Vers un temps calme pour les lycéens ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez du Premier ministre Aurélie Trouvé ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Max Risson, qu'est-ce que vous attendez du Premier ministre ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement a trop tardé à prendre conscience de ce qui se passait dans nos lycées ?
- 5:46OuverteRéponse directe
Violette Spilbout, est-ce que c'est possible d'avoir autant de profs ou plus de profs mieux payés compte tenu de nos contraintes budgétaires ?
- 7:53OuverteRéponse directe
On va rester un petit moment sur cette baisse du nombre d'enseignants. Vous vous êtes exprimé, Violette Spilbout, vous l'y trouvez, parce que ça fait partie des revendications.
- 10:25OuverteRéponse directe
Donc plus de temps scolaire ? Et pour les profs et pour les élèves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12PrésentateurChiffre
« Entre 266 000 et 450 000 personnes hier dans les rues du pays et 528 établissements où les cours sont suspendus ce matin. »
- 0:20PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu qui ouvre cinq chantiers, demande une suspension des cours afin d'instaurer un temps de concertation dans les lycées. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Ce serait déjà bien qu'il cesse des propos que je trouve brutaux envers ce mouvement de jeunesse qui est extraordinaire, qui est massif. »
- 1:12Invité politiqueChiffre
« Hier, il y avait 90% des facs d'ailleurs qui étaient mobilisés, 1000 lycées. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Madame la députée, en réalité, eh bien, on avait 40 degrés cet été et puis on ne va pas avoir de chauffage cet hiver. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Je dirais qu'il y a deux images à ce mouvement. Il y a aussi deux images à LFI. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Et puis il y a aussi quand même LFI qui, la semaine dernière, a mis de l'huile sur le feu, a déclenché, a excité, a manipulé, a instrumentalisé et a utilisé même ces jeunes un peu comme une sorte de chair à canon dans la recherche du chaos. »
- 3:17Invité politiqueFait
« Mais nous n'y revenons pas. Ce mouvement, il a bien sûr de vrais sujets de débat. Je pense au bac que nous avons mis en place, qui a été mis en place par Jean-Michel Blanquer, qui est un baccalauréat complexe, avec beaucoup d'options, avec des spécialités, avec des emplois du temps à trous. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Quand les lycéennes disent qu'on a trop d'heures de cours, je pense qu'ils ont trop d'heures de lycées, avec des emplois du temps qui sont des usines à gaz. »
- 3:44Invité politiqueFait
« On a aussi l'angoisse de Parcoursup, avec un système qui est devenu opaque et sur lequel les mâcheliers et leurs parents, les futurs mâcheliers et leurs parents, s'interrogent beaucoup sur les éléments qui entrent dans la détermination de l'orientation. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Moi, j'étais connu pour mes idées politiques dans mon lycée. J'étais déjà élu local. Je n'ai jamais eu peur. Là, j'ai vu des professeurs qui avaient la trouille. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Parce que dans le budget de l'éducation nationale, moi je fais partie de cette commission éducation et culture, il y a chaque année une proposition de suppression de postes d'enseignants. »
Temps de parole
- Max Brisson30 %
- Aurélie Trouvé26 %
- Violette Spillebout24 %
- Présentateur11 %
- ?5 %
- Invité2 %
≈ 15,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Entre 266 000 et 450 000 personnes hier dans les rues du pays et 528 établissements où les cours sont suspendus ce matin. La colère lycéenne qui dure, Sébastien Lecornu qui ouvre cinq chantiers, demande une suspension des cours afin d'instaurer un temps de concertation dans les lycées. Et on l
'a
appris il y a quelques minutes, le Premier ministre qui s'exprimera ce soir depuis Matignon. Comment calmer cette colère pour en parler et pour en débattre ? Nous sommes avec trois parlementaires. Bonjour Max Brisson,
merci
d'être là, sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques. Aurélie Trouvé, bonjour, merci également d'être avec nous, députée de la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis et Violette Spilbout. Merci également d'être là, députée, ensemble pour la République Renaissance du Nord. D'abord un mot sur cette information puisqu'on vient de l'apprendre, le Premier ministre qui va donc s'exprimer ce soir sur la crise icienne évidemment, mais plus largement aussi sur la dette, sur les carburants. Qu'est-ce que vous attendez du Premier ministre Aurélie Trouvé
?
Ce serait déjà bien qu'il cesse des propos que je trouve brutaux envers ce mouvement de jeunesse qui est extraordinaire, qui est massif. Hier, il y avait 90% des facs d'ailleurs qui étaient mobilisés, 1000 lycées. Et puis la maturité, la conscientisation de ces jeunes. Moi, dans ma circonscription, j'ai parlé avec eux, je suis avec eux maintenant depuis cinq ou une semaine même, tous les matins, auprès des lycéens. Et le problème, c'est qu'on a un gouvernement qui est absolument sourd, complètement sourd à leurs attentes. Et moi, je veux dire quand même ce que me disent ces jeunes tous les matins. C'est, madame la députée, en réalité, on n
'a
pas d'infirmière scolaire depuis je ne sais combien d'années dans notre lycée. Madame la députée, en réalité, eh bien, on avait 40 degrés cet été et puis on ne
va
pas avoir de chauffage cet hiver. C'est ça qu
'ils
me disent. On a des mois de non-remplacement. Par exemple, des élèves qui étaient en première l'année dernière qui me disent, on n
'a
pas eu de prof de français pendant plusieurs mois alors qu'on avait le bac de français. Bon, et je vous passe tout le reste. Donc, on a une situation qui fait que les jeunes, simplement, veulent apprendre dans des conditions potables. Et vraiment, moi, je remercie cette jeunesse de se le soulever pour nous tous, en fait. La jeunesse s'est levée pour nous tous, pour dire on a besoin d'un avenir meilleur. Et en fait, ces jeunes, nous,
on
est déjà… Enfin voilà, je suis issue d'une génération où on nous disait pour réussir dans la vie, il faut réussir à l'école. Et on y croyait. Mais franchement, c'est dur d'y croire aujourd'hui, je vous assure.
Max Risson, qu'est-ce que vous attendez du premier
? Je dirais qu'il y a deux images à ce mouvement. Il y a aussi deux images à LFI. Parce qu'on a à la fois le discours de Madame Trouvé, qui est un discours tout à fait sur lequel nous pouvons débattre et qui me semble tout à fait en phase avec le débat que nous aurons ce matin. Et puis il y
a
aussi quand même LFI qui, la semaine dernière, a mis de l'huile sur le feu, a déclenché, a excité, a manipulé, a instrumentalisé
et
a utilisé même ces jeunes un peu comme une sorte de chair à canon dans la recherche du chaos. Donc deux visages. Et
puis
il
y
a deux visages dans ce mouvement. Il y a un mouvement lycéen. Vous savez, moi j'étais prof pendant 30 ans. J'en ai vu. Et d'ailleurs, autrefois, la gauche cherchait à lui donner un visage. Elle cherchait à le canaliser vers des solutions politiques. Là, on a eu plutôt une recherche d'incendiaire. Mais nous n'y revenons pas. Ce mouvement, il a bien sûr de vrais sujets de débat. Je pense au bac que nous avons mis en place, qui a été mis en place par Jean-Michel Blanquer, qui est un baccalauréat complexe, avec beaucoup d'options, avec des spécialités, avec des emplois du temps à trous.
Quand les lycéennes disent qu'on a trop d'heures de cours, je pense qu'ils ont trop d'heures de lycées, avec des emplois du temps qui sont des usines à gaz. On a aussi l'angoisse de Parcoursup, avec un système qui est devenu opaque et sur lequel les mâcheliers et leurs parents, les futurs mâcheliers et leurs parents, s'interrogent beaucoup sur les éléments qui entrent dans la détermination de l'orientation. Donc tout ça mérite d'être discuté. Malheureusement, il y
a eu aussi
des violences. Et moi qui ai connu beaucoup de mouvements
lycéens,
beaucoup de mouvements... Jamais, excusez-moi de dire, jamais je n'ai vu de violence sur les proviseurs
ou
les professeurs. Moi, j'étais connu pour mes idées politiques dans mon lycée. J'étais déjà élu local. Je n'ai jamais eu peur. Là, j'ai vu des professeurs qui avaient la trouille.
– On va en parler. Je vais évidemment vous laisser répondre Aurélie Trouvé sur ce que vient de dire Max Brisson. Mais Violette Spilbou, pour vous donner la parole, Sébastien Lecornu qui prend la parole ce soir, ce n
'est
pas trop tard. Est-ce que le gouvernement a trop tardé à prendre conscience de ce qui se passait dans nos lycées ?
–
Alors le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a pris la parole déjà hier aux questions au gouvernement. Je rappelle que pendant une heure et demie, toutes les questions de tous les groupes politiques se sont centralisées sur ce sujet des lycées, ce qui montre à quel point aussi la représentation nationale se sent mobilisée à la veille d'un débat budgétaire qui va être pour moi déterminant dans la réponse que les parlementaires et le gouvernement peuvent faire à ce mouvement lycéen et universitaire. Parce que je dirais qu'aujourd'hui, le vrai sujet en France, c'est l'éducation qui est la mère des batailles.
Enfin moi, je défends un candidat, Gabriel Attal, qui a mis l'éducation au cœur de son projet. Mais aussi les universités, l'enseignement supérieur, parce qu'on est dans un pays qui va avoir besoin que chaque jeune trouve sa place dans un monde qui leur fait très peur. Moi, ce que j'attends de Sébastien Lecornu, c'est une ouverture très claire sur des modifications du budget telles qu'il a été présenté aujourd'hui. Parce que dans le budget de l'éducation nationale, moi je fais partie de cette commission éducation et culture, il y a chaque année une proposition de suppression de postes d'enseignants. Et chaque année, avec mon groupe Ensemble pour la République, nous nous y opposons.
Oui, il y a une baisse du nombre d'élèves dans les classes, mais nous,
nous
voulons que les moyens en enseignants restent les mêmes parce que nous avons besoin de plus petits groupes pour les différents niveaux. Nous avons besoin de continuer à dédoubler des classes. Et c'est encore
prévu cette année, pardon,
Violette Filbou, il y a 1 600 postes
d'enseignants qui sont supprimés dans le budget,
dans la copie initiale
du budget. Donc ça, vous allez vous y opposer.
Moi, j'ai lu les 10 revendications, les 10 mesures pour aller faire du mouvement des lucéens. Et la première, c'est des moyens pour remplacer les professeurs absents et des moyens pour l'état des bâtiments qui dépendent là des conseils régionaux. Ça va être un combat commun, là, pour le
coup.
Oui, alors,
si vous voulez le permettre,
je veux bien réagir déjà sur… Parce
qu'en plus, je ne suis pas
sûre que Max Brisson soit d'accord sur la suppression des postes d'enseignants,
mais on va y revenir.
Oui,
je vais y aller,
ne vous inquiétez pas. Non, d'abord, je veux revenir sur vraiment les accusations absolument grotesques de la part du gouvernement sur la France insoumise. Enfin, c'est une tentative de diversion, par ailleurs, qui est pour moi une véritable insulte vis-à-vis des jeunes. C'est les prendre pour des idiots, que croyez-vous, qu'on a ce pouvoir de faire soulever 1000 lycées, 90% des facs. En réalité, les jeunes, eh bien, vous voyez, ils ont un profond, profond mal-être. Ils n'ont pas besoin de nous pour se lever. Et tant mieux, d'ailleurs. Et nous avons toujours appelé, vous le savez, à un mouvement sans violence parce que c'est la meilleure façon d'être entendu.
Et je voudrais revenir justement sur le budget parce que pour moi, c'est une véritable provocation de la part du gouvernement. Il y a 1650 postes d'enseignants supprimés dans le budget qui est présenté. Une baisse de 650 millions d'euros du budget dans
l'éducation
nationale. Voilà. Oui, mais il se trouve que...
Là-dessus, vous êtes d'accord.
C'est un gouvernement. Vous faites partie du bloc présidentiel. Moi, je fais partie
du
groupe Ensemble pour la République.
Et chaque année, je m'oppose. Et d'ailleurs, avec les rangs de la gauche, à chaque fois, nous arrivons à faire passer ces amendements demain. Je finis là-dessus, chers
collègues. Donc, évidemment, nous nous opposons très franchement à ce budget présenté par le gouvernement de M. Macron. Je rappelle aussi que les anciens premiers ministres de M. Macron, c'était M. Philippe et M. Attal. Et attention, ce n
'est
pas fini. Dans ce budget, il y
a
une baisse des APL, des millions de familles et de jeunes qui... Vous savez qu'il y
a
deux jeunes sur trois qui déclarent quand même devoir sauter des repas parce qu'ils n
'ont
pas assez d'argent. Baisse de l'allocation de rentrée scolaire, baisse des allocations familiales. C'est les enfants qui sont particulièrement victimes du budget.
On va rester un petit moment sur cette baisse du nombre d'enseignants. Vous vous êtes exprimé, Violette Spilbault, vous l'y trouvez, parce que ça fait partie des revendications. On veut avoir des profs. Ça faisait aussi partie des promesses d'Emmanuel Macron. Un prof devant chaque classe. Max Brisson, vous, pour le coup, vous risquez d'être en désaccord parce qu'au Sénat, vous les soutenez, vous, ces baisses d'enseignants, compte tenu de la démographie scolaire.
Je ne
vous
dirai rien que les faits ne sont pas de la stigmatisation. Les faits sont dans une fiche des renseignements territoriaux qui pointent nettement du doigt à l'FI et un certain nombre d'associations d'extrême gauche qui n'ont pas déclenché et qui ont moins instrumentalisé.
Et
dans un sens de la violence, ce qui est nouveau à gauche, les mouvements en lycère étaient encadrés plutôt qu'excités à la violence. Mais ne revenons pas là-dessus, on ne sera pas d'accord sur les postes.
Sur
les postes, s'il n'y a pas d'attractique du métier, on va rejouer
le
même scénario qu'il a 3 ou 4 ans. C'était le scénario des 4 000 postes que nous avions voté. Quand nous avions voté la suppression au Sénat et c'est le gouvernement qui l'a demandé pour faire face à la décrue démographique, ça avait été rétabli à l'Assemblée.
Mais
les 4 000 postes n'ont pas été pourvus parce qu'il n'y avait pas de candidats au concours. Il y
a
eu 4 000 postes non pourvus, 4 000 postes votés. Dans la réalité, c'est qu
'on
pourra les proclamer, ces postes. C'est comme les infirmières. S'il n'y a pas d'attractivité du métier, ils ne seront pas pourvus. Donc moi, je me refuse à faire des déclarations à l'emporte-plièce qui sont des effets d'affinance. Aujourd'hui, on peut mettre des postes au concours.
Si
vous êtes en capacité d'avoir l'agrégation de maths, vous faites autre chose aujourd'hui que le métier de professeur parce que l'entrée dans le métier est extrêmement compliquée, parce que le niveau des rémunérations est faible, parce qu'on a fait un choix dans ce pays. On a fait un choix dans ce pays,
à
partir de dans le premier degré, de réduire le temps de travail des instituteurs, qu'on appelait ainsi encore il y a quelques années, des professeurs des écoles,
pour
leur donner du temps libre
au
prix de salaire plus bas que dans le reste de l'Europe. Nos élèves
français
à l'école primaire, ils ont 60 heures de cours de moins que les élèves allemands, italiens ou espagnols, parce que c'était un arbitrage de la société française. Moins de salaire et plus de temps libre. Il faut revenir sur cet arbitrage, il faut remettre tout notre système éducatif avec à son cœur le travail, l'effort, le mérite, et ce n'est certainement
pas en entendant les discours et en
donnant raison systématiquement au mouvement lycéen. Le mouvement lycéen dit des choses justes. Je l'ai dit tout à l'heure, sur Parcoursup ou sur les emplois du temps et le bac bancaire, mais faire croire aussi aujourd'hui aux lycéens que ce n'est pas en travaillant davantage, avec plus d'efforts, qu'on va sortir le pays de la certification où il est, c'est un discours qui est celui de la gauche, ce n'est pas le mien.
– Donc plus de temps scolaire ?
Et pour les profs et pour les élèves ? –
Un temps scolaire beaucoup mieux aménagé. Aujourd'hui, le bac bancaire a créé un bac immunité avec des spécialités, des options. Résultat, les lycéens sont au lycée de 8h à 18h. Ce n
'est
pas raisonnable. Par contre, moi, je sais aussi qu'il
y
a des temps privilégiés pour les apprentissages. Et à ce moment-là, dans ces temps privilégiés pour les apprentissages, les élèves sont en études. Donc on a une usine à gaz qui s'appelle le bac bancaire. Je suis surpris d'ailleurs que l'ancien ministre passe un peu à travers les mailles du filet. Et on a un système anxiogène qui est parcoursu avec des algorithmes particulièrement opaques. C'est ces deux éléments sur lesquels on peut d'ailleurs se retrouver parce qu'ils doivent avancer.
Et
c'est comme ça qu'on va répondre aux lycéens.
Pour finir sur la question des professeurs, Vjalette Spilbout, est-ce que c'est possible d'avoir autant de profs ou plus de profs mieux payés compte tenu de nos contraintes budgétaires ?
C'est un vrai choix, effectivement. Et un choix d'avenir, ça sera au cœur du débat de la présidentielle 2027. Parce que, comme vous l'avez dit, une fois qu'on a sanctuarisé des postes, ce que nous souhaitons, il faut pouvoir attirer des jeunes, des personnes qui ont la passion de ce métier et qu'ils n'aient pas peur de rentrer dans cette filière professionnelle. Ça se fait en priorité avec une revalorisation de la rémunération. Alors, il ne faut pas oublier qu'il y a déjà eu une revalorisation ces dernières années. Notamment, quand Gabriel Attal était ministre de l'Éducation, il y a eu la première augmentation de 11% de salaire qu'il n'y avait pas eu depuis les années 90.
Il y a eu plus de postes aussi. Mais il va falloir poursuivre ça avec une augmentation de la rémunération qui soit significative. Nous,
ce
qu'on propose, c'est 250 euros par mois jusqu'à 500 euros en milieu de carrière. Donc,
c
'est quelque chose qui change quand même la vie des professeurs. Et puis, il faut aussi soutenir les professeurs au niveau de l'autorité à l'école. Parce qu'il y a une vraie question aujourd'hui de la place de l'enseignant par rapport aux parents, par rapport aux ministères, la liberté de pouvoir avoir une communauté éducative qui s'adapte aussi aux besoins de ses enseignants. Quand il y a une entorse aux règles de la République, que l'enseignant qui a le courage de dénoncer soit une violence, soit un dérapage, il soit soutenu par son administration.
Et on a vu trop ces dernières années, moi qui ai fait une commission d'enquête sur le sujet de la violence à l'école, d'enseignants qui étaient courageux, qui étaient lanceurs d'alerte et qui n'étaient pas entendus par leur administration.
Aurélie,
il
y
a
trouvé pour finir la
tue. Oui, je vais revenir sur le nombre d'élèves par classe. Vous savez qu'au collège, la moyenne dans les pays européens, c'est 21 élèves, on est à 25 élèves au collège.
On
a un salaire enseignant, vous l'avez dit vous-même, qui est bien inférieur aux autres pays. Moi qui étais enseignante pendant 20 ans, je peux vous dire que le salaire, avant d'être députée, je peux vous dire que le salaire des professeurs a dégringolé en 20 ans, sous François Hollande d'ailleurs et sous M. Macron. Il a dégringolé. Il y a eu ce qu'on appelle un gel de l'indice. En fait,
c
'est une baisse de salaire des fonctionnaires quasiment sans discontinuer pendant 15 ou 20 ans. C'est une perte d'achat pour les fonctionnaires de 15 à 20%. C'est terrible.
Et
évidemment, du coup, quand vous pouvez à peine en Ile-de-France vous loger et avoir une famille quand vous êtes prof, ça fait de moins en moins envie d'être prof, malheureusement. Et c'est ça qui est en train de se passer. Pire encore dans certains départements comme le mien en Seine-Saint-Denis où là, on bat tous les tristes records parce que vous avez une surreprésentation des contractuels de jeunes inexpérimentés face à des élèves qui, au contraire, ont besoin de moyens scolaires supplémentaires. Ce n
'est
pas pour rien d'ailleurs que c'est dans ces départements-là, dans la région parisienne, où le mouvement, quelque part, est né. Parce que c'est là qu'on trouve, et notamment dans les lycées professionnels, c'est là qu'on trouve des élèves qui sont le plus en difficulté scolaire avec le moins moyen qui est mis à leur disposition. Il y
a
une injustice, mais terrible. En Seine-Saint-Denis, je le dis, c'est terrible. Les jeunes se disent, mais moi, je nais en Seine-Saint-Denis et je nais déjà avec un handicap parce que je suis née en Seine-Saint-Denis. Donc ça ne va pas. Et ensuite, je voudrais réagir sur le temps scolaire. Moi, quand j'entends Edouard Philippe, avec du mépris dire, ah non, mais ces jeunes, ils ne sont plus d'accord pour bosser de 8h à 18h. Je crois qu'on est plusieurs à avoir des enfants, moi, au collège et au lycée public. Je vais vous dire, moi, j'ai des enfants qui rentrent crevés. C'est le cas de tous les jeunes.
Ils
rentrent crevés le soir. Ils ne
font
plus d'activité périscolaire, rien. Parce qu'en réalité, avec la réforme qui a eu lieu, la fameuse réforme Blanquer, en fait, on a des emplois du temps,
c
'est du grand n'importe quoi. Mais surtout, il y
a
des élèves qui font une heure, deux heures de trajet. C'est le cas en banlieue parisienne parce qu'il
n'y
a plus de transport public qui fonctionne. Ils rentrent chez eux. Ils ont des familles qui galèrent de plus en plus parce qu'il
y
a des salaires qui ont dégringolé en six ans. Voilà la situation de la France. Il
faut revenir sur cette réforme
Blanquer
?
En tout cas, sur le sujet des rythmes scolaires et notamment des horaires le matin, des journées discontinues. Moi, j'ai entendu beaucoup de lycéens, à la fois dans ma circonscription, dans les débats. Il y en a tous les jours en ce moment. Et il y a un vrai problème d'organisation de l'emploi du temps qui fait qu'il y a un sentiment qu'ils ne sont pas écoutés parce que ça fait vraiment un moment, plusieurs années, que ce sujet des horaires remonte, on va dire, dans les conseils de vie lycéenne, etc. Et puis qu'en fait, ça ne remonte pas au-dessus. Donc là, pour moi, il faut regarder vers l'avenir.
Il y a eu des expérimentations de commencer pas avant 9h, de regrouper pour avoir moins d'horaires en fin d'après-midi et permettre les activités extra-solaire. On pousse le sport à l'école, la prévention santé, tout ça, il faut que ça puisse être faisable. Quand on finit à 18-19h, qu'on a une heure et demie de transport, ce n
'est
pas possible. Et donc, moi, je suis très, on va dire, positive sur les propositions qui vont être faites par les lycéens et pour les lycéens dans les mois à venir parce que le temps qui est ouvert de concertation et de dialogue, moi, à Marc-en-Barrel, dans un lycée public où je vais demain rencontrer les élèves et les parents, il y a déjà aujourd'hui des temps d'échange. En fait, tout est sur la table, sauf que ça va être pris en compte différemment. Ce mouvement, il a servi à ça, à ce qu'il soit plus écouté. Et je suis sûre que même en cours d'année scolaire, ça va changer la vie quotidienne
de
certains lycéens. On va écouter le Premier ministre là-dessus puisqu'il s'est exprimé hier devant l'Assemblée nationale pour annoncer une suspension des cours dans les prochains jours pour permettre un temps de concertation.
C
'est pour ça que le ministre de l'Éducation nationale a décidé de libérer du temps dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, dans chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée. On ne peut pas reprocher, on ne peut pas condamner la violence devant le lycée si on n'a pas un temps politique au sens noble du terme au sein de chaque lycée. Mandat est donné après aux différents recteurs et d'Azen d'organiser les remontées d'informations pour y trouver évidemment des réponses. –
Est-ce que ce temps calme, comme on l'a titré, ce temps suspendu, ce temps de concertation, c'est la bonne mesure, c'est la bonne méthode, Max Brisson ?
–
La voisine ne sera peut-être pas contente,
mais
c'est du sauf qui peu gouvernemental. Après tout, il y a des instances de discussion, de dialogue et de concertation dans les établissements et les conseils de la vie lycéenne, c'est là que de se développer.
– Ça n'a pas fonctionné. – Je vous ai
écouté,
je pense avoir
un peu de temps de retard. Moi je voudrais revenir, alors bon, on a des images du Premier ministre qui essaye de réduire la crise, je n
'irai
pas plus loin moi dans la critique du gouvernement. Un mouvement lycéen, c'est toujours très compliqué à gérer, donc je ne donnerai aucune leçon, tant en plus qu'on a du mal à avoir immergé des cadres pour assurer ce mouvement, pour assurer le dialogue avec le gouvernement. Donc je n'irai pas plus loin dans la critique. Et moi, ce qui m'importe par rapport à notre débat, c'est par rapport à
ce
que dit Madame Trouvé.
Si
j'enlève le côté un
peu
dramaturgie et le discours un peu Assemblée nationale de Madame Trouvé, qui décrit une situation qui certes est complexe, mais avec quelques trémoulots dans la voix, alors que le fonds mériterait un peu plus d'intérêt et de discussion. Moi, ce que je dis sur les professeurs, qui sont la clé de la refondation de l'école, c'est que oui, il faut des salaires,
mais
il faut aussi en finir avec une gestion des ressources humaines exclusivement au barème, qui fait que l'ancienneté, et ça c'est ce que la gauche a voulu, que l'ancienneté est le seul facteur de promotion, de discernement du travail, de discernement du mérite. Il faut une nouvelle gestion des ressources humaines qui soit
en trop bonheur. Donc clairement, pardon, une rémunération
au mérite pour les
professeurs, c'est ça ? Oui, une
rémunération de tous ceux qui s'engagent, être dans une vision du contrat. Il y a des moments où les professeurs ont plus envie, il y
a
des moments où les professeurs veulent en faire plus, parce que d'abord, ils ont des besoins personnels vis-à-vis de leur propre vie familiale, et puis c'est des moments de leur carrière où ils veulent s'engager. On a une gestion des ressources humaines totalement linéaire. Vous n'allez pas faire entrer des jeunes dans cette carrière si vous leur dites « Mon coco, dans 25 ou 30 ans, tu auras à peu près un salaire correct et tu seras à peu près dans le lycée où tu veux. » Avec ce type de gestion des ressources humaines, on fait fuir les meilleurs, on fait fuir les bonnes volontés, on a un système archaïque que la gauche a largement renforcé avec Mme Vallaud-Belkacem, le barème, l
'ancienneté... Non, non, je vais terminer. Il n'y a pas de très mollo dans la voie, là.
Vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale,
vous allez essayer de terminer.
Non,
mais...
Non, mais...
On débat, Max Brisson. Donc,
rémunération au mérite
des professeurs. J
'ai écouté M. Trouvé. Donc, là, j'ai un point d'opposition avec elle. Pour les élèves et pour le bac, je crois qu'il faut revenir, peut-être qu'on nous sera d'accord une seconde fois avec Mme Trouvé, il faut revenir
à
un bac qui est un socle commun des savoirs fondamentaux beaucoup plus fort. On a trop réduit le socle de savoirs fondamentaux. Le bac à spécialité, c'était peut-être dans l'absolu une magnifique idée. Ça ne correspond pas à la réalité de notre lycée. Ça existe dans les pays anglo-saxons. On a cette manie de vouloir toujours copier les pays anglo-saxons. Mais dans les pays anglo-saxons, on fait des choix très tôt. Les jeunes anglo-saxons ont peu de discipline, peu de matière. Ils font donc des choix très précoces. Ce n
'est
pas la tradition française. La tradition française, c'est plutôt un enseignement général. Il y
a
bien sûr la voie professionnelle qui mérite la rénovation que l'on sait. Mais il y a une voie générale qui retarde les choix définitifs. C'est la tradition française. On a voulu imiter la tradition anglo-saxonne du choix, du bac à la carte. Ce bac à la carte blanquer, c'est une catastrophe parce que pour les chefs d'établissement, c'est dans un emploi du temps infaisable. Pour les profs, c'est dans un emploi du temps insurmontable avec plein de trous. Et pour les élèves, c'est un gruyère dans lequel ils ne se retrouvent pas. Comme je le disais tout à l'heure, avec des études au moment des temps d'apprentissage les plus forts et puis des options à 18h le soir. Donc, il
n'y
a qu'en France qu'on
a du cours à 18h le soir.
Moi, je voudrais juste réagir en se recentrant sur les revendications des lycéens et des étudiants.
Mais juste, pardon, je vous
ai vu réagir quand Max Vrisson parle de rémunération mérite.
En fait, le sujet de la rémunération des professeurs, c'est d'abord le salaire à l'embauche. Là, aujourd'hui, on est à 2 000 euros net pour les nouveaux professeurs qui rentrent dans cette carrière. Et c'est l'augmentation des salaires pour tous les enseignants. Mais il n
'y
a pas que ça. Soutenir les enseignants, c'est aussi le sujet de la médecine scolaire, des personnels de soutien, les assistantes sociales, etc., dans les établissements. On a eu ce débat à chaque budget. Moi, j'ai porté des amendements, justement, avec mon collègue de la France Insoumise, suite à la commission d'enquête sur les violences à l'école, parce que ce manque criant dans les établissements publics et privés de psychologues scolaires, de médecins scolaires, aujourd'hui, pèse sur la santé mentale des jeunes et sur l'accompagnement aussi des professeurs et des équipes éducatives. Donc ça, pour moi, c'est un sujet qui est au cœur du projet d'avenir.
On doit motiver des gens à rentrer dans ces études-là et aussi faire en sorte que les postes soient ouverts et budgétés. Et puis, le deuxième point, qui est une revendication des étudiants et des lycéens, c'est le sujet de l'état du bâti scolaire. Là,
il
y a la responsabilité, bien sûr, de l'État, mais aussi des présidents de régions qui, certes, ont mis en place des plans de rénovation des lycées. Il y en a encore 10% qui sont dans un état déplorable.
Je
pense, en particulier, chez moi, dans le bassin minier ou dans l'Aveignois, on a des remontées des lycéens sur des états terribles. Et ça,
ça
veut dire que dans les budgets des régions maintenant, il faut faire des nouveaux choix budgétaires, plus pour les étudiants et les lycées et peut-être moins pour des dépenses qui sont moins essentielles.
– Un mot, il est trouvé, parce que je voudrais qu'on garde un peu de temps. Il nous reste moins de 5 minutes pour parler du maintien de
l
'ordre puisque Laurent Nunez a fait des annonces il y a quelques minutes.
–
Non, mais écoutez, moi, je rejoins pour le coup ce que vient de dire Mme Stuboud. D'ailleurs, je suis désolée, il faut qu'on arrête ce type de remarques entre nous et je crois que pour le respect du débat, ne pas se permettre de parler des trémolos dans la voix de ses collègues femmes. Je pense que, voilà, ce sera
mieux
pour tout le
monde.
Vous
voyez,
si vous m'interrompez. – Non, mais j'aurais eu la
même réponse si vous aviez été.
Non, non,
pas sur ce registre
-là. – Je pense qu'il faut faire attention.
– C'est déplacé, c'est inutile.
– Allez, on
va terminer ce débat comme il a commencé de manière respectueuse.
–
Ce
type de remarques est déplacé, et je vous demande de la retirer.
–
Alors,
je la retirerai pas. – Que vous ayez, en face de bois, j'ai débuté les
filles,
que vous ayez une femme, mais
d'y faire complètement. Je vous
demande, c'est totalement déplacé. – Je vois que vous, vous n'avez pas compris de son. Allez, on ne va pas… Le
débat se déroulait
dans le calme. Il nous reste 4 minutes,
on va terminer dans le calme.
– C'est
trop facile.
– Je viens
avec qui on me permettra
de continuer. – Je vais vous laisser
parler, mais en disant que je n'accepte pas votre remarque.
– Donc, j'appelle à nous apaiser dans ce débat. Donc, non, je voudrais revenir sur le fond, bien évidemment, et on va arriver au maintien de l'ordre, parce que vous parlez de M. Lecornu du Premier ministre. Pour moi, il a une réponse qui est vraiment incendiaire. Je pèse mes mots. Parce que quand sa réponse a été d'abord complètement sourde, ensuite, ça a été une lettre où il dit, en fait, je ne change rien. – Enfin, c'est vos amis qui ont appelé à étendre le mouvement.
– Je continue. – Je continue. – Décidément,
je
ne pourrais pas
continuer.
– Non, mais je ne
peux
pas vous laisser dire que
c'est lui qui est
incendiaire. La France insoumise, les premiers jours, a été incendiaire.
– Décidément. – Non, mais
regardez, ce qu
'on
va faire, c'est qu'on va écouter Laurent Nunez. Non,
mais je vous laisse répondre, Aurélie
Trouvé, mais puisque vous lancez la question du maintien
de l'ordre,
on va écouter Laurent Nunez parce qu'il a fait une annonce ce matin justement sur la gestion du maintien de l'ordre.
–
J'ai demandé d'ailleurs dès hier que cette grenade ne soit plus utilisée dans le cadre du mouvement lycéen
provisoire. – Vous dites ce
matin, ces grenades-là, vous les interdisez ? – Oui, ce sont les instructions que j'ai passées hier.
–
D'accord.
–
Moi, j'ai besoin de comprendre exactement ce qui s'est passé sur ce type d'armes intermédiaires. Voilà, il y a eu un jeune homme de 15 ans qui a eu une main arrachée. On a besoin de comprendre ce qui s'est exactement passé en attendant. – Là où il
y
a l'idée,
je
ne sais pas s'il l'a ramassée ou si elle a explosé, mais donc vous interdisez ces armes ce matin ? – Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n
'a
pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire.
– Voilà, Aurélie Trouvé. Donc Laurent Nunez qui annonce qu'il suspend l'usage de ces grenades assourdissantes dans ce mouvement lycéen. Est-ce que vous saluez cette annonce ou pas
? –
Alors,
d'abord, vous le savez, nous nous appelons à l'interdiction des armes mutilantes, particulièrement d'ailleurs contre les enfants. Il y
a
une pétition d'ailleurs de l'association Attaque qui est sortie, une pétition parlementaire que j'appelle à signer. Moi,
ce
que je lis, ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur qui pour moi est grave, il y a quelques jours, il a dit qu'il appelait à ce qu'il n'y ait aucune retenue dans la répression, aucune limite dans ce genre d'armes. En parlant des enfants, parce que ce sont des enfants
qui ont 14… – Là, c'est parce qu'il dit ce matin.
– Oui, d'accord. Mais il a commencé par ça, le mouvement, d'accord ? Et ça, c'est très grave parce que vous savez que quand le ministre de l'Intérieur dit ça, ça donne des consignes à l'ensemble de nos forces policières. Et d'ailleurs, il y a beaucoup aujourd'hui d'experts, de sociologues qui disent qu'en fait, il y
a
une nouvelle et dramatique étape passée dans la répression policière, particulièrement dans ce mouvement. On en est par exemple à 5 000 interpellations et garde à vue envers nos enfants. Moi, j'ai vu des enfants de 14 ans en garde à vue. J'ai un droit de visite, donc je suis allée les voir. Qui n'avaient pas eu d'avocat, 24 heures après leur mise en garde à vue.
Ils
n'avaient vu personne, pas un seul avocat. D'ailleurs, je vais saisir, je l'annonce ici, je vais saisir le défenseur des droits de l'homme.
Et
je ne parle pas des mutilations, je ne parle même pas des mains arrachées, de l'œil crevé, etc. Donc, il s'agit d'enfants. Nous avons une responsabilité en tant qu'adultes de protection de nos enfants.
– Il nous reste peu
de
temps, Violette,
qui
le bout là-dessus
sur cette annonce. – Juste une chose,
bien sûr, moi je l'ai dit, j'ai été horrifiée par les mutilations de certains enfants.
C
'est terrible ce qui s'est passé dans le début de cette manifestation. J'espère qu'on ne le verra plus dans les jours à venir et je salue la décision du ministre de l'Intérieur. Simplement, quand j'entends la présidente de groupe de Mme Trouvé, Mme Pannot, qui qualifie de pitrerie la convocation d'un préfet et d'un procureur pour des parents qui sont responsables aussi de ce que leurs enfants ont cassé dans les lycées, eh bien, je trouve qu'on n'a pas du tout la même conception des
valeurs
républicaines.
Le gouvernement a commis sûrement des erreurs dans le maniement de l'ordre dans ce mouvement à l'origine. En revanche, un mouvement lycée, c'est toujours très difficile en matière de maintien de l'ordre et solidarité totale avec les forces de l'ordre qui font quand même un travail exceptionnel, avant tout aussi pour protéger les jeunes.
Merci à tous les trois, merci à tous les trois pour ce débat politique. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.
Max Brisson