Bruno Retailleau sur un retour au gouvernement : "Une seule condition : la cohabitation"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous actez définitivement de la rupture de confiance avec Sébastien Lecornu, avec Emmanuel Macron, avec cet exécutif ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Vous êtes toujours prêt à travailler sous certaines conditions avec cet exécutif ?
- 2:06FerméeRéponse partielle
Vous actez d'une rupture définitive ce matin ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Est-ce que les LR de retour dans un gouvernement Lecornu 2 ou un autre est totalement exclu ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé depuis 1 an ?
- 4:19RelanceRéponse partielle
Vous parlez de rupture de confiance, combien de couleuvres êtes-vous prêt à avaler pour conserver un poste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06Fait
« Les choses sont très claires. Il y a deux options. »
- 2:51Fait
« Michel Barnier avait acté cette formule du socle commun en incluant LR dans le socle commun. »
- 3:35Fait
« Ce qui est exclu, ce qui est exclu, c'est que LR se fonde, se dissolve dans une majorité macroniste. »
- 4:19Fait
« En réalité, j'ai vu à la formation du gouvernement que il s'agissait là encore d'une hyper présidence. »
- 5:00Fait
« Si je l'ai fait, c'est pour des principes. Attendez, si je l'ai fait, c'est des principes. »
- 5:42Fait
« On a traité LR, on nous a traité nous partenaires, voilà de ce fameux socle commun comme on disait à l'époque comme si on était prêt à avaler toutes les couleuvres. »
- 7:03Fait
« Ce gouvernement, c'était pour moi le symbole de ce que ils n'ont rien compris, d'une déconnexion totale. »
- 8:26Fait
« Je l'aurais évité la crise si on avait été transparent avec moi. »
- 9:10Fait
« Je n'ai pas hésité à m'amputer pour dire la vérité aux français. »
- 10:27Fait
« Cette idéologie, ces idées 68 et post 68 ont engendré une fabrique de barbare. »
- 11:12Chiffre
« Sur les 27 pays européens, écoutez-moi bien, on est les premiers en terme de résultats sur les sorties. »
- 12:33Fait
« Nous avons été le facteur de stabilité si nous sommes entrés au gouvernement c'est pour deux raisons. »
- 13:15Chiffre
« Regardez les régularisations, vous en parlez pas. 38 %. Regardez les naturalisations. On est un des pays qui naturalise le plus. »
- 14:00Chiffre
« Nous délivrons à nous seul 26 % des visas de toute l'Europe. C'est pratiquement un million de plus que les visas délivrés par l'Allemagne. »
Temps de parole
- ?100 %
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La grande interview sur Ces News et Europa. Mon invité est au cœur de la situation politique inédite et inquiétante à laquelle nous assistons. Ces explications sont attendues. Les critiques aussi sont nombreuses, l'accusant d'avoir provoqué le chaos. Bonjour et bienvenue Bruno Rotaillot. Bonjour Sonia Mabrou. Merci de votre présence. Vous êtes le ministre de l'intérieur des missionnaires et patron des républicains. Depuis plus de 24 heures, les Français assistent et bais un balai, un vaudeville complètement fou dans lequel ça remue dans tous les sens. dernier épisode en date. Emmanuel Macron a donc demandé à Sébastien Lecnu, premier ministre des missionnaires, de mener d'ultimes négociation d'ici à demain soir. Tout d'abord et dans un souci de clarification, Bruno Rotaillot
qui est en face de moi ce matin. Est-ce que vous actez définitivement de la rupture de confiance avec Sébastien Lecornu, avec Emmanuel Macron, avec cet exécutif ou alors sous certaines conditions, êtes-vous toujours prêt à travailler avec eux ? Moi, j'ai une seule boussole. C'est l'intérêt supérieur de mon pays, de la France que j'aime. Je suis un patriote mais j'ai aussi des principes. Je pense que si la politique a été autant abaissée, c'est parce que les valeurs de la politique n'en sont plus et c'est parce qu'il y a eu une déconnexion entre les valeurs de la vraie vie, celle que connaissent toutes les Françaises, tous les Français et celle de la politique. Il faut revenir à un certain nombre de principes, une clarté et c'est la raison pour laquelle j'ai pris un certain
nombre de décisions depuis dimanche soir. Et pour répondre à ma question, la question précise est là, ben c'est dire est-ce que vous êtes toujours prêt à travailler sous certaines conditions avec cet exécutif ou alors puisque vous êtes attaché à ces principes et à l'intérêt général, vous dites "Je ne participerai sous aucune condition à un gouvernement le cornue 2" par exemple ? Les choses sont très claires. Il y a deux options. Quel est le problème de dimanche soir ? Pourquoi ai-je fait ce tweet ? Parce qu'il y a une rupture de confiance puisque je vois pendant 1 heure et3 dans son bureau à Matignon, j'étais pas invité. On va en parler. Je n'étais pas invité. Je me suis rendu avec ma voiture sans rendez-vous pour avoir des explications et on me cache
l'essentiel du remanement. Bien. Donc il y a une sorte de rupture de confiance mais surtout ce que j'ai constaté qu'il y a une tentative du président de la République d'assujettir le nouveau gouvernement de faire une sorte de gouvernement macroniste en tenant pas compte des leçons de suffrage universel. Si je vous comprends bien donc vous actez d'une rupture définitive ce matin. Mais il y a deux choses. Il y a deux choses. Il faut que les choses soient très très claires. Pourquoi vous voulez pas me répondre ? Je vous répondre directement. Vous avez une majorité présidentielle des partis qui ont soutenu Emmanuel Macron. C'est le bloc central, il y en a quatre. Quatre ou 5. Et puis il y a LR. Michel Barnier avait acté cette formule
du socle commun en incluant LR dans le socle commun. Aujourd'hui, je dis il y a deux choses différentes. Il y a un bloc central et il y a LR. Nous sommes prêts, nous pour le bien du pays à voter un certain nombre de textes, effectivement essayer de stabiliser le pays. Mais la tentative du gouvernement de dimanche soir, c'était une tentative de dissoudre LR de dissoudre LR dans une sorte de majorité. Est-ce que les LR de retour dans un gouvernement le Cornu 2 ou un gouvernement Borlot ou un gouvernement l'archer ou un gouvernement tout autre, est-ce que c'est totalement exclu ? Ce qui est exclu, ce qui est exclu, c'est que LR se fonde, se dissolve dans une majorité macroniste. En revanche, en revanche, là encore, la boussole, c'est les Français.
Mais pardez-moi donc ce matin, vous ne fermez pas la porte à une éventuelle participation à une condition à une condition, c'est que ce soit un gouvernement que j'appellerai de cohabitation. Qu'est-ce qui s'est passé depuis 1 an ? Emuel Macron a d'abord désigné un premier ministre qui était son opposant, Michel Barnier. C'était une sorte, une forme de cohabitation avec l'application de l'article 20 de la Constitution. Vous le connaissez, je le rappelle aux auditeurs, l'article 20, c'est le gouvernement qui gouverne et donc le président qui préside. Ensuite, il a choisi un allié parfois peu commode, assez indépendant, François Béot. Et enfin Sébastien Lecornu pour lequel j'avais confiance mais je pensais qu'il
s'émanciperait du président de la République. En réalité, j'ai vu à la formation du gouvernement que il s'agissait là encore d'une hyper présidence. Mais ça c'est pas possible parce que c'est contraire au résultat attendez c'est contraire aux élections au résultat des élections lég se demande et je vous pose la question directement vous parlez vous parlez d'une rupture de confiance certains se demandent combien de coup l'œuvre êtes-vous prêt à avaler pour conserver un poste attendez comment pouvez-vous me poser cette question elle se pose pas elle est pas j'étais nommé ministre d'État dimanche. Vous cro vous citez-moi le nombre d'exemples depuis 1958 depuis le début de la 5e République allez-y citez-moi le nombre de personnalités qui nommaient ministre d'État ministre d'intérieur ont
refusé. Nous sommes d'accord. Si je l'ai fait, c'est pour des principes. Attendez, si je l'ai fait, c'est des principes. Question de confiance, question de connexion, d'incohérence. Parce que ce gouvernement quand j'ai vu notamment, c'était pas pour sa personne, c'est pour ce qu'il représentait au le maire qu'on m'avait caché parce que si Sébastien le cornu me l'avait dit dans son bureau, pourquoi d'ailleurs me l'a-t-il caché ? Vous voulez dire que l'homme censé être le plus informé de France à quelques heures de l'annonce du gouvernement ne sait pas qui occupe un poste stratégique comme celui des armées. Bien sûr que non. C'est-à-dire que on a traité LR, on nous a traité nous partenaires, voilà de ce fameux socle commun comme on disait à l'époque comme si on était prêt à avaler toutes les
couleuvres. Voilà. Et si Sébastien Lecornu d'ailleurs me l'avait indiqué, j'aurais je pense évité cette crise parce que immédiatement je lui aurais dit ça n'est pas possible. J'aurais repris ma voiture et je seraiis allé dans la cour de l'Élysée et 4 à qu je serais allé voir le président Emmanuel Macron en disant vous ne pouvez pas faire ça. C'est pas pour l'homme c'est pour que c'est pour le symbole politique. Une autre version reprenait on reprenait toujours les mêmes. On recyclait les mêmes. vis-à-vis sur la manière dont s'est passé cet épisode affirmant que siement vous vous êtes pas rendu compte du symbole politique que cela représentait que c'est la colère de votre base au sein des LR et si je puis dire les les boucles WhatsApp qui ont chauffé qui
vous auraient contraint de réagir avec cette réaction sur c'est absolument faux d'abord je ne regarde pas les boucles, j'ai autre chose à faire et ensuite l'enchaînement c'est que dès que j'ai su Bruno Lemire était nommé je l'ai appris comme tout le monde comme tous les Français par la télé télévision en écoutant le secrétaire général de l'Élysée, je me suis jeté sur mon téléphone, j'ai appelé le premier ministre et je lui ai dit ce que j'en pensais. Voilà, encore une fois pour moi, c'était une question de confiance et moi j'ai des principes, pardon, je suis comme ça. On va peut-être me trouver un peu trop raide mais les principes de la vie devraient être les principes de la politique. Pas, c'est Emmanuel Macron qui n'a pas eu de principe dans cet épisode. Deuxème
chose, la déconnexion. Attendez, comment voulez-vous ? Comment je vais vous répondre, je vais vous répondre. J'ai dit d'abord rupture de confiance, on me cache un élément essentiel et j'aurais pu éviter cette crise si on ne me l'avait révélé à temps. Et ensuite, je me retrouve dans un gouvernement rétréci rock rogevillet sur le macronisme originel et en faisant appel à un homme, pas pour ce qu'il est, il est sans doute estimable et on a une relation apaisée mais qui porte une part de responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros et on fait appel à lui alors qu'on va devoir pour le budget demander aux Français notamment à travers de l'année blanche de se serrer la ceinture et on fait rien de Mais monsieur R alors c'est une provocation pour vous pousser à la sortie. Non,
expliquez-nous le plan d'Emmanuel Macron dans ce cas. Je ne le comprends pas. Je ne le comprends pas. En tout cas, ce que je veux dire, c'est que ce gouvernement, c'était pour moi le symbole de ce que ils n'ont rien compris, d'une déconnexion totale et en entendant les noms égrainés par le secrétaire général de l'Élysée, j'imagine que tous les Français ont eu le même ressenti que je l'avais à ce moment. Et immédiatement, encore une fois, j'ai appelé le Premier ministre. J'ai pas attendu les boucles, j'ai pas attendu la vie de tel ou telle. C'était une sorte de cri du cœur aujourd'hui et aujourd'hui vous n'avez cessé durant des mois de mettre en avant Bruno la stabilité nécessaire face au chaos. Ici même vous n'aviez cessé de justifier votre présence au gouvernement
par le fait d'éviter le chaos. Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient d'agent du chaos d'avoir précipité la crise ? Mais attendez, je l'aurais évité la crise si on avait été transparent avec moi. Si on m'avait dit la vérité, j'aurais évité, vous m'entendez bien ? Je l'évitais cette crise et le chaos surgit justement de cette déconnexion totale. Mais comment a-t-on pu penser qu'on pouvait former un nouveau gouvernement en appelant dans ce gouvernement en le rétrécissant sur la pointe de crayon du macronisme et en appelant un certain nombre de personnalités qui avait commis un certain nombre d'irresponsabilités par le vous étiez prêt à accepter tout. Je ne vois pas d'autres solution. Exactement. en noust en disant mais les
de toute façon ils sont attachés à leur fauteuil à leur poste et ben non voyez j'étais nommé ministre d'état ministre de l'intérieur et croyez-moi c'est un ministère que j'aime profondément parce que le corps préfectoral les policiers les gendarmes, les sapeurs pompiers il y a un lien qui est très profond. Je les admire tellement, j'en suis tellement fier mais je n'ai pas hésité à m'amputer pour dire la vérité aux français. Et ce n'est pas un prétexte, dites-vous ce matin, ce n'est pas la personne de Bruno Lemire, mais c'est le symbole. La question reste quand même entière. Bruno Rota pourquoi vous n'êtes pas sorti avant ? Beaucoup beaucoup s'interrogent. Pourquoi vous n'êtes pas sorti à l'occasion du bras de fer qui n'a pas été tenu avec Alger sur le cas quand
même de Boemam Sensel ? Pourquoi vous n'êtes pas sorti quand les visas étudiants algériens ont été augmentés ? Pourquoi vous n'êtes pas sortis lorsque le Conseil constitutionnel a censuré quand même une mesure à laquelle vous tenez l'allongement de la durée de rétention pour les criminels étrangers dangereux ? Mais attendez, on ne sort pas quand on est censuré par le Conseil constitutionnel. C'est un autre problème. J'ai dénoncé souvent ce que Francis Fukuyama a nommé d'une autre vétocratie. Moi, je j'ai dénoncer l'impossibilisme mais c'est parce que simplement je veux être utile à mon pays et parce que j'avais des résultats. Regardez encore cette nuit en Martinique, 7 tonnes de drogues ont été précisément saisies. 7 tonnes. Regardez la DZ mafia 150 enquêtes, 1000
interpellations qui visent la D. Vis étudiant algérien qui augmentent et vous en êtes ému. Regardez l' violence. C'était un de mes différents l'attaque au couteau, au marteau et au couteau. Malheureusement nous vivons. Ne me demandez pas en quelques mois de modifier ce que le laxisme a pu produire dans notre société toutes ces années 68 tardes. Cette idéologie qui a déconstruit la discipline, qui a déconstruit le respect, qui a déconstruit la hiérarchie, l'autorité. Et bien aujourd'hui, je l'ai déjà dit, je l'ai souvent dit, cette idéologie, ces idées 68 et post 68 ont engendré une fabrique de barbare. Simplement, moi, j'essaie d'être utile pour mon pays. Je l'été, j'ai des résultats, j'ai eu des résultats et encore une fois euh je ne calcule pas moi.
Tant que je peux faire mon devoir, je le fais. Sur la question des visas. Sur la question des visas, je vais vous révéler un point. Ça a été lorsque on a discuté avec Sébastien Lecornud de ce contrat de gouvernement. Ça a été un point qui était un point non pas d'affrontement mais j'ai très vite senti j'ai très vite senti que c'était l'Élysée qui était en réalité puisque les visas c'est la diplomatie c'est le qu d'ors et plus généralement c'est le domaine réservé du président de la République. Mais moi ce que j'ai dit précisément comment voulez-vous que on puisse maîtriser l'immigration si on donne au ministre de l'intérieur la seule responsabilité de gérer les sorties ? Là aussi, on a eu des résultats puisque sur les 27 pays européens, écoutez-moi bien, on est les
premiers en terme de résultats sur les sorties. Vous écoute très bien, mais je note que dans la feuille de route, donc vous n'avez même pas obtenu le fait que ce soit sous votre si j'avais Oui, j'avais réussi à obtenir au final que très régulièrement et j'en avais parlé au président de la République, il y a un conseil de défense tous les de mois sans doute pour que il y ait un pilotage des visas. Mais vous voyez bien que c'est ça qu'on comprend pas. Bruno Le maire est un prétexte mais vous avez accepté de de gouverner avec monsieur Barreau sur lequel vous êtes en opposition quasiment surtout avec madame Born sur lequel sur le sujet régalien vous êtes en opposition quasiment sur tout la question c'est sortir maintenant n'avez-vous pas été la béquille du macronisme pendant des mois
écoutez nous avons été le facteur de stabilité si nous sommes entrés au gouvernement c'est pour deux raisons. La première c'était pour éviter le chaos. Vous pouvez pas me dire que je serais responsable du chaos et en même temps ne pas reconnaître qu'on a stabilisé le pays. Deuxième chose, pour éviter la gauche mélanchonisée et nous y sommes parvenus. Nous avons eu des résultats. J'ai eu des résultats. Regardez les régularisations, vous en parlez pas. 38 %. Regardez les naturalisations. On est un des pays qui naturalise le plus. Je suis revenu au concept précisément d'assimilation. - 23 %. Nous avons fait voter une grande loi sur le narcotrafic. Nous avons des résultats et je pense que dans un ou dans 2 ans, nous détruirons
la DZ mafia. Voilà, ça ce sont des choses concret. J'ai pas pu tout faire parce que les Français savent bien son Babrou et vous le savez aussi franchement comme si j'avais tous les pouvoirs. Non, j'ai accepté pour vous voulez pas endosser ce matin la responsabilité du chaos. Regardez l'Algérie c'est Maline qui a triomphé. Pardon mais vous oubliez de le dire. par le président de la République cet été au mois d'aoû il y a pas eu de réponse à la lettre de la famille de de Boem sans sal le cas est évoqué de manière je ne suis pas le supérieur hiérarchique du président de la République mais le président de la République vous oubliez de le dire il a envoyé au premier ministre cet été au mois d'août une lettre reconnaissant que c'était la ligne ferme qui devait gagner et on a entrepris
on a entrepris un certain nombre d'actions en augmentant les visas étudiants algériens je n'ai rien contre les étudiants mais je vois le signal qui é envoyé Nous délivrons à nous seul 26 % des visas de toute l'Europe. C'est pratiquement un million de plus que les visas délivrés par l'Allemagne. Donc cette responsabilité, j'ai demandé ce pilotage mais vous voyez bien cette ambiguï là ça pesait aussi dans ma décision évidemment mais tant que j'ai pu être utile au pays, je l'étais. Vous me dites par exemple le maintien de l'ordre le 10 septembre tout le bilan. Oui. Non. Bah bah non mais vous me dites vous avez rien fait. Pardonnez-moi, je vous pose la question si vous êtes agent du COV c'est tout. Le 10 septembre, le 18 deux journées bloquons tout et puis ensuite l'intersédical.
Le 18 septembre deux vitrines étoilées seulement sur toute la plaque parisienne. Rendez compte deux. Les consignes que j'ai donné aux forces de l'ordre ont été très claires. Vous intervenez immédiatement dès qu'il y a un dérapage, dès qu'il y a des violences et ils sont intervenus et l'ordre public a régné. En fait, je comprends ce que en train de dire. Si vous vous ne participez pas, c'est le chaos. C'est bien ça. Vous êtes en train de dire que si euh là un premier ministre de gauche, c'est une des pistes qui était chaos. Ce que je dis plus modestement, c'est que si la vérité avait été établie, s'il y avait eu cette franchise, cette confiance et que simplement le Premier ministre m'avait dit Bruno Lemire, voilà la composition de gouvernement, y compris celui qui sera ministre des
armées, croyez-moi, j'aurais évité la crise que nous vivons aujourd'hui. Vous seriez parti quand même. Non, j'aurais menacé de partir absolument. Et donc le gouvernement n'aurait pas pu être formé parce que à ce moment-là, je disais vous retirez tous les ministres LR de la liste et ne pouvait pas. Donc Monsieur Reto, vous êtes vice-président pour décider de la nomination d'un gouvernement. Non mais sans LR au gouvernement, vous le voyez bien. Qu'est-ce qui s'est passé à partir d'un tweet en disant je vais simplement convoquer d'ailleurs un comité stratégique et j'estime que la rupture qui avait été promise, elle ne se reflète pas dans la composition de gouvernement. La rupture vous rendait compte avec les personnalités voilà qui avaient été nommées. Et bien on a bien
vu les effets que ça produisait. Donc si dimanche soir vous vous rendez compte que euh dimanche je fais une réunion qui dure pratiquement 2h30 2h 3/4 avec les députés, les sénateurs pour savoir si on doit s'engager ou on doit pas s'engager à une écrasante majorité on dit on y va on participe justement pour éviter le chaos. J'appelle le premier ministre en disant mais j'ai j'ai besoin moi de savoir quelle sera la composition du gouvernement. On ne me répond pas. Je prends ma voiture je ne prends pas rendez-vous et j'entre dans la cour de Maton. rentrer dans la cour de matin évidemment ouvert le ministre de l'intérieur 4 à qu au premier étage et je me suis imposé pendant 1 heure et dem et pendant 7h30 pas de réponse et pendant 7h30 on ne me dit pas tout il est vrai qu'il vous a proposé
d'ailleurs le poste sur le ton un peu de la plaisant c'était un poste je lui dis parce qu'il me dit voilà tel ou tel a refusé d'être ministre je lui dit il me dit est-ce que tu veux être ministre des armées je ça sous la plaisanterie je lui ai dit mais si dans nos équipes à nous on peut avoir aussi un certain nombre de candidat voilà mais j'ai j'ai senti que en réalité c'était le domaine réservé du président de la République et que il ne voulait pas me donner le nom. Paren et maintenant que va-t-il se passer ? Bruno Roto on poursuit notre entretien sur ces news et européens. Je l'ai dit et les Français le savent, je c'est une situation politique inédite, inquiétante. Il y a vraiment beaucoup d'interrogations. Le RN a confirmé qu'il y aura censure automatique de tout
premier ministre et il demande la dissolution. Vous disiez hier qu'il y avait d'autres moyens que la dissolution. Depuis les choses se sont encore accélérées. Euh est-ce que vous êtes finalement favorable à des solutions ? Il y a deux moyens. La dissolution, c'est le président de de la République. Il y a deux moyens. Il y a la dissolution si les autres moyens échouent et l'autre moyen, c'est de nommer euh un premier ministre de cohabitation. Dites-moi, est-ce qu'il est en face de moi ? C'est-à-dire Non, je je ne suis pas candidat. C'est-à-dire un premier ministre qui acte qui acte justement le résultat de la dissolution et le résultat des élections législatives. Emmanuel Macron en réalité en nommant un
tout proche, un autre que lui, mais très proche de lui, Sébastien Lecnu, a voulu reprendre la main, a voulu reprendre. Vous le saviez au moment même où il a été nommé ça, Sébastien Lecnu ? Non, je savais qu'il y a il y avait un lien de confiance. N'avez-vous pas été naïf, monsieur le ministre ? Peut-être. Peut-être parce que je peut-être c'est possible parce que j'ai envie de faire confiance parce que Sébastien Lecornu, moi j'ai du respect pour lui. Lui pense l'inverse hein, que j'ai pas de respect pour non lui pense que vous avez privilégié en tous les cas la pique qu'il a adressé l'était en particulier à vous que vous avez privilégié le parti au pays. Non, je privilege toujours le pays. J'ai eu la même réaction que des millions des millions de français.
Pourquoi dit-il cela alors ? Mais parce qu'il cherche une excuse. Parce que il aurait dû me dire, je vais pas revenir sur ce que je je viens de dire simplement il y a deux seules solutions aujourd'ui pour avancer. Un premier ministre de cohabitation, un gouvernement de cohabitation ou la dissolution ou la dissolution. Finalement, vous l'accep enfin la prier, on avait l'impression que les LR pour tout dire Bruno en ont peur parce que les sièges des LR à l'Assemblée vont fondre comme neige au soleil. Non non, s'il y a des solutions vous trompez, je vous expliquez-nous. Et ben je l'explique et je le prouve. Il y a eu euh six élections législatives partielles euh et une demi c'était dans le tergaron. C'est simplement le premier tour mais c'est sur les six, on en a gagné quatre et on
a fait gagner les deux autres. Vous agrégez le total de ce qu'on appelait le bloc central. Ça euh la contribution de LR en terme de voie de poids, c'est 71 %. Voilà. Donc depuis 1 an, on a retrouvé des couleurs simplement simplement. Personne ne peut dire aujourd'hui qu'une nouvelle dissolution ne conduirait pas au mêmes résultats et qu'on aurait vraiment une période stabilisé, c'est-à-dire une majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est pas un problème de crainte, c'est que tous les par exemple les experts en sondage et autres nous disent il y aura sans doute pas de majorité absolue. Vous avez parlé, c'est important, du du TARN. Dimanche prochain, c'est une législative partielle. Second tour, il y a un candidat UDR de la euh formation d'Éric Rixioti allié au Rassemblement
national. et un candidat socialiste, votre candidat LR étant arrivé 3e, vous appelez à voter pour qui ? Euh, je me suis pas entretenu avec Bernard Pekou, quelqu'un bon candidat qui a doublé d'ailleurs son score. Il faisait moins de 10, il a fait et vous le saluez ce matin ? Donc je Ouais, je le salue. Non, mais nous pas une voix pour la gauche. Ensuite, les électeurs non, les électeurs se déterminent. Monsieur les électeurs, je dirais voilà pas une doigt pour la gauche. Donc vous appelez à voter pour les électeurs choisiront UDR avec le RN. Les électeurs choisiront. C'est que ce matin entre les socialistes et le bloc dit patriote vous les électeurs choisiront et fera que Bernard Pekou se détermine. Et vous-même vous êtes le patron des
c'est ce que j'ai indiqué. Vous pouvez comprendre que ça peut provoquer un trouble que vous n'indiquiez pas pour si j'ai j'ai indiqué la consigne qui est la Si je comprends bien si je m'y connais un peu, ça veut dire que vous appelez à voter pour le bloc patriote. En tout cas certainement pas pour la gauche. C'est notre ligne. C'est notre ligne. David Lissenard, monsieur Rota prévient que le pays va s'effondrer si Emmanuel Macron ne démissionne pas. Une grande majorité des Français sont pour cette démission. Selon un sondage au doxa pour le Figaro, 70 % des Français sont pour cette démission. Est-ce que vous estimez que c'est grave ? peut être un facteur là de grande déstabilisation du pays ou est-ce que vous êtes d'accord avec une majorité de Français ?
J'ai euh toujours été très prudent sur la question de la démission et j'appelle mes amis de ma famille politique puisque nous sommes les héritiers du gaulisme à être très prudents dans la mesure où encore une fois la clé de voûte de nos institutions de la 5e République c'est le président de la République. Moi ce que je ne voudrais pas c'est que la RUE obtienne la démission d'un président de la République parce qu'alors tous les successeurs, tous les présidents de la République se retrouveraient soumis justement à cette contrainte. Donc ça c'est un problème qui concerne Emmanuel Macron. Le général de Gaulle l'avait annoncé. Il l'avait annoncé en 69 lorsqu'il perd le référendum en disant "Je pars." C'est sa décision. Voilà, c'est la responsabilité du
président de la République. Mais nous n'avons pas intérêt, en tout cas nous les gaulistes, les héritiers du gaulisme à réclamer la démission du premier personnage de la République française. Nous sommes un jour par quoi qu'on en pense. Quoi qu'on en pense ? Nous sommes un jour particulier Bruno Rotaillot. Il y a l'actualité les sous-bressaux plus que des sous-bressaux que nous vivons et puis il y a ce qui se passe dans le monde. Nous sommes un jour particulier, les célébrations entre guillemets du 7 octobre et pendant ce temps, ce sont les Américains Donald Trump qui est en train de négocier un plan de paix en Égypte avec différentes parties. Quelle est la voix de la France ? Quelle est l'image de la France tandis que la paix dans une région essentielle
du monde est en train d'être négociée et nous nous parlons de ces sous-bressaux ? La voix de la France précisément euh est équivalente au poids de la France. Simplement ce que je veux dire et ça nous ramènera au propos premier que nous avons eu au début de cet entretien, il y a un principe qui est très simple. Une nation qui ne tient pas ses comptes est une nation qui ne tient pas son rang. Voilà, vous avez une interconnexion entre le poids diplomatique et la conduite notamment d'un pays. Évidemment que Donald Trump a cette puissance que lui confère son imprévisibilité et que lui confère la puissance des États-Unis d'Amérique. Et je trouve que si ce plan
de paix peut advenir là encore, peu importe les idées qu'on puisse avoir sur le président américain, ce sera une excellente chose. actualité internationale et sous-brosso politique. Ce sera euh la dernière question. On apprend à l'instant qu'Édouard Philippe souhaite et demande des élections une élection présidentielle anticipée. L'ancien premier ministre demande une élection présidentielle anticipée. Oui, ce que ce que j'observe avec une forme de gravité d'ailleurs, c'est que euh c'est le camp présidentiel. On parlait du socle commun, j'ai dit non, il y a deux choses. Il y a une majorité présidentielle et il Mais vous avez entendu Gabriel Atal disant hier sur le plateau qui ne comprend plus rien les décisions les décisions du président République. Donc il y a une petite course les uns
vis-à-vis des autres. pour se distinguer du président de la République. Il y a aussi une course à gauche qui a un premier ministre de gauche. Je n'ai pas je n'ai ben je pense qu'il faudrait le censurer mais je n'ai en tout cas aucun commentaire à faire sur les propos d'Edouard Philippe mais c'est précisément dans le camp du président de la République que vi l'élection présentelle anticipée he venant d'un ancien candidat. Je l'ai bien entendu. Je l'ai bien entendu. Je suis gauliste. Ça ne fait pas moi un macroniste, mais je tiens aux institutions de la 5e République. Et cette décision extrêmement grave, seul le président République peut la prendre. Nous le verrons donc dans les dans les prochaines heures, les prochains jours. Merci Bruno, merci d'avoir apporté des
réponses à ces questions. Je vous souhaite une bonne journée. À bientôt. Merci. M.
Bruno Retailleau