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DébatLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 27 octobre 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

Colère des lycéens : les pistes du Gouvernement | LCP, Lundi C'est Politique 26/10/2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 49 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous ?

  • 2:18RelanceRéponse partielle

    Ça va dans le bon sens mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Sur Parcoursup justement, ces réformes puis remplacements, est-ce que vous au Modem vous êtes aligné avec cette décision ?

  • 4:13RelanceRéponse directe

    Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Quelles initiatives vous allez prendre autour de ce débat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 »
  • 1:40PrésentateurChiffre
    « et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. »
  • 3:30InvitéFait
    « Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. »
  • 3:49InvitéFait
    « où les parents siégeaient si je peux dire la nuit pour être les premiers dans la file parce qu'on était inscrits, premier arrivé, premier servi. »
  • 4:55InvitéFait
    « À la fin, c'est un système darwinien. C'est les plus faibles qui décrochent les premiers. »
  • 11:16InvitéChiffre
    « Il y a un milliard, par exemple, pour les universités. »
  • 11:18InvitéChiffre
    « Il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées. »
  • 12:03InvitéChiffre
    « Moi, je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places. Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ? C'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la fac. 15 000 en l'occurrence. »
  • 14:45InvitéFait
    « Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. »
  • 19:40InvitéChiffre
    « on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. »
  • 23:42InvitéFait
    « Il n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. »
  • 23:52InvitéFait
    « le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin »
  • 24:08InvitéFait
    « aussi de la délinquance qui viendrait dessus. »
  • 24:34Invité politiqueFait
    « Ils n'ont pas déployé les moyens suffisants. »
  • 24:40Invité politiqueFait
    « Le dispositif n'était pas proportionné. »
  • 24:47Invité politiqueFait
    « C'est la naïveté du gouvernement vis-à-vis d'une situation. »
  • 24:53Invité politiqueFait
    « Il dit ne pas comprendre, ne pas avoir anticipé cette conjonction entre l'ultra-gauche et les phénomènes de délinquance. »
  • 25:26Invité politiqueFait
    « Suffisant, non, parce que de nouveau, ce sont des questions de moyens. »
  • 27:25Invité politiqueFait
    « Absolument. »
  • 27:31Invité politiqueFait
    « Nous sommes le parti de l'ordre et de la paix civile, de la concorde nationale. »
  • 27:44Invité politiqueFait
    « La violence n'est pas un mode d'expression et d'action légitime. »
  • 27:52Invité politiqueFait
    « Toute violence, qu'elle soit de gauche, de droite ou du centre, toute violence doit être punie avec la même fermeté. »
  • 28:15Invité politiquePromesse
    « Abrogation. »
  • 28:47Invité politiquePromesse
    « Cette procédure Parcoursup, elle doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble. »
  • 35:22Invité politiqueFait
    « Un syndicat étudiant comme l'Uni qui est aussi un syndicat représentatif mais qui a le malheur d'être de droite n'a pas été invité par monsieur le Premier ministre à Matignon. »
  • 35:29Invité politiqueFait
    « Il se met un peu dans la main de la gauche et de l'extrême gauche qui demande 250 000 places supplémentaires à l'université. »
  • 35:44Invité politiqueChiffre
    « Le bâti scolaire 4 milliards d'emprunts que l'État va donner aux régions ou aux départements pour les collèges et pour les lycées. »
  • 36:14Invité politiqueChiffre
    « Un rapport sénatorial indiquait que la rénovation du bâti scolaire c'était 40 milliards. »
  • 36:57Invité politiqueChiffre
    « Marine Le Pen a annoncé 140 milliards d'économies sur le prochain quinquennat. »
  • 37:24Invité politiqueChiffre
    « La gauche et l'extrême gauche demandent 250 000 places supplémentaires. »
  • 39:20Invité politiqueFait
    « J'y vois une main levée en effet ça peut en effet être un salut nazi. »
  • 41:16Invité politiqueFait
    « Nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers, l'immigration de masse, l'incapacité d'intégrer, d'assimiler une vague migratoire aussi importante et des phénomènes de délinquance. »
  • 41:30Invité politiqueFait
    « Que force reste à la loi que ces gens soient arrêtés condamnés. »
  • 46:16InvitéPromesse
    « abrogation ou pas de parcours sup dès 2027 »
  • 48:09InvitéChiffre
    « il y a eu des dizaines de milliers de postes dans l'enseignement supérieur qui ont été supprimés ces dernières années »
  • 48:46InvitéPromesse
    « l'augmentation du montant des bourses »
  • 52:17InvitéPromesse
    « la suppression de la réforme Blanquer »
  • 58:55InvitéFait
    « il a Mein Kampf d'Hitler »

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Invité 221 %
  • Maxime Michelet20 %
  • Présentateur10 %
  • ?7 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 62 %

≈ 30,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Un

0:01
Présentateur

mois après le début du mouvement des lycéens, le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec plusieurs mesures comme la réforme de Parcoursup avant sa disparition prévue en 2028. Un débat sera organisé sur le sujet à l'Assemblée nationale après-demain. Le but est de désamorcer la colère des jeunes alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi et surtout le 5 novembre avec la question des salaires qui revient sur le devant de la scène. Samedi dernier, entre 450 000 et 800 000 personnes sont descendues dans les rues partout en France malgré les interdictions de manifester, les changements de parcours, les craintes de violence.

A six mois de la présidentielle, tous les candidats se voient imposer un agenda social pas forcément prévu dans leur plan.

0:52
Locuteur

Bonsoir

0:53
Présentateur

et bienvenue sur LCP, lundi c'est politique avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava, bonsoir Elsa de LCP, bonsoir Emmanuel Duteil, Emmanuel de Challange, bonsoir le rien de tout le monde pour Radio Classique et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Auperchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale en direct pour nous faire vivre nos échanges et ce débat. Nous allons recevoir plusieurs invités au cours de cette émission spéciale consacrée à la fois à la crise étudiante mais aussi aux questions de pouvoir d'achat, je le disais tout à l'heure. Notre premier invité est Marc Fénaud, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, député du Loir-et-Cher.

1:27
Locuteur

A

1:28
Présentateur

l'issue des rencontres qui ont eu lieu toute la journée à Matignon entre représentants de syndicats lycéens et même d'influenceurs, Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous

1:49
Locuteur

? En

1:50
Invité

tout cas je crois que ce n

1:51
Locuteur

'est

1:51
Invité

pas tant ce que j'attendais moi, je crois que c'était ce qu'attendaient ceux qui depuis plusieurs semaines portaient un certain nombre de revendications dans la rue, donc la question de la réforme et de

2:00
Locuteur

l

2:00
Invité

'évolution assez profonde de Parcoursup, la question des moyens,

2:04
Locuteur

on

2:04
Invité

y reviendra peut-être tout à l'heure, la question

2:05
Locuteur

des

2:07
Invité

horaires, on n'en a pas parlé mais qui sont quand même des questions importantes parce qu

2:11
Locuteur

'on

2:11
Invité

voit bien qu'il

2:11
Locuteur

y a

2:11
Invité

un sujet d'organisation du temps scolaire, on va l'appeler comme ça, et donc je pense que ça va dans le bon sens. Elsa ?

2:18
Locuteur

Ça

2:18
Invité

va dans le bon sens mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ? C'est les éternelles questions d'une mobilisation, enfin cette question-là vous auriez pu me la poser sur à peu près toutes les mobilisations, est-ce que c'est suffisant

2:28
Locuteur

? J'aimerais

2:30
Invité

que

2:31
Locuteur

dans ce

2:31
Invité

pays on ne mesure pas simplement la façon dont on répond à une crise uniquement par les espèces sonnantes et trébuchantes compte tenu de ce qu

2:37
Locuteur

'est

2:37
Invité

la situation du budget. Je trouve que ça serait plus responsable parce que rien n'est pire que de promettre des moyens

2:43
Locuteur

pour

2:44
Invité

constater qu'à la fin on ne peut pas les mettre et donc je pense qu'il faut à la fois des moyens parfois mais il y

2:49
Locuteur

a

2:49
Invité

besoin de réorientation de moyens et deuxièmement il y

2:51
Locuteur

a

2:51
Invité

besoin de regarder comment marche une politique publique. Parcoursup c'est pas une question de moyens par exemple et les horaires ça n'est pas une question de moyens. Donc il y

2:58
Locuteur

a

2:58
Invité

déjà une partie des sujets qui sont

3:00
Locuteur

et

3:01
Invité

qui sont traités autrement que par les moyens et j'entends aussi la question de la démocratie lycéenne.

3:05
Locuteur

J

3:05
Invité

'ai rencontré un certain nombre de représentants lycéens. La question de la démocratie lycéenne c'est un espèce de dysfonctionnement général mais qui n'est pas qu'un dysfonctionnement lycéen.

3:12
Locuteur

C

3:12
Invité

'est que les gens disent des choses,

3:14
Locuteur

ils

3:14
Invité

disent ça ça ne fonctionne pas dans mon lycée et ça tape dans un tambour vide.

3:18
Locuteur

Sur

3:18
Invité

Parcoursup justement, ces réformes puis remplacements, est-ce que vous au Modem vous êtes aligné avec cette

3:24
Locuteur

décision

3:25
Invité

? François Bayrou d'ailleurs lui-même avait dit qu'il y avait quelque chose

3:27
Locuteur

qui

3:28
Invité

dysfonctionnait. Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. C'est comme si on partait d'un endroit où c'était merveilleux. Il n

3:36
Locuteur

'y

3:36
Invité

avait aucune raison de le changer si ça avait été merveilleux. La vérité c'est que le mode de sélection était très injuste, que des gens qui avaient des très bonnes notes n'étaient pas sélectionnés. Moi j'ai connu même la période, et je crois qu'ils l'ont connue aussi pour ceux qui étaient à cette période avant Parcoursup où les parents

3:47
Locuteur

siégeaient

3:49
Invité

si je peux dire la nuit

3:50
Locuteur

pour

3:51
Invité

être les premiers dans la file parce qu'on était inscrits, premier arrivé, premier servi. Bon, de là où on venait, Parcoursup était plutôt une amélioration. Mais il y a des difficultés qui sont réelles.

4:00
Locuteur

C

4:00
Invité

'est un, l'appropriation de l'outil, très tardive. Deux, la nécessité de cocher plein d'options pour essayer d'être quelque part. Trois, une espèce de boîte noire dans laquelle on rentre et dont on ne sait pas comment on en sort. Donc il y a tout ça qu'il faut faire évoluer. Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer ? Ça aurait suffi dans votre contribution au débat ? Est-ce que vous

4:21
Locuteur

étiez pour un compréhension ? Non, non, non. J'essaie de ne

4:23
Invité

pas jouer sur la terminologie. Remplacer l'outil, c'est le réformer. Enfin pardon, ça veut dire quoi ? Il y aura un outil de sélection, parce qu'il faut quand même dire le mot, des jeunes lycéens qui veulent aller à la fac. Alors cette question de la sélection...

4:36
Locuteur

Il y en aura un, de toute façon.

4:38
Invité

Mais c'est pas... Ou alors on explique qu'il y a un million de places, que chacun va dans toutes les filières et qu'il n

4:43
Locuteur

'y a

4:43
Invité

pas

4:44
Locuteur

de sélection. Alors

4:44
Invité

c'est ce que certains proposent. Il y

4:45
Locuteur

aura

4:45
Invité

un débat à l'Assemblée nationale mercredi. Enfin je veux dire, proposer ça, c'est proposer d'envoyer les gens dans le mur. Parce que, à la fin, je vais vous dire comment se fait la sélection. J'ai été à la fac, moi, de science. À la fin, c'est un système darwinien. C'est les plus faibles qui décrochent les premiers. Au bout de trois semaines, vous en avez déjà perdu 10%. Au bout de trois mois, vous en avez... Alors, si c'est ça qu'on souhaite, c'est-à-dire qu'on fait des hypocrites, on laisse des gens s'inscrire, et après on dit, bah, le système darwinien se mettra en place et les plus faibles disparaîtront, moi, je ne crois pas... Ça n'est pas ma vision de l'éducation nationale.

Le gouvernement annonce un débat, ici, à l'Assemblée, mercredi après-midi, sur cette question. Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous

5:21
Locuteur

? Est

5:21
Invité

-ce

5:21
Locuteur

que

5:21
Invité

ça vous a surpris

5:22
Locuteur

?

5:22
Invité

Alors, ça m'a plutôt surpris. Pour tout vous dire, je n'avais pas ça dans mon scope et dans mon agenda. Je pense qu'on a des débats budgétaires qui sont des débats aussi importants, parce que la question est quand même, la question du budget est complète. Donc, ce

5:32
Locuteur

n'est

5:32
Invité

pas forcément la peine d'en rajouter dans l'agenda ? Je ne

5:34
Locuteur

dis

5:34
Invité

pas que ce n

5:34
Locuteur

'est

5:34
Invité

pas la peine d'en rajouter. En même temps, on est dans ce Parlement, parfois, à multiplier la demande de débats. Pour une fois, c'est le gouvernement qui le fait de sa propre initiative. Mais ça vous a surpris, quand même. C'est

5:44
Locuteur

intéressant, quand même. Vous vous demandez un petit peu d'où ça vient, cette histoire. Oui,

5:46
Invité

mais ça m'a surpris. Après, je me remets des surprises, vous savez, à mon âge... En doute.

5:51
Locuteur

À mon âge, j

5:52
Invité

'en ai vu des plus grosses que celles-là, quand même, de surprise.

5:55
Locuteur

Mais

5:55
Invité

si ça permet, ce que j'ai essayé de faire devant vous, de poser tranquillement, pacifiquement, si je peux dire, la question de c'est quoi Parcoursup ? Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n

6:04
Locuteur

'a

6:04
Invité

pas marché ? Qu'est-ce que ça a remplacé ? Par quoi ça pourrait être remplacé ? Sans tomber dans la démagogie, c'est open bar et chacun va où il veut. Et en fait, il suffit d'ouvrir des places, comme si c'était quelque chose de cette nature-là qu'il faut... Je ne

6:16
Locuteur

suis

6:16
Invité

pas très étonné de ceux qui le proposent, d'ailleurs. Ceux qui le proposent, c'est de dire, la question, c'est pas de l'avoir... Le marché, en fait, c'est la question, c'est de faire ce qu'on veut. Est-ce que c'est

6:24
Locuteur

ça que le

6:24
Invité

gouvernement a derrière la tête ?

6:26
Locuteur

Parce

6:26
Invité

que déjà, on apprend qu'il ne consulte pas forcément ses partenaires avant d'annoncer un

6:29
Locuteur

débat ici à l'Assemblée.

6:30
Invité

Non mais,

6:30
Locuteur

j'ai pas besoin...

6:32
Invité

Pardon, je vous le dis, franchement, je ne suis pas un enfant. J'ai pas besoin que le gouvernement me consulte pour décider d'un 50-1. Je serai chez le Premier ministre dans une demi-heure. Nous sommes des êtres adultes qui peuvent prendre des initiatives sans nous. Et même nous, on peut même prendre des initiatives sans

6:44
Locuteur

nous. Alors, justement, qu'est-ce que vous allez prendre comme initiative autour de ce débat ? En général,

6:46
Présentateur

je parle. Quelles initiatives

6:47
Locuteur

vous

6:47
Présentateur

allez

6:47
Invité

prendre

6:48
Locuteur

autour de ce débat ? Non, non, mais en

6:48
Invité

général, je

6:49
Locuteur

disais. Là, on va débattre et on va

6:50
Invité

essayer de dire ce qu'on a,

6:51
Locuteur

nous,

6:52
Invité

d'analyse.

6:53
Locuteur

Est-ce que la

6:54
Invité

stratégie du Premier ministre, c'est de dire, vous êtes bien marrant tous à proposer la suppression ? Maintenant, on va voir ce que chacun propose.

6:59
Locuteur

Mais c'est pour ça que c'est intéressant. Il faut voir quel poste on met en

7:02
Invité

place. C'est qu'est-ce que vous proposez. C'est qu'est-ce que vous remplacez par Parcoursup. Est-ce que vous pensez qu'il faut ouvrir les vannes partout et laisser les gens, comme je le disais, comme je le racontais, enfin, je le raconte, la vie vraiment des gens, ce que je raconte, c'est la vérité. C'est pas mal que chacun se confronte à ses propres responsabilités, parce qu'on est quand même dans une grande période d'irresponsabilité individuelle

7:21
Locuteur

et parfois collective. Mais vous, qu'est-ce que vous allez mettre sur la table

7:22
Présentateur

au modem, puisque Parcoursup va être réformé ? Qu'est-ce que vous allez défendre

7:27
Locuteur

? Moi, il

7:27
Présentateur

me semble

7:27
Invité

qu'on a,

7:28
Locuteur

d

7:29
Invité

'abord, une question d'appropriation de l'outil, parce que l'outil arrive assez tard dans le cursus, et donc les jeunes le découvrent plutôt en terminale qu'avant. Est-ce qu'on n'a pas intérêt

7:35
Locuteur

?

7:36
Invité

Deux, qu'on donne un peu les règles de Parcoursup. Sur quoi on est choisi ? Parce que parfois, on nous dit, moi, j'ai mes propres enfants l'ont fait, je vois

7:44
Locuteur

bien comment... Mais peut-être dès

7:44
Invité

la première, dès la seconde,

7:45
Locuteur

ça veut dire

7:45
Invité

? Deux, trois, ça pose la question de l'orientation.

7:49
Locuteur

Parce

7:49
Invité

qu'on a l'impression que Parcoursup est un espèce d'épée de Damoclès, une espèce d

7:53
Locuteur

'élément

7:55
Invité

définitif, y compris d'un parcours supérieur. Il faut déstresser ce moment-là. Trois, il y

8:00
Locuteur

a

8:00
Invité

la question, je crois, d'anominimiser ou pas, et dans quel cadre on anonymise.

8:04
Locuteur

Vous

8:04
Invité

êtes favorable

8:04
Locuteur

à dire, on

8:05
Invité

enlève le lycée d'origine, on enlève peut-être même

8:07
Locuteur

le nom

8:07
Invité

?

8:07
Locuteur

Pourquoi

8:07
Invité

pas, mais ça pose une vraie question derrière, c'est l'harmonisation des notes. Parce qu'on sait très bien qu'il n

8:14
Locuteur

'y

8:14
Invité

a pas une harmonisation des notes. Donc il faut aller au bout et tirer la pelote de tout. Vous allez tout remettre sur la table, Lauriane. Les lycéens et les étudiants sont arrivés plutôt mécontents aujourd'hui à Matignon parce que le gouvernement avait convoqué avant eux des

8:26
Locuteur

influenceurs. La question, c'est de savoir comment ils sont partis,

8:28
Invité

vous savez. Ils

8:29
Locuteur

appellent... Dans le même état d'esprit.

8:31
Invité

Mais je voudrais revenir avec vous sur la méthode par rapport à cette colère lycéenne. Le gouvernement a donné le privilège des annonces à des influenceurs. Est-ce que là, vous reconnaissez un problème ?

8:41
Locuteur

Moi,

8:41
Invité

c'est ce que je lis. Je serais étonné qu'il

8:44
Locuteur

n'y ait pas... Ah mais c'est sûr, parce qu'elles ont parlé. Qu'elles

8:46
Invité

ont

8:46
Locuteur

parlé,

8:46
Invité

mais il faut...

8:48
Locuteur

Pour

8:48
Invité

avoir déjà fait l'exercice, il ne

8:49
Locuteur

faut

8:49
Invité

pas confondre les sujets qu'on évoque. Du style, on pourrait réformer Parcoursup et le remplacer, qui n'est pas une annonce, mais qui est un dialogue. Sinon, on ne dit rien. On dit, je prends note.

9:00
Locuteur

Moi,

9:00
Invité

je ne crois pas que ça soit en soi gênant. Par ailleurs, on est à la fois, les uns et les autres,

9:04
Locuteur

à

9:04
Invité

être très...

9:05
Locuteur

Sans

9:06
Invité

être trop vieux jeu, mais on est à la fois très réticents vis-à-vis des réseaux sociaux, des influenceurs, mais la vérité oblige à dire

9:13
Locuteur

que

9:13
Invité

les jeunes regardent plus les influenceurs que d'autres

9:16
Locuteur

choses.

9:17
Présentateur

Oui, mais ce n

9:17
Locuteur

'est

9:17
Présentateur

pas une question comme ça.

9:18
Locuteur

C

9:18
Présentateur

'est aussi, quand on a des partenaires sociaux, les syndicats lycéens sont des partenaires reconnus, élus, représentatifs, et on les contourne un peu, là. Mais non, non, je ne crois pas. Ils ont été

9:26
Invité

reçus par le Président de la République. Il

9:28
Locuteur

n'y

9:28
Invité

a pas de contournement des... Franchement, je ne

9:31
Locuteur

vois

9:31
Invité

pas d'entourloupe. Matignon reçoit des influenceurs, et dans le même temps, depuis Marseille, le Président de la République lance une charge contre les réseaux sociaux en disant qu'ils abîment notre démocratie. Vous comprenez le message de l'exécutif,

9:42
Locuteur

là ?

9:42
Invité

Oui, je comprends que le message, il est complexe.

9:45
Locuteur

En même

9:45
Invité

temps ? Non, non, ce n

9:46
Locuteur

'est

9:46
Invité

pas en même temps. Celui qui dit qu

9:49
Locuteur

'il

9:49
Invité

faut interdire les réseaux sociaux ou interdire les influenceurs, il dit quelque chose qui n'est aujourd'hui pas la réalité de ce que vivent les jeunes, et même parfois les moins jeunes. Il n'est pas impossible, d'ailleurs, que dans la crise des CN, il n

9:58
Locuteur

'y a

9:58
Invité

pas un petit phénomène autour du retrait des portables à l'intérieur des établissements. Donc, il ne

10:04
Locuteur

faut

10:04
Invité

pas croire que tout ça n'a pas d'influence sur les sociétés. Donc, on peut à la fois dénoncer, mettre en garde contre les influenceurs et vivre dans le monde dans lequel on vit. C'est comme si on disait, il ne

10:11
Locuteur

faut

10:11
Invité

pas dire à l'intelligence artificielle, elle existe. Donc, les influenceurs, ils existent et ils existent partout dans le monde. Les seuls pays où ils n

10:17
Locuteur

'ont

10:17
Invité

pas le droit d'exister, ce ne

10:18
Locuteur

sont

10:18
Invité

pas franchement des démocraties. Donc, notre langage, il doit être double, c'est attention aux influenceurs, mais on ne peut pas faire complètement ça. Enfin, je veux

10:25
Locuteur

dire qu'envoyez le... Et pour les

10:26
Invité

prochaines manifestations, le gouvernement envisage d'interdire l'accès à certains réseaux sociaux. Vous soutenez cette mesure

10:31
Locuteur

?

10:32
Invité

Moi, je trouve que quand vous avez des réseaux sociaux ou des outils qui sont utilisés pour dire venez là, il

10:38
Locuteur

y a

10:38
Invité

un magasin qui s'ouvre, si je peux dire,

10:40
Locuteur

à

10:40
Invité

coup de pied dans la porte et vous pouvez vous servir et on se donne rendez-vous, il y a quand même un sujet. Donc, je trouve... Donc, il

10:48
Locuteur

y

10:48
Invité

a les bons et les mauvais réseaux sociaux ? Non,

10:50
Locuteur

ce

10:50
Invité

n'est pas les bons et les mauvais réseaux sociaux, c'est l'utilisation que vous en faites. C'est comme toute révolution technologique. Toute révolution technologique, elle apporte son lot de risques et son lot de chances. Bon, à nous de faire en sorte que ce soit plutôt des chances que du risque. Voilà. Emmanuel ? Sur le budget, c'est un peu pareil. Il

11:06
Locuteur

y a

11:06
Invité

les bonnes et les mauvaises lignes. Là, vous disiez tout à l'heure, on ne

11:08
Locuteur

va

11:08
Invité

pas regarder ce plan uniquement en regardant les dépenses. Malgré tout, il y en a et elles étaient loin d'être prévues au moment de la présentation du budget. Il y

11:16
Locuteur

a

11:16
Invité

un milliard, par exemple, pour les universités. Il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées. Il y a l'abandon d'une partie de la suppression des postes de professeurs qui étaient prévus. Bref, tout ça se calcule en milliards d'euros. Est-ce que déjà pour vous, c'est le bonnétiage

11:29
Locuteur

?

11:30
Invité

Alors, tout ça, ce que je ne calcule pas tout à fait en milliards d'euros, si je peux me permettre de vous contrarier, de vous contredire.

11:36
Locuteur

Non,

11:36
Invité

mais 4 milliards, c'est des prêts. Donc les

11:38
Locuteur

prêts, c'est rembourser. Rien que le milliard pour les universités. Le milliard, c

11:40
Invité

'est sur plusieurs exercices que moi, je connais un peu les marchés publics. Vous lancez un milliard, le temps que les marchés publics soient sortis, ça va s'étaler sur 2, 3, 4 ans. Donc, ce n

11:49
Locuteur

'est

11:49
Invité

pas tout à fait le même exercice budgétaire. Et concernant les profs, c'est assez marginal dans le budget. Zéro coût. Non, non, mais vous avez raison. Mais je ne crois pas que ce soit déterminant. Et je rappelle qu'il

12:03
Locuteur

y a

12:03
Invité

un certain nombre de gens en disant qu'il faut 10 milliards sans être incapable de les chiffrer. Moi, je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places. Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ? C'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la

12:12
Locuteur

fac.

12:12
Invité

15 000 en l'occurrence. Ça coûte tant la place. Et donc, je mets les moyens qui correspondent à ce qu

12:17
Locuteur

'est

12:17
Invité

la réalité du coût d'une place. Pour moi, ça ne me paraît pas incohérent parce que vous ne pouvez pas non plus dire je crée des places et je

12:21
Locuteur

ne

12:21
Invité

mets pas les moyens en face. Mais c'est pluriannuel. Est-ce que du coup, il faut faire des économies à côté ou il faut accepter d'abandonner l'objectif de

12:28
Locuteur

déficit

12:29
Invité

fixé à 5%

12:30
Locuteur

? Pour

12:30
Invité

le coup, moi, j'ai dit à tous mes parlementaires pour ce qui

12:32
Locuteur

est

12:32
Invité

des amendements du groupe des démocrates et je suis heureux qu'ils aient pu s'y tenir. Si vous faites des dépenses supplémentaires, il faut me trouver des économies ailleurs. Et là, ce sera le cas aussi ? Non, mais moi, je ne suis pas le gouvernement.

12:41
Locuteur

Moi, j

12:41
Invité

'alerterai.

12:42
Locuteur

Mais là, c'est la

12:42
Invité

ligne que vous défendrez aussi

12:44
Locuteur

dans ce cas-là.

12:44
Invité

Parce que c'est une ligne que vous soutenez la dépense. Donc, où

12:53
Locuteur

est-ce qu'on trouve à côté ?

12:54
Invité

J'ai dit, je trouve que ça répond à ce que demandent les lycéens. Je demande à avoir un peu plus de détails. On va aller à Matignon tout à l'heure. On va avoir un peu plus de détails. On verra comment ça s'échelonne dans le temps. Y compris ce que je vous dis du milliard pour les universités. Parce que ce n

13:06
Locuteur

'est

13:06
Invité

pas un milliard en année 2027.

13:07
Locuteur

Non,

13:08
Présentateur

c'est étalé sur plusieurs exercices.

13:09
Locuteur

Donc, 200 millions, ce n'est pas pareil. Donc, il ne faut

13:11
Invité

pas chercher un milliard d

13:12
Locuteur

'économies. Non, mais ce que

13:13
Invité

vous dites Marc Fénault, c'est que... Mais c'est parce que c'est la logique des choses.

13:16
Locuteur

Il

13:16
Invité

n

13:16
Locuteur

'y a

13:16
Invité

pas d'entourloupe. Pour faire une rénovation d'une université, vous avez des procédures,

13:20
Locuteur

vous avez des marchés. Ce que vous

13:21
Présentateur

avez dit très clairement, c'est que si c'est de

13:22
Locuteur

l

13:22
Présentateur

'argent supplémentaire, ce ne sera pas de l'argent en plus. Il faudra le trouver ailleurs.

13:25
Locuteur

Moi, je pense, je

13:27
Invité

persiste à dire que la responsabilité, y compris vis-à-vis des jeunes, c'est de ne

13:30
Locuteur

pas

13:30
Invité

leur laisser une dette qui va les asphyxier. D

13:33
Locuteur

'accord. Donc, si on ne fait

13:33
Invité

pas attention à ça...

13:34
Locuteur

Donc, il faudra trouver

13:35
Invité

des économies ailleurs. Oui. Pareil, des dépenses vont peut-être arriver. Là, ce sera plutôt à la charge des entreprises. Mais l'idée que le SMIC pourrait être augmenté plus vite que ce qui aurait dû être le cas, vous soutenez ?

13:48
Locuteur

Non, je pense qu'il

13:49
Invité

faut regarder la question de la compétitivité. Et nous sommes dans une situation financière et économique qui est une situation fragile.

13:55
Locuteur

Donc,

13:55
Invité

on n'avance pas, selon

13:56
Locuteur

vous ?

13:56
Invité

Je pense qu'il ne

13:57
Locuteur

faut

13:57
Invité

pas faire ça à l'aveugle et sans avoir engagé un dialogue. Surtout qu'on fait faire quand même un effort aux entreprises au travers des allégements de charges, comme vous le savez. Donc, il ne

14:04
Locuteur

faut

14:04
Invité

peut-être pas tout cumuler dans une phase où on a une croissance qui est quand même assez faible.

14:07
Locuteur

Il

14:07
Invité

me semble que c'est un...

14:08
Locuteur

Alors, comment on répond

14:09
Invité

du coup aux demandes ? Moi, je pense que les mesures qu

14:12
Locuteur

'on a eues...

14:12
Invité

Je pense qu'il

14:13
Locuteur

y

14:13
Invité

a deux éléments.

14:14
Locuteur

C

14:14
Invité

'est un, qu

14:14
Locuteur

'est

14:14
Invité

-ce qu'on peut faire de détente sur le prix du... Parce que l'essentiel, c'est le prix du carburant. Donc, c'est ce qu'a fait le président de la République pour essayer de libérer des barils et de libérer des... Ça,

14:21
Locuteur

ça

14:21
Invité

va durer trois mois

14:22
Locuteur

?

14:22
Invité

Oui, mais enfin, on peut espérer que dans trois mois, on va finir par sortir de cette situation UBS qui a été créée par le président Trump. Ce n

14:28
Locuteur

'est

14:28
Invité

pas nous qui

14:28
Locuteur

sommes... Mais on

14:28
Invité

peut imaginer que ça peut être pire au lendemain.

14:30
Locuteur

Oui, très bien.

14:31
Invité

On peut essayer de faire par séquence. On essaie de faire ça. Deuxième élément, il y

14:35
Locuteur

a

14:35
Invité

des aides ciblées. Je pense que c'est plutôt bien de le faire comme ça. Parce que sinon, on va là aussi... Mon avis d'ambiance. Je dis juste un mot, pardon, sur la question des lycées. Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. Bien sûr. Et c'est la compétence des régions de ne

14:48
Locuteur

pas

14:48
Invité

de pique un jour. C'est la compétence des régions depuis les années 80,

14:50
Locuteur

c

14:50
Invité

'est des lois de fait.

14:51
Locuteur

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

14:52
Invité

Et donc, qu'on vienne nous raconter maintenant qu'il y a du retard d'investissement, ça fait 40 ans que les régions ont la responsabilité. Il y a certaines régions qui ont fait le travail. D'autres, manifestement, qui ne l'ont pas fait. Même chose pour les départements et les collèges, donc. Oui. Et je crois qu'il

15:03
Locuteur

y a

15:03
Invité

une partie des dépenses, si

15:04
Locuteur

on

15:04
Invité

veut être honnête, qui ont été annoncées ce soir. La Caisse des dépôles les avait déjà prévues. Oui. Parce qu'un plan était déjà lancé en partie

15:10
Locuteur

pour rénover notamment plutôt les écoles primaires. Mais ils élargissent un

15:14
Invité

plan école primaire, bloc communal, c'est-à-dire commune et intercommunalité. Donc, que chacun prenne ses responsabilités dans cette affaire. Je suis fasciné que dans cette crise, on est dit, l'État n'a pas investi dans les collèges et lycées. C'est la compétence exclusive des départements et des régions depuis 40 ans. Donc,

15:28
Locuteur

c

15:28
Invité

'est les départements

15:29
Locuteur

et les régions qui n'ont pas fait leur travail. Non,

15:30
Invité

mais je n

15:31
Locuteur

'ai

15:31
Invité

pas dit qu'il ne

15:31
Locuteur

faut

15:31
Invité

pas faire son boulot. Je dis que chacun regarde devant sa porte. Hugo. Oui, monsieur le ministre. Il y a plusieurs questions pour vous. Une,

15:39
Locuteur

une,

15:39
Invité

une. Enfin, sur le même thème, c'est sur Parcoursup. Il y a des questions autour de Parcoursup. 75 vous demandent est-ce que ça doit être la fin de la réforme blanquaire, ses options modulaires et les emplois du temps à rallonge associés. Sur le même thème, il n

15:52
Locuteur

'y a

15:52
Invité

pourquoi pas revenir à comme c'était avant Parcoursup.

15:56
Locuteur

Alors, d'abord, parce que les options...

15:57
Invité

Alors, il y a deux choses. Il y a la réforme blanquaire,

15:59
Locuteur

c

15:59
Invité

'est plutôt le...

15:59
Locuteur

Déjà la réforme

16:00
Invité

blanquaire. Non, mais...

16:01
Locuteur

L'espèce

16:01
Invité

de...

16:02
Locuteur

Non, mais je clonde tout de suite.

16:03
Invité

Il ne

16:03
Locuteur

faut

16:03
Invité

pas revenir avant Parcoursup parce qu'avant Parcoursup,

16:05
Locuteur

c

16:05
Invité

'était très injuste. Oui, on l

16:06
Locuteur

'a

16:06
Invité

déjà dit. Bon, donc on

16:07
Locuteur

va... Mais on

16:08
Invité

n'est pas obligé de faire moins bien, on peut faire mieux. Mais

16:10
Locuteur

revenons à la réforme blanquaire. Avant Parcoursup,

16:12
Invité

c'était moins bien que Parcoursup. Parcoursup marche bien, on peut essayer de faire plus. Et la réforme blanquaire, il faut essayer de regarder parce que

16:17
Locuteur

c

16:18
Invité

'est vrai que ça a sans doute un peu déstructuré.

16:19
Locuteur

Je

16:19
Invité

vois bien les orientations qui avaient été proposées par Jean-Michel Blanquer. On peut aussi s'être trompé, essayer d'amodier ou d'améliorer un texte ou d'amodier ou d'améliorer un dispositif. Donc regardons ce qui ne fonctionne pas. Peut-être il y

16:29
Locuteur

a

16:29
Invité

beaucoup d

16:30
Locuteur

'affaires... Est-ce que ça a

16:30
Invité

fonctionné la réforme blanquaire pour vous ? Apparemment, ça pose des questions en tout cas principales et principielles qui sont des questions d'organisation de

16:36
Locuteur

l

16:36
Invité

'emploi du temps.

16:37
Locuteur

Donc,

16:37
Présentateur

est-ce qu'il ne

16:38
Locuteur

faut

16:38
Présentateur

pas revire aux bonnes vieilles filières d'autrefois ? Qui ne sont pas si autrefois d

16:41
Locuteur

'ailleurs.

16:41
Invité

Je me méfie toujours d'un pays qui passe son temps à dire que c'était mieux avant. Non, personne ne dit ça. Non mais si, vous dites aux bonnes vieilles filières d'autrefois.

16:47
Locuteur

Oui,

16:48
Invité

parce que

16:48
Locuteur

vous

16:48
Invité

savez littéraire, scientifique,

16:49
Locuteur

économie. Oui, et

16:50
Invité

lesquelles bonnes vieilles filières on disait quand on ne fait pas une filière scientifique, j'en sais quelque chose, il

16:55
Locuteur

n'y a pas la peine de vous fermer les portes.

16:57
Invité

Les options ne changent rien là-dessus. Non mais c'est pour ça qu'il faut sans doute faire

17:00
Locuteur

remercier la question. Mais la réforme blanquière elle a

17:01
Invité

coûté cher quand même. Oui, enfin elle a coûté cher, non. Ça veut dire quoi ? Elle

17:05
Locuteur

a

17:05
Invité

coûté cher financièrement ?

17:05
Locuteur

Vous

17:05
Invité

voulez dire ? Non, elle n

17:06
Locuteur

'a

17:06
Invité

pas coûté cher financièrement. On a demandé par ailleurs...

17:08
Locuteur

Elle coûte cher

17:09
Invité

aujourd'hui en

17:09
Locuteur

tout cas. Non. Socialement

17:11
Invité

j

17:11
Locuteur

'entends.

17:11
Invité

Non mais c'est un autre sujet.

17:12
Locuteur

Mais je vous relance du coup. Socialement, oui. Vous me relancez.

17:14
Invité

Socialement, elle coûte cher. Manifestement, elle pose des problèmes d'organisation pratique et des problèmes d'organisation pratique en particulier pour les élèves. Deuxièmement, elle pose des questions aussi d'organisation autour de... Comment dirais

17:24
Locuteur

-je

17:24
Invité

? L'organisation de la classe. Comme il y

17:26
Locuteur

a

17:26
Invité

beaucoup d'options,

17:26
Locuteur

c

17:26
Invité

'est souvent des élèves qui sont dispatchés. Donc l

17:28
Locuteur

'unité de la

17:29
Invité

classe... Non mais il

17:30
Locuteur

n

17:30
Invité

'y

17:30
Locuteur

a

17:30
Invité

pas que les journées à rallonge parce que moi, je n

17:31
Locuteur

'ai

17:31
Invité

pas quand même souvenir que je commençais à 10h et je finissais à 15h quand j'étais lycéen. Donc les journées étaient déjà... En tout cas, moi, elles me paraissaient longues pour être

17:39
Locuteur

très honnête. Vous étiez

17:39
Invité

assidus. C'est peut-être parce que je n'étais pas un élève très

17:41
Locuteur

assidu.

17:43
Invité

Mais

17:43
Locuteur

ce

17:44
Invité

n

17:44
Locuteur

'est

17:44
Invité

pas le seul sujet.

17:45
Locuteur

C

17:45
Invité

'est journée à rallonge plus trois heures de trou, plus... Voilà, c'est plutôt ça qui va pas. Plus à quoi ça sert de faire des options si au fond, comment elles sont valorisées dans Parcoursup. Ça, c'est un sujet. Et donc on a besoin de travailler. Et deux, je pense qu'il

17:56
Locuteur

y a

17:56
Invité

un sujet. Une classe, c'était un collectif qui se constituait pour neuf mois. Et les options ont un peu dispatché les classes. Et donc on a un sujet de collectif, y compris d'ailleurs le rôle du prof principal parce que le prof principal, il avait normalement toujours le

18:08
Locuteur

même

18:10
Invité

effectif qui travaillait toujours ensemble. Et là, ce n

18:12
Locuteur

'est

18:12
Invité

plus tout à fait le cas. Donc il y

18:13
Locuteur

a

18:13
Invité

une question à se poser. Mais que dans ce pays, on se pose des questions d'évaluation quand un truc ne marche pas bien ou ne marche pas comme on avait

18:19
Locuteur

voulu... D'accord, c'est bien de se poser des

18:20
Présentateur

questions, Marc Fénaud, mais il y

18:21
Locuteur

a

18:21
Présentateur

des élèves qui en ont subi les conséquences.

18:22
Locuteur

Oui,

18:23
Présentateur

très bien.

18:23
Locuteur

C'est ça la conséquence. Il y a

18:24
Présentateur

aussi des élèves... Les réformes d'éducation nationale, il

18:26
Locuteur

y

18:26
Présentateur

a eu des milliers et à chaque fois, chaque

18:28
Locuteur

génération paye.

18:29
Invité

qui ont subi les conséquences depuis des dizaines et des dizaines d'années du système éducatif.

18:34
Locuteur

Oui, parce que c'est une réforme tous les ans.

18:35
Invité

Non, mais il n

18:36
Locuteur

'y a pas une réforme tous les ans. Et 8 ministres de l

18:38
Invité

'éducation nationale ces dernières années. Non, mais la réforme Blanquer, ce n

18:41
Locuteur

'est

18:41
Invité

pas une réforme d'il y a un an ou il y a deux ans. C'est un peu plus lointain que ça. Et qu'on essaie d'améliorer les dispositifs. Je ne

18:47
Locuteur

suis

18:47
Invité

pas sûr que le système des années 30 ou des années 20 ou des années... Je parle de 1900. Ou des années 60 étaient formidables, égalitaires et que ceux qui ne faisaient pas la classe littéraire, autre chose qu'une classe scientifique n'étaient pas exclues du système aussi.

19:00
Locuteur

Vous dites,

19:01
Invité

Marc Fénaud, qu'il y

19:01
Locuteur

a

19:01
Invité

des mesures qui ne coûtent rien. Pour toutes celles qui coûtent, elles seront donc ajoutées dans le budget. Est-ce que vous dites aux oppositions ce budget, il faudra le voter ? Déjà, j'essaie de dire aux oppositions si vous étiez juste... Je ne suis pas quelqu'un qui donne des leçons. Mais si chacun essaie de se mettre autour de la table et d'être un peu responsable, quand vous regardez le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, on a dérapé de plus de 20 milliards avec un déficit qui était déjà de 12, autant que je me souvienne. Donc on a 30 milliards de déficit. Et

19:27
Locuteur

là,

19:28
Invité

on n'était qu'en recette.

19:29
Locuteur

Et

19:30
Invité

elle n'a pas été adoptée.

19:31
Locuteur

Oui, non, mais... Mais là, revenons à défendre la question.

19:34
Invité

Non, mais c'est la même chose. Si on pouvait déjà ne pas faire comme si on était irresponsable collectivement, on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. Le PLF, on va arriver dans les mêmes exercices. Bon, je donne de leçons à personne, mais si on veut trouver... Et si on veut faire des priorités, c'est qu'on ne met pas de l'argent partout de façon aveugle. Et en sortant des

19:51
Locuteur

chiffres... Non, mais je repose la question

19:52
Présentateur

d'Elsa. Est-ce que vous dites aux oppositions, puisque vous tenez tant à ces mesures pour l'éducation,

19:57
Locuteur

il faut voter le budget ?

19:58
Invité

Oui,

19:59
Locuteur

mais ça,

19:59
Invité

c'est le rôle du gouvernement. Oui, ça serait le plus logique. Je n

20:02
Locuteur

'ai

20:02
Invité

pas d'espoir, comment dirais-je, fourni sur le fait que... D'ailleurs, vous voyez bien, le PLFSS, ce n

20:06
Locuteur

'est

20:06
Invité

plus du tout l'immersion du gouvernement ni la nôtre. Ils finissent à la fin par ne

20:09
Locuteur

pas

20:09
Invité

la voter parce qu'il n'y a pas de contre-proposition collective, majoritaire. À l'inverse, s'il y a des discussions sur l'éducation nationale qui font plus ou moins consensus, est-ce que vous dites au gouvernement, il faut aller peut-être plus loin dans le compromis, il faut accepter

20:21
Locuteur

de céder aussi sur d'autres sujets

20:23
Invité

? Oui,

20:23
Locuteur

mais

20:23
Invité

il n

20:24
Locuteur

'y

20:24
Invité

a pas de difficulté à ce qu'on puisse essayer d'aller plus loin, mais ça pose la question de l'équation budgétaire néanmoins. On vous fait réagir à ce qu'a dit Emmanuel Macron.

20:30
Locuteur

Il

20:30
Invité

a dit que ce n'était pas normal que le pays soit dans cet état d'ébullition à six mois des élections. Mais est

20:35
Locuteur

-ce

20:35
Invité

qu'il n

20:35
Locuteur

'est

20:35
Invité

pas un peu responsable aussi

20:37
Locuteur

?

20:37
Invité

Oui, mais je trouve que cette propension qu'on a, ce n

20:40
Locuteur

'est

20:40
Invité

pas la première fois d'ailleurs à la fin d'un quinquennat ou d'un septennat à chercher des boucs émissaires, ce pays se cherche en permanence de débousser. C'est qui le bouc émissaire en l'occurrence ? Le président de la République est un... Mais

20:48
Locuteur

oui,

20:48
Invité

mais... Mais il dit en même temps qu

20:49
Locuteur

'il ne comprend

20:50
Invité

pas. Attendez, nous sommes tous aussi... Alors, il y a ceux qui ont gouverné et ceux qui n'ont pas gouverné. Moi, je ne me suis jamais défaussé. Mais cette facilité qu'on a quand on a gouverné à dire, c'est comme si je n'avais pas gouverné. Mais ceux qui sont dans l'opposition, ils ont aussi

21:01
Présentateur

une responsabilité. Reprenons la phrase. Ce n

21:02
Locuteur

'est

21:02
Présentateur

pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Oui,

21:05
Invité

pourquoi ? Je vois bien ce qu'il veut dire. Il veut dire que, généralement, l'élection présidentielle est le moment où on tranche les questions.

21:12
Locuteur

Et

21:12
Invité

que personne ne peut crédiblement, sans majorité à l'Assemblée nationale et sans esprit de responsabilité, croire qu'on va résoudre en cinq mois ce qu

21:19
Locuteur

'on

21:19
Invité

n'a pas réussi à faire depuis quatre ans parce que, faute de majorité, singulièrement depuis 2024. Donc, non pas pour reporter le problème, mais qu'on se dise c'est l'élection présidentielle qui tranchera quand même. Maintenant, c'est l'élection présidentielle. Ceux qui disent on va tout changer en six mois, ça s'appelle... Oui, alors donc, je ne comprends

21:34
Présentateur

pas ce que vous dites. Qu'est-ce que vous voulez dire ?

21:35
Locuteur

Qu

21:35
Présentateur

'Emmanuel Macron, quand il dit ça, qu'il ne comprend pas qu'il

21:38
Locuteur

y

21:38
Présentateur

a six mois de la liste présidentielle, le pays soit en ébullition ?

21:43
Invité

Il veut dire, alors je recommence,

21:46
Locuteur

il

21:46
Invité

veut dire que la logique, généralement institutionnelle, qu'à six

21:49
Locuteur

mois d'une élection... Oui, c'est que, quand on en change

21:50
Présentateur

de président, on a l'impression que tout va changer. Oui.

21:53
Locuteur

Mais pourquoi ? Peut-être que les

21:55
Invité

Français n'y croient plus. Ah, c'est ça que je voulais vous faire dire ? Non,

21:57
Locuteur

mais

21:57
Invité

peut-être, si vous voulez me faire dire

21:58
Locuteur

ça... Non, pas vous

21:59
Présentateur

faire dire, mais... Qu'on aille plus loin. Qu'on aille plus loin. Je prends acte, mais... Non, mais qu'on aille plus loin. Vous me direz la prochaine fois ce que vous vouliez que je dise,

22:05
Locuteur

mais... Non, qu'on aille plus loin. Non, je me présente.

22:06
Invité

Il dit qu'il ne comprend pas, ça veut dire qu'il ne comprend pas non plus l'État

22:10
Locuteur

dont il se trouve le pays aujourd'hui. Non, non, ce n'est pas qu'il ne comprend pas. Non, mais je vois

22:12
Invité

bien ce que... Non, mais... Ne faisons pas du mot à mot. Ce qui est un peu curieux pour la première fois, c'est vrai, mais ce n

22:19
Locuteur

'est

22:19
Invité

pas un reproche que

22:19
Locuteur

je

22:19
Invité

fais aux Français non plus d'ailleurs, c'est que normalement l'élection présidentielle tranche, or là, elle

22:23
Locuteur

ne

22:23
Invité

tranche pas.

22:24
Locuteur

Elle

22:24
Invité

clive. Avant. Vous voyez ce que je veux dire ?

22:26
Locuteur

Oui, avant même... Or, l'élection présidentielle

22:27
Invité

est le moment catharsique, comme on dit, où on met des choses sur la

22:30
Locuteur

table. Alors, ça va se terminer comment ? Je n'étais

22:31
Présentateur

pas d'accord du tout. Comment ça peut se terminer

22:33
Locuteur

?

22:34
Invité

Je pense que... D'abord, il faut essayer de répondre à la crise sociale. On n'est pas à l'abri d'autres crises qui sont des crises extérieures. Donc, le rôle du gouvernement jusqu'au bout et du président de

22:43
Locuteur

la

22:43
Invité

République, d'ailleurs, il l

22:44
Locuteur

'a

22:44
Invité

dit lui-même, c

22:45
Locuteur

'est

22:45
Invité

de gouverner jusqu'au bout. Deux, c'est de se dire, y compris dans les séquences qu'on a évoquées sur les séquences d'éducation nationale, c'est de se dire qu'est-ce qu'on peut faire là ? Qu'est-ce qui va être l'objet d'un débat présidentiel ? Et qu'est-ce qui sera fait après ? Parce que six mois, franchement, c'est quand même très court. Pour faire quelque chose ? Pour essayer de... Ceux qui réclament le changement profond de 10, 15, 20 années en six mois, ils sont très forts, mais il faut qu

23:06
Locuteur

'ils

23:06
Invité

me montrent comment ils le font.

23:07
Présentateur

Merci Marc Fénaud.

23:08
Locuteur

Merci

23:08
Présentateur

à

23:08
Locuteur

vous. Vous

23:08
Présentateur

êtes venu sur le plateau de l'Indice et Politique et va vous succéder. Sur ce plateau, Maxime Michelet,

23:12
Locuteur

qui

23:12
Présentateur

est député UDR de la Marne, qui va vous prendre votre place. Il est coordinateur des questions d'éducation pour la campagne de Marine Le Pen. Il va s'installer à votre place et on accueille Maxime Michelet. Bonsoir. Merci d'être sur ce plateau. On va revenir avec vous sur les annonces du gouvernement en direction des lycéens et étudiants. Mais l'autre image du jour, avant d'y revenir, c'est la visite d'Emmanuel Macron à la mairie de Marseille qui avait été la cible, on s'en souvient, des casseurs lors des manifestations du 17 octobre, des faits qui avaient suscité des questions et des accusations sur le maintien de l'ordre.

23:42
Locuteur

Il

23:42
Invité

n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.

23:47
Locuteur

C

23:48
Invité

'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin,

23:55
Locuteur

de

23:56
Invité

manière très atypique, c'est-à-dire pas

23:57
Locuteur

en

23:58
Invité

opportuniste à la fin des cortèges, mais très tôt le matin, ce qui s

24:02
Locuteur

'est

24:02
Invité

d'ailleurs passé ici.

24:03
Locuteur

On

24:04
Invité

n'avait pas anticipé qu'on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche aussi de la délinquance qui viendrait dessus. Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.

24:14
Présentateur

Maxime Michelet, est-ce que des manifestations sans incidents, c'est possible

24:18
Locuteur

? Il

24:20
Maxime Michelet

faut l'espérer pour la démocratie française. Avec zéro incident ? Pour la capacité, il faut l'espérer, il faut l'espérer évidemment. Mais ça

24:25
Locuteur

n

24:25
Maxime Michelet

'a jamais existé.

24:26
Locuteur

Pour

24:26
Maxime Michelet

la démocratie française, l'aveu du président de la République est quand même terrible. Nous n'avions pas anticipé, c'est justement le rôle du gouvernement que d'anticiper. Ils n'ont pas déployé les moyens suffisants. Notre président, le président de l'UDR, Éric Ciotti, il avait dit en hémicycle que les moyens n'étaient pas à la hauteur, le dispositif n'était pas proportionné. Les événements qui se sont déroulés le 17 octobre, c'est malheureusement cela. C'est la naïveté du gouvernement vis-à-vis d'une situation. Tout de même, il dit ne pas comprendre, ne pas avoir anticipé cette conjonction entre l'ultra-gauche et les phénomènes de délinquance. Mais ce n

24:59
Locuteur

'est

24:59
Maxime Michelet

pas la première fois qu'on voit ce type de choses. Ce n

25:01
Locuteur

'est

25:01
Maxime Michelet

pas la première fois qu'on voit Paris ainsi saccagé. Louriane ?

25:06
Invité

Depuis le 17 octobre, des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes. Le gouvernement envisage de restreindre l'accès aux réseaux sociaux pour des prochaines manifestations. Pour ces prochaines manifestations aussi, le parcours, le tracé, serait fait en dehors, accepté seulement hors des centres-villes. Est-ce que tout ça, c'est suffisant selon vous

25:24
Locuteur

?

25:26
Maxime Michelet

Suffisant, non, parce que de nouveau, ce sont des questions de moyens. Il faut déployer les forces de l'ordre d'une manière proportionnée. On l'a vu d'ailleurs, il y

25:33
Locuteur

a

25:33
Maxime Michelet

eu plus de moyens ce samedi.

25:35
Locuteur

Il

25:35
Maxime Michelet

n

25:35
Locuteur

'y a

25:35
Maxime Michelet

pas eu autant d'incidents que le 17 octobre. Le congrès, le meeting du Rassemblement national à Orléans s'est aussi déroulé dans de bonnes conditions parce que les forces de l'ordre étaient là. Il faut les saluer, nos policiers, nos gendarmes qui ont assuré, qui assurent ce rôle de gardien de nos institutions et de notre paix civile. Après, les mesures comme sur les réseaux sociaux, c'est un peu d'ailleurs paradoxal parce que

25:57
Locuteur

d

25:58
Maxime Michelet

'un côté,

25:58
Locuteur

il

25:58
Maxime Michelet

va interdire les réseaux sociaux et puis quand ils font des annonces sur l'éducation, il convoque des influenceurs.

26:02
Locuteur

L

26:02
Invité

'évoqué tout à l'heure.

26:02
Maxime Michelet

Donc, bon,

26:03
Locuteur

voilà,

26:03
Maxime Michelet

tout cela n'est pas forcément très cohérent et l'interdiction des réseaux sociaux, c'est quand même une mesure qui ressemble plus aux mesures du Parti communiste chinois que celle d'une démocratie.

26:11
Invité

Le président de la République mise sur ce modèle du 24 octobre, comme il dit, c'est-à-dire une forte mobilisation des forces de l'ordre pour la manifestation samedi prochain, mais il y a aussi la manifestation le 5 novembre. Est-ce que, selon vous, les forces de l'ordre vont pouvoir tenir comme ça dans la durée

26:27
Locuteur

? Nous

26:28
Maxime Michelet

le souhaitons. Alors, il est vrai, vous soulignez un point important,

26:31
Locuteur

les

26:32
Maxime Michelet

forces de l'ordre font état d'un épuisement important. D'ailleurs, évidemment, à Paris, qui est l'épicentre de ces manifestations, mais sur tout le territoire, moi-même, dans ma circonscription, j'appartiens à une circonscription rurale, mais les forces de police et les forces de gendarmerie se disent aussi vraiment travailler à l'os, être, soumis à des rythmes importants, des sous-effectifs, être énormément sollicités. Et puis, j'ajouterais à cela que non seulement ils sont énormément sollicités par l'État pour nous protéger, évidemment, mais ils sont aussi copieusement insultés par la gauche et l'extrême-gauche.

Et il y a aussi, il ne faut pas le sous-estimer, l'épuisement moral de nos forces de l'ordre qui, à longueur de temps, se font insulter par des représentants de la gauche et de l'ultra-gauche.

27:11
Invité

Samedi dernier, des groupes d'ultra-droite ont agressé des manifestants dans plusieurs villes. à Nice, ils étaient une centaine. Onze personnes interpellées seront jugées demain. Est-ce que vous attendez de la part de la justice la même fermeté que pour les casseurs

27:25
Locuteur

?

27:25
Maxime Michelet

Absolument. Nous, nous sommes, avec nos alliés du Rassemblement national, nous sommes le parti de l'ordre et de la paix civile, de la concorde nationale. Nous attendons la même dureté avec toutes les personnes qui font usage de la violence. En démocratie, la violence, contrairement à ce qu

27:40
Locuteur

'on

27:41
Maxime Michelet

a pu entendre de la part de certains élus de gauche et d'extrême-gauche, la violence n'est pas un mode d'expression et d'action légitime. La violence est toujours un délit et toute violence, qu'elle soit de gauche, de droite ou du centre, toute violence doit être punie avec la même fermeté. Elsa

27:54
Locuteur

? Sur

27:56
Invité

les annonces au niveau de l'éducation nationale, je rappelle que vous vous occupez de ce sujet pour la candidate Marine Le Pen. Sur la réforme de Parcoursup, le gouvernement propose de le transformer. Est-ce que vous, c'est votre ligne, on n'a pas tellement compris si vous étiez pour la suppression ou pour l'abrogation ou pour justement des transformations, des améliorations

28:14
Locuteur

?

28:15
Maxime Michelet

Abrogation, réforme, le terme importe peu, je pense qu'il faut

28:19
Locuteur

distinguer deux choses. Soit on

28:20
Invité

garde le système et on le corrige, soit on en change complètement.

28:24
Maxime Michelet

Il faut distinguer deux choses, je pense, en Parcoursup. Parcoursup, d'un côté, c'est une plateforme.

28:28
Locuteur

C

28:28
Maxime Michelet

'est une plateforme qui centralise les formations, qui met en rapport les formations avec les souhaits des lycéens. Cette plateforme, elle a besoin d'exister, c'est une évidence technique.

28:38
Locuteur

De

28:38
Maxime Michelet

l'autre côté,

28:39
Locuteur

il

28:39
Maxime Michelet

y

28:39
Locuteur

a

28:39
Maxime Michelet

la procédure Parcoursup. Ça, c'est la procédure qu'on fait suivre à nos élèves pour qu'ils puissent être ensuite admis dans l'enseignement supérieur. Cette procédure Parcoursup, elle doit être abrogée parce qu'elle doit être changée de fond en comble. Et au sein du bloc national RNUDR, nous voulons que la procédure d'admission dans l'enseignement supérieur soit de nouveau fondée sur le diplôme d'accès à

29:02
Locuteur

l

29:02
Maxime Michelet

'enseignement supérieur qui est le baccalauréat. Parce que dans le problème de Parcoursup, il y

29:06
Locuteur

en

29:06
Maxime Michelet

a plusieurs. La procédure Parcoursup,

29:08
Locuteur

ce

29:08
Maxime Michelet

n

29:08
Locuteur

'est

29:08
Maxime Michelet

pas juste le moment où les résultats tombent. C'est toute la procédure avant. Et la procédure, elle commence dès la fin de la seconde quand vous devez choisir vos spécialités, quand vous devez choisir quelle spécialité vous abandonnerez.

29:17
Invité

Ça vous gardez ou pas la réforme Blanquer avec ces fameuses spécialités ?

29:20
Maxime Michelet

Absolument pas. Cette réforme-là, justement, aujourd'hui, la colère des lycéens, c'est la conséquence de toutes les mesures éducatives prises par Emmanuel Macron depuis 10 ans.

29:29
Locuteur

Donc,

29:29
Maxime Michelet

il faut revenir aux filières traditionnelles du bac, c'est ça ? Il faut, par exemple, étudier en effet qui, en réalité, en plus, je connais un peu, j'ai été secrétaire de scolarité pendant plusieurs années et notamment sous l'égide de cette réforme il y

29:43
Locuteur

a

29:43
Maxime Michelet

encore quelques années. En réalité, les élèves choisissent des spécialités

29:46
Locuteur

pour

29:47
Maxime Michelet

leur grande majorité qui correspondent aux anciennes filières. Quand vous avez des élèves qui choisissent maths, physique, SVT, ça s'appelle la filière S. Quand vous choisissez SES, histoire, anglaise, c'est la filière ES.

29:57
Invité

Oui, monsieur le député, il

29:58
Locuteur

y

29:58
Invité

a une question pour vous de François dans le chat qui vous demande vous avez pris la place de Roger Chudot sur les questions d'éducation auprès de Marine Le Pen.

30:05
Locuteur

Est

30:05
Invité

-ce lié à un changement de

30:06
Locuteur

ligne ?

30:06
Invité

Qui est député RN. Qui était député RN du Loire-et-Cher. Est-ce lié à un changement de ligne porté par votre candidate ou est-ce une sanction contre les propos polémiques de M. Chudot sur les binationaux

30:17
Locuteur

? Je

30:18
Maxime Michelet

ne prends pas la place de mon excellent collègue Roger Chudot. J'ai, en tout cas, l'honneur peut-être de lui succéder et c'est un honneur parce que Roger Chudot a une expertise

30:26
Locuteur

très forte. Mais pourquoi vous lui avez

30:27
Présentateur

succédé ? Est-ce que c'est à cause de ses propos polémiques ou parce qu'il n'avait pas vraiment de programme

30:31
Locuteur

?

30:32
Maxime Michelet

Non, c'est Ninalino. Vous savez bien en plus que j'appartiens à un parti qui est allié au Rassemblement national qui est l'Union des droites pour la République d'Éric Ciotti. Moi, je suis très honoré du choix que Marine Le Pen a fait de moi et je travaille en très bonne intelligence évidemment avec beaucoup de parlementaires, beaucoup de gens qui contribuent à ce programme éducatif au premier rang desquels Roger Chudot, évidemment.

30:50
Locuteur

Il

30:50
Invité

y aura un débat à l'Assemblée nationale mercredi sur cette question de parcours sup. Vous y serez, j'imagine ? Vous y

30:56
Maxime Michelet

participez ? Et j'en suis d'autant plus heureux que l'UDR avait demandé le même débat en février 2026. Donc le Premier ministre, s'il le souhaite, avant d'entendre le débat de mercredi, je l'invite à réécouter le débat que nous avions organisé dans le cadre d'une carte blanche sur ces questions-là en février.

31:16
Invité

Est

31:17
Locuteur

-ce

31:17
Invité

que c'est un débat utile ? Qu'est-ce que vous allez proposer exactement ? On a bien compris ce que vous disiez sur Parcoursup mais il manque de place à l'université. Est-ce que vous voulez qu'il y ait plus de place à l'université ou au contraire est-ce que vous voulez

31:30
Locuteur

alors

31:30
Maxime Michelet

ce débat va être très très utile

31:32
Locuteur

car

31:33
Maxime Michelet

il va permettre j'entendais juste avant moi

31:35
Locuteur

mon

31:35
Maxime Michelet

prédécesseur Marc Fénaud qui disait l'élection présidentielle c'est dommage elle clive mais c'est nécessaire de cliver c'est nécessaire de cliver l'opinion pour justement que les positions des uns et des autres soient bien comprises des citoyens. C'est ce clivage politique qui permet ensuite aux citoyens de délibérer. Dans ce débat nous allons voir un clivage très important qui est entre d'un côté ceux qui veulent mentir à la jeunesse de France en leur disant avec le parcours que vous avez vous pouvez aller partout de l'autre côté il y a ceux comme nous qui ne leur mentons pas il faut pour réussir dans l'enseignement supérieur avoir des bases évidemment et

32:11
Locuteur

une

32:11
Maxime Michelet

sélection

32:11
Locuteur

oui mais

32:12
Maxime Michelet

le terme de sélection aujourd'hui est dévoyé par la gauche et par l'extrême gauche en

32:15
Locuteur

réalité il faut simplement avoir des compétences

32:17
Présentateur

est-ce que vous le reprenez vous ?

32:18
Maxime Michelet

il y a des filières sélectives il y

32:19
Locuteur

a

32:19
Maxime Michelet

des filières sélectives

32:20
Présentateur

d'accord mais est-ce que vous reprenez vous ce mot sélection ?

32:22
Maxime Michelet

il y a des filières sélectives il y a des sélections il y a des sélections naturelles dans certaines filières tout le monde ne peut pas aller en classe préparatoire aux grandes écoles tout le monde ne peut pas aller dans certaines licences double licence très sélective mais par exemple dans une licence d'histoire qui est une filière non sélective

32:37
Locuteur

si

32:37
Maxime Michelet

vous avez un mauvais dossier en histoire

32:39
Locuteur

est

32:39
Maxime Michelet

-ce que c'est de la sélection que de vous refuser ? ou c'est simplement vous dire la vérité vous dire avec les compétences que vous avez acquis durant votre scolarité secondaire vous n'êtes pas en mesure de réussir ne pas oublier un étudiant sur deux oublie ils

32:53
Locuteur

font quoi ces étudiants un étudiant sur

32:55
Maxime Michelet

deux échoue en

32:55
Locuteur

licence ils

32:55
Maxime Michelet

veulent faire d

32:56
Locuteur

'histoire

32:56
Invité

par exemple

32:58
Maxime Michelet

vous leur dites quoi ? ils peuvent alors soit il y a toujours la possibilité évidemment du redoublement quand même on l

33:04
Locuteur

'a

33:04
Maxime Michelet

un peu oublié mais il y avait la possibilité du redoublement mais ensuite si vous avez une faiblesse en histoire vous pouvez avoir des talents ailleurs l'important c'est que l'école identifie les talents de chacun de ses élèves et lui dise en vérité voici là où tu es fort

33:19
Présentateur

pour revenir au débat qui va avoir lieu après demain souhaitez-vous qu'il y ait un vote ou pas

33:23
Locuteur

un

33:24
Maxime Michelet

vote non parce qu'un vote il faudrait que le vote soit sur un texte l'Assemblée nationale se prononce sur des mesures concrètes législatives c

33:31
Locuteur

'est

33:31
Maxime Michelet

le cadre du 51 il n'y

33:33
Locuteur

a

33:33
Maxime Michelet

pas de vote mais je pense que le débat permettra de clarifier il

33:34
Locuteur

peut

33:34
Maxime Michelet

y en avoir les positions vous

33:36
Locuteur

parlez d'un retour

33:37
Invité

de la promotion républicaine à l'école est-ce que déjà c'est votre formule

33:41
Locuteur

?

33:41
Maxime Michelet

absolument oui j'assume le thème de méritocratie aussi aujourd'hui la gauche parle beaucoup de l'assignation sociale

33:51
Locuteur

et

33:52
Maxime Michelet

pense que le système éducatif

33:54
Locuteur

produit

33:55
Maxime Michelet

des inégalités sociales

33:56
Locuteur

en

33:56
Maxime Michelet

réalité moi je crois que c'est l'effondrement du système éducatif

33:59
Locuteur

c

34:00
Maxime Michelet

'est sa défaillance majeure qui renforce les inégalités sociales aujourd'hui malheureusement beaucoup d'élèves

34:06
Locuteur

font

34:06
Maxime Michelet

l'intégralité du parcours scolaire sans maîtriser le socle fondamental

34:10
Locuteur

qui

34:11
Maxime Michelet

ne permet pas de construire ensuite d'autres connaissances quand vous ne permettez plus à toute une population quelle que soit à

34:18
Locuteur

l

34:18
Maxime Michelet

'origine sociale d'apprendre à lire et écrire et compter correctement là vous réassignez les gens à leur territoire à leurs origines sociales donc oui en fait donner la même instruction à tous les enfants de ce pays sur tout le territoire leur apprendre tous à lire et écrire et compter de la même manière ça c'est une promesse républicaine c'est une promesse qui avait été faite par la troisième république et que nous allons

34:37
Locuteur

restaurer

34:38
Invité

Emmanuel sur le plan je n

34:40
Locuteur

'ai

34:40
Invité

pas compris tout à fait est-ce que le plan annoncé vous convient

34:43
Locuteur

déjà

34:44
Invité

est

34:44
Locuteur

-ce

34:44
Invité

qu'il va dans le

34:45
Maxime Michelet

bon sens alors c'est un exercice un peu spécifique puisque le ministre se parle en même temps oui mais on sait ce qu'il y a voilà en

34:49
Locuteur

même temps c'est ce qu'il y

34:50
Maxime Michelet

a alors sur Parcoursup sur Parcoursup

34:52
Locuteur

au-delà de

34:52
Maxime Michelet

Parcoursup

34:53
Locuteur

est-ce que le plan dans sa globalité est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement

34:58
Invité

répond aux attentes et de la rue et des parties que vous pouvez représenter

35:02
Locuteur

alors est

35:03
Maxime Michelet

-ce qu'il répond est-ce qu'il répond aux demandes des lycéens alors je ne

35:05
Locuteur

suis

35:05
Maxime Michelet

pas sûr qu

35:06
Locuteur

'il

35:06
Maxime Michelet

répondra à quoi qu'il arrive aux demandes des organisations lycéennes ou des organisations étudiantes qui sont principalement des organisations affiliées à la gauche et à l'extrême

35:14
Locuteur

gauche

35:15
Maxime Michelet

je voudrais juste souligner cela par exemple un syndicat étudiant comme l'Uni qui est aussi un syndicat représentatif mais qui a le malheur d'être de droite n'a pas été invité par monsieur le Premier ministre à Matignon et je trouve ça quand même très regrettable donc il se met un peu dans la main de la gauche et de l'extrême gauche qui demande 250 000 places supplémentaires à l'université donc quand vous mettez la barre aussi haute évidemment que

35:35
Locuteur

15 000 ça ne suffit pas l'étiage

35:36
Invité

qui a été annoncé par le gouvernement qui est proposé par le gouvernement vous convient ? C'est des

35:41
Maxime Michelet

mesures prenons l'exemple du bâti scolaire par exemple le bâti scolaire 4 milliards d'emprunts

35:45
Locuteur

que

35:46
Maxime Michelet

l'Etat va donner aux régions ou aux départements pour les collèges et pour les lycées alors déjà on verra ce qu'il en sera à la fin après

35:52
Locuteur

la calicule

35:54
Maxime Michelet

on nous avait promis aussi un plan clim ce plan clim a quasiment été démantelé donc les promesses

35:59
Invité

la

35:59
Maxime Michelet

Caisse

35:59
Invité

des dépôts l'a repris totalement à son compte et il est intégré dans les prévisions des mois à venir

36:02
Locuteur

pas

36:03
Maxime Michelet

à la hauteur de ce que le gouvernement avait annoncé

36:06
Locuteur

mais

36:07
Maxime Michelet

4 milliards c'est pas suffisant un rapport sénatorial indiquait que la rénovation du bâti scolaire c'était 40 milliards donc c'est de fait mécaniquement insuffisant la question c'est il faut aller déjà identifier il faut identifier les besoins identifier les territoires où il y a des lycées qui sont sur la cartographie exacte des besoins pas exactement on parle beaucoup aujourd'hui de la banlieue parisienne moi j'ai de nouveau une circonscription rurale il y a aussi des besoins en ruralité en

36:37
Locuteur

tout cas il faut aller chercher peut-être d'autres moyens de

36:39
Maxime Michelet

financement

36:39
Invité

plus largement Marine Le Pen veut plus de professeurs veut également mieux les payer si on ajoute au plan annoncé ce soir comment on paye justement tout ça

36:49
Locuteur

déjà

36:49
Maxime Michelet

on va faire c'est tout ça évidemment une question générale on fait des économies ailleurs vous le savez Marine Le Pen a annoncé 140 milliards d'économies sur le prochain quinquennat donc c'est aussi selon l'institut d'entreprise de l'ordre de 7 milliards 5 si on applique les mesures ce sont aussi des réaffectations ce sont aussi des réaffectations de crédit et de revenus mais il y

37:08
Locuteur

a

37:08
Maxime Michelet

aussi

37:09
Locuteur

une

37:10
Maxime Michelet

réalité qui se profile devant nous qui

37:11
Locuteur

est

37:11
Maxime Michelet

la baisse démographique

37:12
Locuteur

la

37:13
Maxime Michelet

baisse démographique va faire c'est bien puisque un quinquennat qui s'ouvre en 2027 ça va jusqu'en 2032 donc il va y avoir une baisse démographique il va falloir profiter de cette baisse démographique et d'ailleurs les places dans l'université la gauche et l'extrême gauche demandent 250 000 places supplémentaires mais la baisse démographique qui s'annonce aujourd'hui dans les collèges dans les lycées demain ça s'annoncera aussi mécaniquement dans nos universités

37:35
Locuteur

mais

37:35
Invité

du coup pardonnez-moi j'ai à nouveau pas du tout compris la réponse c'est-à-dire qu'on fait quoi on attend qu'il

37:38
Locuteur

y ait

37:38
Invité

moins d'élèves

37:39
Locuteur

ou

37:40
Invité

comment on investit comment on paye jusque-là qu'est-ce qu'on fait juste là si le nombre d'élèves baisse mais en 2032 là il

37:46
Locuteur

va pas baisser alors

37:47
Maxime Michelet

il baissera pas alors permettez-moi de vous corriger il va pas baisser par magie d'un coup en 2032 il

37:51
Locuteur

va baisser

37:52
Maxime Michelet

et la courbe est assez le ministre nous l'a montré en commission des affaires culturelles la courbe est assez nette on va perdre

37:58
Locuteur

quand même

37:58
Maxime Michelet

largement la courbe va commencer et là de 2027 à 2032 la courbe va être très très nette donc il y a des moyens à réaffecter mais de nouveau je vous ai dit on fait des économies ailleurs

38:07
Locuteur

donc

38:08
Maxime Michelet

on peut aussi réaffecter des moyens et même à l'intérieur de l'éducation nationale on peut aussi réaffecter des moyens notamment par exemple du côté de l'administration il

38:16
Locuteur

y a énormément d

38:17
Maxime Michelet

'administrations dans l'éducation

38:19
Locuteur

nationale

38:19
Maxime Michelet

notamment centrale et rectorale ça vous permet de voter le budget

38:22
Locuteur

?

38:23
Invité

de voter quel budget ? on n'a qu'un seul budget en France le budget de l'Etat est-ce que les mesures annoncées ce soir vous laissent penser que oui il y

38:30
Locuteur

en

38:30
Invité

a besoin et qu'il faut

38:32
Locuteur

vous

38:32
Invité

demandez si moi je vais pouvoir on va pouvoir voter le PLF

38:34
Locuteur

ce

38:35
Invité

PLF là

38:35
Maxime Michelet

sur le budget là du fait de ces nouvelles mesures il

38:38
Locuteur

n

38:38
Maxime Michelet

'y a pas que ces mesures

38:41
Locuteur

il n'y a pas que ces mesures dans le budget alors est-ce que ça

38:43
Présentateur

recule la censure éventuellement ?

38:44
Locuteur

et puis

38:44
Présentateur

n

38:44
Maxime Michelet

'oublions

38:44
Locuteur

pas est-ce que ça

38:45
Présentateur

exclut la censure

38:45
Locuteur

? je

38:46
Maxime Michelet

ne suis modestement que député UDR et référent des questions éducation ce n'est pas moi vous l'imaginez bien qui prend ce type de position

38:53
Locuteur

vous

38:53
Présentateur

étiez tout vous l'avez dit tout à l'heure à Orléans pour le meeting de Marine Le Pen et de Jordan Bardella et vous avez peut-être entendu parler de cette scène qu'on va voir qui a été captée par une caméra de LCP après l'action d'étudiants de l'Union des étudiants juifs de France visant Jordan Bardella et ses propos passés antisémites révélés par Midapart ce militant vous avez vu a fait un geste ambigu qui s'apparente à un salut nazi est-ce que vous y voyez vous d'abord un salut nazi

39:18
Locuteur

?

39:19
Maxime Michelet

j'y vois une main levée en effet ça peut en effet être un salut nazi le Rassemblement National a été très clair

39:25
Locuteur

s

39:25
Maxime Michelet

'il l'avait vu il l'aurait sorti si c'est le cas il sera sanctionné notamment s'il est militant du Rassemblement National il sera sanctionné donc la réaction du Rassemblement National a été toujours extrêmement claire

39:37
Locuteur

et

39:38
Maxime Michelet

évidemment il n'y a aucune forme de lien entre ces immondes idéologies sans

39:44
Locuteur

totalitarisme pourquoi

39:45
Présentateur

ce monsieur

39:46
Locuteur

était

39:46
Présentateur

là alors

39:46
Maxime Michelet

? non mais déjà il faut établir si c'est le cas et

39:48
Locuteur

après il sera

39:49
Maxime Michelet

sanctionné mais pourquoi

39:50
Locuteur

il était là

39:51
Maxime Michelet

? s'il est là il sera sanctionné Elsa ?

39:54
Locuteur

il

39:54
Invité

y a des rassemblements partout en France après l'attaque terroriste raciste à Trappes qui a coûté la vie à Pengo, Bossio, Vangui l'extrême droite est accusée d'avoir contribué à installer un climat raciste dans le pays qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent

40:09
Locuteur

?

40:09
Maxime Michelet

je ne

40:10
Locuteur

suis

40:10
Maxime Michelet

pas d'extrême droite donc je ne me sens pas accusé par cette déclaration

40:13
Locuteur

nous

40:14
Maxime Michelet

avons été très clairs depuis que cet acte affreux a eu lieu nous le condamnons évidemment nous condamnons ça me permet de faire une boucle avec ce que vous disiez l'interrogation que vous portiez au tout début

40:25
Locuteur

nous

40:26
Maxime Michelet

condamnons toute forme de violence évidemment que nous condamnons cet acte abominable raciste mais comme nous avons cadamné tous les autres attentats racistes

40:36
Locuteur

votre

40:37
Invité

parti ou d'autres responsables font des liens entre

40:39
Locuteur

la

40:40
Invité

délinquance et l'immigration Eric Ciotti par exemple ou Jordan Bardella est-ce que finalement vous ne stigmatisez pas une partie de la population ?

40:46
Maxime Michelet

est-ce qu'on n'a jamais madame appelé à la violence

40:49
Locuteur

?

40:50
Invité

non mais quand on dit par exemple que ce

40:52
Locuteur

qui s'est passé à Paris le

40:53
Invité

17 octobre c'était des hordes de barbares des gens qui venaient de banlieue faisant un lien avec l'immigration est-ce que finalement vous ne stigmatisez pas ces gens-là

41:03
Locuteur

?

41:04
Maxime Michelet

non parce que nous n'avons jamais appelé à la violence nous appelons à

41:07
Locuteur

des politiques nous

41:09
Maxime Michelet

appelons à des politiques oui mais enfin il y a quand même un fait c'est que nous n'avons jamais appelé à la violence nous avons condamné toujours toutes les violences et en effet nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers l'immigration de masse l'incapacité d'intégrer d'assimiler une vague migratoire aussi importante et des phénomènes de délinquance mais ces phénomènes de délinquance nous appelons à ce que l'état de droit soit garanti sur tout le territoire national que force reste à la loi que ces gens soient arrêtés condamnés jamais nous n'avons appelé à la violence nous appelons toujours à l'état de

41:39
Locuteur

droit

41:39
Maxime Michelet

oui

41:40
Invité

monsieur le député nos collègues de streetpress ont révélé qu'il

41:44
Locuteur

y a

41:44
Invité

un prestataire du rassemblement national qui a été filmé à Rouen le 17 octobre dans une manifestation d'ultra droite d'identitaire rouennais avec une ceinture en cuir à la main pour frapper les antifascistes qui étaient en face de lui est-ce qu

42:01
Locuteur

'il

42:01
Invité

doit être sanctionné par le rassemblement national

42:03
Locuteur

?

42:04
Maxime Michelet

Vous me posez une question évidemment je ne suis pas du rassemblement national déjà premièrement et de nouveau nous condamnons toute violence vous pouvez nous répéter à l'envie et essayer de faire des liens entre ces phénomènes violents et nous il n'y en a aucun nous sommes le parti de l'ordre et de la concorde civile

42:21
Présentateur

merci Maxime Michelet votre collègue député va prendre votre place tout à l'heure on va revenir sur l'annonce de cette soirée celle faite tout à l'heure par le ministre de l'enseignement supérieur sur Parcoursup

42:35
Locuteur

ce

42:35
Invité

qu'on annonce aujourd'hui c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup dès cette année et puis qui nous mènera vers l'outil futur un remplaçant de Parcoursup en 2028 on acte et on lance un travail qui sera un travail qui inclura possiblement des évolutions législatives et ça commence évidemment par un débat au parlement mercredi comme vous le savez sur ces questions là qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme

43:03
Locuteur

sur

43:03
Présentateur

ce plateau Aurélie Trouvé députée LFI de Seine-Saint-Denis bonsoir merci d'être avec nous vous avez entendu tout à l'heure Philippe Baptiste est-ce que c'est un premier là ce que vous venez d

43:12
Locuteur

'entendre

43:13
Présentateur

est

43:13
Locuteur

-ce

43:13
Présentateur

que c'est un premier pas

43:14
Invité

alors comme c'est en cours on apprend les détails évidemment moi je reste sur la réaction des syndicats lycéens et des syndicats étudiants qui disent tous qu'en fait pour l'instant ça leur paraît plus de l'enfumage que de la réelle réponse à leurs revendications évidemment il y a quand même le gouvernement a commencé à céder un petit peu donc ça veut dire que d'ailleurs la mobilisation et bien elle porte ses fruits et qu'il faut la continuer mais c'est tout à fait insuffisant c'est ce que disent ces organisations et je suis d'accord avec elles puisqu'il y a un certain nombre de points qui ne vont pas du tout par exemple sur les bourses je vous en donne seulement un le gouvernement se félicite en disant c'est génial on ne va pas baisser les bourses cette année mais enfin ça ne va pas du tout en fait ce qui est demandé c

44:03
Présentateur

'est

44:05
Locuteur

que

44:06
Invité

ça

44:06
Locuteur

veut dire

44:06
Présentateur

ne

44:06
Locuteur

pas

44:06
Présentateur

baisser

44:07
Locuteur

ça veut

44:07
Invité

dire ne pas baisser jusqu

44:08
Locuteur

'à maintenant elles n'étaient pas alignées sur l'inflation

44:10
Invité

en fait que tout le monde comprenne quand on dit qu'on aligne

44:13
Locuteur

sur l

44:13
Invité

'inflation c'est juste on ne baisse pas mais jusqu'à maintenant elles

44:16
Locuteur

n'y étaient

44:16
Invité

plus

44:17
Locuteur

bien

44:17
Invité

sûr ça sera un peu moins pire qu'avant d'accord mais ça ne rattrape pas donc je vous donne juste une idée c'est que depuis trois ans en fait en réalité quelqu'un qui est au dernier enfin disons à l'échelon le plus important de la bourse d'accord l'échelon 7 et bien il a perdu à peu près en trois ans plus de 1000 euros si vous voulez de bourse par ses baisses successives année après année de cette bourse donc ça ne rattrape rien du tout c'est juste qu'on stoppe la baisse et bien ça c'est pas suffisant vous vous demandiez sa suppression le gouvernement annonce donc une évolution forte avant son remplacement en 2028 est-ce que vous y voyez là quand même une victoire politique ce totem de la Macronie parcours sup

45:03
Locuteur

déjà

45:04
Invité

je crois que heureusement tout le monde se rend compte que parcours sup est une horreur d'accord moi qui d'ailleurs est une enfant au lycée enfin je crois que les parents se rendent compte et ont peur d'ailleurs nos enfants ont peur

45:17
Locuteur

ils

45:18
Invité

n'avaient pas cette peur là avant ils sont morts de trouille parce qu'il se trouve qu'il y a plus de 100 000 élèves chaque année qui sont laissés sur le bas

45:26
Locuteur

côté à cause de parcours sup un

45:29
Présentateur

début de victoire politique cependant

45:32
Invité

disons qu'il y a

45:34
Locuteur

un

45:34
Invité

premier

45:34
Locuteur

un

45:35
Invité

premier pas où en tout cas le gouvernement a commencé un tout petit peu à comprendre ou en tout cas à céder à la très forte mobilisation sociale mais ça ne ça ne répond en rien à la hauteur ça n'est absolument pas à la hauteur des revendications je vais vous dire il y

45:53
Locuteur

a

45:53
Invité

un débat 50.1 mercredi justement

45:55
Locuteur

qu'est-ce que vous allez

45:56
Invité

demander il y a un débat 50.1 sur parcours sup mais c'est hallucinant pourquoi n'ont-ils pas organisé comme la constitution le permet un vote à l'issue de ce débat 50.1 dans l'assemblée nationale c'est quand même la moindre

46:07
Locuteur

des choses que les députés puissent est-ce que vous allez y

46:09
Présentateur

participer à ce débat bien

46:10
Locuteur

sûr

46:11
Invité

mais nous nous exigeons qu'il y

46:12
Locuteur

ait

46:12
Invité

un vote

46:13
Locuteur

un vote sur quoi

46:14
Invité

et ça seul le gouvernement abrogation ou pas de parcours sup dès 2027 nous nous disons qu'il faut l'abroger tout de suite parce que c'est une horreur pour chacun de nos enfants

46:24
Locuteur

les

46:24
Invité

inscriptions commencent en janvier donc le gouvernement ne peut pas interrompre totalement d'où et je cite à nouveau Philippe Baptiste une évolution forte

46:32
Locuteur

mais

46:32
Invité

on peut aller beaucoup plus vite que ce qu'il

46:34
Locuteur

y a

46:34
Invité

évidemment ils disent on verra ça en 2028 ils ne seront plus là donc qu'est-ce qui va arriver en 2028 on n'en sait rien donc il est possible aujourd'hui d'avoir un vote à l'issue du débat de mercredi disant oui ou non pour l'abrogation mais de toute façon ce gouvernement une fois qu'on a voté on fait quoi si jamais on vote l'abrogation attendez déjà depuis 2022 vous observerez moi je suis arrivé en 2022 comme député j'observe que d'abord ce gouvernement ne fuit autant qu'il peut la démocratie parlementaire c'est-à

47:03
Locuteur

-dire

47:03
Invité

que là il organise un débat pourquoi ne fait-il pas un vote pourquoi n'assume-t-il pas de mettre au vote pour ou contre parcours sup qu'est-ce qui le dérange en réalité c'est qui c'est qui va perdre parce que parcours sup est une idée absolument abominable qui met en danger d'ailleurs j'ai envie de dire l'école publique et notre système de l'éducation parce que quand vous délivrez un

47:23
Locuteur

élève

47:24
Invité

mais que vous lui dites vous avez des gros risques de ne rien trouver après

47:28
Locuteur

vous

47:29
Présentateur

pensez qu'il y aurait une majorité à l'Assemblée pour dire il faut arrêter parcours sup dès

47:32
Locuteur

cette année

47:32
Présentateur

c'est pas ce que disait votre

47:34
Locuteur

collègue

47:34
Présentateur

tout à l'heure

47:35
Locuteur

du RN qui

47:35
Présentateur

disait

47:36
Locuteur

nous à

47:36
Invité

la France Insoumise on est pour la démocratie parlementaire quel que soit le vote auquel on s'attend c'est

47:41
Locuteur

-à

47:41
Invité

-dire c'est un principe c'est de laisser voter les députés c'est pas parce qu'on peut-être une majorité pour abroger mais vous n'êtes pas du tout d'accord sur le système de remplacement de parcours sup entre le RN qui pourrait

47:52
Locuteur

peut-être voter l'abrogation c'est pas

47:53
Invité

du tout la même chose déjà commençons par abroger vous avez raison la véritable question aussi c'est les moyens que l'on met dans l'enseignement supérieur il se trouve que je travaillais avant d'être députée dans l'enseignement supérieur je l'ai vu se déliter cet enseignement supérieur il y a eu des dizaines de milliers de postes dans l'enseignement supérieur qui ont été supprimés ces dernières années et je veux dire dans les facs par exemple il n'y a aucune annonce de création d'emplois dans les universités alors qu'aujourd'hui vous avez des amphis qui sont pleins à craquer vous avez des étudiants qui sont obligés de rester dans les couloirs enfin je veux dire ça

48:23
Locuteur

n'est pas à la hauteur d'une grande puissance

48:25
Invité

économique il

48:26
Locuteur

y

48:26
Invité

a a priori des négociations en cours justement avec du côté du ministère de l'enseignement supérieur etc les lycéens et les étudiants eux appellent à poursuivre la mobilisation qu

48:36
Locuteur

'est

48:36
Invité

-ce qu'ils peuvent obtenir encore de plus ? Justement je vous le dis des créations claires et nettes par exemple dans les universités l'abrogation de parts secours sup on l'a dit l'augmentation du montant des bourses donc il y a plusieurs revendications qui ne sont absolument pas aujourd'hui entendues véritablement par le gouvernement mais il ne

48:58
Locuteur

reste

48:58
Invité

que six mois à Emmanuel Macron à l'Elysée qu'est-ce qu'il peut en quoi il peut répondre

49:03
Locuteur

comme ça

49:04
Invité

dans l'urgence ? C'est

49:04
Locuteur

bien

49:05
Invité

le problème c'est-à-dire qu'en neuf ans et demi il a mis le pays dans une situation catastrophique il se retrouve avec une mobilisation sociale énorme exceptionnelle je ne

49:13
Locuteur

sais

49:13
Invité

pas si tout le monde se rend compte c'est-à-dire que malgré les mesures liberticides qui ont été prises les interdictions de manifester dans plein de villes le fait qu'au dernier moment la veille à Paris par exemple il change le parcours pour nous amener Porte d'Italie jusqu'à Porte de Vincennes malgré tout ça

49:29
Locuteur

le

49:30
Invité

mouvement a été encore plus fort samedi qu'il n'a été le samedi d'avant je vous assure c'est énorme ce qui est en

49:35
Locuteur

train de se passer donc vous dites aux

49:35
Invité

lycéens continuez à aller dans la rue

49:38
Locuteur

mais nous on n'appelle à rien du tout en

49:39
Invité

fait c'est les lycéens contrairement à ce qui est répété enfin voilà ce que d'autres répètent à longueur de plateau nous n'organisons rien nous n'appelons à rien nous soutenons et nous sommes fortement présents dans ces manifestations

49:53
Locuteur

Emmanuel

49:53
Invité

? donc si et c'est le cas manifestement samedi il y a des appels à manifestation de la part des syndicats de jeunes et des syndicats de salariés nous y serons je crois comprendre que ce sera le cas et si c'est le cas nous y serons et nous soutiendrons

50:06
Locuteur

pour

50:06
Invité

vous c'est quoi la borne minimum pour se dire on a

50:09
Locuteur

gagné

50:10
Invité

suffisamment pour se dire on se remet autour de la table et on peut avancer c'est

50:14
Locuteur

quoi la

50:14
Invité

borne minimum

50:15
Locuteur

que vous demandez ? d'abord je

50:15
Invité

veux dire que c'est pas à nous de décider ça c'est aux syndicats potentiellement il y

50:19
Locuteur

a

50:19
Invité

quand même quelques mesures qu'il faudra voter derrière donc vous

50:21
Locuteur

soyez

50:21
Invité

d

50:22
Locuteur

'accord avec

50:23
Invité

alors là ça va se passer effectivement dans le cadre

50:25
Locuteur

budgétaire nous

50:26
Invité

par exemple effectivement nous demandons à ce qui est la création non pas de quelques milliers de postes en réalité il manque des dizaines de milliers de postes d'enseignants par exemple dans l'enseignement supérieur d'enseignants dans l'enseignement secondaire il manque des dizaines de milliers de postes d'AESH de médecins scolaires d'infirmières moi qui suis en Seine-Saint-Denis

50:48
Locuteur

je

50:48
Invité

peux vous dire que c'est vraiment ça me moi j'ai le coeur brisé à chaque fois que je vais dans une école publique à l'invitation des représentants

50:56
Locuteur

de profs je

50:57
Invité

vous assure venez voir dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis vous pouvez avoir que le coeur brisé parce

51:03
Locuteur

que c'est devenu l'école

51:04
Invité

publique prenons peut-être deux mesures qui ont été annoncées et qui vont quand même dans votre sens il y aura des prêts 4 milliards semble-t-il qui pourront être débloqués par les régions pour remettre à niveau les lycées et principalement notamment les lycées d'Île-de-France des places vont également être créées notamment à destination des lycées professionnels principalement semble-t-il vers les filières qui auraient besoin le plus de bras derrière et là aussi ciblées en partie sur l'Île-de-France est-ce que ça malgré tout vous vous dites bon bah les lycéens n'ont pas fait tout ça pour rien et ça va dans le bon sens ou non la copie est bâclée zéro pointée

51:40
Locuteur

et on

51:40
Invité

recommence

51:41
Locuteur

il

51:41
Invité

se trouve justement que nous avons sorti aujourd'hui je ne

51:44
Locuteur

sais

51:44
Invité

pas si vous le savez un plan notre plan notre livret programmatique pour l'enseignement supérieur et la recherche où justement alors je n

51:51
Locuteur

'ai

51:51
Invité

pas le temps de tout vous décrire mais où nous revenons mesure par mesure sur tout ce qu'il faudrait ne serait-ce que pour rattraper toutes les destructions faites dans l'école publique par 9 ans et demi de monsieur Macron au pouvoir donc par exemple ça passe effectivement par la rénovation très globale et concrète de tout le bâti scolaire ça passe par des créations massives de postes ça passe aussi d'ailleurs on n'en a pas parlé par la suppression de la réforme blanquer alors je ne sais pas si vous avez des enfants au lycée ou ils ont été au lycée c'est vraiment la destruction des filières par le fait qu'on ait un truc à la carte complètement dément dans les lycées où chacun fait ce qu'il veut en prenant sa petite option et du coup il y

52:37
Locuteur

a

52:37
Invité

une désaffection par exemple des filières scientifiques et il n

52:39
Locuteur

'y

52:39
Invité

a plus de filles dedans avec des conséquences quand même vraiment c'est du grand n'importe quoi par exemple la réforme blanquer il est temps de la supprimer voilà il faut

52:47
Locuteur

arrêter

52:48
Invité

le lycée à la carte

52:49
Présentateur

Aurélie Trouvé parmi les réactions à l'instant Raphaël Glucksmann qui est le candidat à place publique parti socialiste pour la présidentielle trouve que les propositions du gouvernement vont dans le bon sens que la méthode est bonne celle du gouvernement et il y voit même des positions des idées qu'il avait défendues lors de sa rencontre avec Sébastien Lecornu donc ça bouge un peu

53:08
Invité

ça ne m'étonne absolument pas de M. Glucksmann mais on n'a absolument pas le même positionnement la même politique lui il veut aménager à la marge je ne sais même pas s'il veut l'aménager le système Macron bon nous c'est pas notre projet

53:23
Locuteur

notre projet c

53:23
Invité

'est une rupture

53:24
Locuteur

avec le Macronisme ça veut dire qu'il peut y avoir des

53:25
Présentateur

alliés aussi de ce côté vous

53:26
Locuteur

disiez tout à l'heure à l'Assemblée

53:27
Invité

vous comprendrez en tout cas que nous ne sommes pas sur le même projet puisque lui se contente de petits aménagements à la marge ou en tout cas que ce soit pas moins pire qu'avant nous on veut vraiment améliorer le concret le quotidien des élèves de ce pays donc Oui madame Trouvé bonjour à vous il y a deux questions sur le même thème pour vous que je vais mixer il y

53:47
Locuteur

a

53:47
Invité

CIO qui vous demande si on supprime Parcoursup aujourd'hui comment les universités vont-elles gérer l'afflux des étudiants s'ils vont où ils veulent directement et François prend l'exemple d'Assas qu'est-ce qu'on fait sans aucune sélection on rachète le Stade de France et on en fait un Amphi XXL

54:00
Locuteur

Vous

54:00
Invité

avez raison c'est pour ça qu'il faut créer aujourd'hui alors d'ailleurs les organisations lycéennes demandent la création à terme de 250 000 postes dans l'enseignement rien que dans l'enseignement supérieur mais j'ai envie de vous dire Place Place pardon Place Un peu moins pour les postes Pardon 200 Excusez-moi c'est la fatigue 250 000 places bien évidemment et la création ça veut dire la création de dizaines de milliers de postes d'enseignants et pas seulement dans les universités dans les BTS les UUT etc. Pour l'instant de ce que je sais des annonces il n

54:33
Locuteur

'y

54:33
Invité

a aucune zéro création de postes dans les universités donc vous voyez le compte n'est absolument pas mais encore une fois je dis le gouvernement a

54:43
Locuteur

tout

54:43
Invité

juste commencé à céder certaines choses donc il faut poursuivre la mobilité

54:48
Présentateur

Alors justement Elsa

54:49
Invité

Face à ce qui se passe dans le pays le président de la République a déclaré qu'il ne trouvait pas normal que le pays soit dans un tel état d'ébullition à six mois de la présidentielle

54:58
Locuteur

est

54:59
Invité

-ce que vous comprenez ce qu'il veut dire

55:00
Locuteur

?

55:01
Invité

Non Enfin je le comprends de son point de vue c'est-à-dire qu'il voudrait en fait que tout le monde se taise c'est-à-dire qu'il a mis ce pays dans un chaos économique et social sans nom et il voudrait que tout le monde se taise ça ne se passe pas comme ça en France en France il y

55:15
Locuteur

a

55:15
Invité

des manifestations des mobilisations là il se trouve que c'est parti des jeunes et en fait il y a eu une énorme convergence jusqu'à ce qu'il y ait près d'un million de personnes qui ont manifesté ce samedi Sauf qu'en France on dit souvent qu'avant l'élection présidentielle il n'y a pas de mouvements sociaux que les gens se disent je suis d'accord

55:31
Locuteur

avec vous on va

55:31
Invité

voter dans 6 mois et ce sera finalement un scrutin c'est que les français n'y croient plus et bien non alors c'est justement là qu'il y a une situation absolument exceptionnelle c'est-à-dire qu'il a tellement plongé le pays dans un chaos économique et social les français n'en peuvent tellement plus d'accord on parle des jeunes sachez je vous parlais des bourses mais c'est très concret savez-vous qu

55:52
Locuteur

'il

55:52
Invité

y a un jeune sur 5 qui est sous le seuil de pauvreté un jeune sur 4

55:56
Locuteur

qui

55:57
Invité

déclare qu'il a faim parce qu'il n'a pas assez pour manger il n

56:00
Locuteur

'a

56:00
Invité

pas assez d'argent est-ce que ça ne

56:01
Locuteur

veut pas dire

56:02
Invité

surtout que les français se disent que le prochain ou la prochaine présidente ne pourra pas tellement changer les choses que ce n

56:06
Locuteur

'est

56:06
Invité

plus comme ça qu'on change les choses justement peut-être aussi se disent-ils que il y

56:10
Locuteur

a

56:10
Invité

l'élection présidentielle mais il y

56:12
Locuteur

a

56:12
Invité

aussi la force citoyenne pacifique par des mobilisations non violentes comme on a vu samedi qui a été absolument massive et qui rencontre par ailleurs effectivement enfin qui devrait tous nous pousser à présenter un programme de rupture avec le macronisme parce que c'est ça que nous disent ces mouvements et il est vrai par contre c'est vrai qu'il y

56:33
Locuteur

a

56:33
Invité

une certaine osmose j'ai envie de dire entre notre mouvement de la France insoumise et tous ces manifestants c'est

56:40
Locuteur

vrai qu'on arrive on est extrêmement bien accueillis les

56:43
Invité

syndicats les syndicats ils ont coché la journée du 5 novembre pour une grève est-ce que vous avez le sentiment qu'ils essayent de reprendre la main aussi sur ce mouvement social ? alors pour suivre bien tout ça il ne

56:54
Locuteur

s

56:54
Invité

'agit pas du tout de reprendre la main au contraire je peux vous dire qu'il

56:57
Locuteur

y a

56:57
Invité

une coordination très efficace très organisée parce

57:02
Locuteur

qu'on sait

57:02
Invité

parfois que ça frotte entre les partis politiques à gauche par exemple et les syndicats

57:05
Locuteur

non

57:06
Invité

mais là il y a vraiment une coordination entre et une entente un dialogue entre les syndicats de lycéens les syndicats étudiants et les syndicats de salariés qui

57:16
Locuteur

ont réussi pour les

57:17
Invité

convergences nous on est j'ai envie de vous dire dans le respect de l'autonomie de ce mouvement syndical d'accord donc ils appellent nous soutenons voilà mais c'est fini le temps où en fait vous aviez tel parti qui avait la main sur tel syndicat et qui disait quoi faire ça ne marche plus comme ça voilà

57:34
Locuteur

on

57:34
Présentateur

va revenir avec vous on aurait dû trouver sur l'attaque terroriste de Trapp c'était il y a 3 jours des rassemblements se tiennent en ce moment un petit peu partout en France une façon aussi de rendre hommage à Pengo Bossio-Wenghi tué par un homme de 39 ans fasciné par les thèmes d'extrême droite Emmanuel Macron en se rendant sur place avait déjà dénoncé dès le début un acte raciste et ce soir Jean-Luc Mélenchon était à l'un des rassemblements à la Courneuve demain il y aura une minute de silence qui va être organisée à l'Assemblée nationale en ouverture de séance qui sont les responsables d'après vous

58:04
Locuteur

? D

58:05
Invité

'abord avant d'arriver là-dessus je veux évidemment dire tout mon soutien à toutes les victimes aux habitants de Trappes aussi de la verrière qui ont peur et je peux les comprendre

58:17
Locuteur

parce

58:18
Invité

qu'il s'agit d'un meurtre raciste d'un meurtre islamophobe

58:21
Locuteur

qui

58:21
Présentateur

n'est pas il faut dire les mots définition qui n'est retenue par personne ni par le gouvernement ni par la ministre chargée de la lutte contre les discriminations ni le procureur de la République

58:31
Locuteur

bah

58:31
Invité

oui c'est bien dommage il s'agit moi je le dis il s'agit pour nous d'un meurtre raciste et islamophobe c

58:39
Locuteur

'est une position politique

58:40
Présentateur

ce n'est pas une position juridique

58:41
Locuteur

alors

58:42
Invité

attendez on va voir l'enquête est en cours

58:43
Locuteur

pour

58:44
Présentateur

l'instant en tout cas

58:44
Invité

mais ce qui est sûr c'est qu'il a été retrouvé au logement de la personne suspectée des tracts de l'extrême droite que je crois qu'il a Mein Kampf d'Hitler voilà donc je veux dire le profil de la personne suspectée ne fait aucun doute et par ailleurs ça me fait dire que les discours racistes les discours haineux ont des conséquences concrètes puisque vous parlez de responsabilité oui le racisme finit par tuer voilà et quand par exemple monsieur Bardella a dit récemment que Trappes était je cite une république islamiste en miniature évidemment ça a des conséquences après ça fait de Trappes une cible et

59:26
Locuteur

des

59:26
Invité

habitants racisés de Trappes

59:28
Présentateur

une cible on aurait dû trouver juste un petit mot sur les tracts du RN qui auraient été retrouvés dans la voiture du suspect pour l'instant le monde qui a sorti l'information fait un correctif en disant bon c'est pas tout à fait ce qui a été retrouvé en tout cas cette mouvance d'extrême droite est-ce qu'elle est sous-estimée par les renseignements les renseignements

59:47
Invité

ce que j'observe c'est que l'extrême droite tue puisque en 4 ans je crois il y a 8 morts mais

59:56
Présentateur

est-ce que c'est sous-estimé par les autorités par les renseignements

59:58
Locuteur

mais

59:59
Invité

écoutez non seulement c'est sous-estimé moi je vais vous dire ce qui m'a choqué dans le week-end je crois que ça a choqué plein de gens dans le pays on a vu des milices d'extrême droite

1:00:07
Locuteur

je

1:00:08
Invité

dis bien des milices d'extrême droite tabasser des passants des manifestants qui manifestaient de façon pacifique et on a vu aussi des policiers qui

1:00:17
Locuteur

ont

1:00:18
Invité

laissé faire et même avec une certaine complaisance et bienveillance et en plus par

1:00:24
Locuteur

exemple à Rouen

1:00:25
Invité

vous

1:00:25
Locuteur

savez

1:00:25
Invité

ce qui s'est passé c'est que non seulement ils n'ont rien fait ils ont laissé en toute impunité ces milices d'extrême droite tabasser mais ils ont contrôlé ceux qui se sont fait tabasser et ça s'est passé dans plein de villes en France je le dis il y

1:00:35
Locuteur

a

1:00:35
Invité

une dérive extrêmement grave qui est en train de se produire d'une fusion entre une partie de la police et les fascistes et ça ça craint ce

1:00:43
Locuteur

sont des mots

1:00:43
Présentateur

forts sur lesquels nous allons terminer cette émission spéciale sur l'ESCP lundi c'est politique merci d'être venu sur notre plateau merci pour votre fidélité à l'ESCP demain vous retrouvez chaque voix compte bonne semaine merci et à lundi prochain