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📺Retour sur les visites à l'Assemblée nationale face à Alma Dufour sur BFMTV - 6 novembre 2025

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Alma DufourChiffre
    « Éviter l'évasion fiscale des multinationales, ça nous rapporte 25 milliards d'euros par an. »
  • Alma DufourFait
    « sa seule proposition politique pour se distinguer de ses adversaires, c'était d'interdire aux jeunes femmes voilées d'aller à l'université. »
  • Violette SpilleboutFait
    « je n'ai pas vu la scène. J'ai découvert euh la polémique comme vous euh sur les réseaux sociaux hier »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec aujourd'hui d'un côté Alma Dufour qui est député la France insoumise. Bonjour, merci de vous installer. Et puis face à vous, il y a Violette Spilbou qui est également député ensemble pour la République.

Bonjour à vous et merci d'être avec nous. Deux députés qui ont donc vécu de l'intérieur. Je sais pas si vous étiez dans l'hémicycle hier, à ce moment-là, vous allez nous le dire au moment des questions au gouvernement.

Il y a des jeunes filles voilées qui sont qui viennent d'assister au débat comme ça se fait beaucoup. Alors, c'est derrière vous, on imagine qu'elles ne sont pas dans votre axe de vue, mais cette scène qui a été saisie et qui a été diffusée ensuite sur les réseaux sociaux, on voit ici ces images et ben elle déchaînent les passions depuis hier comme à chaque fois que ce sujet vient sur la table. Edgar Bquet est à l'Assemblée nationale ce matin.

Est-ce qu'il est encore très commenté ce sujet-là ce matin Edgar ? Ah oui, Julien, un sujet très commenté, sujet inflammable. Côté erne, on parle d'une provocation et du côté de la France insoumise, on dénonce une stigmatisation et on parle d'islamophobie.

Confirmation ce matin de la part de l'entourage de Yael Bron Pié. Il s'agit bien d'une sortie scolaire d'une d'une école. Alors que dit le règlement de l'Assemblée nationale ?

Et bien le règlement de l'Assemblée nationale indique que le public doit porter une tenue correcte, se tenir assis, découvert et en silence. Mais une source interne à l'Assemblée nationale avec qui j'ai discuté ce matin me dit que cet article date de l'époque où les hommes et les femmes qui venaient assister à une séance dans l'hémicycle ne devaient pas porter de chapeau pour ne pas gêner les personnes derrière eux. Et cette source interne à l'Assemblée euh nationale m'avoue que cet article est un petit peu euh révolu.

Hier soir quand la polémique a commencé à euh à s'enflammer, a commencé à s'emballer et que la photo a été relayée sur les réseaux sociaux, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaelle Bronpivé, a réagi et a déploré cette présence. Elle dit, je cite au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée, il me paraît inacceptable que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux ostensible dans les tribunes. C'est une question de cohérence républicaine.

Beaucoup Edgar. Est-ce que l'une et l'autre vous avez vu euh cette scène ou pas ? Violette Spilbou ?

Moi, je n'ai pas vu la scène. J'ai découvert euh la polémique comme vous euh sur les réseaux sociaux hier après la déclaration de la présidente de l'Assemblée nationale et vous l'avez dit euh ça euh attise les passions, je dirais même ça attise les haines. En fait, c'est une polémique euh qui pose une question sur ce qui n'est jamais arrivé à l'Assemblée nationale lors d'une sortie scolaire des jeunes enfants, si c'est bien le cas, qui serait voilé.

Et donc ça pose une question qui ne s'est jamais euh présentée. Et donc on a une présidente de la l'Assemblée nationale qui se basant sur le règlement intérieur rappelle que on a doit avoir le visage découvert, on doit être découvert ce qui est finalement un ancien usage. Il y avait quand même des tolérances, faut le rappeler parce que depuis des années quand il y a une délégation étrangère et que des femmes notamment avaient un voile, il y avait pas de souci dans dans l'hémicycle.

Aujourd'hui, je crois qu'il faut pas s'engouffrer dans la polémique. Euh, il y a des règles en France. Euh, à l'école, il y a la laïcité qui s'applique et il y a pas euh de signe religieux.

En sortie scolaire, c'est autorisé. Et dans l'hémicycle aujourd'hui, il y a une tolérance. S'il faut euh corriger euh les choses, c'est au règlement intérieur de la faire de votre point de vue ou pas ?

Il faut le faire, il faut corriger ça. Moi, je pense que ça pose question sur l'égalité homme-femme des enfants et c'est une question d'ailleurs de société bien plus large que l'hémicycle. L'hémicycle, c'est le lieu de la République et donc c'est une question qui doit être traitée au bureau de l'Assemblée nationale.

Alma du Four. Moi honnêtement, j'ai honte de cette polémique. J'ai honte de cette polémique parce que j'ai organisé plusieurs visites citoyennes ou aussi des sorties scolaires ou aussi des visites d'association de solidarité où il y avait de nombreuses jeunes femmes qui portent le voile qui sont mes amis qui sont des jeunes femmes musulmanes qui qui l'assument et qui le vivent très bien mais qui au contraire ont envie de s'impliquer dans la vie de la République, ont envie de travailler dans l'associative, dans la politique et qui avaient même peur.

Elles savaient même pas qu'elles avaient le droit de visiter l'assemblée avec leur voile. Or, c'est vraiment comme ça qu'on applique le règlement puisque par exemple, on a eu aussi euh des écoles privées euh de confession juives par exemple où on avait des élèves qui portaient laakipa et il me semble pas euh qu'il y ait eu un tollé à ce point-là alors que c'était aussi des jeunes enfants. Et c'est une vraie question.

Moi, je trouve que à chaque fois quand il s'agit d'islam, quand il s'agit de voile, on a des réactions extrêmement brutales. Je rappelle quand même qu'on sort d'une période où notre ancien ministre de l'intérieur criait à le voile dans un meeting où sa seule proposition politique pour se distinguer de ses adversaires, c'était d'interdire aux jeunes femmes voilées d'aller à l'université. Je veux dire, c'est c'est cette manière d'interpréter la laïcité toujours contre l'islam justement auprès de femmes et de jeunes femmes qui font un pas justement euh vers notre société, vers les études supérieures, vers la visite de l'Assemblée nationale.

Moi je vais vous dire c'est une réalité dans ma circonscription. femmes quient le voile et moi je vois pas en quoi les stigmatiser et leur interdire l'accès au lieu de la République au lieu le plus sacré de la République l'Assemblée nationale serait une bonne idée et serait contraire à notre vision d'une société inclusive et qui respecte les croyances des gens. J'en ai discuté avec mes collaboratrices ce matin, mes jeunes collaboratrices.

C'est un sujet délicat et on s'est rappelé nous aussi que lorsqu'il y a des visites à l'Assemblée nationale, j'en ai beaucoup, il y avait des accompagnatrices scolaires qui portaient le voile dans les couloirs de l'Assemblée nationale et au moment effectivement de la visite de l'hémicycle aussi. Dans la visite de l'hémicycle aussi. Et donc je crois que là-dessus en fait, il y a un usage qui ne pose problème à personne.

La question aujourd'hui qui est soulevée par une polémique assez délétaire provoqué par le Rassemblement nationalise des enfants. Non mais enfin reprise par la présidente de l'Assemblée nationale. Mais c'est le sujet des enfants et le sujet des petites filles voilées aujourd'hui.

Je crois que vous madame Dufour comme moi, on est on peut être dans le questionnement par rapport à l'égalité homme-femme et donc c'est une question qui qui dépasse largement le sujet de l'Assemblée nationale et si c'est bien le cas, si c'est des petites filles et pas des jeunes filles que vous disz qui ont la liberté de choix. Voilà, je crois qu'il faut très prudent. Elle dit que c'est l'hémicycle que c'est le lieu des valeurs républicaines de la cohérence républicaine et donc qu'elle ne le souhaite pas.

S'il y a une imprécision aujourd'hui dans le règlement intérieur, il faut le préciser. Et moi, je vais vous dire pour finir là-dessus, je pense que notre vision de la laïcité en France est problématique. Je pense qu'on est un des seuls pays d'Europe, enfin le seul pays d'Europe à être aussi à cheval et à créer autant de polémiques sur la question du voile.

Et honnêtement, à un moment donné, moi je pense même que cette législation devrait pouvoir évoluer. Je vais vous le dire très clairement, ça ne me choquerait pas. Tout comme aux États-Unis, c'est possible.

Tout comme en Angleterre, c'est possible. Tout comme dans d'autres pays, c'est possible qu'il y ait même des femmes qui portent le voile et qui puissent être députées. À partir du moment où c'est un choix, je veux dire, laissons-les tranquilles, lâchons-leur le voile.

Par contre, la question effectivement des fillettes et la question de l'âge, du consentement, c'est une vraie question qu'on peut se poser. Mais la question des jeunes femmes voilées, pour moi, le règlement tel qu'il est à l'Assemblée nationale ne me convient pas. Je ne vois pas pourquoi une femme ne pourrait pas être une députée de la République et en même temps faire honneur à sa croyance musulmane.

À un moment donné, je pense qu'on a une vision stigmatisante de l'islam. On connaît mal les musulmans comme je vous le disais. Moi ces femmes que qui viennent avec moi à l'Assemblée nationale des femmes qui a il y a des tas de musulmans et de et de musulmanes qui font honneur pour reprendre votre expression à leur foi musulmane sans m de voile n'est pas du tout impératif.

Je crois qu'on décale le débat en fait. En fait, il y a une polémique du Rassemblement national. Ensuite, il y a une polémique quand même encore une fois sur laquelle ensuite la France insoumise effectivement taxe toutes les les prises de parole d'islamophobie.

Le sujet et le racisme, le sujet c'est pas ça. sujet, c'est le mélange aujourd'hui entre soit des accompagnatrices scolaires, soit des lycéennes ou des jeunes femmes majeures dont vous parlez quand vous parlez de députés et la question des petites filles voilées et donc c'est ça la vraie question aujourd'hui sur laquelle on doit se positionner et c'est pas autour d'une polémique que ça doit se faire c'est dans un débat sérieusement jamais et vu que le débat est ouvert moi je vous le dis j'ai déjà rencontré des jeunes femmes qui diraient j'aimerais être député j'aimerais me battre pour l'intérêt général mais mon voile aujourd'hui je ne veux pas renoncer C'est à ma façon d'être musulmane comme comme vous l'avez dit, il y a plein de façons. J'ai aussi des amis qui sont musulmanes qui sont laé ne permet pas cela parce que mais c'est une bonne chose pour vous parce que ce matin [rires] la main du elle nous dit non dit il y a une vision je récite vos mots une vision problématique de la laïcité en France.

J'explique-vous làdessus vous vous accepteriez d'avoir des collègues députés qui sont volilés à vos côté ou pas ? Moi que ce soit dans l'affichage de fonction officielle représentant la République je ne suis pas favorable à l'affichage de signes religieux. Oui, mais par contre, on peut avoir des premiers ministres qui tiennent des discours religieux comme c'était le cas de monsieur Bairrou.

Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Il y a une question de géométrie variable qui se concentre sur un signe qui est le voile, c'est vrai, mais qui est toujours instrumentalisé contre les mêmes. Et à un moment donné, moi je me sers de cette polémique pour poser la question plus large de la de la vie en société avec des gens qui ont des croyances musulmanes et que c'est pas à nous d'arbitrer si c'est être un bon musulman ou pas un bon musulman que de porter le voile.

J'ai aussi plein d'amis qui sont musulmanes et qui ne portent pas le voile et ça se passe très bien. C'est même des filles d'imam des fois. Donc voilà, comme ça c'est beaucoup plus large et diverse que ce qu'on peut croire.

Mais par contre, c'est aussi à eux d'avoir ce débat et moi je pense que la France aujourd'hui est profondément intolérante à ce sujet et instrumentalise cette question. souvent pardon quand il y a des grands reculs sociaux d'un coup on a une polémique sur le voile et ça fait 15 ans que ça dure. Il y a pas que ce débat évidemment du côté de l'Assemblée nationale, il y a aussi le débat sur la situation budgétaire pour l'État et pour la sécurité sociale.

Le premier ministre s'est évolu assez dramatique hier Violette Spielbou en s'adressant à des sénateurs assez graves et il a dit qu'il avancerait colline après colline. Et il a dit censure ou pas de vote sur le budget vaudra des missions et démission faudra solution. Je ne serai pas le premier ministre qui fera une passation de pouvoir avec Jordan Bardella.

Est-ce que l'heure est à l'inquiétude chez les parlementaires de votre camp ou pas ? Il a raison d'être grave parce que on est à un moment euh terrible pour le pays et ce les premiers qui nous le disent, c'est les habitants dans nos circonscription qui sont très inquiet que la France n'ait pas de budget, qu'on narrive pas à se mettre d'accord, que nos entreprises sombrent parce qu'on a beaucoup euh de commerce, d'artisans, euh de deux grandes entreprises qui sont en grande difficulté aujourd'hui. Et si la France est fragile, et bien c'est la souveraineté française qui est fragile.

On a aussi beaucoup de gens qui souffrent et qui voient les discussions budgétaires autour de suppression de de de de ou de gel d'un de d'une aide sociale ou de des malades de longue durée et qui peuvent s'inquiéter. Moi, je crois que on est quand même dans un moment où on continue à avoir des débats qui nous font avancer sur le budget. Euh on a des compromis qui sont parfois un petit peu cocasses entre des groupes politiques qui ne sont pas toujours ceux qu'on attend mais qui font que on avance à la fois dans le budget dans le budget de la sécurité sociale.

Donc il faut pas désarmer maintenant, il faut comme euh les partis un peu responsables que sont le bloc central, le parti socialiste, arrivour des réformes entendre une première réaction de votre camp évidemment du cran de la majorité. En 10 secondes, s'il vous plaît. En 10 secondes, ce budget ne passera enfin va passer en force parce que nous avons voté des mesures auxquelles les Macronis sont allergiques comme notamment la taxe on m'avait dit 10 secondes.

Éviter l'évasion fiscale des multinationales, ça nous rapporte 25 milliards d'euros par an. La France imponise avec trois amendements, fait tout le chemin. Sur le passage en force.

Sur le passage en force. Sébastien Lecnu réaffirme hier qu'il n'y aura pas d'ordonnance voilà pour cette déclaration puisqu'on parle de problème de gros sous vous savez que l'ouvre on a besoin d'argent et que cet argent il est pas forcément bien utilisé c'est la cour des comptes qui le dit. On vous donne le détail de son [musique] rapport dans quelques instants.