"Il n’y aura pas de profs en plus si on ne se met pas d’accord sur le budget" (Vincent Jeanbrun)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir attendu un mois pour faire ces annonces aux lycéens ?
- 0:40FerméeRéponse directe
Si on n'est pas capable de se mettre d'accord sur le budget, il n'y aura pas de profs en plus ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Les régions veulent des moyens supplémentaires, pas des prêts. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était une bonne idée de recevoir des influenceurs avant d'annoncer les mesures aux lycéens ?
- 3:08OuverteRéponse partielle
Le président a dit que les forces de police n'ont pas été proportionnées le 17 octobre. C'est la faute de Laurent Nunez ?
- 4:35FerméeRéponse directe
Est-ce que vous confirmez qu'il n'y aura pas de manifestation en centre-ville dans les prochaines semaines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Vincent JeanbrunFait
« l'idée c'est que l'État puisse être en renfort de la responsabilité euh des régions. Vous savez, à un moment donné on peut on peut pas vouloir tout et son contraire. »
- 3:08Vincent JeanbrunFait
« Les forces de police sur le 17 octobre n'ont pas été dûment proportionnées. »
- 5:13Vincent JeanbrunChiffre
« la possibilité de prélever sur les minima sociaux les compensations mettre des amendes y compris sur les minima sociaux pour les majeurs directement sur leurs allocations, sur les mineurs sur les allocations des parents »
- 9:44Vincent JeanbrunChiffre
« les chiffres du ministère de l'Intérieur, c'est 16400 infractions racistes qui ont été enregistrées en 2025, 5 % de plus que l'année précédente. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Vincent Jeanbrin. Bonjour. Alors on va parler de l'actualité du jour qui est le le projet de loi casseur-payeur qui va arriver du côté du du Sénat. Mais avant je je voulais quand même vous entendre sur les annonces en ce qui concerne les les les lycéens hier les les annonces du ministre de l'éducation nationale. Ça a pas convaincu euh un certain nombre de de de syndicats de de lycéens et qui appellent à continuer la mobilisation. Mais pourquoi avoir attendu un mois pour faire ce type ? Ce qui est très important, c'est de continuer le dialogue. Et euh les annonces de mes collègues ministres de l'éducation nationale et d'enseignement supérieur viennent après un processus de travail et de concertation pour que justement on puisse démontrer une méthode qui est on écoute,
on travaille et on fait des annonces et ça a été rappelé par Édouard Geffray hier ministre de l'éducation nationale dont on est certain de la capacité à les mettre en œuvre et de le faire dans les 6 mois qui restent avant l'élection présidentielle pour un certain nombre de ces mesures. Et puis je je veux quand même le souligner, ça passera notamment par des amendements au budget. Vous savez qu'on discute le budget actuellement au Parlement. Et donc si on veut des professeurs supplémentaires, si on veut des moyens supplémentaires, il faut qu'il y ait un budget qui corresponde. Et c'est juste pour que chacun comprenne bien, si on n'est pas capable au Parlement de se mettre d'accord sur un budget, bah il y aura pas de prof en plus. Et donc l'importance qu'il y ait un consensus
politique pour qu'on arrive à adopter un budget dans ce pays, il est essentiel y compris pour nos lycéens. Sur les revendications, il y a il y a la question du bâti scolaire. C'est un un point extrêmement important pour de nombreux lycéens. L'annonce c'est des prêts à hauteur euh ça va aller jusqu'à 4 milliards pour les les conseils régionaux parce que c'est eux qui gèrent les lycées. Mais euh hier je lisais euh que certains euh au niveau des des conseils régionaux disent "Nous on veut pas des prêts, on veut des moyens supplémentaires." Qu'est-ce que vous leur ? Bah le l'idée c'est que l'État puisse être en renfort de la responsabilité euh des régions. Vous savez, à un moment donné on peut on peut pas vouloir tout et son contraire. C'est-à-dire les régions souhaitent
euh garder la compétence lycée et comme les départements ont les collèges et les villes ont les euh écoles. Euh là ce qu'on constate, c'est que toutes les les régions n'ont pas mis la même politique en œuvre. Euh, moi, je le vois en dans la région Île-de-France, Valérie Pécresse notamment a fait un plan de rénovation de ses lycées extrêmement ambitieuse, ce qui a pas empêché d'ailleurs certains d'aller quand même brûler des lycées euh flambant neufs. Euh, donc, on a envie de les accompagner pour accélérer le processus. Et puis, il y a d'autres régions où effectivement, on dit "On se tient à vos côtés." Mais je vraiment je je je veux le dire, il y a la question du bâti, il y a la question des professeurs, tout est mis sur la table et la discussion elle continue.
Avant d'aller sur le le projet de loi qui a surpayé des manifestations partout en France, je veux quand même vous entendre sur la forme parce qu'hier, euh, Sébastien Lecornu, avant même d'annoncer euh euh toutes ces annonces au au syndicat de lycéens, il a reçu des influenceurs. Euh, et et ça, ça a beaucoup fait parler, ça a beaucoup fait réagir. Est-ce que c'était une bonne ? Bah, le sujet, c'est comment on parle à la jeunesse. Et on sait qu'aujourd'hui, la jeunesse, il faut utiliser tous les canaux possibles pour euh être en interaction avec elle. Et euh, les influenceurs font partie de ces nouveaux moyens de de communication. Ça me permettait aussi d'ailleurs d'avoir un un retour euh à chaud. Donc, euh, on aurait fait que les influenceurs, ça n'aurait pas eu de sens. Euh, utiliser
tous les moyens possibles pour euh parler euh à la jeunesse. commencé par les influenceurs. Euh, une sur les manifestations, il va y avoir à nouveau des manifestations euh des des samedis 31 octobre. Hier, le président de la République a euh s'est déplacé du côté de de de Marseille. Euh, il a dit "Les forces de police sur le 17 octobre n'ont pas été dûment proportionnées." Euh, c'est donc la faute de Laurent Nunez si on comprend bien le président de la ? C'est c'est aujourd'hui la la le ce qui s'est passé le 17 octobre avec cette accumulation des facteurs euh que ce soit de manifestations plus importantes, c'est très bien, des manifestations avec des revendications légitimes, mais beaucoup plus importantes, donc à surveiller, c'était un petit peu plus complexe. Euh, des black blocs, des
ultras euh qui étaient venus vraiment pour casser et pour pardon casser du policier étaient venus en force et ont attaqué beaucoup plus tôt que prévu et tout ça venu renforcer par des pièges. Cette configuration avec cette ce calendrier là, cette répartition partout dans le pays fait que oui effectivement ça avait pas été assez anticipé, le ministre de l'Intérieur l'a reconnu, il a dit qu'effectivement il fallait changer la la doctrine pour le weekend suivant, c'est ce que nous avons fait et malgré les attaques parce que il y a eu ce weekend aussi des casseurs qui sont venus pour casser et vous avez eu aussi une tentative de piège et bien là cette fois la réponse était proportionnée et donc l'État a tenu et l'ordre a été établi. Vous êtes aussi ministre de de la ville
en ce qui concerne les centres-villes, il y a des inquiétudes notamment des des des commerçants pour les prochaines semaines, est-ce que vous nous confirmez qu'il y aura pas de manifestation en centre-ville ce ? Ce que dit le président de la République hier c'est que on continuera à avoir des des parcours différents de façon à ce que on puisse éviter les centres-villes surtout que puisse éviter la violence parce que le sujet c'est comment dans un pays où on défend la liberté d'expression et on défend je crois très nombreux la liberté de manifester on puisse le faire dans les meilleures conditions possibles, c'est-à-dire sans violence et sans casse. Il y a le projet de loi casseur payeur qui arrive au Sénat. Lui aussi fait beaucoup parler ce ce ce projet de loi,
s'il est voté, qu'est-ce qu'il va permettre qui n'est pas possible aujourd'hui pour bien l'expliquer à nos ? Plusieurs choses mais peut-être deux qui seront essentielles, la première c'est la possibilité de prélever sur les minima sociaux les compensations mettre des amendes y compris sur les minima sociaux pour les majeurs directement sur leurs allocations, sur les mineurs sur les allocations des parents pour responsabiliser aussi les parents. Donc ça c'est une nouveauté et la deuxième nouveauté surtout c'est que le fait de participer euh des rassemblements alors même que la police a demandé de se disperser, deviendra une cause de euh de de comme dire de mise en cause, c'est-à-dire qu'on va pouvoir vous demander euh de payer également, même s'il y a pas une
preuve manifeste que vous avez pris la barre de fer pour casser la vitre du camion de pompiers à Marseille. Vous étiez autour, la police avait demandé de se disperser. On passe d'une responsabilité individuelle à une responsabilité euh collective. Je vais juste vous donner un exemple précis et j'ai envie de vous entendre sur cet exemple précis. qu'il y a des débats d'experts et et des et des juristes. Nous, on a fait évidemment passer le texte au Conseil d'État qui a vérifié la constitutionnalité, d'une part. Deuxièmement, le sujet n'est pas dire euh "Vous avez cassé la vitre du camion de pompiers euh comme celui qui l'a vraiment fait avec sa barre de fer." C'est parce que vous avez créé ce rassemblement. Vous avez empêché les forces de l'ordre de venir
empêcher euh celui qui avait la barre de fer de casser le le camion de pompiers, alors vous avez une responsabilité collective. Et une fois que vous avez cette lecture-là du droit, Oui. C'est quelque chose qui est J'ai envie de vous entendre avec un exemple assez précis. Je suis aussi reporter sur le terrain et et j'ai couvert la manifestation du 17 octobre. J'ai vu des scènes de pillage, notamment un magasin de de de sport. J'ai vu des des pilleurs euh s'attaquer au magasin. J'ai aussi vu des personnes euh qui étaient là, à côté, qui n'ont pas participé au pillage, qui ne se sont pas opposées aux forces de l'ordre, mais qui attendaient que le cortège il qui attendaient que le cortège parte. Euh ça veut dire que ces personnes pourraient être mises mises en ?
Non, parce que le principe, c'est d'avoir été interpellé et de passer devant un juge. Donc si la personne elle est juste coincée au mauvais endroit, c'est c'est pas le sujet, c'est pas elle la cible de cette mesure, évidemment que non. En revanche, je reprenais cet exemple. On a tous en tête ce camion de pompiers à Marseille qui, pendant euh le 17 octobre, est pris d'assaut et pris d'attaque. Euh vous en avez une partie de ce groupe qui, opérationnellement, euh tape, brûle, euh fracasse. Et puis tout autour, vous avez une une espèce de meute qui empêche la police d'arriver. À partir du moment où la police aura dit "Dispersez-vous." aura dit "Vous n'avez plus le droit d'être là." et que vous restez sur place Mais parfois c'est vous commettez parfois moi j'ai pu le constater sur le
terrain, il y a des endroits où c'est assez fermé et c'est compliqué de quitter les lieux. Encore une fois, reprenez l'exemple de Marseille, là c'était pas compliqué de quitter les lieux. On parle on parle de personnes qui prennent des pavés qui les jettent sur les policiers. On parle de personnes qui jettent de l'acide sur les policiers. Et donc c'est ça. Prenez un autre exemple, vous avez des types qui sont montés sur les toits d'immeubles le 17. Vous en avez un qui jette une une cheminée sur les forces de l'ordre en dessous. On a vu cette image tourner sur les réseaux sociaux. Bon, voilà, pardon, mais tout le groupe sur les toits n'avait rien à faire sur les toits. Il y a il y a quand même des critiques, il y a quand même des critiques. Je regarde une tribune au au monde un
collectif de d'organisations syndicales, notamment la CGT qui dit "C'est une atteinte grave à la liberté de manifestation." Il y a la Ligue des droits de l'homme qui dit que c'est un texte condamné liberticide et que ça va décourager peut-être certaines personnes de manifester. et son contraire. Mais ça ce sont les les mots utilisés par par ces syndicats. profondément à la liberté d'expression et qui ont des revendications et qui veulent manifester. Mais la vraie peur, elle est de se retrouver au milieu de ces casseurs, de ces violents, de ces séditieux. C'est ça le vrai sujet, faut pas inverser les valeurs là. Donc le meilleur moyen de protéger euh ceux qui veulent manifester pacifiquement, eh bien c'est d'avoir des outils juridiques qui permettent de taper et sanctionner quand je taper
taper au portefeuille Elle passera le le stade du Conseil constitutionnel selon ? Parce que il y a certains experts du droit qui disent attention. Oh oh, bah encore une fois, on l'a on est passé par le Conseil d'État préalablement. Ensuite, vous savez comment se passe le débat parlementaire, il peut y avoir des amendements. Certains de ces amendements, comme ils ont été rédigés sans avoir préalablement été passé au Conseil au Conseil d'État, on sait pas jusqu'où ça peut aller. Donc on verra. Mais la copie du gouvernement, elle est évidemment valide, enfin on ne pas n'importe quoi et on passe pas en Conseil des ministres un texte qui n'a pas été passé au Conseil d'État, dont la mission justement c'est de nous dire si ça tient la route juridiquement ou pas.
Vincent Jeanbrun, il vous reste très peu de temps, mais je voulais quand même vous entendre parce que il y a eu cet attentat raciste à Trappes vendredi. Euh il y a aussi eu il y a aussi une hausse des actes de de racisme en France. Les chiffres du ministère de l'Intérieur, c'est 16400 infractions racistes qui ont été enregistrées en 2025, 5 % de plus que l'année précédente. Comment le gouvernement peut lutter contre le le racisme, contre la ? C'est c'est c'est le gouvernement, mais c'est surtout tous les Français qui euh croient profondément à l'esprit républicain qui est l'esprit de l'universalisme. On regarde pas les gens en fonction de leur couleur de peau, de leur religion ou de leurs orientations, euh mais uniquement dans leur comportement. C'est ça l'universalisme
républicain. Et ça, ça doit être partout, à tous les étages, à l'école, au travail. Euh moi-même sur la question du logement, je travaille avec toutes les agences immobilières de France à une charte de lutte contre les discriminations. problématique de discrimination. de la discrimination euh raciale, religieuse, d'orientation. Et donc, évidemment, il faut que ce combat on le mène. C'est l'honneur de la République que de le mener. Merci Vincent Jeanbrun, ministre du Logement et et de la Ville.
Vincent Jeanbrun