Lyhanna : il faut enrayer la fabrique des agresseurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Autorité justice, quelle réponse face au fiasco de l'affaire Liana ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la mise en examen de Patrick Bruel est un signal que quelque chose a changé ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites face à ceux qui défendent l'innocence de Patrick Bruel ?
- 9:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que sa carrière doit être mise en pause s'il est en détention provisoire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la Macronie et la droite ne parlent que de surenchère pénale ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour éviter ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Mathilde PanotFait
« être une célébrité ne donne pas un permis de violer »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Autorité justice, quelle respond quelle réponse pardon face au fiasco. On parle évidemment ce soir notamment de l'affaire Liana avec un certain nombre de candidats la présidentielle. le responsable politique Gabriel Atal dans un instant avec nous Jean-Philippe Tangui pour le Rassemblement national Mathilde Panot bonsoir à nouveaux merci d'être là ce soir sur ce plateau avec Apoline.
Une information qui tombe à l'instant ce soir et on la prend à l'instant d'après nos informations. Patrick Bruel a bel et bien été mis en examen ce soir. Mis en examen pour viol au préjudice d'une plaignante pour tentative de viol pour agression sexuelle pour harcèlement.
Il est également témoin assisté pour d'autres faits. Au moment où l'on se parle, Patrick Bruel vient d'être escorté devant le juge des libertés de la détention. Il saura donc dans les minutes ou dans les heures qui viennent au plus tard s'il va en prison.
Je rappelle que le parquet a demandé sa détention provisoire. Mathilde Panot, on verra si Patrick Bru est placé en détention provisoire. On verra s'il est condamné à la fin de cette procédure, mais est-ce que le fait qu'il soit mis en examen ce soir d'ors et déjà et le signe, le signal, le symbole que quelque chose a changer ?
En tout cas, je crois que c'est un signal important notamment pour les 30 femmes que je veux saluer qui ont eu le courage de parler, c'est dur de parler notamment lorsqu'il s'agit de personnages puissants et que le signal qui est envoyé ce soir, c'est qu'être une célébrité ne donne pas un permis de violer. Je le dis puisque depuis deux quinquenas, nous avons Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs qui sont responsables de la situation actuelle qui explique que la légalité et la lutte contre les violences faites aux femmes sont la grande cause du quinquena. Et bien euh je je le dis d'autant plus comme un signal important au moment où nous avons un président de la République qui disait de deux par Dieu qu'il faisait la fierté de la France, qui euh parlait pour Brigitte Macron de Salcon en parlant des militantes féministes qui justement étaient en train de soutenir euh d'autres femmes victimes de violence et euh qui notamment redisait toute sa confiance à François Bairou au moment où il était mis en cause avec un mensonge flagrant devant le parlement et pour son omerta dans l'affaire Betaram.
Donc pour vous, quelque chose est en train de changer. On a entendu tous ces un certain nombre de voix aussi venir non pas défendre Patrick Bruel, mais défendre jusqu'au bout la présence de son innocence, défendre jusqu'au bout la possibilité pour un artiste comme lui de monter sur scène, de faire ses spectacles et cetera. Qu'est-ce que vous dis par vous dites par rapport à ça ?
Est-ce que ce soir à tout le moins sa carrière doit être mise en pause ? Bah écoutez, s'il est en détention provisoire, sa carrière sera mise en pause. Donc c'est une question qui est un peu à côté.
Vous me permettez vous me permettez de dire un mot un mot sur ce que j'entends depuis le début de cette émission. H moi je suis assez frappé d'entendre la Macronie qui est au pouvoir depuis 10 ans, d'entendre la droite qui gouverne avec la Macronie puisque vous avez eu monsieur Retaillot ancien ministre de l'intérieur et l'extrême droite parler uniquement de la manière dont il faudrait faire une surenchère pénale faire des castrations chimiques et je ne sais quelle autre mesure qu'ils inventent du moment que ça ne coûte pas un seul euro d'argent public puisque c'est la ligne directrice que s'est donné ce gouvernement ne pas mettre l'argent réclamer depuis des années et des années par les associations pour lutter véritablement contre les violences sexuelles. Non mais pourquoi je suis frappé ?
Parce que personne ne vous parle jamais de comment est-ce qu'on évite ces violences. Comment est-ce que en France en 2026 on ne meurt pas parce qu'on est une femme ? On ne meurt pas parce qu'on est un enfant et on ne pas violé parce qu'on est une femme ou parce qu'on est un enfant.
Et ça devrait être la base de notre discussion. Et ce Oui. Et bien la première des choses, c'est la question de la prévention, c'est la question de l'éducation.
Nous sommes dans un moment dans notre pays où par exemple le planning familial est en train de licencier des équipes, de fermer des antennes à des endroits parce qu'il n'arrive plus à avoir suffisamment de moyens et de subvention. Un exemple de ce que ferait le Rassemblement national à la mairie de Carpentra par exemple qui a décidé de sucrer entièrement la subvention donnée au planning familial. On pourrait parler du bilan de la macronie sur l'éducation et la sexualité qui n'est pas je ne sais quel fantasme de l'extrême droite mais qui est le moment où on apprend un enfant que son corps lui appartient et que personne n'a le droit de le toucher.
Et on apprend aussi au garçon ce qu'est le consentement. Si on ne fait pas l'éducation, si on n'enrreille pas la fabrique des agresseurs, alors on continuera d'être dans un pays où le viol, qui je le rappelle est un crime continuera d'être largement répandu contre les femmes et les enfants. Vous parlez de prévention, je voulais vous montrer, on voulait vous montrer ce soir un exemple très concret, une publicité allemande de prévention précisément.
Euh vous allez la voir, principe très simple euh d'un homme qui se retrouve dans le métro, dans les transports en commun face à une mère et à son fils et regardz le slogan. Kinder www. Aimez-vous les enfants plus que vous ne devriez ?
Des aides existent. Parlez-nous d'une certaine manière. Ça, on l'a jamais vu en France.
Est-ce qu'il est-ce qu'il faudrait ce genre de ce genre de campagne de prévention en France ? Ça fait partie des campagnes de prévention. En plus d'apprendre aux garçons ce qui est le consentement, ça fait évidemment partie des campagnes qu'on pourrait faire.
Çait pas mal à l'aise. C'est vrai que nous en regardant ce spot, on était très mal à l'aise. C'est une approche qu'on a pas ici presque comme si on tendait la main pour certes les aider justement à ne pas tomber dans la déviance, mais ça paraît assez assez étonnant.
Mais vous savez vous savez ce qu'on a appris dans l'affaire pélico. Qu'est-ce qu'on a appris dans l'affaire pélico ? Il faut pas prendre les émotions les unes après les autres.
Quand il y a 60000 personnes dans la rue lundi qui manifeste en disant plus jamais ça. Qu'est-ce qu'on a appris dans l'affaire Pélico ? Que ce n'était pas des monstre contrairement à ce qu'on disait les violeurs.
Ce sont des hommes ordinaires. C'est ça qu'on a découvert dans l'affaire Pélico. Enfin qu'on a découvert, non pas découvert, zéro découvert dirons-nous.
Donc qu'est-ce que ça implique ? Ça implique qu'il faut une révolution sur ces questions là et que le problème ce n'est pas contrairement à ce que dit par exemple, vous allez m'interroger sur la castration chimique. Le problème ce ne sont pas ni une sexualité déviante ni des pulsions sexuelles qui poussent à violer des enfants ou des femmes.
C'est une question de domination de domination masculine sur les femmes, de domination d'adultes sur les enfants. Et c'est ça qu'il faut renverser dans notre société. Et quand on y met les moyens, comme l'a fait par exemple l'Espagne, l'Espagne a décidé de mettre les moyens notamment sur la question des violences faites aux femmes avec du coup un plan d'investissement et une loi 4 qui a été faite qui fait que ils ont divisé d'un tiers le nombre de féminicides, que désormais il y a neuf plaintes sur 10 qui donnent lieu, enfin 9 affaires sur 10 pardon qui donnent lieu à une condamnation des agresseurs.
Nous sommes très très loin des 1 % de viol seulement qui sont condamnés en France et des 3 % de viol sur enfants qui sont condamnés en France. Donc, il faut mettre les moyens partout dans tous les ministères et faire en sorte que la société toute entière puisse protéger les enfants et les femmes. Mathilde Panot, je comprends ce soir que vous rejetez, je vais appeler ça les mesures un peu définitives euh qui sont mises sur la table par un certain nombre de ceux qui ont défilé sur ce plateau, par les castrations chimiques, la perpétuité réelle, tout ce qu'on a pu entendre ce soir sur sur ce plateau.
Qu'est-ce que vous proposez en face pour ceux pour ceux qui ont commis des crimes ? par exemple et qui sont placés en détention et qui à un moment donné ressortent. Qu'est-ce qu'on fait ?
Vous savez vous savez pourquoi la peine de mort a été abolie ? Pourquoi ? Alors, il y avait la question des erreurs judiciaires, il y avait plein de choses, une justice qui ne tue plus et cetera.
Mais il y avait notamment un fait qui était décrit par les criminologues qui montrait que même lorsque la peine est très dure, alors je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus dur que la peine de mort, ça n'empêchait pas les gens de passer à l'acte et de passer au crime. Il disait par contre, et ça c'est des criminologues qui le montrent aussi, que ce qui peut empêcher de passer à l'acte et donc de commettre un crime, c'est la certitude d'être arrêté. Quand je vous dis 3 % des viols pour enfants seulement sont condamnés et 1 % des viols pour fem pour enfant pardon là on vous interroge pas sur le fait de les arbérès j'ai compris j'ai compris mais le problème aujourd'hui c'est pas c'est même pas la question de qu'est-ce qui se passe après la libération la question qui est posée aujourd'hui c'est pourquoi les agresseurs sexuels, les violeurs dans notre société ne sont pas arrêtés ne sont pas condamnés donc derrière derrière n'ont pas de suivi de soin comme ça pourrait aller non pas pour les victimes d'accompagnement par exemple mais quand on estime que les victimes de viol lorsqu'ils ont été victimes de viol dans l'enfance en ont en moyenne pour 20000 € de leur poche pour se reconstruire donc par exemple il faudrait prendre en charge intégralement par la sécurité sociale le suivi des victimes.
Je vous dis ça pour vous dire que la première des choses à faire c'est de répondre à l'appel qui a été fait à de nombreuses reprises par les magistrats. Rappelez-vous de la tribune des 3000 magistrats suite au suite de l'une des leur et rappelez-vous des recommandations de la civis. 82 recommandations, 75 % des recommandations ne sont pas mises en œuvre.
Rappelez-vous des deux rapports 2022-2023 qui montrent que par exemple quand il y a une plainte pour viol d'enfant, 70 % de ces plaintes ne donnent lieu même pas à un seul acte d'investigation. Il y a eu les appels des associations. Donc la première des choses à faire, avant même de parler de la suite, moi je peux parler de la suite, j'ai pas de problème.
Mais la première des choses à faire, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus d'impunité en plus d'avoir une prévention et de l'éducation. C'est extrêmement clair. Maintenant, je vous repose la question quand même des suites et on a un exemple extrêmement concret.
Je l'évoquais tout à l'heure avec Bruno Rotaillot, c'est le Dauphiné Libéré qui publie cet article ce matin. Il raconte ce qui se passe dans une entreprise de transport. une entreprise de transport, il y a 180 salariés, il y a 80 véhicules dont des bus scolaires.
Et le patron de cette entreprise de transport apprend quasiment par hasard que l'un de ses chauffeurs qui est en contact avec des enfants, parfois même avec des enfants seuls dans son bus à la fin de la course, et bien en fait c'est un multiécidiviste. Il a été condamné en 2009 pour agression sexuelle c mineur, il a ensuite été condamné en 2011 pour viol sur et il a à nouveau été condamné récemment en 2026 pour détention d'images pédopornographiques. à l'occasion de cette dernière condamnation reconnaissant son chauffeur dans un article de presse qu'il décide donc de l'écarter de son job où il est aujourd'hui au contact de mineur et d'ailleurs ça va lui coûter puisque c'est à lui à ses frais de le licencier alors qu'il le fait pour protéger les enfants.
Ce que je vous pose comme question c'est quand il y a eu 2009 une première condamnation pour agression sexuelle ? Quand il y a eu 2011 une condamnation pour viol sur mineur ? Quand il y a eu en 2026 une condamnation pour dédition d'image pédopornographique ? vous repose la question.
Qu'est-ce qu'on fait des pédo criminels quand ils ont purgé la peine ? Est-ce que vous estimez qu'ils ont le droit parce que philosophiquement vous y êtes attaché de se réinsérer dans la société ou est-ce qu'il faut qu'il y ait une peine à perpétuité ? Est-ce qu'il faut qu'il soit fiché que tout le monde puisse savoir qu'ils sont des pédocriminels ?
Qu'est-ce qu'on fait d'eux ? Alors, il y a une première chose dans ce que vous êtes en train de pourqu ne deviennent pas eux-mêmes chauffeurs d'un bus avec des enfants. Il y a une première chose madame de Malerbe qui correspond à à une actualité parlementaire très récente.
Il y a 2 semaines, nous avons fait passer à l'Assemblée nationale la loi qui est issue des travaux de commission d'enquête que nous avons obtenu grâce au travail notamment de Paul Vanier, député insoumis, mais aussi de Violette Spielboot. ce travail de loi, voilà, pour que plus jamais un scandale comme Betaram ne puisse arriver et qui permettent de protéger les enfants notamment dans le milieu scolaire. Dit notamment qu'il doit y avoir un suivi beaucoup plus strict des sanctions qui seraient faites dans l'éducation nationale.
Ça ne répond pas exactement à votre cas mais vous comprenez que c'est à peu près les mêmes genres de choses. Qui a donc été voté ? l'article 6 de cette loi.
Il se trouve que cette loi a été votée à l'Assemblée nationale et que maintenant ça dépend du gouvernement, qu'elle soit inscrite au Sénat puis qu'elle fasse la navette parlementaire pour qu'elle puisse réellement s'appliquer. Je rappelle que ça vient d'un travail de 6 mois de collectif d'abord du collectif d'anciens élèves de Betaram mais ensuite de beaucoup des collectifs de victimes qui se sont exprimés sur les violences qu'ils subissaient à l'école. Et moi, je veux juste attirer votre attention sur quelque chose qui n'a pas été dit dans votre émission non plus et qui est pourtant très très important.
Pourquoi est-ce que j'insiste autant sur la prévention ? Évidemment, je comprends l'angoisse de parents lorsqu'il y a des scandales comme Betaram, comme le scandale du périscolaire. Et je crois que le travail qu'a fait Paul Vanier avec Violette Spielboot répond à à cela.
Donc il doit être mis en œuvre rapidement. Mais ne pas oublier que h enfants victimes de violence sexuelle sur 10 le sont dans le cadre intrafamilial. Et d'ailleurs dans le drame de Liana, nous ne sommes pas directement dans le cadre intrafamilial mais nous sommes quand même dans le cadre d'un ami de la famille qui a fait qu'elle l'a suivi beaucoup plus facilement parce qu'elle le connaissait.
Donc la question qui est posée de regarder en face ce qui se passe dans notre pays, de sortir du déni, elle est posée aussi sur des mesures structurelles. Figurez-vous qu'il y a 5,4 millions d'adultes dans notre pays qui ont connu des violences sexuelles quand ils étaient petits enfants. C'est un phénomène massif.
Tous ceux qui vous disent qu'ils vont faire des politiques de coups de menton qui en plus sont là depuis 10 ans au couvrir aller vers le même éche l'avez dit tout à l'heure nos prisons sont les plus remplies qu'elles ont jamais été remplies depuis la libération ça change rien. Mathilde Panot pardon mais je trouve qu'il y a une contradiction dans ce que vous dites. C'estàd que vous dites d'un côté il y en a qui qui sont victimes et ensuite on a appris il se trouve aujourd'hui qu'il y avait eu au minimum des plaintes et peut-être des condamnation à l'encontre du père de Jérôme Barella pour des violences sur des mineurs.
À l'encontre du frère de Jérôme Barella pour des faits similaires. Je vous repose probablement faut-il aller voir les petites filles de cet homme pour savoir si elle évidemment à la question des deux petites filles. On pose on se pose aussi la question de l'épouse où est-elle ?
Qu'a-t-elle fait lorsque les récits des viols ? Il se trouve que c'était sous le toit dans la maison et parfois même dans la chambre parentale. Maintenant, je vous repose une question.
Lorsque vous avez cette constatation et vous l'avez dit, euh je vous repose la question : faut-il euh même si c'est philosophiquement désagréable, faut-il se dire au fond l'important c'est de protéger nos enfants et donc ils auront beau avoir purgé leur peine, il faut un suivi particulier, il faut les inscrire au fichier pour que les mamans, les papas puissent savoir qu'il y a un pédriminel qui est dans la rue d'à côté qui est C'est ce que fait l'Angleterre. Est-ce qu'il faut une castration chimique obligatoire à long terme ? Qu'est-ce qu'on fait de ces hommes-là dont vous le dites vous-même, il y a parfois malheureusement quelque chose presque, j'allais dire de continu, d'irrémédiable ou en tout cas une plusieurs faits qui se suivent.
Mais écoutez, je je ne connais pas exactement l'histoire de cette famille-là et nous verrons bien quelle sera l'histoire de cette famille-là. Mais je vais vous dire, il serait très grave madame de Malerbe de faire croire que parce que des gens seraient victimes de violence et même dans leurs enfances, ils reproduiraient automatiquement ces violences. Donc la question à la fois des condamnations pour qu'il n'y ait pas d'impunité, des soins qui suivent de l'accompagnement réel des victimes, c'est cela qu'il faut faire.
Et quand vous voyez que très nombreux récid sur ces questions de pédocriminalité quand vous voyez que nous avons quatre fois moins de procureur en France que dans la moyenne européenne, pas le pays avec le plus de procureurs en Europe, la moyenne européenne deux fois moins de juges, beaucoup moins d'avocats, de greffiers, c'est toute cette question que vous posser, c'est la question qu'on a posé à tous ceux qui sont rou prenez les choses une fois que le crime a été commis. Moi, j'aimerais avoir pour ambition pour mon pays que les femmes parce qu'il y a des crimes commis, parce qu'il y a des condamnations00 à se faire violer chaque année. Mais vous savez, vous savez dans la liste est-ce qu'on fait comme l'Angleterre, la Pologne, les États-Unis pour la peine de mort automatiquement.
Je veux dire si le principe en fait le simple fait qu'on pose la question de la réinsertion, vous nous dites qu'on est pour la peine de mort. pas enfin pardon je dans le principe de la justice madame de Malerbe parce que je suis en train de vous dire le principe de la justice c'est que si vous êtes condamné à une peine c'est que ensuite la la société estime que vous avez payé ce qu'il fallait et qu'ensuite il Oui mais le principe de la justice est aussi de protéger les enfants. Oui bien sûr.
Et vous croyez qu'ils sont protégé aujourd'hui ? Je vais vous dire madame de Malerbe, moi je ne ferai jamais confiance à un gouvernement qui lorsqu'il a des enfants sous sa responsabilité, ceux de l'aide sociale à l'enfance dont j'aimerais parler parce que 18 % d'entre quand on parle d'un enfant sur deux qui a été victime de violence sexuelle, 18 % de ces violences se sont fait dans les propres institutions de l'aide sociale à l'enfance, dans les foyers, dans les familles d'accueil. Et donc la la les la question par exemple de ces enfants qui ne sont pas protégés par ceux qui en ont la responsabilité, nous nous recentraliserons l'aide social à l'enfance et nous leur donnerons des moyens.
De même, je ne ferai jamais confiance à un gouvernement qui laisse plus de 3000 enfants dormir à la rue. Parce que la première des sécurités, c'est aussi la sécurité sociale et le fait de ne pas laisser des enfants vulnérables. Jusqu'à l'année dernière, un enfant de 11 jours qui est mort de la rue. 11 jours dans la 7e puissance économique au monde.
Rien que cela devrait nous indigner toutes et tous. Donc je vais vous dire, nous avons les moyens dans notre pays de dire que les violences sexuelles, que le meurtre d'enfants, les infanticides comme les féminicides ne sont pas des fatalités, que nous pouvons changer les choses par des politiques ambitieuses notamment en dotant bien les services publics. Je pense notamment à la justice mais aussi à la police judiciaire.
Soir aussi la question de l'autorité et on en revient pour chacune de ces interviews notamment à l'exemple des violences après le match du Paris-Germain. Est-ce que on peut résumer votre position à la France insoumise en disant plus de moyens pour la justice, moins de moyens pour la police ? Non, plus de Je viens de vous dire plus de police judiciaire.
Donc vous avez écouté puisque c'est monsieur Dermanin qui a démantelé la police judiciaire. Je vais vous dire ce qui s'est passé c'est que en Macronie la Macronie est incapable d'organiser une fête populaire. Ça a été dit, ça a été demandé.
Il faut des fan zones pour pouvoir organiser le fait que les gens puissent avoir le droit d'être heureux un peu dans la rue, de faire des lièes populaires comme on l'a vu avec Mireille et ses petits jeunes qui l'ont aidé à sortir des gaz lacrymogènes. Donc le problème c'est la doctrine, la doctrine de maintien de l'ordre qui va justement au contact qui fait qu'on voit des images où par exemple lorsqu'il y a des supporters à un endroit, on organise des charges de CRS, on envoie des gaz lacrymogènes. Et moi, je vais vous dire, j'accuse j'accuse ce gouvernement qui dit que nous sommes laxistes.
Je les accuse eux de dévoyer les moyens de la police et de la justice pour criminaliser leurs opposants politiques, pour criminaliser les opposants, toute opposition sociale écologiste dans ce pays et notamment faire un déploement de force lors de ces événements au désastre. Je reviens à ces violences. Quand vous voyez des jeunes filmés en train de pardon mais de défoncer un abribus, de s'attaquer à une vitrine et cetera, c'est pas la police.
C'est pas la pression de la police, c'est pas la pression des forces de l'ordre qui est qui les fait faire ça. Oui. Et donc dans les autres pays, il y a pas de casseur.
Je sais pas pourquoi ça se passe bien dans les autres pays. Pourquoi la cour neuvu une fan zone a été fait pour qu'est-ce qu'on fait pour cela ? Et bien qu'est-ce qui se passe ?
Vous avez par exemple une justice qui ensuite fait ce qu'on appelle parce que vous parlez de la réparation, vous savez ce que fait la justice quand elle prend quelqu'un et que par exemple elle décide de le condamner. La justice fait quoi ? Elle donne des amendes et même des dommages et intérêts.
Et donc ça c'est c'est le cours normal de la justice. Donc un qu'on permette aux gens de faire la fête, qu'on arrête de vouloir tout le temps être triste dans ce pays. Il y a la possibilité de faire la fête sans avoir des gaz lacrymogènes qui nous arrivent, des charges de CRS qu'on arrête celles et ceux sur lequels il y a un problème qui seront ensuite condamnés.
Et point, c'est la manière dont ça s'organise partout dans le monde. Je ne vois pas pourquoi en France, on ne serait pas capable de faire une fête telle que celle-ci, surtout à l'approche de la Coupe du monde. Donc fan zone, il faut des fan zones.
Merci beaucoup Mathilde Pan d'avoir été avec nous. Dans dans une seconde, Gabriel Atal qui est déjà sur ce plateau, vous avez un message à Gabriel Atal ou pas ? Oui.
Bah par exemple, vous pourriez lui demander plutôt que de faire des promesses comme ça puisque il fait partie du bilan, il a été premier ministre. euh s'il est favorable à un projet de loi de finance rectificative pour mettre les moyens maintenant, les 3 milliards que demandent les associations et enlever par exemple ce qui a été fait par décret la semaine dernière, les - 414 millions pour la justice. C'est pour vous donner une idée hein, le recrutement de 5000 magistrats.
Voilà ce que ça représente la coupe budgétaire qu'ils ont fait la semaine dernière par simple décret. Il vous a entendu, on va lui poser la question évidemment. Merci Math Merci Math d'avoir été avec nous.
Gabriel AT nous rejoint.
Mathilde Panot