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InterviewAurore Bergé· 5 mars 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Aurore Bergé sur France Info - 14 février 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette attaque terroriste dit de l'état de la menace en France ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des trous dans la raquette administrative pour éviter ce type d'attaque ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'arsenal législatif actuel est suffisant contre le terrorisme ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que la violence à Lyon est une forme de violence politique ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il interdire les responsables politiques dans les universités pour apaiser le climat ?

  • 7:15OuverteRéponse directe

    Faut-il aller plus loin dans la répression de l'antisémitisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Aurore BergéFait
    « On est la France, on est aussi particulièrement ciblé par ceux qui veulent nous déstabiliser, déstabiliser les valeurs auxquelles nous croyons. »
  • 1:15Aurore BergéChiffre
    « Il y a 800 lieux aujourd'hui, lieu de culte, lieu de vie juives qui sont qui sont protégés. »
  • 5:20Aurore BergéFait
    « Les victimes des actes antisémites sont de plus en plus jeunes mais aussi parce que les auteurs des actes antisémites sont de plus en plus jeunes. »
  • 7:30Aurore BergéFait
    « Il y a beaucoup d'élus qui sont condamnés pour racisme ou antisémitisme. »
  • 12:30Aurore BergéFait
    « Une primaire qui doit être celle qui correspond à la manière avec laquelle nous gouvernons aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Aurore Berger et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va revenir avec vous sur cette précampagne présidentielle. Ces candidatures à l'Élysée qui se multiplient.

Le Romaniement aussi en préparation actualité politique. Donc mais d'abord l'actualité de ces dernières heures a été marquée par cette attaque terroriste islamiste au pied de l'Arc de Triomphe. Hier soir un homme a tenté d'agresser un gendarme à coup de couteau.

Il a été neutralisé. Le parquet antiterroriste est saisi. Qu'est-ce que ça dit ?

C'est que nous n'en avons pas terminé loin de là avec le terrorisme ? Je pense qu'il faut être lucide sur l'état de la menace dans notre pays. Parce qu'on est la France, on est aussi particulièrement ciblé par ceux qui veulent nous déstabiliser, déstabiliser les valeurs auxquelles nous croyons et que nous continuons évidemment à porter, à défendre en France et à l'international.

Donc oui, je crois qu'il faut avoir ce sang frroid nécessaire. C'est d'ailleurs le sang froid dont on fait preuve les gendarmes hier et qu'il faut absolument saluer évidemment, mais aussi cette lucidité par rapport à l'état de la menace qui pèse sur les démocraties et notamment sur la France. Ce que l'on sait c'est que la saillan de 47 ans devait pointer tous les jours mesures administratives au commissariat.

On sait aussi qu'il avait déjà été condamné en Belgique pour des faits à peu près similaires. Il voulait s'en enfin il s'en était pris à des policiers. On peut quand même pas s'empêcher de se poser la question est-ce que il y a pas des trous dans la raquette d'une certaine façon.

C'est ça que l'enquête doit réussir à déterminer, c'est-à-dire est-ce que justement les les mesures euh qui devaient être des mesures de protection mises en place ont été scrupuleusement respectées ? Est-ce qu'il y a d'autres mesures qui seraient nécessaires ? Là, vous l'avez dit vous-même, le parquet antiterroriste a été saisi et c'est ça évidemment que l'enquête va déterminer.

Et qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Est-ce que sur l'arsenal législatif aujourd'hui, vous estimez qu'on est assez armé, j'allais dire. Et ce qu'on fait, c'est à la fois ce qu'on fait dans notre pays, mais c'est aussi ce qu'on fait hors de nos frontières quand on lutte contre le terrorisme islamiste.

C'est aussi ce qu'on fait par exemple sur le de programmation militaire. Quand on réarme notre pays au sens propre du terme, c'est aussi la capacité de projection de notre pays hors de nos frontières et donc de d'aide au maintien de la paix à la fois, mais aussi de lutte notamment contre des réseaux et des réseaux de terrorisme islistes dont on sait bien qu'ils ont des ramifications internationales. Autre fait marquant de ces derniers jours EURG, c'est jeudi soir cette violente altercation qui a eu lieu à Lyon.

Un jeune homme nationaliste, Quentin 23 ans se trouve entre la vie et la mort. Ça s'est passé en marge d'une conférence de Rima Hassan l'Euro député LFI à Science Paul Lyon. Est-ce que pour vous c'est une forme de violence politique ce qui s'est passé à Lyon ?

Vraisemblablement, il y a eu un conflit entre des militants du collectif Némésis et des militants dit antifascistes et qui a conduit à une altercation très violente où ce jeune homme de 23 ans a subi des coups et a été lyché. Ce que je comprends, c'est qu'il est tombé euh et qu'au-delà d'être tombé ensuite il a été roué de coup et c'est en tout cas ce qu'en effet son son avocat a dit et aujourd'hui il est il est dans un état critique à l'hôpital. Donc je pense à lui, je pense à sa famille et je crois que là-dessus, il y a pas de nature à faire de la polémique politique.

Il y a un jeune homme de 23 ans qui est entre la vie et la mort parce que vraisemblablement il a été lyché et roué de coup ce qui est absolument insupportable. Pas de polémique politique et pourtant dans votre camp et même au-delà, on dénonce déjà cette violence de l'extrême gauche. On sent que vous êtes plus prudente ce matin.

Non, mais prudente dans le sens où déjà je pense à la famille. Je pense que la famille, elle a jamais envie qu'on parle d'un enfant qui est entre la vie et la mort à sa place. Donc c'est juste une forme de retenue qui me paraît nécessaire.

Euh ensuite, j'ai pas de difficulté à parler du contexte euh le contexte de cette conférence de cette 1e conférence de Rim Hassan. Mais c'est un autre sujet. Il y aura une enquête qui déterminera exactement les responsabilités de ceux qui ont roué ce jeune homme de coup et qui devront en répondre et qui devront être sanctionnés et lourdement condamnés pour cela.

Et j'espère surtout que ce jeune homme sortira de de l'hôpital euh parce que aujourd'hui, encore une fois, il est dans un état qui est un état critique. Et après, il y a un autre sujet qui est le contexte politique, c'est-à-dire cette volonté de la France insoumise d'infuser dans les cerveaux les plus jeunes, de faire la tournée des universités, des faces, des grandes écoles pour la politique. Tous les partis politiques organisent des conférences rendent dans les universités.

C'est un problème que la France. Je pense que ça dépend de ce que vous dites. Je pense que déjà ce qui est plus intéressant, c'est quand il y a justement un débat.

Moi, j'ai connu des époques où nous étions plusieurs partis politiques invités pour créer justement un débat et permettre que chacun se fasse sa propre conviction et pas uniquement une forme de plaidoyer et de tribune. Et puis ça dépend ce que vous dites à la tribune. Je n'ai pas vu les images de ce qui a été dit.

Moi, j'ai vu des images de son arrivée. Je serais curieuse de savoir ce qui s'est dit dans cette conférence. euh notamment euh dans une journée en plus, vous le savez, hier, on va en reparler j'imagine, où euh on commémorait les 20 ans de l'assassinat d'yalimie dans ce contexte d'antisémitisme dans notre pays et de recrudescence de l'antisémitisme où personne ne peut ignorer aujourd'hui le rôle joué par la France insoumise dans le réenraincinement de l'antisémitisme. notre côté, on a pu voir ces derniers jours des des candidats RN municipal par exemple côté du doigt mais simplement sur cette question des responsable politique dans les fac est-ce qu'il ne faut pas une forme de mesure je dire de de salubrité pour apaiser éventuellement le climat et bah que que les responsables politiques n'aillent plus dans les dans les universités moi je crois au débat les les fac les universités les grandes écoles les tout enfin on a besoin à un moment qu'il y a un débat qui puisse se faire on est en plus et vous voulez dire il faut que tout le monde puisse y aller bah je Je pense qu'en tout cas par essence même l'enseignement supérieur est un lieu qui doit permettre qu'on se forge sa propre conviction, qu'on se forge son esprit critique que parfois on pense contre soi-même c'està-dire qu'on accepte d'accueillir des paroles qui sont différentes des nôtres à partir du moment où s'arrête strictement dans un cadre qui est un cadre républicain.

Donc il faut savoir ce qui se dit dans ces conférences évidemment. Donc qui a des idées politiques qui s'affrontent, qui est du débat politique, c'est ça, vous le faites évidemment vous-même ici. Ça s'appelle la vie démocratique.

Jour où il y a plus ça, ça évidemment ça interpellera d'une autre manière. Par contre, ça dépend des propos qui sont tenus et des conséquences que ces propos parfois peuvent entraîner. Aurore Berger, vous avez commencé à l'aborder cette question de de l'antisémitisme.

On rappelle que vous êtes en charge de la lutte contre les discriminations et hier s'est tenu une cérémonie à l'Élysée organisée par le président de la République qui a rendu hommage à Ilan Alimi. C'est parce qu'il était juif que depuis 20 ans il manque à tous. Ce sont les mots du président, le chef de l'État qui a dénoncé l'adre antisémite.

Il a aussi appelé à durcir la loi face aux actes et aux menaces qui visent les juifs. On l'écoute. Je souhaite qu'une peine d'inéligibilité obligatoire soit instaurée pour les actes des propos antisémites, racistes et discriminatoires. l'école, la justice, la mobilisation doit être générale, celle de l'État, du gouvernement, de l'ensemble des service.

Alors, on le rappelle depuis le 7 octobre 2023, les menaces antisémites, les actes antisémites ont ont explosé. Est-ce que ça veut dire qu'il faut aller plus loin dans la répression ? Déjà dans toutes nos démocraties, post 7 octobre, c'est-à-dire post attentat terroriste commis par le Hamas en Israël, on a vu une augmentation très nette de l'antisémitisme et toutes les démocraties n'ont pas réagi de la même manière.

La France a réagi. La France n'a pas laissé faire. La France a agi à la fois sur une loi qui a changé dans l'enseignement supérieur.

La France a agi sur les instructions données au procureur de la République. La France a agi sur la protection des lieux. Il y a 800 lieux aujourd'hui, lieu de culte, lieu de vie juives qui sont qui sont protégés.

Bah sur la protection, je pense que c'est quand même important de le rappeler sur ce qui a été mis en place pour ne jamais laisser penser un qu'on aurait laissé faire, qu'on aurait pas agi, qu'on aurait pas réagi, qu'on se serait pas mobilisé. J'ai moi-même porté les assises de lutte contre l'antisémitisme pour donner la parole à la jeunesse en particulier parce que ce qui est le plus frappant et ce qui doit le plus interpeller, c'est que les victimes des actes antisémites sont de plus en plus jeunes mais aussi parce que les auteurs des actes antisémites sont de plus en plus jeunes. D'où la question qui se pose sur la formation des enseignants, sur la manière avec laquelle on délivre l'enseignement qui n'est pas que un enseignement mémoriel mais qui est aujourd'hui quelles sont les formes renouvées d'antisémitisme et est-ce qu'il faut aller plus loin ?

La réponse est oui. Il y a à la fois la proposition qui a été formulée par le président de la République de dire finalement que les élus de la République, ils ont un devoir qui est un devoir d'exemplarité et donc à partir du moment où ils seraient condamnés pour des faits d'antisémitisme, de racisme, de discrimination, est-ce qu'ils peuvent être à nouveau candidat ? Est-ce qu'ils peuvent rester en poste ?

La question doit légitimement se poser. Il y a beaucoup d'élus qui sont condamnés pour racisme ou antisémitisme. Bah écoutez, il y a en tout cas beaucoup d'actions aujourd'hui en justice qui sont ouvertes.

Certains l'ont déjà été et non des moindres qui ont été condamnés pour des faits de racisme ici ou des faits d'antisémitisme là parfois des présidents de parti ou anciens candidats à l'élection présidentielle. Est-ce et c'est une question qui se pose de forme de salubrité euh politique démocratique de se dire que quand on a été condamné pour ces faits-là et qu'on envisage de représenter les Français, être élu de la République, c'est qu'à la fin vous représentez tous les Français. Et est-ce qu'on peut sincèrement représenter tous les Français quand on a été condamné pour des propos racistes, pour des propos antisémites, pour des propos discriminatoires ?

Et je trouve que ce qui est bien, c'est que ce permettra de la clarté à l'Assemblée nationale. Qui s'y opposera ? Et pour quelle raison peut-on s'opposer au fait que quelqu'un condamné pour des faits aussi graves puisse rester ou devenir un élu de la République ?

Une nouvelle loi ? Bah le président de la République l'a annoncé et mais ce sera pardonnez-moi, ce sera un projet de loi donc présenté par le gouvernement. C'est c'est ce qu'on est en train de de définir à la fois dans le calendrier parlementaire qui est le nôtre.

Mais la proposition, elle a été annoncée par le président de la République. Donc évidemment cette proposition ensuite, elle sera présentée au voà. Ça risque pas d'être une loi qui va être présentée, qui va être adoptée, puis vu que la présidentielle arrive, elle sera oubliée.

Je vois pas pourquoi. Pas pourquoi, parce que en une lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat, on sait faire vite. On parle pas d'un texte qui comporterait des dizaines et des dizaines d'articles de loi.

On va le définir. On va caractériser ce texte. Ce que je veux c'est surtout que ça permette encore une fois cette clarification politique à l'Assemblée nationale.

Il y a d'autres choses sur lesquelles on doit aller plus loin, notamment la proposition apportée par Carolinead, c'est-à-dire la manière avec laquelle on caractérise ce qu'est devenu l'antisémitisme aujourd'hui et singulièrement la question de l'antisionnisme. Proposition de loi d'ailleurs qui suscite beaucoup de réserves du côté de la gauche. Est-ce que vous savez quand est-ce qu'elle sera soumise au votes des députés ? les les députés à gauche estiment qu'en gros quand on quand on dénoncera la politique d'Israël, on pourrait tomber sous le coup de cette foi qui vise à lutter contre le quand on est honnête intellectuellement, on sait que c'est faux.

On a des députés d'ailleurs socialistes non des moins, le président Landigné cette proposition de loi Jérôme Gadge et c'est important aussi de le signifier. C'est une loi transpartisane. C'est une loi qui a reçu un avis du Conseil d'État.

Le Conseil d'État, je crois, est très attaché aux libertés publiques et libertés fondamentales et a validé ce texte en faisant des propositions. Ces propositions, elles ont été reprises. Les corrections donc ont été apportées.

Et je le redis de manière très claire, il n'y a aucun équivalent entre la liberté absolue de critiquer la politique menée par un gouvernement quelle qu'il soit, donc la critique libre du gouvernement israélien d'un côté et de l'autre côté l'appel à la destruction de l'État d'Israël. C'est le seul état au monde pour lequel on considère qu'il pourrait être légitime d'appeler à cette destruction. Je n'entends personne appelé à la destruction de l'Iran ou de l'Afghanistan malgré les politiques insupportables qui sont menées.

On appelle à des changements de régime, on critique la politique qui est menée, on politique l'oppression qui est menée. Là, Israël est le seul état au monde pour lequel il y a cette question qui est posée peut-être parce que c'est le seul état hébreu, le seul état juif, le seul état refuge au monde. Donc il faut être très lucide par rapport à ça et très lucide sur d'où viennent ces attaques singulièrement du côté de la France en ce texte donc qui vise dans son intitulé à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme, est-ce que vous savez quand est-ce qu'il sera à l'ordre ?

Alors il a déjà été adopté en commission à l'Assemblée nationale et il sera examiné dans les toutes prochaines semaines à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a même mis la procédure accélérée. Ça veut dire quoi ?

C'està dire qu'on veut aller vite parce que on voit bien aujourd'hui qu'il y a des faits qui échappent à la justice parce que ça mal caractérisé en droit. Chacun sera toujours aussi libre de critiquer la politique menée par le gouvernement israélien s'il le souhaite. Mais en effet, appeler à la destruction de l'État d'Israël, nier la légitimité d'Israël à exister, traiter les Français de génocidaire dans une inversion des mots, des termes et du sens historique.

En effet, ça doit cesser. Vous restez avec nous, Aurore Berger. On se retrouve juste après l'info en une minute.

Il est 8h47. Voici Sarah Raders. Un gendarme attaqué hier sous l'Arc de Triomphe à Paris.

Son agresseur [musique] présumé est mort, tué par les forces de l'ordre. Le parquet antiterroriste saisi. L'assaillant était sorti de prison il y a moins de 2 mois où il purgeait une peine de 17 ans en Belgique pour avoir [musique] poignardé deux policiers belges.

En pleine négociation sur le nucléaire, Donald Trump évoque désormais un renversement du pouvoir en Iran. [musique] Le président américain confirme l'envoi très bientôt d'un deuxième porte-avion dans [musique] la région. Le risque d'avalanche toujours très élevé en savoie.

Trois skilleurs sont morts hier remportés par une coulée de neige dans [musique] un secteur hors piste à Val d'Iser. La chanteuse québécoise Charlotte Cardin et le rappeur d'ici sacré meilleurs [musique] artistes de l'année aux victoires de la musique. La boss Lady Théodora grande favorite [musique] remporte quatre trophées dont le meilleur album Justice pour le meilleur concert. [musique] France info le 830 France info.

Adrien Bec Mathilde Sirot. [musique] Merci d'être avec nous sur France info toujours ce matin avec la ministre Aurore Berger. On voulait évidemment ouvrir avec vous un chapitre politique puisque vous le savez cette semaine nous avons donc eu cette nouvelle déclaration de candidature pour l'élection présidentielle.

Je pense évidemment à Bruno Rotaillot, votre ancien collègue ministre de l'intérieur. On l'écoute. La décision d'être candidat à l'élection présidentielle.

Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment. Aurore Berger pour la présidentielle ou c'est une candidature, une aventure en solitaire pour 2027. C'est c'est pas à moi d'en juger.

Moi ce que je dis depuis des mois, c'est deux choses. Un, il y a des élections municipales avant et ces élections municipales, elles peuvent très maturé cette déclaration. Chacun est libre de choisir euh le timing qui est le sien, le moment qui est le sien.

Et c'est pas à moi d'en juger, c'est les Français qui en jugeront. et Bruno Rota il est président du parti et je comprends qu'il a envie de de porter ses ses convictions et et sans doute des combats. Moi ce que je dis c'est encore une fois deux choses.

Un, les élections municipales. les élections municipales dans lesquelles on a un combat à mener notamment face au Rassemblement national parce que on voit bien cette tentative très claire du Rassemblement national de prendre un certain nombre de collectivités aujourd'hui et d'en faire des points d'appui de main pour l'élection présidentielle et et ceux qui disent que le les municipal c'est pas le premier tour de la présidentielle certes mais enfin ça dit aussi des choses sur l'état d'un pays et donc je pense qu'il faut d'abord qu'on fasse tout pour se mobiliser pour nos candidats et je dis deuxième chose c'est la nécessité de l'unité Si chacun veut y aller aux élections, à l'élection présidentielle puis aux élections législatives en plant son drapeau, à la fin, il y a pas un drapeau qui restera bien longtemps parce que si on multiplie les candidatures, qu'on a une candidature LR, une candidature Renaissance, une candidature horizon, une candidature modèle, bah c'est simple, il y en a pas une seule qui pourra ensuite être qualifiée au second tour de l'élection présidentielle. Et regardez les sujets dont on a parlé.

Moi, je n'ai pas envie que les Français aient uniquement demain un choix entre le Rassemblement national d'un côté et vous l'avez noté à raison qui depuis des semaines pour les élections municipales en vient à désinvestir des candidats investis parce que justement on retrouve des déclarations ici racistes, la homophobe ou antisémite et de l'autre côté la France insoumise qui aise un climat de haine dans le pays. On le comprend dans vos mots. Vous êtes favorable à une sélection entre ces candidats à une primaire.

Oui, peut-être aussi pour y participer. Mais concrètement, beaucoup parlent de cette primaire, beaucoup la souhaitent visiblement, mais on ne voit pas concrètement comment elle pourrait avoir lieu. C'est quoi le périmètre ?

Est-ce que c'est LR renaissance le modem ? Est-ce que c'est plus large ? Est-ce que c'est moins large ?

Vous, quel est votre périmètre ? Déjà, je vois qu'il y a de plus en plus de voix pour porter l'idée d'une primeur, ce qui me réjouit parce que je pense que c'est une nécessité. C'est pas un choix de confort la primeur, c'est un choix de nécessité parce que sinon quelle est l'alternative ?

Personne ne nous donne jamais d'alternative. On dit quoi ? On va laisser faire la vie des bêtes et puis on verra ce que disent les sondages.

Et puis on a ça s'est déjà vu. Oui, ça s'est déjà vu. Ça s'est déjà vu.

Mais pas avec un rassemblement national qui était estimé entre 35 et 37 % d'intention de vote dans notre pays avec une chance de victoire. Ça ça s'est jamais vu. Et il faudra un se regarder dans la glace le lendemain si le Rassemblement national a gagné. de être très lucide sur le fait que si on a laissé le Rassemblement national gagner par défaut d'organisation, par défaut d'une candidature unique, alors on sera jugé comme étant responsable de leur élection. on sera tous balayés et on aura des conséquences très directes sur l'état du pays.

Donc oui, une primaire, moi je crois que ça doit être une primaire qui doit être celle qui correspond à la manière avec laquelle nous gouvernons aujourd'hui. Ça veut dire que c'est toujours simple, vous le savez bien et vous le commentez régulièrement. Mais ça veut dire du bloc central du bloc central au républicain pas pas conquête non plus par exemple comme certains évoquent pas reconquête.

Non mais évidemment que non. Regardez les valeurs que je défends et les sujets dont on a parlé. Moi j'oublie pas justement qu'Erc Zemour a été condamné.

Donc, je veux bien que la candidate à la mairie de Paris fasse tout pour oublier le parti qu'elle a co-créé, mais Reconquête est un parti qui porte une idéologie qui est très loin de la mienne et je crois très loin euh des militants, des adhérents, des électeurs que nous représentons. Donc une primaire par exemple de Gabriel Atala à David Lissard, ce serait ça le Une primaire Renaissance, modè, horizon, LR, pourquoi pas le le mouvement de David Lisnard aussi. En tout cas, une primaire qui permette aux Français de choisir de choisir une candidature unique pour ne pas se retrouver dans cette optique où nous aurions à la fin uniquement le choix dans entre cette tenaille RN d'un côté et LFI d' Pardonnez-moi mais il faudrait que ce soit quand parce que il y a les municipales, on va vite arriver à l'été.

Faut que ce soit quoi ? Faut que ce soit vers l'automne quelque chose comme ça. Les premières se sont toujours traditionnellement tenu à l'automne entre octobre, novembre, début, décembre.

Donc ça veut dire que c'est encore largement possible de le faire, de l'organiser, de le structurer. La gauche se prépare à l'organisation d'une primaire. Euh en tout cas beaucoup je le souhaite certaines gauche partie de la En tout cas, j'entends le premier secrétaire du Parti socialiste, la patronne des écologistes, le patron de génération fait déjà trois formations politiques qui ont dit qu'il souhaitait organiser ensemble une primaire.

J'ai pas l'impression que ce soit marginal. Ce qui veut dire aussi qu'organiser une primaire à plusieurs partis politiques euh vraisemblablement est possible à gauche. Je ne vois pas pourquoi ce serait impossible pour nous de le faire et en tout cas je ne vois pas d'alternative possible ou alors prendre le risque que chacun avance sur sa propre candidature, prendre le risque d'attendre novembre, décembre, janvier, février et se retrouver un moment où ce sera trop tard [musique] pour décider.

Vous voulez diriger le pays vous berger ? C'est ça votre ambition ? Moi, je veux surtout qu'on ne laisse pas le pays aux main du Rassemblement national et aujourd'hui [musique] c'est pas juste le je pense qu' un peu le Pierre et le loup pendant longtemps.

On a tellement crié au loup qu'à la fin les gens n'y croient plus. Sauf qu'aujourd'hui c'est vrai. Aujourd'hui c'est possible et je ne veux pas que ce soit ce qui se passera dans notre pays demain.

Merci beaucoup Aurore Baget, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes de la lutte aussi contre les discriminations. Merci Mathilde Sirot. rester sur France.