Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur YouTube)· 20 septembre 2026 53 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste est certaine, qu'elle "gagnera cette primaire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos priorités si vous étiez au pouvoir aujourd'hui ?

  • 1:35RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous dénoncez, vous aussi, un 'permis de tuer' même XXL dans la bouche de Mathilde Panot ?

  • 2:19RelanceRéponse directe

    Quand vous dites concession faite au RN, vous sous-entendez quoi ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette loi est-elle inutile selon vous ?

  • 4:21FerméeÉludée

    Est-ce que vous dites que la police tue ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'avez-vous pas été invitée à la réunion à l'Élysée sur la menace russe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:19Ségolène RoyalFait
    « Cette loi était inutile. Donc c'est une concession faite par le gouvernement au RN. »
  • 3:39Ségolène RoyalFait
    « La loi actuelle est très équilibrée, et il n'y a aucune raison de la changer. »
  • 5:03Ségolène RoyalPromesse
    « Je lui aurais demandé de baisser les taxes sur l'essence. »
  • 5:35Ségolène RoyalFait
    « Je suis d'accord avec Éric Ciotti. C'est une opération de communication. »
  • 7:35Ségolène RoyalFait
    « La vraie question c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait face à cette menace et en particulier que fait la France. »
  • 8:19Ségolène RoyalFait
    « Oui, parce que le propos n'est pas équilibré. Donc on convoque les chefs de parti, on fait une déclaration, on fait peur une fois. »
  • 9:01Ségolène RoyalFait
    « Je suis d'accord avec Éric Ciotti. C'est une opération de communication. »
  • 20:02Ségolène RoyalFait
    « La recette magique, c'est d'aimer les gens. C'est aussi simple que ça. »
  • 22:17Ségolène RoyalChiffre
    « Quand vous avez un litre d'essence qui passe de 1 euro à 2 euros, ou plutôt de 2 euros à 3 euros, le rendement de l'impôt augmente. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:11

Bonsoir à tous, vous regardez bien le Grand Oral, le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec Le Figaro. Une heure en direct et en public chaque dimanche à 18h pour vous faire vivre cette campagne présidentielle. J'y marque ce soir moins 210. 210, bonsoir Ségolène Royal. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir, c'est vous qui passez votre grand oral. Soyez Merci beaucoup d'être avec nous, Ségolène Royal, pour vous interroger à nos côtés. Jim Jarassé, bonsoir Jim, rédacteur en chef du service politique du Figaro. Ségolène Royal, on va parler de la menace russe avec cette réunion qui a eu lieu cette semaine à l'Élysée, on va parler de la crise des carburants. Vous nous direz ce que vous feriez vous si vous étiez au pouvoir aujourd'hui.

0:51

D'abord une question d'actualité avec ces manifestations qui avaient lieu aujourd'hui un peu partout en France pour protester contre la loi qui institue une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre. Ses adversaires dénoncent un permis de tuer. Parmi ceux qui ont manifesté aujourd'hui, il y a les Insoumis, la chef de file des Insoumis à l'Assemblée, Mathilde Pannot Nova Siskelandi. La France Insoumise est mobilisée partout dans le pays, aux côtés des plus de 160 organisations à l'initiative de stop aux violences d'Etat pour redire notre opposition totale et absolue au permis de tuer XXL. Nous devons faire échouer cette loi et la première des revendications que nous portons, c'est d'exiger que cette proposition de loi ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Sénat.

1:35

Nous devons la faire échouer parce qu'elle met en jeu les principes fondamentaux de notre État de droit. Nous devons la faire échouer parce que la police tue déjà et que si cette loi passe, elle tuera encore davantage. Est-ce que vous dénoncez, vous aussi, Ségolène Royal, un permis de tuer même XXL dans la bouche de Mathilde Panot ? Ce qui est évident, c'est que cette loi était inutile. Donc c'est une concession faite par le gouvernement au RN. Cette loi est inutile puisque le droit est très clair. Il y a un droit de légitime défense, il y a des enquêtes qui peuvent être ouvertes et donc la règle est parfaitement claire. Et il y a un droit des familles aussi, lorsqu'il y a une victime parmi elles, d d'avoir la transparence et les informations sur ce qui s'est passé,

2:19

et pas qu'on leur claque la porte au nez. Donc la loi actuelle est très équilibrée, et il n'y a aucune raison de la changer. Quand vous dites concession fator-RN, vous sous-entendez quoi ? C'était une demande d'URN, de renverser cet équilibre au profit finalement de gestes qui n'auront plus forcément le souci de l'enquête telles qu'elles existent aujourd'hui. Vous savez, moi je crois que dans une nation, la bonne entente entre la police et le peuple, c'est quelque chose d'essentiel. Ce sont les fondamentaux de la République.

3:00

Donc chaque fois que vous perturbez les choses, et les choses ont été profondément perturbées, par exemple lorsqu'il y a eu la suppression de la police de proximité, vous vous souvenez, les ricanements qu'il y a eu sur la police de proximité. Mais c'était essentiel, la police de proximité, parce que c'est la fusion justement dans la vie quotidienne entre la police qui est chargée, qui est une autorité républicaine et la population. Et vous voyez, quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, moi j'ai fait rentrer des policiers et des gendarmes dans les collèges pour expliquer aux jeunes qu'est-ce que c'était que la loi, qu'est-ce que c'est que les droits et les devoirs, qu'est-ce que c'est que le code pénal, etc.

3:39

Et je pense qu'aujourd'hui dans cette fusion entre les forces de l'ordre qui doivent rester républicaines et qui n'ont aucun droit en effet à utiliser leurs armes de façon impulsive et la population qui doit continuer à respecter cette police, c'est tout à fait essentiel. Donc une fois de plus, pourquoi ce Vous nous dites loi inutile, vous demandez donc qu'elle soit retirée, c'est ce que réclament les insoumis. Est-ce que comme les insoumis, vous dites, c'est devenu l'un de leurs slogans aujourd'hui, la police tue ? Non, je n'ai jamais utilisé ce mot. Il y a des policiers qui peuvent faire des fautes extrêmement graves, ça s'est vu, et qui doivent être sanctionnés avec une transparence totale.

4:21

Et ce n'est pas parce qu'on sanctionne un policier qu'on sanctionne toute la police. Et même les autorités policières et de gendarmerie attendent de la République que les brebis galeuses, qui sont dans la police ou dans la gendarmerie comme dans toute profession, soient en effet réprimées et puissent payer les conséquences de leurs actes. C'est précisément parce qu'il y aura une transparence sur les sanctions apportées à ceux qui enfreignent les interdits et la loi, et la police et la gendarmerie sont encore plus en avant puisqu'elles doivent montrer l exemple de l'application de la loi. Jim Jarassé, une autre actualité de la semaine avant-hier, Emmanuel Macron a invité les chefs de parti et les candidats à la présidentielle à

5:03

l'Elysée pour les informer de la menace russe notamment, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure étaient présents est-ce que vous auriez aimé vous aussi être invité par le chef de l'État à l'Elysée ? Je ne me suis même pas posé la question si vous voulez. Ça ne vous a pas traversé l'esprit. Certains candidats étaient invités ? C'est vrai, il n'y avait pas d'autres, oui. Et vous savez ce que je lui aurais demandé ? Je lui aurais demandé de baisser les taxes sur l'essence. Alors on va en reparler. Parce qu'une des conséquences de la guerre, c'est quand même ce que subissent aujourd'hui tous les Français. Et tous les citoyens à travers le monde. – Et ça, on va y revenir, c'est de laine royale. – Oui, on va y revenir.

5:35

Mais vous voyez, je lui aurais dit, mais comment ça se fait que vous ne bougez pas pour baisser les taxes sur l'essence ? – Mais Jim Jarrassé, vous le soulignez, il était question de cette menace russe, le président a dit que cette menace s'intensifiait. Vous le précisez aussi, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure étaient présents. Est-ce que vous avez été rapporté ce qu'il s'est dit dans cette réunion ? Non, pas du tout. Vous n'avez eu aucun échange sur le sujet C'est un traitement inégal, mais ce n'est pas grave. Je suis devant vous et ça me permet de donner aussi mon avis. Écoutez, Scandi, quelqu'un qui était là, lui, qui était invité à cette réunion, c'est Eric Ciotti, maire de Nice, patron de l'UDR, allié de Marine Le Il était présent dans ce fameux sous-sol de l'Elysée.

6:11

Ce n'est pas la cave de l'Elysée, c'est la salle Véga, la salle secret défense de l'Elysée. Il pense que ça ne servait pas à grand-chose. Je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment d'avoir été quelque part un des acteurs d'une opération de communication de l'Elysée. Pour vous, c'est une opération de communication ? Ce que nous avons appris à l'Elysée ce jour-là, vous le dites tous les jours sur vos plateaux, vous l'écrivez dans vos journaux. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Il y a la recherche de voies de dérivation pour que des coupables ou des boucs émissaires ou des subterfuges soient convoqués pour masquer un peu le déclin, le déclassement français.

6:54

Alors Ségolène Royal ce soir qu'est-ce que vous nous dites ? Est-ce que c'est une opération de communication comme semble laisser entendre Éric Ciotti, ou est-ce que c'est un exercice de transparence nécessaire de la part du chef de l'État ? – Je suis d'accord avec Éric Ciotti. C'est une opération de communication. – Pourquoi ? – Regardez ce qui se passe que les Français subissent aujourd'hui. Et là, on n'est pas convoqués, le chef de l'État ne s'explique pas. Donc effectivement, il y a toujours une mise en scène sur l'international parce que ça redonne de la stature. Mais la France est dans un état de déclin, mais d'une de tristesse infinie. Et c'est pour ça aussi que je m'engage dans les primaires. Comment est-ce qu'on peut accepter de laisser aux générations qui viennent

7:35

la France dans cet état ? Vous dites que c'est pour détourner l'attention de l'opinion publique c'est pour se remettre en scène en plus en annonçant rien du tout car la vraie question c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait face à cette menace et en particulier que fait la france et pas une seule fois ils n'utilisent une fois de plus le mot médiation le mot paix la france est membre du conseil de sécurité de l'onu donc la france doit toujours peser pour l'arrêt des guerres toujours et ça on ne l'entend jamais mais qui le fera le peuple vient dans quelques jours là je suis sûr qu'il va parler de la paix c'est le seul leader mondial qui continue et sans relâche à parler de la paix ça ça devait être une ça doit être une parole forte de la france mais comme la france est

8:19

faible, comme le président de la République est faible, comme nous avons 3600 milliards de dettes, comme nous n'avons pas plus la force diplomatique d'affirmer notre spécificité par rapport à notre rôle au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, il n'y a même plus le courage de parler de la paix et de la médiation. Et ça, il faut que ça change. Vous entendez aussi ce que dit le chef de l'État sur cette menace, cette menace russe, menace hybride. Il dit et il répète qu'elles n'ont jamais été aussi intenses, que nul n'est à l'abri et que ces menaces ne resteront pas sans réponse. Vous l'avez et vous aviez qualifié il y a un an environ un Emmanuel Macron de « va-t'en-guerre ». Est-ce que vous conservez cette expression pour qualifier le chef de l'État ?

9:01

Oui, parce que le propos n'est pas équilibré. Donc on convoque les chefs de parti, on fait une déclaration, on fait peur une fois, on fait peur aux gens. Tous Tous les jours, on nous fait peur aux gens. Il y a peur, il dit qu'il y a la menace hybride, on va faire quelque chose. Mais on fait quoi ? C'est une réalité. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ? Quelles sont les stratégies ? Et où est le lieu de médiation et de négociation. Vous voyez la responsabilité d'un leader politique et surtout d'un pays comme la France et d'un continent comme l'Europe, c'est de toujours garder un équilibre, comme le disait le général de Gaulle, moi je m'inscris

9:38

dans cette continuité entre en effet la réaction et le soutien aux pays qui subissent la violation de leurs frontières, parce que ça c'est le droit international intangible, et de De l'autre côté, une œuvre diplomatique, des lieux de médiation, des lieux de négociation pour déminer la source des conflits. Et je vais vous dire une chose, plus l'histoire nous apprend que plus les guerres durent, plus elles sont difficiles à terminé. Et je répéterai ici quelque chose, parce que quand on demande la paix, quand on plaide pour la médiation, on se fait toujours insulter. Ça s'est passé dans toutes les guerres. Ceux qui disent « Mais non, il y a peut-être autrement autre chose à faire. » Mais non, il faut peut-être se parler. Ils se font toujours insulter, voire assassinés.

10:22

C'était le cas de Jean Jaurès à la veille de la guerre de 1914. Eh bien moi, j'accepte ces insultes parce que je sais que les peuples ont le droit et que les jeunes ont le droit de vivre et de naître dans un monde en paix. Vous iriez demain pour chercher la paix, parler à Vladimir Poutine ? Mais il faut faire parler les belligérants entre eux. Directement, le président français doit, ou la présidente française doit aller parler à Vladimir Poutine ? Elle doit se mettre au service de l'Ukraine en disant « Nous voulons maintenant vous aider à avoir une paix juste et durable ». Et ça, ça leur est rarement dit. Souvenez-vous, il y a deux ans, quand l'Ukraine était en position de force on leur a dit non, non, non on veut continuer la guerre

11:03

jusqu'au bout il y en a même qui nous disait on va aller jusqu'à Moscou déclencher une troisième guerre mondiale mais qu'est-ce que c'est que ce bazar et donc à ce moment-là cette occasion, cette opportunité a été perdue mais les opportunités doivent toujours être reconstruites vous savez, c'est pas parce que c'est difficile que nous ne le faisons pas comme disait Nelson Mandela c'est parce que nous N'essayons pas que c'est difficile. Et ce n'est pas antinomique de continuer à aider l'Ukraine, même si les efforts devraient être un peu plus supportés par les États-Unis. C'est vraiment sur l'Europe que ça pèse, sur nos consommateurs, sur nos salariés, sur nos entreprises, sur notre niveau de vie, surtout. Il n'y a plus d'argent, mais les gens voient

11:43

qu'on achète des armes à l'Ukraine et se disent, mais est-ce que cet effort est équitablement réparti ? Et notamment avec les États-Unis d'Amérique ? Donc il faut apporter la preuve aussi que cet effort est équitablement réparti. Et il faut apporter la preuve qu'il y a un effort considérable, au moins aussi puissant pour que cette guerre s'arrête. Cette guerre, c'est un drame humanitaire. On ne parle jamais des victimes. Un un million de morts, à nos portes. Mais sauf que Ségolène Royal, on parle des propos du chef de l'État sur cette menace russe, cette menace hybride également, elle existe aujourd'hui. Il y a aujourd'hui des provocations, il y a des actes de des stabilisations, comment faut-il y répondre ? Aujourd'hui, on parle de ce drone notamment qui a frôlé les frontières allemandes.

12:21

Aujourd'hui, si un drone survolait la France, vous feriez quoi ? Vous répondriez comment – D'abord, il faut répondre bien évidemment aux attaques. Mais je le répète, il faut un lieu de négociation et de discussion. Un lieu de négociation et de discussion. Sinon, il va y avoir une espèce d'escalade. Vous Vous ne croyez pas que les peuples ont envie de la paix, vous ne croyez pas que le peuple russe a envie de la paix, vous ne croyez pas que le peuple plus craignants, envie de vivre en paix. Donc on est ennemi des dirigeants, on n'est jamais ennemi des peuples. Et notre responsabilité morale éminente, c'est de faire en sorte que la paix revienne. Les peuples ont envie de l'appeler, mais peut-être pas Vladimir

13:00

En tout cas, si Vladimir Poutine avait autant de force qu'on le dit, parce qu'il ne faut pas non plus surestimer les forces, il y a longtemps qu'il aurait terminé la guerre en Ukraine. Donc ça veut dire qu'il n'est pas en position de force au temps que cela. Et par conséquent, je pense une fois de plus que la France doit mettre en place, mais Emmanuel Macron est très faible de ce point de vue et je pense qu'il n'est pas respecté par les différentes parties autour de la table, peut-être avec les pays du nord de l'Europe, peut-être avec les pays les plus menacés qui sont à l'est de l'Europe. Il faut impérativement un lieu de médiation et de discussion. Et d'ailleurs, quand Trump est arrivé aux responsabilités aux États-Unis, il a commencé par dire je vais faire la paix en Ukraine.

13:37

C'est pour ça qu'il a tenté. C'est pour ça qu il avait été élu, d'ailleurs. Je vais tenter la paix en Ukraine. Mais il faut le prendre au mot. Il faut dire mais alors qu'est-ce que vous attendez ? Parce que c'est aussi l'intérêt du peuple américain qui est la paix en Ukraine. Donc cette espèce de course en avant, de menace où attention ils arrivent, etc. Certes, il y a une menace. Mais qu'est-ce qu'on fait pour régler ce conflit ? Qu'est-ce qu'on fait pour régler ce conflit ? Moi, ça sera en effet, pour répondre à votre question, une de mes priorités parce que je veux que les jeunes générations puissent naître dans un monde en paix. Et comme disait le général de Gaulle, pardon de le citer une seconde fois, qu'est-ce que c'est que la paix mondiale ?

14:13

C'est bien s'entendre avec ses voisins, bien s'entendre avec ses voisins et des opportunités comme les Les accords de Minsk ont été ratés. On ne les a pas soutenus suffisamment à ce moment-là pour essayer de déminer les conflits qui étaient en train de monter. Et donc, il faut revenir aux fondamentaux des accords de et voir, à partir de ces accords, ce que souhaitent Volodymyr Zelensky et le peuple ukrainien, qu'est-ce qui est acceptable pour eux et qu'est-ce qu'on met comme base de médiation à discuter sur la table. Mais il n'y a rien, c'est le J'entends ce que vous dites sur la nécessité de la paix. Vous aviez vous-même suscité beaucoup d'émois en 2022, y compris dans votre camp, d'ailleurs en mettant en doute les crimes de guerre commis en Ukraine.

14:56

Ça vous a été reproché par ceux-là même avec qui vous concourez aujourd'hui pour la primaire. Florian Philippot de gauche, c'est ce qu'avait dit Raphaël Glucksmann à votre sujet, ce qui dans sa bouche n'est pas quelque chose d'extrêmement sympathique. Olivier Faure, vous avez qualifié d'agent de est-ce que vous regrettez d'avoir mis en doute les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine ? Non, parce que je n'ai jamais mis en cause les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine. Donc les déformations pour des raisons politiciennes des uns ou des autres, je ne les accepte pas. Est-ce que vous me permettez de reprendre, on va essayer d'être le plus factuel possible, ce que vous avez dit à l'époque et je trouve que c'était sur cette chaîne. Oui, sur Mariupol.

15:31

Sur Mariupol, la maternité Mariupol bombardée par l'aviation russe en étant en mars 2022, vous dites, vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, on aurait eu les images. Il y a une photo qui a fait le tour du monde. Oui, il y a une photo avec un franc-car. Oui, il y a une photo avec un franc-car. qui a fait le tour du monde, qui a été prise par des photographes d'associaties de presse qui étaient sur place. On la voit à l'écran, c'est cette femme enceinte qui est morte, d'ailleurs, quelques jours plus tard, son bébé. Aussi, cette photo, elle est exacte, elle est Oui, elle est vraie, cette photo. Mais quand je dis cette phrase, personne n'a la preuve de ce qui est arrivé.

16:08

Et comme je sais d'expérience que toutes les guerres naissent par des propagandes de guerre, regardez l Chirac. Heureusement que le chef d'État français, à ce moment-là Jacques Chirac, avait mis en cause la parole américaine sur les armes de destruction massive et avait refusé de bombarder l'Irak. Il y a la guerre du Golfe, la guerre du Vietnam est née par un – Et quand vous prononcez cette phrase, on est plusieurs mois après ce qui s'est passé à Marempol. – Non, on n'est pas plusieurs mois, ça vient d'arriver. Sauf erreur de ma part, ça vient d'arriver. – On est en septembre, c'était en mars, l'Union européenne a déjà dit que ce sont des crimes de guerre. Les journalistes sur place ont rapporté factuellement ce Ce n'est pas exact,

16:41

puisque le rapport de l'ONU qui fait l'enquête là-dessus date de quoi ? Vous l'avez vu ? Je n'ai pas cité le rapport de l'ONU. Non, mais le rapport de l'ONU justement a fait une enquête sur ce qui s'est passé par rapport à ce qui avait été dit que des dizaines de bébés avec leur maman avaient été ensevelis sous les décombres. Vous vous souvenez de cette phrase ? Vous vous souvenez que c'est à partir de cela qu'il y a eu une escalade ? Parce que c'est tellement horrible quand on s'en prend au bébé qu'on ne peut plus rentrer dans des procédures de médiation. Et donc, ma parole était une parole de sagesse, c'est-à-dire de vérifier les faits avant de mettre fin à toutes les médiations, parce que c'est à partir de cette cette abomination que toutes les médiations ont été retirées,

17:22

qu'il était désormais impossible de se faire parler entre belligérants et donc que la guerre est rentrée dans une escalade. Ce qu'ils vous a fait parler et dire d'une propagande de guerre par la peur de la part de Volodymyr Zelensky. Est-ce que de votre point de vue, en tout cas peut-être il y a quelques années, peut-être toujours aujourd'hui, le président du chrétien est un obstacle à cette paix Est-ce que si on vous suit... Mais non, pas du tout. Mais pas du tout, puisqu'il en était victime lui-même. Lui-même, il l'a cru quand ça a été dit, quand on a dit des dizaines de bébés, des dizaines de mamans ont été ensevelies sans les décombres, ce qui était faux. Parce qu'il y a eu une victime, en effet, celle que l'on voit. C'est déjà une de trop, une victime.

17:58

Mais le rapport de l'ONU a fait son enquête là-dessus et a en effet dit ce que j'ai dit. Et d'ailleurs, il y a eu une rectification ensuite au moment des prises de paroles pour dire en effet voilà ce qui s'est passé il ya eu une femme victime et son bébé c'est déjà trop mais quand ça a été annoncé souvenez-vous on a tous été un état de sidération parce qu'on a dit c'est une maternité qui est bombardée avec tous les bébés les mamans qui étaient en train d'accoucher ensevelies sous les décombres. Ça, ce n'était pas exact. Ce n'est pas dans le rapport de l'ONU précisément. Donc pour me résumer, je pense qu'en début des processus de guerre, il faut vérifier les propagandes de non pas pour les nier, je n'ai jamais nié les crimes de guerre mais parce que ceux qui sont

18:41

vattes en guerre ou qui veulent l'escalade de la guerre, ils utilisent des propagandes de guerre aussi pour que ça montre peut-être de bonne foi en les croyants, mais la responsabilité et d'ailleurs plusieurs experts du ministère de la Défense ont dit comme moi. On dit attention aux propagandes de guerre qui toujours... Regardez la guerre du Vietnam, pendant des dizaines d'années qui est né sur un mensonge initial. Il faut la paix, tout doit être fait pour apaiser les choses. Et donc c'est plus facile, vous savez, d'être dans des logiques belliqueuse que de toujours dire mais non, il y a peut-être un espace même si c'est une fenêtre toute petite, il faut l'utiliser

19:23

parce que nous avons le devoir de transmettre le monde que nous recevons en meilleur état que quand on l'a reçu. Ségolène Royal, on en vient à un point que vous avez brièvement évoqué tout à l'heure, la crise des carburants que subissent les Français en ce moment en France. Jim ? Oui, vous en avez parlé. C'est un sujet important pour les Français et leur pouvoir d'achat. Le gazole vient d'établir un nouveau record à 2 ,41 euros. Il y a des appels à manifester, à bloquer le territoire français. 9 Français sur 10, selon un sondage d'Oxa pour le Figaro, estiment qu'il y a un nouveau au mouvement des Gilets jaunes qui va survenir dans les semaines et mois à venir. Et alors vous, vous dites, si un jour je suis présidente de la République, il n'y aura pas de mouvement social.

20:02

Est-ce que vous pouvez nous donner la recette magique à cette assertion ? Je vais vous la donner. Alors expliquez-nous. La recette magique, c'est d'aimer les gens. C'est aussi simple que ça. Oui. C'est de se mettre à leur place. Mais la plupart des hommes politiques s'aiment eux Et disent, on a dit ça, donc vous, on ne comprend pas ce que vous dites, etc. Et la plupart des hommes politiques qui décident aujourd'hui ne payent même pas leur essence. Ils ont des voitures, ils ont des chauffeurs, ils ne payent pas leur essence. Ils ont des voitures, ils ont des chauffeurs, ils ne payent pas leur essence. Les dirigeants, ils ne payent pas leur essence. Ils ont des voitures, des chauffeurs, c'est le contribuable qui paye leur essence.

20:38

Le gouvernement a mis en place pour aider ce qu'on appelle les gros rouleurs, donc les professionnels qui utilisent beaucoup leur voiture pour travailler. Je reviens au mouvement social. Je vais vous raconter une histoire. Quand les gilets jaunes sont nés, j'ai appelé Emmanuel Macron au deuxième jour quand j'ai vu les femmes retraitées qui enfilaient le gilet jaune au mois de novembre, il faisait froid au mois de novembre. Allez occuper les ronds-points. Il y a quand même quelque chose qui ne va pas là. Ils avaient mis donc la taxe carbone. J'appelle Emmanuel Macron. Je lui ai dit qu'il faut enlever ça, ça va mal tourner. Je le savais d'autant plus que j'avais supprimé l'éco

21:24

prise de transport. Elles me disent ça va mal tourner. Les camions vont bloquer les routes. Ah bon, les camions vont bloquer les routes ? Mais on va immédiatement arrêter cette éco-taxe. Ils avaient raison parce que j écoute-moi. Je me mets à la place des gens. Qu'est-ce que j'ai entendu ? Un chauffeur, un producteur de choux fleurs de Bretagne qui prend son camion, qui va à Rungis et qui paye l'éco-taxe. Mais la grande compagnie de camions qui prend son essence en Belgique, qui traverse toute la France, puis qui reprend son essence en Espagne, ne paye pas l'éco-taxe. Ah ben oui, mais c'est pas juste ça. Et j'ai supprimé l'éco-taxe. Aujourd'hui, sur la crise des

22:17

moitié du prix de l'essence. Donc, ce qu'il faut bien comprendre, que les gens comprennent, c'est que quand vous avez un litre d'essence qui passe de 1 euro à 2 euros, ou plutôt de 2 euros à 3 euros, le rendement de l'impôt augmente. Parce que la TVA, c'est 20%. Ensuite, il y a la taxe et l'assise, ce qu'on appelle l'assise, l'ancienne TIPP sur l'essence. Et en plus, vous avez le fameux impôt sur le certificat d'économie d'énergie, quelque chose qui ne marche absolument pas. que vous souhaitez supprimer. Donc ça, c'est 15 centimes. Tout de suite, vous supprimez ça ? L'ancienne ministre de la transition écologique ou de l'écologie à l'époque plaide pour supprimer cette taxe qui prépare à la transition Je vais vous dire pourquoi.

22:57

De même que j'étais hostile à l'éco-taxe, hostile à la taxe à bol, je suis contre l'écologie punitive. Ça, ça en est pour vous ? Financer les pompes à chaleur, les voitures électriques Vous avez déjà vu par quel circuit ça se fait ? Moi, j'avais fait le crédit d'impôt. Aujourd'hui, quelqu'un qui fait installer une pompe à chaleur chez lui bénéficie de ses certificats d'énergie pour faire baisser parfois de plus plusieurs milliers d'euros. L'argent ne s'évapore pas, c'est ce que je veux dire. Si, l'argent s'évapore. Beaucoup de fraudes, des fonds qu'on ne maîtrise pas bien, des qualités de travaux douteuses. Moi j'avais fait les baisses d d'impôt pour les travaux, c'était direct. Ça ne coûtait rien administrativement.

23:37

C'était 8000 euros de baisse d'impôt pour une personne seule, 16 000 euros pour un coup. Et les chantiers d'isolation avaient explosé. En plus avec les artisans locaux. Là, vous baissez les taxes. Donc certificat, on a compris. La TVA et toutes les taxes, vous les baissez de combien pour arriver à combien ? Je pense que le bon prix du litre d'essence pour que l'économie reprenne et que les gens arrêtent d'avoir peur, c'est 1 ,70 €. Une forme de plafonnement. Donc entre soit 1 ,70 € et 2 €, il y a 2 ,40 €, 70 centimes d'écart. Ça fait 70 centimes. Mais qui paye ces 70 centimes, Manon Roy Mais vous avez vu qu'aujourd'hui, le coût du litre d'essence entraîne des faillites.

24:20

Personne ne calcule le coût que représentent les gens qui renoncent à se déplacer, les gens qui renoncent à aller travailler, les entreprises qui font faille, ça coûte combien ça ? Ça coûte beaucoup plus que le rendement même de l'impôt. C'est ça qui n'est pas intelligent. Je fais un rapide calcul. Si je compte bien, j'espère ne pas me faire taper sur les doigts par les économistes. Baisser de 70 centimes les taxes comme vous le proposez, c'est 35 milliards d'euros. Vous assumez, on peut le faire aujourd'hui. Mais combien coûte aujourd'hui la hausse du prix de l'essence ? Combien ça coûte ? Combien il y a de gens qui en sont en faillite ? On ne sait pas parce que c'est caché ces chiffres. Il y a des dizaines de milliers de dépôts de bilan aujourd'hui.

25:01

Les artisans, les commerciaux, regardez ce que deviennent les centres-villes. Les boulangers qui ferment, les restaurateurs qui ferment, tous les métiers du manuel, des métiers durs d'ailleurs, qui en plus sont confrontés à la hausse du prix de l'énergie. Les entreprises de transport qui font faillite, les gens qui n'osent plus se déplacer, le délitement des familles parce que les grands-parents ne peuvent plus aller voir leurs petits-enfants, mais dans quelle bagaille on est là ? – Jim Gerassé faisait référence au CZ pour les gros rouleurs et pour ces millions de ménages, environ 3 millions qui ont accès à ce chèque que le gouvernement d'ailleurs envisage de de prolonger dans le temps. Pour vous, ce n'est pas suffisant. Il explique aussi le gouvernement que l'état des finances publiques

25:38

ne permet pas d'aller plus loin, ne permet pas de faire plus. Est-ce que c'est un argument ? Non, ce n'est pas un argument puisque l'Espagne a baissé les taxes. La France est en récession, ça ne vous a pas échappé ? – Techniquement non. – Presque. Croissance zéro. Pourquoi est-ce qu'en Espagne il y a plus de 2 % de croissance et qu'ils ont baissé les taxes sur l'essence parce qu'ils font le choix de l'activité économique, ils font le choix des entreprises. Ils ne font pas le choix de la peur. Aujourd'hui, les arbitrages budgétaires, mais tous les jours ça fait peur, un coup on s'en prend aux retraités, le lendemain c'est autre chose. Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Il faut qu'ils arrêtent parce que si pendant huit mois d'ici combien

26:21

il y a 200 jours, ils ont encore 210 jours précisément. Ils ont encore 210 jours pour nous faire souffrir. Ça suffit. 210 jours de païaille. Il ferait mieux de ne rien faire, c'est-à-dire qu'ils reconduisent le budget de l'année prochaine mais ils arrêtent leurs réformes qui font peur aux gens. Alors on les annonce, on les retire mais vous savez le coût du chaos est bien supérieur au coût de la tranquillité. C'est pour ça que je parle de la France tranquille, c'est pas la France qui ne fait rien mais c'est arrêter de faire peur aux gens, d'agiter les gens pour rien et surtout laisser tranquille les retraités. Parce que ce qui est en train de se passer avec la menace sur les retraités, c'est qu'il y a une diminution de la consommation.

27:05

Donc on creuse la crise économique. Les retraités ont peur, ils se disent mais si nos retraites sont grignotées, demain on ne pourra plus remplir le frigidaire, là on aide nos petits-enfants pour faire telle et telle chose, des activités périscolaires, des études supérieures, mais on ne pourra plus. Donc vous détruisez les familles. Les retraites c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. À quoi ça sert d'agiter ça tous les quatre matins Ils feront moins de dégâts et ça coûtera moins cher de reconduire le budget de l'année dernière. C'est tout. Et après, le prochain président ou la prochaine présidente prendra ses responsabilités au Ségolène Royal, Jim Jarassé évoquait le spectre d'un retour possible des Gilets jaunes.

27:49

Est-ce qu'à l'instar d'un Fabien Roussel, patron des communistes, candidat à la présidentielle, vous pourriez être sur un rond-point avec eux ? Est-ce que vous entendez ? Est-ce que vous soutenez leur colère ? Vous les appelez à aller dans la rue ? Moi je comprends leur colère, mais je demande au gouvernement de déminer cette colère. On a eu une succession de répression depuis dix ans, mais c'est ça qui me dit mais la politique c'est pas ça. La politique c'est d'anticiper les problèmes, de les régler, d'entendre les gens et pas de se dire on sait mieux que vous, vous êtes des ignares, on sait mieux que vous et vous tapez sur la figure entre les gilets des jeunes qui ont été réprimés, au bout de 48 heures on aurait pu les retirer. Ça a coûté énormément cher en croissance économique,

28:30

en image de la France à l'international, les Champs-Élysées saccageaient mais c'était à pleurer de tristesse de voir ça. Les gens obligés de se manifester pour se faire entendre. Donc je vous le dis, en 48 ans il n'y aurait pas eu de gilets jaunes avec moi. Ensuite il y a eu la répression des pompiers. Vous vous rendez compte ? La répression des pompiers, ils avaient des raisons. S'ils avaient été écoutés, ils auraient été dotés des matériels qu'ils demandaient. La répression des infirmières. Il y avait même eu des infirmières frappées au sol. Ah bon ? Maintenant on envoie la répression contre les manifestations d'inverse ? Qui demandaient des moyens. Si on avait écouté les infirmières et si on leur avait donné les moyens, il y aurait peut-être eu moins d'enfermements pendant le Covid.

29:11

La répression des agriculteurs. Le dernier exemple dans l'Ariège. Il y a un agriculteur qui avait 200 bovins on lui envoie 300 gendarmes mobiles pourra pour abattre tout le troupeau alors que dans d'autres pays on a mis des bêtes en quarantaine on a vacciné et on n'a pas ça qu comme ça, en créant une peine immense aux familles d'éleveurs à l'abattage systématique des troupeaux, y compris avec la force des hélicoptères. Des hélicoptères contre des agriculteurs. On a vu les images et on en a beaucoup parlé sur cette chaîne. C'est pas la France, c'est pas la France. Il faut réparer la France, réparer la Maison France, comprendre ses blessures et les soigner. Voilà le sens de ma candidature.

29:54

Il reste 210 jours, Marie l'a rappelé avant l'élection présidentielle. Mais avant ça, il y a une autre échéance qui vous concerne directement également. C'est le premier tour de la primaire des socialistes. C'est dans trois semaines, un tout petit peu moins. Il y a eu un coup de théâtre au Parti socialiste cette semaine, mercredi matin. L'un des candidats, l'un des six candidats, a été écarté in extremis par les instances du Parti après des accusations de violence. C'est Philippe Brun, accusation de violence portée par une ancienne collaboratrice. Philippe Brun conteste ses accusations. Il parle d'une manipulation contre lui. Il affirme qu'il n'y a pas de plainte contre lui. Il demande d'ailleurs d'être réintégré à la primaire.

30:28

Et aujourd'hui, un autre candidat, Jérôme Gatch, lui apporte son soutien. Il faut le réintégrer, c'est ce que dit Jérôme Gatch. Je ne trouve pas ça respectueux de la camaraderie qui pourrait exister. On pouvait lui passer un coup de fil la veille en lui disant attention on a un problème, regardons comment le gérer. En même temps, moi je respecte la parole de ceux qui dénoncent en l'occurrence une femme, quelque chose dont je ne sais pas ce que c'est et qui serait de caractère pénal. Donc c'est le point d'équilibre entre le respect de la présomption d'innocence et la parole des victimes mais entre les deux il y a la manière dont on a géré ça et je trouve que la direction du Parti Socialiste a été vite en besogne. Est-ce qu'il faut Ségolène Royal réintégrer Philippe Brun à cette primaire ?

31:09

Est-ce que vous avez d'ailleurs pu lui parler récemment ? Non, non, je ne lui ai pas parlé mais je ne suis pas dans les instances qui ont pris cette décision. Donc je n'ai pas les éléments du dossier. Ce que je pense c'est que face à la présomption d'innocence, il y a la présomption de vérité des femmes qui parlent et qu'il y a un chantier immense de lutte contre les violences faites aux femmes. Sur ce cas précis, je n'ai pas d'avis. Moi je fais confiance à Johanna Roland qui maintenant gère le PS, comme vous le savez, c'est une femme responsable, sensée, posée. Donc j'imagine qu'elle a pris cette décision toute connaissance de cause. Et heureusement, parce que si une fois la primaire lancée, cette affaire avait surgi, mais c'était toute la primaire qui était mise en cause...

31:52

Vous nous dites que vous n'avez pas toutes les informations, mais selon les informations qui ont été transmises à la presse. Cette femme aurait saisi les instances à partir du mois de juillet et aurait fait connaître ces faits des mois de juillet. Est-ce que le PS n'a pas trop tardé à engager une procédure à l'encontre du libre ? Je ne sais pas. Je ne suis pas dans les instances du PS. Est-ce que vous pensez que cette affaire peut entacher la légitimité de ce processus de qui est la primaire à gauche ? Non, je ne crois pas. C'est l'inverse qui l'aurait entachée. Si l'affaire avait surgi pendant les primaires, ça aurait été un vrai problème, si vous voulez. Non, non. Là, vous dites que ça a été parfaitement Je le pense.

32:34

Et il ne faut pas entendre la voix de Philippe Blain qui demande à être réintégré, qu'il se dit salue ? C'est-à-dire des tribunaux. Peut-être qu'il y a peut-être des voies de recours. Je ne sais pas. Les tribunaux pour demander sa réintégration. Je ne sais pas s'il y a des voies de recours, je ne sais pas. Éric Dupond-Moretti, l'ancien garde des Sceaux, a tweeté aujourd'hui, Philippe Brun virait sans même avoir été entendu par de supposés héritiers de Robert Badinter et le contradictoire dans tout

33:13

– Honnêtement, là on parle de la France, les Français qui souffrent. Donc il y a une hiérarchie aussi entre l'investissement intellectuel dans ce que je peux faire sur les différents sujets. Là j'ai pas d'informations. – Je vous – Et heureusement que ça n'est pas arrivé pendant la primaire et que le problème sera réglé avant. – Cette primaire, ce premier tour aura lieu le 9 et le 10 octobre prochains. J'aimerais vous montrer cette affiche finalement. On s'attendait à six candidats, vous serez finalement cinq sur la ligne de départ. Vous êtes la seule femme dans cette primaire, au milieu donc de quatre hommes. Le parti socialiste Ségolène Royal reste-t-il un parti de macho comme vous l'y avez dit encore il y a quelques années

33:55

je ne sais pas mais ce que je crois ce silence je pense que l'accession d'une femme à au au plus grand de fonction, est une révolution. Et ce que je souhaite, c'est que cette révolution ne soit pas accomplie par l'extrême droite. C'est une révolution de gauche. Ça n'est pas tout à fait la question mais c'est votre réponse je me projette vers l'avenir et je souhaite je ne sais pas si je vais être désignée aux primaires je ne sais pas si je vais gagner ensuite l'élection présidentielle ce que je pense en tout cas c'est que et peut-être que ça a été aussi des motifs une de mes motivations c'est que cette révolution enfin

34:37

d'un plafond de verre qu'on arrive à déplacer le plancher collant et le plafond de verre vous savez ce que c'est ? C'est Et donc j'espère que cette révolution et qu'il y a un besoin comme je l'écris dans mon livre qui va garder les enfants il y a un besoin de tranquillité il y a un besoin d'amour des gens j'allais dire d'amour Non maternelle, mais se mettre à la place des autres, faire grandir les jeunes, s'occuper des jeunes générations. Aujourd'hui, un jeune sur dix fait une tentative de suicide parce que ça n'a pas été soigné après le Covid. Ça, c'est quelque chose qui me préoccupent et dans cette transmission, moi je serai là si je suis élu, je suis une femme de transmission pour permettre à cette jeune génération de recroire dans leur pays

35:19

de recroire dans leur avenir tentative de question tentative de Je réussis, je vais m'accrocher. Pour vous, une victoire par exemple de Marine Le Pen serait moins une victoire symbolique pour les femmes qu'une victoire par exemple la vôtre ? C'est ce que vous nous dites. C'est complexe. Vous nous avez dit je ne veux pas qu'une femme venant de l'extrême droite, c'est une victoire qui va appartenir à la gauche. Pour vous, une victoire potentielle de Marine Le Pen ne serait pas une victoire symbolique pour les femmes. comme le serait une victoire d'une femme de gauche. Non, ce n'est pas que symbolique, ce n'est pas qu'une question de genre. Ce n'est pas parce qu'on est une femme, c'est bien parce qu'on est une femme, mais non, il y a aussi ce qu'on pense, qu'on dit, d'où l'on vient,

36:01

ce qu'on a fait, etc. L'identité, vous ne dites pas un homme, c'est formidable, jamais l'homme est réduit à son genre, donc jamais les femmes ne vont être réduites à leur genre. Cela dit, c'est vrai que c'est tellement difficile que je souhaite que ce soit la gauche qui y arrive. Quand vous voyez ces cinq visages, Ségolène Réal, on vous a mis au milieu les quatre hommes autour, qui est favori C'est les électeurs qui vont décider. Aux premières, vous voulez dire ? Mais rien n'est joué, puisqu'on ne sait pas qui va venir voter. Vous dites encore... Et cette petite musique qui décrit Raphaël Luxman comme le favori, justement. Oui, j'ai vu ça. Parce que son nom revient souvent. Vous dites « rien n'est joué » encore une fois ? Bien sûr, rien n'est joué. Bien sûr.

36:44

En introduction de cette émission, on le disait avec Marc, vous ne ménagez pas justement Raphaël Luxlant, le candidat de place publique. Non mais je dis les choses avec sincérité comme elles sont. Je pense que la situation du pays est telle que les Français vont choisir ensuite quelqu'un d expérience. Et il n'en a pas assez, selon vous. Il n'a jamais géré quoi que ce soit dans sa vie. Il est élu, OK, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit. Il n'a pas de métier d'origine, il n'y a jamais géré même une collectivité locale, une entreprise, etc. Vous ne pouvez pas passer, si vous voulez, d'une activité respectable à diriger un État si vous n'avez n'est jamais été élu

37:29

au suffrage universel direct ou fait vos preuves dans la gestion des affaires publiques ? Vous avez une formule absolument lapidaire. Chez nos confrères de Libération, ça suscite quelques sourires, je je crois. Derrière moi, pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise ? Il est stagiaire, Raphaël Lichfano, aujourd'hui. Il est stagiaire en politique, oui. Et vous êtes la patronne ? Moi, j'ai eu 4 mandats de parlementaire. J'ai géré une région pendant 10 ans en faisant un laboratoire d'excellence environnementale. J'étais quatre fois ministre. J'ai géré la COP 21. Oui, j'ai une expérience. Et ça se termine par faut voter par la patronne et pas pour le stagiaire, c'est ça ?

38:12

Non, et le temps viendra peut-être pour le stagiaire. Mais plus tard. Le temps viendra peut-être. Donc il leur a franchi les

38:20

Mais si c'est le stagiaire qui l'emporte à la primaire, vous faites quoi ? Si c'est le stagiaire qui l'emporte à la primaire, vous vous êtes écrous. Je ne le crois pas. C'est une hypothèse que vous Les militants socialistes sont à l'image des citoyens.

38:36

Ils savent bien que ça risque de ne pas aller jusqu'au bout. Mais si c'est lui qui – Et si c'est lui, si c'est le stagiaire ? – Si c'est le stagiaire. Vous vous engagez à le soutenir si Raphaël Gluceman l'a emporté ? Vous nous dites ce soir, oui je le soutiendrai. – Ça dépend, je vais vous dire. – Vous n'avez pas signé une charte – On a signé une charte de la responsabilité de celui qui est désigné pour faire l'union de la gauche. – Donc il n'y a pas d'obligation de soutenir le vin ? – Donc, Rafal Guxman nous explique qu'il va falloir faire l'alliance avec le centre et avec la C'est un spectateur que vous subissez une attaque de mouche. Voilà. Quelqu'un qui a une mauvaise langue dans le public a dit c'est un coup de Raphaël Glucksmann. Je lui laisse la responsabilité de ses propos.

39:18

Non mais soyons sérieux. C'est-à-dire qu'il y a deux lignes politiques dans cette primaire. Je dis des choses caches, vous connaissez. Il y a la ligne politique d'union de la gauche. Dès que je suis désignée, j'oblige aux règles. Donc je fais l'alliance avec les écologistes, avec les communistes, avec la gauche. Jusqu'aux insoumis ? Mais non, les insoumis ne veulent pas faire alliance. Il n'y a aucun problème. Les insoumis ne veulent pas faire alliance. Il est hors de question de se mettre derrière Jean-Luc Mélenchon. Ça c'est bien Si je suis désignée par les militants et au-delà, vous pouvez tous venir voter. Même si le prix est élevé, mais j'ai découvert quand même qu'il y avait une déduction fiscale. 15 euros déduction fiscale de la moitié. Là, ça fait 5 euros.

39:59

Donc je dis ça à tous ceux qui veulent voter. J'aurais voulu 2 euros, moi, mais bon. Et l'autre, Raphaël Gluckskip, qui nous dit mais non. L'autre ? Les autres, parce qu'ils sont plus... Par obsession contre LFI, ce qui n'a jamais fait un projet, je pense que quand on répète une obsession contre LFI ou obsession contre l'extrême droite, c'est un problème. Parce que vous les remettez au centre du débat politique. Ça veut dire que si je vous suis bien, Ségolène Royal, pardon, que jamais vous ne pourrez appeler à soutenir Raphaël Luxemann si c'est lui qui gagne. Vous ne pourrez pas dire, il y a un mois, c'était un stagiaire et aujourd'hui je veux qu'il arrive à l'Élysée. C'est impossible. Non mais ce n'est pas le sujet. Mais c'est parce que je me suis engagé à soutenir,

40:36

mais à condition qu'il respecte la charte. La charte ne dit pas. La charte ne dit pas qu'on va faire alliance avec le centre, avec la droite, avec les macronistes. La charte ne dit pas ça. Or, quand vous avez une obsession, je le répète, anti-éléfi ou anti-rène, vous remettez ces deux parties au centre du débat politique. Moi, vous ne m'avez jamais entendu, ni diaboliser les électeurs du LFI, ni diaboliser les électeurs du RN. C'est plutôt... Mais pourquoi est-ce que ces gens sont partis voter l'extrême droite, par exemple ? C'est qu'on n'a pas été suffisamment... C'est que les dirigeants n'ont pas été suffisamment à l'écoute. Donc Donc on vous m'entend, vous ferez le service minimum si Raphaël Glucksmann l'emportait demain. Ségolène Royal à ce moment de l'émission...

41:13

Je ne vais pas épiloguer sur la victoire des autres. N'épilons pas alors à ce moment de l émission quand même, on aimerait vous évoquer aussi certains l'appels « Elephant in the room », vous savez l'éléphant dans la pièce il s'appelle François Hollande, il ne participe pas à la primaire socialiste Il n'y participe pas – Vous n'échappez à rien, mais il est évident, il était sur ce plateau, il était sur BFM et effectivement… – Alors qu'il n'est pas candidat aux primaires. – Il n'est pas candidat aux primaires, mais il pense en effet… – Ancien président, il a de l'expérience, il est comme – En effet, possiblement à se présenter. – Je ne dis pas que l'expérience, expérience et bilan. – Si vous gagnez, Ségolène Royal, justement cette primaire,

41:48

est-ce que vous demanderez à François Hollande de renoncer à se présenter ? – Mais je n'ai rien à demander du tout moi. Mais je ne vais pas encore me positionner avec les autres. Je suis dans mon couloir, comme une sportive de haut niveau. J'avance avec les convictions qui sont les siennes, comprendre les blessures de la France, rendre mon pays en meilleur état que quand on l'a reçu, que le déclin qu'on nous a infligé au cours de ces dix dernières années était parfaitement évitable, que la France pourrait être dans une autre situation, que les jeunes pourraient être heureux, que les gens pourraient ne pas avoir peur et qu'on pourrait être une grande puissance industrielle si on avait investi dans les grands chantiers de la lutte contre

42:33

le réchauffement climatique comme on l'avait décidé à la COP21. Par conséquent, ma conviction profonde, c'est que l'on peut remonter la pente en faisant de la politique différemment, c'est-à-dire en se mettant à la place des gens et en se disant à chaque fois quand on prend une décision, est-ce que ça c'est bon ou pas pour les nouvelles générations ? Est-ce que c'est bon de taper sur les retraites ? Non. C'est même pas bon pour les jeunes. Parce que je vous l'ai dit tout à l'heure, ça opposait les les clashes d'argent entre elles et ça déstabilise les familles alors même qu'ils ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, je refuse qu'on touche aux retraites tant qu'ils n'auront pas remis l'impôt de solidarité sur la fortune financière.

43:12

Voilà, c'est des choses toutes Je vous avais dit tout à l'heure, moi je parle clairement, au moins les choses sont dites. Et c'est vrai que ce soir sur Raphaël Glucksmann, ça a été clairement le cas. François Hollande revient avec un programme que beaucoup jugent plus à droite que le président qu'il a été retraite à 63 Je rappelle que le projet du PS c'est 62, c'est une année mais c'est important Une forme de TVA sociale qui ne dit pas son nom mais en tout cas avec une très forte hausse de la TVA Et certains de ses adversaires me disent aujourd'hui François Hollande est devenu un homme de droite est ce que vous considérez que c'est le cas est-ce que son programme parlons des idées sont des idées de droite vous ne m'avez pas invité pour

43:47

une fois de plus parler des autres il faut faire un choix non mais un vote c'est un choix entre nos candidats non il Dans l'isoloir, on a plusieurs bulletins. Mais il y a des primaires là ? Oui. Donc là je suis dans les primaires, je ne vais pas commenter les hypothèses. Et vous nous avez dit que je vais les gagner. Donc j'essaye d'envisager les capes d'après. Je ne vais pas commenter les autres. J'aurais avec mes équipes, parce que moi je crois aussi au travail collectif, à la proposition collective, après avoir bien écouté les gens, pas comme ça lancer, on va faire la TVA sociale, qu'est-ce qu'il nous a dit l'autre ? Alléger les contributions, les cotisations, etc. Pour les mettre où ?

44:29

La TVA sociale, ça augmente les prix, ça n'a rien de social, c'est antisocial. Vous augmentez la TVA, vous augmentez les prix, donc vous appauvrissez les gens. En quoi c'est social, ça ? – Ségolène Royal, on a bien compris que vous ne souhaitez pas vous positionner vis-à-vis de François Hollande. – Un peu quand même. – Je veux dire par là. – Juste reprendre vos mots au soir du deuxième tour de la présidentielle de 2007. Un certain Timé, vous disiez « je vous conduirai vers d'autres victoires ». C'était vos mots. En vous présentant à cette primaire, en espérant la gagner et donc en En visant l'Elysée, est-ce que vous vivez une forme de revanche politique ou peut-être plus personnelle ? Non, ce n'est pas une revanche du tout. Ce n'est pas ça la démarche ?

45:08

Non, parce qu'il aurait très bien pu y avoir quelqu'un qui aurait émergé de la nouvelle génération. Et d'ailleurs, pourquoi quelqu'un n'a pas émergé dans la nouvelle génération à gauche ? C'est parce qu'Emmanuel Macron n'a pas respecté le vote au moment des législatives. Il aurait dû y avoir un gouvernement de Vous voyez, à des charges, parce que je comprends pour la nouvelle génération qui se dit « C'est Golan Roya, il revient, c'était notre tour. » Sauf qu'il n'y en a aucun qui a émergé en tant que leader politique capable de gagner une élection présidentielle. – Si, le Non, mais le stagiaire ne peut pas gagner une élection présidentielle. Vous ne pouvez pas gagner une élection présidentielle quand vous ne connaissez pas la France. Les gens ne veulent pas d'un Macron

45:52

qui ne connaissaient pas les français et donc on nous a tapé dessus parce qu'ils ne connaissaient pas la france il ne comprenait pas la france périphérique ils comprenaient il n'avait jamais tenu des permanences électorales au fin fond de la france Moi j'étais 20 ans députée des Deux-Sèvres J'ai dirigé une région Poitou-Charentes J'ai vu les gens souffrir, on les a aidés On a monté des projets etc C'est des années de formation J'ai dirigé des ministères J'ai dirigé des avec des résultats extrêmement positifs. Ils ne seront jamais brutalisés les gens. Jamais je n'ai fait une réforme qui a soulevé des contestations, jamais, que du positif. Et donc par conséquent, c'est ça. Et puis en plus, il faut se faire respecter après des autres leaders du monde.

46:32

Et donc, c'était quoi la question ? Et donc je pense que... Il nous reste 5 minutes, dans quelques instants ce sera le petit oral. Juste un signal politique, c'est que ceux qui qui pensent qu'il y a une espèce de social-démocratie molle qui va retouiller avec les macronistes quelque chose pour empêcher je ne sais quoi, ils s'effondreront. Ils s'effondreront et à ce moment-là, le boulevard pour Marine Le Pen, mais elle les écrasera. Et donc mon pari, c'est de se dire que même si le PS, ce n'était pas brillant le PS avec un 70 aux dernières élections présidentielles, etc., donc même si le PS a eu du mal et n'a pas été à la hauteur, je pense, des attentes, ça vaut le coup d'essayer.

47:17

Peut-être que c'est mon côté mitterrandiste en disant mais non, cette histoire du socialisme qui vient du 19e siècle, elle ne peut pas s'arrêter et Et avec Raphaël Glucksmann, cette histoire s'arrêtera puisque les socialistes disparaîtront. Il n'y aura plus de groupe socialiste, etc. Ils inventeront un bidule qui va s'appeler je ne sais pas comment. Eh bien moi, je dis non, parce que cette Cette histoire, elle ne nous appartient pas. Elle est plus grande que nous. Elle appartient aux générations qui se sont battues pour faire la protection sociale. On aimerait vous entendre sur une affaire qui a secoué l'audiovisuel public notamment ce week-end le journaliste Charles Sapin directeur adjoint de Valeurs Actuelles a décidé de quitter France Inter où il assurait un édito dominical.

47:59

Son arrivée avait provoqué deux jours de grève et pour apaiser les syndicats. France Inter lui avait proposé un débat face à un contradicteur, débat que Charles Sapin a refusé. Est-ce qu'il y a un problème selon vous de pluralisme au sein de Radio France et plus plus généralement de l'audiovisuel public ? C'est compliqué comme question. Parce que... Moi, j'aime bien la liberté éditoriale. Je veux dire, c'est la liberté d'expression. La diversité des expressions, c'est tellement importants, tellement importants aussi. Mais c'est vrai que ça faisait bizarre quand même faire venir Valeurs Actuelles parce qu'ils sont déjà partout. Donc vous le regrettez ? Les médias d'extrême droite sont déjà partout. Non mais peut-être... Là aussi, vous voyez, pourquoi un conflit ?

48:42

Comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu des consultations de l'association des rédacteurs ou des journalistes de la radio ? Pourquoi ça n'a pas été discuté ? En l'occurrence, c'est les salariés qui ont décidé de lancer le conflit. Oui, mais pourquoi ils n'ont pas été consultés avant ? Pourquoi on leur appose quelque chose sans explication ? Vous souhaiteriez une consultation pour le choix de tous les éditeurs et journalistes dans un média C'est pas normal qu'il y ait un conflit de cette nature sans que ça a été anticipé parce que si ça avait anticipé la direction de Radio France aurait réalisé que ça ne passait pas, que ça faisait plus de polémiques qu'autre chose. Et en même temps, moi jamais j'aurais signé la pétition contre lui,

49:21

ça ne me serait même pas venu à l'idée parce que je pense que la diversité justement, ça a obligé à être peut-être plus exigeant pour combattre un certain nombre, un certain nombre, un certain nombre d'idées. Ségolène Royal, c'est l'heure du petit oral, il nous reste deux minutes, le petit oral série de questions réponses assez courtes si c'est possible et parfois plus personnelles, c'est Marie qui vous pose la première. Ségolène Royal, si vous perdez cette primaire, pardonnez-moi, on On entendra encore parler de vous, c'est votre dernier tour de piste. Mais je vais la gagner. Réponse courte. Le pape arrive en France en fin de semaine, est-ce que vous comptez aller le voir à l'une des cérémonies qui s'organisait. Laquelle ? À l'UNESCO. À l'UNESCO. J'étais invitée, j'irais.

50:01

C'est important pour vous, la visite du pape ? Ça résonne ? Mais bien sûr. Regardez d'ailleurs le nombre de jeunes. Vous vous rendez compte ? Il y a 600 000 jeunes au Stade de France. Pourquoi ? Parce que c'est un homme de paix, ce pape, comme ses prédécesseurs. Et c'est, comme je le disais tout à l'heure, les derniers leaders qui osent parler de la paix, qui osent parler de la protection, de la lutte contre les souffrances, de l'attention portée aux plus modestes, d'être la voix des sans-voix. Mais ça donne des leçons aussi aux responsables politiques. – Ségolène Royal, est-ce que vous avez des amis proches qui votent pour le RN ? – Non. – Ce n'est pas bizarre, quand il y a un Français sur trois, que vous n'en connaissiez aucun ? – Mais peut-être ne me le disent-ils pas.

50:45

– Ils n'osent pas vous le dire ? – Non mais je ne sais pas si vous pensez qu'il y a une grosse proportion. Mais à votre connaissance ? Sans doute des connaissances, si, je pense des agriculteurs qui souffrent, des gens qui souffrent, que je connais bien qui sont mes proches des territoires où je suis allée sans doute des commerçants que j'aime bien ne faites pas toute la liste des gens que vous avez rencontrés il y en a forcément qui votent pour le RL je vous crois sur parole je vous croise sur parole si votre dernier livre ségolène royal s'intitule mais qui va garder les enfants vraie question en gagnant la primaire donc si j'en crois vos prédictions et peut-être en allant vers l'Elysée. Qui va garder les petits-enfants, Ségolène Royal ?

51:28

Ah, bonne question. Dernière question. Il n'y aura pas de réponse. C'est le film pour La Verdière. À quand remonte votre dernière colère saine, Ségolène Royal Bonne question. Ma dernière colère saine, ça c'est une colère tout à l'heure. L'inertie d'un gouvernement, la souffrance des gens, l'inertie d'un gouvernement, la souffrance des gens, Face à la possibilité qu'il y a de baisser le prix de l'essence. Ça, vraiment, c'est quelque chose qui me révole parce que la politique, tous les jours, elle doit être pour penser les blessures et pour redonner de l l'énergie à ceux qui vont de l'avant pour que le pays se redresse. Moi, je suis sûre que la France peut se redresser en l'aimant d'abord,

52:11

en donnant des opportunités, en soignant ce qui ne va pas, en écoutant, en construisant. C C'est bien sûr que c'est à notre portée. Vérifiez quand même votre portable, il n'est pas impossible que Raphaël Glussmann vous passe un coup de fil après cette émission. On vous laisse tranquille. Et vous nous direz ce qu'il en est. Merci infiniment, en tout cas, Ségalène Royal d'avoir été l'invité du grand oral BFM TV Le Figaro. Merci Marc, merci Jim. Merci également au public qui était là ce soir. Vous pouvez d'ailleurs participer à cette émission en vous intimant sur le site WeClap

52:46

pour attendre les applaudissements. Sous les applaudissements, c'est l'heure de retrouver Sonia Mabrouk