Présidentielle, RN: l'interview en intégralité de Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France
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Bonsoir Xavier Bertrand, patron de la région Hauts-de-France, ancien ministre, auteur du livre « Rien n'est jamais écrit ». On parlera tout à l'heure si vous voulez bien des propos du chef d'état-major des armées mais je signale votre livre que vous avez publié récemment, vous n'êtes pas le seul en ce moment à écrire parce qu'on a appris ces derniers jours que Nicolas Sarkozy va raconter ses souvenirs de ces trois semaines passées à la prison de la santé dans un livre à paraître le 10 novembre prochain, journal d'un prisonnier, 20,90 euros le livre, vous irez l'acheter ?
Non mais vous êtes sérieux là ? Vous avez vu les sujets que vous avez évoqués et vous commencez à poser la question si je vais acheter du livre ? Je me suis fait déjà mon idée sur ce que je ferais mais mon avis ne sera pas instrumentalisé. Il y a mille sujets dont on va parler, j'espère qu'on va parler de sujets le budget, tous ces sujets-là, on ne va quand même pas commencer par cette question, est-ce que je vais acheter tel ou tel livre ? Ça n'a aucune importance. Mon avis ? Aucune.
C'est dans votre région, Xavier Bertrand, que se trouve la prison de Vendin-le-Vieille où sont regroupés quelques-uns des narcotrafiquants les plus dangereux de France. L'un de ces détenus qui purge une peine jusqu'en 2029 va pouvoir bénéficier d'une permission de sortie demain, le temps d'une journée, pour un rendez-vous avec un potentiel employeur. Il n'aura pas d'escorte, c'est son épouse qui viendra le chercher à la sortie de la prison de Vendin-le-Vieille. Quelle est votre réaction ?
Ça c'est un sujet important. C'est un sujet important qui ne concerne pas seulement ma région, mais qui concerne différentes régions. Et j'ai eu l'occasion de m'en entretenir notamment tout à l'heure avec des responsables syndicaux de cette prison. Ce soir, je vous le dis, M. Fauvel, je demande au ministre de l'Intérieur qu'il y ait une surveillance de ce déplacement qui est lieu. C'est-à-dire que ce détenu va être accompagné soit d'un membre de sa famille, soit de son avocat, et puis aussi d'un conseiller de probation. Ça ne suffit pas, vu la raison pour laquelle il est interné.
Et ce que je demande à Laurent Nunez, je le fais ce soir, je le ferai par écrit également avant ce soir, c'est qu'il y ait une surveillance de son lieu de détention jusqu'au lieu où il rencontrera clairement un éventuel employeur. Il n'est pas question de laisser sans surveillance. Il ne peut pas être accompagné par des policiers, la loi ne le permet pas, mais à tout le moins, il est impératif qu'il soit surveillé du début jusqu'à la fin sur l'ensemble de la journée.
Vous considérez que sans escorte, sans surveillance, on prend un risque ?
Il est détenu pour quoi ?
Trafic de drogue, association de malfaiteurs.
Et vous savez d'ailleurs que dans la loi sur le narcotrafic qui a été votée, qui a été promulguée, voilà quelques mois, il est prévu maintenant qu'il y ait de plus en plus de visio, de visio-conférences, de visio-réunions pour éviter les extractions. Vous savez ce qui s'est passé avec ce drame terrible qui a coûté la vie à des agents pénitentiaires avec ce détenu, M. Hamra. Donc il est impératif maintenant qu'il y ait un minimum d'extraction qui soit faite. Il faut tenir compte de la dangerosité de ce qu'il aurait reproché. Là en plus, ce sont des condamnés, des détenus.
Vous avez peut-être entendu ce que disait Mathilde Panot qui était assis à votre place il y a quelques minutes sur la question de la dépénalisation du cannabis. Elle dit qu'on n'y arrive pas aujourd'hui, la moitié des Français fument ou ont fumé un jour du cannabis. Concentrons-nous sur le grand banditisme, sur la cocaïne et dépénalisons le cannabis. Est-ce que vous faites le même constat qu'elle ?
Certainement pas. Je peux réagir également comme ancien ministre de la Santé. J'ai eu accès et je continue à m'intéresser à toutes ces questions qui ont trait à la santé. Il est évident que consommer des stupéfiants, c'est quelque chose qui est ravageur pour la santé. La deuxième chose, c'est que je suis intimement convaincu également que nos jeunes, nos enfants se construisent également par rapport à les interdits. Et que si vous légalisez... Qu'ils ne le respectent pas aujourd'hui. Attendez, je vais y venir. Et que si vous légalisez, vous faites tomber cet interdit. Et puis il y a autre chose.
Parce que j'entends certains qui disent « Oui, mais si on légalise, il n'y aura plus de problème ». Non, mais on est sérieux là. Vous pensez que les narco-trafiquants, vous pensez que les dealers, parce qu'on a légalisé le cannabis, bon, ils vont ranger toutes leurs petites affaires et puis vont aller pointer à France Travail pour aller travailler à l'usine ou pour aller travailler au bureau. Mais bien évidemment qu'ils vont développer un autre business. Et dans quel domaine ? Dans le trafic. Et dans le trafic de quoi ? Le trafic de drogue.
Ça leur coupera au moins cette manne-là du trafic de cannabis en France qui concerne des millions de personnes.
Mais vous pensez que ces gens qui sont des criminels, qui sont muets par l'appât du gain, vous pensez sincèrement qu'ils vont se mettre au chômage et qu'ils vont aller tranquillement aller chercher un boulot, comme le font tous les Français ? Mais jamais de la vie. Vous allez avoir des trafics qui vont se démultiplier dans d'autres domaines liés à la drogue. Et donc vous allez avoir un renforcement sur d'autres drogues. Non mais c'est de l'angélisme, c'est de la naïveté. Et Dieu sait si en politique il faut se garder de nombreux défauts, mais surtout se garder de la naïveté en la matière.
Est-ce que vous considérez qu'il faut être plus dur aujourd'hui sur les consommateurs ? Je pense que pour les consommateurs... Là je rappelle, il y a aujourd'hui un système d'amende forfaitaire. Il y en a eu 80 000 euros l'an dernier. Dans une partie des cas d'ailleurs, elles ne sont pas réglées. Mais est-ce qu'il faut aller plus loin sur les consommateurs de cannabis ?
Déjà, c'est cette amende qui a lieu, elle n'est pas payée par grand monde. Aujourd'hui on se réjouit parce que je crois qu'il y a la moitié de ces amendes qui sont... La moitié, ça veut dire qu'il y a la moitié qui ne payent pas. De toute façon, dans notre pays, les amendes liées aux contraventions, il n'y a que les braves gens qui les payent. Vous êtes comme moi, si vous recevez un PV, stationnement ou autre, qu'est-ce que vous faites ? Vous réglez tout de suite. Il y en a plein qui ne s'embêtent pas. Et quand ils recevront des recommandés, ils n'y vont pas. Concernant la drogue, je suis intimement convaincu qu'il faut aller beaucoup plus loin.
Et il faut aller plus loin, notamment sur des mineurs, pour, côté des parents, avoir un accompagnement psychologique quand on est un consommateur régulier. Et pour, notamment les majeurs, il faut qu'il y ait une injonction de soins. Il faut qu'il y ait une obligation thérapeutique à leurs frais. À la première arrestation ? Non, je vous le dis, pour les récidives, notamment, pour ceux qui sont ancrés dans la drogue, c'est quand même un fléau dont on meurt, ne l'oublions pas. Donc, clairement, les amendes, elles doivent être... Il y a la retenue à la source aujourd'hui. Il faut qu'elles soient retenues directement, comme on le fait pour vos impôts, sur le revenu.
Encore faut-il qu'il y ait des revenus, si c'est des mineurs ? Non, mais il y a les parents ?
C'est-à-dire ? Attendez.
Vous dites, on prend l'amende directement sur le salaire des parents, quand un mineur se fait prendre en train, par exemple, de fumer un joint.
Évidemment, vous avez une responsabilité, quand même. La responsabilité parentale, c'est quelque chose qui compte. Donc, très clairement, que l'on soit mineur, que l'on soit majeur, on doit, justement, régler ces amendes. Et l'autre sujet, qui est pour moi le plus important, à partir des récidives, il est important qu'il y ait un accompagnement. L'accompagnement, il est thérapeutique, et clairement, il doit être au frais de ceux qui sont reconnus récidivistes.
On en parlait il y a quelques instants avec Mathilde Panot, Xavier Bertrand. Emmanuel Macron a donc pris la défense ce week-end du chef d'état-major des armées, qui avait estimé cette semaine que la France devait se préparer à perdre ses enfants en cas de conflit. Est-ce que vous avez été choqué, comme Mathilde Panot, il y a quelques instants, par les propos du plus haut gradé de l'armée française ?
Il est temps de remettre de l'ordre dans notre pays. L'autorité, c'est une autorité politique qui doit s'exprimer et nous dire s'il y a une menace, quelle est cette menace et comment nous devons armer la paix. L'article 15 de la Constitution précise clairement que le président de la République, le chef de l'État, est le chef des armées. Quelles que soient les qualités, quel que soit le statut du chef d'état-major des armées, ce n'est pas à lui de tenir devant les maires un tel discours. Et j'attends du président de la République que dans les jours qui viennent, il précise exactement les propos du chef d'état-major des armées.
Vous savez, j'ai été marqué ce week-end en discutant avec beaucoup de personnes qui sont très attachées à notre défense nationale, très attachées à la défense de notre pays, très conscients des menaces qui pèsent sur notre pays, notamment la Russie. Eux-mêmes ont été marqués par ce discours. Eux-mêmes ont été choqués par ce discours. Des parents, beaucoup de gens même, qui n'ont pas des enfants aussi. Évidemment, des parents, des grands-parents. Mais encore une fois, il faut qu'on arrête maintenant que tout le monde s'exprime sur des sujets aussi graves. C'est au chef de l'État de le faire. L'article 15 de la Constitution n'a la chance d'avoir une Constitution solide. On la respecte.
Vous avez le sentiment qu'Emmanuel Macron ne dit pas tout aux Français ? Non, je dis qu'il doit préciser maintenant. Il y a un risque aujourd'hui qu'a abordé de façon sibylline le général Mandon et qu'aujourd'hui Emmanuel Macron doit tout expliquer.
Il en a trop dit, il n'en a pas assez dit, le chef d'État-major des armées. Alors maintenant, c'est au chef de l'État de nous préciser exactement quelle est la nature de la menace, quel est le degré de la menace. Mais ça a aussi des conséquences. Parce qu'il faut bien le voir, on a aujourd'hui, on va certainement parler de la question du budget dans notre pays. Nous avons besoin, quand je parle d'armer la paix, ça veut dire qu'il faut renforcer notre défense nationale. Il y a ce qui est prévu dans la loi de programmation militaire et des parlementaires qui connaissent ce sujet, à la fois comme Cédric Perrin au Sénat, comme Jean-Louis Thériault à l'Assemblée nationale.
On parlait encore dernièrement. On a besoin de faire un effort supplémentaire de plus de 6 milliards d'euros. Il faut donc que notre budget soit voté pour faire face à nos engagements. Et attention, que les budgets soient votés, mais que les services comptables de Bercy ne bloquent pas ce qui a été voté. Il faut que ça arrive pour nos militaires, il faut que ça arrive dans l'industrie d'armement pour que nous puissions être au rendez-vous et protéger la France et les Français.
Il y a le budget, Xavier Bertrand, et puis il y a également ce qu'Emmanuel Macron devrait annoncer en fin de semaine prochaine, c'est-à-dire le retour du service militaire, pas tel que l'on connu les plus anciens d'entre nous,
mais sur la base du volontariat.
Vous l'avez fait où, votre service ?
À Reims. À Reims ? Je le lis dans ce livre, une préparation militaire à Cambrai et un service militaire à Reims. J'avais très bon souvenir. Je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi. Le service était militaire, mais c'était aussi un formidable creuset. Il n'y avait pas de religion, il n'y avait pas de catégorie sociale, il n'y avait pas d'idée politique. L'uniforme et aussi le sens du service de la patrie, c'est quelque chose qui comptait. Je ne suis pas un nostalgique, mais je pense, pour ma part, le service militaire volontaire qu'il doit annoncer...
Payer 900 à 1 000 euros par mois sur une durée de 10 mois avec un objectif de 50 000 personnes par an d'ici une dizaine d'années.
Un service militaire volontaire, je suis pour, mais je pense qu'à côté, il faudrait revenir, je sais que ça coûte, je sais que ce sera compliqué, à un service national qui n'est pas militaire parce qu'on a besoin aujourd'hui de retrouver ce creuset qui nous fait défaut. Et ça permettrait également d'avoir pendant quelques mois un engagement des jeunes pour leur pays, mais aussi qu'on leur permettrait à ces jeunes d'avoir un juste retour. C'est-à-dire, regardez, passer le permis en lien avec les auto-écoles, passer un bilan de santé, un bilan d'orientation, de pouvoir également avoir un premier stage validé.
Il est aujourd'hui important, on en parle du service militaire, je sais que c'est une conviction que je partage, un combat que je porte avec Jean-Louis Borloo. Qu'est-ce qu'on aime nos jeunes ? Qu'est-ce qu'on en parle bien ? Qu'est-ce qu'on s'en occupe mal ? On a besoin de forger dans notre pays un pacte générationnel. Et on va s'apercevoir que les Français ne sont pas égoïstes et que très clairement, sont prêts à faire des efforts pour que nos jeunes retrouvent confiance et espoir. C'est tout cela qu'il faut reprendre du plus jeune âge, du plus jeune âge, jusqu'à leur entrée dans la vie active.
Je voudrais qu'on parle de votre parti, Xavier Bertrand. Les Républicains, vous vous en incarnez en quelque sorte l'aile anti-RN. Vous êtes aussi contre l'union des droites. Je vous replace pour ceux qui auraient raté quelques-uns des...
Non, on va placer complètement.
Ni LFI, ni RN.
Ni LFI, ni RN. C'est un des extrêmes. Et je vais vous dire pourquoi. C'est parce que les deux clivent et divisent. Moi, je veux unir et rassembler.
Vous avez interpellé le chef des Républicains, Bruno Retailleux, il y a un mois, en lui disant qu'il faut clarifier la position du parti vis-à-vis du Rassemblement national. D'abord, est-ce qu'il vous a répondu ? Pas encore. Pas encore. Vous êtes patient.
Oui, je suis patient. Ça fait trois semaines. Je suis patient mais tenace. Et je ne lâcherai pas. Non, parce que c'est une affaire de conviction.
Il a répondu dans les médias, Bruno Retailleux. Il dit « J'en ai marre d'entendre Xavier Bertrand me demander d'éclaircir cette ligne. On a déjà tranché cette question quand Éric Ciotti est parti rejoindre le RN. » Donc, il ne va pas vous répondre.
Non, non. On ne l'a pas tranché. Quand il y a un vice-président du parti, François-Xavier Bellamy, qui vote la motion de censure quand vous avez David Disnard qui dit qu'il faut qu'on fasse un pacte de gouvernement et on verra qui vient, y compris l'extrême droite, elle n'est pas tranchée la ligne. Et quand dans le Tarn-et-Garonne pour une élection législative, Bruno Retailleux dit « Pas une voix pour la gauche. » Moi, je voulais entendre « Pas une voix ni pour LFI ni pour le Rassemblement national. »
Vous voyez que vos électeurs, aujourd'hui, les sympathisants des Républicains, ils hésitent aussi. Quand on les interroge sur les municipales, il y en a 60% qui disent « Il faut envisager de s'allier avec le camp présidentiel. » Et il y en a 60% aussi qui disent « Il faut envisager de s'allier avec le RN, votre combat. Est-ce qu'il n'est pas déjà perdu ? »
Jamais de la vie. Mais vous savez, on m'avait dit Ou alors, est-ce que votre place
n'est pas ailleurs ?
Non, non, mais moi, on m'avait dit Non, attendez, non. C'est leur place à eux qui est ailleurs. Si parce qu'ils ont peur du Rassemblement national, parce que les sondages disent qu'ils vont gagner et ils ne gagneront pas, je vous le dis. Si, effectivement, ils ont envie de se faire une place au soleil parce qu'on dit que M. Bardella sera le prochain... Mais là, ce sont vos électeurs qui disent ça. Mais qu'ils y aillent. Mais qu'ils y aillent s'ils viennent aux réunions de chez LR en pensant RN. Mais qu'ils aillent au Rassemblement national. Parce que je vais vous dire une chose.
Il y a une majorité de Français aujourd'hui qui ne veulent ni de LFI ni de Rassemblement national parce qu'ils savent qu'ils ne portent aucune des solutions dont le pays a besoin. Et je vais aller aussi un peu plus loin. Regardez, certains nous disent les différences avec le Rassemblement national, c'est l'économie. Mais pas seulement. Pour le Rassemblement national, la culture, ça rime avec la censure. Et puis, on ne fait pas dans une France aussi fracturée que la nôtre. On ne fera pas un projet de société pour quand vous avez pour les Français, pour les classes moyennes comme je dis en ce livre, en ayant des boucs émissaires. Pour LFI, les boucs émissaires sont les riches.
Et je voudrais quand même qu'on pense au moment du budget aux 2 millions d'entrepreneurs qui dans ce pays tous les jours entendent Mme Pannot et d'autres dire que le problème, c'est les riches comme si les pauvres étaient pauvres à cause des riches. On doit penser à ces entrepreneurs. Et le Rassemblement national passe son temps à faire la confusion entre les musulmans et les islamistes. Les islamistes, il faut les combattre, mais il ne faut pas se tromper. Aujourd'hui, notre pays fracturé a besoin d'être rassemblé.
En attendant, Laurent Wauquiez, le chef de file des députés des Républicains, lui rêve d'une grande primaire qui irait de Gérald Darmanin sur sa gauche à Sarah Knafow sur sa droite. Il a même rencontré Éric Zemmour récemment pour en parler avec lui. Est-ce que c'est une faute de sa part ? Qu'ils parlent de leur primaire qui s'intéresse à ça ? Mais est-ce qu'on peut parler ? Vous venez de nous dire tout le mal que vous pensez du Rassemblement national ou est-ce que vous mettez Éric Zemmour ? C'est pareil. C'est pareil. Il est d'extrême droite aussi ?
Mais quand vous regardez bien les discours, vous vous rappelez des propos... Est-ce qu'il est d'extrême droite ? Évidemment, c'est la droite extrême, c'est la même chose. Attendez, vous ne vous rappelez pas de l'élection présidentielle ? Les propos pour ses... Donc il va falloir
que vous écriviez aussi à Laurent Wauquiez pour lui nommer
et clarifier sa position. Je lui dis à lui comme à d'autres dans une émission qu'il soit capable de dire ni LFI ni RN. Aujourd'hui, vous les entendez facilement dire ni LFI ni LFI. Moi, je veux dire ni LFI ni RN. Ni LFI ni RN ni Reconquête. Oui, oui, c'est pareil. Mais on va jusqu'au bout. On va jusqu'au bout. J'aurais aussi... On le dit, c'est parce que bien souvent, on dit, Bertrand, il parle mal aux électeurs du RN. Les électeurs du RN, je les connais, notamment dans ma région. Ce sont des Français qui ont été trahis, abandonnés, déçus, y compris à l'époque par l'UMP ou par les Républicains.
Mais ceux-là, aujourd'hui, se tournent vers le RN pour la plupart d'entre eux parce qu'ils ont le sentiment que personne ne s'intéresse. Expliquez-moi pourquoi dans ma région, quand je suis élu en 2015, en grande partie parce que la gauche se retire, sans discussion, expliquez-moi pourquoi en 2021, je fais reculer le RN de 16%. Parce que les électeurs reconnaissent une chose, c'est que je me bats. Je me bats pour eux. J'essaye de faire reculer les problèmes et que j'apporte des solutions à leurs problèmes. C'est ça le rôle des politiques. Mais la vérité, M. Fauvel, c'est qu'il y a plein de politiques qui aujourd'hui n'ont plus envie de se battre. Ils sont fatigués.
Ils pensent que c'est l'économie, la finance, l'Europe, le juridisme, la technostructure qui dirige. Mais quand vous vous battez, les gens sentent clairement que vous ferez quelque chose pour eux.
Il y a un homme que vous n'épargnez pas, en tout cas, que vous n'avez pas épargné, c'est Jordan Bardella. Vous avez dit, il est creux, c'est un amateur, il ne connaît rien à la vie. Marine Le Pen vous a répondu en vous qualifiant, je cite, de petite boule de haine en toutes circonstances. C'est un homme, dit-elle, profondément aigri. Est-ce qu'elle a raison quand elle dit ça, Marine Le Pen ? Est-ce que vous êtes aigri, peut-être parce que vos sondages sont à 5 quand les siens sont à 35 ?
Parce que je l'ai battu, c'est ça ? Voilà la raison pour laquelle je serai aigri. C'est il y a longtemps. Attendez, on va être sérieux deux secondes. Elle a dit que M. Bardella avait les qualités pour ? Non. Tous les dirigeants du RN qui sont tombés sur mon dos ont dit que je n'étais pas un mec bien, mais il n'y en a aucun qui est allé dire que M. Bardella était compétent. On a fait toutes les critiques sur moi, c'est commode, mais il n'y en a aucun qui a vraiment pris la défense. S'il y en a un, le candidat, je crois, à la mairie de l'île du RN qui a dit « Non, non, M. Bardella est très compétent, il a eu des jobs d'été. » Non, mais attendez,
soyons sérieux. Vous pensez vraiment que c'est un argument aujourd'hui ? Les Français ont essayé Emmanuel Macron qui n'avait jamais été élu avant. Vous allez me dire avec les résultats qu'on sait, mais je devance votre réponse.
Attendez, soyez sérieux. Vous n'allez pas comparer. Il avait été quand même secrétaire général adjoint de l'Élysée. Il avait été ministre, quand même, ne l'oublions pas, vous n'allez pas comparer. Et puis après, il y a autre chose. À 30 ans, vous avez beaucoup de qualités possibles, beaucoup de qualités dans le monde de l'entreprise. Vous savez faire des choses, mais vous avez un patron au-dessus de vous. C'est ça, bien souvent. Même si vous avez des start-upers qui sont leurs propres patrons, ça n'est pas la même chose que de diriger un pays de 68 millions de vies avec les difficultés que l'on a quand vous n'avez aucune expérience. C'est de ça dont il s'agit.
Ce n'est pas de travailler dans une entreprise, ce n'est pas de faire preuve de ses qualités entrepreneuriales, son dynamisme. À 30 ans, c'est une évidence. Mais ça, vous voyez que les Français,
aujourd'hui, n'ont pas l'air de lui en faire grief. On en reparlera. C'est-à-dire, vous pensez que la baudruche va se dégonfler, la baudruche Bardella dans la dernière ligne droite.
Je vous laisse l'expression. Moi, je n'ai pas pour habitude de manier l'injure. Je laisse à madame maintenant. Un petit peu quand même, creux amateur qui ne connaît rien à la vie. Ce ne sont pas des injures, ce sont des qualificatifs que j'apporte. Et encore une fois, vous remarquerez bien une chose, il n'y a personne chez eux qui a pris sa défense en expliquant que ce que je disais était faux.
Je voudrais vous entendre sur quelques cas précis, Xavier Bertrand, sur les municipales du mois de mars. Votre parti, Les Républicains, a par exemple choisi de soutenir le maire sortant de Béziers. Robert Ménard, qui avait été élu pour la première fois avec le soutien du RN, qui a fait la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022. Attendez, juste un point là. Oui, oui, c'est important.
Oui, oui, c'est important. C'est important, vous venez de nous dire
tout ce que vous pensez du RN. Est-ce qu'il y a encore des ponts aujourd'hui ? Est-ce qu'il peut revenir
dans la maison ? Pour moi, il y en a... Non mais avant de faire votre quiz là... Ce n'est pas un quiz. Ça ressemble un peu à ça. Non, non, non, pas du tout, ce n'est pas un quiz. Je ne sais pas si vous les avez en tête là. J'ai un médecin de SOS médecin qui a été agressé dans le Nord. On parle des propositions que je peux faire pour améliorer la protection des soignants. Vous avez aujourd'hui une personne sur trois qui nous regarde ou qui ne regarde pas qui est chez elle en France, qui souffre du froid chez elle. On en parle ou on n'en parle pas ? On parle de la façon d'améliorer le niveau de vie des Français, le pouvoir d'achat des Français.
Ce que je vous propose, on laisse Robert Ménard de côté, on parle du budget parce que les Français ne savent toujours pas s'ils auront un budget dans cinq semaines maintenant après le vote qui est intervenu avant le week-end à l'Assemblée nationale. Vous êtes candidat déclaré à l'Élysée. Si vous étiez aujourd'hui à la place d'Emmanuel Macron, je ne vous demande pas de nous dire ce qui n'a pas marché jusqu'à présent, mais si vous étiez dans la situation-là, c'est-à-dire avec une Assemblée fragmentée, des majorités de circonstances à l'Assemblée, que feriez-vous pour assurer les Français qu'il y aura un budget, qu'ils sauront combien d'impôts ou pas ils vont payer ?
Déjà, je ne leur ferais pas peur aux Français parce qu'on passe leur temps à leur dire qu'on est à la veille d'une crise financière, que c'est la fin du monde. Oui, la situation est difficile. Oui, il y a une crise politique parce que depuis la dissolution, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Tout ça, c'est vrai. Mais bon sang, la Vème République, le général de Gaulle, remercions-le, a prévu tous les cas de figure. Il y aura un budget qui sera voté pour la France.
On n'est pas aux États-Unis avec un shutdown, que ce soit les ordonnances ou la loi spéciale, les Français auront un budget, les médicaments seront remboursés, les enfants seront accueillis à l'école, les fonctionnaires seront payés. Et j'en ai marre que l'on passe notre temps à infantiliser les Français comme s'ils étaient responsables, eux, de ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Avec en plus, encore une fois, le jeu des deux extrêmes. Vous avez vu qu'ils ont passé leur temps, Eren et LFI, à voter des taxes, des impôts supplémentaires, mais qu'au final, quand le budget est rejeté, il ne s'est pas pour renverser le gouvernement. Eux, ce qu'ils veulent, c'est la chute de M.
Lecornu, une dissolution et le départ du président. Et vous, ce que vous dites,
c'est qu'on arrête de se faire peur et on passe par les ordonnances, par une loi spéciale, c'est-à-dire qu'ils reprennent le budget de 2025 en 2026.
S'il y a un budget, c'est mieux. Et heureusement qu'il y a le Sénat. Tiens, je pense qu'il y a beaucoup qui nous disent « Ah bah, deux chambres, l'Assemblée et le Sénat, ça ne sert à rien d'en avoir une deuxième, deux chambres. » Si, ça sert à quelque chose. Et je compte d'ailleurs sur les sénateurs, la sagesse sénatoriale, pour essayer de trouver la bonne solution. Mais si, à un moment donné, il n'y avait pas d'esprit de responsabilité, il y a la possibilité soit des ordonnances, soit de la loi spéciale. Et notre Constitution n'est pas une Constitution en carton-pâtes.
Il y a beaucoup de politiques qui ont une colonne vertébrale en carton-pâtes, mais la Constitution, elle, elle est solide, tant mieux. Donc vous ne faites pas partie des catastrophistes du budget.
Vous dites tout le monde « On va y arriver » et tout ça, finalement, est une sorte de théâtre où chacun vote.
Vous avez très bien choisi le terme.
Bon, je reviens à Robert Ménard. Si vous voulez. Est-ce que LR a eu raison de l'investir ? Il est soutenu par l'ERN ou pas ? Pas cette fois-ci. Vous êtes sûr ? L'ERN va mettre,
a priori, un candidat face à lui. Moi, je n'aurai pas cette assurance parce qu'il n'est pas question de soutenir le même candidat que le Rassemblement national. Les choses sont claires.
Donc si l'ERN le soutient également, il faut lui retirer son investiture ? Évidemment. Ça, vous en avez discuté
avec Bruno Retailleau ou pas ? Non, mais attendez. Je vous ai dit tout à l'heure. Je ne pense pas que vous trouverez quelqu'un chez LR ou même dans la classe politique à droite qui soit aussi clair sur le rejet de LFI et du Rennes. Et surtout, je vous ai expliqué pourquoi. Donc, vous pouvez essayer de toutes les façons. Je ne changerai pas de position. Vous savez, on dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Je ne changerai pas d'avis en la matière.
Deuxième cas de figure et après, vous allez voir, ce n'est pas... Vous voyez que c'était un quiz. Non, ce n'est pas du tout un quiz. C'est intéressant de savoir qui vous soutenez ou pas. D'autant que si Robert Ménard gagnait à nouveau Béziers, ce serait une ville importante qui passerait dans le camp des Républicains.
Deuxième exemple. L'intérêt du pays, c'est un peu plus important qu'une comptabilité électorale.
Deuxième exemple. Menton, Louis Sarkozy, le fils de l'ancien président qui a été investi. La semaine dernière, il prenait la légalisation de toutes les drogues, cocaïne inclue. Il dit qu'il aurait brûlé l'ambassade d'Algérie s'il avait été au pouvoir quand Boilem Sansal a été arrêté. Et au sujet du Hamas et du Hezbollah, il dit qu'il crève tous. C'est un bon candidat ?
Écoutez, vous voulez que je vous dise quoi ? Il est opposé au RN ? Si j'habitais là-bas, je lui ferais des remarques sur ce qu'il a dit, s'il a réellement dit ça. Mais entre le Rassemblement National ou un candidat de M. Ciotti et un candidat qui est soutenu par un failli politique, voilà ce que je choisirais. Vous voyez que ça ressemble à un quiz, votre histoire.
Mais s'il n'était pas fils d'un ancien président, il serait investi ou pas ?
Non mais attendez, ça n'a rien à voir. Je vous ai dit tout à l'heure très clairement ma position, notamment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, parce que je n'ai pas envie de rentrer dans les commentaires sur les commentaires. Pourquoi vous me parlez de lui d'ailleurs ? C'est vous qui tombez dans le panneau. C'est vous qui faites tomber. Vous me parlez de lui parce que c'est le fils de Nicolas Sarkozy. Vraiment, vous n'en parleriez pas.
Et qu'il est investi à 28 ans dans une ville importante
que vous pourriez gagner. Mais si ce n'est pas le fils de Nicolas Sarkozy, vous n'en parleriez pas comme exemple. Et est-ce que la République aurait pris la même décision ? Marc Fauvel, une chose. Je vous connais, depuis bien longtemps, on n'est pas obligé non plus de faire aussi une forme de théâtre comme celui qu'on dénonçait à l'Assemblée Nationale.
Je crois que vous n'êtes pas allé pour la promotion de votre livre, Xavier Bertrand, dans les médias du groupe Bolloré, c'est exact ?
Oui, je n'ai pas été invité non plus. Vous n'avez pas été invité ? Non, puis je ne cours pas non plus après les invitations, non. Vous y seriez allé ? Je ne pense pas. Pour quelles raisons ? Écoutez, c'est de bon ton dans un média qui est concurrent de celui du groupe Bolloré de m'exprimer sur un autre groupe parce que j'ai l'intention de le faire à un moment donné. Je vous pose la question très simplement. Pas forcément chez un concurrent.
Vous m'avez dit que je n'ai pas été invité. Je vous ai demandé si vous y seriez allé.
Non, je viens de vous dire. Je pense qu'il ne faut jamais se forcer. Moi, je suis bien souvent allé... Je me fais souvent critiquer par un grand nombre de leurs animateurs. Donc, y aller ne me pose pas de problème. Mais je ne suis pas certain qu'une fois que je serai parti, je n'aurai pas droit aussi aux mêmes critiques que celles dont je suis l'objet assez régulièrement. Et puis, vous voulez que je vous dise que je me porte très bien comme ça. Et ça me va très bien comme ça. Vous savez, il faut être joli dans ce livre. J'ai arrêté de faire semblant. Je suis comme je suis. Ça plaira ou ça ne plaira pas. Mais je resterai.
Ce n'est pas maintenant que je vais vous dire que j'ai changé ou que je vais changer.
Mais est-ce que vous pensez qu'on peut être candidat à l'élection présidentielle et gagner sans y aller ? Ah, j'en suis convaincu. Sans y aller du tout pendant la campagne ?
Écoutez, vous voulez que je vous dise une chose ? Oui. Si les médias faisaient, quelle qu'il soit, l'élection, Édouard Balladur aurait été président de la République. Lionel Jospin aurait été élu, effectivement, en 2002 également, Jacques Chirac ne l'aurait jamais été. Vous savez quoi ? Et si on faisait confiance aux Français ? C'est bon choix.
En 2021, Xavier Bertrand, vous étiez l'un des favoris de la primaire à droite qui était à l'époque réservé aux adhérents. Vous avez fait une quatrième finalement. Est-ce que c'est pour ça qu'aujourd'hui vous n'en voulez absolument plus ? Non, ce n'est pas ça.
Ce n'est pas ça. C'est que ma conviction première, je l'ai laissée de côté et j'ai eu tort. L'élection présidentielle, c'est une rencontre entre un homme, une femme et les Français. Pas entre un homme et les adhérents d'un parti. Ce n'est pas un choix avec un parti politique. Et vous ne pouvez pas l'emporter. Vous ne pouvez pas rassembler si vous êtes le candidat d'un seul parti. Ça n'est pas possible. Parce qu'il faut que vous ayez cette liberté si vous avez vraiment la volonté de rassembler. C'est ce que je porte en moi. Je suis fait comme ça. J'ai un projet pour les classes moyennes. J'ai la volonté d'unir, de rassembler.
Et vous ne pouvez pas dans ces conditions-là être tributaire seulement d'un parti même si c'est le vôtre.
Donc vous n'irez pas à la primaire quels que soient les autres candidats ?
Je vous ai dit que les uns et les autres ils parlent de leur primaire pendant que moi je parle aux Français. Alors je ne vais pas retomber dans leur travers à eux.
J'ai lu dans la presse récemment que vous aviez déjà trouvé votre slogan pour 2027. C'est le cas ? Ah ! C'était faux ? Il ne faut pas croire tout ce qu'il y a dans la presse. C'est pour ça que je vous pose la question. Vous n'avez pas encore votre slogan qui serait « On avait lu aussi bon que le « Travailler plus pour gagner plus » »
J'ai des idées sur le projet. Mais attendez, pourquoi je vous dis aussi que je me prépare à cette élection présidentielle ? Non seulement je ne referai pas les erreurs de la fois dernière, c'est vrai aussi que ma formation qui est plus une formation terrain que Sciences Po, l'ENA m'amène aussi à revendiquer beaucoup plus de bon sens. peut-être aussi que l'expérience d'entrepreneur que j'ai eue que j'essaye aujourd'hui d'avoir c'est-à-dire avec une obligation de résultat vis-à-vis aujourd'hui des 6 millions d'habitants de la région et vis-à-vis des Français c'est quelque chose qui compte.
Peut-être aussi que les propositions assez nouvelles je suis moi pour que le prochain président se tienne à un mandat unique seulement 5 ans pour que vous ayez la volonté de faire et de transformer ce pays que l'on sorte d'un pays ultra centralisé où c'est Paris qui décide de tout et où il est temps aujourd'hui de changer le fonctionnement de notre pays. C'est ça que je veux porter et je crois aussi au référendum c'est-à-dire de demander l'avis aux Français et même que nous n'ayons plus pour le référendum d'initiative citoyenne une barre aussi élevée à près de 5 millions de personnes pour l'avoir. On a mis 5 millions à l'époque. Pourquoi ?
Parce qu'on ne voulait pas que les Français puissent provoquer ce référendum. Je souhaite abaisser ce seuil parce que je souhaite que les Français aient aussi la parole. Je sais décider, je sais trancher, je sais écouter mais je pense qu'il est temps aussi que l'on redonne davantage la parole aux Français.
Vous avez dit il y a quelques instants je ne referai pas les mêmes erreurs. Ça je vous le confirme. Au-delà du fait d'être en 2021 dans une primaire réservée aux adhérents, qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce que vous ne referiez pas ou qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que vous ferez différemment ?
De ne pas essayer de répondre aux codes de l'époque. À l'époque on parlait beaucoup...
Envoyer balader les journalistes quand ils vous interrogent sur Louis Sarkozy par exemple ?
Non, je vous ai répondu avant. C'est vous parce que vous y êtes revenu. D'ailleurs votre sourire dit que je ne me suis pas trompé. Ça c'est le nouveau Xavier Bertrand.
Ne pas répondre aux questions auxquelles on n'a pas envie de répondre.
Je vous ai répondu tout à l'heure. Je vous ai répondu très clairement tout à l'heure. Mon projet il s'articule déjà je vous l'ai dit tout à l'heure pour la question du chef d'état-major des armées le rétablissement de l'ordre de l'autorité. Deux c'est par le travail que l'on peut retrouver cette promesse républicaine. Et puis M. Fauvel on est en France et il y a quelque chose qui compte ce sont les services publics.
La santé l'école le logement la culture tous ces traits d'union entre les français et quand je vous cite cela je ne vous citerai pas 30 priorités mais je suis convaincu qu'autour d'un projet fort en vous concentrant sur l'exercice d'un mandat avec des hommes et des femmes qui ne sont pas tous issus des partis politiques qui partagent cette conviction je pense sincèrement qu'on peut transformer ce pays et redonner de l'espoir j'en suis convaincu.
Xavier Bertrand