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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 28 octobre 2025 88 min

L'intégrale du mardi 28 octobre

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, j'espère que vous allez bien. Mettez-vous à l'aise. Un café, un pain au chocolat, un croissant, ce que vous voulez, c'est l'heure de votre matinale. Voici le programme de ce mardi. Emmanuel Macron au fond du trou, nouveau sondage Odoxa pour Public Sénat. Le chef de l'État continue sa dégringolade dans l'opinion, analyse et décryptage dans une heure. Des taxes, des taxes, des taxes. Les députés poursuivent aujourd'hui l'examen du budget dans l'hémicycle. Quelles conséquences pour notre économie ?

On posera la question à Nicolas Faurissier dans une heure. Il est dans une demi-heure. Il est le ministre du Commerce extérieur et de l'attractivité. Le Sénat examine aujourd'hui un projet de loi pour rendre du pouvoir d'achat au département d'Outre-mer. Mais est-ce que le compte y est vraiment ? On en parle dans un instant avec Micheline Jacques, rapporteur du texte et président de la délégation sénatoriale aux Outre-mer. Et puis on se rendra dans le département du Cher où un foyer de grippe aviaire a été détecté. La préfecture a instauré un permis de protection et de surveillance. On est ensemble pendant une heure et demie. Soyez les bienvenus. Bonjour chez vous.

On commence avec le point sur l'action en trois minutes. C'est avec vous Stéphane. Oui, bonjour Steve. L'examen du budget se poursuit à l'Assemblée nationale. Exactement. Et en attendant le débat sur la taxe Zuckman dans sa version originale et allégée sur une proposition des socialistes pour tenter de convaincre les macronistes et le gouvernement. Eh bien, les députés ont voté hier pour augmenter la contribution demandée aux grandes entreprises. Hugo Lemonnier.

1:50
Invité

Quand le gouvernement se tourne vers la gauche. L'Assemblée nationale a adopté l'article 4.

1:58
Présentateur

Les parlementaires ont voté la contribution exceptionnelle des grandes entreprises. L'exécutif prévoyait de la réduire de moitié par rapport à l'an dernier, de 8 à 4 milliards d'euros. En accord avec l'EPS, le gouvernement revoit soudain sa copie.

2:13
Invité

La taxe rapportera 6 milliards et sera allégée pour les entreprises de taille intermédiaire. L'URN dénonce des magouilles.

2:21
Présentateur

Tout ça est cousu de fil rose. Tout ça est cousu de fil rose.

2:24
Invité

Vous avez prévu d'augmenter les impôts considérablement. Pour faire un accord de valider ce budget ou de non-censure, d'ultime non-censure. Tout ça est très clair. On l'a vu. On vous a pris.

2:36
Présentateur

Et on le dénoncera parce que nous, on défend les contribuables.

2:40
Invité

Réponse du ministre de l'économie.

2:43
Présentateur

On essaye de trouver un compromis entre des forces qui ne pensent pas la même chose sur plein de sujets, y compris sur la fiscalité, en vous proposant un compromis qui tient compte des sensibilités des uns et des autres et qui, j'espère, nous permettra de continuer à avancer dans l'examen de ce débat.

2:57
Invité

De même, pression maximale du côté des insoumis. Je pense que tout ça est un jeu de dupe. Et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrètes qui se font à l'Assemblée nationale entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti Socialiste. C'est que dans ces tractations secrètes, ils sont en train de négocier des choses qui fait que le Parti Socialiste, non seulement a changé d'alliance, mais a changé de ligne.

3:19
Présentateur

L'EPS est une fois de plus sommé de s'expliquer. Aujourd'hui, dans le budget, il n'y a pas de deal. Aujourd'hui, il n'y a pas de deal. Je vous le dis sincèrement, il n'y a pas de deal.

3:29
Invité

Un budget à l'avenir toujours aussi incertain, alors que débute en commission la discussion du projet de loi de finances de la Sécurité Sociale.

3:38
Présentateur

Dans l'actualité également, 10 personnes jugées à Paris pour avoir cyberharcelé la première dame, Stéphane. Oui, deuxième et dernier jour de procès pour ces 8 hommes et 2 femmes qui sont élus, galeristes, enseignants et même médiums. Ils sont accusés d'avoir diffusé et relayé une fausse information, selon laquelle Brigitte Macron serait une femme transgenre, une infox transphobe, propagée aussi aux Etats-Unis par une influenceuse trumpiste. Certains des accusés plaident l'humour. Au tribunal, écoutez l'avocat d'un des accusés, maître Dylan Slama. Ce n'est pas le procès, à mon sens, ni d'un système, ni d'une complosphère, ni d'un réseau.

Me concernant, je viens défendre un individu qui a commis des tweets, donc se poseront un certain nombre de questions, des questions juridiques, d'accord, pour savoir qu'est-ce qu'on peut faire ou qu'est-ce qu'on ne peut pas faire. Des questions aussi, peut-être, qui ont trait à la liberté d'expression, d'accord ? Jusqu'où est-ce que l'on peut s'exprimer ? Jusqu'où l'ironie est-elle permise ? Emmanuel Macron reçoit à l'Élysée aujourd'hui. Oui, le président veut parler de l'impact des réseaux sociaux et d'Internet sur la démocratie avant les prochaines élections municipales et les prochaines élections législatives et présidentielles.

Une table ronde est organisée à l'Élysée avec plusieurs experts autour de la table, le professeur Gérald Bronner ou encore le spécialiste des ingérences sur les réseaux sociaux, Hugo Michon. Le Hamas a rendu à Israël le corps d'un 16e otage. Oui, et encore 12 corps sont attendus par Israël après cette dernière dépouille remise à la Croix-Rouge hier par le groupe islamiste. Dans le même temps, les familles d'otages en Israël appellent le gouvernement à suspendre les prochaines étapes du cessez-le-feu tant que toutes les dépouilles n'ont pas été rendues par le Hamas. Retour en France, on en saura peut-être un peu plus sur le braquage du Louvre cet après-midi.

5:15
Invité

La ministre de la Culture est en tout cas auditionnée par les sénateurs de la Commission de la Culture. Alors l'audition porte sur le budget, mais elle n'échappera sûrement pas à des questions sur le braquage du Louvre

5:24
Présentateur

alors que deux suspects ont été arrêtés samedi et que le débat se porte aussi sur les moyens alloués au musée le plus fréquenté du monde. Merci beaucoup Stéphane, on vous retrouve dans quelques instants. Bonjour Michel-Jacques. Bonjour. Vous êtes sénatrice de Saint-Barthélemy, président de la délégation sénatoriale aux Outre-mer. On va revenir largement sur les Outre-mer, un dossier politiquement sensible, notamment pour le gouvernement Lecornu. Mais avant ça, on va commencer par un petit jeu. On a sélectionné trois titres de presse régionale. Vous allez nous dire laquelle de ces hudes retient votre attention.

Tout d'abord, France-Antille, un séisme majeur ressenti sur notre île, une grosse frayeur et des répliques à prévoir. Séisme de magnitude 6,5 qui a été ressenti dans plusieurs îles des Antilles hier. La une de la dépêche, cancer. L'inquiétante augmentation des cas, malgré une prise en charge efficace et une mortalité qui recule. La France reste l'un des pays où les cancers sont les plus nombreux. Et puis, la une de Ouest-France, apprentissage. Fin de l'âge d'or pour l'alternance pour l'interrogation plébiscitée ces dernières années. L'apprentissage doit faire face à des coupes budgétaires drastiques. Sur quelle une vous voulez partir ?

6:30
Locuteur 2

Alors, si vous voulez, ces trois unes ont eu une importance pour les territoires ultramarins puisque la gestion des cancers dans les territoires ultramarins et l'apprentissage qui est dommage d'y mettre fin puisque c'est une source aussi de valorisation du travail. Dans des territoires où on sait que 21% de la population sont touchées par le chômage. Il faut faire un choix. J'ai une pensée particulière pour le séisme en Guadeloupe qui, bien qu'il n'a pas fait de dégâts considérables, mais nous rappelle à quel point les territoires ultramarins sont fragilisés face aux aléas climatiques.

7:13
Présentateur

Aucun blessé, aucun dégât, vous nous le confirmez ce matin.

7:16
Locuteur 2

Il y a eu de blessés et de dégâts parce que le séisme, l'épicentre se situe sur la jonction des deux plaques tectoniques, la plaque caraïbe et la plaque atlantique. Mais cela nous montre que nous avons, nous ne pouvons pas prévoir, mais nous sommes, nos territoires sont dans une zone à multi-risques.

7:37
Présentateur

Madame la sénatrice, l'actualité politique, c'est la poursuite des examens du budget à l'Assemblée nationale. Hier, Sébastien Lecornu recevait les patrons des deux groupes du Sénat à Matignon. Ceux du socle commun, il a assuré qu'il n'y avait pas de deal avec les socialistes sur le budget. Il faut s'en réjouir ou plutôt s'en inquiéter.

7:56
Locuteur 2

Vous savez, le budget c'est une période très très compliquée et il est vrai que le Premier ministre joue sa place. Il y a la censure et les socialistes qui menacent systématiquement puisqu'ils savent que ce sont eux qui feront la différence en cas de censure. Pour autant, moi je reste PSEAD qu'il nous faut vraiment développer l'entrepreneuriat, le travail et c'est de cette manière qu'on pourra faire la France en sortir. On s'enfonce de plus en plus dans les taxes et malheureusement, ce ne serait pas positif.

8:34
Présentateur

Ce que vous dites, c'est qu'il y a une surenchère de taxes aujourd'hui qui sont votées à l'Assemblée nationale ?

8:39
Locuteur 2

Bien évidemment, ce sont des mesures qui à mon sens sont très populistes et qui ne vont qu'affaiblir l'économie alors qu'il faudrait bien au contraire développer le travail, développer l'emploi et revoir aussi les salaires parce qu'on ne parle pas de ces salaires et je reviendrai tout à l'heure sur le projet de loi Vichert Outre-mer sur ce point.

9:01
Présentateur

Ce budget verra-t-il le jour ou sera-t-il battu dans l'hémicycle ? On va écouter tout de suite Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances.

9:11
Invité

Rien ne permettra que ce budget passe. Parce qu'admettons qu'il y ait une sous-sous-taxe Uckmann dont pour l'auteur lui-même, elle s'y fierait en réalité le fait que sa taxe est complètement dénaturée. Je vous renvoie à ce que dit Gabriel Zuckmann depuis maintenant plusieurs jours. Mais dès lors que cette taxe serait proposée, admettons même qu'elle soit adoptée, vous avez aussitôt des soutiens possibles au gouvernement aujourd'hui qui voteraient contre le texte, qu'ils le disent.

9:41
Présentateur

La fameuse taxe Zuckmann ou taxe Zuckmann-Lite sera examinée demain à l'Assemblée nationale. Pour vous, j'imagine que c'est hors de question, cette taxe ?

9:51
Locuteur 2

Évidemment, c'est dramatique pour l'entreprise et l'entrepreneuriat français.

9:57
Présentateur

Mais est-ce que c'est peut-être le prix à payer aussi pour ne pas aller aux urnes, pour que le gouvernement soit censuré et ne pas provoquer une dissolution ? Non, mais moi je ne suis pas opposée à la dissolution.

10:07
Locuteur 2

Parce que j'estime qu'à un moment, nous sommes dans un tel marasme qu'il serait peut-être temps de redonner la parole au peuple français à travers de nouvelles élections législatives. Donc il faut aussi mesurer, on ne peut pas sacrifier beaucoup de choses pour éviter de passer devant les électeurs.

10:31
Présentateur

Si je résume, vous dites qu'il ne vaut mieux pas de budget qu'un budget de gauche, en gros. En schématisant ?

10:39
Locuteur 2

Je ne serais plus nuancée, mais il est vrai qu'un budget tel qu'il est présenté à l'Assemblée nationale serait dramatique. Donc à la limite, effectivement, l'année 2025 s'est déroulée sur une loi spéciale. Ce n'est pas la panacée, mais pour autant, cela n'a pas empêché la vie de tourner. Donc à la limite, il faudrait aussi, à mon sens, faire très très attention pour ne pas tomber dans des dérives et ne pas inciter aussi auprès de la population des peurs.

11:12
Présentateur

On va parler d'un sujet qui vous concerne tout particulièrement, un sujet devenu une priorité nationale, selon Sébastien Lecornu. Agir pour nos territoires, c'est aussi agir pour nos Outre-mer. Je vois une urgence absolue parmi toutes les autres pour nos Outre-mer. C'est bien entendu la vie chère. Sébastien Lecornu, qui était ministre des Outre-mer entre 2020 et 2022, c'est la bonne personne pour insuffler un nouvel élan dans les relations entre la métropole et les Outre-mer ?

11:42
Locuteur 2

Je l'espère. Je l'espère. Il connaît un peu les territoires ultramarins. Et ce texte qui est présenté, pour en mettre directement les pieds dans le plat, c'est un ensemble de mesurettes et il ne changera pas considérablement le quotidien des Ultramarins.

12:02
Présentateur

Sur le budget des Outre-mer, est-ce que vous pouvez nous en dire un mot ? On a pas mal de missions qui sont en baisse. Rabotage des dispositifs fiscaux qui encouragent l'investissement dans les Outre-mer. Est-ce que vous comprenez que dans ce contexte d'effort national, les Outre-mer aussi mettent la main à la poche, en quelque sorte ?

12:22
Locuteur 2

Les territoires ultramarins doivent aussi contribuer à l'effort national. Il est vrai que nous sommes en difficulté, nous avons des retards structurels qui sont assez conséquents. Et je travaille et je milite pour qu'on puisse aider les territoires ultramarins à mieux mobiliser les fonds structurels européens. Parce que nous avons des enveloppes qui ne sont pas mobilisées. Et cela ne coûterait pas à l'État, bien au contraire. Mais il suffit de définir les bons leviers et d'aider à soulever ces leviers de manière à enclencher une dynamique via ces fonds structurels. Que je dis en passant que la Réunion mobilise très très bien.

On peut voir la différence entre la Réunion et les autres territoires.

13:12
Présentateur

Autre sujet chaud sur le front des Outre-mer. Il concerne Mayotte où on se rend tout de suite pour retrouver Amdil. Waiou Soumaïla, bonjour. Vous êtes maire de Mamoudzou et vous souhaitiez alerter sur la crise hydraulique qui touche encore et toujours l'archipel. Bonjour, bonjour à tous. Bonjour. Oui, naturellement, ici sur le territoire, comme vous le savez, ce n'est pas depuis cette année ni depuis la Covid, mais ça remonte à quelques années de ça où le territoire vit sans eau. Nous avons un territoire extrêmement dévasté, au-delà même, comme je l'ai dit, au-delà de Chido. Depuis 2017, crise de l'eau sur le territoire avec ses impacts sur l'ensemble de la société.

Aujourd'hui, nous avons des écoles, pour ne prendre que cet exemple, nous avons aujourd'hui des écoles qui sont obligées de fermer après deux heures de cours parce qu'il manque d'eau, donc les enfants ne peuvent pas se rendre aux toilettes, les enseignants ne peuvent pas se rendre aux toilettes, donc on est obligés de fermer les écoles.

Malgré les cuves qui ont été fournies en tout début par les services de la DELM ici, nous étions obligés, nous sommes obligés aujourd'hui, les collectivités, d'assumer des coûts qui n'étaient pas nécessairement prévus, rajouter des cuves supplémentaires et surtout, le traitement, donc le fonctionnement quotidien, nettoyer ces cuves qui nous coûtent, pour vous donner un chiffre qui est effarant, nous avons été obligés de rajouter plus de 500 000 euros d'achat de cuves supplémentaires parce que, comme vous le savez, à Mayotte, la démographie scolaire, c'est quasiment au quotidien, donc de toutes les rentrées scolaires, nous avons des enfants supplémentaires que nous accueillons dans nos écoles et pour nettoyer ces cuves, tous les trois mois, c'est plus de 100 000 euros qui sont rajoutés, donc beaucoup de moyens qui n'étaient pas nécessairement prévus, que nous n'arrivons pas nécessairement à assumer, ça fait partie aussi des éléments que nous alertons,

15:27
Invité

notamment l'État à travers la préfecture. – Monsieur le maire, on laisse répondre la sénatrice

15:31
Présentateur

et je vous redonne la parole dans un instant. Votre réponse, madame la sénatrice, à ce constat très inquiétant.

15:37
Locuteur 2

– Effectivement, l'eau c'est la vie, l'eau c'est la dignité humaine et il est vrai que ne pas bénéficier, ne pas avoir de l'eau dans un territoire, quelque Mayotte, que je salue le maire et dont il sait à quel point c'est un territoire auquel je suis attachée, mais il est vrai que ce n'est pas concevable qu'en 2025, en France, parce que je rappelle que Mayotte, c'est la France, comme les autres territoires, comme la Guadeloupe aussi, que je salue, on ne puisse pas, les concitoyens ne puissent pas avoir de l'eau au robinet.

Donc je parlais de projet structurel, c'est un projet structurel qu'il faudrait prendre à bras le corps et pour lequel il faudrait mobiliser, à mon sens, les fonds européens pour accompagner ces territoires.

16:28
Présentateur

– Monsieur le maire, cet été, il y a une loi qui a été adoptée par le Parlement pour la reconstruction de Mayotte après le passage de Chido. Est-ce que vous commencez à voir la couleur de cet argent qui a été promis ? Je crois que c'est 4 milliards d'euros sur 6 ans. – C'est 4 milliards d'euros sur 6 ans. Bientôt, le 14 décembre prochain, nous allons fêter, malheureusement, la première année depuis le passage de Chido. Force est de constater, j'ai eu l'occasion, quand j'étais en déplacement la semaine dernière au ministère des Outre-mer, pour rappeler une réalité locale.

Dix mois, jour pour jour, après Chido, les collectivités de Mayotte, les habitants de ce territoire, n'ont pas vu la couleur, ne serait-ce que du fond d'amorçage qui avait été promis pour d'abord répondre tout de suite aux urgences. Nous sommes aujourd'hui, encore une fois, dix mois après, zéro euro pour ce qui est de la ville de Mamoudou et je prends la ville de Mamoudou, on en a parlé hier avec les maires de Mayotte. Quasiment aucune collectivité de Mayotte n'a eu un euro de subvention, ne serait-ce qu'encore une fois pour régler les urgences.

Maintenant que nous n'ayons pas eu les fonds d'amorçage, le fonds de soutien d'urgence, on se pose beaucoup de questions sur tout ce qui a été fait comme annonce. Madame la cintrice, votre réponse. Pourquoi cet argent tarde à arriver ?

17:58
Locuteur 2

Il faudrait plutôt demander au gouvernement, mais je pense que les problèmes aussi de vote, le vote de confiance, nous n'avons pas eu de gouvernement pendant une certaine période, n'a fait que repousser, je pense, les échéances.

18:19
Présentateur

Mais vous lui dites, bon, cet argent, on ne vous inquiéte pas, cet argent va arriver, il est voté.

18:22
Locuteur 2

Je ne suis pas ministre, je ne suis pas ministre du budget, donc je ne peux pas dire un questionnaire. Vous ne pouvez pas le rassurer. Mais je serais vraiment ravie que cet argent arrive à Mayotte qui en a besoin. Et deuxièmement, et c'est la raison pour laquelle aussi, je milite et je plaide pour qu'on puisse accompagner, accompagner, que le gouvernement puisse accompagner au niveau européen pour pouvoir débloquer ces situations et accompagner, je le répète, les collectivités à mieux mobiliser ces fonds structurels européens.

18:53
Présentateur

C'est un dossier qu'on suivra bien évidemment de très près. Merci beaucoup, monsieur le maire. Merci beaucoup pour votre témoignage et donc cet échange avec madame la sénatrice. Comment lutter contre la vie chère dans les Outre-mer ? On en parle dans un instant. C'est l'objet d'un texte examiné aujourd'hui. Il est au Sénat, mais pour bien comprendre le problème, on va prendre la direction de la Guadeloupe où on retrouve Arielle Joaille. Elle est journaliste à la première et nous raconte la galère sur le terrain. Elle est accompagnée de Christian Danquin.

19:20
Invité

La question de la vie chère est une thématique transversale car elle touche plusieurs facteurs allant de l'alimentaire au service et passant par l'automobile et les billets d'avion. Nos régions importent plus de 70% de leurs besoins, notamment sur le plan alimentaire. Les acteurs économiques et politiques ont étudié plusieurs pistes. D'abord, les leviers fiscaux, comme une baisse voire une réforme de l'octoie de mer. La lutte contre les monopoles de certains groupes, ce fut d'ailleurs le combat de l'ancien Premier ministre, Manuel Valls.

La montée des prix sur les produits alimentaires ont pris un coup d'accélérateur depuis le début de la guerre en Ukraine, véritable prétexte de nombreuses augmentations. Aujourd'hui, les consommateurs ultramarins mènent des luttes et sont à la recherche de prix de marge raisonnables pour éviter toute profitation du système qui pénalise notamment les plus pauvres.

20:09
Présentateur

Comment répondre aux problématiques de la vie chère dans les Outre-mer ? Un texte arrive cet après-midi dans l'hémicycle, Stéphane, après plusieurs longs mois d'attente. Oui, on vient de l'entendre à notre concert de la première. C'est un sujet qui est très attendu dans les Outre-mer. Un chiffre de plus pour bien se rendre compte en prenant l'exemple des produits alimentaires. Un chariot de course avec les mêmes produits coûtera 30% à 42% plus cher dans les Outre-mer que dans l'Hexagone. Donc très concrètement, pour un chariot à 100 euros dans l'Hexagone, il coûtera jusqu'à 142 euros dans les territoires ultramarins. Madame la sénatrice, cette situation, elle donne lieu à des luttes.

C'est ce que disait notre concert de la première. Que vous disent les gens que vous rencontrez, vous, sur le terrain ?

20:51
Locuteur 2

Il est vrai que la problématique de la vie chère est récurrente dans les territoires ultramarins. Depuis 2012, il faut rappeler que Victorin Lurel avait déposé un projet de loi qui, on le voit aujourd'hui, n'a pas répondu à ses problèmes. Donc il faut revoir le sujet, mais sous toutes ses formes. Actuellement, comme l'a dit la journaliste, on focalise sur les marges, les prix. Mais il faut savoir que 95% des produits arrivent de l'Hexagone, séparés de 8000 kilomètres au plus près, et je ne parle pas de Mayotte, qui est encore beaucoup plus loin, la Réunion et la Polynésie.

Donc ce coût, il est indéniable qu'on ne pourra jamais trouver un produit au même prix que dans un supermarché hexagonal.

21:49
Présentateur

Et c'est une situation qui a été soulevée plusieurs fois au Parlement, Stéphane. Oui, dans les deux chambres, que ce soit à travers une commission d'enquête côté Assemblée nationale, ou ici au Sénat, un rapport de la délégation outre-mer que vous présidez et que vous avez publié en avril dernier. Il y a eu aussi beaucoup de propositions de loi de parlementaires ultramarins. Tout ça, finalement, aboutit à ce projet de loi du gouvernement déposé par l'ancien ministre des Outre-mer, Manuel Valls. C'était au mois de juillet. Son examen a été reporté, ça devait être en septembre, sauf qu'à cause des crises gouvernementales successives, il a été repoussé.

Il sera finalement défendu cet après-midi en hémicycle par la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou. Question, madame la sénatrice. Manuel Valls était troisième dans l'ordre protocolaire du gouvernement Bayrou, puis du gouvernement Le Cornuant. Naïma Mouchou, elle est quatorzième. Et comment vous avez interprété cette rétrogradation du ministère des Outre-mer dans l'ordre gouvernemental ? Est-ce que ça veut dire que finalement, c'est un sujet qui est moins prioritaire ?

22:47
Locuteur 2

Non, je ne pense pas. Je pense que comme nous avons la chance d'avoir un premier ministre qui a été ministre des Outre-mer, il a ses sujets bien en vue. Il l'a rappelé d'ailleurs lors de son discours de politique générale. Donc, pour moi, ce n'est pas l'ordre du ministre. C'est la volonté qui est mise en avant et la mobilisation du ministre pour pouvoir changer structurellement les choses.

23:16
Présentateur

On va se plonger dans le texte, Stéphane. Très concrètement, que propose le gouvernement ? Alors, le projet de loi contre la vie chère en Outre-mer propose une batterie de mesures pour essayer de réduire les prix des produits vendus en Outre-mer. Une de ces mesures, c'est d'ajouter les services comme la téléphonie dans le bouclier qualité-prix. C'est un dispositif qui existe dans les territoires ultramarins pour plafonner le prix de certains produits après des négociations entre acteurs locaux. Il y a aussi la possibilité pour l'Observatoire des prix, des marges et des revenus de saisir le préfet si les prix varient beaucoup trop.

En commission au Sénat, vous avez étendu cette possibilité au président des exécutifs locaux. Autre axe de ce projet de loi, renforcer la transparence des acteurs de la grande distribution. Un article de ce texte permet de demander des comptes aux distributeurs et leurs fournisseurs pour mieux comprendre comment les prix sont fixés. D'autres mesures concernent la concurrence et le tissu économique ultramarins. Vous, vous l'avez dit en début d'interview, ce sont des mesurettes, selon vous. Qu'est-ce qui ne va pas assez loin ? Pourquoi ce texte ne va pas assez loin ?

24:17
Locuteur 2

Parce que ce texte focalise sur les prix au niveau des rayons pour permettre d'augmenter le pouvoir d'achat des ultramarins. Mais ne tient pas compte du prix des salaires. Il n'est pas normal qu'après 20 ans, une femme de ménage dans un hôtel touche 950 euros nets par mois. Nous ne sommes même pas dans les limites du RSA. Donc on incite plus les gens à ne pas travailler que valoriser le prix du travail. Nous avons aussi, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, 98% des produits arrivent de l'Europe, de l'Hexagone. Or, dans le bassin océanique, nous pourrions aussi mieux intégrer les territoires dans les bassins océaniques, assouplir les normes.

Il n'est pas normal que des crevettes consommées à Mayotte qui arrivent de Madagascar passent par Rangis. De même, le citron du Brésil qui, pour aller à Cayenne, doit aussi passer par Rangis alors que vous avez un seul fleuve qu'il suffit de traverser. Donc tous ces éléments structurels contribuent aussi à la vie chère. Et nous avons des territoires où le chômage culmine à 22-24% et il est important de relancer l'économie dans ces territoires, de redynamiser. Je pense à la Guadeloupe, à la Martinique, qui sont des territoires qui se vident. les jeunes n'ont pas de perspective d'avenir.

25:49
Présentateur

Alors très concrètement, qu'est-ce que vous demandez pour aller plus loin ? Qu'est-ce qu'il faudrait aujourd'hui ?

25:53
Locuteur 2

Il faudrait revoir un peu tout le système, relancer. Moi, je défends les entreprises. Il faut relancer l'économique parce que vous avez des filières d'excellence dans nos territoires ultramarins. Nous avons en Nouvelle-Calédonie la première réserve mondiale de nickel. Nous avons en Guyane la première réserve mondiale d'or. Nous avons du bois précieux. Il y a quand même, et là, vraiment, sans être exhaustive, les langues-langues à Mayotte dont on vient de parler. Donc il y a des filières qui peuvent être développées. Tout à l'heure, l'apprentissage, on a besoin aussi de l'apprentissage avec le dispositif RSMA.

On voit à quel point ce dispositif est efficace pour les jeunes et il ne faut surtout pas l'arrêter. Stéphane ?

26:44
Présentateur

Oui, justement. Votre collègue sénateur Frédéric Buval, qui est co-rapporteur de ce texte avec vous, avait interpellé la ministre des Comptes publics sur ce sujet, le fait d'aller plus loin sur la vichère en Outre-mer. Écoutez la réponse d'Amélie de Montchalin.

26:57
Invité

Nous terminer le travail ? Non. Et au fond, quelle est la solution ? On le sait. C'est une capacité de production dans les territoires pour des produits qui soient produits là où les gens vivent et qui ne viennent pas de l'autre bout du monde. Et ça, ça veut dire de l'investissement, de la production et donc des outils économiques bien calibrés pour atteindre ces objectifs. C'est ça que nous devons construire ensemble. Et je le redis, c'est à la main du Parlement. Nous avons fait des propositions. Si ce ne sont pas les bons outils, nous les amenderons et nous les réviserons ensemble.

27:24
Présentateur

La ministre des Outre-mer dit aussi qu'il faut aller plus loin. Concrètement, est-ce que vous avez déjà eu des contacts avec Naïma Mouchou ? Est-ce que vous avez un rendez-vous qui est prévu ? Un projet de loi qui est dans les tuyaux ? Un nouveau projet de loi ou pas ?

27:34
Locuteur 2

C'est très rapide. Elle vient d'être nommée. Il faut lui laisser le temps déjà de s'acclimater avec les problématiques, d'une part, les problématiques ultramarins. Nous avons déjà eu un rendez-vous sur le projet de loi Vichère. Nous sommes en phase sur un certain nombre de sujets et notamment la mobilisation et j'y reviens des fonds structurels européens. Donc, il y a des possibilités mais ça ne peut pas passer par un projet de loi. C'est un travail de longue haleine.

C'est un travail en profondeur et revoir de temps en temps réserver une semaine à la limite au sein des instances parlementaires pour actualiser le droit outre-mer, mieux acclimater les normes parce que le sujet normatif est aussi dramatique.

28:23
Présentateur

Madame la sénatrice, il nous reste très peu de temps. Il faut aussi parler de la Nouvelle-Calédonie puisqu'hier en commission mixte paritaire, députés et sénateurs ont trouvé un accord pour reporter les élections provinciales. C'est un ouf de soulagement pour vous ? Ça va permettre d'apaiser les choses ou pas du tout ?

28:36
Locuteur 2

Oui, il faut vraiment apaiser. Je salue nos compatriotes de la Nouvelle-Calédonie et il est vrai qu'ils se retrouvent dans une situation assez délicate mais je pense qu'il faut entendre tout le monde et pas que certains et pas les autres. Il y a les indépendantistes. Il faut aussi être à l'écoute des indépendantistes et leur montrer aussi de la considération. Ça peut crisper quand on parle de peuple premier mais il est vrai qu'ils étaient là lorsque les Européens sont arrivés et il faut en tenir compte aussi.

29:12
Présentateur

Vous dites qu'aujourd'hui on ne prend pas assez en compte les revendications indépendantistes. La ministre Naïma Mouchoud doit se rendre sur l'archipel le 1er novembre. Vous attendez quoi de ce déplacement ? Qu'elle apaise les choses ? Qu'elle tende la main aux indépendantistes ? Qu'est-ce que vous attendez très concrètement ?

29:27
Locuteur 2

Si vous voulez, lorsque vous avez dit qu'on n'entend pas assez, il est vrai, le troisième référendum, ce qui a crispé aussi la situation. Il faut dire les choses, mettre les choses à plat. Les indépendantistes avaient demandé le report de ce troisième référendum pour leur permettre d'avoir leur période de deuil puisque nous étions dans une situation assez catastrophique avec la crise Covid où beaucoup de Calédoniens sont décédés comme partout dans les autres territoires. Il aurait suffi à mon sens de ne décaler que de six mois pour leur montrer un peu de considération. Ça n'a pas été fait.

30:04
Présentateur

Et c'est dommage. On a compris ce que vous vouliez dire. Merci beaucoup Micheline Jacques. Merci d'avoir été avec nous ce matin. On suivra bien évidemment les débats en séance. Merci Stéphane. On retrouve tout à l'heure. On va parler de quoi ?

30:13
Invité

De la taxe Zuckman à la lune de certains quotidiens régionaux mais aussi du point commun entre Nancy et Katy Perry.

30:19
Présentateur

Intéressant. Place à l'entretien. Merci beaucoup Stéphane. A tout à l'heure. Place à l'entretien. C'est Nicolas Faurissier qui nous rejoint tout de suite. Bonjour Nicolas Faurissier. Bonjour. Vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Soyez le bienvenu dans cette émission. On va bien évidemment parler du budget, de l'impact sur notre économie mais d'abord peut-être faisons les présentations. J'aimerais savoir à qui je m'adresse aujourd'hui. Devant moi, est-ce que j'ai un ministre LR ou pas ? Très concrètement pour que les téléspectateurs comprennent, je rappelle que votre parti a choisi de vous suspendre à cause de votre participation au gouvernement.

Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes un ministre LR ?

31:06
Invité

Au fond de moi-même, je me sens LR, je le suis depuis 40 ans au sens des différentes familles qui ont fini par constituer le rassemblement qui était l'UMP et ensuite LR. Après, je me suis moi-même comme d'ailleurs mes autres collègues mis en retrait parce que je considérais que le fait de participer au gouvernement ne correspondait pas directement à ce qui a été décidé au bureau politique même si on peut noter quand même qu'il continue à y avoir des positions différentes au sein de la famille. On s'est mis en retrait. Je crois que tout ça n'est vraiment pas important.

Moi, pas un de mes concitoyens à la châtre dans mon territoire de l'Inde où je vais et où je continue à aller le plus possible au-delà de mes fonctions ne m'a parlé de ça.

31:44
Présentateur

Comment vous expliquez quand même cette décision de votre parti qui sanctionne des ministres à l'air qui siègent au gouvernement Le Cornu alors que le parti soutient ce gouvernement, soutient la participation au gouvernement depuis plus d'un an et notamment même au gouvernement Le Cornu 1. Comment vous expliquez cette décision ?

31:59
Invité

Je pense qu'il y a un débat, une période de tension comme ça arrive dans les familles politiques. Je pense aussi que tout le monde, Gérard Larcher l'a dit très clairement, souhaite qu'on apaise des choses. Je rappelle quand même que la quasi-totalité des députés du groupe LR, 50 députés à l'Assemblée qui sont en première ligne, a souhaité avec force et l'a dit et redit rester au gouvernement, soutenir la participation au gouvernement et pas simplement un soutien sans participation. Et même les 4-5 qui n'étaient pas trop sur cette ligne ont joué le jeu et sont solidaires. Donc, vous voyez, il y a deux analyses.

Je crois que le plus important, c'est de calmer le jeu, de resserrer les rangs de la famille parce que ce n'est pas bon pour nous, ce n'est pas bon pour notre message et ce qu'on veut porter et de se consacrer à ce qu'attendent les Françaises et les Français.

32:43
Présentateur

Alors, précisément, on va parler du budget, les débats budgétaires sur le volet recettes qui se poursuivent à l'Assemblée nationale. Dans ce contexte, les socialistes, vous l'avez remarqué, sont à l'offensive. Je vous soumets cette déclaration du socialiste Philippe Brun. C'était hier. Si l'Assemblée nationale ne trouve pas un accord d'ici mardi sur le budget, tout va s'effondrer et le gouvernement tombera. Les socialistes, ils vous mènent actuellement par le bout du nez ?

33:06
Invité

Non, je pense que tout le monde, parce que les Républicains et c'est bien normal, posent aussi leurs limites et leurs souhaits, tout le monde essaye d'apporter sa pierre et d'avoir satisfaction pour un certain nombre de lignes politiques qu'ils portent. Et c'est le cas des socialistes. Ils le font, évidemment, en se servant de leurs moyens.

33:22
Présentateur

Mais vous n'avez pas marre, vous, ministre Allaire, du coup, d'être menacé de chantage tout le temps, comme ça, par les socialistes ?

33:29
Invité

Pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit. Pour l'instant, moi, je me consacre de manière accélérée à la mission qui est la mienne. Je crois que tous les membres du gouvernement aux côtés de Sébastien Lecornu le font. Il y a un débat au Parlement. Le Premier ministre a été extrêmement clair. Il a d'ailleurs annoncé qu'il n'utiliserait pas l'arme fatale, comme on dit, qui est le 49-3. Il y a d'autres outils dans la Constitution qui permettent d'avancer. Mais il a dit ça. Pourquoi ?

Parce qu'au fond, dans une majorité, pardon, une Assemblée nationale qui n'a pas de majorité, il y a un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table et qu'on essaye, les uns et les autres, de faire les compromis nécessaires pour trouver une solution. Qu'est-ce qui est important aujourd'hui ? Que nous demandent les habitants du Béry, par exemple, chez moi, ou de tous nos territoires, de toute la France, que ce soit dans le monde urbain ou dans le monde rural. Entendez-vous. Mettez-vous autour de la table. Vous n'avez pas de ligne rouge.

34:19
Présentateur

Pour vous, vous n'avez pas de ligne rouge.

34:20
Invité

Ce n'est pas qu'on n'a pas de ligne rouge. C'est qu'on sait très bien, les uns comme les autres, que le budget ne correspondra pas à 100% à ce qu'on souhaiterait. Ce qui voudrait

34:27
Présentateur

qu'il sera invotable. Le vote est prévu sur la première partie recette la semaine prochaine.

34:32
Invité

Oui, mais le sujet, c'est quoi ? C'est de stabiliser la situation, de donner un budget au pays. Et nous aurons un débat en 2027 que les Français tranchent. La présidentielle. Absolument. Et les législatives. Et donc, ce que je pense, c'est qu'au fond, derrière l'idée de stabiliser la situation, d'avoir un budget, il y a évidemment le court et le moyen terme pour les Françaises et les Français, pour les entrepreneurs, pour les commerçants qui ne vendent plus rien ou pas beaucoup parce qu'ils voient bien que le consommateur est très inquiet et parle plus que jamais. Je pourrais continuer la description. On la connaît.

Donc, il faut stabiliser la situation, donner un budget au pays et derrière, et on ne le dit pas assez, se permettre enfin d'avoir un débat apaisé sur les sujets. Et quand on parle des retraites, par exemple, moi, j'ai voté la réforme des retraites, mais j'entends qu'il y a des analyses très différentes, qu'il y a une grande crainte d'une partie, il y a un rejet, disons les choses, d'une bonne partie de l'opinion. Peut-être est-ce aussi parce que le débat n'a pas été assez clair, assez transparent. Alors,

35:22
Présentateur

puisque vous parlez

35:23
Invité

des retraites,

35:23
Présentateur

effectivement, qu'il faut se permettre ce débat ? Non, mais c'est intéressant puisque depuis hier, effectivement, les députés examinent en commission le budget de la Sécu qui contient, effectivement, cette fameuse suspension de la réforme des retraites. Est-ce que vous appelez, du coup, vos camarades LR à voter cette suspension de la réforme des retraites ?

35:38
Invité

Je pense que tout le monde, à gauche comme à droite, en tout cas, dans le grand rassemblement, si je puis dire, des partis qui souhaitent être au gouvernement et qui se disent de gouvernement, je pense qu'il faut qu'à un moment, les choses soient posées, elles sont dites, il y a des batailles parlementaires, ça n'a jamais été comme ça dans la Ve République, c'est le Parlement qui fait le budget, le gouvernement a déposé une proposition, cette proposition, le Premier ministre l'a dit depuis le début, elle va évoluer, il est très dit très clairement, ce ne sera pas le budget le cornu au final, c'est vous qui devez prendre vos responsabilités. Donc en fait, vous dites,

36:11
Présentateur

c'est à vous de voter, moi je ne prends pas mes responsabilités. Non, ce n'est pas ça, c'est que tout le monde

36:14
Invité

est dans un dialogue, le gouvernement a pris ses responsabilités en proposant une version de base, cette version de base va évoluer parce qu'il y a un débat parlementaire qui pour la première fois n'est pas sous le coup d'un éventuel 49-3, mais ça veut dire aussi qu'à un moment, tout le monde doit prendre sa responsabilité, caler les choses, les poser, donner un budget, personne ne sera content de ce budget, mais l'important c'est de stabiliser la situation.

36:37
Présentateur

J'imagine que ce n'est pas facile pour vous, votre parti a proposé un report du départ à la retraite à deux reprises, à 65 ans, deux dernières présidentielles, c'était 65 ans, je crois, proposés par Valérie Pécresse et François Fillon, c'était même à un moment,

36:50
Invité

on parlait de 67 ans. Je continue à penser qu'on ne pourra pas dans ce pays faire différemment de tous les autres pays de l'Union Européenne. Quand vous prenez le tableau des âges de départ à la retraite et des durées de travail et de cotisation, on est entre guillemets ceux qui travaillons le moins et le moins longtemps. Je schématise un peu, il y a des nuances, il y a des régimes de retraite qui ne sont pas les mêmes, etc. La comparaison n'est pas toujours simple, mais c'est quand même grosso modo ce qui se passe. Donc ça veut dire qu'il faut dire la vérité s'empêcher d'avoir un débat qui porte sur la justice de ce système, les évolutions nécessaires.

On a d'ailleurs parlé de la pénibilité où on doit encore avancer, de la carrière dite hachée des femmes, je n'aime pas cette expression, mais c'est une réalité. Il y a un certain nombre de choses qui doivent évoluer et ça, ça ne peut se faire que dans un débat apaisé où on pose des choses. Peut-être que communément, ensemble, le pays décidera que ce n'est plus tellement le problème de l'âge légal de départ qui est important, mais plus la durée de cotisation. Il faudra trouver un système juste. Et pour ça, il faut poser les choses, il faut calmer, il faut stabiliser. On suspend et on verra ensuite en 2027. 2027 tranchera.

37:55
Présentateur

Hier, l'Assemblée nationale a adopté une mesure alourdissant la contribution exceptionnelle des grandes entreprises. C'est une mesure qui devrait rapporter 6 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Est-ce que ça risque de plomber la compétitivité de la France, comme l'a dit le président du MEDEF, Patrick Martin ?

38:10
Invité

On est clairement dans un pays où la fiscalité est au maximum. Je l'ai toujours dit. C'est-à-dire que je reste attaché aux valeurs de ma famille politique. Après, nous sommes dans une situation exceptionnelle où il faut trouver des mesures exceptionnelles, temporaires, pour contribuer à redresser la situation des finances publiques.

Parce que le plus grand danger, ce n'est pas tant les 6,5 milliards sur les grandes entreprises et la contribution quelque part un peu exceptionnelle sur 2 ou 3 ans des grandes entreprises, c'est que nous n'ayons pas de budget, que nous ayons un shutdown, comme disent les Américains, que nous ayons un blocage et ça nous coûtera extrêmement cher et notamment en termes d'augmentation des intérêts à dette. Il y a des choix à faire.

38:52
Présentateur

Oui, vous êtes ministre en charge de ce dossier. Est-ce que ça risque de dissuader certains investisseurs, entrepreneurs de venir en France ?

38:58
Invité

Je pense que les investisseurs, on les a encore rencontrés beaucoup de fonds internationaux qui étaient à Paris la semaine dernière, ils regardent les choses dans la durée. Évidemment, ils souhaitent que la stabilité revienne. C'est d'ailleurs le principal critère et encore une fois, c'est plus important à mon sens que les mesures ponctuelles qui peuvent être prises dans ce budget pour essayer de passer le cap. Ils veulent la durée, ils regardent le fait aussi que la France est un pays où il y a des équipements de très haut niveau, une formation de très haut niveau, des ingénieurs remarquables, des innovations. C'est un ensemble.

Ce n'est pas pour rien que nous sommes pour la sixième année les premiers destinataires en Europe et de loin devant en nombre de projets des investissements directs étrangers. La France est en tête. Donc vous ne dites pas

39:39
Présentateur

aux députés aujourd'hui bon, allez-y un peu plus mollo sur la taxation.

39:42
Invité

Oui, bien sûr. Bien sûr, il faut trouver encore, je l'ai dit depuis le début, un équilibre entre les désirs des uns et des autres. Le plus important, c'est que cet équilibre permet de stabiliser la situation. Je me répète, vous savez, il n'y a pas que les grandes entreprises. Encore une fois, tous mes concitoyens, dans tous les déplacements que je fais et évidemment dans mon territoire, sont totalement attachés à ça.

40:03
Présentateur

Nicolas Faurissier, demain, il sera question de la taxe Zuckman. Vous êtes quelle équipe ? Vous êtes taxe Zuckman, taxe Zuckman allégé version socialiste,

40:11
Invité

pas de Zuckman du tout. Je pense qu'il y a un certain nombre de contribuables qui, proportionnellement à tous les autres contribuables, la tranche la plus élevée en termes de revenus, c'est quelques milliers de personnes, qui, contrairement à tous les autres contribuables, finalement, par le biais notamment des holdings qui permettent de stocker, entre guillemets, ses quasi-revenus, payent moins et ce n'est pas juste. Donc, si je traduis

40:34
Présentateur

pour les téléspectateurs, vous êtes pour la taxe Zuckman ? Je ne suis pas

40:36
Invité

pour la taxe Zuckman parce que la taxe Zuckman, dans sa conception, touche, intègre, dans la base taxable, l'outil de travail. Et ça, c'est une catastrophe, pour le coup, en termes de compétitivité. Je pense qu'il ne faut absolument pas le faire et j'ai plutôt le sentiment, d'ailleurs, que beaucoup d'élus socialistes, y compris l'Assemblée, le savent. Donc, il faut trouver une solution qui permette d'avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale proportionnellement à ce que les autres payent pour un certain nombre de ménages. Mais ça ne va pas résoudre tout.

C'est important symboliquement, c'est une question de justice fiscale, mais il faut que, on voit bien qu'il y a d'autres besoins et qu'on ne peut pas rentrer dans une dérive fiscale.

41:15
Présentateur

Si je vous comprends bien, vous dites, OK pour la taxe Zuckman allégée dans la version socialiste.

41:21
Invité

Je dis OK, comme le propose le gouvernement dans la version de son texte qui porte sur les holdings, à l'exception de ce qui concerne la productivité, l'investissement dans l'outil professionnel. Il dit, le gouvernement, écoutez, je vous propose de rétablir la justice fiscale pour un certain nombre de contribuables qui, au fond, parce que c'est comme ça que ça marche, font remonter leurs dividendes dans la holding sans payer d'impôts personnels.

41:48
Présentateur

Certains secteurs créent de nouvelles taxes, notamment le secteur du tourisme, ça vous intéresse directement. Vous leur dites quoi pour les rassurer ? C'est pour votre bien, c'est pour le bien de la France ?

41:56
Invité

Non, je pense que tout le monde, à tous les étages, doit faire un petit effort et c'est comme ça qu'on y arrivera. Encore une fois, ce serait bien pire de ne pas trouver une solution de rééquilibrage financier et de stabilisation par un budget. Parmi les pistes en discussion,

42:11
Présentateur

il y a l'alourdissement de la fiscalité sur les chèques vacances ou encore le changement du taux de TVA pour la restauration.

42:16
Invité

Le gouvernement, écoutez, on est vraiment dans le cours de la distribution parlementaire et je vous rappelle quand même, puisque je suis public Sénat quand même, que le Sénat va avoir aussi un rôle extrêmement important avec sa propre expérience, son propre regard pour équilibrer là aussi un certain nombre de choses qui ont été décidées ou votées à l'Assemblée nationale. On est au tout début en fait d'un processus qui passionne y compris les médias, la preuve, mais qui n'est pas terminé. L'objectif, encore une fois, c'est que chacun à un moment arrive à un résultat, s'oppose et stabilise la situation.

C'est ce que demande encore ce matin dans une étude du CES, j'ai vu ça être publié ce matin, 80% des Français qui partent où.

42:56
Présentateur

On est au début du parcours législatif mais on est peut-être aussi, c'est peut-être le début de la fin puisque c'est mardi prochain, mardi prochain est prévu le vote solennel sur la partie recette du budget, sur le premier volet. Vous vous inquiétez d'un éventuel rejet de l'Assemblée nationale, qu'est-ce qui se passe ensuite ?

43:14
Invité

Le texte va au Sénat, il sera rejeté ou pas ?

43:16
Présentateur

Vous pensez qu'on va rester dans les 70 jours prévus par la Constitution pour l'examen ? Pour l'instant,

43:20
Invité

on est dedans, c'est très serré. Je pense que si tout le monde fait les efforts nécessaires, les premières tentatives de dire très fort un certain nombre de choses pour essayer d'imposer ses idées, je pense qu'à un moment, encore une fois, le bon sens et la raison reviendra. Personne n'a intérêt dans les familles politiques à porter la croix d'un échec qui conduirait à une crise politique et financière et économique majeure. Évidemment.

43:45
Présentateur

On parle beaucoup du déficit de notre commerce extérieur et de notre balance commerciale. Vous avez des prévisions pour les mois qui viennent ? Je regardais, on accuse un trou de 43 milliards d'euros sur le premier semestre 2025 en ce qui concerne notre balance commerciale. Qu'est-ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent ?

44:02
Invité

Ça dépend des contrats qui sont inscrits. On est à peu près dans la moyenne de l'année dernière. Il est clair que la France est en déficit de sa balance commerciale, mais pas globale parce que je rappelle que la balance des services, elle, est extrêmement...

44:13
Présentateur

La balance courante, c'est ça ?

44:14
Invité

Là, le déficit commercial, c'est la balance des biens, consommation industrielle, etc. Mais quand vous rajoutez les services, par exemple le tourisme dont vous parliez, en fait, la France est plutôt excédentaire globalement. Ce qui est clair, c'est que sur la balance des biens, la balance commerciale, on est en déficit depuis des années. C'est un problème lié à la compétitivité de nos entreprises, c'est aussi lié au fait que nous sommes dépendants d'un certain nombre de produits, et je pense notamment à l'énergie.

Moi, il y a un sujet qui me préoccupe parmi d'autres, y compris au regard de ma vie politique et de mes engagements, y compris locaux, c'est la balance agricole et agroalimentaire qui, aujourd'hui, l'excédent qui était traditionnel, qui était important, devient un déficit ou risque de l'être de façon durable si on ne fait rien. Donc, on va mettre l'accent sur ce secteur. On ne vous sent pas

45:08
Présentateur

particulièrement inquiet, notamment par rapport aux conséquences de ce budget. Vous dites que la France, aujourd'hui, va bien et elle ira encore mieux demain ? Malgré tout ce qu'on peut attendre dans les médias et les politiques

45:19
Invité

ces dernières semaines ? Quand on se déplace beaucoup, ce qui est mon cas, et je le faisais avant d'être au gouvernement, dans le cadre de mes fonctions, on s'aperçoit quand même que la France n'est pas un pays qui va si mal que ça. Alors, évidemment, on a des gros défauts. Évidemment, il y a une tension sociale, un débat qui est assez vif. Il y a une très forte inquiétude dans l'opinion qui, du coup, aboutit à augmenter cette tension. Mais la France, c'est un pays qui, néanmoins, reste attractif, je l'ai dit, pour les investisseurs, qui est moderne, qui est regardé à l'étranger avec une forme d'admiration. Aujourd'hui, cette admiration à l'étranger, elle se double d'étonnement.

Très souvent, on entend, mais pourquoi ils sont comme ça ? Ils ont tellement d'atouts dans ce pays. Donc moi, je crois que ce que veut faire d'ailleurs Sébastien Lecornu et la mission qu'il nous a donnée, c'est de redire un peu plus de vérité, de les mettre sur la table, d'apaiser le débat, de stabiliser les choses et de continuer le boulot. Moi, c'est ma mission en matière de commerce extérieur ou d'attractivité, c'est-à-dire aider les entreprises à aller plus dans le monde, à vendre plus parce que c'est de l'emploi après dans nos territoires et dans le même temps, essayer de trouver plus de projets qui sont des investissements notamment industriels et donc de l'emploi dans nos territoires.

46:37
Présentateur

Autre sujet d'actualité, M. le ministre, ça fait une semaine maintenant que Nicolas Sarkozy dort à la prison de la Santé, c'est quelqu'un que vous connaissez bien. Est-ce que c'est normal que le garde des Sceaux, Gérald Narmanin, aille lui rendre visite comme ça a été annoncé ?

46:50
Invité

Ça ne me choque absolument pas. Je veux dire, le garde des Sceaux va voir ce qu'il veut.

46:54
Présentateur

Il n'y a pas un mélange des genres un peu particulier ?

46:57
Invité

Pourquoi il y a un mélange des genres ?

46:58
Présentateur

Parce qu'il est le chef des magistrats en quelque sorte puisqu'il est garde des Sceaux, ministre de la Justice.

47:02
Invité

Le fait de rendre visite à l'ancien président de la République dans le cadre actuel, parce qu'en plus, c'est un ami, ne me paraît pas remettre en cause quoi que ce soit.

47:13
Présentateur

L'indépendance de la justice, ça a beaucoup fait réagir les magistrats.

47:17
Invité

Oui, mais enfin, écoutez, là encore, il faut qu'on apaise les choses. Franchement, je suis assez étonné qu'on se perde dans ce genre de discussion. Je comprends bien qu'il y a des principes, en l'occurrence, je ne crois pas une seule seconde, que les principes de séparation des pouvoirs avaient été remis en cause par Gérald Darmanin.

47:33
Présentateur

Ce n'est pas une manière d'influencer la décision des juges en appel.

47:36
Invité

Parce que vous croyez que le fait qu'il y aille influencerait la décision des juges ? Je ne crois pas une seconde. La preuve, ce qui s'est passé, malgré toutes les interventions et les débats médiatiques qu'on a pu avoir sur ces affaires ou sur d'autres, n'a pas modifié le jugement des juges, si je puis dire. Donc, pas de problème. Encore une fois, moi, je suis assez frappé parce qu'au fond, chaque sujet est hystérisé dans le débat français.

47:59
Présentateur

Ce n'est pas banal de voir un ancien président en prison, M. le ministre. C'est sûr que ce n'est pas banal

48:03
Invité

et ça me rend personnellement très triste.

48:04
Présentateur

Les députés insoumis Daniel Obono et Hugo Bernalici ont demandé au nom de leur droit parlementaire à rencontrer le prisonnier Sarkozy. C'est une demande qui a été refusée par l'administration pénitentiaire. Ça a été refusé à raison, selon vous ?

48:19
Invité

Je ne connais pas les détails de cette histoire. C'est quand même de la provocation. Vraiment de la provoque. Franchement, bon. Après, les parlementaires peuvent se présenter devant une prison et demander à visiter. Mais ils ne viennent pas pour voir les prisonniers ou les personnes qui sont détenues. Ils viennent pour vérifier les conditions de détention. Ce n'est pas du tout la même chose.

48:37
Présentateur

Provocation, vous dites. Autre sujet, les élections municipales auront lieu l'année prochaine, au mois de mars. Est-ce que vous serez candidat ? Et si oui, allez-vous quitter votre ministère ? Quand allez-vous quitter votre ministère ?

48:47
Invité

Je serai candidat parce que je l'avais déjà dit avant, mon idée a toujours été au fond de passer la main au Parlement et parce qu'à un moment, il faut s'arrêter, il faut faire monter des jeunes. C'est vraiment ce que je voulais faire. Et j'ai toujours dit que je reviendrai à la mairie de la Châte si les électeurs le souhaitent parce que c'est le cœur de mon engagement politique. C'est là où je vis. Et le territoire de la Châte du Bérier est pour moi la cause d'un attachement profond. C'est vraiment ce qui m'a nourri intellectuellement et culturellement depuis toujours.

Après, si je suis élu maire, ce n'est pas encore fait, le Premier ministre me dira ce que je dois faire, mais évidemment, si je suis élu maire et qu'il me demande de me mettre en retrait le temps de mon passage au gouvernement, je le ferai. C'est une mission au gouvernement, je peux vous dire que je la conduirai vraiment jusqu'au bout.

49:36
Présentateur

Renaissance va acter aujourd'hui son soutien à l'élu horizon Pierre-Yves Bournazel à la mairie de Paris au détriment de Rachida Dati. C'est un sale coup qui est fait à votre collègue ministre ?

49:50
Invité

Je ne peux pas m'immiscer dans le débat des municipales de Paris. C'est d'ailleurs vraiment autre chose. Moi, j'aime beaucoup Rachida Dati. Je pense qu'elle a le talent et l'abattage, l'énergie pour conduire et remettre en état une ville de Paris qui a quand même été très abîmée et d'ailleurs, elle le dit depuis longtemps. Après, c'est le jeu normal de la vie politique. On n'est pas au bout, vous savez. À un moment, là aussi, tout le monde doit se poser. Si on veut que la droite, le centre, le bloc central, le socle commun regagne Paris et puisse enfin redresser cette ville de ses dérives liées à la période d'Hidalgo, il faudra que tout le monde se mette d'accord.

C'est vrai pour les municipales. Dans n'importe quelle ville, ce sera vrai pour les présidentielles. Disons les choses.

50:35
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Nicolas Fauressier d'avoir répondu à mes questions. Merci ministre LR, malgré eux. Donc, si j'ai bien compris.

50:43
Invité

C'est vrai que je suis suspendu, je suis dans les airs, mais je suis donc LR.

50:45
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir répondu aux questions de public. Sénat, on passe tout de suite à l'info en région. L'info en région avec aujourd'hui un focus sur la Bretagne qui a dit que les vélos en libre-service étaient uniquement réservés aux grandes métropoles. À Saint-Malo, les vélos en libre-service ont été lancés seulement l'année dernière et connaissent un succès fulgurant, un tel succès qui pourrait bien devenir contagieux dans toute la région. Regardez ce reportage pour mes amis, de ce reportage de nos amis de TV Rennes. Il est signé Natacha Astor et Capucine Colin-Guillauchin.

51:26
Invité

En fait, on a une application, on vient scanner le QR code, le vélo se déverrouille, on appuie sur le frein gauche,

51:30
Présentateur

il sort, les lumières s'allument et voilà, on peut l'utiliser. Pour en récupérer un, il ne faut que quelques secondes. En libre-accès depuis mai 2024, les vélos de Saint-Malo-Agglomération ont tout de suite trouvé leur public.

51:42
Invité

Pour se déplacer, pour rejoindre des amis, franchement, c'est plus rentable que le bus. Je les utilise régulièrement, c'est pas cher et la batterie tient super bien.

51:50
Présentateur

Aujourd'hui, 120 vélos sont en libre-service. En un an et demi, la flotte a parcouru près d'un million de kilomètres et la barrière des 300 000 trajets va bientôt être atteinte. Antoine est en charge de les entretenir. Roues voilées, pneus lisses, c'est l'abîmé. En hiver, il en répare en moyenne 20 par jour. En été, il peut atteindre les 40 réparations quotidiennes. Un vélo, c'est prévu pour supporter environ une centaine de kilos. Pas prévu d'avoir plusieurs personnes dessus, surtout pas à l'arrière, surtout pas sur l'axe de roue. Les mauvais usages aussi, c'est les dérapages. Ça peut être aussi les personnes qui forcent le vélo pour le prendre.

Au lieu d'appuyer sur le frein gauche, ils vont tirer dessus, donc ça va abîmer les aimants. À la gare, au pied de l'IUT ou encore à Paramé, 19 stations sont aujourd'hui en fonctionnement. Dans les mois à venir, 5 nouvelles stations et 50 vélos de plus vont être déployés, dont une à Saint-Jouan-des-Guéris.

52:39
Invité

On commence à s'étaler un petit peu sur les communes avoisinantes puisqu'il y a beaucoup de demandes et vu que ça fonctionne, on va s'étaler un peu sur, pas des 18 communes parce qu'on n'y arrivera pas, mais les proximités de Saint-Malo.

52:50
Présentateur

Actuellement, 15 000 personnes ont déjà utilisé ce service. Plus de la moitié de ces utilisateurs ont moins de 30 ans pour un trajet compté en moyenne 1,40 €. Toujours au cœur du terrain et de l'info locale, on va prendre la route du département du Cher où on retrouve Bertrand Dupéra. Bonjour, vous êtes maire sans étiquette de la commune de Marmagne. Vous faites la une de l'actualité en raison d'une tragédie qui vous touche ces dernières heures. C'est en effet dans votre commune que le premier foyer de grippe aviaire a été détecté dans la région. Racontez-nous, monsieur le maire, vous l'avez appris quand et comment ?

53:23
Invité

Alors, bonjour cher monsieur, tout d'abord, c'est Bernard Dupéra et non pas Bertrand Dupéra. On simplement, très chronologiquement, je vous explique. Début de semaine, donc lundi, mardi 20, oui, lundi 20, mardi 21, le propriétaire de ces volailles a eu une mortalité qui n'était pas normale. Donc, il a prévenu les services vétérinaires et moi, j'ai été prévenu officiellement dans un premier temps le jeudi 23 où là, j'ai eu un des décrets du préfet, disons, mis sous surveillance d'une exploitation suspecte d'influenza aviaire, suivi d'un coup de téléphone.

Le vendredi 24, dans l'après-midi, j'avais un nouveau coup de téléphone, disons, qu'il y a une forte suspicion et le samedi 25, officiellement, officiellement, je dis bien, la grippe, c'était véritablement ce qu'on appelle la grippe aviaire. Donc, les mesures qui vont s'imposer, c'est-à-dire qu'immédiatement, je reçois un coup de fil du sous-préfet et du sous-préfet me disant, écoutez, nous allons procéder à l'euthanasie de toutes les volailles et la commune de Marmagne va être isolée, c'est-à-dire que les forces de gendarmerie et de police ont totalement fermé pendant quelques heures le territoire de la commune de Marmagne de manière, justement, à procéder à l'euthanasie.

– Alors, précisément, monsieur le maire, racontez-nous,

54:49
Présentateur

racontez-nous, excusez-moi de vous interrompre, racontez-nous comment cet abattage s'est déroulé. c'est plus de 500 volailles, je crois, qui ont été abattues.

54:57
Invité

– 800. – 800. – 800 volailles, précisément. Alors, je ne suis pas en mesure de vous le décrire, tout simplement, que le site était interdit, il y avait uniquement les autorités sanitaires et les personnes qui ont permis cette euthanasie. Voilà. mais je n'ai pas eu de détails. Ce que je peux vous dire, c'est que, voilà, le malheureux, le malheureux exploitant agricole que nous connaissons bien a été fortement choqué et que nous soutenons très fort, moralement. Voilà, c'est ce que je veux dire.

55:28
Présentateur

– J'imagine qu'effectivement, il doit y avoir un traumatisme du côté, je ne sais pas si c'est du côté de la population. – Oui,

55:35
Invité

il y a un très fort traumatisme dans la mesure où c'est une personne très, très attachée à la nature c'est un chasseur et c'est aussi quelqu'un qui respecte parfaitement le monde animal. Nous le connaissons, je le connais bien et véritablement, ça a été un choc terrible pour lui mais aussi, aussi pour nous, communes, dans la mesure où nous avons quelques élevages volatiles mais nous n'avons pas, si vous voulez, la densité que peut avoir ce type d'élevage dans le sud-ouest, par exemple. Voilà, mais ça pose quand même énormément de questions et on suppose que ce symptôme est arrivé par…

56:19
Présentateur

– Oui, je crois que la liaison est désormais coupée. Est-ce que vous m'entendez M. le maire ?

56:27
Invité

– Je vous entends très, très bien.

56:28
Présentateur

– En quelques mots, très rapidement, vous nous confirmez que la situation est maîtrisée ?

56:33
Invité

– Oui, la situation est maîtrisée, sans aucun problème.

56:36
Présentateur

– Merci beaucoup M. le maire, merci d'avoir répondu à mes questions, merci Bernard Dupéra, excusez-moi d'avoir écorché votre nom, merci pour ce témoignage très intéressant. Je me tourne vers vous Stéphane, c'est l'heure de votre revue de presse, la presse régionale qui s'intéresse ce matin au budget et au possible compromis avec les socialistes, c'est sur la taxe Zuckman je crois. – Exactement, et le Dauphiné Libéré pose cette question, un compromis est-il possible ? Moins optimistes, les dernières nouvelles d'Alsace estiment que la taxe Zuckman est un écueil de taille sur la voie du budget.

Cette taxe sur les hauts patrimoines est devenue revendication numéro un des socialistes après la suspension de la réforme des retraites, mais devant le blocage du gouvernement et des macronistes, le PS a proposé un amendement pour une taxe Zuckman allégée, elle ne concernerait pas les entreprises familiales et innovantes, les patrimoines professionnels seraient largement exonérés, alors de quoi convaincre le groupe macroniste Ensemble pour la République à l'Assemblée Nationale, non c'est long, je crois qu'il peut obtenir une majorité de voix, explique le député socialiste Philippe Brun dans le Dauphiné. – Un séisme de magnitude 6,6 a touché les Antilles.

– Oui, c'est à la une de France Antille ce matin, des fortes secousses ressenties en Guadeloupe et en Martinique et des habitants paniqués, raconte le quotidien. Une salariée dans son open space au moment du séisme raconte avoir eu peur de mourir. Finalement, plus de peur que de mal, il n'y a pas eu de dégâts ou de blessés, et ce même si l'observatoire volcanologique et sismologique de Martinique estime que c'est un séisme fort. – Stéphane au Havre, des locataires d'un immeuble insoluble dans l'obligation d'être relogé après la tempête Benjamin. – Oui, c'est raconté par Paris-Normandie ce matin.

Le plafond est littéralement tombé sur la tête de Laura qui loue un deux-pièces, rue Jean-Jacques Rousseau au Havre, après le passage de la tempête. « Quand il pleut dehors, il pleut chez moi, le long des murs, des interrupteurs, des prises partout. » Voilà ce qu'elle raconte, cette locataire au quotidien normand. Le plafond gondole, elle craint que ça s'écroule. L'immeuble est insalubre et doit faire l'objet de travaux. En attendant, les cinq locataires sont en cours de relogement par la ville du Havre. – La dépêche qui dit sur la hausse du nombre de cancers en France. – Oui, Steve, la France fait figure de mauvais élèves avec un taux d'incidence de 390 cas pour 100 000 habitants.

Ces chiffres viennent d'une étude parue dans le journal scientifique de Lancet. Alors, comment les expliquer, ces chiffres ? Eh bien d'abord, parce qu'il n'y a pas de registre national du cancer, explique la dépêche, mais aussi à cause de la consommation d'alcool et de tabac en France. L'environnement et la pollution de l'air sont aussi des facteurs d'explication, poursuit le quotidien. Pour autant, tout n'est pas noir, nuance la dépêche. Si le cancer reste la première cause de mortalité en France, la mortalité due au cancer a baissé de 17% chez les hommes et de 5% chez les femmes entre 2011 et 2021. – Et on termine cette revue de presse en musique, c'est ça, avec Katy Perry ?

– Oui, la superstar américaine est à la une de l'Est républicain. Elle se produira le 12 juillet prochain dans l'amphithéâtre en plein air du Zénith du Grand-Ancy. Ce sera pour le festival Open Air. Voilà, on pourra entendre par exemple cette chanson qui n'est qu'il y a un peu de musique ce matin. – Exactement, mais pour se réveiller, ça fait toujours du bien. Katy Perry qui est donc en pleine cinquième tournée mondiale dans 18 pays. Elle fera donc étapes dans la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Un concert qui s'annonce mémorable, écrit l'Est républicain et pour lequel vous prendrez vos places, j'imagine Steve ? – Si c'est payé, oui, pourquoi pas ? Vous payez, vous invitez ?

– On ira ensemble. – Merci beaucoup Stéphane, merci pour la musique, on n'a pas l'habitude, ça fait du bien. Merci beaucoup Stéphane pour cette revue de presse. On passe tout de suite au débat du jour. On va bien évidemment revenir sur les derniers votes dans l'hémicycle. On voit ce sujet d'Hugo Lemoynier.

1:00:15
Invité

Quand le gouvernement

1:00:16
Présentateur

se tourne vers la gauche.

1:00:18
Invité

– L'Assemblée nationale a adopté l'article 4.

1:00:21
Présentateur

– Les parlementaires ont voté la contribution exceptionnelle des grandes entreprises. L'exécutif prévoyait de la réduire de moitié par rapport à l'an dernier, de 8 à 4 milliards d'euros. En accord avec l'EPS, le gouvernement revoit soudain sa copie.

1:00:36
Invité

La taxe rapportera 6 milliards et sera allégée pour les entreprises de taille intermédiaire. L'URN dénonce des magouilles.

1:00:45
Présentateur

– Tout ça est cousu de fil rose. Tout ça est cousu de fil rose. Vous avez prévu d'augmenter les impôts

1:00:50
Invité

considérablement pour faire un accord de valider ce budget ou de non-censure, d'ultime non-censure. Tout ça est très clair. On l'a vu, on vous a pris et on le dénoncera parce que nous, on défend les contribuables.

1:01:03
Présentateur

Réponse du ministre de l'Économie. – On essaye de trouver un compromis

1:01:07
Invité

entre des forces qui ne pensent pas la même chose sur plein de sujets, y compris sur la fiscalité, en vous proposant un compromis qui tient compte des sensibilités des uns et des autres et qui, j'espère, nous permettra de continuer à avancer dans l'examen de ce débat. – De même, pression maximale du côté des insoumis. – Je pense que tout ça est un jeu de dupe et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrètes qui se font à l'Assemblée nationale entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti Socialiste. C'est que dans ces tractations secrètes, ils sont en train de négocier des choses qui fait que le Parti Socialiste non seulement a changé d'alliance mais a changé de ligne. – Le PS

1:01:43
Présentateur

est une fois de plus sommé de s'expliquer. – Aujourd'hui, dans le budget, il n'y a pas de deal. Je vous le dis sincèrement, il n'y a pas de deal.

1:01:52
Invité

– Un budget à l'avenir toujours aussi incertain alors que débute en commission la discussion du projet de loi de finances de la sécurité sociale.

1:02:00
Présentateur

– On va bien évidemment revenir sur ces débats dans l'hémicycle. Je vous présente mes complices du jour, vous les connaissez déjà. Erwan Lestrohan, bonjour. – Bonjour. – Vous êtes directeur conseil à l'Institut Odoxa. Bonjour François. – Bonjour mon cher Steve Savara. – François Asdegoua, éditorialiste politique, merci d'être avec nous. On va revenir sur la dernière livraison Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale.

Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'enseignements attirés, mais déjà quelques mots de ce qui se passe dans l'hémicycle et notamment ce mot, un mot du sondage que vous avez publié dans le Figaro vendredi dernier, 52% des Français qui pensent que le budget actuellement examiné dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale ne sera pas voté. Ils s'intéressent, alors la première chose peut-être c'est que les Français s'intéressent à ce qui se passe à l'Assemblée nationale mais ils disent, bon, ils ne sont pas confiants. – Oui, alors il y a une préoccupation très forte dans la population à l'égard de la dette publique.

Donc nécessairement, on s'intéresse à ce budget qui est un peu un totem de l'instabilité politique. Va-t-on voter un budget dans les temps pour 2026 ? C'est une question qui interpelle les Français mais c'est vrai que leur pronostic, alors Chahay Chaudet craint l'eau froide aussi mais leur pronostic est très pessimiste. Aujourd'hui, quand on les interroge sur le budget, ils sont 52% à penser qu'il sera rejeté. Alors il y a un peu plus de confiance chez les sympathisants Renaissance, c'est normal, un pronostic plutôt optimiste à gauche chez les sympathisants LR et très pessimiste chez les sympathisants RL et chez les Français qui s'intéressent le moins à la politique.

Mais c'est cette confiance limitée qui est intéressante et puis aussi derrière les clivages très forts qu'il y a dans les différents électorats. Aujourd'hui, quand on parle de suspension de la réforme des retraites, 6 Français sur 10 y sont favorables mais 7 sympathisants LR sur 10 y sont strictement opposés tout comme 6 sympathisants Renaissance sur 10. Donc ça peut coincer aussi sur des propositions emblématiques. Alors celle-ci, elle n'est pas dans le budget mais sur des sujets comme la taxation des transmissions et des héritages. Il peut y avoir des lignes de fracture à l'intérieur de cette majorité. Donc pronostic pessimiste et des Français très attentistes.

Françoise, vous êtes dans quel camp ? Des 52% qui anticipent un échec ? Non, moi je suis dans le camp des 48% et d'ailleurs ce n'est pas très pessimiste. 52% vous avez la marge d'erreur ce n'est pas vous la marge d'erreur.

Non, moi je trouve que ce pays refait de la politique en fait et c'est ça qui est quand même passionnant et il suffit de voir et vous le savez vous connaissez très bien les parlements Steve, il suffit de voir le nombre de députés qui siègent dans l'hémicycle je n'ai jamais vu ça pour un budget et le nombre de journalistes qui suivent dans la salle des 4 colonnes et les gens qui regardent les audiences des chaînes qui diffusent c'est vraiment c'est une passion parce que le budget en réalité c'est une passion française parce que le budget ce n'est pas des chiffres le budget c'est la politique en fait c'est la vie des gens et les gens s'y intéressent alors je trouve ça vachement intéressant votre étude justement Erwan parce que ça dit que les gens s'y intéressent 52-48 ça peut basculer dans l'autre sens moi je pense que il y a une ligne de crête en réalité qui est extrêmement en gros vous êtes sur une arête en montagne dans l'Himalaya on va dire dans le cas d'eux vous avez 800 mètres de vide d'un côté 800 mètres de vide de l'autre et là ça marche un peu encordé vous voyez ce que je veux dire mais marcher encordé ça n'est pas ce que dit comment dirais-je Mathilde Panot ou ce que dit la France insoumise marcher encordé n'est pas un deal n'est pas un pacte alors vous les entendez c'est un pacte François c'est intéressant parce que vous parlez des insoumis qui ont essayé de censurer le gouvernement et je crois que 52% toujours selon ce même sondage 52% des Français souhaitent la censure de ce gouvernement c'est ça ?

Oui tout à fait parce que en cas de non-adoption du budget c'est-à-dire que si le budget venait à ne pas être voté ce que les Français souhaitent c'est une censure du gouvernement parce que ça signifiera que la méthode Le Cornu n'est pas allée au bout donc tous ces Français qui sont aujourd'hui plutôt défavorables à une censure du gouvernement plutôt favorables à avancer même si ça reste encore très partagé et sur une ligne de crête qu'on essaie d'atterrir en fait peut-être mais en tout cas le souhait majoritaire en cas de rejet du budget c'est qu'il y ait une destitution du gouvernement parce que la méthode ne sera pas allée au bout actuellement il y a vraiment comment dire pas de conflit un fight voilà merci en bon français en bon français Françoise un fight à l'intérieur notamment de la gauche et aussi un rapport de force un bras de fer entre socialistes et Sébastien Le Cornu ça ne plaît pas à tout le monde écoutez Marc Fénaud qui dénonce le chantage des socialistes sur le budget

1:06:28
Invité

ils avaient demandé la suspension des retraites ça y est ils n'avaient demandé pas de 49 mois ça y est ils avaient demandé attendez je finis ils avaient demandé la contribution des plus hauts revenus ça y est essayons de trouver un équilibre et arrêtons tous les matins et en cours de route de rajouter des choses au bout du compte en plus le parti socialiste dit je ne voterai pas ce budget c'est-à-dire qu'ils demandent un compromis ils menacent d'une censure et ils disent si au bout vous ne me donnez pas ça de toute façon vous inquiétez pas enfin vous inquiétez pas c'est plutôt inquiétant on ne votera pas le budget c'est-à-dire qu'ils ne prennent pas leur part de ce qui doit être assumé on se dirige vers un compromis

1:06:58
Présentateur

ou pas ? mais honnêtement bien sûr Marc Fénaud il exagère en même temps il fait de la politique c'est bien je vous rappelle quand même que hier Roland Lescure ministre du budget ministre des finances de ce gouvernement présente un amendement et cet amendement pour augmenter de 2 milliards en gros la contribution des grandes entreprises qui était de 4 milliards ça monte à 6 milliards qui le vote ? vous croyez que c'est Renaissance c'est le bloc central qui le vote ?

non c'est la gauche qui le vote et les LR qui le rejettent le bloc central est à côté de ses pompes c'est ça la vérité la réalité c'est que ni Emmanuel Macron ni Sébastien Lecornu n'arrivent à faire comment dirais-je à stabiliser ce bloc central et Marc Fénaud est un peu gonflé de dire ça je ne vois pas en gros c'est vous avez eu la suspension vous n'avez pas de 49-3 coucou Spanier mais ça ne marche pas comme ça la vie c'est pas ça je rappelle quand même que la gauche aussi divisée soit-elle elle représente un tiers entre guillemets du camembert donc puisqu'on est tous obligés de négocier évidemment qu'il faut essayer d'aller vers le mieux c'est-à-dire et la contribution sur les revenus où est-ce qu'il a vu qu'on avait la contribution sur les revenus où est-ce que Marc Fénaud a vu que cette contribution est votée non elle ne l'est pas et donc moi je considère on parlait de la taxe qui sera examinée demain je ne suis même pas sûr qu'on arrive à l'examiner en théorie demain où je dis plutôt non on va voir votre belle livraison pour public sénat on va commencer par Emmanuel Macron quand on demande aux français s'il est un bon président Erwan 79% des français répondent que non c'est une nouvelle reculade pour le chef de l'état oui là on est à 20% de français qui jugent qu'Emmanuel Macron est un bon président de la république c'est à peine 4 points de plus que le plancher sur cet indicateur sous la 5ème république qui avait été atteint 16% par François Hollande au premier semestre 2016 donc c'est vraiment un niveau très bas et c'est surtout très loin des 41% de français qui jugeaient qu'il était un bon président en décembre 2022 avant qu'il n'enclenche la réforme des retraites c'est ce cycle qui a été un peu destructeur pour sa popularité 41% encore en décembre 2022 33% en mai 2024 avant la dissolution de l'Assemblée nationale et moins 13 points depuis un an c'est un niveau très bas c'est son plus bas historique pardon c'est son plus bas historique absolument et c'est vraiment des niveaux très bas par rapport au plancher de François Mitterrand de Jacques Chirac de Nicolas Sarkozy à l'Elysée donc c'est un niveau très bas qui ne tient que par l'homogénéité et le soutien solide des sympathisants Renaissance eux ils sont toujours 9 sur 10 à lui témoigner leur soutien alors ils sont de moins en moins nombreux dans la population mais ils restent quand même unis derrière lui ce qui n'était pas le cas pour François Hollande avec les sympathisants socialistes on se rappelle des frondeurs mais en tout cas c'est vrai qu'on sort d'une séquence qui a été encore destructrice pour la popularité d'Emmanuel Macron c'est cette séquence de nomination renomination de Sébastien Lecornu qui est considéré comme un fidèle parmi les fidèles du chef de l'État et qui a parachevé le sentiment chez certains Français d'une confiscation du pouvoir et on sait

1:10:00
Invité

que c'est destructeur parce qu'il y avait déjà une inquiétude des Français sur le respect des équilibres démocratiques là il y a ce sentiment de confiscation du pouvoir qui joue

1:10:09
Présentateur

à plein de détériorations là-dessus c'est quoi ? C'est l'usure du pouvoir comme on dit ou c'est des décisions très précises que les Français ne digèrent pas ?

La décision très précise je suis d'accord avec Erwan je pense que la séquence des retraites est mortelle pour lui 2022-2023 c'est-à-dire toute l'année 2023 avec ce coup de force démocratique vraiment l'utilisation du 49-3 à la va comme je te pousse enfin plutôt directement pardon au contraire comme une lame comme ça et évidemment vous ne pouvez pas avoir des millions de gens dans la rue toutes les semaines vous ne pouvez pas avoir 80% des Français y compris son propre électorat qui dit cette réforme n'est pas bonne et vous pensez vous en tirez indemne sur le plan de la popularité sur le plan de la popularité le deuxième point c'est vraiment la dissolution c'est-à-dire que je pense qu'au-delà de la détestation d'Emmanuel Macron je pense que les Français ne le comprennent pas je crois que ça à mon avis c'est le plus vous savez en politique on paye toujours l'incohérence c'est-à-dire que l'incohérence est toujours sanctionnée par l'électorat par les citoyens et je pense qu'Emmanuel Macron plus que de la haine parce que j'entends bien on m'explique oui on le est etc après quand il arrive il y a parfois une haine quand on entend certains mais il y a de la haine comme il y avait de la haine sur François Hollande c'est plus de la moquerie d'ailleurs sur François Hollande moi j'ai vu des effigies brûlées de François Hollande dans les manifestations en réalité ce que les gens veulent avoir sur un politique c'est de la cohérence Emmanuel Macron je pense est jugé plus incohérent que piètre président est-ce que ça veut dire que les français ne l'aimeront plus parfois l'amour revient on le voit sur certains anciens présidents est-ce qu'il peut encore remonter parce qu'on parle de dégringolade et de plus bas historique est-ce qu'il a une possibilité une chance de remonter la pente alors à l'Elysée pour l'instant et tel que les équilibres sont à l'Assemblée nationale ça paraît quand même peu envisageable mais ça peut se restaurer évidemment dans le temps on l'a vu pour Nicolas Sarkozy qui a refait campagne en 2012 et qui a atteint un score quand même élevé au deuxième tour d'élection présidentielle qui a refait campagne à la primaire de 2016 et qui avait des soutiens on l'a vu pour François Hollande qui est complètement revenu dans le jeu politique quotidien aujourd'hui donc tout ça peut se restaurer on n'est jamais mort en politique mais il y a vraiment une fracture avec les Français sur la présidence jupitérienne c'est-à-dire que ce président vertical qui décide tout seul qui est relativement déconnecté du quotidien des Français ça ne correspond pas à ce que les Français attendent aujourd'hui et en l'état des choses c'est rejeté je suis d'accord et je ne suis pas tout à fait d'accord c'est-à-dire que là on parle on raisonne comme si effectivement le dispositif le corps nu échouait en réalité on raisonne comme si le budget n'était pas voté comme si ce gouvernement tombait en revanche en revanche si ce budget est passé et en gros s'il passe le budget il peut voler il peut voler jusqu'à la fin du quinquennat en fait c'est ça la réalité c'est le dernier budget avant la présidentielle c'est ce que vous dites c'est ce que je pense c'est que si ce budget passe Sébastien Lecornu à mon avis est Premier ministre jusqu'à la fin du quinquennat et là vous allez voir je pense vous savez vae victis évidemment malheur au vaincu quand on est dans l'échec on est dans l'échec et c'est une spirale infernale si ce budget passe et si finalement les choses arrivent à peu près à se stabiliser en mon avis ce sera très bon pour Sébastien Lecornu et d'ailleurs je pense que Gabriel Attal et Édouard Philippe devraient s'inquiéter parce que si Sébastien Lecornu y arrive et bien il va émerger évidemment dans l'opinion ce sera bon pour les socialistes dans leur bras de fer avec la France insoumise et par ricochet ce sera évidemment porté je pense au crédit d'Emmanuel Macron Vous me faites la transition Françoise merci la cote de popularité de Sébastien Lecornu avec vous Erwan et bien Sébastien Lecornu il s'en sort pas si mal puisque quand on demande aux Français s'il est un bon Premier ministre 30% disent que oui bon 30% c'est pas énorme mais quand même voilà c'est pas énorme c'est à dire que c'est quand même un base de soutien dans l'opinion très réduite c'est à dire 68% de non voilà mais à titre de comparaison seul François Bayrou et Elisabeth Borne ont eu des scores comme ça et c'était Premier ministre très décrié Jean Castex Edouard Philippe ou même Michel Barnier sont jamais descendus aussi bas donc c'est quand même un niveau bas maintenant qu'on a dit ça c'est quand même une part de soutien très supérieure à celle d'Emmanuel Macron parce qu'aujourd'hui la majorité présidentielle c'est un espace politique qui est réduit et il a réussi à l'élargir parce qu'il y a 9 personnes sur 10 chez les sympathisants Renaissance qui jugent qu'il est un bon Premier ministre ça c'est une chose mais il a aussi le soutien de 45% des sympathisants PS et de 51% des sympathisants LR donc lui pour l'instant il réussit le en même temps alors il faut voir si ça va se transformer dans le budget à l'Assemblée nationale mais en termes de popularité il réussit un en même temps qui lui confère la capacité à couvrir un espace politique un peu plus large que le président Steve c'est un vrai sujet les amis parce que je vous assure que Personne n'est que ce n'était pas un sujet Non mais c'est pas ça je vais vous faire un sujet je sais que c'est un sujet un peu politicard c'est-à-dire que vous avez quand même en ce moment à l'Assemblée ce qui se passe vous avez un trouble majeur du bloc central c'est-à-dire que même l'Elysée même Matignon ne tiennent pas vraiment le bloc central c'est très compliqué à un moment donné tout le monde va atterrir mais vous avez aussi les arrières-pensées si je suis Gabriel Attal ou si je suis Édouard Philippe Gabriel Attal est complètement patoche dans la semoule en termes de popularité et d'intention de vote et Édouard Philippe aussi ne fait que descendre parce que c'est sa rentrée dans l'hémosphère mais je me dis est-ce que je peux aider ce Premier ministre qui va devenir je suis en train de fabriquer moi-même un concurrent donc il y a de la jalousie de la concurrence pour la présidentielle il faut quand même comprendre que ce qui se joue à l'Assemblée nationale n'est pas que le budget c'est la présidentielle alors il se joue aussi quand même le budget à l'Assemblée nationale on va écouter Sébastien Lecornu qui parlait de changement de méthode et de rupture écoutez le Premier ministre notre histoire parlementaire a été faite de rapports de force il est temps qu'elle devienne celle du compromis on ne peut plus gouverner

1:16:10
Invité

par la seule discipline d'un camp mais par la culture d'un débat exigeant entre parlementaires

1:16:15
Présentateur

portant au départ des convictions différentes c'est une révolution tranquille du Parlement celle qui consiste à ne pas demander à l'autre

1:16:24
Invité

d'appliquer l'intégralité de son propre programme comme s'il avait seul la majorité

1:16:28
Présentateur

cette révolution doit commencer maintenant car c'est ce changement de culture que la démocratie moderne appelle Vous disiez que c'était intéressant pourquoi c'est intéressant ?

C'est intéressant de voir ce personnage que personne ne connaissait qui doit avoir quand même une certaine rourrie politique et en tout cas un certain savoir-faire pour être le seul qui a échappé en 8 ans au départ qui a échappé au naufrage c'est quelqu'un qui n'est jamais sorti du gouvernement quand vous parlez avec les gens que ce soit à Matignon ou à l'Elysée il fait l'unanimité donc ça c'est quand même il commence même à faire l'unanimité si vous voulez alors dans les rangs sur la méthode en tout cas il arrive comment dirais-je à apprivoiser les socialistes les communistes aussi les verts pas encore tout à fait mais les apprivoiser ça ne veut pas dire les acheter donc ça veut dire je le redis que derrière tout ça il y a la présidentielle il y a Laurent Wauquiez face à Bruno Retailleau il y a Olivier Faure face à Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier et vous avez Sébastien Lecornu qui je pense est en train de à sa carte à jouer ah mais moi je ne sais pas si Erwan l'a vu moi je pense qu'il émerge totalement et c'est un vrai sujet pour Gabriel Attal et Édouard Philippe alors on va parler effectivement d'Édouard Philippe on va voir le palmarès d'adhésion politique pas beaucoup de changements je crois Erwan dans le top 3 Jordan Bardella 36% d'adhésion Marine Le Pen 35 et donc Édouard Philippe avec 28% d'adhésion de bonne opinion qu'est-ce que les français voient alors on va commencer par Édouard Philippe et puis on reparlera un peu du RN mais qu'est-ce que les français voient en Édouard Philippe ?

Édouard Philippe ce qui est très compliqué pour lui c'est qu'il a été en tête de ce baromètre de l'adhésion pendant de longues années depuis qu'il avait quitté Matignon et qu'il recule ça dégringole progressivement grosso modo depuis la dissolution qui a été un peu un toboggan pour l'ensemble des cadres de la majorité présidentielle il était à 40% en mai 2024 il est à 28% aujourd'hui moins 12 points mais dans le sillage de la majorité présidentielle et puis il y a autre chose qui a érodé la cote de soutien d'Édouard Philippe c'est qu'en même temps il est entré en campagne et quand il est entré en campagne et bien finalement il a un peu plus politisé son image donc sa cote de soutien a baissé chez les sympathisants de la gauche a baissé chez certains sympathisants LR il a eu des déclarations récentes qui ont un peu détruit sa cote de popularité auprès des sympathisants Renaissance donc la politisation de sa campagne plus le discrédit de la majorité présidentielle tire sa cote vers le bas et ça se ressent dans les intentions de vote c'est très sensible Est-ce qu'il paye aussi peut-être Françoise ses déclarations sur le chef de l'État sur Emmanuel Macron ?

Alors vous avez absolument raison La possibilité d'une présidentielle anticipée Alors là je suis d'accord avec vous c'est-à-dire que même aussi détesté soit le président de la République donc il y a l'incohérence qui est toujours sanctionnée et puis il y a une forme de loyauté c'est-à-dire qu'en 24 heures vous avez les deux personnages qui ne seraient rien en fait sans Emmanuel Macron Emmanuel Macron il a sorti Gabriel Attal de son anonymat de la même manière qu'Edouard Philippe doit tout entre guillemets à Emmanuel Macron c'est pas parce qu'il était député maire du Havre donc la réalité c'est que Edouard Philippe dans un grand 20 heures de TF1 tue le père le lundi soir pardon Gabriel Attal et Edouard Philippe le lendemain matin en matin tue le père si vous tuez le père en politique vous avez un tiré de visée juste et surtout de le tuer c'est assez courant c'est pas très original non c'est d'une violence excusez-moi je pense que moi je n'ai jamais vu vraiment je n'ai jamais vu en si peu de temps deux héritiers parce qu'ils se positionnent tous comme les héritiers d'Emmanuel Macron je n'ai jamais vu deux héritiers tenter de buter comme ça celui qui les a fait roi en si peu de temps et avec autant de violence on va écouter Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez qui revient justement sur Edouard Philippe et son positionnement politique Edouard Philippe son programme à ce stade il peut changer d'avis mais c'est lui d'aller du côté du centre-gauche il est de gauche aussi Marine Le Pen est de gauche Edouard Philippe est de gauche mais il le dit lui-même Monsieur Soto c'est quand vous l'entendez pas souvent entendu dire je suis de gauche Edouard Philippe peut-être que je n'ai pas bien écouté non mais je ne vous dis rien de scoop qu'est-ce que dit Edouard Philippe il dit je veux faire le rassemblement depuis Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains moi je ne veux pas faire le rassemblement depuis Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains et je considère qu'il y a un espace pour une vraie droite Laurent Wauquiez c'est quoi son positionnement si j'imagine qu'il est aussi dans la course aux petits chevaux pour 2000-2027 comment les français le perçoivent ?

Alors aujourd'hui Laurent Wauquiez il est très en retrait de Bruno Retailleau auprès des français mais également auprès des sympathisants les Républicains à l'image de l'élection à la tête du mouvement qu'on a vu il y a quelques mois pour autant ça reste quand même un chef de file des députés les Républicains qui est écouté parce qu'il y a une vraie fracture au sein de cet électorat sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la majorité présidentielle ce qu'on voit à ce sujet c'est que au sortir du gouvernement la cote d'adhésion de Bruno Retailleau n'est pas altérée chez les sympathisants On la donne effectivement Bruno Retailleau cinquième de votre baromètre politique avec 26% d'adhésion est-ce que c'est aujourd'hui encore un présidentiable Bruno Retailleau ?

Non parce qu'il a baissé en sortant du gouvernement il reste solide auprès des sympathisants les Républicains mais il a baissé chez les sympathisants Renaissance en fait tous ces candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027 Bruno Retailleau Gérald Darmanin mais aussi Gabriel Attal et Édouard Philippe qui ont laissé des plumes auprès des électeurs les Républicains dans leur sortie à l'égard du président tous ces présidents financiables finalement ils ont besoin à la fois du soutien dans les urnes des sympathisants Renaissance et des sympathisants LR pour espérer pouvoir accéder au second tour et finalement cette séparation de LR et de la majorité présidentielle ça détériore un peu leur soutien dans l'opinion donc pour l'instant c'est une séquence défavorable pour Bruno Retailleau parce que les sympathisants Renaissance lui ont retiré un certain soutien Sur Bruno Retailleau on a confondu peut-être notoriété et popularité Je n'ai cessé de le dire et je me faisais moquer honnêtement et c'est une popularité express qui n'est pas ancrée tout simplement et Bruno Retailleau avait encore besoin en tout cas des projecteurs que offre la place Beauvau vous savez le ministre de l'Intérieur c'est le seul ministère à part bien sûr le président de la République vous pouvez vous inviter matin, midi et soir dans tous les journaux 365 jours par an pour commenter l'actualité ou annoncer quelque chose c'est tout le monde en a bénéficié Manuel Valls l'a fait je rappelle le précédent Manuel Valls qui est en tête de toutes c'est lui le futur président Manuel Valls décide de sortir de la place Beauvau pour concourir à la primaire socialiste et il est battu à plate couture par Benoît Hamon cette notoriété là n'était pas assez ancrée et je pense que Bruno Retailleau a confondu les moments et je suis beaucoup plus radical il a été à 62% de bonnes opinions Manuel Valls quand il quitte Beauvau pour Matignon il est à 62% au sortir des municipales 2014 François Hollande nomme le ministre le plus populaire et deux ans après il perd la primaire de la gauche dès le premier tour très largement et je dirais que moi Bruno Retailleau je suis plus radical que Erwan parce que c'est normal il est sondeur mais moi je pense qu'on risque je pense qu'il est sorti du film il est sorti du game parce que vous parlez anglais non non non je ne parle pas anglais justement non non il est sorti complètement pour moi il est sorti du film Bruno Retailleau c'est terminé et on va voir tous ses efforts désespérés pour essayer d'y re-rentrer et comme toujours quand on est sorti du film et qu'en plus il a perdu il y a le shoot narcissique vous savez de la surexposition il ne l'a plus on connait ça par coeur c'est des mécaniques politiques très fortes et donc il va chercher à se rattraper plus il va essayer de se rattraper plus il va commettre d'erreurs Erwan un mot peut-être aussi de Jordan Bardella dans le top 3 et tout en haut finalement de ce palmarès d'adhésion politique 36% d'adhésion pour Jordan Bardella il s'installe vraiment en haut de votre baromètre comment vous l'expliquez ?

Tout ça c'est la profonde notabilisation du rassemblement national dans le paysage politique français ils n'ont pas progressé en termes de soutien ils n'ont pas forcément élargi leur soutien mais ils sont plus crédibles et surtout ils stagnent alors que les autres reculent dans un contexte de détérioration de l'image du personnel politique aujourd'hui il y a 82% des français qui ont une mauvaise image des femmes et des hommes politiques en France le RN n'en pâtit pas la stratégie de la cravate a sûrement fonctionné et ils ont un matelas de sympathisants bien supérieur aux autres formations politiques donc c'est peut-être une force politique qui garde toute sa vigueur à l'approche de la séquence des municipales mais surtout des présidentielles avec un couple qui est en tête du palmarès Jordan Bardella 36% d'adhésion Marine Le Pen 35% d'adhésion Françoise c'est quoi il capitalise sur le chaos politique actuel ou en tout cas la crise politique actuelle oui et puis après il y a les discours et puis après il y a la réalité des urnes si vous voulez vous savez comme disait George Bush senior la majorité c'est 50% plus une voix et ce 50% plus une voix jamais Marine Le Pen n'a réussi à y accéder pas plus que Jordan Bardella elle est battue à chaque fois c'est à dire que c'est bien beau de gagner les élections européennes mais c'est pas le sujet le sujet c'est la présidentielle le sujet de Jordan Bardella est le même que celui de Marine Le Pen le sujet c'est le second tour voilà et ce second tour là et bien il n'y arrive jamais et par ailleurs je vais être peut-être très critique mais Jordan Bardella est aussi un objet de fantasme c'est à dire que comme Edouard Philippe il est en train d'être défantasmé Edouard Philippe et Jordan Bardella on a déjà connu ça la fantasmagorie et la défantasmagorie si je puis m'exprimer ainsi j'invente des mots en anglais et en français excusez-moi quand ça commence à montrer une altitude dans le débat Jordan Bardella ne fait que des erreurs et il perd les législatives il ne les perd pas à cause du Front Républicain il les perd sur sa propre incapacité aussi il est mis en défaut à deux ou trois reprises dans une campagne très importante donc je suis assez sereine par rapport au RN moi et bien on va passer à l'histoire du jour si vous voulez bien Françoise vous êtes d'accord avec plaisir Françoise, Erwan l'amour dure trois ans disent-ils et bien pas pour Paulette et Roger Paulette a 89 ans Roger en a 95 ils en ont vu des choses la deuxième guerre mondiale la bombe atomique la guerre froide la guerre de décolonisation quelques dictatures quelques coups d'état aussi les grandes pandémies le sida dans les années 80 les attentats du 11 septembre ceux de Paris ceux du Bataclan et j'en passe et bien malgré tout ça vous savez quoi Françoise ils n'ont pas désespéré après 40 ans de vie commune Paulette et Roger ont décidé de se marier ça s'est passé le 4 octobre dernier à l'église de Toulouse le château c'est dans le Jura ça s'est fait en petit comité j'ai pas été invité mais la cérémonie a visiblement été très digne nous apprend le Dauphiné libéré on apprend aussi dans les pages de journal et bien que Paulette et Roger ont décidé que ça n'irait pas plus loin les jeunes mariés ont pris la décision de ne pas avoir d'enfant félicitations en tout cas à Paulette et à Roger merci de nous faire croire en l'amour effectivement cette période de débat budgétaire et de crise politique vous savez comment ils s'appellent ?

non l'un l'autre mutuellement ? non c'est bébé et c'est chaton oh j'adore c'est trop beau on s'arrête là dessus merci à tous les deux merci Françoise merci Erwin salut à vous derrière votre écran merci de nous avoir suivis on se retrouve demain même jour même heure même endroit excellente journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

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