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Podcast / conversationBACKSEAT· 17 mai 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleBudget & impôts

Une destruction de l’État ? avec Amélie de Montchalin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 29 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:50FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous maintenez ce chiffre de 40 milliards d'euros d'argent en moins ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Et c'est quoi la deuxième option ?

  • 6:02RelanceRéponse directe

    Vous parlez du fait que vous ne voulez pas augmenter les impôts, mais vous parlez aussi en même temps de vouloir supprimer les niches fiscales, ce qui augmenterait les impôts.

  • 7:05OuverteRéponse directe

    À quel moment est-ce qu'on décide aussi de créer des fraudes ?

  • 9:02RelanceRéponse directe

    Vous évoquiez la suroptimisation. J'ai regardé, vous récupérez grosso modo 2 milliards d'euros. C'est à peu près ce que vous aviez dit. On en cherche 40.

  • 9:41FerméeRéponse directe

    Pourquoi vous n'en voulez pas de cette niche de la taxe Zuckman ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:46PrésentateurChiffre
    « 40 milliards d'euros d'argent en moins. »
  • 3:32Invité politiqueChiffre
    « Cette année, on a 5,4% de différence entre ce qu'on... de PIB, donc c'est 160 milliards, à peu près de différence entre l'argent qu'on arrive à collecter et l'argent qu'on investit. »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Et ce que je veux vous dire, c'est qu'on a quand même le record du monde des impôts. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « On est le pays qui taxe le plus au monde. »
  • 9:05InvitéChiffre
    « Vous récupérez grosso modo 2 milliards d'euros. »
  • 9:20InvitéFait
    « C'est en gros un impôt planché à 2% pour les plus hauts patrimoines qui sont supérieurs à 100 millions d'euros. »
  • 9:26InvitéChiffre
    « Ça concerne 1800 foyers en France. »
  • 9:31InvitéChiffre
    « Ça permettrait de récupérer entre 15 et 20 milliards d'euros par an. »
  • 11:03Invité politiqueFait
    « L'ISF c'était 5 fois moins d'argent sur 100 fois plus de gens. »
  • 11:10InvitéChiffre
    « 350 000 en 2017. »
  • 21:59InvitéChiffre
    « 'hui c'est 200 000 euros »
  • 28:04Invité politiqueChiffre
    « ça distribue 64 milliards d'euros »
  • 28:35Invité politiqueFait
    « ça coûte très cher »
  • 32:45InvitéChiffre
    « on a donné beaucoup d'argent public, 300 millions d'euros par an »
  • 32:54InvitéChiffre
    « 800 millions d'euros sur un total de 1 milliard 8 »
  • 36:57Invité politiqueFait
    « ce qui sont les colis Cheyenne, Tému »
  • 38:10Invité politiqueFait
    « il y a un paquet qui pesait 7 kilos et qui avait été déclaré 33 centimes »
  • 41:54Invité politiqueFait
    « le dumping à ce point-là, c'est quand même un autre modèle économique »
  • 42:54Invité politiqueFait
    « le macronisme à l'époque c'était un peu moderne »
  • 43:06Invité politiqueFait
    « l'amateurisme c'était aussi la voix des français »
  • 43:51Invité politiqueFait
    « les gens nous ont dit : vous êtes un peu l'extrême centre, vous êtes le centre mou, vous n'avez aucune conviction »
  • 44:17Invité politiqueFait
    « s'il y a une bonne solution qui est proposée par quelqu'un, ce qui compte c'est ce qu'elle fait, c'est pas qui le dit, c'est pas qui le propose »
  • 44:57Invité politiqueFait
    « si on suit cette logique d'affrontement par bloc, on va nulle part »
  • 49:27Invité politiqueFait
    « je crois qu'il faut que le travail continue mieux payé dans le pays »
  • 50:09Invité politiqueFait
    « je pense qu'on a réussi à travailler honnêtement, de manière très efficace contre le narcotrafic, le blanchiment, les gangs »
  • 54:52Invité politiqueFait
    « il faut que les français puissent débattre, il faut que les idées puissent se confronter »

Temps de parole

  • Amélie de Montchalin62 %
  • Présentateur10 %
  • Invité9 %
  • Invité 28 %
  • ?8 %
  • Invité 33 %

≈ 40,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que tu peux t'abonner pour soutenir l'émission, que ce soit en donnant la somme que tu veux chaque mois ou en faisant un don ponctuel. Merci Amélie de Montchalin d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat. Je le disais, vous êtes la ministre des Comptes Publics, qu'on appelle aussi ministre du Budget, un poste que moi j'ai toujours vulgarisé comme étant l'un des plus stratégiques dans un gouvernement, avec le ministre des Relations avec le Parlement. Mais le ministre du Budget, vous avez un projet de loi, et pas n'importe lequel, et un projet de loi par an.

C'est le fameux budget, le budget de la France, le budget de l'État, un projet de loi au cours duquel il faut déterminer la quantité d'argent que l'on fait rentrer dans les caisses et la quantité d'argent qu'on va dépenser. Pour faire simple, c'est un budget, mais c'est surtout, c'est pas juste un exercice comptable, j'ai besoin que vous le compreniez ça, c'est pas qu'un exercice comptable,

0:50
Locuteur

c

0:50
Présentateur

'est un exercice hautement politique, puisque c'est avec cet argent que l'on va déterminer la politique économique et sociale de tout le pays. C'est en fonction de l'argent qu'on va mettre dans les services publics ou pas, c'est en fonction de l'argent qu'on va redistribuer ou pas, c'est en fonction des impôts que l'on va collecter ou pas, que l'on va inciter ou pas, l'activité économique, bref, c'est le véritable cœur du réacteur nucléaire, d'une action gouvernementale, quelle qu'elle soit, c'est ça un budget.

Et le budget, depuis quelques années, il est devenu psychodramatique, on a vécu l'année dernière un budget très particulier, on a même vécu le départ d'un Premier ministre et d'un gouvernement tout entier, suite à la non-adoption d'un budget et le rejet d'un 49.3 par une motion de censure. Et vous,

1:30
Locuteur

voilà,

1:30
Présentateur

vous, Madame de Montchalin, ici sur notre plateau, à la tête de ce budget, budget qui est en train d'être construit pour l'année prochaine, et qui est construit dans des conditions très difficiles, puisque vous avez annoncé, le Premier ministre, François Bayreau, a annoncé lors d'une conférence de presse il y a plus d'un mois, 40 milliards d'euros d'argent en moins.

1:49
Locuteur

Est

1:50
Présentateur

-ce que vous maintenez ce chiffre ? Est-ce qu'on est toujours dans cet étiage budgétaire-là

1:53
Locuteur

? Alors,

1:54
Amélie de Montchalin

bonsoir, merci de votre invitation. Ce qui est déjà particulier, c'est qu'on va faire deux budgets dans l'année, puisque, en fait, moi, je suis arrivé le 23 décembre, ce n

2:03
Locuteur

'est

2:03
Amélie de Montchalin

pas le meilleur,

2:04
Locuteur

pas

2:05
Amélie de Montchalin

vraiment un cadeau de Noël complètement, que de se retrouver,

2:08
Locuteur

à

2:09
Amélie de Montchalin

vouloir, au fond, trouver une solution à un pays qui, vous vous souvenez, à l'époque, était bloqué. Et donc, on a réussi, et d'ailleurs, on a un meilleur budget, je pense que les négociations avec, notamment, le Parti Socialiste a fait qu'on a un meilleur budget, et qui est arrivé très tard, qui est arrivé le 15 février.

2:22
Locuteur

15

2:22
Présentateur

février.

2:23
Amélie de Montchalin

Et je veux le dire, un budget, vous avez un peu commencé à le dire, je ne

2:25
Locuteur

sais

2:25
Amélie de Montchalin

pas si c'est stratégique, mais ce qui est sûr, c'est que c'est très, très utile.

2:28
Locuteur

Et

2:28
Amélie de Montchalin

quand on n'a pas de budget, en fait, ça veut dire qu'on collecte l'impôt comme l'année dernière,

2:33
Locuteur

et

2:34
Amélie de Montchalin

parfois, on veut le collecter différemment, parce qu'on veut répartir différemment l'effort, et puis,

2:38
Locuteur

on

2:38
Amélie de Montchalin

a un problème de dépense, parce que, du coup, on ne

2:40
Locuteur

fait

2:40
Amélie de Montchalin

pas le choix. On continue de faire ce qui était fait l'an dernier.

2:44
Locuteur

Ce

2:44
Amélie de Montchalin

que je veux vous dire, c'est que les milliards, personne ne voit très bien ce qu

2:47
Locuteur

'est

2:47
Amélie de Montchalin

un milliard. Moi-même, je vous assure, je ne vois pas bien ce qu'est un milliard, au sens où c'est très, très difficile de se le représenter. En revanche, on sait ce que c'est que la dette, et on sait que quand, nous, on est un ménage, et qu'on est surendetté, qu'on a trop de charges d'intérêt, qu'on a trop d'intérêt à payer, on voit qu'on est en surendettement. Et le risque, c'est que la France tombe en surendettement. Aujourd'hui, pour que vous ayez une idée, on rembourse, aujourd'hui, on rembourse à ceux qui nous ont prêté de

3:11
Locuteur

l

3:11
Amélie de Montchalin

'argent avant, plus chaque année, que tout ce qu

3:14
Locuteur

'on

3:14
Amélie de Montchalin

paye pour l'éducation nationale.

3:16
Invité

C'est la charge de la dette.

3:17
Amélie de Montchalin

La charge de la dette. Et donc, notre objectif, c'est qu'on arrête de faire augmenter la dette. Et pour y arriver, il faut qu'on arrive à, du coup, faire en sorte que l'argent qu'on collecte et l'argent qu'on dépense, il y ait moins d'écarts,

3:26
Locuteur

et

3:27
Amélie de Montchalin

donc que le déficit soit réduit. Donc, mon objectif...

3:29
Présentateur

Donc, c'est de là que viennent les 40 milliards.

3:30
Locuteur

Le

3:31
Amélie de Montchalin

monde objectif, c'est de dire, cette année,

3:32
Locuteur

on

3:32
Amélie de Montchalin

a 5,4% de différence entre ce qu'on... de PIB, donc c'est 160 milliards, à peu près de différence entre l'argent qu'on arrive à collecter et l'argent qu'on investit, qu'on investit dans la défense,

3:43
Locuteur

dans

3:43
Amélie de Montchalin

la santé, dans l'éducation, dans l'écologie.

3:46
Présentateur

Et donc,

3:46
Locuteur

l'objectif,

3:47
Amélie de Montchalin

c'est qu'on arrive à réduire cet écart. Parce que comme cet écart, ça veut simplement dire qu'on l'a emprunté à des gens, parce qu

3:52
Locuteur

'on

3:52
Amélie de Montchalin

n

3:52
Locuteur

'a

3:52
Amélie de Montchalin

pas trouvé les impôts pour le financer.

3:55
Présentateur

Mais vous dites, effectivement, c'est vrai que les milliards, quand on jongle avec les milliards comme ça, c'est vrai que ça peut ne pas parler à tout le monde.

4:00
Locuteur

Et

4:00
Présentateur

c'est juste... Par contre, il y

4:01
Locuteur

a

4:01
Présentateur

un truc qui parle à tout le monde, c'est l'état des services publics. L'état de l'école,

4:05
Locuteur

l

4:05
Présentateur

'état de l'hôpital, l'état des routes,

4:06
Locuteur

l

4:06
Présentateur

'état d'énormément de choses qui sont utiles aux Français quotidiennement. Et quand on entend à la télévision parler de milliards d'euros que l'on veut enlever, vous comprenez que les Français peuvent y voir, justement, une dégradation encore plus importante des services publics auxquels ils tiennent.

4:19
Amélie de Montchalin

Alors, le problème, c'est que, en fait, face à cette situation, il n

4:22
Locuteur

'y a

4:22
Amélie de Montchalin

que deux options.

4:24
Locuteur

Il

4:24
Amélie de Montchalin

y a soit on se dit qu'on dépense un peu moins,

4:26
Locuteur

et

4:26
Amélie de Montchalin

vous savez, 40 milliards par rapport à 1 600 milliards de dépenses publiques, en fait, on peut y arriver. C'est 1% par an qu'il faut qu

4:33
Locuteur

'on

4:33
Amélie de Montchalin

réduise chaque année pendant 5 ans. Donc, je pense que... Vous voyez, c'est un ménage,

4:37
Locuteur

c

4:37
Amélie de Montchalin

'est bon, au lieu de dépenser 100, vous allez dépenser 99, puis l'année d'après 98, puis l

4:40
Locuteur

'année d'après 99. Non,

4:42
Amélie de Montchalin

je veux dire, ce n

4:42
Locuteur

'est

4:42
Amélie de Montchalin

pas un dollar, ça demande des choix, je vais y revenir, mais c'est faisable.

4:46
Présentateur

Et c'est quoi la deuxième

4:46
Locuteur

option ? La deuxième

4:47
Amélie de Montchalin

option, c'est qu'on augmente les impôts.

4:48
Présentateur

Et ça,

4:49
Locuteur

c

4:49
Présentateur

'est pas

4:49
Locuteur

faisable.

4:50
Amélie de Montchalin

Et ce que je veux vous dire, c'est qu'on a quand même le record du monde des impôts. On est le pays qui taxe le plus au monde. Alors, moi, je veux bien que certains disent qu

4:56
Locuteur

'on

4:56
Amélie de Montchalin

va

4:57
Locuteur

augmenter les impôts.

4:57
Invité

Les prélèvements obligatoires, peut-être que

4:59
Locuteur

les impôts... Aujourd'hui,

5:00
Amélie de Montchalin

on a ce qu'on appelle le PIB,

5:01
Locuteur

c

5:01
Amélie de Montchalin

'est-à

5:01
Locuteur

-dire

5:01
Amélie de Montchalin

tout ce qu

5:02
Locuteur

'on

5:02
Amélie de Montchalin

produit, 51%, donc plus de la moitié de ce qu'on produit, plus de la moitié de ce qu

5:07
Locuteur

'on

5:07
Amélie de Montchalin

produit, est reversé en impôts et en taxes. Donc, si on se dit, la solution à ce déséquilibre entre, en gros, les impôts qu'on prélève et les dépenses, c'est d'augmenter les impôts, moi, je vais avoir du mal. Et donc, je me sens encore jeune dans ma tête, et j'espère encore jeune pour longtemps dans ma tête.

5:26
Locuteur

Je

5:26
Amélie de Montchalin

vois mal comment, vous voyez, notre génération, on dit que la solution à nos problèmes, c'est qu'on prélève encore plus sur ceux qui bossent,

5:32
Locuteur

qu

5:33
Amélie de Montchalin

'on prélève encore plus sur les petites entreprises, qu'on prélève encore plus sur les revenus immobiliers, alors que les prix de l'immobilier sont déjà hyper élevés.

5:42
Locuteur

Donc,

5:43
Amélie de Montchalin

je pense, et je pense qu'on peut faire des choix ensemble pour qu

5:46
Locuteur

'on

5:46
Amélie de Montchalin

se redonne des marges de manœuvre. Moi, mon objectif dans ce budget, je vous le dis, c'est qu'on réduise le fonctionnement

5:50
Locuteur

et

5:51
Amélie de Montchalin

qu'on retrouve des marges de manœuvre pour investir, pour investir dans l'éducation, dans la recherche, dans les universités, dans l'écologie, dans l'avenir. Moi, je ne

5:58
Locuteur

suis

5:58
Amélie de Montchalin

pas là, vous voyez, pour me dire, on va faire mes boutiques et puis... On

6:01
Locuteur

va en parler, on va prendre le temps

6:01
Présentateur

d'en parler. Namou ?

6:02
Invité

Justement, vous parlez du fait que vous ne voulez pas augmenter les impôts, mais vous parlez aussi en même temps de vouloir supprimer les niches fiscales, ce qui augmenterait les impôts. Moi, je me demande aussi pourquoi, justement, vous refusez, en fait, de toucher aux impôts des plus riches

6:22
Locuteur

?

6:22
Amélie de Montchalin

Alors, on va toucher aux plus riches quand ils sur-optimisent. Je vais vous faire une anecdote.

6:28
Locuteur

Optimiser,

6:28
Invité

ça va, mais il ne

6:29
Locuteur

faut

6:29
Invité

pas sur-optimiser.

6:30
Locuteur

Non, mais j'ai

6:30
Amélie de Montchalin

découvert, par exemple, il y

6:31
Locuteur

a

6:31
Amélie de Montchalin

des gens qui auront 20 millions, 30 millions de patrimoine et qui s'organisent pour que leur revenu fiscal de référence, c'est ce qu'il y a sur notre feuille de paye à tous, soit tellement bas qu'ils sont éligibles au RSA ou au logement social. Ça, aujourd'hui, c'est légal. Il

6:47
Locuteur

y a des façons

6:47
Amélie de Montchalin

illégales de faire, mais il

6:49
Locuteur

y

6:49
Amélie de Montchalin

a aussi des façons légales. Et ça, c'est un engagement du Premier ministre, qu'il a pris, d'ailleurs, vis-à-vis du Parti socialiste.

6:54
Locuteur

Il

6:55
Amélie de Montchalin

a dit, voilà, en 2025,

6:56
Locuteur

on

6:56
Amélie de Montchalin

va réfléchir très, très précisément. Il faut être très précis, parce que si vous n

7:00
Locuteur

'êtes

7:00
Amélie de Montchalin

pas précis, ça va continuer,

7:01
Locuteur

à

7:01
Amélie de Montchalin

la manière dont on évite ça.

7:02
Présentateur

C'est intéressant, cette différence entre l'optimisation et la fraude. À quel moment est-ce qu'on décide aussi de créer des fraudes ? C'est aussi à la loi de décider, de dire qu'il est absolument illégal d'organiser son patrimoine de manière à échapper à l'impôt.

7:15
Amélie de Montchalin

Donc, la lutte contre la fraude,

7:16
Locuteur

c

7:16
Amélie de Montchalin

'est aussi ma priorité. L'année dernière, grâce à la lutte contre la fraude que maintenant on fait, et c'est plus anecdotique, un truc qu'on dit de temps en temps pour se faire plaisir parce qu'on s'ennuie quand on est ministre du budget, c'est 13 milliards d'euros, c'est-à

7:26
Locuteur

-dire

7:26
Amélie de Montchalin

plus que le budget du ministère de la justice

7:28
Locuteur

qu

7:29
Amélie de Montchalin

'on a récupéré en fraude, en fraude fiscale, en évasion fiscale, en fraude sociale, toutes les fraudes. Et donc, la question que vous me posez sur les impôts et l'optimisation, derrière, il y

7:41
Locuteur

a

7:41
Amélie de Montchalin

aussi l'idée,

7:42
Locuteur

les

7:43
Amélie de Montchalin

niches fiscales, qu

7:43
Locuteur

'est

7:43
Amélie de Montchalin

-ce que je veux faire ? Je veux baisser les impôts pour tout le monde. Ce n

7:46
Locuteur

'est

7:46
Amélie de Montchalin

pas normal que dans notre pays,

7:47
Locuteur

vous

7:47
Amélie de Montchalin

ayez des impôts qui ont l'air très élevés,

7:50
Invité

pour tout le monde,

7:50
Amélie de Montchalin

qui ont des gros trous. Donc, il y a certains qui bénéficient des gros trous, mais il y a aussi des honnêtes gens juste qui ne sont pas hyper informés, qui

7:56
Locuteur

n

7:56
Amélie de Montchalin

'ont pas le conseiller fiscal, et qui, eux, payent des impôts très élevés.

7:59
Locuteur

Je

7:59
Amélie de Montchalin

vous donne un exemple sur l'impôt sur le revenu, entre le taux d'impôt qui est affiché. Et ce qui, moi, en tant que ministre des Comptes, rentre,

8:07
Locuteur

il y a

8:07
Amélie de Montchalin

une différence d'un quart. Ça veut dire qu'en fait, théoriquement, si on supprimait toutes les niches, on pourrait baisser les taux d'imposition pour tout le monde d'un quart. Donc ça, c'est massif. Il y

8:18
Locuteur

a

8:18
Amélie de Montchalin

des bonnes niches fiscales. La niche fiscale qui permet de faire garder ses enfants avec moins de frais, je pense que

8:24
Locuteur

c

8:24
Amélie de Montchalin

'est une bonne niche fiscale. Mais il y

8:26
Locuteur

a

8:26
Amélie de Montchalin

aussi des niches fiscales, il faut se demander est-ce que c'est ça là-dedans qu'on veut mettre notre argent à tous ? Ou est-ce qu

8:30
Locuteur

'on

8:30
Amélie de Montchalin

veut faire des choix ? Et

8:31
Locuteur

vous

8:31
Amélie de Montchalin

avez des pays qui ont très peu de niches fiscales,

8:34
Locuteur

il

8:34
Amélie de Montchalin

n

8:34
Locuteur

'y a

8:34
Amélie de Montchalin

pas de trou dans leur mécanisme, mais il

8:37
Locuteur

y

8:37
Amélie de Montchalin

a un impôt plus bas pour tout le monde. Ça, je pense que c'est une mesure de justice. Et je pense que pour notre génération, moi, ce que je veux porter, c'est l'idée qu'un objet, c'est un choix. Ce n

8:45
Locuteur

'est

8:45
Amélie de Montchalin

pas un tableau de chiffres, ce n

8:46
Locuteur

'est

8:46
Amélie de Montchalin

pas des milliards, c'est un choix.

8:47
Locuteur

C'est

8:47
Amélie de Montchalin

de la politique. C'est de la politique. Absolument. Et chaque ligne, chaque ligne en démocratie, je

8:51
Locuteur

pense qu'il faut

8:52
Amélie de Montchalin

qu'il

8:53
Locuteur

y a

8:53
Amélie de Montchalin

des choses qu

8:53
Locuteur

'on peut décider de

8:54
Amélie de Montchalin

garder

8:55
Locuteur

et

8:55
Amélie de Montchalin

très bien si on a discuté et qu

8:56
Locuteur

'on

8:56
Amélie de Montchalin

veut garder. Mais il

8:57
Locuteur

y a

8:57
Amélie de Montchalin

des choses aussi qu'on a le droit de remettre en question.

8:59
Locuteur

On continue.

9:00
Invité

Emilio, vas-y. Vous évoquiez la suroptimisation. J'ai regardé, vous récupérez grosso modo 2 milliards d'euros. C'est à peu près ce que vous aviez dit. On en cherche 40. Aujourd'hui, il y a une autre solution qui est posée sur la table.

9:13
Locuteur

Elle

9:13
Invité

sera d'ailleurs examinée par le Sénat le 12 juin prochain qui est la taxe Zuckman. J'explique le principe. C'est en gros un impôt planché à 2% pour les plus hauts patrimoines qui sont supérieurs à 100 millions d'euros. Ça concerne 1800 foyers en France. Ça permettrait de récupérer entre 15 et 20 milliards d'euros par an selon l'estimation de

9:34
Locuteur

l

9:34
Invité

'économiste Gabriel Zuckman qui a donné le nom à cette taxe. Elle est examinée par le Sénat. C'est dans la niche écologiste. Pourquoi vous n'en voulez pas de cette niche

9:43
Locuteur

?

9:44
Invité

Pas de cette niche, pardon, de cet impôt ?

9:47
Amélie de Montchalin

Vous savez, c'est un peu paradoxal. Moi, j'ai défendu et Gabriel Zuckman le sait, j'ai défendu à fond pendant deux ans parce qu'il se trouve que pendant deux ans je représentais la France à l'OCDE et c'est là qu'on fait les grands deals fiscaux mondiaux. J'ai défendu à fond la taxe Zuckman au niveau mondial.

10:02
Locuteur

C

10:02
Amélie de Montchalin

'est un très très bon impôt au niveau mondial. C'est-à-dire que si dans le monde entier les grands pays, les Etats-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne le font, nous la France on est à fond et d'ailleurs on est en train de faire en sorte que les autres 800 personnes ne jouaient pas un dessin. Ils prennent le TGV et se mettent à Bruxelles. Ils prennent le TGV et se mettent en Suisse. Ils prennent le TGV et se mettent à Milan.

10:26
Invité

Mais

10:26
Locuteur

pardon, mais ce n

10:26
Invité

'est pas vrai. Toutes les études le montrent et j'en ai une sur mon téléphone que je peux vous montrer à l'annexe 9 d'un rapport de France Stratégie. On parle de quelques centaines de personnes.

10:35
Locuteur

On

10:35
Amélie de Montchalin

parle de ça pour un impôt qui s'appelait l'ISF

10:37
Locuteur

pour

10:37
Invité

l'ISF qui était 5 fois moins Mais sur quoi vous vous appuyez pour le dire ? Parce qu'en

10:42
Locuteur

fait

10:42
Invité

on entend ça tout le temps. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron d'ailleurs à la télévision sur TF1. Il a dit il faut le faire de façon mondiale sinon les gens ils sont bons. Mais sur quoi vous vous appuyez sur quelles données pour affirmer que les gens partent

10:54
Locuteur

?

10:54
Amélie de Montchalin

Ça c'est intéressant ça s'appelle l'économie c'est comme ça que c'était mon premier métier. Mon premier métier qui consistait à faire des modèles. Le modèle sur l'ISF l'ISF c'était 5 fois moins d'argent sur 100 fois plus de gens. Donc 100 fois plus de gens ça concernait 200 000 personnes.

11:10
Invité

350 000 en 2017.

11:11
Amélie de Montchalin

Et même 350 000 à la fin mais au départ quand on a été créé c'était à peu près 200 000 personnes. Et on a vu que sur 200 000 personnes vu les taux qui n'ont rien à voir avec la taxe Zuckman effectivement il y

11:20
Locuteur

a

11:20
Amélie de Montchalin

des gens qui

11:20
Locuteur

ont

11:20
Amélie de Montchalin

bougé mais pas 100% des gens. Ça va alors. Si vous faites maintenant 5 fois plus que l'ISF

11:27
Locuteur

5

11:27
Amélie de Montchalin

fois plus en rendement c'est 25 milliards là où l'ISF c'était moins de 5. Sur 100 fois moins de gens donc il n

11:32
Locuteur

'y a

11:32
Amélie de Montchalin

plus que 1800 familles concernées. 1800 familles si vous leur dites vous êtes le seul endroit au monde où vous allez payer cet impôt je ne vous fais pas un dessin ces gens et d'ailleurs ils nous l'ont tous dit.

11:44
Locuteur

Donc vous c'est de chantage ? Si on fait du chantage en fait mais

11:47
Présentateur

si c

11:47
Locuteur

'est

11:47
Présentateur

du chantage.

11:48
Amélie de Montchalin

Parce que si je mets un impôt sur ces personnes

11:51
Locuteur

ces

11:52
Amélie de Montchalin

personnes ont des entreprises en France elles ont des employés en France et qu

11:55
Locuteur

'elles

11:55
Amélie de Montchalin

nous disent c

11:55
Locuteur

'est

11:55
Amélie de Montchalin

quoi ? Je me casse. Donc elles font du chantage ? Elles s'en vont.

11:59
Présentateur

Elles font du

11:59
Locuteur

chantage ? On n

12:00
Amélie de Montchalin

'a plus ni l'argent

12:03
Locuteur

ni

12:03
Amélie de Montchalin

les emplois. Donc si elles partent elles ne payent pas l'impôt donc je n

12:06
Locuteur

'ai

12:06
Amélie de Montchalin

pas l'impôt

12:06
Locuteur

et je n

12:07
Amélie de Montchalin

'ai plus les entreprises.

12:08
Invité

Donc vous nous dites oui c'est de chantage. Est-ce que vous nous expliquez

12:10
Amélie de Montchalin

? Non ce que je vous dis c'est que la manière de résoudre le problème c'est d'être à fond en Europe à fond au niveau mondial et je peux vous dire que tout le monde sait que la France se défend à fond avec le Brésil avec l'Afrique du Sud avec l'Espagne avec l'Allemagne on n

12:23
Locuteur

'est

12:23
Amélie de Montchalin

pas tout seul à penser que c'est un bon mécanisme si on le met tous ensemble en même temps

12:27
Présentateur

en

12:27
Locuteur

route.

12:27
Présentateur

Au niveau de l'OCDE notamment c'était ça les

12:29
Amélie de Montchalin

pays de l'OCDE c'est les 40 pays les plus développés et donc on veut le faire au niveau mondial ce que je vous dis juste c'est si on est tout seul à avoir raison on aura raison tout seul contre tout le monde et à la fin on n'aura ni les entreprises ni l'argent.

12:40
Invité

On parle d'une taxe à hauteur de 2% du patrimoine aujourd'hui le taux moyen le taux de rendement moyen pardon du patrimoine pour les personnes avec ce niveau de revenu il est environ de 7% c'est-à-dire que c

12:51
Locuteur

'est

12:51
Invité

les gens qui même avec cette taxe Zucman ils vont continuer à s'enrichir donc en fait pourquoi ils partiraient alors qu'ils continueront à gagner de l'argent parce

12:57
Amélie de Montchalin

que s'ils vont ailleurs ils gagnent plus donc moi c'est pour ça qu'on veut faire cette lutte contre la suroptimisation et vous verrez la proposition qu'on est en train de travailler c'est une proposition qui est de dire quand vous êtes en France

13:06
Locuteur

vous

13:06
Amélie de Montchalin

n'avez pas le droit de contourner l'impôt et je pense que tous les gens qui nous regardent comprennent très bien que les honnêtes gens nous tous on fait notre déclaration on paye l'impôt et donc c'est contre ça que moi je veux travailler mais

13:15
Invité

la

13:15
Locuteur

proposition de

13:15
Invité

loi dit que si ces gens s'en vont ils continueraient à payer pendant 5

13:17
Locuteur

ans pendant

13:18
Amélie de Montchalin

5 ans mais ça veut dire à la 6ème année

13:19
Locuteur

il

13:20
Amélie de Montchalin

y a 0 pour l'Etat et il n

13:21
Locuteur

'y a

13:21
Amélie de Montchalin

plus d'entreprise et je pense que notre responsabilité c'est aussi de faire des trucs qui marchent plus que 5 ans parce

13:26
Locuteur

que c'est dans 5 ans il

13:27
Amélie de Montchalin

n

13:27
Locuteur

'y

13:27
Amélie de Montchalin

a plus les entreprises et plus les familles

13:28
Invité

moi je me dis ça va être dur tout ça parce que les riches ils ont quand même de moins en moins envie de jouer le jeu on parlait de chantage tout à l'heure je me souviens de Bernard Arnault au retour de l'investiture de Donald Trump nous parler d'un véritable vent de liberté qui soufflait depuis les Etats-Unis et puis ensuite d'avancer de nouvelles revendications finalement l'Europe dans la vision des milliardaires et puis dans la vision des trumpistes aux Etats-Unis l'Europe ça n'est jamais que des normes des taxes un modèle social qu'ils n'ont plus envie de financer du tout là on va arriver à un moment où ça va être les riches contre la société c'est-à

14:01
Locuteur

-dire

14:01
Invité

soit ils prennent le pouvoir comme ça s

14:03
Locuteur

'est

14:03
Invité

passé aux Etats-Unis soit ils continuent à vous menacer et finalement vous n'osez rien faire bon ils bêtent ils vont partir etc est

14:09
Locuteur

-ce

14:09
Invité

qu'on est coincé ou est-ce qu'on peut reprendre la main est-ce que vous avez cette impression aussi qu'ils se radicalisent et quand je dis ils c'est on a vu aussi il n

14:15
Locuteur

'y a

14:15
Invité

pas longtemps une pétition des industries pharmaceutiques pareil qui réclament aussi de nouveaux avantages en menaçant en disant sinon on s'en va ils sont en train de s'organiser et surtout ils sont en train de se radicaliser dans leurs demandes

14:26
Locuteur

ça

14:26
Invité

vous fait peur

14:27
Amélie de Montchalin

? c'est un très bon sujet qui effectivement on doit éviter parce que le jour où les entreprises s'en vont je peux vous dire il n'y

14:35
Locuteur

a

14:35
Amélie de Montchalin

plus de budget il n

14:36
Locuteur

'y

14:36
Amélie de Montchalin

a plus d'emploi il n

14:37
Locuteur

'y a

14:37
Amélie de Montchalin

plus d'économie qu'elles soient françaises

14:38
Locuteur

ou étrangères

14:39
Invité

non c'est pas les entreprises on parle des grandes fortunes il

14:42
Locuteur

y a

14:42
Invité

des entreprises qui ne

14:42
Locuteur

sont

14:42
Invité

pas qui

14:43
Locuteur

ne pertiennent

14:45
Amélie de Montchalin

pas qu'on n

14:45
Locuteur

'a

14:45
Amélie de Montchalin

pas une entreprise derrière

14:46
Locuteur

c

14:47
Amélie de Montchalin

'est souvent comme ça que ça marche il y

14:49
Locuteur

a

14:49
Amélie de Montchalin

quand même une bonne nouvelle c'est que d'une certaine manière Trump il a tellement promis des choses qui étaient en fait fictices enfin factices fictives

14:57
Locuteur

les

14:58
Amélie de Montchalin

gens se sont tellement dit que ça allait être formidable puis quand ils voient la réalité bon bah les marchés baissent les prix augmentent il y avait de la croissance maintenant il y a de la récession aux Etats-Unis donc c'est pas un super deal quand même pour les gens

15:08
Locuteur

je

15:09
Invité

sais pas Bernard Arnault ou Rodolphe Saadé

15:10
Locuteur

par exemple qui est allé aux Etats-Unis aussi

15:12
Amélie de Montchalin

je ne

15:12
Locuteur

suis

15:12
Amélie de Montchalin

pas sûr que ça leur ait beaucoup profité pour l'instant ce que je sais c'est que lundi

15:15
Locuteur

ou

15:15
Invité

Sanofi aussi qui

15:16
Locuteur

ouvre aussi on reçoit

15:17
Amélie de Montchalin

toutes les entreprises étrangères qui veulent s'installer en France ça s

15:20
Locuteur

'appelle

15:20
Amélie de Montchalin

Choose France

15:20
Locuteur

Choose

15:20
Invité

France

15:21
Locuteur

c

15:21
Amélie de Montchalin

'est la sixième fois qu'on le fait

15:23
Locuteur

quand

15:23
Amélie de Montchalin

même la sixième année que tout en ayant les plus hauts impôts du monde tout en ayant un modèle social qui est comme assez différent des autres et tout en ayant du coup des coûts plus élevés

15:32
Locuteur

on

15:32
Amélie de Montchalin

est le premier pays où ils continuent de venir

15:34
Locuteur

peut

15:34
Invité

-être parce qu'il

15:35
Locuteur

y a

15:35
Invité

une valeur aussi je sais pas la qualité de la formation des travailleurs

15:38
Locuteur

la qualité des

15:39
Invité

infrastructures autant qu'il y

15:40
Locuteur

en

15:40
Invité

a encore un petit peu des services publics qui font que le pays est plutôt vivable et qu'en fait on peut y faire de l'économie on peut y faire de l'activité ça fait qu'ils partiront pas tous ils restent c

15:50
Amélie de Montchalin

'est pour ça que je vous dis qu'à la fin

15:51
Locuteur

donc

15:51
Invité

on peut les taxer

15:54
Amélie de Montchalin

peut-être que si si on est là où on en est on arrive à faire des choses

15:57
Locuteur

vous nous

15:57
Invité

dites à la fois ils nous choisissent puis à la fois vous nous dites c

16:00
Amélie de Montchalin

'est pour ça qu'il faut faire les choses avec beaucoup de précision et se dire qu'on se lance pas dans des croisades trop trop dogmatiques parce que l'économie vous voyez bien ce qui se passe Trump avec son dogme il leur a dit je vais mettre des droits de douane vous allez voir ça va être super d'être aux Etats-Unis bah en fait on peut pas dire que ça marche beaucoup mais

16:16
Locuteur

alors c'est pas dogmatique

16:17
Invité

aussi lorsque vous dites que vous ne voulez pas justement toucher à ces fortunes là

16:19
Amélie de Montchalin

moi je sais j'ai pas j'ai aucun j'ai vraiment aucun je me lève pas la nuit en me disant ce que je vais faire c

16:26
Locuteur

'est

16:26
Amélie de Montchalin

que je vais aider les riches c'est pas ça mon sujet

16:29
Invité

je ne serais pas la ministre sous laquelle on augmentera les impôts parce que vous l'avez dit

16:33
Amélie de Montchalin

virgule pour les classes populaires et les classes moyennes

16:35
Invité

mais personne ne le propose ça tombe bien

16:36
Amélie de Montchalin

ah bah si ah bah si

16:40
Locuteur

vous

16:40
Amélie de Montchalin

allez avec moi à l'Assemblée vous avez plein de gens qui me disent mais c'est facile on augmente la CSG

16:45
Locuteur

10 milliards ça

16:46
Amélie de Montchalin

remplit les caisses et

16:47
Locuteur

les gens qui me disent

16:48
Amélie de Montchalin

on peut augmenter l'impôt les impôts il y a plein de gens qui veulent les augmenter

16:51
Présentateur

est-ce que vous êtes favorable à l'augmentation de la TVA la fameuse TVA sociale qui a valu à Nicolas Sarkozy de perdre le pouvoir je

16:58
Locuteur

suis

16:58
Amélie de Montchalin

contre toute augmentation de TVA

16:59
Présentateur

si

17:00
Locuteur

c

17:01
Amélie de Montchalin

'est juste pour augmenter le rendement pour l'Etat ça peut être intéressant j'ai pas dit qu'on va le faire ça peut être intéressant s'il y

17:07
Locuteur

a

17:07
Amélie de Montchalin

une baisse des impôts sur le travail

17:08
Locuteur

après

17:08
Invité

il y

17:09
Locuteur

a

17:09
Invité

un truc parce

17:09
Amélie de Montchalin

que

17:09
Locuteur

ça c'est

17:10
Amélie de Montchalin

pas intéressant de dire ceux qui bossent ils ont moins de charges ils ont plus d'argent sur leur de

17:13
Locuteur

cotisation

17:14
Invité

parce que vous appelez des impôts ça s

17:15
Locuteur

'appelle

17:15
Invité

des cotisations

17:15
Locuteur

sociales et

17:16
Invité

non pas des charges je me permets vous parlez d'un transfert de cotisation vers la TVA

17:20
Locuteur

ça

17:20
Amélie de Montchalin

c'est une

17:21
Locuteur

idée

17:21
Amélie de Montchalin

des économistes pourquoi ? parce que

17:23
Locuteur

ça

17:23
Amélie de Montchalin

fait payer les entreprises étrangères

17:25
Présentateur

ça fait payer les consommateurs surtout

17:27
Locuteur

mais

17:27
Amélie de Montchalin

les consommateurs s'ils gagnent plus d'argent sur la feuille de paye et que il

17:31
Présentateur

faut voir lesquels c'est bien j'en sais rien je sais pas mais

17:35
Amélie de Montchalin

il y

17:36
Locuteur

a

17:36
Amélie de Montchalin

une idée aujourd'hui si on regarde les gens qui

17:38
Locuteur

ont

17:38
Amélie de Montchalin

notre âge

17:38
Locuteur

on

17:39
Amélie de Montchalin

paye beaucoup de charges beaucoup de cotisations pour financer les retraites

17:42
Locuteur

pour

17:43
Amélie de Montchalin

financer la santé et la santé c'est aussi beaucoup lié à celle du vieillissement pour financer la politique familiale ça bénéficie aux familles pour financer l'autonomie des personnes âgées on a un modèle solidaire

17:54
Locuteur

et social et

17:55
Amélie de Montchalin

le chômage jusque là on est content d'avoir de la solidarité et moi je suis très content de le défendre

17:58
Locuteur

mais

17:59
Amélie de Montchalin

je sais une chose c'est qu'on est de moins en moins nombreux à être travailleurs et actifs

18:02
Locuteur

et

18:03
Amélie de Montchalin

on est de plus en plus nombreux dans notre pays à avoir des besoins notamment liés au vieillissement de dépenses qui sont au fond une charge pour notre génération qui bosse donc il

18:13
Locuteur

y

18:13
Amélie de Montchalin

a deux questions soit on se dit c'est nous les travailleurs qui allons continuer à porter de plus en plus de dépenses et dans ce cas là ça veut dire qu'on aura de moins en moins de salaire

18:22
Locuteur

soit

18:23
Amélie de Montchalin

on se dit il faut quand même que les gens qui bossent ils s'y retrouvent et je pense que notre génération sinon on est un peu coincée entre nos enfants nos parents et les impôts et donc si on veut avoir un peu plus d'argent à la fin du mois il faut qu'on répartisse l'effort il y

18:35
Locuteur

a

18:35
Amélie de Montchalin

des gens qui vous disent c'est par la TVA la TVA je rappelle qu'elle porte aussi sur les produits importés il

18:40
Locuteur

y a

18:40
Amélie de Montchalin

des gens qui vous disent c'est peut-être sur les gros héritages moi je suis assez pour qu'on regarde

18:43
Locuteur

les gros héritages il y a des gens qui vous

18:46
Amélie de Montchalin

disent c'est plutôt sur l'immobilier

18:47
Locuteur

parce

18:47
Invité

qu'il y avait on a regardé j'imagine vous aussi mardi soir oui c'était mardi soir Macron là il y avait la directrice d'Oxfam Cécile Duflo qui est venue rappeler à la suite aussi Salomé Saquet a cité cet article du Monde sorti il y

19:00
Locuteur

a

19:00
Invité

deux semaines qui dit là il

19:01
Locuteur

y a

19:01
Invité

une manne extraordinaire avec tous ces boomers qui vont nous quitter c'est très triste mais des patrimoines considérables se sont accumulés des gens vont le recevoir donc un patrimoine qui ne sera pas lié à leur travail à leur mérite mais à leur filiation donc on est redevenu une société de classe de reproduction ça commence à peser de plus en plus fort notamment sur les destins individuels et j'imagine que la libérale que vous êtes s'en offusque j'imagine mais est-ce que je m'en offusque beaucoup voilà parce que c'est à mon avis très injuste

19:30
Locuteur

parce qu'en fait

19:30
Amélie de Montchalin

à la fin qu'est-ce qu

19:31
Locuteur

'il fait c'est la famille vous êtes

19:33
Amélie de Montchalin

née ou l'énergie le travail si

19:35
Locuteur

on croit à l'émancipation

19:36
Invité

de faire payer les morts parce qu'ils ne

19:39
Locuteur

vont

19:39
Invité

pas se plaindre je

19:40
Locuteur

vais vous

19:40
Amélie de Montchalin

donner un avis personnel moi je suis à fond pour qu'on réouvre le débat de comment est structuré l'héritage il y a deux choses moi qui me choquent l'héritage aujourd'hui il est pensé dans une société qui n

19:51
Locuteur

'est

19:51
Amélie de Montchalin

plus la nôtre

19:52
Locuteur

il

19:52
Amélie de Montchalin

est pensé avec des familles où il n

19:55
Locuteur

'y a

19:55
Amélie de Montchalin

pas de famille recomposée où il n

19:57
Locuteur

'y

19:57
Amélie de Montchalin

a pas de personnes parfois qui

19:59
Locuteur

n

19:59
Amélie de Montchalin

'ont pas d'enfants qui n

20:00
Locuteur

'ont

20:00
Amélie de Montchalin

pas d'héritiers directs

20:01
Locuteur

et

20:02
Amélie de Montchalin

donc on a une fiscalité de déhéritage quand c'est papa, maman, les enfants ça c'est en fait très peu taxé

20:08
Invité

quand

20:08
Locuteur

c

20:08
Amélie de Montchalin

'est

20:10
Locuteur

un

20:10
Amélie de Montchalin

couple d'hommes qui veut donner un neveu à une personne c'est taxé à 60%

20:15
Locuteur

quand

20:15
Amélie de Montchalin

c'est une famille recomposée c'est taxé à 60%

20:17
Invité

au delà d'un certain seuil

20:19
Amélie de Montchalin

non en ligne indirecte c'est 60% la partie qui est sans imposition elle est toute petite toute petite quelques milliers d'euros

20:26
Locuteur

donc

20:27
Invité

il faudrait mettre 60% aussi pour la ligne directe c'est ça

20:29
Locuteur

?

20:30
Amélie de Montchalin

non

20:30
Locuteur

je

20:31
Amélie de Montchalin

ne vais pas dire aux gens qui ont travaillé toute leur vie qui

20:35
Locuteur

ont

20:35
Amélie de Montchalin

une petite maison qui veulent léguer à leurs enfants

20:39
Locuteur

et donc la deuxième chose

20:43
Amélie de Montchalin

qui me choque c'est exactement ce que vous dites

20:45
Locuteur

c

20:45
Amélie de Montchalin

'est qu'aujourd'hui comment dans notre génération on se

20:47
Locuteur

dit

20:47
Amélie de Montchalin

qu'on a au fond un peu d'égalité des chances

20:49
Locuteur

qu

20:50
Amélie de Montchalin

'on a un peu le droit de monter dans l'échelle sociale quelle que soit la famille en aînée

20:55
Locuteur

moi je pense c'est un

20:55
Amélie de Montchalin

très bon débat pour 2027

20:57
Locuteur

surtout

20:57
Invité

que les

20:57
Locuteur

inégalités parce que là

20:58
Amélie de Montchalin

on n'a pas de majorité et il y a des avis mais je pense que et je serai et je vous le dis si je peux contribuer au débat de la présidentielle sur ce sujet je pense que c

21:08
Locuteur

'est

21:08
Amélie de Montchalin

un sujet à la fois d'équité c'est un sujet de société

21:11
Invité

démocratique

21:11
Locuteur

c

21:11
Amélie de Montchalin

'est un sujet démocratique et moi je ne

21:13
Locuteur

veux

21:13
Amélie de Montchalin

pas vivre dans une société de rentier mais

21:15
Locuteur

on

21:16
Invité

est en plein dedans

21:17
Locuteur

à vous de le démanteler cette société de rentier

21:20
Invité

la dernière présidentielle c

21:21
Locuteur

'est

21:21
Invité

Jean-Luc Mélenchon qui portait une mesure qui était de dire qu'au-delà de 10 millions d'euros d'héritage on prenait tout et on faisait un héritage universel vous en pensez quoi ? c'est Thomas Piketty qui l

21:29
Locuteur

'a proposé

21:30
Invité

c

21:30
Locuteur

'est pour ça on

21:32
Amélie de Montchalin

peut définir les seuils les taux ce que je sais c'est qu'aujourd'hui ce n

21:34
Locuteur

'est

21:34
Amélie de Montchalin

pas juste

21:35
Locuteur

vous

21:35
Amélie de Montchalin

avez des

21:36
Locuteur

régions vous ne me

21:36
Invité

répondez pas

21:38
Amélie de Montchalin

est-ce que c'est 10 millions est

21:39
Locuteur

-ce

21:39
Amélie de Montchalin

que c'est 15 millions est-ce que c'est universel est-ce que 50% est-ce que

21:41
Locuteur

60%

21:42
Invité

universel ça veut dire qu'on reverse à chaque enfant à ses 18 ans en gros toute la manne qu'on a récupérée c

21:47
Locuteur

'est

21:47
Amélie de Montchalin

pas forcément un mauvais système ce que je pense c'est qu'il faut garder une somme qu'on peut transmettre à ses enfants jusqu'à un montant qui est raisonnable qui correspond à ce que la classe moyenne a envie de transmettre à ses enfants

21:58
Locuteur

aujourd

21:59
Invité

'hui c'est 200 000 euros c'est ça à peu

22:00
Locuteur

près 150 000 euros par enfant 60

22:02
Invité

ans c

22:03
Locuteur

'est pas tellement les enfants pour démarrer dans la vie plus 150 000

22:05
Amélie de Montchalin

euros dans l'assurance vie et effectivement l'autre chose que vous dites c

22:08
Locuteur

'est très

22:08
Amélie de Montchalin

juste c'est pas pour démarrer dans la vie c

22:09
Locuteur

'est qu

22:09
Amélie de Montchalin

'aujourd'hui la transmission aux petits enfants en fait elle est aussi très taxée donc ça je trouve que

22:14
Locuteur

c

22:14
Amélie de Montchalin

'est un super sujet et c'est un sujet qu'on doit pouvoir organiser à mon avis dans une présidentielle parce qu'aujourd'hui on n'a pas la majorité absolue pour porter un tel projet et je

22:25
Locuteur

pense que

22:25
Amélie de Montchalin

notre pays doit pouvoir y réfléchir sereinement mais c'est un sujet sur lequel je vous dis moi je trouve qu'on n

22:31
Locuteur

'est

22:31
Amélie de Montchalin

pas au bon endroit

22:31
Locuteur

il y

22:31
Présentateur

a un autre sujet que je trouve intéressant c'est que vous avez déclaré que vous vouliez supprimer plusieurs agences et opérateurs de l'état vous avez même dit un tiers des agences et des opérateurs de l'état avec un objectif de 2 à 3 milliards d'euros d'économie d'ici à 2027

22:45
Locuteur

j

22:46
Présentateur

'ai l'impression d'entendre Donald Trump vraiment et Elon Musk pour être même plus précis eux ils

22:51
Locuteur

auraient 10

22:52
Invité

% avec

22:52
Locuteur

le gauche quoi juste

22:54
Amélie de Montchalin

moi la tronçonneuse la serpette le sécateur c'est pas ma culture

22:59
Locuteur

en

22:59
Amélie de Montchalin

fait aujourd'hui je sais pas si les gens voient bien ce qu'il

23:01
Locuteur

y a

23:01
Amélie de Montchalin

eu un agence un opérateur aujourd'hui on a 430 au fond filial de l'état

23:08
Locuteur

qui

23:08
Amélie de Montchalin

sont devenus assez autonomes assez indépendantes qui vivent un peu leur vie

23:12
Locuteur

il

23:12
Présentateur

y en a c'est pour des bonnes raisons quand

23:13
Locuteur

même

23:13
Amélie de Montchalin

il y en a c'est pour des très bonnes raisons l'université

23:15
Présentateur

l'arcom l'université

23:16
Locuteur

il

23:16
Amélie de Montchalin

y

23:17
Locuteur

a

23:17
Amélie de Montchalin

trois trucs il y

23:17
Locuteur

a

23:17
Amélie de Montchalin

des trucs qui aident à faire la norme pour qu'on consulte par exemple les associations écologistes qu'on fasse pas les lois tout seul dans notre bunker ça je pense il

23:26
Locuteur

y

23:26
Amélie de Montchalin

a des choses utiles et les choses parfois c'est un peu pour perdre du temps aussi donc il faut qu'on soit clair sur les choses dont on a besoin et les choses qui

23:32
Locuteur

sont

23:32
Amélie de Montchalin

pas décoratives il

23:33
Locuteur

faut

23:33
Présentateur

déterminer ça il

23:34
Locuteur

y

23:34
Amélie de Montchalin

a deuxième chose il y a les agences et les opérateurs qui gèrent de l'argent public et là honnêtement on a une organisation qui est tellement compliquée à comprendre que plus personne ne sait très bien comment ça marche nous même dans les ministères parfois c'est très compliqué de se dire entre ce qu'on veut faire et quand on le fait comment on le fait comment ça arrive aux gens là où ils vivent dans toutes les villes de France dans tous les villages on a créé beaucoup de complexité et puis après il

23:56
Locuteur

y a

23:56
Amélie de Montchalin

les autorités de régulation l'arcom l'HATVP ça c'est des gens qui sont à être indépendants ça

24:01
Locuteur

c'est bien on garde

24:01
Présentateur

ça et

24:02
Amélie de Montchalin

ça on n'y touche pas parce que ça c'est les

24:04
Locuteur

autorités

24:05
Présentateur

indépendantes on les garde donc ce que vous voulez attaquer c'est les opérateurs

24:08
Locuteur

j

24:08
Amélie de Montchalin

'attaque rien j'essaye de me

24:10
Locuteur

dire

24:10
Amélie de Montchalin

supprimer non plus j'essaye de me dire qu'à la fin il faut que ça marche pour les français ça s

24:14
Locuteur

'appelle

24:14
Amélie de Montchalin

l'efficacité et se dire à la fin est-ce que pour l'argent qu'on y met est-ce que ça marche pour nous tous l'argent que je gère c'est pas l'argent public c'est notre argent à nous

24:22
Locuteur

c

24:23
Présentateur

'est donc l'argent public

24:24
Amélie de Montchalin

non c'est notre argent c'est votre argent c'est l'argent des français donc

24:27
Locuteur

l

24:27
Amélie de Montchalin

'argent public oui

24:28
Locuteur

mais quand on dit public

24:29
Amélie de Montchalin

on a toujours l'impression que c'est l'argent des autres on a l'impression que c'est comme s'il y avait un petit pot caché à la fin moi il faut que je sois garante devant tous les français que j'ai fait le meilleur usage des impôts qu'ils ont payés par la TVA par l'impôt sur le revenu par la

24:42
Locuteur

CIG je comprends ce que vous voulez dire sur

24:43
Présentateur

notre argent

24:44
Locuteur

ce

24:44
Amélie de Montchalin

que je veux dire c'est que les agences et les opérateurs mon but c'est pas de prendre la tronçonneuse et de couper arbitrairement

24:49
Locuteur

mais

24:49
Amélie de Montchalin

je vais vous donner un exemple

24:50
Locuteur

on

24:50
Amélie de Montchalin

a des écoles de formation des fonctionnaires il y en a une par région chaque école les INET les IRA les

24:58
Locuteur

INET

24:58
Amélie de Montchalin

les INET

24:59
Locuteur

chaque

24:59
Amélie de Montchalin

école elle a un conseil d'administration

25:02
Locuteur

une

25:02
Amélie de Montchalin

direction de la paye

25:03
Locuteur

un

25:04
Amélie de Montchalin

service RH chaque école

25:06
Locuteur

on

25:06
Amélie de Montchalin

se dit peut-être que des 6 écoles qui existent on peut peut-être faire un réseau

25:09
Locuteur

mais

25:09
Présentateur

c'est le principe

25:10
Locuteur

de la

25:10
Présentateur

décentralisation aussi justement de laisser dans les territoires c'est pareil pour les

25:14
Locuteur

lycées est-ce que vous dites il y a un

25:16
Présentateur

CA par lycée

25:16
Locuteur

non

25:17
Amélie de Montchalin

mais sauf qu

25:17
Locuteur

'il

25:17
Amélie de Montchalin

n

25:17
Locuteur

'y a

25:17
Amélie de Montchalin

pas non c

25:18
Locuteur

'est pas tout à

25:18
Présentateur

fait le même genre de CA

25:19
Locuteur

ça n'a rien à voir

25:20
Amélie de Montchalin

on va évidemment garder l'IRA qui est à Lyon on va évidemment garder l'IRA qui est en Corse

25:27
Locuteur

sauf

25:28
Présentateur

que l'IRA de Corse il sera dirigé depuis Paris c'est ça

25:30
Amélie de Montchalin

? non il sera dirigé depuis Bastia en l'occurrence et donc la Corse

25:36
Locuteur

mais

25:36
Amélie de Montchalin

est-ce qu'on a besoin à chaque fois d'avoir dans chaque structure public chaque IRA voilà exactement ça peut faire une chanson mais bon je ne

25:44
Locuteur

vais

25:44
Amélie de Montchalin

peut-être pas me lancer je pense que ce n

25:45
Locuteur

'est

25:45
Amélie de Montchalin

pas complètement

25:46
Locuteur

beau genre c'est pas

25:46
Invité

mal

25:48
Locuteur

chacun

25:48
Amélie de Montchalin

chante à sa manière donc dans chaque IRA est-ce qu'on a besoin d'avoir tout pareil la même chose est-ce que vous voyez il y

25:55
Locuteur

a

25:55
Amélie de Montchalin

des choses qui font

25:56
Locuteur

non

25:56
Présentateur

non mais je comprends ouais

25:57
Locuteur

au

25:57
Amélie de Montchalin

fond c'est un peu un maquis

25:59
Locuteur

oui

25:59
Amélie de Montchalin

on a un

26:00
Locuteur

exemple pour l

26:00
Amélie de Montchalin

'écologie on a une agence par exemple qui s'occupe du bio vous avez entendu parler qui fait la promotion du bio on a une agence qui fait des paiements aux agriculteurs pour les soutenir dans la transition on a des régions qui donnent de l'argent aux mêmes agriculteurs qui font du bio on a dans les outre-mer une agence qui a un autre nom et qui est encore sur un plus petit périmètre à la fin

26:20
Locuteur

est

26:20
Amélie de Montchalin

-ce que les gens s'y retrouvent est-ce que c'est bien utilisé moi je veux qu'à la fin les politiques publiques marchent les services publics marchent et aujourd'hui on a créé beaucoup de structures c'est devenu très compliqué et donc ce que je veux c'est que ça marche et pour que ça marche parfois il faut rapprocher les gens parfois les organiser différemment et on n'est pas du tout dans la tronçonneuse parce que la tronçonneuse Yassioti qui a fait je sais pas si vous

26:40
Locuteur

avez

26:40
Amélie de Montchalin

vu

26:41
Locuteur

une

26:41
Amélie de Montchalin

conférence de presse avec une tronçonneuse elle a été moins grande que celle de Musk elle

26:44
Locuteur

est électrique aussi c'est un peu ridicule ça faisait un peu voilà je

26:47
Amélie de Montchalin

vous l'avais dit

26:47
Invité

on évite les concours de

26:48
Locuteur

tronçonneuse s'il vous plaît

26:49
Amélie de Montchalin

c'est pas ça le but

26:50
Invité

mais

26:50
Amélie de Montchalin

à la fin si les français paient des impôts

26:52
Locuteur

il

26:53
Amélie de Montchalin

faut que ça puisse marcher aujourd'hui les maires ils comprennent rien de comment ça marche et ils ont l'impression qu'on se fout un peu de leur gueule parce que honnêtement

26:59
Locuteur

il y a beaucoup de services publics il

27:00
Invité

y a beaucoup de services publics si vous demandez à des fonctionnaires qui sont là depuis des années qui vous diront que depuis les RGPP ou depuis le New Public Management et tout ce qui les a aussi rendus moins efficaces c'est ces désorganisations successives au nom de l'efficacité je suis 100% d'accord c

27:15
Amélie de Montchalin

'est

27:15
Locuteur

ce

27:15
Amélie de Montchalin

que j'ai dit ce matin j'ai même prêté c'est un mot au Sénat on a créé tout ça pourquoi ?

27:19
Locuteur

vous étiez en commission

27:20
Invité

d'enquête

27:20
Locuteur

mais là vous voulez

27:22
Invité

réorganiser pour que ce soit plus efficace cette nouvelle désorganisation on a des gens qui sont perdus sur le travail avec une mission et avec des conditions de travail qui changent c

27:30
Locuteur

'est

27:31
Amélie de Montchalin

un peu l'inverse c'est dire en fait on a créé des trucs hyper compliqués soi-disant décentralisés chacun on n'y comprend plus rien vous savez à la fin de la démocratie c'est des français qui votent pour des députés des députés qui votent un budget et qui font confiance à un gouvernement à des ministres les ministres il faut qu

27:45
Locuteur

'on

27:45
Amélie de Montchalin

puisse aussi être responsables aujourd'hui vous avez des ministres ils ont tellement d'agences différentes à gérer qu'en fait on n

27:51
Locuteur

'est

27:51
Amélie de Montchalin

pas sûr qu'ils aient vraiment le pilotage qui conduise au fond leur ministère à fond

27:58
Invité

c'est compliqué de mesurer l'efficacité l'efficacité d'un service social c'est quand même assez compliqué

28:03
Locuteur

là je

28:03
Amélie de Montchalin

vous parle plutôt de ce qui nous aide à l'investissement ça distribue 64 milliards d'euros 64 milliards d'euros via des tout petits tuyaux qui honnêtement parfois on ne sait même plus très bien où ça va ça

28:13
Locuteur

peut permettre

28:13
Invité

aussi d'avoir de la technicité le maillage qui permet aussi de connaître le terrain pour pouvoir justement flécher ces 64 milliards

28:21
Locuteur

d'euros c'est ça qu'on peut faire

28:22
Amélie de Montchalin

sauf que le maillage aujourd'hui il est fictif

28:24
Locuteur

qui

28:24
Amélie de Montchalin

a le maillage aujourd'hui c'est les préfets dans les préfectures les sous-préfectures les agents dont je vous parle

28:30
Locuteur

une

28:30
Amélie de Montchalin

immense majorité ont recréé un réseau parallèle

28:33
Locuteur

donc

28:33
Amélie de Montchalin

ça devient illisible

28:34
Locuteur

ça

28:35
Amélie de Montchalin

coûte très cher et donc on veut sujet par sujet de manière un peu claire exactement éviter ce que disait Usul éviter l'espèce de dispersion moi je ne crois pas du tout à parce que c'est autonome ça va mieux marcher je ne

28:48
Locuteur

crois

28:48
Amélie de Montchalin

pas du tout que parce que c'est contractuel ils vont mieux faire le travail je ne

28:51
Locuteur

crois

28:51
Amélie de Montchalin

pas du tout à parce que vous voyez on va mettre un conseil d'administration ça va être mieux piloté que par le parlement

28:57
Locuteur

moi

28:57
Amélie de Montchalin

je pense qu

28:58
Locuteur

'à

28:58
Amélie de Montchalin

la fin on a une démocratie et il faut qu'on puisse rendre des comptes et on peut le faire de manière intelligente on peut faire confiance au préfet on peut se rapprocher des français

29:06
Présentateur

comment vous déterminez quelle agence vous supprimez et laquelle vous ne supprimez pas c'est quoi la critère

29:11
Locuteur

c

29:11
Amélie de Montchalin

'est pas comme ça qu'on fait si on se dit je vous reprends les agences du sujet du bio

29:15
Locuteur

sur

29:16
Amélie de Montchalin

le bio qu'est-ce qu'attend les agriculteurs qu

29:18
Locuteur

'est

29:18
Amélie de Montchalin

-ce qu'eux ils disent qui marche comment nous on est sûr qu'entre un objectif et une politique il y a une chaîne de commandement claire

29:24
Locuteur

et

29:25
Amélie de Montchalin

si c'est trop dispersé on se demande qui sont les acteurs qui sont les mieux implantés les plus organisés et puis on rapproche sinon ce qui ne marche pas

29:31
Locuteur

et

29:32
Amélie de Montchalin

ça c'est une vision on regarde le bio on regarde la recherche sur certains sujets de se dire il

29:38
Locuteur

y a

29:38
Amélie de Montchalin

peut-être des gens qui font des choses très similaires est

29:40
Locuteur

-ce

29:40
Amélie de Montchalin

qu'on n'a pas intérêt à les rapprocher on regarde sujet par sujet pas je veux supprimer 10 000 emplois pas je veux faire X milliards d'économies pas je veux en supprimer le tiers dont je vous parle

29:52
Locuteur

le

29:52
Amélie de Montchalin

tiers dont je vous parle chaque opérateur chaque agence a fait l'objet d'une mission de recommandation de meilleure organisation depuis 10 ans mon bureau il pourrait être rempli de rapports sur comment il faudrait faire les choses

30:04
Locuteur

moi

30:04
Amélie de Montchalin

je suis arrivé le 23 décembre je pense que je dois aux français un truc

30:07
Locuteur

c

30:08
Amélie de Montchalin

'est qu'à la fin si on a écrit des rapports on a fait travailler des gens et des fonctionnaires qui se sont penchés sur comment on devait faire est-ce qu'on peut se dire pour une fois on applique la recommandation la cour des

30:16
Locuteur

comptes

30:17
Amélie de Montchalin

ils s'appellent la

30:18
Locuteur

cour

30:18
Amélie de Montchalin

des comptes ils sont peut-être pas très funky vous avez dit que le compte public c'est pas très funky

30:21
Locuteur

non

30:21
Présentateur

non mais j'ai

30:22
Locuteur

bossé avec

30:22
Présentateur

eux la cour des comptes

30:23
Locuteur

la cour des comptes

30:23
Amélie de Montchalin

quand ils font des recommandations ils le font au nom des français

30:26
Locuteur

personne

30:26
Présentateur

les écoute

30:27
Amélie de Montchalin

personne les écoute je me suis dit sur

30:28
Locuteur

tout

30:29
Présentateur

l'état si je peux me permettre pardon

30:30
Amélie de Montchalin

les opérateurs et les agences c'est quand même pas inintéressant de se dire il y

30:34
Locuteur

a

30:34
Amélie de Montchalin

des gens

30:34
Présentateur

là du coup on écoute la cour des comptes quand il s'agit de couper dans les agences je comprends

30:38
Amélie de Montchalin

mais je pense qu'on doit pouvoir se dire que c'est aussi la démocratie et que quand les temps sont difficiles plutôt que de faire les choses de manière arbitraire moi toute seule je vais lire ce qu'ont fait les parlementaires ce qu'a fait la cour des comptes et au fond ces rapports ils ont été écrits pour que

30:51
Locuteur

ça

30:52
Amélie de Montchalin

marche mieux et que peut-être qu

30:53
Locuteur

'on

30:53
Amélie de Montchalin

peut les mettre en place il

30:55
Présentateur

y

30:55
Locuteur

a

30:55
Présentateur

un autre sujet que je voulais aborder avec vous Amélie de Montchalin c'est la nationalisation d'ArcelorMittal 600 emplois sont menacés la capacité de la France à tout simplement produire de l'acier est menacée également Emmanuel Macron mardi soir s'est catégoriquement opposé à la nationalisation d'ArcelorMittal temporaire la question que j'allais vous poser même une nationalisation temporaire c'est pas possible

31:16
Locuteur

? en

31:17
Amélie de Montchalin

fait le sujet d'Arcelor c'est qu'ils ont un problème de prix de l'énergie donc ça il faut qu'on continue à faire baisser le prix de l'énergie depuis 10 jours si vous regardez le graphique le prix de l'énergie en France il est beaucoup beaucoup plus bas enfin que le prix de l'énergie en Allemagne

31:30
Locuteur

ça

31:31
Amélie de Montchalin

c'est une bonne nouvelle ça veut dire que notre parc nucléaire marche bien mais ça veut aussi dire qu'on fait de

31:35
Locuteur

l

31:35
Amélie de Montchalin

'énergie zéro carbone moins cher qu'ailleurs en Europe et donc ça ça peut aider

31:39
Locuteur

le

31:40
Amélie de Montchalin

problème de l'acier c'est que les Chinois et en Asie ils en font beaucoup beaucoup trop donc ils ont cassé les prix et donc le problème d'Arcelor c'est qui peut acheter c

31:47
Locuteur

'est qu

31:47
Présentateur

'on a un problème de concurrence

31:48
Amélie de Montchalin

c'est qui peut acheter l'acier d'Arcelor à ce prix là nous on les aide au niveau européen on les aide au niveau français et donc vous avez entendu le président il n

31:56
Locuteur

'a

31:56
Amélie de Montchalin

pas dit j'arrête il a dit il faut absolument qu'on arrive à garder les aciéries de Dunkerque et de Fausse-sur-Mer en route mettre de l'argent public ça ne

32:03
Locuteur

va

32:03
Amélie de Montchalin

pas résoudre

32:05
Locuteur

les

32:06
Amélie de Montchalin

clients qu

32:06
Locuteur

'on n'a pas ça

32:07
Amélie de Montchalin

ne

32:07
Locuteur

va

32:07
Amélie de Montchalin

pas résoudre le prix de

32:08
Locuteur

l'énergie

32:09
Amélie de Montchalin

et ça ne

32:09
Locuteur

va

32:09
Amélie de Montchalin

pas résoudre le dumping chinois

32:10
Invité

alors le président de

32:11
Locuteur

la

32:11
Invité

république pour le citer il a dit je ne veux pas bloquer les entreprises qui veulent ajuster les choses alors des choses ça s'appelle 636 personnes qui sont menacées de licenciement aujourd'hui mais il

32:20
Locuteur

se

32:20
Invité

trouve que je les ai rencontrés les salariés d'ArcelorMittal il se trouve que à discuter avec eux on se rend compte qu'ils connaissent extrêmement bien leur outil de production et en fait ce sont les meilleurs spécialistes de l'entreprise eux en tout cas la CGT qui est majoritaire parmi les opérateurs ouvriers demandent la nationalisation Sophie Binet Jean le rappelait elle a demandé à Emmanuel Macron il se trouve que ce qui cloche aussi chez ArcelorMittal c'est qu'on a donné beaucoup d'argent public 300 millions d'euros par an et en plus il y avait une promesse d'une salle

32:52
Locuteur

supplémentaire pour la

32:52
Invité

décarbonation de

32:53
Locuteur

800

32:54
Invité

millions d'euros sur un total de 1 milliard 8 qui s'engageaient à investir donc ArcelorMittal pour décarboner la production d'acier il se trouve en fait ils ne le feront jamais ArcelorMittal en France Mittal se moque de vous il investit massivement en Inde et au Brésil justement avant de délocaliser en fait on est en train de revivre Florence on est en train de revivre 2013 pourquoi vous vous arc-boutez là-dessus pardon mais à quoi sert l'acier à construire des bâtiments à faire des voitures

33:23
Locuteur

à

33:23
Invité

l'armement aussi donc là on entend qu'on a un grand projet d'armement à l'échelle européenne qu'on veut réindustrialiser la France sur tout un tas de sujets donc en fait le débouché pour un marché normalement vous êtes censé en créer les conditions en tout cas c'est la promesse que vous faites donc ce que demandent en plus de la nationalisation les salariés notamment les syndicalistes de la CGT c'est de mettre des barrières des doigts aux frontières justement pour renchérir le coût de l'acier qui est déversé par notamment le marché chinois qui produit 50% de l'acier mondial pourquoi vous ne le faites pas ?

33:52
Amélie de Montchalin

Alors on le fait ça s'appelle la taxe carbone aux frontières

33:55
Locuteur

ça

33:56
Amélie de Montchalin

se met en place dans 12 à 18 mois sur l'acier pour dire l'acier qui est produit dans des pays avec du charbon donc avec beaucoup de CO2 quand il arrive en Europe on lui remet du prix parce que nous on l'a fait avec des sources d'énergie qui sont bien meilleures pour la planète mais

34:13
Locuteur

qui coûtent plus cher mais

34:13
Amélie de Montchalin

qui coûtent plus cher et puis il

34:15
Locuteur

y a

34:15
Amélie de Montchalin

les enjeux sociaux donc ça s'appelle la taxe carbone aux frontières la France s'est battue il se trouve que j'ai été ministre des affaires européennes quand ça a été adopté ça a été un combat que la France a mené pendant 10 ans 10 ans on a dit on ne peut pas se mettre à nous même des normes écologiques pour des bonnes raisons si on ouvre nos frontières à tout ce qui arrive au reste du monde sans que ces normes soient appliquées là-bas

34:32
Invité

d'ici 12 à 18 mois pourquoi on ne

34:33
Locuteur

fait

34:33
Invité

pas une nationalisation temporaire

34:34
Amélie de Montchalin

il y

34:35
Locuteur

a

34:35
Amélie de Montchalin

ça et l'autre chose c'est ce

34:36
Locuteur

qu

34:36
Amélie de Montchalin

'on appelle une clause de sauvegarde et donc c'est en train de négocier à Bruxelles là aussi la France pousse très fort

34:40
Locuteur

pour

34:41
Amélie de Montchalin

dire là on a besoin de sauvegarde c'est-à

34:43
Locuteur

-dire

34:43
Amélie de Montchalin

que comme l'acier chinois il ne va plus aux Etats-Unis

34:46
Locuteur

il

34:46
Amélie de Montchalin

y en a beaucoup beaucoup en Chine qui attend à être vendus qu'est-ce qu

34:49
Locuteur

'ils

34:49
Amélie de Montchalin

font ils baissent les prix et donc ils nous inondent nous l'Europe et donc on a dans ces heureusement quand ces situations arrivent on a des clauses de sauvegarde donc ça c'est l'autre chose qu'on essaie de mettre en place quand j'y essaye parce qu

35:00
Locuteur

'il

35:00
Amélie de Montchalin

faut qu

35:01
Locuteur

'on

35:01
Amélie de Montchalin

le négocie au niveau européen et malheureusement

35:03
Locuteur

vous

35:03
Amélie de Montchalin

avez des pays en Europe avec les qui on se bat beaucoup qui vous disent moi je préfère acheter de

35:07
Locuteur

l

35:07
Amélie de Montchalin

'acier vraiment pas cher chinois que de devoir acheter de l'acier européen donc on a aussi une conception qu'il faut qu

35:12
Locuteur

'on

35:12
Amélie de Montchalin

partage avec les autres pays européens

35:13
Locuteur

c'est qui

35:14
Amélie de Montchalin

?

35:14
Invité

c'est quel pays

35:14
Locuteur

? c

35:15
Amélie de Montchalin

'est une négociation je ne vais pas les dénoncer c'est pas mon rôle vous voyez d'aller dire les petits copains ils ne sont pas sympas on négocie et on a bon espoir qu'on va y arriver et j'aimerais que vous pourrez vous dire dans le mois

35:24
Locuteur

dans

35:25
Amélie de Montchalin

un mois on a une clause de sauvegarde on a des règles très claires sur le mécanisme carbone aux frontières qui va se mettre en place après 10 ans de combat et on veut et on va continuer à se battre avec ArcelorMittal pour que et à FOS et à Dunkerque les emplois restent les 300 licenciements et les 300 départs à la retraite pas remplacés c'est ça qui est proposé par Arcelor ça on va essayer à tout prix de l'éviter vous savez on n

35:46
Locuteur

'a

35:46
Amélie de Montchalin

pas eu la main qui trempe pour nationaliser EDF

35:48
Locuteur

donc

35:49
Amélie de Montchalin

on n'est pas dogmatique

35:50
Invité

non c'est-à-dire que le député socialiste Philippe Brun vous a un peu forcé la main parce qu'il l

35:53
Locuteur

'a

35:53
Invité

fait voter à l'Assemblée Nationale pardon c'est pas la main qui tremble c'est le

35:56
Locuteur

rapport de force à l'Assemblée Nationale

35:57
Invité

qui vous était défavorable

35:58
Amélie de Montchalin

oui enfin j'étais pas au gouvernement à l'époque et vous savez moi j'ai perdu une élection et donc j'ai beaucoup d'humilité sur les moments où on a la main les moments où on l'a moins et donc je là

36:07
Présentateur

en l'occurrence c'était Philippe Brun quand même Philippe

36:09
Amélie de Montchalin

Brun et je le remercie on a beaucoup travaillé ensemble et

36:11
Locuteur

grâce à lui on a meilleur budget c'est

36:12
Invité

pas pour

36:12
Amélie de Montchalin

vous opposer

36:13
Locuteur

la

36:13
Amélie de Montchalin

démocratie a parlé l

36:14
Locuteur

'État

36:15
Invité

vos

36:15
Locuteur

députés vous votez contre mais voilà

36:17
Amélie de Montchalin

à la fin je peux vous dire aujourd'hui EDF s'est nationalisé et on n'a pas de problème on n'a pas de pudeur de gazelle comme on dit avec le sujet et on vit bien avec ça

36:25
Présentateur

Namou

36:25
Locuteur

en

36:26
Invité

tant que ministre des comptes publics vous gérez aussi tout ce qui est question de douane et donc on a pu voir pendant les 100 premiers jours de mandat de Donald Trump cette offensive cette guerre commerciale qui commence enfin qui nous impose et moi je voulais savoir en tant que ministre comment vous agissez justement pour gérer la guerre commerciale comment vous allez en fait protéger les français et les françaises face à les assauts de Donald Trump

36:55
Locuteur

les

36:55
Amélie de Montchalin

assauts de Donald Trump et moi je vais vous parler d'un sujet que je pense que vous connaissez tous ce qui sont les colis Cheyenne, Tému et qui sont en fait en train de nous inonder c'est un sujet de droit de douane et c'est une conséquence de ce que fait Donald Trump

37:05
Locuteur

aux

37:05
Amélie de Montchalin

Etats-Unis Donald Trump il a dit je veux plus rien de chinois en gros aux Etats-Unis bon la première fois il l

37:09
Locuteur

'a

37:09
Amélie de Montchalin

annoncé ça s'est mal passé ça a rempli tous les aéroports ils ont été submergés donc au bout de 24 heures ils ont dit ah

37:14
Locuteur

on

37:15
Amélie de Montchalin

va quand même faire rentrer les paquets parce qu'ils savaient plus où les mettre

37:17
Locuteur

mais

37:17
Amélie de Montchalin

il a quand même annoncé et il va mettre en place des droits de douane très très massifs sur tous les produits achetés par les petits colis chinois on a été à Roissy avec Eric Lombard le ministre de l'économie la ministre des PME et les douaniers

37:30
Locuteur

et

37:31
Amélie de Montchalin

je ne sais pas si vous vous rendez compte

37:32
Locuteur

ce

37:33
Amélie de Montchalin

qui se passe tous les jours tous les jours il y a 600 avions cargos qui partent de Chine

37:38
Locuteur

et

37:38
Amélie de Montchalin

qui livrent dans le monde entier des millions millions voire des dizaines de millions de colis remplis de t-shirts tout ce qu'on trouve sur les plateformes

37:47
Locuteur

les

37:48
Amélie de Montchalin

produits qui arrivent à 80%

37:49
Locuteur

ils

37:50
Amélie de Montchalin

sont soit dangereux

37:51
Locuteur

soit

37:52
Amélie de Montchalin

remplis de produits qui sont nocifs

37:54
Locuteur

des

37:55
Amélie de Montchalin

allergies des produits interdits des médicaments frelatés des produits cosmétiques qui sont très dangereux pour la peau

38:03
Locuteur

soit

38:03
Amélie de Montchalin

ils sont sous-déclarés

38:04
Locuteur

il

38:05
Amélie de Montchalin

y

38:05
Locuteur

a

38:05
Amélie de Montchalin

écrit ça vaut et donc on a ouvert un paquet je vous donne un exemple c'est arrivé le matin

38:09
Locuteur

il

38:10
Amélie de Montchalin

y

38:10
Locuteur

a

38:10
Amélie de Montchalin

un paquet qui pesait 7 kilos

38:11
Locuteur

et

38:12
Amélie de Montchalin

qui avait été déclaré 33 centimes 33 centimes donc on l'a ouvert il y avait 60 trucs pour une dame en Normandie

38:19
Locuteur

ça

38:19
Amélie de Montchalin

ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'il y a le sujet de la guerre commerciale américaine et on négocie et on essaye de faire revenir les américains à un point où ils ne se suicident pas économiquement eux-mêmes

38:30
Locuteur

parce

38:30
Amélie de Montchalin

que là c'est surtout eux qui payent aujourd'hui le coût de la pratique

38:33
Locuteur

les

38:33
Amélie de Montchalin

petits colis chinois

38:35
Locuteur

on

38:35
Amélie de Montchalin

a nous la France et j'étais encore aujourd'hui avec la ministre polonaise en charge on va faire une réunion de ministre européen on veut mettre sur tous les colis qui rentrent un forfait

38:47
Locuteur

pour

38:48
Amélie de Montchalin

que je puisse payer les douaniers à contrôler contrôler

38:51
Locuteur

donc

38:52
Présentateur

on

38:52
Locuteur

va payer

38:52
Présentateur

une taxe à l'importation nous allons quand on commande un colis à l'étranger payer quelques centimes

38:58
Locuteur

je

38:58
Amélie de Montchalin

vais faire payer Shein et les plateformes ah c'est eux qui vont payer ils vont nous répercuter le prix on les connait d'accord sauf que en fait je vais leur faire payer les contrôles qu

39:05
Locuteur

'ils

39:05
Amélie de Montchalin

ne

39:05
Locuteur

font

39:05
Amélie de Montchalin

pas ils ont une responsabilité ils ne peuvent pas envoyer dans le reste du monde des produits dangereux des produits toxiques des produits qui prennent feu des produits qui nous rendent malades

39:13
Locuteur

c

39:14
Amélie de Montchalin

'est hyper dangereux ça contourne nos règles fiscales par ailleurs

39:17
Locuteur

et

39:17
Amélie de Montchalin

moi les gens me disent vous n'avez qu'à mettre des douaniers je vais pas faire payer les honnêtes gens pour les centaines de douaniers les centaines de scanners les centaines de machines qu'il faut que

39:25
Locuteur

je

39:25
Amélie de Montchalin

mette dans les aéroports pour pas qu'ensuite on se retrouve tous au milieu il

39:27
Locuteur

y

39:27
Amélie de Montchalin

a évidemment de la drogue au

39:28
Présentateur

milieu

39:30
Locuteur

moi

39:30
Amélie de Montchalin

je pense que si on met quelques centimes quelques dizaines de centimes par article donc ça fait quelques

39:35
Locuteur

euros par colis

39:36
Invité

et

39:36
Locuteur

si

39:37
Amélie de Montchalin

je peux me permettre quand je vois que Jennifer qui habille tous les réseaux de distribution sont en train de fermer que tous les emplois dans nos quartiers dans nos villes sont menacés qu'on est en train de mettre à plat toute la petite industrie qui faisait les produits de maison d'Europe et de France ça moi je pense que c'est ma manière à moi en fait vous voyez dans mon périmètre je ne

39:58
Locuteur

suis

39:58
Amélie de Montchalin

pas ministre du commerce extérieur comme Laurent qui est un type super d'ailleurs je voulais vous le dire il est très sympa Laurent moyen

40:03
Locuteur

invité Laurent Saint-Martin évidemment on l'a déjà eu on l'a

40:05
Invité

déjà eu

40:06
Locuteur

il

40:06
Amélie de Montchalin

est très sympa lui il s'occupe des négociations avec les américains

40:09
Locuteur

moi

40:10
Invité

je m'occupe des petits colliers chinois justement vous parlez de Chine il n

40:15
Locuteur

'y

40:15
Invité

a pas très longtemps je crois que ça fait moins d'un mois Christophe Castaner qui est l'ancien ministre de l'intérieur a été nommé au sein du comité responsabilité sociale et environnementale de Chine est-ce que justement c'est avec ce genre de personnalité que vous allez aussi traiter par rapport à ça

40:33
Locuteur

moi

40:33
Invité

je ne négocie pas

40:34
Locuteur

c'est un interlocuteur

40:35
Amélie de Montchalin

non je ne négocie pas avec les plateformes moi je fais appliquer des règles vous voyez quand on est membre du gouvernement quand on agit pour les français

40:44
Locuteur

il

40:45
Amélie de Montchalin

y

40:45
Locuteur

a

40:45
Amélie de Montchalin

des moments où on doit négocier avec les entreprises là c'est pas une négociation là c'est 80% de produits qui sont non conformes mais

40:51
Locuteur

il n'a pas une influence

40:52
Présentateur

Christophe Castaner il a un carnet d'adresse il a des amitiés

40:55
Amélie de Montchalin

c'est son rôle mais moi c'est le mien donc voilà

40:58
Locuteur

vous nous dites chacun chez

41:00
Amélie de Montchalin

soi

41:00
Invité

vous nous dites qu'aujourd'hui parmi les produits qu'on importe ils ne respectent pas la loi

41:04
Locuteur

donc

41:05
Amélie de Montchalin

du

41:05
Locuteur

coup on les

41:05
Amélie de Montchalin

bloque donc qu

41:06
Locuteur

'est

41:06
Amélie de Montchalin

-ce qu'on fait on les bloque

41:07
Locuteur

on

41:07
Amélie de Montchalin

les envoie pas chez les gens c'est dangereux sauf qu'on est face à une marée il y a 800 millions d'articles 800 millions d'articles en 2024 qui ont été envoyés

41:14
Locuteur

c

41:15
Amélie de Montchalin

'était 400 millions l'année d'avant donc on essaye de faire le maximum mais j'ai pas vous imaginer 800 millions de personnes on n'a pas dans le pays et heureusement vous y savez le nombre de fonctionnaires qu'il faudrait mettre pour ouvrir donc dès qu'on saisit des choses on les interdit on les détruit

41:30
Locuteur

c

41:30
Amélie de Montchalin

'est aussi écologiquement un scandale parce que ça veut dire qu'on a produit des choses sur la planète qui sont dangereuses et après qu'on détruit parfois on le recycle on fait des choses mais

41:37
Locuteur

sauf

41:38
Amélie de Montchalin

que là où les plateformes sont

41:40
Locuteur

c

41:40
Amélie de Montchalin

'est là qu

41:40
Locuteur

'il

41:40
Amélie de Montchalin

faut qu

41:40
Locuteur

'on

41:40
Amélie de Montchalin

soit lucide quand elles savent qu'un produit a été chopé et qu

41:44
Locuteur

'on

41:44
Amélie de Montchalin

détruit elles renvoient le colis en changeant l'étiquette en changeant le montant donc on est face à quelque chose sur lequel on doit se protéger et

41:50
Locuteur

moi

41:50
Invité

je suis et à couvrir le capitalisme comment ça fonctionne

41:52
Locuteur

ça

41:53
Amélie de Montchalin

c'est pas du capitalisme parce que le dumping à ce point là c'est quand même un autre modèle économique

41:56
Locuteur

c

41:57
Invité

'est le capitalisme d'aujourd'hui des puissances

41:59
Amélie de Montchalin

et donc nous il faut qu

42:00
Locuteur

'on

42:00
Amélie de Montchalin

soit dans le capitalisme dans la démocratie d'aujourd

42:02
Locuteur

'hui dans la protection d'aujourd'hui

42:04
Amélie de Montchalin

dans les mesures d'aujourd'hui

42:05
Présentateur

on va en parler de demain vous avez été élu en 2017 vous avez été nommé ministre dès 2019 le macronisme où est-ce qu'on en est c'est un peu la question que je voulais vous poser moi j

42:19
Locuteur

'ai

42:19
Présentateur

l'impression qu'on est plus proche de la fin que du début mais peut-être que je me trompe comment est-ce que vous voyez les choses

42:25
Amélie de Montchalin

bon c'était quoi l'idée du départ

42:27
Locuteur

c

42:27
Présentateur

'est vrai ça

42:29
Locuteur

c'était quoi c'est le moment nostalgie à

42:31
Présentateur

la base vous vouliez faire quoi à la base

42:34
Amélie de Montchalin

il y avait deux choses société

42:35
Présentateur

civile tout ça

42:36
Locuteur

moi

42:37
Amélie de Montchalin

j'ai fait un stage de six mois au parlement moi je me suis vous savez François Fillon disait que j'étais une députée internet parce

42:45
Locuteur

que

42:45
Amélie de Montchalin

j'avais envoyé mon CV pour être candidate aux législatives

42:47
Locuteur

par

42:48
Invité

internet

42:49
Amélie de Montchalin

par internet et pour

42:50
Invité

François Fillon c'était dingue

42:51
Locuteur

c'est

42:52
Amélie de Montchalin

moderne donc on peut se dire que le macronisme à l'époque c'était un peu moderne non mais l'idée c'était quoi c'était qu'il y

42:58
Locuteur

ait

42:58
Amélie de Montchalin

des gens qu'il y ait des gens qui ne soient pas des professionnels à la politique qui

43:02
Locuteur

n

43:02
Amélie de Montchalin

'avaient pas 50 mandats derrière

43:03
Présentateur

eux l'amateurisme était valorisé

43:06
Amélie de Montchalin

mais il y avait l'idée aussi que l'amateurisme c'était aussi la voix des français et que vous voyez les 330 députés macronistes en marche de l'époque moi j'étais très fière d'être dans un groupe où il y avait des infirmières des patrons de PME surtout

43:17
Locuteur

des patrons de

43:18
Invité

PME des professions libérales

43:19
Amélie de Montchalin

je peux vous dire mes deux voisins c'était une infirmière d'un côté et une

43:23
Locuteur

jeune retraitée

43:24
Amélie de Montchalin

et une jeune retraitée qui avait eu

43:27
Locuteur

une vie

43:28
Présentateur

vous nous parlez du début c'est vrai qu

43:29
Locuteur

'il

43:29
Présentateur

y avait quelque chose de très citoyenniste au début c'est vrai que le macronisme était vendu comme un dépassement du clivage gauche droite qu'est-ce que vous me répondez si je vous dis que j

43:37
Locuteur

'ai

43:37
Présentateur

l'impression que ça finit quand même un peu en bourgeoisie de droite

43:40
Amélie de Montchalin

je vous dis l'idée qui est restée

43:42
Présentateur

c

43:42
Amélie de Montchalin

'est

43:43
Locuteur

ce qu

43:43
Amélie de Montchalin

'on appelle le dépassement

43:44
Locuteur

ça

43:44
Présentateur

vraiment vous y croyez

43:45
Locuteur

moi

43:45
Amélie de Montchalin

j'y crois alors j'y crois c

43:46
Locuteur

'est

43:46
Présentateur

parce qu'il y

43:47
Locuteur

a

43:47
Présentateur

François Epsamen au gouvernement c

43:48
Amélie de Montchalin

'est de dire

43:49
Locuteur

en fait les

43:51
Amélie de Montchalin

gens nous ont dit vous êtes un peu l'extrême centre vous êtes le centre mou vous n'avez aucune conviction

43:55
Locuteur

le centre dur

43:55
Invité

plutôt

43:56
Locuteur

aussi un peu mou qui

43:57
Amélie de Montchalin

est au gré du vent qui n

43:59
Locuteur

'a

43:59
Amélie de Montchalin

pas de conviction moi je pense que ça avait surtout une

44:01
Locuteur

conviction

44:03
Amélie de Montchalin

ou une vision qui était de dire en fait l'idéologie c'est bien ça fait 40 ans qu'on essaye un coup à droite un coup à gauche ça fait ping-pong

44:09
Locuteur

l

44:10
Invité

'idéologie c'est toujours les autres en fait

44:11
Locuteur

non

44:12
Amélie de Montchalin

c'est à dire

44:12
Locuteur

nous la nôtre c'est à dire

44:16
Amélie de Montchalin

que s'il y a une bonne solution qui est proposée par quelqu'un ce qui compte c'est ce qu'elle fait c'est pas qui le dit c'est pas qui le propose oui

44:23
Invité

mais sauf que ça c'est vous qui jugez de ce qui est bon ou pas bon donc en fonction d'une idéologie c'est comme nous

44:26
Locuteur

dans un journal quand on est avec le patronat

44:28
Invité

on analyse les faits on regarde on se

44:30
Locuteur

dit

44:30
Invité

c'est une bonne ou une mauvaise idée parce qu'on a une ligne éditoriale c

44:32
Locuteur

'est vrai donc les

44:33
Invité

bons et les mauvais sujets c'est

44:34
Locuteur

c

44:34
Invité

'est

44:34
Locuteur

vrai mais on

44:35
Amélie de Montchalin

a le droit de se dire que sur un certain nombre de sujets il n

44:38
Locuteur

'y

44:38
Amélie de Montchalin

a pas vous voyez le petit manuel le petit livre rouge de la droite il faut faire tout de A à Z comme ça et puis il y a le petit manuel le petit livre rouge de la gauche il faut faire tout comme ça et qu'on a le droit au fond de piocher des personnalités des idées pourquoi je crois au dépassement si vous regardez aujourd'hui le pays si on suit cette logique d'affrontement par bloc

44:55
Locuteur

on

44:56
Amélie de Montchalin

va nulle part

44:57
Locuteur

vous

44:57
Amélie de Montchalin

voyez la tête de l'Assemblée c'est très fragmenté et si on se dit chacun est chez soi se regarde et voit l'autre comme une forme d'adversaire indépassable je pense qu'on ne va nulle part

45:06
Invité

mais quand vous dites l'autre ça comprend aussi l'extrême droite

45:08
Locuteur

?

45:09
Amélie de Montchalin

moi je ne veux pas travailler avec l'extrême droite je ne veux pas non plus travailler avec

45:12
Locuteur

l'extrême gauche pour l'extrême gauche

45:14
Présentateur

mais

45:15
Locuteur

pourtant s

45:15
Présentateur

'ils ont une bonne idée qui va dans le bon sens

45:17
Locuteur

vous

45:17
Présentateur

la prenez ou vous la prenez pas ? non mais c'est une vraie question ce côté on travaille avec tous ceux qui sont de bonne volonté

45:22
Amélie de Montchalin

moi je travaille au fond il y a des gens il y

45:25
Locuteur

a

45:25
Amélie de Montchalin

des idées s'il y

45:26
Locuteur

a

45:26
Amélie de Montchalin

une idée qui peut faire consensus s'il

45:28
Locuteur

y

45:28
Amélie de Montchalin

a une idée qui peut faire compromis c'était un peu l'idée du budget moi je suis allé dans un bureau il y avait un paquet il y avait beaucoup de feu il m'a dit ça c'est le budget il faut arriver à le faire adopter si on s'était dit par l'idéologie on s'interdit de débattre on s'interdit de discuter tout est figé

45:40
Locuteur

non

45:40
Présentateur

mais alors là si je peux me permettre pardon mais ça c'est une différence de rapport de force c'est à dire que là pour le coup vous avez été obligé de discuter avec les socialistes parce que sans eux vous ne pouviez pas le faire passer

45:47
Locuteur

le budget moi j'ai aucun

45:48
Amélie de Montchalin

problème avec ça moi je ne me sens pas si

45:50
Présentateur

vous aviez eu

45:51
Invité

une majorité absolue vous ne seriez pas à aller négocier avec les socialistes surtout consulistes pardon ce budget il est quand même plus macroniste que socialiste oui je sais

45:57
Locuteur

bien sûr il est

45:57
Invité

même très largement ils ont obtenu des miettes les socialistes oui mais il

46:01
Locuteur

a bien fallu leur en donner quand

46:02
Invité

même c

46:03
Amélie de Montchalin

'est quoi le dépassement

46:03
Locuteur

c'est

46:04
Amélie de Montchalin

l'idée de se dire qu'il n

46:06
Locuteur

'y a

46:06
Amélie de Montchalin

pas ceux qui ont raison et qui

46:07
Locuteur

sont

46:07
Amélie de Montchalin

qu

46:07
Locuteur

'ont

46:07
Amélie de Montchalin

tort

46:08
Locuteur

il

46:08
Amélie de Montchalin

y a des gens qui peuvent se mettre dans un même gouvernement dans le gouvernement actuel je ne vais pas vous dire qu

46:13
Locuteur

'on est d'accord sur

46:14
Amélie de Montchalin

tout le monde et qu'on est unanimiste

46:15
Locuteur

bien sûr que s'il y a des

46:16
Présentateur

gens qui ont tort vous avez le droit de dire il

46:18
Locuteur

y a

46:18
Présentateur

des gens qu'on estime ils ont tort il y a

46:20
Locuteur

bien sûr des gens qui ont tort mais si on en

46:22
Amélie de Montchalin

reste là si on en reste là si on se dit voilà moi je suis tout seul je fais mes 10% aux élections présidentielles mais j'ai bien raison tout seul et ça ça va faire une majorité ça ça va conduire le pays c'est une impasse

46:33
Invité

ça

46:33
Locuteur

ne marche pas

46:33
Invité

vous avez dit moi je ne

46:35
Locuteur

veux

46:35
Invité

pas travailler avec l'extrême droite on en est où du barrage républicain du front républicain je vous avais entendu pendant les législatives en 2022 sortir des choses assez affolantes à l'époque c'était la NUPES en disant ça c'est des anarchistes avec vraiment on avait l'impression que ça c'était votre barrage c'était peut-être plus contre la NUPES qu'autre chose où est-ce qu'on en est chez vous est-ce que vous pensez parce que là c'était un peu une surprise en 2024 de voir ce front républicain fonctionner encore et moi j'étais surpris également parce que j'avais l'impression que notamment dans votre camp on était plus effrayé par la gauche que par l'extrême droite est-ce que vous seriez prête à voter pour un insoumis dans votre circo s'il est face à ORN par exemple

47:14
Amélie de Montchalin

et

47:14
Locuteur

si

47:14
Invité

vous avez perdu avant

47:16
Amélie de Montchalin

normalement on dit normalement on dit pas pour qui on a voté mais en 2024 j'ai voté pour un candidat insoumis dans la circonscription où j'étais

47:21
Locuteur

ah

47:22
Présentateur

oui d'accord effectivement ça nous surprend

47:25
Amélie de Montchalin

donc

47:25
Locuteur

c'est

47:25
Présentateur

plus des anarchistes ou furieux

47:28
Locuteur

ce

47:28
Amélie de Montchalin

que j'ai dit en 2022 c'était

47:30
Locuteur

dans la panique du moment

47:31
Amélie de Montchalin

non ce que je le dirais j'ai notamment rappelé qu'un certain nombre de ceux qui se lançaient dans la NUPES se soumettaient à des idées antisémites je l'avais dit à l'époque et le candidat dans votre circonscription

47:40
Locuteur

c'était Jérôme Guel ça

47:41
Amélie de Montchalin

avait fait beaucoup beaucoup de polémiques

47:42
Locuteur

attends

47:43
Présentateur

c'était Jérôme Guel

47:44
Locuteur

j'étais face à Jérôme Guel ah oui j

47:45
Présentateur

'étais face à lui et

47:47
Amélie de Montchalin

je trouvais que vu ce qu'il avait toujours défendu j'étais étonnée de voir avec qui il faisait alliance bon

47:52
Locuteur

je

47:52
Amélie de Montchalin

crois que un certain nombre de faits d'ailleurs ont montré que lui-même était en fait in fine pas à l'aise avec la coalition dans laquelle il s'était engagé mais

47:59
Locuteur

ce

48:00
Amélie de Montchalin

que je peux vous dire c'est que ce qui compte à la fin et le choix que j'ai fait en 2024 de voter pour le choix que j'avais

48:06
Locuteur

c

48:06
Amélie de Montchalin

'est de me dire au fond et il se reconnaîtra et c'est quelqu'un que je connais avec qui on a beaucoup échangé j'ai regardé qui étaient les personnes quelles étaient leurs valeurs les choses avec lesquelles je pouvais vivre les choses avec lesquelles je ne pouvais pas vivre et le choix que j'ai fait c'est celui que c

48:20
Invité

'est du cas par cas non mais c'est intéressant

48:21
Locuteur

parce que du coup

48:22
Invité

il est plus absolu ce barrage contre le

48:24
Locuteur

RN

48:24
Amélie de Montchalin

non mais c'est pas une question d'absolu ou pas

48:26
Locuteur

c

48:26
Amélie de Montchalin

'est un choix de conscience les électeurs y regardent bah moi c'était pas possible de voter pour la candidate en l'occurrence RN et c'est pas parce que c'était ce moment là ni ce jour là c'est

48:35
Locuteur

que

48:35
Amélie de Montchalin

c

48:35
Locuteur

'est

48:35
Amélie de Montchalin

pas possible alors

48:36
Locuteur

ça

48:36
Présentateur

c'est intéressant parce que c'était dans une circonscription la vôde vous avez effectivement dû faire un choix mais on va se dire les

48:41
Locuteur

choses aussi

48:41
Présentateur

le rassemblement national est aux portes du pouvoir si demain il arrive au pouvoir qu'est-ce qu'on fait on s'oppose à eux ou on collabore avec eux parce qu'il y

48:50
Locuteur

aura

48:50
Présentateur

des postes à prendre non

48:51
Locuteur

mais il y aura

48:51
Présentateur

des postes ils auront besoin eux aussi d'avoir des appuis chez les macronistes peut-être même qu'ils n'auront pas une majorité absolue

48:57
Locuteur

et peut-être même

48:57
Présentateur

qu'ils n'auront pas de majorité

48:58
Locuteur

absolue vous avez

48:59
Amélie de Montchalin

rappelé un peu mon parcours vous avez dit voilà moi je suis une femme de 39 ans j'ai une fille en quatrième j'ai deux garçons en sixième je suis économiste j'ai travaillé effectivement dans le secteur financier parce qu'en économiste c'est plutôt là c'est pas chez le boulanger qu'on travaille c'est plutôt le secteur où j'étais

49:14
Locuteur

je

49:15
Amélie de Montchalin

considère que c'est pas un emploi à vie la politique

49:17
Locuteur

et

49:17
Amélie de Montchalin

donc oui on se bat moi je veux me battre et

49:19
Locuteur

je

49:19
Amélie de Montchalin

vous ai dit sur des sujets potentiellement où d'ailleurs ma famille politique aujourd'hui se cherche une théorie une idée

49:25
Locuteur

moi

49:25
Amélie de Montchalin

je veux me battre pour des idées auxquelles je crois je crois qu'il faut que le travail continue mieux payé dans le pays je crois que l'héritage c'est un sujet je pense mais je vais pas tergiverser avec mes valeurs

49:34
Locuteur

je vais pas dire par exemple quand j'entends dire

49:37
Amélie de Montchalin

je vous donne un exemple

49:38
Locuteur

ministre

49:39
Amélie de Montchalin

du budget il

49:39
Locuteur

y

49:39
Amélie de Montchalin

a des gens qui disent ah on a plein d'idées d'économie pour vous vous savez sur l'immigration

49:42
Locuteur

on

49:42
Invité

peut

49:43
Locuteur

faire

49:43
Amélie de Montchalin

6 milliards 10 milliards 15 milliards d'économie

49:45
Locuteur

mais

49:46
Invité

dans votre gouvernement

49:46
Amélie de Montchalin

celui qui dit ça non

49:48
Locuteur

Bruno

49:49
Invité

Retaille vous êtes à l'aise avec Bruno Retaille vous tergiverser vous ne tergiverser c'est dur

49:53
Locuteur

à dire Bruno Retaille il

49:55
Amélie de Montchalin

y a ce qu'il dit et il

49:56
Locuteur

y a

49:56
Amélie de Montchalin

ce qu'il fait Bruno Retaille on a travaillé sur quoi depuis 3 mois ? le narcotrafic

49:59
Locuteur

moi

49:59
Amélie de Montchalin

je m'occupe des douanes lui il s'occupe des policiers donc la lutte contre le narcotrafic avec les outils et Darmanin Gérald Darmanin du côté justice tous les 3

50:09
Locuteur

moi

50:09
Amélie de Montchalin

je pense qu'on a réussi à travailler honnêtement de manière très efficace contre le narcotrafic le blanchiment les gangs qui en fait quand même balles perdues vous savez qu'il y a plus de morts

50:19
Locuteur

en

50:20
Amélie de Montchalin

2024 en France par le narcotrafic

50:21
Locuteur

que

50:22
Invité

de morts par le terrorisme donc vous séparez le candidat à la présidence du LR du ministre c'est ça ?

50:27
Locuteur

c'est pas la même personne lui

50:28
Amélie de Montchalin

-même a l'air de dire d'ailleurs qu

50:29
Locuteur

'il

50:29
Amélie de Montchalin

y

50:29
Locuteur

a

50:29
Amélie de Montchalin

des sujets sur lesquels Macron et les macronistes parlent

50:32
Locuteur

et qu'il n'est pas d'accord

50:33
Invité

il l'a dit à la télé il l'a dit

50:34
Locuteur

aujourd'hui on a une

50:36
Amélie de Montchalin

forme de gouvernement qui est une gouvernement de coalition moi je suis assez fière que dans un moment comme notre pays il y

50:40
Locuteur

ait

50:40
Amélie de Montchalin

des choses qu'on puisse faire pour débloquer la situation parce que sinon ça s'appelle la crise de régime

50:43
Locuteur

mais

50:44
Amélie de Montchalin

je pense que je fais la différence entre ces positions politiques dans une visée peut-être présidentielle un jour qui peut être la sienne

50:50
Locuteur

mais c

50:50
Invité

'est des visées qui portent aussi en tant que ministre de l'Intérieur

50:56
Amélie de Montchalin

à la fin il y

50:57
Locuteur

a

50:57
Amélie de Montchalin

un Premier ministre à la fin il y

50:58
Locuteur

a

50:58
Amélie de Montchalin

un Premier ministre qui décide et si vous regardez les lois qu'on vote les décisions qui sont prises on a des discours on est en train de faire des choses qui moi me vont très bien ce qu'on fait effectivement sur le narcotrafic avec Gérald Darmanin et Bruno Ontario ça me va très bien et ce que je vous dis c'est que non quand vous dites il y

51:13
Locuteur

aura

51:13
Amélie de Montchalin

des postes moi c'est pas ma conception moi je fais partie je vous dis de ceux qui sont engagés au départ dans l'idée qu'on pouvait faire des choses pour son pays mais je vais pas faire des choses pour mon pays et je pense qu'on est beaucoup d'entre nous à d'abord vouloir combattre les extrêmes

51:27
Locuteur

mais

51:27
Amélie de Montchalin

ensuite on va pas aller se compromettre ça serait ça serait une déchéance en tout cas à mon échelle moi je veux d'abord les combattre

51:35
Locuteur

je veux d'abord faire

51:36
Amélie de Montchalin

en sorte qu'ils gagnent pas

51:37
Locuteur

Macron

51:38
Invité

ça s'accommode assez bien il avait dit il y avait ce fameux article de Raphaël Baquet Ariane Chemin Ivan Trippenbach qui racontait comment Macron était à l'aise lui pour parler avec l'extrême droite il disait même que c'était son terrain préféré et il

51:50
Locuteur

y

51:50
Invité

a cette fameuse citation le problème des urgences c'est surtout qu

51:52
Locuteur

'il

51:52
Invité

y

51:52
Locuteur

a

51:52
Invité

beaucoup de mamadou est-ce que l'extrême droite c'est pas seulement Retailleau elle s'est pas aussi progressivement installée jusque dans ses phrases du président qui sont plus que des phrases malheureuses qui traduisent sans doute une aisance avec ces idées-là une familiarité en tout cas avec ces idées racistes non mais allons

52:06
Locuteur

-y

52:07
Invité

quand vous avez lu ça vous y croyez pas cette phrase vous y croyez ou ça vous étonne pas de lui ou vous connaissez il est pas comme ça

52:12
Locuteur

je

52:12
Amélie de Montchalin

veux pas commenter les phrases rapportées dans les journaux je suis

52:14
Locuteur

assez bien c'est pas n'importe qui c'est le monde pour savoir que

52:17
Amélie de Montchalin

le off

52:18
Locuteur

les pros

52:19
Amélie de Montchalin

voilà ça je pense que c'est pas quelque chose que je veux mettre et je peux pas croire une seconde

52:25
Locuteur

une

52:25
Amélie de Montchalin

seconde que le président soit raciste d'une quelconque manière d'une quelconque manière et ce serait très grave et c'est pas notre ligne et c'est pas ce qu'on porte et c'est pas ce qu'on fait c'est pas ce qu'on dit

52:35
Locuteur

donc

52:36
Invité

si c'est vrai c'est très grave mais ça doit pas l'être ça

52:39
Locuteur

l'est sûrement pas

52:39
Invité

ce

52:40
Amélie de Montchalin

serait très grave et je pense que ce n

52:41
Locuteur

'est

52:41
Amélie de Montchalin

pas vrai

52:43
Locuteur

moi

52:43
Invité

j'ai une question sur l'avenir justement moi j'aimerais savoir en fait qui parmi les macronistes qui sont dans votre camp les gens avec qui vous travaillez qui vous allez soutenir en 2027 qui pour vous représente en fait l'héritage de ce que c'est que le macronisme il

53:02
Locuteur

y a

53:02
Invité

le brun pivet

53:03
Locuteur

en

53:04
Amélie de Montchalin

fait moi c'est intéressant moi je ne sais pas si on cherche on a parlé héritage

53:08
Locuteur

je

53:08
Amélie de Montchalin

pense que

53:08
Locuteur

c

53:08
Amélie de Montchalin

'est plutôt qui a une vision qui peut je le dis à nouveau permettre au fond au pays d'avancer et donc de ne pas être face à un mur face à des blocages face à des

53:17
Locuteur

c

53:17
Présentateur

'est une bonne question

53:18
Amélie de Montchalin

on

53:19
Locuteur

vous

53:19
Présentateur

la pose je ne

53:19
Locuteur

suis

53:19
Présentateur

pas sûre

53:20
Locuteur

que

53:20
Amélie de Montchalin

vous voulez

53:22
Locuteur

je

53:23
Amélie de Montchalin

pense qu'aujourd'hui moi je ne sais pas vous dire

53:25
Locuteur

on est deux ans avant

53:26
Invité

entre un Gabriel Attal et un Gérald Darmanin entre un Gabriel Attal et un Édouard Philippe pour moi ce n

53:32
Locuteur

'est

53:32
Invité

pas qu'une

53:32
Locuteur

question

53:33
Amélie de Montchalin

de personne c'est qu'est-ce qu

53:34
Locuteur

'ils

53:34
Amélie de Montchalin

vont dire avec qui ils vont le faire qu'est

53:36
Locuteur

-ce

53:36
Amélie de Montchalin

qu

53:36
Locuteur

'ils

53:36
Amélie de Montchalin

vont proposer comment les gens

53:40
Locuteur

vont

53:40
Amélie de Montchalin

adhérer comment on est

53:42
Locuteur

deux ans est-ce qu'il ne faudrait pas une primaire oui

53:45
Invité

on

53:45
Locuteur

est deux

53:46
Invité

ans avant mais ils commencent déjà tous un peu à poser les bases de ce qu'ils veulent proposer pour la France en 2027 je n

53:52
Locuteur

'ai

53:52
Invité

pas vu de programme pour l'instant

53:53
Locuteur

et

53:54
Amélie de Montchalin

moi mon rôle aujourd'hui ce n

53:55
Locuteur

'est

53:55
Amélie de Montchalin

pas d'aller faire campagne mais moi vraiment vous voyez mon

53:58
Locuteur

job

54:00
Amélie de Montchalin

je ne

54:01
Locuteur

suis

54:01
Amélie de Montchalin

pas fixe la nuit qui voit des euros et qui charge des milliards mais mon job c'est quand même vraiment comment notre pays évite de nouveau la censure évite de nouveau le blocage évite le surendettement

54:12
Locuteur

la

54:12
Invité

gauche

54:13
Amélie de Montchalin

évite non on travaille avec eux et non c'est pas la gauche le problème pour moi c'est plutôt notre incapacité à nous mettre d'accord sur des choses qui sont essentielles et sur lesquelles on peut être d'accord

54:22
Locuteur

et

54:23
Amélie de Montchalin

on a été d'accord et honnêtement sur plein de sujets je suis absolument persuadée qu'on peut être d'accord mais la gauche restera dans l'opposition le PS restera dans l'opposition mais c'est pas parce qu

54:32
Locuteur

'on

54:32
Amélie de Montchalin

est dans l'opposition qu'on est obligé de bloquer donc moi mon job d'aujourd'hui c'est de faire en sorte aussi que ça c'est peut-être un peu plus sérieux quand

54:39
Locuteur

je dis la gauche je voulais

54:40
Invité

dire l'alternance

54:41
Locuteur

éviter

54:41
Invité

l'alternance Macron

54:42
Locuteur

c'est quand même c'est aussi de

54:43
Amélie de Montchalin

permettre un débat démocratique apaisé en 27 pour que ça soit une présidentielle vraiment démocratique il faut que les français puissent débattre il faut que les idées puissent se confronter c'est très difficile d'avoir ce débat si on a un énorme déficit

54:54
Locuteur

si

54:54
Amélie de Montchalin

on a une quasi crise financière et si au fond on n

54:57
Locuteur

'a

54:57
Amélie de Montchalin

pas un peu remis notre maison en ordre

54:59
Locuteur

moi

54:59
Amélie de Montchalin

je pense qu'une partie de la responsabilité qui est la mienne c'est d'assurer qu'en 2027 quand les débats vont avoir lieu les promesses qui vont être faites par les uns et les autres on puisse vraiment les faire

55:08
Locuteur

le

55:08
Amélie de Montchalin

pire qui pourrait arriver c'est qu'on fasse des grandes promesses et que tout ça soit du vent et que le lendemain de la réélection ils arrivent qui que ce soit dans le bureau que je laisserai à mon successeur je sais pas quand mais un jour peut-être plus tôt que 27 on sait jamais et que ce jour-là ils puissent se dire ah bah il n

55:25
Locuteur

'y a

55:25
Amélie de Montchalin

plus de sous si on fait ça c'est très grave ça veut dire qu'on aura pour le coup une énorme une énorme trahison des français

55:31
Locuteur

c'est ce que vous

55:32
Invité

a fait Bruno Le Maire il

55:33
Locuteur

y

55:33
Invité

a la taxe Jucman s'il n

55:34
Locuteur

'y a

55:34
Invité

plus de sous on sait jamais

55:35
Amélie de Montchalin

il ne

55:36
Locuteur

faut

55:36
Amélie de Montchalin

pas qu'ils partent parce que s'ils partent vous n'aurez plus des gens comme je voulais dire merci beaucoup Amélie de Montchalin d'être venue sur le plateau de

55:41
Locuteur

Backseat