectif de
déficit
fixé à 5%
? Pour
le coup, moi, j'ai dit à tous mes parlementaires pour ce qui
est
des amendements du groupe des démocrates et je suis heureux qu'ils aient pu s'y tenir. Si vous faites des dépenses supplémentaires, il faut me trouver des économies ailleurs. Et là, ce sera le cas aussi ? Non, mais moi, je ne suis pas le gouvernement.
Moi, j
'alerterai.
Mais là, c'est la
ligne que vous défendrez aussi
dans ce cas-là.
Parce que c'est une ligne que vous soutenez la dépense. Donc, où
est-ce qu'on trouve à côté ?
J'ai dit, je trouve que ça répond à ce que demandent les lycéens. Je demande à avoir un peu plus de détails. On va aller à Matignon tout à l'heure. On va avoir un peu plus de détails. On verra comment ça s'échelonne dans le temps. Y compris ce que je vous dis du milliard pour les universités. Parce que ce n
'est
pas un milliard en année 2027.
Non,
c'est étalé sur plusieurs exercices.
Donc, 200 millions, ce n'est pas pareil. Donc, il ne faut
pas chercher un milliard d
'économies. Non, mais ce que
vous dites Marc Fénault, c'est que... Mais c'est parce que c'est la logique des choses.
Il
n
'y a
pas d'entourloupe. Pour faire une rénovation d'une université, vous avez des procédures,
vous avez des marchés. Ce que vous
avez dit très clairement, c'est que si c'est de
l
'argent supplémentaire, ce ne sera pas de l'argent en plus. Il faudra le trouver ailleurs.
Moi, je pense, je
persiste à dire que la responsabilité, y compris vis-à-vis des jeunes, c'est de ne
pas
leur laisser une dette qui va les asphyxier. D
'accord. Donc, si on ne fait
pas attention à ça...
Donc, il faudra trouver
des économies ailleurs. Oui. Pareil, des dépenses vont peut-être arriver. Là, ce sera plutôt à la charge des entreprises. Mais l'idée que le SMIC pourrait être augmenté plus vite que ce qui aurait dû être le cas, vous soutenez ?
Non, je pense qu'il
faut regarder la question de la compétitivité. Et nous sommes dans une situation financière et économique qui est une situation fragile.
Donc,
on n'avance pas, selon
vous ?
Je pense qu'il ne
faut
pas faire ça à l'aveugle et sans avoir engagé un dialogue. Surtout qu'on fait faire quand même un effort aux entreprises au travers des allégements de charges, comme vous le savez. Donc, il ne
faut
peut-être pas tout cumuler dans une phase où on a une croissance qui est quand même assez faible.
Il
me semble que c'est un...
Alors, comment on répond
du coup aux demandes ? Moi, je pense que les mesures qu
'on a eues...
Je pense qu'il
y
a deux éléments.
C
'est un, qu
'est
-ce qu'on peut faire de détente sur le prix du... Parce que l'essentiel, c'est le prix du carburant. Donc, c'est ce qu'a fait le président de la République pour essayer de libérer des barils et de libérer des... Ça,
ça
va durer trois mois
?
Oui, mais enfin, on peut espérer que dans trois mois, on va finir par sortir de cette situation UBS qui a été créée par le président Trump. Ce n
'est
pas nous qui
sommes... Mais on
peut imaginer que ça peut être pire au lendemain.
Oui, très bien.
On peut essayer de faire par séquence. On essaie de faire ça. Deuxième élément, il y
a
des aides ciblées. Je pense que c'est plutôt bien de le faire comme ça. Parce que sinon, on va là aussi... Mon avis d'ambiance. Je dis juste un mot, pardon, sur la question des lycées. Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. Bien sûr. Et c'est la compétence des régions de ne
pas
de pique un jour. C'est la compétence des régions depuis les années 80,
c
'est des lois de fait.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Et donc, qu'on vienne nous raconter maintenant qu'il y a du retard d'investissement, ça fait 40 ans que les régions ont la responsabilité. Il y a certaines régions qui ont fait le travail. D'autres, manifestement, qui ne l'ont pas fait. Même chose pour les départements et les collèges, donc. Oui. Et je crois qu'il
y a
une partie des dépenses, si
on
veut être honnête, qui ont été annoncées ce soir. La Caisse des dépôles les avait déjà prévues. Oui. Parce qu'un plan était déjà lancé en partie
pour rénover notamment plutôt les écoles primaires. Mais ils élargissent un
plan école primaire, bloc communal, c'est-à-dire commune et intercommunalité. Donc, que chacun prenne ses responsabilités dans cette affaire. Je suis fasciné que dans cette crise, on est dit, l'État n'a pas investi dans les collèges et lycées. C'est la compétence exclusive des départements et des régions depuis 40 ans. Donc,
c
'est les départements
et les régions qui n'ont pas fait leur travail. Non,
mais je n
'ai
pas dit qu'il ne
faut
pas faire son boulot. Je dis que chacun regarde devant sa porte. Hugo. Oui, monsieur le ministre. Il y a plusieurs questions pour vous. Une,
une,
une. Enfin, sur le même thème, c'est sur Parcoursup. Il y a des questions autour de Parcoursup. 75 vous demandent est-ce que ça doit être la fin de la réforme blanquaire, ses options modulaires et les emplois du temps à rallonge associés. Sur le même thème, il n
'y a
pourquoi pas revenir à comme c'était avant Parcoursup.
Alors, d'abord, parce que les options...
Alors, il y a deux choses. Il y a la réforme blanquaire,
c
'est plutôt le...
Déjà la réforme
blanquaire. Non, mais...
L'espèce
de...
Non, mais je clonde tout de suite.
Il ne
faut
pas revenir avant Parcoursup parce qu'avant Parcoursup,
c
'était très injuste. Oui, on l
'a
déjà dit. Bon, donc on
va... Mais on
n'est pas obligé de faire moins bien, on peut faire mieux. Mais
revenons à la réforme blanquaire. Avant Parcoursup,
c'était moins bien que Parcoursup. Parcoursup marche bien, on peut essayer de faire plus. Et la réforme blanquaire, il faut essayer de regarder parce que
c
'est vrai que ça a sans doute un peu déstructuré.
Je
vois bien les orientations qui avaient été proposées par Jean-Michel Blanquer. On peut aussi s'être trompé, essayer d'amodier ou d'améliorer un texte ou d'amodier ou d'améliorer un dispositif. Donc regardons ce qui ne fonctionne pas. Peut-être il y
a
beaucoup d
'affaires... Est-ce que ça a
fonctionné la réforme blanquaire pour vous ? Apparemment, ça pose des questions en tout cas principales et principielles qui sont des questions d'organisation de
l
'emploi du temps.
Donc,
est-ce qu'il ne
faut
pas revire aux bonnes vieilles filières d'autrefois ? Qui ne sont pas si autrefois d
'ailleurs.
Je me méfie toujours d'un pays qui passe son temps à dire que c'était mieux avant. Non, personne ne dit ça. Non mais si, vous dites aux bonnes vieilles filières d'autrefois.
Oui,
parce que
vous
savez littéraire, scientifique,
économie. Oui, et
lesquelles bonnes vieilles filières on disait quand on ne fait pas une filière scientifique, j'en sais quelque chose, il
n'y a pas la peine de vous fermer les portes.
Les options ne changent rien là-dessus. Non mais c'est pour ça qu'il faut sans doute faire
remercier la question. Mais la réforme blanquière elle a
coûté cher quand même. Oui, enfin elle a coûté cher, non. Ça veut dire quoi ? Elle
a
coûté cher financièrement ?
Vous
voulez dire ? Non, elle n
'a
pas coûté cher financièrement. On a demandé par ailleurs...
Elle coûte cher
aujourd'hui en
tout cas. Non. Socialement
j
'entends.
Non mais c'est un autre sujet.
Mais je vous relance du coup. Socialement, oui. Vous me relancez.
Socialement, elle coûte cher. Manifestement, elle pose des problèmes d'organisation pratique et des problèmes d'organisation pratique en particulier pour les élèves. Deuxièmement, elle pose des questions aussi d'organisation autour de... Comment dirais
-je
? L'organisation de la classe. Comme il y
a
beaucoup d'options,
c
'est souvent des élèves qui sont dispatchés. Donc l
'unité de la
classe... Non mais il
n
'y
a
pas que les journées à rallonge parce que moi, je n
'ai
pas quand même souvenir que je commençais à 10h et je finissais à 15h quand j'étais lycéen. Donc les journées étaient déjà... En tout cas, moi, elles me paraissaient longues pour être
très honnête. Vous étiez
assidus. C'est peut-être parce que je n'étais pas un élève très
assidu.
Mais
ce
n
'est
pas le seul sujet.
C
'est journée à rallonge plus trois heures de trou, plus... Voilà, c'est plutôt ça qui va pas. Plus à quoi ça sert de faire des options si au fond, comment elles sont valorisées dans Parcoursup. Ça, c'est un sujet. Et donc on a besoin de travailler. Et deux, je pense qu'il
y a
un sujet. Une classe, c'était un collectif qui se constituait pour neuf mois. Et les options ont un peu dispatché les classes. Et donc on a un sujet de collectif, y compris d'ailleurs le rôle du prof principal parce que le prof principal, il avait normalement toujours le
même
effectif qui travaillait toujours ensemble. Et là, ce n
'est
plus tout à fait le cas. Donc il y
a
une question à se poser. Mais que dans ce pays, on se pose des questions d'évaluation quand un truc ne marche pas bien ou ne marche pas comme on avait
voulu... D'accord, c'est bien de se poser des
questions, Marc Fénaud, mais il y
a
des élèves qui en ont subi les conséquences.
Oui,
très bien.
C'est ça la conséquence. Il y a
aussi des élèves... Les réformes d'éducation nationale, il
y
a eu des milliers et à chaque fois, chaque
génération paye.
qui ont subi les conséquences depuis des dizaines et des dizaines d'années du système éducatif.
Oui, parce que c'est une réforme tous les ans.
Non, mais il n
'y a pas une réforme tous les ans. Et 8 ministres de l
'éducation nationale ces dernières années. Non, mais la réforme Blanquer, ce n
'est
pas une réforme d'il y a un an ou il y a deux ans. C'est un peu plus lointain que ça. Et qu'on essaie d'améliorer les dispositifs. Je ne
suis
pas sûr que le système des années 30 ou des années 20 ou des années... Je parle de 1900. Ou des années 60 étaient formidables, égalitaires et que ceux qui ne faisaient pas la classe littéraire, autre chose qu'une classe scientifique n'étaient pas exclues du système aussi.
Vous dites,
Marc Fénaud, qu'il y
a
des mesures qui ne coûtent rien. Pour toutes celles qui coûtent, elles seront donc ajoutées dans le budget. Est-ce que vous dites aux oppositions ce budget, il faudra le voter ? Déjà, j'essaie de dire aux oppositions si vous étiez juste... Je ne suis pas quelqu'un qui donne des leçons. Mais si chacun essaie de se mettre autour de la table et d'être un peu responsable, quand vous regardez le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, on a dérapé de plus de 20 milliards avec un déficit qui était déjà de 12, autant que je me souvienne. Donc on a 30 milliards de déficit. Et
là,
on n'était qu'en recette.
Et
elle n'a pas été adoptée.
Oui, non, mais... Mais là, revenons à défendre la question.
Non, mais c'est la même chose. Si on pouvait déjà ne pas faire comme si on était irresponsable collectivement, on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. Le PLF, on va arriver dans les mêmes exercices. Bon, je donne de leçons à personne, mais si on veut trouver... Et si on veut faire des priorités, c'est qu'on ne met pas de l'argent partout de façon aveugle. Et en sortant des
chiffres... Non, mais je repose la question
d'Elsa. Est-ce que vous dites aux oppositions, puisque vous tenez tant à ces mesures pour l'éducation,
il faut voter le budget ?
Oui,
mais ça,
c'est le rôle du gouvernement. Oui, ça serait le plus logique. Je n
'ai
pas d'espoir, comment dirais-je, fourni sur le fait que... D'ailleurs, vous voyez bien, le PLFSS, ce n
'est
plus du tout l'immersion du gouvernement ni la nôtre. Ils finissent à la fin par ne
pas
la voter parce qu'il n'y a pas de contre-proposition collective, majoritaire. À l'inverse, s'il y a des discussions sur l'éducation nationale qui font plus ou moins consensus, est-ce que vous dites au gouvernement, il faut aller peut-être plus loin dans le compromis, il faut accepter
de céder aussi sur d'autres sujets
? Oui,
mais
il n
'y
a pas de difficulté à ce qu'on puisse essayer d'aller plus loin, mais ça pose la question de l'équation budgétaire néanmoins. On vous fait réagir à ce qu'a dit Emmanuel Macron.
Il
a dit que ce n'était pas normal que le pays soit dans cet état d'ébullition à six mois des élections. Mais est
-ce
qu'il n
'est
pas un peu responsable aussi
?
Oui, mais je trouve que cette propension qu'on a, ce n
'est
pas la première fois d'ailleurs à la fin d'un quinquennat ou d'un septennat à chercher des boucs émissaires, ce pays se cherche en permanence de débousser. C'est qui le bouc émissaire en l'occurrence ? Le président de la République est un... Mais
oui,
mais... Mais il dit en même temps qu
'il ne comprend
pas. Attendez, nous sommes tous aussi... Alors, il y a ceux qui ont gouverné et ceux qui n'ont pas gouverné. Moi, je ne me suis jamais défaussé. Mais cette facilité qu'on a quand on a gouverné à dire, c'est comme si je n'avais pas gouverné. Mais ceux qui sont dans l'opposition, ils ont aussi
une responsabilité. Reprenons la phrase. Ce n
'est
pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Oui,
pourquoi ? Je vois bien ce qu'il veut dire. Il veut dire que, généralement, l'élection présidentielle est le moment où on tranche les questions.
Et
que personne ne peut crédiblement, sans majorité à l'Assemblée nationale et sans esprit de responsabilité, croire qu'on va résoudre en cinq mois ce qu
'on
n'a pas réussi à faire depuis quatre ans parce que, faute de majorité, singulièrement depuis 2024. Donc, non pas pour reporter le problème, mais qu'on se dise c'est l'élection présidentielle qui tranchera quand même. Maintenant, c'est l'élection présidentielle. Ceux qui disent on va tout changer en six mois, ça s'appelle... Oui, alors donc, je ne comprends
pas ce que vous dites. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Qu
'Emmanuel Macron, quand il dit ça, qu'il ne comprend pas qu'il
y
a six mois de la liste présidentielle, le pays soit en ébullition ?
Il veut dire, alors je recommence,
il
veut dire que la logique, généralement institutionnelle, qu'à six
mois d'une élection... Oui, c'est que, quand on en change
de président, on a l'impression que tout va changer. Oui.
Mais pourquoi ? Peut-être que les
Français n'y croient plus. Ah, c'est ça que je voulais vous faire dire ? Non,
mais
peut-être, si vous voulez me faire dire
ça... Non, pas vous
faire dire, mais... Qu'on aille plus loin. Qu'on aille plus loin. Je prends acte, mais... Non, mais qu'on aille plus loin. Vous me direz la prochaine fois ce que vous vouliez que je dise,
mais... Non, qu'on aille plus loin. Non, je me présente.
Il dit qu'il ne comprend pas, ça veut dire qu'il ne comprend pas non plus l'État
dont il se trouve le pays aujourd'hui. Non, non, ce n'est pas qu'il ne comprend pas. Non, mais je vois
bien ce que... Non, mais... Ne faisons pas du mot à mot. Ce qui est un peu curieux pour la première fois, c'est vrai, mais ce n
'est
pas un reproche que
je
fais aux Français non plus d'ailleurs, c'est que normalement l'élection présidentielle tranche, or là, elle
ne
tranche pas.
Elle
clive. Avant. Vous voyez ce que je veux dire ?
Oui, avant même... Or, l'élection présidentielle
est le moment catharsique, comme on dit, où on met des choses sur la
table. Alors, ça va se terminer comment ? Je n'étais
pas d'accord du tout. Comment ça peut se terminer
?
Je pense que... D'abord, il faut essayer de répondre à la crise sociale. On n'est pas à l'abri d'autres crises qui sont des crises extérieures. Donc, le rôle du gouvernement jusqu'au bout et du président de
la
République, d'ailleurs, il l
'a
dit lui-même, c
'est
de gouverner jusqu'au bout. Deux, c'est de se dire, y compris dans les séquences qu'on a évoquées sur les séquences d'éducation nationale, c'est de se dire qu'est-ce qu'on peut faire là ? Qu'est-ce qui va être l'objet d'un débat présidentiel ? Et qu'est-ce qui sera fait après ? Parce que six mois, franchement, c'est quand même très court. Pour faire quelque chose ? Pour essayer de... Ceux qui réclament le changement profond de 10, 15, 20 années en six mois, ils sont très forts, mais il faut qu
'ils
me montrent comment ils le font.
Merci Marc Fénaud.
Merci
à
vous. Vous
êtes venu sur le plateau de l'Indice et Politique et va vous succéder. Sur ce plateau, Maxime Michelet,
qui
est député UDR de la Marne, qui va vous prendre votre place. Il est coordinateur des questions d'éducation pour la campagne de Marine Le Pen. Il va s'installer à votre place et on accueille Maxime Michelet. Bonsoir. Merci d'être sur ce plateau. On va revenir avec vous sur les annonces du gouvernement en direction des lycéens et étudiants. Mais l'autre image du jour, avant d'y revenir, c'est la visite d'Emmanuel Macron à la mairie de Marseille qui avait été la cible, on s'en souvient, des casseurs lors des manifestations du 17 octobre, des faits qui avaient suscité des questions et des accusations sur le maintien de l'ordre.
Il
n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.
C
'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin,
de
manière très atypique, c'est-à-dire pas
en
opportuniste à la fin des cortèges, mais très tôt le matin, ce qui s
'est
d'ailleurs passé ici.
On
n'avait pas anticipé qu'on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche aussi de la délinquance qui viendrait dessus. Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.
Maxime Michelet, est-ce que des manifestations sans incidents, c'est possible
? Il
faut l'espérer pour la démocratie française. Avec zéro incident ? Pour la capacité, il faut l'espérer, il faut l'espérer évidemment. Mais ça
n
'a jamais existé.
Pour
la démocratie française, l'aveu du président de la République est quand même terrible. Nous n'avions pas anticipé, c'est justement le rôle du gouvernement que d'anticiper. Ils n'ont pas déployé les moyens suffisants. Notre président, le président de l'UDR, Éric Ciotti, il avait dit en hémicycle que les moyens n'étaient pas à la hauteur, le dispositif n'était pas proportionné. Les événements qui se sont déroulés le 17 octobre, c'est malheureusement cela. C'est la naïveté du gouvernement vis-à-vis d'une situation. Tout de même, il dit ne pas comprendre, ne pas avoir anticipé cette conjonction entre l'ultra-gauche et les phénomènes de délinquance. Mais ce n
'est
pas la première fois qu'on voit ce type de choses. Ce n
'est
pas la première fois qu'on voit Paris ainsi saccagé. Louriane ?
Depuis le 17 octobre, des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes. Le gouvernement envisage de restreindre l'accès aux réseaux sociaux pour des prochaines manifestations. Pour ces prochaines manifestations aussi, le parcours, le tracé, serait fait en dehors, accepté seulement hors des centres-villes. Est-ce que tout ça, c'est suffisant selon vous
?
Suffisant, non, parce que de nouveau, ce sont des questions de moyens. Il faut déployer les forces de l'ordre d'une manière proportionnée. On l'a vu d'ailleurs, il y
a
eu plus de moyens ce samedi.
Il
n
'y a
pas eu autant d'incidents que le 17 octobre. Le congrès, le meeting du Rassemblement national à Orléans s'est aussi déroulé dans de bonnes conditions parce que les forces de l'ordre étaient là. Il faut les saluer, nos policiers, nos gendarmes qui ont assuré, qui assurent ce rôle de gardien de nos institutions et de notre paix civile. Après, les mesures comme sur les réseaux sociaux, c'est un peu d'ailleurs paradoxal parce que
d
'un côté,
il
va interdire les réseaux sociaux et puis quand ils font des annonces sur l'éducation, il convoque des influenceurs.
L
'évoqué tout à l'heure.
Donc, bon,
voilà,
tout cela n'est pas forcément très cohérent et l'interdiction des réseaux sociaux, c'est quand même une mesure qui ressemble plus aux mesures du Parti communiste chinois que celle d'une démocratie.
Le président de la République mise sur ce modèle du 24 octobre, comme il dit, c'est-à-dire une forte mobilisation des forces de l'ordre pour la manifestation samedi prochain, mais il y a aussi la manifestation le 5 novembre. Est-ce que, selon vous, les forces de l'ordre vont pouvoir tenir comme ça dans la durée
? Nous
le souhaitons. Alors, il est vrai, vous soulignez un point important,
les
forces de l'ordre font état d'un épuisement important. D'ailleurs, évidemment, à Paris, qui est l'épicentre de ces manifestations, mais sur tout le territoire, moi-même, dans ma circonscription, j'appartiens à une circonscription rurale, mais les forces de police et les forces de gendarmerie se disent aussi vraiment travailler à l'os, être, soumis à des rythmes importants, des sous-effectifs, être énormément sollicités. Et puis, j'ajouterais à cela que non seulement ils sont énormément sollicités par l'État pour nous protéger, évidemment, mais ils sont aussi copieusement insultés par la gauche et l'extrême-gauche.
Et il y a aussi, il ne faut pas le sous-estimer, l'épuisement moral de nos forces de l'ordre qui, à longueur de temps, se font insulter par des représentants de la gauche et de l'ultra-gauche.
Samedi dernier, des groupes d'ultra-droite ont agressé des manifestants dans plusieurs villes. à Nice, ils étaient une centaine. Onze personnes interpellées seront jugées demain. Est-ce que vous attendez de la part de la justice la même fermeté que pour les casseurs
?
Absolument. Nous, nous sommes, avec nos alliés du Rassemblement national, nous sommes le parti de l'ordre et de la paix civile, de la concorde nationale. Nous attendons la même dureté avec toutes les personnes qui font usage de la violence. En démocratie, la violence, contrairement à ce qu
'on
a pu entendre de la part de certains élus de gauche et d'extrême-gauche, la violence n'est pas un mode d'expression et d'action légitime. La violence est toujours un délit et toute violence, qu'elle soit de gauche, de droite ou du centre, toute violence doit être punie avec la même fermeté. Elsa
? Sur
les annonces au niveau de l'éducation nationale, je rappelle que vous vous occupez de ce sujet pour la candidate Marine Le Pen. Sur la réforme de Parcoursup, le gouvernement propose de le transformer. Est-ce que vous, c'est votre ligne, on n'a pas tellement compris si vous étiez pour la suppression ou pour l'abrogation ou pour justement des transformations, des améliorations
?
Abrogation, réforme, le terme importe peu, je pense qu'il faut
distinguer deux choses. Soit on
garde le système et on le corrige, soit on en change complètement.
Il faut distinguer deux choses, je pense, en Parcoursup. Parcoursup, d'un côté, c'est une plateforme.
C
'est une plateforme qui centralise les formations, qui met en rapport les formations avec les souhaits des lycéens. Cette plateforme, elle a besoin d'exister, c'est une évidence technique.
De
l'autre côté,
il
y
a
la procédure Parcoursup. Ça, c'est la procédure qu'on fait suivre à nos élèves pour qu'ils puissent être ensuite admis dans l'enseignement supérieur. Cette procédure Parcoursup, elle doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble. Et au sein du bloc national RNUDR, nous voulons que la procédure d'admission dans l'enseignement supérieur soit de nouveau fondée sur le diplôme d'accès à
l
'enseignement supérieur qui est le baccalauréat. Parce que dans le problème de Parcoursup, il y
en
a plusieurs. La procédure Parcoursup,
ce
n
'est
pas juste le moment où les résultats tombent. C'est toute la procédure avant. Et la procédure, elle commence dès la fin de la seconde quand vous devez choisir vos spécialités, quand vous devez choisir quelle spécialité vous abandonnerez.
Ça vous gardez ou pas la réforme Blanquer avec ces fameuses spécialités ?
Absolument pas. Cette réforme-là, justement, aujourd'hui, la colère des lycéens, c'est la conséquence de toutes les mesures éducatives prises par Emmanuel Macron depuis 10 ans.
Donc,
il faut revenir aux filières traditionnelles du bac, c'est ça ? Il faut, par exemple, étudier en effet qui, en réalité, en plus, je connais un peu, j'ai été secrétaire de scolarité pendant plusieurs années et notamment sous l'égide de cette réforme il y
a
encore quelques années. En réalité, les élèves choisissent des spécialités
pour
leur grande majorité qui correspondent aux anciennes filières. Quand vous avez des élèves qui choisissent maths, physique, SVT, ça s'appelle la filière S. Quand vous choisissez SES, histoire, anglaise, c'est la filière ES.
Oui, monsieur le député, il
y
a une question pour vous de François dans le chat qui vous demande vous avez pris la place de Roger Chudot sur les questions d'éducation auprès de Marine Le Pen.
Est
-ce lié à un changement de
ligne ?
Qui est député RN. Qui était député RN du Loire-et-Cher. Est-ce lié à un changement de ligne porté par votre candidate ou est-ce une sanction contre les propos polémiques de M. Chudot sur les binationaux
? Je
ne prends pas la place de mon excellent collègue Roger Chudot. J'ai, en tout cas, l'honneur peut-être de lui succéder et c'est un honneur parce que Roger Chudot a une expertise
très forte. Mais pourquoi vous lui avez
succédé ? Est-ce que c'est à cause de ses propos polémiques ou parce qu'il n'avait pas vraiment de programme
?
Non, c'est Ninalino. Vous savez bien en plus que j'appartiens à un parti qui est allié au Rassemblement national qui est l'Union des droites pour la République d'Éric Ciotti. Moi, je suis très honoré du choix que Marine Le Pen a fait de moi et je travaille en très bonne intelligence évidemment avec beaucoup de parlementaires, beaucoup de gens qui contribuent à ce programme éducatif au premier rang desquels Roger Chudot, évidemment.
Il
y aura un débat à l'Assemblée nationale mercredi sur cette question de parcours sup. Vous y serez, j'imagine ? Vous y
participez ? Et j'en suis d'autant plus heureux que l'UDR avait demandé le même débat en février 2026. Donc le Premier ministre, s'il le souhaite, avant d'entendre le débat de mercredi, je l'invite à réécouter le débat que nous avions organisé dans le cadre d'une carte blanche sur ces questions-là en février.
Est
-ce
que c'est un débat utile ? Qu'est-ce que vous allez proposer exactement ? On a bien compris ce que vous disiez sur Parcoursup mais il manque de place à l'université. Est-ce que vous voulez qu'il y ait plus de place à l'université ou au contraire est-ce que vous voulez
alors
ce débat va être très très utile
car
il va permettre j'entendais juste avant moi
mon
prédécesseur Marc Fénaud qui disait l'élection présidentielle c'est dommage elle clive mais c'est nécessaire de cliver c'est nécessaire de cliver l'opinion pour justement que les positions des uns et des autres soient bien comprises des citoyens. C'est ce clivage politique qui permet ensuite aux citoyens de délibérer. Dans ce débat nous allons voir un clivage très important qui est entre d'un côté ceux qui veulent mentir à la jeunesse de France en leur disant avec le parcours que vous avez vous pouvez aller partout de l'autre côté il y a ceux comme nous qui ne leur mentons pas il faut pour réussir dans l'enseignement supérieur avoir des bases évidemment et
une
sélection
oui mais
le terme de sélection aujourd'hui est dévoyé par la gauche et par l'extrême gauche en
réalité il faut simplement avoir des compétences
est-ce que vous le reprenez vous ?
il y a des filières sélectives il y
a
des filières sélectives
d'accord mais est-ce que vous reprenez vous ce mot sélection ?
il y a des filières sélectives il y a des sélections il y a des sélections naturelles dans certaines filières tout le monde ne peut pas aller en classe préparatoire aux grandes écoles tout le monde ne peut pas aller dans certaines licences double licence très sélective mais par exemple dans une licence d'histoire qui est une filière non sélective
si
vous avez un mauvais dossier en histoire
est
-ce que c'est de la sélection que de vous refuser ? ou c'est simplement vous dire la vérité vous dire avec les compétences que vous avez acquis durant votre scolarité secondaire vous n'êtes pas en mesure de réussir ne pas oublier un étudiant sur deux oublie ils
font quoi ces étudiants un étudiant sur
deux échoue en
licence ils
veulent faire d
'histoire
par exemple
vous leur dites quoi ? ils peuvent alors soit il y a toujours la possibilité évidemment du redoublement quand même on l
'a
un peu oublié mais il y avait la possibilité du redoublement mais ensuite si vous avez une faiblesse en histoire vous pouvez avoir des talents ailleurs l'important c'est que l'école identifie les talents de chacun de ses élèves et lui dise en vérité voici là où tu es fort
pour revenir au débat qui va avoir lieu après demain souhaitez-vous qu'il y ait un vote ou pas
un
vote non parce qu'un vote il faudrait que le vote soit sur un texte l'Assemblée nationale se prononce sur des mesures concrètes législatives c
'est
le cadre du 51 il n'y
a
pas de vote mais je pense que le débat permettra de clarifier il
peut
y en avoir les positions vous
parlez d'un retour
de la promotion républicaine à l'école est-ce que déjà c'est votre formule
?
absolument oui j'assume le thème de méritocratie aussi aujourd'hui la gauche parle beaucoup de l'assignation sociale
et
pense que le système éducatif
produit
des inégalités sociales
en
réalité moi je crois que c'est l'effondrement du système éducatif
c
'est sa défaillance majeure qui renforce les inégalités sociales aujourd'hui malheureusement beaucoup d'élèves
font
l'intégralité du parcours scolaire sans maîtriser le socle fondamental
qui
ne permet pas de construire ensuite d'autres connaissances quand vous ne permettez plus à toute une population quelle que soit à
l
'origine sociale d'apprendre à lire et écrire et compter correctement là vous réassignez les gens à leur territoire à leurs origines sociales donc oui en fait donner la même instruction à tous les enfants de ce pays sur tout le territoire leur apprendre tous à lire et écrire et compter de la même manière ça c'est une promesse républicaine c'est une promesse qui avait été faite par la troisième république et que nous allons
restaurer
Emmanuel sur le plan je n
'ai
pas compris tout à fait est-ce que le plan annoncé vous convient
déjà
est
-ce
qu'il va dans le
bon sens alors c'est un exercice un peu spécifique puisque le ministre se parle en même temps oui mais on sait ce qu'il y a voilà en
même temps c'est ce qu'il y
a alors sur Parcoursup sur Parcoursup
au-delà de
Parcoursup
est-ce que le plan dans sa globalité est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement
répond aux attentes et de la rue et des parties que vous pouvez représenter
alors est
-ce qu'il répond est-ce qu'il répond aux demandes des lycéens alors je ne
suis
pas sûr qu
'il
répondra à quoi qu'il arrive aux demandes des organisations lycéennes ou des organisations étudiantes qui sont principalement des organisations affiliées à la gauche et à l'extrême
gauche
je voudrais juste souligner cela par exemple un syndicat étudiant comme l'Uni qui est aussi un syndicat représentatif mais qui a le malheur d'être de droite n'a pas été invité par monsieur le Premier ministre à Matignon et je trouve ça quand même très regrettable donc il se met un peu dans la main de la gauche et de l'extrême gauche qui demande 250 000 places supplémentaires à l'université donc quand vous mettez la barre aussi haute évidemment que
15 000 ça ne suffit pas l'étiage
qui a été annoncé par le gouvernement qui est proposé par le gouvernement vous convient ? C'est des
mesures prenons l'exemple du bâti scolaire par exemple le bâti scolaire 4 milliards d'emprunts
que
l'Etat va donner aux régions ou aux départements pour les collèges et pour les lycées alors déjà on verra ce qu'il en sera à la fin après
la calicule
on nous avait promis aussi un plan clim ce plan clim a quasiment été démantelé donc les promesses
la
Caisse
des dépôts l'a repris totalement à son compte et il est intégré dans les prévisions des mois à venir
pas
à la hauteur de ce que le gouvernement avait annoncé
mais
4 milliards c'est pas suffisant un rapport sénatorial indiquait que la rénovation du bâti scolaire c'était 40 milliards donc c'est de fait mécaniquement insuffisant la question c'est il faut aller déjà identifier il faut identifier les besoins identifier les territoires où il y a des lycées qui sont sur la cartographie exacte des besoins pas exactement on parle beaucoup aujourd'hui de la banlieue parisienne moi j'ai de nouveau une circonscription rurale il y a aussi des besoins en ruralité en
tout cas il faut aller chercher peut-être d'autres moyens de
financement
plus largement Marine Le Pen veut plus de professeurs veut également mieux les payer si on ajoute au plan annoncé ce soir comment on paye justement tout ça
déjà
on va faire c'est tout ça évidemment une question générale on fait des économies ailleurs vous le savez Marine Le Pen a annoncé 140 milliards d'économies sur le prochain quinquennat donc c'est aussi selon l'institut d'entreprise de l'ordre de 7 milliards 5 si on applique les mesures ce sont aussi des réaffectations ce sont aussi des réaffectations de crédit et de revenus mais il y
a
aussi
une
réalité qui se profile devant nous qui
est
la baisse démographique
la
baisse démographique va faire c'est bien puisque un quinquennat qui s'ouvre en 2027 ça va jusqu'en 2032 donc il va y avoir une baisse démographique il va falloir profiter de cette baisse démographique et d'ailleurs les places dans l'université la gauche et l'extrême gauche demandent 250 000 places supplémentaires mais la baisse démographique qui s'annonce aujourd'hui dans les collèges dans les lycées demain ça s'annoncera aussi mécaniquement dans nos universités
mais
du coup pardonnez-moi j'ai à nouveau pas du tout compris la réponse c'est-à-dire qu'on fait quoi on attend qu'il
y ait
moins d'élèves
ou
comment on investit comment on paye jusque-là qu'est-ce qu'on fait juste là si le nombre d'élèves baisse mais en 2032 là il
va pas baisser alors
il baissera pas alors permettez-moi de vous corriger il va pas baisser par magie d'un coup en 2032 il
va baisser
et la courbe est assez le ministre nous l'a montré en commission des affaires culturelles la courbe est assez nette on va perdre
quand même
largement la courbe va commencer et là de 2027 à 2032 la courbe va être très très nette donc il y a des moyens à réaffecter mais de nouveau je vous ai dit on fait des économies ailleurs
donc
on peut aussi réaffecter des moyens et même à l'intérieur de l'éducation nationale on peut aussi réaffecter des moyens notamment par exemple du côté de l'administration il
y a énormément d
'administrations dans l'éducation
nationale
notamment centrale et rectorale ça vous permet de voter le budget
?
de voter quel budget ? on n'a qu'un seul budget en France le budget de l'Etat est-ce que les mesures annoncées ce soir vous laissent penser que oui il y
en
a besoin et qu'il faut
vous
demandez si moi je vais pouvoir on va pouvoir voter le PLF
ce
PLF là
sur le budget là du fait de ces nouvelles mesures il
n
'y a pas que ces mesures
il n'y a pas que ces mesures dans le budget alors est-ce que ça
recule la censure éventuellement ?
et puis
n
'oublions
pas est-ce que ça
exclut la censure
? je
ne suis modestement que député UDR et référent des questions éducation ce n'est pas moi vous l'imaginez bien qui prend ce type de position
vous
étiez tout vous l'avez dit tout à l'heure à Orléans pour le meeting de Marine Le Pen et de Jordan Bardella et vous avez peut-être entendu parler de cette scène qu'on va voir qui a été captée par une caméra de LCP après l'action d'étudiants de l'Union des étudiants juifs de France visant Jordan Bardella et ses propos passés antisémites révélés par Midapart ce militant vous avez vu a fait un geste ambigu qui s'apparente à un salut nazi est-ce que vous y voyez vous d'abord un salut nazi
?
j'y vois une main levée en effet ça peut en effet être un salut nazi le Rassemblement National a été très clair
s
'il l'avait vu il l'aurait sorti si c'est le cas il sera sanctionné notamment s'il est militant du Rassemblement National il sera sanctionné donc la réaction du Rassemblement National a été toujours extrêmement claire
et
évidemment il n'y a aucune forme de lien entre ces immondes idéologies sans
totalitarisme pourquoi
ce monsieur
était
là alors
? non mais déjà il faut établir si c'est le cas et
après il sera
sanctionné mais pourquoi
il était là
? s'il est là il sera sanctionné Elsa ?
il
y a des rassemblements partout en France après l'attaque terroriste raciste à Trappes qui a coûté la vie à Pengo, Bossio, Vangui l'extrême droite est accusée d'avoir contribué à installer un climat raciste dans le pays qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent
?
je ne
suis
pas d'extrême droite donc je ne me sens pas accusé par cette déclaration
nous
avons été très clairs depuis que cet acte affreux a eu lieu nous le condamnons évidemment nous condamnons ça me permet de faire une boucle avec ce que vous disiez l'interrogation que vous portiez au tout début
nous
condamnons toute forme de violence évidemment que nous condamnons cet acte abominable raciste mais comme nous avons cadamné tous les autres attentats racistes
votre
parti ou d'autres responsables font des liens entre
la
délinquance et l'immigration Eric Ciotti par exemple ou Jordan Bardella est-ce que finalement vous ne stigmatisez pas une partie de la population ?
est-ce qu'on n'a jamais madame appelé à la violence
?
non mais quand on dit par exemple que ce
qui s'est passé à Paris le
17 octobre c'était des hordes de barbares des gens qui venaient de banlieue faisant un lien avec l'immigration est-ce que finalement vous ne stigmatisez pas ces gens-là
?
non parce que nous n'avons jamais appelé à la violence nous appelons à
des politiques nous
appelons à des politiques oui mais enfin il y a quand même un fait c'est que nous n'avons jamais appelé à la violence nous avons condamné toujours toutes les violences et en effet nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers l'immigration de masse l'incapacité d'intégrer d'assimiler une vague migratoire aussi importante et des phénomènes de délinquance mais ces phénomènes de délinquance nous appelons à ce que l'état de droit soit garanti sur tout le territoire national que force reste à la loi que ces gens soient arrêtés condamnés jamais nous n'avons appelé à la violence nous appelons toujours à l'état de
droit
oui
monsieur le député nos collègues de streetpress ont révélé qu'il
y a
un prestataire du rassemblement national qui a été filmé à Rouen le 17 octobre dans une manifestation d'ultra droite d'identitaire rouennais avec une ceinture en cuir à la main pour frapper les antifascistes qui étaient en face de lui est-ce qu
'il
doit être sanctionné par le rassemblement national
?
Vous me posez une question évidemment je ne suis pas du rassemblement national déjà premièrement et de nouveau nous condamnons toute violence vous pouvez nous répéter à l'envie et essayer de faire des liens entre ces phénomènes violents et nous il n'y en a aucun nous sommes le parti de l'ordre et de la concorde civile
merci Maxime Michelet votre collègue député va prendre votre place tout à l'heure on va revenir sur l'annonce de cette soirée celle faite tout à l'heure par le ministre de l'enseignement supérieur sur Parcoursup
ce
qu'on annonce aujourd'hui c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup dès cette année et puis qui nous mènera vers l'outil futur un remplaçant de Parcoursup en 2028 on acte et on lance un travail qui sera un travail qui inclura possiblement des évolutions législatives et ça commence évidemment par un débat au parlement mercredi comme vous le savez sur ces questions là qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme
sur
ce plateau Aurélie Trouvé députée LFI de Seine-Saint-Denis bonsoir merci d'être avec nous vous avez entendu tout à l'heure Philippe Baptiste est-ce que c'est un premier là ce que vous venez d
'entendre
est
-ce
que c'est un premier pas
alors comme c'est en cours on apprend les détails évidemment moi je reste sur la réaction des syndicats lycéens et des syndicats étudiants qui disent tous qu'en fait pour l'instant ça leur paraît plus de l'enfumage que de la réelle réponse à leurs revendications évidemment il y a quand même le gouvernement a commencé à céder un petit peu donc ça veut dire que d'ailleurs la mobilisation et bien elle porte ses fruits et qu'il faut la continuer mais c'est tout à fait insuffisant c'est ce que disent ces organisations et je suis d'accord avec elles puisqu'il y a un certain nombre de points qui ne vont pas du tout par exemple sur les bourses je vous en donne seulement un le gouvernement se félicite en disant c'est génial on ne va pas baisser les bourses cette année mais enfin ça ne va pas du tout en fait ce qui est demandé c
'est
que
ça
veut dire
ne
pas
baisser
ça veut
dire ne pas baisser jusqu
'à maintenant elles n'étaient pas alignées sur l'inflation
en fait que tout le monde comprenne quand on dit qu'on aligne
sur l
'inflation c'est juste on ne baisse pas mais jusqu'à maintenant elles
n'y étaient
plus
bien
sûr ça sera un peu moins pire qu'avant d'accord mais ça ne rattrape pas donc je vous donne juste une idée c'est que depuis trois ans en fait en réalité quelqu'un qui est au dernier enfin disons à l'échelon le plus important de la bourse d'accord l'échelon 7 et bien il a perdu à peu près en trois ans plus de 1000 euros si vous voulez de bourse par ses baisses successives année après année de cette bourse donc ça ne rattrape rien du tout c'est juste qu'on stoppe la baisse et bien ça c'est pas suffisant vous vous demandiez sa suppression le gouvernement annonce donc une évolution forte avant son remplacement en 2028 est-ce que vous y voyez là quand même une victoire politique ce totem de la Macronie parcours sup
déjà
je crois que heureusement tout le monde se rend compte que parcours sup est une horreur d'accord moi qui d'ailleurs est une enfant au lycée enfin je crois que les parents se rendent compte et ont peur d'ailleurs nos enfants ont peur
ils
n'avaient pas cette peur là avant ils sont morts de trouille parce qu'il se trouve qu'il y a plus de 100 000 élèves chaque année qui sont laissés sur le bas
côté à cause de parcours sup un
début de victoire politique cependant
disons qu'il y a
un
premier
un
premier pas où en tout cas le gouvernement a commencé un tout petit peu à comprendre ou en tout cas à céder à la très forte mobilisation sociale mais ça ne ça ne répond en rien à la hauteur ça n'est absolument pas à la hauteur des revendications je vais vous dire il y
a
un débat 50.1 mercredi justement
qu'est-ce que vous allez
demander il y a un débat 50.1 sur parcours sup mais c'est hallucinant pourquoi n'ont-ils pas organisé comme la constitution le permet un vote à l'issue de ce débat 50.1 dans l'assemblée nationale c'est quand même la moindre
des choses que les députés puissent est-ce que vous allez y
participer à ce débat bien
sûr
mais nous nous exigeons qu'il y
ait
un vote
un vote sur quoi
et ça seul le gouvernement abrogation ou pas de parcours sup dès 2027 nous nous disons qu'il faut l'abroger tout de suite parce que c'est une horreur pour chacun de nos enfants
les
inscriptions commencent en janvier donc le gouvernement ne peut pas interrompre totalement d'où et je cite à nouveau Philippe Baptiste une évolution forte
mais
on peut aller beaucoup plus vite que ce qu'il
y a
évidemment ils disent on verra ça en 2028 ils ne seront plus là donc qu'est-ce qui va arriver en 2028 on n'en sait rien donc il est possible aujourd'hui d'avoir un vote à l'issue du débat de mercredi disant oui ou non pour l'abrogation mais de toute façon ce gouvernement une fois qu'on a voté on fait quoi si jamais on vote l'abrogation attendez déjà depuis 2022 vous observerez moi je suis arrivé en 2022 comme député j'observe que d'abord ce gouvernement ne fuit autant qu'il peut la démocratie parlementaire c'est-à
-dire
que là il organise un débat pourquoi ne fait-il pas un vote pourquoi n'assume-t-il pas de mettre au vote pour ou contre parcours sup qu'est-ce qui le dérange en réalité c'est qui c'est qui va perdre parce que parcours sup est une idée absolument abominable qui met en danger d'ailleurs j'ai envie de dire l'école publique et notre système de l'éducation parce que quand vous délivrez un
élève
mais que vous lui dites vous avez des gros risques de ne rien trouver après
vous
pensez qu'il y aurait une majorité à l'Assemblée pour dire il faut arrêter parcours sup dès
cette année
c'est pas ce que disait votre
collègue
tout à l'heure
du RN qui
disait
nous à
la France Insoumise on est pour la démocratie parlementaire quel que soit le vote auquel on s'attend c'est
-à
-dire c'est un principe c'est de laisser voter les députés c'est pas parce qu'on peut-être une majorité pour abroger mais vous n'êtes pas du tout d'accord sur le système de remplacement de parcours sup entre le RN qui pourrait
peut-être voter l'abrogation c'est pas
du tout la même chose déjà commençons par abroger vous avez raison la véritable question aussi c'est les moyens que l'on met dans l'enseignement supérieur il se trouve que je travaillais avant d'être députée dans l'enseignement supérieur je l'ai vu se déliter cet enseignement supérieur il y a eu des dizaines de milliers de postes dans l'enseignement supérieur qui ont été supprimés ces dernières années et je veux dire dans les facs par exemple il n'y a aucune annonce de création d'emplois dans les universités alors qu'aujourd'hui vous avez des amphis qui sont pleins à craquer vous avez des étudiants qui sont obligés de rester dans les couloirs enfin je veux dire ça
n'est pas à la hauteur d'une grande puissance
économique il
y
a a priori des négociations en cours justement avec du côté du ministère de l'enseignement supérieur etc les lycéens et les étudiants eux appellent à poursuivre la mobilisation qu
'est
-ce qu'ils peuvent obtenir encore de plus ? Justement je vous le dis des créations claires et nettes par exemple dans les universités l'abrogation de parts secours sup on l'a dit l'augmentation du montant des bourses donc il y a plusieurs revendications qui ne sont absolument pas aujourd'hui entendues véritablement par le gouvernement mais il ne
reste
que six mois à Emmanuel Macron à l'Elysée qu'est-ce qu'il peut en quoi il peut répondre
comme ça
dans l'urgence ? C'est
bien
le problème c'est-à-dire qu'en neuf ans et demi il a mis le pays dans une situation catastrophique il se retrouve avec une mobilisation sociale énorme exceptionnelle je ne
sais
pas si tout le monde se rend compte c'est-à-dire que malgré les mesures liberticides qui ont été prises les interdictions de manifester dans plein de villes le fait qu'au dernier moment la veille à Paris par exemple il change le parcours pour nous amener Porte d'Italie jusqu'à Porte de Vincennes malgré tout ça
le
mouvement a été encore plus fort samedi qu'il n'a été le samedi d'avant je vous assure c'est énorme ce qui est en
train de se passer donc vous dites aux
lycéens continuez à aller dans la rue
mais nous on n'appelle à rien du tout en
fait c'est les lycéens contrairement à ce qui est répété enfin voilà ce que d'autres répètent à longueur de plateau nous n'organisons rien nous n'appelons à rien nous soutenons et nous sommes fortement présents dans ces manifestations
Emmanuel
? donc si et c'est le cas manifestement samedi il y a des appels à manifestation de la part des syndicats de jeunes et des syndicats de salariés nous y serons je crois comprendre que ce sera le cas et si c'est le cas nous y serons et nous soutiendrons
pour
vous c'est quoi la borne minimum pour se dire on a
gagné
suffisamment pour se dire on se remet autour de la table et on peut avancer c'est
quoi la
borne minimum
que vous demandez ? d'abord je
veux dire que c'est pas à nous de décider ça c'est aux syndicats potentiellement il y
a
quand même quelques mesures qu'il faudra voter derrière donc vous
soyez
d
'accord avec
alors là ça va se passer effectivement dans le cadre
budgétaire nous
par exemple effectivement nous demandons à ce qui est la création non pas de quelques milliers de postes en réalité il manque des dizaines de milliers de postes d'enseignants par exemple dans l'enseignement supérieur d'enseignants dans l'enseignement secondaire il manque des dizaines de milliers de postes d'AESH de médecins scolaires d'infirmières moi qui suis en Seine-Saint-Denis
je
peux vous dire que c'est vraiment ça me moi j'ai le coeur brisé à chaque fois que je vais dans une école publique à l'invitation des représentants
de profs je
vous assure venez voir dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis vous pouvez avoir que le coeur brisé parce
que c'est devenu l'école
publique prenons peut-être deux mesures qui ont été annoncées et qui vont quand même dans votre sens il y aura des prêts 4 milliards semble-t-il qui pourront être débloqués par les régions pour remettre à niveau les lycées et principalement notamment les lycées d'Île-de-France des places vont également être créées notamment à destination des lycées professionnels principalement semble-t-il vers les filières qui auraient besoin le plus de bras derrière et là aussi ciblées en partie sur l'Île-de-France est-ce que ça malgré tout vous vous dites bon bah les lycéens n'ont pas fait tout ça pour rien et ça va dans le bon sens ou non la copie est bâclée zéro pointée
et on
recommence
il
se trouve justement que nous avons sorti aujourd'hui je ne
sais
pas si vous le savez un plan notre plan notre livret programmatique pour l'enseignement supérieur et la recherche où justement alors je n
'ai
pas le temps de tout vous décrire mais où nous revenons mesure par mesure sur tout ce qu'il faudrait ne serait-ce que pour rattraper toutes les destructions faites dans l'école publique par 9 ans et demi de monsieur Macron au pouvoir donc par exemple ça passe effectivement par la rénovation très globale et concrète de tout le bâti scolaire ça passe par des créations massives de postes ça passe aussi d'ailleurs on n'en a pas parlé par la suppression de la réforme blanquer alors je ne sais pas si vous avez des enfants au lycée ou ils ont été au lycée c'est vraiment la destruction des filières par le fait qu'on ait un truc à la carte complètement dément dans les lycées où chacun fait ce qu'il veut en prenant sa petite option et du coup il y
a
une désaffection par exemple des filières scientifiques et il n
'y
a plus de filles dedans avec des conséquences quand même vraiment c'est du grand n'importe quoi par exemple la réforme blanquer il est temps de la supprimer voilà il faut
arrêter
le lycée à la carte
Aurélie Trouvé parmi les réactions à l'instant Raphaël Glucksmann qui est le candidat à place publique parti socialiste pour la présidentielle trouve que les propositions du gouvernement vont dans le bon sens que la méthode est bonne celle du gouvernement et il y voit même des positions des idées qu'il avait défendues lors de sa rencontre avec Sébastien Lecornu donc ça bouge un peu
ça ne m'étonne absolument pas de M. Glucksmann mais on n'a absolument pas le même positionnement la même politique lui il veut aménager à la marge je ne sais même pas s'il veut l'aménager le système Macron bon nous c'est pas notre projet
notre projet c
'est une rupture
avec le Macronisme ça veut dire qu'il peut y avoir des
alliés aussi de ce côté vous
disiez tout à l'heure à l'Assemblée
vous comprendrez en tout cas que nous ne sommes pas sur le même projet puisque lui se contente de petits aménagements à la marge ou en tout cas que ce soit pas moins pire qu'avant nous on veut vraiment améliorer le concret le quotidien des élèves de ce pays donc Oui madame Trouvé bonjour à vous il y a deux questions sur le même thème pour vous que je vais mixer il y
a
CIO qui vous demande si on supprime Parcoursup aujourd'hui comment les universités vont-elles gérer l'afflux des étudiants s'ils vont où ils veulent directement et François prend l'exemple d'Assas qu'est-ce qu'on fait sans aucune sélection on rachète le Stade de France et on en fait un Amphi XXL
Vous
avez raison c'est pour ça qu'il faut créer aujourd'hui alors d'ailleurs les organisations lycéennes demandent la création à terme de 250 000 postes dans l'enseignement rien que dans l'enseignement supérieur mais j'ai envie de vous dire Place Place pardon Place Un peu moins pour les postes Pardon 200 Excusez-moi c'est la fatigue 250 000 places bien évidemment et la création ça veut dire la création de dizaines de milliers de postes d'enseignants et pas seulement dans les universités dans les BTS les UUT etc. Pour l'instant de ce que je sais des annonces il n
'y
a aucune zéro création de postes dans les universités donc vous voyez le compte n'est absolument pas mais encore une fois je dis le gouvernement a
tout
juste commencé à céder certaines choses donc il faut poursuivre la mobilité
Alors justement Elsa
Face à ce qui se passe dans le pays le président de la République a déclaré qu'il ne trouvait pas normal que le pays soit dans un tel état d'ébullition à six mois de la présidentielle
est
-ce que vous comprenez ce qu'il veut dire
?
Non Enfin je le comprends de son point de vue c'est-à-dire qu'il voudrait en fait que tout le monde se taise c'est-à-dire qu'il a mis ce pays dans un chaos économique et social sans nom et il voudrait que tout le monde se taise ça ne se passe pas comme ça en France en France il y
a
des manifestations des mobilisations là il se trouve que c'est parti des jeunes et en fait il y a eu une énorme convergence jusqu'à ce qu'il y ait près d'un million de personnes qui ont manifesté ce samedi Sauf qu'en France on dit souvent qu'avant l'élection présidentielle il n'y a pas de mouvements sociaux que les gens se disent je suis d'accord
avec vous on va
voter dans 6 mois et ce sera finalement un scrutin c'est que les français n'y croient plus et bien non alors c'est justement là qu'il y a une situation absolument exceptionnelle c'est-à-dire qu'il a tellement plongé le pays dans un chaos économique et social les français n'en peuvent tellement plus d'accord on parle des jeunes sachez je vous parlais des bourses mais c'est très concret savez-vous qu
'il
y a un jeune sur 5 qui est sous le seuil de pauvreté un jeune sur 4
qui
déclare qu'il a faim parce qu'il n'a pas assez pour manger il n
'a
pas assez d'argent est-ce que ça ne
veut pas dire
surtout que les français se disent que le prochain ou la prochaine présidente ne pourra pas tellement changer les choses que ce n
'est
plus comme ça qu'on change les choses justement peut-être aussi se disent-ils que il y
a
l'élection présidentielle mais il y
a
aussi la force citoyenne pacifique par des mobilisations non violentes comme on a vu samedi qui a été absolument massive et qui rencontre par ailleurs effectivement enfin qui devrait tous nous pousser à présenter un programme de rupture avec le macronisme parce que c'est ça que nous disent ces mouvements et il est vrai par contre c'est vrai qu'il y
a
une certaine osmose j'ai envie de dire entre notre mouvement de la France insoumise et tous ces manifestants c'est
vrai qu'on arrive on est extrêmement bien accueillis les
syndicats les syndicats ils ont coché la journée du 5 novembre pour une grève est-ce que vous avez le sentiment qu'ils essayent de reprendre la main aussi sur ce mouvement social ? alors pour suivre bien tout ça il ne
s
'agit pas du tout de reprendre la main au contraire je peux vous dire qu'il
y a
une coordination très efficace très organisée parce
qu'on sait
parfois que ça frotte entre les partis politiques à gauche par exemple et les syndicats
non
mais là il y a vraiment une coordination entre et une entente un dialogue entre les syndicats de lycéens les syndicats étudiants et les syndicats de salariés qui
ont réussi pour les
convergences nous on est j'ai envie de vous dire dans le respect de l'autonomie de ce mouvement syndical d'accord donc ils appellent nous soutenons voilà mais c'est fini le temps où en fait vous aviez tel parti qui avait la main sur tel syndicat et qui disait quoi faire ça ne marche plus comme ça voilà
on
va revenir avec vous on aurait dû trouver sur l'attaque terroriste de Trapp c'était il y a 3 jours des rassemblements se tiennent en ce moment un petit peu partout en France une façon aussi de rendre hommage à Pengo Bossio-Wenghi tué par un homme de 39 ans fasciné par les thèmes d'extrême droite Emmanuel Macron en se rendant sur place avait déjà dénoncé dès le début un acte raciste et ce soir Jean-Luc Mélenchon était à l'un des rassemblements à la Courneuve demain il y aura une minute de silence qui va être organisée à l'Assemblée nationale en ouverture de séance qui sont les responsables d'après vous
? D
'abord avant d'arriver là-dessus je veux évidemment dire tout mon soutien à toutes les victimes aux habitants de Trappes aussi de la verrière qui ont peur et je peux les comprendre
parce
qu'il s'agit d'un meurtre raciste d'un meurtre islamophobe
qui
n'est pas il faut dire les mots définition qui n'est retenue par personne ni par le gouvernement ni par la ministre chargée de la lutte contre les discriminations ni le procureur de la République
bah
oui c'est bien dommage il s'agit moi je le dis il s'agit pour nous d'un meurtre raciste et islamophobe c
'est une position politique
ce n'est pas une position juridique
alors
attendez on va voir l'enquête est en cours
pour
l'instant en tout cas
mais ce qui est sûr c'est qu'il a été retrouvé au logement de la personne suspectée des tracts de l'extrême droite que je crois qu'il a Mein Kampf d'Hitler voilà donc je veux dire le profil de la personne suspectée ne fait aucun doute et par ailleurs ça me fait dire que les discours racistes les discours haineux ont des conséquences concrètes puisque vous parlez de responsabilité oui le racisme finit par tuer voilà et quand par exemple monsieur Bardella a dit récemment que Trappes était je cite une république islamiste en miniature évidemment ça a des conséquences après ça fait de Trappes une cible et
des
habitants racisés de Trappes
une cible on aurait dû trouver juste un petit mot sur les tracts du RN qui auraient été retrouvés dans la voiture du suspect pour l'instant le monde qui a sorti l'information fait un correctif en disant bon c'est pas tout à fait ce qui a été retrouvé en tout cas cette mouvance d'extrême droite est-ce qu'elle est sous-estimée par les renseignements les renseignements
ce que j'observe c'est que l'extrême droite tue puisque en 4 ans je crois il y a 8 morts mais
est-ce que c'est sous-estimé par les autorités par les renseignements
mais
écoutez non seulement c'est sous-estimé moi je vais vous dire ce qui m'a choqué dans le week-end je crois que ça a choqué plein de gens dans le pays on a vu des milices d'extrême droite
je
dis bien des milices d'extrême droite tabasser des passants des manifestants qui manifestaient de façon pacifique et on a vu aussi des policiers qui
ont
laissé faire et même avec une certaine complaisance et bienveillance et en plus par
exemple à Rouen
vous
savez
ce qui s'est passé c'est que non seulement ils n'ont rien fait ils ont laissé en toute impunité ces milices d'extrême droite tabasser mais ils ont contrôlé ceux qui se sont fait tabasser et ça s'est passé dans plein de villes en France je le dis il y
a
une dérive extrêmement grave qui est en train de se produire d'une fusion entre une partie de la police et les fascistes et ça ça craint ce
sont des mots
forts sur lesquels nous allons terminer cette émission spéciale sur l'ESCP lundi c'est politique merci d'être venu sur notre plateau merci pour votre fidélité à l'ESCP demain vous retrouvez chaque voix compte bonne semaine merci et à lundi prochain
Maxime Michelet