Intervention de Catherine CHABAUD - Plénière de la Journée Bleue RUPTUR 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:18Invité politiqueChiffre
« j'ai bouclé ce vendée globe 96 97 en quels termes vendée globe extrêmement difficile dure il ya quatre bateaux je sais pas si vous vous souvenez de ce vendée globe il y a on était quinze au départ on était six à l'arrivée il ya quatre bateaux qui se sont retournées »
- 12:23Invité politiqueChiffre
« la france est le premier producteur mondial de fibres de lin et que les débouchés autre que la le textile sont intéresse beaucoup les producteurs de là l'europe est le premier producteur mondial de chanvre »
- 21:08Invité politiqueChiffre
« la moitié de l'oxygène que l'on respire vient de l'océan c'est le scientifique qui pourrait mieux en parler que moi et qu'il capte un quart de nos émissions de co2 »
- 23:19Invité politiqueFait
« 90 % des déchets des objets qui sont dans cette pièce sont passés par la mer vers le transport maritime »
- 24:48Invité politiqueFait
« il ya des bactéries avec lesquels on commence à faire des médicaments etc plein de choses »
- 29:52Invité politiqueFait
« les plastiques qui sont visés dans la directive-cadre single use plastique ils ne viennent que des observations qui ont été faites dans le cas de la mise en oeuvre de la directive cadre stratégie milieu marin sur des plages sur des plages on le sait 1% et 1 flotte que le reste ne la montre »
Temps de parole
- Catherine Chabaud97 %
- non_speech3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
m je
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e bon bonsoir tout le monde rayon du lien face aux grands défis de l'humanité je reviendrai tout à l'heure sur sur l'océan bien commun parce que c'est une notion que indépendamment de mon mandat de députée européenne j'essaie de porter là depuis deux ans est d'abord peut-être il ya déjà il ya plein de messages dans cette vidéo en fête et notamment il ya deux bateaux le bateau noir je ne sais pas si vous l'avez reconnu ce il yad'un qui navigue ici pen duick lequel le 6/7 dixie c'est un bateau mythique qu'était bateau d'eric tabarly et et qui a une nouvelle vie finalement c'est finalement il écrit une nouvelle histoire il est recyclé lui aussi mais dans un formidable projet qui est menée par marie tabarly la fille d'éric et qui elle essaie de sensibiliser avec des artistes qu'elle embarque et aussi des funambules comme théo qu'on a vu 20 pays ils ont relevé un défi que j'imaginais même pas possible d'ailleurs tous les marins disait comment commence ça va être possible de relier ces deux bateaux et finalement ils l'ont fait le bateau rouge sk qui savent ce que c'était vdh superbe en fait c'est le bateau effectivement je construit par jean luc van den aide ah ben voilà génial merci de l'avoir sorti j'ai bateau de mon premier vendée globe et ce bateau il a avec en fait mais deux bateaux ont les records du monde du tout 2 nombre de tours du monde en solitaire et c'est un bateau qui était à l'abandon pendant dix ans il est resté à l'abandon sur les quais à la rochelle et il a failli partir à la casse partir au recyclage mais ya pas de recyclage pour des bateaux en carbone aujourd'hui et mon mari l'a racheté parce qu il lui révèle courir la route du rhum et ce bateau là et vit une nouvelle histoire voilà j'ai été aussi cette symbolique du recyclage et puis aussi on a eu envie de faire sept 7 finalement ce défi aussi pour dire qu'on allait dans le même sens et qu'on participe et les deux les deux projets à une même voilà qu on aller dans la même direction alors moi je vais effectivement comme olivier tu l'as dit essayez de de témoigner au travers de mon parcours partagé aussi avec vous quelques quelques convictions que j'ai moi j'ai eu trois événements à ses fondateurs dans dans mon parcours avant la fin de la course au large j'ai arrêté la course au large en 2002 pour tout vous dire ça fait 18 ans que je suis engagé sur la préservation de la mer et du littoral les trois événements fondateurs ces gamines j'ai eu la chance de mon père faisait de la plongée sous-marine et j'ai eu la chance de mettre la la la la tête en dessous avant de naviguer au dessus j'ai compris que la mer était vivante sans doute à mon insu parce que gamin on se rend pas compte d'eux finalement voilà on est juste émerveillé j'ai plongé je plongeais soit à marseille en méditerranée soit à roscoff et voilà le deuxième événement fondateur c'est en 91 donc il ya bientôt 30 ans première traversée de l'atlantique en solitaire sur un petit bateau de six mètres 50 et dès cette année là j'observe alors je voyais déjà en plongée je voyais déjà des déchets dans les fonds mais en 91 veut se retrouve en plein milieu de l'atlantique avoir des polystyrènes des bouteilles plastiques et là j'ai pas compris c'est à dire qu'à l'époque personne ne parlait c'était bien avant les premières d'expédition de traversée du pacifique personne ne parlait des déchets en mer personne n'imaginait en tous les cas qu'on puisse en retrouver à cet endroit là enfin c'était complètement hallucinant et la réaction enfin le sentiment que j'ai ressenti à ce moment là c'est pas où sont les affres pollueurs c'est je me suis sentie responsable le squeeze mais comment en est on arrivé là collectivement c'est ce sentiment là qui m'habite encore aujourd'hui après vingt ans de presque 20 ans de de mobilisation c'est du coup qu'est ce que moi je peux faire cette responsabilité individuelle mais aussi collective c'est celle là aussi qui est intégrée dans la notion de bien commun parce que si l'eau sion est un bien commun ça veut dire qu'il est en fait il nous rend des services écosystémiques formidable j'en reparlerai tout à l'heure et donc on doit en prendre soin tous il y en a qu'un seul andy les océans la réalité c'est qu'à qu'un seul au six ans donc ça c'est le deuxième élément fondateur le troisième événement fondateur pour moi c'est mon premier vendée globe bouclant un tour du monde une chose que je n'aurais jamais pu penser croyais pas possible parce que le premier vendée globe est sorti enfin faille sortie s'est déroulée en 89 à l'époque j'étais journaliste à la revue thalassa et j'ai dit wow qu'est ce que c'est que cette course formidable j'étais des jeux déjà je rêvais déjà d'être navigatrice mais je n'étais pas encore un devenu j'étais journaliste mais je me suis dit jamais je serais capable de faire ça c'est pas pour moi c'est trop grand c'est trop et puis finalement quelques années plus tard je suis au départ en 92 je vois les bateaux partir je dis waouh là ce truc là je serai au départ dans quatre ans et j'ai bouclé ce vendée globe 96 97 en quels termes vendée globe extrêmement difficile dure il ya quatre bateaux je sais pas si vous vous souvenez de ce vendée globe il y a on était quinze au départ on était six à l'arrivée il ya quatre bateaux qui se sont retournées et moi même j'ai chaviré dans l'océan indien mais la leçon que j'ai apprise incroyable c'est que dans ces situations difficiles comme on n'a pas le choix comme on est parce qu il y à une question de survie qui est palpable en ce moment elle est palpable dans le sentiment de danger mais on a encore le choix parfois on a l'impression que le changement climatique les défis climatiques les défis faso ont l'impression que voilà c'est pour demain non quand on est en mer et qu'on est dans des conditions périlleuses on n'a pas le choix il faut trouver la solution tout de suite et bien je peux vous dire qu'on la trouve toujours la solution on la trouve toujours autre enseignement de la course au large c'est que on vit dans un monde d'innovation permanente on essaie de faire des bateaux les plus rapides possibles et on arrive à faire des bateaux qui non seulement vogue mais vole aujourd'hui quand on voit le bateau que j'avais en 98 enfin en 2000 pour mon deuxième vendée globe et je veux bien qu'on mette la première image de ma présentation et il était le plus rapide de sa génération aujourd'hui il prend le départ du prochain vendée globe c'est le bateau jaune le cigare rouge et ça c'est celui que j'ai fait construire en 98 et et qui a été vraiment l'un des plus rapides on va le gagner des courses j'ai pas brillé dans le vendée globe malheureusement j'étais battait deux jours avant l'arrivée mais j'ai bouclé mon deuxième tour quand même et ce bateau aujourd'hui il est obsolète c'est à dire qu'en 20 ans on a fait un gap de progression formidable et donc ce vendée globe ce premier vendée globe et ce bateau m'ont prouvé d'une part que l'homme avait un potentiel incroyable et que collectivement on pouvait véritablement mais mais mais s'embarquer dans des aventures formidable dire on a marché sur la lune on doit pouvoir le relever le défi climatique et c'est la conviction que j'ai qu'on va pouvoir le relever c'est aussi ce bateau qui me la donne parce que et l'évolution des bateaux parce que on est capable d'inventer des bateaux qui veulent aujourd'hui donc on va bien être capable de trouver des solutions alternatives à des plastiques qui n'était pas si on ne parle que la question plastique et a aidé à trouver d'autres énergies que celles qui émettent donc j'ai arrêté la compétition fin 2002 en me demandant mais comment moi je peux voit la responsabilité individuelle et collective comment moi je peux m'engager je suis journaliste je découvrais des premières des solutions et je sais que c'est un sujet qui voilà qui qui préoccupe finalement c'est le coeur du sujet de rupture quelles solutions allons nous mettre en oeuvre et je me suis rendu compte que les solutions à l'époque personne n'en parlait on ne parlait que des problèmes on a de la chance aujourd'hui aujourd'hui saab va là ça fait du buzz quand on développe des solutions à l'époque ça n'intéressait personne donc la journaliste que j'étais a eu envie de montrer des solutions je me suis embarqué dans des baies j'ai tourné des documentaires et caetera et sur le développement durable j'ai fait plusieurs tours de france des solutions pour le climat aussi après en 2015 r j'ai refait ça et puis j'ai essayé aussi d'agir sur le terrain j'ai commencé à me poser la question qu'est ce que je peux la filière qui est la mienne c'est la filière la plaisance le nautisme donc comment je suis parti dans un premier projet de bateau éco-conçus alors en 2002 je parlais pas d'éco conception parce que je ne savais même pas que ça existait et cherchant à savoir dans quel matériau jallet construire mon bateau parce que faut savoir que 80 % des matériaux qui composent les bateaux de plaisance c'est un composite fibre de verre résine polyester qui n'est pas recyclable en fin de vie alors aujourd'hui il ya des filières qui viennent enfin vingt ans plus tard de se mettre en route mais il n'y a pas de solution pour les composites parce que on est sûr vraiment deux matériaux complètement différent et voilà et donc je me suis posé la question aluminium pourquoi pas d'ailleurs on était parti finalement pour l'aluminium et me posant les questions j'ai découvert les travaux de l'université de lorient sur les matériaux biosourcés surtout sur les fibres de renfort ça m'intéressera d'en discuter avec gunter pauli 2-2 tout ça parce que on a traversé on a été on a conçu ce premier canot est totalement compostables c'est à dire qu'il est en fibre de lin est en résine fall le polymère c'est du pl as et c'est de la vision de pommes de terre etc alors le cycle de vie si vous calculez le cycle de vie de notre prototype il est minable parce qu' il fallait le lin on a dû le faire comme il n'y avait pas encore de 6,2 filière alors que la france donc pas encore mais ça va ça va ça va émerger savoir que la france est le premier producteur mondial de fibres de lin et que les débouchés autre que la le textile sont intéresse beaucoup les producteurs de là l'europe est le premier producteur mondial de chanvre c'est pareil parce que on peut on aurait pu fabriquer en chanvre et d'ailleurs il ya la confédération européenne du lin et du chanvre qui essaient de trouver des débouchés et donc quant au plr ils étaient issus de l'amidon de maïs alors je me suis posé la question quelle est la la pertinence écologique de tout ça et quelques années plus tard je suis rentré au conseil économique social environnemental où j'ai porté un avis sur justement sur sur les fibres de lin comme renfort comme les matériaux biosourcés l'exemple des fibres est ce que c'est vraiment pertinent ou pas c'était c'était vraiment intéressant et puis j'ai fini par travailler alors je vous passe un peu tout ce qui est là dessus j'ai fini par travailler j'ai poursuivi avec un autre projet en me disant ok là il ya la question des matériaux mais il fallait avoir une approche systémique alors pour moi c'est très important j'ai toujours si vous voulez aujourd'hui tous les projets autour de la réduction ne parle que de la dent les défis climatiques on parle évidemment de la réduction des émissions de co2 dues à la propulsion la motorisation n'est pas forcément suffisamment à mon sens de tout le cycle de vie de toutes les émissions liées aux matériaux lié au traitement des autres etc et donc je me suis dit mais si je veux essayer de faire le bateau le moins impactant leur faut pas essayer de lire ce qui est l'âge pour vous le dire mais hier j'ai essayé de faire un bateau le plus rapide possible donc demain je veux faire un bateau de plaisance laboratoire pour toute la plaisance donc c'est un projet industriel qui travaillent dans tous les compartiments du jeu et je savais en plus que toutes ces innovations existait parce que ça faisait déjà quelques années que je voyais les industriels ne pas réussir à sortir leurs innovations de leurs tiroirs pourquoi parce que souvent les ça vous devez l'expérimenté tous les jours les solutions elles sont portés par des pme voire des tpe et dans la course au large on connaît très bien ça parce que toutes les innovations qui naissent dans la course au large elles sont portées parfois elles sont développées dans garage d'un géo trouvetou et c est donc le pari que je faisais c'est que j'ai lancé un appel à projets à la collaboration dans la filière nautique et j'ai une quinzaine de pme qui sur tous les compartiments du jeu m'ont répondu on dis moi oui mais je le savais qu'ils allaient répondre moi je développe des matériaux biosourcés moi je développe j'ai envie d'essayer de développer une équipements de traitement des eaux noires et grises sur les bateaux de plaisance parce que pour l'instant la législation européenne nous a obligés à mettre sur nos bateaux de plaisance des cuves à eau noire et kurdes et les eaux des toilettes on n'a pas le droit de les rejeter dans un port il faut être large pour pouvoir les rejeter mais les eaux grises qui viennent de la vaisselle des douches etc quand on dit surtout quand on n'utilise pas de produits biologique de détergents bio ça a un impact sur la biodiversité dont il y avait sept q7 ce système de traitement des eaux noires et grises on voulait développer aussi un compacteur de déchets mais adapté à des petits bateaux parce que ça existe déjà sur les gros bateaux voilà on le faisait avec avec place thibault on voulait développer une aile alors ça c'est intéressant pour revenir en arrière c'est celui-là et jelen qui a hélas elle a été développée sur la coupe de l'america inventé pour la coupe de l'america c'est à dire c'est une aile rigide c'est pas une voile souple c'est une voile rigide et donc l'architecte qui a conçu le cabinet qui a conçu sa à l'idée de développer de ça pour le transport maritime et demain ça va être développé pour le transport maritime est un projet qui voit enfin le jour canopée et qui vire à un bateau équipé de plusieurs ailes comme ça ça fait des années qu'il a ce projet là et qu'il n'arrivait pas à le sortir de son tiroir non plus les ailes de kite l'acf parlier qui est un marin que vous connaissez il qui a couru aussi le vendée globe et yves il est en train de signer un contrat avec s'est massé gm parce que ces deux solutions de propulsion complémentaires elles permettent de réduire de 30% la les émissions de gaz à effet de serre voilà je viens évidemment il y avait un moteur électrique haute performance il y avait une gestion intelligente de l'énergie à bord il y avait aussi tu en parlais tout à l'heure les peintures antifouling en fait c'est un peu absurde en fait il fallait trouver on travaille est serein ça s'appelle une peinture antifouling biosourcés c'est à dire que la peinture antifouling elle est là pour tuer finalement les micro-organismes qui pourrait se développer sur les coques sauf que ben quand vous avez 500 bateaux dans un port de plaisance qui perdent leur leurs peintures antifouling du coup ça tue tous les micro-organismes au tour donc il fallait en trouver un plus tout pour la nature on va dire ça comme ça voilà ce projet n'a jamais vu le jour sans doute parce que tous les projets que j'ai mené j'avais 10 ans pensent sans doute dix ans d'avancé en revanche toutes les les innovations sont en train de merdes les unes après les autres donc voilà c'est une grande satisfaction on a été lauréat des investissements d'avenir et à l'époque vous allez rigoler mais la fédération des industries nautiques avaient publié avait diffusé une lettre comme quoi ce projet était dangereux connaissez le il ya sept cette histoire il paraît qu'une innovation elle passe toujours par trois stades elle est d'abord ridicules ensuite elle est dangereuse et après elle finit par être évidente moi j'étais au stade de la dangerosité pourquoi dangereux parce que c'est pas salle c'était pas ça le marché l'avenir économique de la filière nautique en plus jose est proposé j'avais plusieurs régions littorales qui m'accompagnait qui m'ont beaucoup soutenu et je leur proposais d' avoir un projet qui était structurant pour la filière nautique on était vraiment sûrs du marché local qu'est ce que m'a dit le plus gros fabricant qui est vendéen et que j'adore que j'ai essayé jean bart j'ai essayé d'embarquer groupe bénéteau dans ce projet là et j'avais des copains amoureux dans le groupe bénéteau qui m'ont dit mais catherine si on a besoin d'une innovation on l'apprend sur l'étagère et en général c'est pas en france qu'on la trouve c'est en allemagne c'est c'est aux états unis mais voilà alors que ce projet avait pour objectif d'essayer de le faire sortir voilà de développer une éco filière nautique voilà bon on a écouté mais c'est pas grave il aura inspiré paraît-il je vais peut-être pas revenir sur ça c'est ma prise de conscience pendant toutes ces années là il ya un événement aussi très marquants qui a été pour moi grenelle de la mer qui m'a permis de comprendre voilà ce que je comprenais déjà quand j'étais ce que je ressentais quand j'étais gamine ce que je vous disais tout à l'heure quand je vous disais que j'ai ma sensibilité à la mer à l'aîné dans ces paysages la de laminaire voilà je voudrais juste rappeler quelques éléments pour que vous fixer les idées c'est que la moitié de l'oxygène que l'on respire vient de l'océan c'est le scientifique qui pourrait mieux en parler que moi et qu'il capte un quart de nos émissions de co2 le schéma que vous avez la hausse et celui de la circulation thermohaline et a en fait qui en fait la machine le moteur de la machine climatique sur la terre bon j'ai pas je vais pas rentrer dans les détails parce que je voudrais pas être trop longue et l'océan c'est aussi un trésor pour l'humanité c'est ce que dit notre appel pour l'océan bien comme l humanité j'ai mis là c'est un trésor parce qu'ils nous fournissent l'oxygène qui captent le co2 mais c'est parce qu'ils n'ont ils et c'est un puits d'énergie formidable c'est aussi les ressources hydriques vous savez que est-ce que vous avez une idée sur la terre comment sont répartis les ressources hydriques entre l'aude mr lolo douce j'avais une idée l'eau de mer ce que c'est c'est 97,3 bravo les nappes phréatiques 0,05 % enfin ces rites c'est totalement ridicule les glaciers c'est 2% donc voila l océan ses 71 % de la surface de la planète je vous ai mis bon ça c'est sur les impacts il ya les déchets évoqué par par françois tout à l'heure mais il ya bien évidemment le tourisme c'est quand même un vrai sujet c'est un vrai vrai sujet d'arrivée on a en ce moment des territoires qui qui accueille bien de la sq de ce que les écosystèmes sont en capacité de pouvoir accueillir le corail qui blanchit le les dégazages on a réussi à ah bien réduire les dégazages notamment à en donnant beaucoup de pouvoir au préfet maritime en france et puis la fonte de l'arctique etc j'ai mis cette photo parce que moi je trouve qu'elle est toujours impressionnante dans les pressions je sais pas si vous connaissez ce ce site marine trafic qui vous donne en temps réel la circulation des navires à travers le monde c'est le réseau as et bon ben j'ai fait une capture d'écran si j'avais zoom et j'en aurais encore vu plus et quand on des zooms on voit toute la surface de la planète qui est couverte de bateaux bien évidemment ce n'est pas à l'échelle mais c'est pour vous dire que vous savez que 90 % des déchets des objets qui sont dans cette pièce sont passés par la mer vers le transport maritime et en plus il est censé les émissions sont absolument colossal on les a pas elles sont moins importante les émissions de co2 sont moins importantes que les émissions du transport terrestre en revanche les émissions de dioxyde de soufre d'oxydés d'azoté sont très très importants et très dangereux pour la santé voilà et on dit que le trafic maritime devraient augmenter de 50 à 250 % dans les années à venir un autre dans les enjeux maritimes qui moi me préoccupe aussi depuis quelques années au delà du sujet des plastiques du co2 etc c'est que la mer est devenue le nouvel eldorado aura trouvé en mer des ressources qui s'amenuisent à terre et donc là sur cette mappemonde vous avez à la fois ça c'est le petit à voilà c'est ça toutes ces petites tâches là ce sont les danses qu'on a pu explorer les nodules polymétalliques qui sont donc comme des boules de pétanque c'est du ces des mines et des minerais voilà un amalgame et est donc en ce moment il ya une ruée vers l'or de ses ressources et y compris aussi autour but au tour des des sources hydrothermales au syndic la voilà vous avez des des projections qui viennent des fumerolles autour de ces l'activité sismique cdd des écosystèmes qui sont très riches dont on découvre la richesse notamment il ya des bactéries avec lesquels on commence à faire des médicaments etc plein de choses je vais pas rentrer dans le détail et il ya des minerais ou s'il ya des terres rares qui sortent de ses fumerolles et c'est pareil et alors les fonds marins ont un cadre juridique ils sont si vous voulez explorer il faut demander une autorisation à l'autorité internationale des fonds marins mais la colonne d'eau dessus ya zéro il ya pas la convention internationale du droit de la mer et le droit date de 80,2 qui au passage n'a pas été ratifiée n'a jamais été ratifié par les états unis entre autres choses eh bien elle n'a elle n'a prévu aucun statut juridique pour la colonne d'eau et c'est tout l'objet d'une négociation qui se joue en ce moment aux nations unies voilà dans les ordres dans les enjeux on les voit pas bien mais en route en jaune vous avez le réseau mondial de télécommunications sous marin parce que on ignore aussi mais 99 % de notre internet passe par la mer par les câbles sous marins c'est des enjeux géostratégiques colossaux voilà donc je vais pas m'arrêter sur / 7 / c'est parce que j'ai déjà été trop longue juste dans les solutions parce que vous avez compris que moi ce qui m'intéresse c'est de promouvoir des solutions j'imagine comme comme vous tous le retour du transport à la voile avec but non pavée avec voilà ça c'est le projet neo line et puis moi il y à des sujets qui que j'essaie de pousser la hausse et c'est le parc marin de la mer d'iroise je crois beaucoup à aux herbes marines protégées parce que c'est un outil de gestion c'est un outil de gouvernance formidable en vrac elles sont ces solutions là c'est on replante aujourd'hui du corail là où il blanchi il faut de savoir que je crois c'est combien ces 70 80 % du du corail qui peut mourir dans l'est dans l'est dans les années qui viennent et puis moi il ya une un concept que j'aime bien promouvoir aussi c'est celui d'infrastructures maritimes impact positif on va développer des énergies des grands champs d'éoliennes offshore mais comme on a toujours une vue qui n'est pas systémique qui on regarde pas forcément l'éolienne dans son dans son environnement on imagine poser des éoliennes point barre sur le solde en faisant attention qu'il ya quand même un problème de rivalité avec les pêcheurs et qu'il faut pas les faux mails et pelé posés sur un fond sableux que en plein milieu des laminaires mais le concept qui est développé par un scientifique que je suis beaucoup qui est maître de conférences à l'université de montpellier ce concept l'aï dit b changement de paradigme comment mon éolienne pourrait finalement profiter à l'écosystème local donc ça veut dire qu'il faut faire attention aux matériaux qu'on choisit mais aussi à la géométrie des matériaux et du coup 7,7 voilà cette image là que j'ai que j'aime bien voilà alors j'ai finir par von océan de la commun quand même on a lancé cette initiative c'est un concept que j'ai découvert il ya en 2013 j'organisais une conférence sur la la gouvernance de la haute mer un grand terme et on a lancé un appel de paris pour la haute mer donc cet espace maritime au delà des zones économiques exclusives et on parlait déjà de notions comme un bien commun et donc je vous ai expliqué tout à l'heure ce que voilà ce que j'allais chercher moi je vais chercher dans le bien commun un accélérateur de passage à l'action ça veut dire quoi ça veut dire que les déchets que nous a présenté françois tout à l'heure ils viennent de la terre il faut arriver à faire comprendre aux citoyens y compris en haut de la montagne qu'ils ont un impact sur la mer les les cotons-tiges que tu présentais et cetera voilà ils viennent de bien en amont ici on n'a pas ça veut dire que nos politiques publiques il faut qu'elle s'intéresse qu'elles ont calé à des problématiques systémique il faut des réponses systémiques et des gouvernants systémique si j'ai accepté de devenir député européen ainsi je me suis engagé dans ce dans ce mandat qui est passionnant on pourra en reparler mais il est vraiment passionnant c'est parce que là aussi je vais chercher des accélérateurs de passage à l'action parce que il faut faire monter le niveau de l'océan au parlement à la commission on n'en parle pas assez de le dire ce n'est pas encore un sujet et parce que la gouvernance de l'océan est encore aussi j'essaie de avec mes petits bras musclés pieds avec mes collègues je suis pas tout seul on essaie de promouvoir une politique maritime qui soit véritablement intégré parce qu'elle existe la politique maritime intégrée mais on est quand même la pêche d'un côté le transport maritime dans une boîte etc pour moi c'est une problématique sans nom et je voudrais juste citer un exemple on parlait du talent tu parlais tout à l'heure la directive cadre stratégie milieu marin qui a donné en fait c'est elle qui a donné des éléments pour la directive cadre stratégie google news plastique voilà et bien j'ai découvert en ce moment je suis rapporteur sur plusieurs textes notamment sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime et aussi sur un rapport d'initiative sur l'impact des déchets sur les pêcheries et dans ce cadre là on a auditionné françois que je connais depuis longtemps parce que j'avais notamment j'avais fait la préface de dabou cas qu'il avait écrit à quelques années et puis on s'est connus dans l'oeuf un bref parce que je m'intéressais aux déchets à ces travaux et en fait je me suis rendu compte d'une chose françois je sais pas si tu a repéré mais les plastiques qui sont visés dans la directive-cadre single use plastique ils ne viennent que des observations qui ont été faites dans le cas de la mise en oeuvre de la directive cadre stratégie milieu marin sur des plages sur des plages on le sait 1% et 1 flotte que le reste ne la montre et c'est ça veut dire que on s'est pas intéressé on a nos manques tellement de mesures finalement sur sur les plastiques que finalement cette directive cadre single pratique elle est pas mal mais c'était un tout petit bout du sujet qui va falloir vraiment passé la vitesse supérieure sur sur le sujet et voilà donc je peux vous dire que d'être allé sur le terrain c'est quand même utile et puis d'être en permanence en contact avec ceux qui agissent comme vous voilà j'apprends beaucoup de choses et j'en ai besoin traversy
[Musique]
Catherine Chabaud