Nicolas Dupont-Aignan invité sur France Info TV (29 septembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 38 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Votre réaction à cette image du jour ?
- 0:47FerméeRéponse partielle
Si vous étiez américain, vous voteriez pour Trump ?
- 1:34OuverteÉludée
Reste qu'il est rattrapé par une histoire sur ses impôts : 750 dollars.
- 2:15OuverteRéponse directe
Qui va interpeller Nicolas Dupont-Aignan ce soir ?
- 4:25RelanceRéponse partielle
Quand vous dites des bêtises, vous le faites exprès ou pas ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ne menez pas aussi une croisade personnelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45PrésentateurChiffre
« Challenger qui le devance quand même de 10 points dans les sondages. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Moi, je pense que Biden serait une catastrophe. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Je suis quand même assez inquiet de ce duel de deux personnalités qui, à mon avis, ne sont pas à la hauteur, en tout cas, du destin américain. »
- 4:51Invité politiqueFait
« Dupont-Aignan raconte n'importe quoi sur les travailleurs détachés. »
- 4:58Invité politiqueFait
« C'était exactement le chiffre que j'avais donné. »
- 7:19Invité politiqueChiffre
« 80% des Français ne veulent pas... »
- 12:30Invité politiqueFait
« On a un gouvernement incompétent qui n'a pas mis en place ce qu'on fait les Allemands, ce qu'on fait les Polonais. »
- 15:17Invité politiqueFait
« Si ces mesures avaient été suivies sur les tests, les masques, la production française, les contrôles aux frontières, on aurait eu 5 fois moins de morts. »
- 28:24Invité politiqueFait
« Alors, pas toutes. »
- 29:04Invité politiqueFait
« Il y a une phobie nucléaire complètement stupide parce que le nucléaire est la seule solution pour éviter le gaz à effet de serre. »
- 29:19Invité politiqueFait
« Notamment sans les déchets et sans le risque d'explosion, la fameuse filière thorium que je revendique depuis des années. »
- 29:44Invité politiqueFait
« Le vrai plus gros polluant, ce sont les cargos qui font traverser les mers des milliards de marchandises. »
- 30:09Invité politiqueFait
« Tout à fait. Mais j'étais le seul à contester la fermeture du train de primeur de Perpignan qui a été complètement abandonné. »
- 33:13Invité politiqueFait
« J'ai proposé en 2017, où j'ai actualisé mon programme parce que j'ai vu les inconvénients d'une sortie sèche de l'euro et j'ai proposé une refonte complète de la Banque Centrale Européenne pour qu'on monétise et que l'euro soit au service des citoyens. »
- 33:55Invité politiqueFait
« J'ai proposé même un traité simplifié où on rend aux nations beaucoup de compétences, contrôle des frontières, gestion du budget, suppression des travailleurs détachés, égalisation des conditions de charge, lutte contre l'évasion fiscale. »
- 36:55Invité politiquePromesse
« Il n'y aura pas un centime de l'Union Européenne supplémentaire. Nous devons revenir à l'équilibre. Ça, c'est un engagement de campagne et nous rendrons les 10 milliards perdus aux Français. »
- 39:27Invité politiqueFait
« Je rétablirai des relations diplomatiques avec la Syrie. »
- 39:32Invité politiqueFait
« Je soutiendrai en Libye les opposants aux mercenaires. »
- 39:49Invité politiqueFait
« Nos intérêts sont communs. Le vrai danger aujourd'hui pour la France, c'est la déstabilisation du Moyen-Orient. »
- 40:05Invité politiqueFait
« Erdogan est en train d'installer des mercenaires anciens de Daesh qui déstabilisent tout le Maghreb. »
- 41:15Invité politiqueFait
« Je regrette que la France ait cédé à Mme Merkel qui, de sa libre initiative, a accordé des sommes considérables à M. Erdogan, ça l'a renforcé et ça nuit à l'équilibre de l'Europe. »
Temps de parole
- Locuteur 1067 %
- Présentateur10 %
- ?7 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 54 %
- Locuteur 63 %
- Nicolas Dupont-Aignan2 %
- Locuteur 42 %
≈ 32,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Samedi
dernier,
il
annonçait officiellement son entrée en lice dans la course à la présidentielle. C'est d'ailleurs la troisième fois que Nicolas Dupont-Aignan est candidat à la présidentielle. Le président de Debout la France est notre invité. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir monsieur. Tout de suite, votre réaction, votre première réaction à cette image du jour que nous avons sélectionnée. Vous allez la découvrir, cette image. Regardez, pas beaucoup d'ambiance pour l'instant.
C'est très vide, mais à partir de 3h, heure française, à Cleveland en Ohio, l'ambiance sera beaucoup plus tendue puisque ce sera le début du premier débat télévisé entre Donald Trump et Joe Biden, le président américain sortant contre son challenger démocrate. Challenger qui le devance quand même de 10 points dans les sondages. Mais pour vous, Donald Trump, ça reste malgré tout le meilleur des candidats. Si vous étiez américain, vous voteriez pour lui
? Si
j'étais américain, sincèrement,
je
me dirais quand même, curieuse démocratie où je n
'ai
rien contre l'âge. Moi,
je
serais ravi parce que ça veut dire que je peux faire encore 4 présidentielles. Mais sérieusement, quand même deux personnes
très
âgées qui se présentent au destiné de la première puissance mondiale encore et avec chacun de grande qualité sans doute, mais aussi quelques défauts. Mais vous votez Trump ou vous votez Biden ? Or, moi, je pense que Biden serait une catastrophe. Pour autant, Trump a quand même des défauts. Voilà, donc je ne suis pas américain. Heureusement, je n
'ai
pas à faire ce choix. Mais je pense que Donald Trump n'a pas dit son dernier mot.
D'accord, il n'a pas dit son dernier mot. Reste quand même qu'il est rattrapé par une histoire sur ses impôts. 750 dollars. Tout à fait. Moi, je ne suis
pas pour
défendre Trump, non, bien sûr. Moi, qui ai toujours lutté contre l'évasion fiscale. Voilà, on n'est pas américain. On peut me demander de choisir. Mais en revanche, je suis quand même assez inquiet de ce duel de deux personnalités qui, à mon avis, ne sont pas à la hauteur, en tout cas, du destin américain. Ça m'inquiète beaucoup.
Votre instant politique, c'est une promesse. Donnez la parole aux Français. Et c'est Adrien Roard qui s'en charge, puisque c'est lui, l'interlocuteur privilégié de nos observateurs citoyens. Bonsoir, Adrien. Bonsoir, David. Qui va s'adresser ? Qui va interpeller Nicolas Dupont-Aignan ce soir ?
Je
sais que vous êtes impatient. Vous aussi, monsieur Dupont-Aignan. Bonsoir.
Vous n'avez certainement pas échappé à la critique qui est souvent faite à la classe politique d'être parfois déconnecté d'une partie des Français. Vous allez évidemment nier ce soir sur le plateau comme tous les invités qui succèdent ici, je vous l'annonce. Toutefois, on a décidé de prendre le taureau par les cornes dans cette émission, si j'ose dire, et de donner la parole à des Français.
On
a constitué un panel d'observateurs citoyens. Il y en a trois ce soir qui vont vous parler, qui vont vous poser des questions. Je vais vous les présenter tout de suite. Regardez-les. Il s'agit d'abord d'Amélie. Alors, Amélie, elle a 35 ans. Elle est architecte, chef d'entreprise dans le Vexin français. Elle était tout à l'heure garcin Lazare. Vous reconnaissez ce décor. Elle a quand même des questions pour vous. Ça, c'est Antoine. Il a 40 ans. Il est conducteur d'autocar dans cette bonne ville d'Annecy. Et il aime bien Jean-Marie Bigard. Vous comprendrez pourquoi tout à l'heure. Et enfin, vous entendrez des questions également de Vincent.
35 ans, docteur en droit, spécialiste de fact-checking politique aussi. Il voudra vérifier un petit quelque chose avec vous durant cette émission. Mais d'abord, à tous les trois, je leur opesais la question rituelle, à savoir, que pensez-vous de Nicolas Dupont-Aignan ? Vous êtes curieux, j'imagine, de savoir ce
qu'ils ont à dire. Non, pas spécialement. Mais vous n'avez pas
le choix d'écouter de toute manière.
Donc, on écoute leur avis sur vous.
Malgré le fait que je ne partage aucune de ses idées, c'est quelqu'un qui est pour moi assez admirable du fait de sa tenacité.
Maintenant, pour ce que je vois, effectivement, il a beaucoup de coups de gueule contre le gouvernement, comme tous les opposants de toute façon.
Il n
'a
jamais atteint les 5% pour la présidentielle, pour même les élections européennes, etc.
Ce n
'est
pas si mal. Toi, moi, demain, si j'ai des idées et que
j
'arrive à 5%, attends, quand même.
Il
a des idées en commun avec Marine Le Pen, mais il a aussi ses propres idées.
Ses ralliements avec le Rassemblement national,
tout
ça, il est quand même un peu ridicule.
Nicolas Dupont-Aignan fait partie des personnalités politiques qui disent le plus d'erreurs en droit. Je me pose toujours la question de savoir est-ce que c'est quelque chose de volontaire, de tromper les Français, ou est-ce que tout simplement, c'est de la méconnaissance, ce qui peut arriver aussi. On peut tous se tromper. Alors,
je vous voyais réagir Nicolas Dupont-Aignan. Je vous propose immédiatement peut-être de répondre à Vincent. Quand vous dites des bêtises, vous le faites exprès ou pas ? Mais ça, c'est lui qui dit ça. Vous savez, quand on pense différemment de la petite oligarchie française ou des bobos sympathiques, immédiatement, on dit des bêtises. Mais moi, je vais vous surprendre. Sur beaucoup de fameux fact-checkings qui ont été
faits,
eh bien, après quoi, on m'a donné raison. Je vais vous donner un exemple. Sur les travailleurs détachés, le monde, pendant la campagne présidentielle de 2017, dit Dupont-Aignan raconte n'importe quoi sur les travailleurs détachés. Juste après la campagne, le chiffre officiel que je connaissais, mais qui n'était pas public, sort. C'était exactement le chiffre que j'avais donné. Mais vous ne vous êtes
jamais trompé
? Oh si, on peut sans doute se tromper. Je ne
vais
pas vous dire que
je
suis parfait. Peu d'humilité. Oui, mais je n'accepte pas en revanche que pour démolir quelqu'un,
on
l'accuse de mentir. Ça, je ne
l
'accepte pas. Et souvent, les fact-checkers se trompent dans leur vérification. Donc, un peu de modestie aussi pour ceux qui croient tout savoir.
Nicolas Dupont-Aignan, c'est l'heure de votre premier face-à-face. Je m'invite à rejoindre Gilles Bernstein qui vous attend.
À
tout à l'heure.
Asseyez-vous, je vous en prie. Bonsoir Nicolas
Dupont-Aignan.
Alors, vous avez mis fin à un insoutenable suspens, si je puis dire. En disant que vous étiez candidat à la présidentielle de 2022, vous menez un combat politique. Est-ce que vous ne menez pas aussi une croisade personnelle ? Vous avez une sorte de certitude de votre
destin,
que la France a besoin de vous. au non, contrairement à ce que vous croyez ? Si. Non.
Vous
savez, je me suis engagé avec Philippe Séguin. J'ai tout donné pour lui. Et j'ai été peut-être, c'est vrai, un peu traumatisé par cet engagement parce que j'ai vu Philippe Séguin qui, je
pensais,
avait un vrai destin pour le pays et aurait été tellement utile à la France
qu
'il s'est écrasé, qu'il a calé, qu'il n'a jamais osé
aller
au bout de sa logique. Et c'est peut-être ce qui m'a influencé dans mes décisions audacieuses pour le monde politique. Quitter l'UMP au moment où Sarkozy gagnait, donc je n
'ai
pas fait par intérêt. Quitter l'UMP, me présenter en 2012-2017, afficher mon opposition à Macron, clairement, en rejoignant Marine Le Pen au second tour. Je pense que dans la vie,
quand
son pays ne va pas bien, quand on pense avoir de bonnes idées pour son pays, quand on est quand même suivi par un certain nombre de personnes, eh bien, je crois qu'il faut aller au bout de la logique. Vous pensez
que
la France
a besoin de vous ?
Je pense que la
France a besoin profondément des idées que je propose et que je suis le seul à proposer aujourd'hui. Et je pense que le quinquennat Macron a placé le pays dans une situation
dramatique,
je le dis, je le pense, et qu'on est en train de nous tricoter
un
duel, un nouveau duel Macron-Le Pen, dont 80% sur tous les sondages, vous pouvez vérifier, 80% des Français ne veulent pas... Mais en fait, ils ne veulent pas de l'autre. Les
partisans d'Emmanuel
Macron ne veulent pas qu'ils soient opposés à Marine Le Pen. Oui, enfin, attendez, 80% des Français craignent, comme tout, la réédition d'un duel
qui,
en fait, ferait réélire Emmanuel Macron à 90% de chance. Et moi, je suis convaincu que la seule façon de battre Emmanuel Macron, c'est de présenter l'offre alternative dont je suis le porte-parole, qu'ils soient capables de rassembler les patriotes qui aillent du Rassemblement National aux Républicains qui ne vont pas soutenir Macron,
à
la majorité silencieuse qui, d'ailleurs, sont ni de gauche, ni de droite, qui n'en peuvent plus de cette soumission à la mondialisation, de cette soumission à l'oligarchie,
de cette mauvaise décision. Oui,
mais très bien. Et je pense que par ce que je suis,
par
ce que j'ai fait, je suis apte à diriger le pays. Oui, donc j'y vais. Mais de fait, vous y allez.
De fait, vous devenez, Nicolas Dupont-Aignan, le concurrent pour cette élection de Marine Le Pen, malgré ceci, c'est très court. Écoutez, malgré ceci, c'était évidemment en 2017.
Présidente de la République, je nommerai Nicolas Dupont-Aignan Premier ministre de la France.
Ça, d'affronter et finalement d'affaiblir celle dont vous auriez aimé être le Premier ministre, celle avec qui vous partagiez suffisamment
de valeurs pour être le couple le plus lié de l'exécutif. Mais je ne regrette pas un instant ce que j'ai fait. Soyons clairs. Pourquoi
je ne regrette pas ? aider là au lieu de l'affaiblir.
Pourquoi je ne le regrette pas
?
Parce que je
suis
la seule personnalité politique au second tour à avoir pris mes responsabilités.
Les
autres
de
mon ancienne famille, républicains, gaullistes, ont tous été soutenir
Emmanuel
Macron. Attendez, je finis.
Il
y a eu ce second tour.
On
a vu qu'Emmanuel Macron avait gagné très largement. J'estime
et
je ne veux pas quelle que soit l'estime que j
'ai
pour Marine Le Pen, je ne veux pas revoir... Vous voulez dans le second tour Macron du poignant ? Je veux...
Mais là vous l'avez fait blesser Marine Le Pen. Attends,
attends,
attends.
Ce n
'est
pas le problème. Je veux
qu
'au second tour...
C'est un peu
le problème pour vos idées. Je ne suis pas là pour défendre X ou Y. Je suis là pour combattre Macron. Et je suis convaincu que pour battre Macron, il faut un candidat qui soit capable à la fois de tendre la main au Rassemblement National, ce que j'ai fait, et aussi... Aux Républicains. Et aussi à tout cet électorat de la droite populaire, des Républicains qui ne soutiendront pas Emmanuel Macron, mais qui veulent une personnalité plus
modérée que Marine Le Pen. Et
qu'est-ce qui va vous
faire passer de 1,79 que vous avez fait en 2012, 4,70 que vous avez fait en 2017, à 20 ou 21
qui vous
qualifieraient
au deuxième tour ? Le
travail patient que je vais
faire
aujourd'hui avec tous les Français qui justement veulent vaincre Emmanuel Macron, et il y
en
a beaucoup. Si
je peux finir ma phrase, vous disiez la même
chose, le prêt président de la République ? Je dis simplement qu'il y
en
a beaucoup aujourd'hui qui ont tiré les leçons de l'échec du second tour de Marine Le Pen, qui tirent les leçons aussi de l'effondrement idéologique des Républicains, puisque tous leurs leaders, M. Estrosi récemment, disent en gros on va soutenir
Emmanuel Macron. M. Estrosi, point.
Beaucoup,
vous
verrez que ça va. Il y a eu Edouard Philippe,
il
y a eu Bruno Le Maire, il y a eu Jean Castex, il
y
a M. Estrosi. Petit à petit, reconnaissez que M. Macron réussit à rassembler des gens qui pensent ensemble la même chose. Je suis convaincu que l'heure est venue de proposer une alternative sérieuse. Je le fais sans animosité ni à l'égard des dirigeants des uns et des dirigeants des autres. Je le fais parce que je crois que c'est mon devoir
et
je vais proposer des solutions. J'ai commencé très précises, très concrètes dans un esprit de
rassemblement. Voilà, point. Nicolas Dupond-Dillan, je voudrais qu'on aborde un peu la question de la crise sanitaire. Certains bars ont refusé de fermer à Marseille, certaines salles de sport ont préféré rester ouvertes. Est-ce que vous approuvez ce mouvement de désobéissance ? Je suis triste
de
tout cela parce que, vous savez, on arrivera à vaincre la crise de la Covid, on dit,
ça
fait bizarre, et la crise économique, que si on est soudés. Mais à qui la faute ?
C
'est au gouvernement qui fait du bricolage. Parce que s'attaquer aux pauvres restaurateurs qui respectent les règles barrières, qui ont été d'un professionnalisme, d'une rigueur
incroyable... C'est une raison de désobéir.
Non, mais moi, je ne prône jamais la désobéissance. Mais je pense que la désobéissance, elle existe. Vous savez, le gouvernement est incapable de faire respecter le port du masque dans les quartiers difficiles. Le gouvernement est incapable d'avoir une politique suivie sur les tests, sur les lits de réanimation. Donc, le drame dans cette affaire, c'est comme on a un gouvernement incompétent
qui
n'a pas mis en place ce qu'on fait les Allemands, ce qu'on fait les Polonais, c'est-à-dire une politique rigoureuse de tests et de réanimation, on en arrive à diviser les Français. Alors, le gouvernement... Vous savez, ce n
'est
pas après 22h que le virus est plus dangereux qu'avant 22h. Tout ça est ridicule.
Oui,
mais à partir de 22h, on est peut-être un peu plus mélangé
alcoolique.
Non, mais chez
soi,
vous
savez, ce n
'est
pas ça la bonne mesure. La bonne mesure, c'est d'avoir des tests en 24h. Ce gouvernement
incompétent dont vous parlez
finalement... Profondément incompétent. Eh bien, j'assume. Eh bien,
on va voir les chiffres. Il ne lutte pas si mal que ça contre l'épidémie puisqu'on voit, ça c'est le nombre de morts pour 100 000 habitants.
Oui, mais c'est curieux.
Brésil, 678, pour 1 million d'habitants évidemment. Royaume-Uni, 633, Etats-Unis, 626. Trois pays dont vous soutenez plus ou moins... Enfin,
dont les leaders vous sont plutôt sympathiques. Alors là, vous rêvez. France, 473.
Mais alors, ça
c'est extraordinaire, c'est de la désinformation. Ce n
'est
pas de la désinformation. Ce sont les chiffres officiels. Alors, attendez, vous allez m'ajouter 2, 3 pays là.
Non, mais attendez. Il y en a beaucoup d'autres, mais non, ce n'est pas là-bas
où on fait mieux, nous faisons mieux que
beaucoup de pays. Nous sommes dans les
pires. Non. Dans les 4 pires. Dans les
4 pires.
Je peux vous répondre. Eh bien, on facture. Nous
sommes dans les 4
pires. Ou dans les 5 pires.
Je vais vous donner un exemple.
Attention, si est-ce que vous, président, vous auriez fait mieux ? Ah
oui.
Ah, nettement mieux. Vous, président. Ah, nettement mieux. Je vais vous donner un exemple. Si vous montriez l'ensemble, on est dans le polon de tête de l'incompétence.
Si
vous mettez l'ensemble, l'Allemagne, 4 fois moins de morts, 4 fois moins, la Pologne,
la
Hongrie, et je parle de leur... L'Angleterre, beaucoup plus. Oui. Les Etats-Unis, beaucoup
plus.
J'ai compris. Mais ça, c'est ce qu'on montre pour dire le gouvernement est génial. Non. Je ne
dis pas qu'il est génial, je dis qu'il n'est
pas pire que les autres. Si. Il est pire que la plupart des pays. Et si vous prenez des pays d'Asie pour lesquels j'avais prôné le modèle dès fin janvier, vérifiez là les grands vérificateurs. Les
pays d
'Asie, Hong Kong, combien de morts par habitant ? Il y a eu 5 morts pour 8 millions d'habitants. La Corée du Sud, le Japon, la Pologne, la Hongrie, Israël. Donc, si vous voulez, on se rassure par une propagande, j'appelle ça une propagande gouvernementale, en disant, vous voyez, c'est terrible, il y a eu des drames aux Etats-Unis, au Brésil, en Angleterre, nous on est dans les pires, c'est formidable, on est génial. Non. C'est faux. Dès le 27 janvier, très précisément, j'avais donné, pas à cause de moi, à cause des scientifiques qui nous
aident,
des mesures très précises, et si ces mesures avaient été suivies sur les tests, les masques, la production française, les contrôles aux frontières,
on
aurait eu 5 fois moins de morts. Je pèse mes mots.
Et
j'assume ce que je dis. Et reprenez tout ce que j'ai écrit pendant la crise du Covid, si on avait suivi nos préconisations,
on
n'en serait pas là.
Dernier point que je voudrais aborder avec vous, l'attentat contre les anciens locaux de Charlie. Évidemment, le procureur national antiterroriste a donné une conférence de presse cet après-midi.
Il
a décidé de s'en prendre au journal Charlie Hebdo et a donc fait des recherches
qui
lui ont permis d'identifier l'immeuble de la rue Nicolas Appaère sans qu'il soit informé que le journal avait déménagé à la suite de l'attentat du mois de janvier 2015.
N
'est-ce pas mentir aux Français, Nicolas Dupont-Aignan, que d'affirmer qu'on peut repérer ce genre d'individu ? Est-ce que vous, président, de la même manière que pour le Covid, est-ce que vous, président, vous pouvez affirmer que ça n'aurait pas eu lieu ? Non.
Une réponse courte, s'il vous plaît. J'ai jamais dit ça. Je dis simplement que ce sont toujours les mêmes profils et qu'à chaque fois, ce sont des profils qui sont sur notre territoire parce que nous avons une politique laxiste en termes migratoires, en termes de sécurité, en termes de lutte contre l'islamisme.
On
ne peut pas dire « j'empêcherais tous les attentats, ce serait malhonnête
».
En revanche, on peut dire qu'il
y a
une autre politique à mener, empêcher le retour des djihadistes, les condamnés en fonction de la critique du code pénal qui prévoit 30 ans de prison et non pas 5 ou 10 ans ou
15 ans. Le bagne comme
vous avez dit ? Oui. Les isoler définitivement, les empêcher de rester, avoir une politique migratoire beaucoup plus sévère. Il est inadmissible qu'il y
ait
autant de mineurs isolés qui fraudent avec toutes les règles, qui sont dans des circuits d'ailleurs désastreux de délinquance et de proxénétisme. Il faut absolument rétablir l'ordre en France. C'est un des axes clés de mon projet. On peut rétablir l'ordre en France. Il n
'y
a aucune fatalité. Bien sûr, ça n
'en
passera pas des drames qui peuvent toujours arriver mais pas au rythme et au nombre qu'il y a dans notre pays aujourd'hui. Très
bien. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Nicolas Dupont-Aignan, je vais vous demander de nous rejoindre avec Adrien Roard à la table pour de nouvelles questions de notre panel. Avec qui ? Pour poser la première question, Adrien ? C'est Antoine. Je vous en parlais tout à
l
'heure d'Antoine. Oui,
c
'est notre conducteur d'autocar à Annecy.
Oui, exactement. Vous avez bien retenu. Il estime que les politiques mentent trop souvent, qu'il n'y
en
a pas un qui dit la vérité. Il y en a un, en revanche, qu'il estime beaucoup. Vous ne
l
'avez encore jamais croisé à l'Assemblée nationale. Il s'appelle Jean-Marie Bigard. Il a laissé penser qu'il pourrait être candidat à l'élection présidentielle. Écoutez d'abord ce qu'Antoine pense de Jean-Marie Bigard.
Il
est quand même assez proche des Français. Pendant l'épisode des Gilets jaunes, il n
'avait
pas eu peur. Il a été avec les Gilets jaunes. Il a ses coups de gueule. Là, encore récemment, contre notre cher ministre de la Santé, M. Véran. Donc oui, pour moi, Jean-Marie Bigard, oui, je le vois bien avec un avenir politique. Pas en tant que président, mais en tant que très, très bon conseiller, justement, pour remettre ce président en place et lui dire « Hey, stop, là, tu fais tes conneries. Maintenant, stop, tu te remets dans le droit chemin et voilà.
»
Alors, je ne
sais
pas si vous avez envie de faire
remettre dans le droit
chemin par
Jean-Marie Bigard. Je
pense que ça ferait beaucoup de bien, même à moi, à tout le monde. Vous savez, le problème, ce que dit Antoine. Absolument. Qui a une question pour vous, peut-être ? Eh bien, alors, j'attends la question. Écoutons sa question.
Donc, M. Dupont
-Aignan,
est-ce que vous seriez prêt à tendre la main pour un avenir politique à Jean-Marie Bigard ?
Tout à fait d'accord. Tout à fait d'accord, vous venez de dire. 100%, ça fera beaucoup de bien. Donc, vous allez appeler Jean-Marie Bigard pour lui dire… Non, mais je vais vous dire, je pense qu'il refusera parce que Jean-Marie Bigard, je pense, justement, ne veut pas.
Il
veut garder sa liberté. Donc, d'ailleurs, c'est dommage, en fait, quand on y réfléchit. C'est que des personnalités comme ça, qui pourraient jouer un rôle et sortir de…
une
sorte de confort aussi, parce que c'est aussi un confort de ne jamais être engagé, parce que c'est plus facile. Moi, je pense qu'il faut mêler les gens, qu'il faut… Vous vous sentez une communauté de vieux avec Jean-Marie Bigard ?
C
'est tout, non, mais en revanche, je pense que le problème de fond, je l'ai dit dans mon discours samedi, ce n
'est
pas un homme providentiel qui va sauver le pays.
C
'est de changer le rapport entre le futur président et les Français. C'est pourquoi je crois au RIC, le fameux référendum d'initiative citoyenne. C'est pour ça, moi, dans ma commune, quand j'ai été maire, j'avais organisé un référendum local. C'est pourquoi le général de Gaulle avait donné des grands pouvoirs au président sous la 5e. Mais il y avait une compensation. Il y avait une contrepartie. C'était un référendum. Et d'ailleurs, il est parti quand il a été désavoué. Les autres, ils ont pris les
pouvoirs
et pas de référendum. Donc moi, je suis candidat parce que je veux pas seulement le pouvoir. Le pouvoir pour le pouvoir n'a aucun intérêt. Le seul intérêt du pouvoir, c'est de restaurer la confiance et d'agir. Et je pense qu'on pourra débloquer le pays, sincèrement,
que
si, une fois élu, il y a 5 référendums dans l'année sur les grands sujets. Politique pénale, politique migratoire, politique éducative, politique fiscale. parce qu'on ne redressera pas le pays sans les Français. Vous pouvez mettre n'importe qui, vous pouvez me mettre moi, vous pouvez mettre Mme Y, vous pouvez mettre M. X, de gauche, de droite. Si les Français
ne
sont pas avec lui
pour
l'aider, on n'y arrivera pas à redresser le pays. Et moi, je fais confiance aux Français. J'en suis convaincu que les Français par référendum peuvent donner le bon chemin. Alors, on va justement parler d'un sujet qui pourrait faire l'objet d'un référendum si vous êtes élu président de la République aux côtés de Jean-Marie Bigard, donc on l'a bien compris. Et c'est une question d'Amélie désormais. Nicolas Dupont-Aignan, c'est un sujet qui a mis les gens dans la rue en 2012, porté à l'époque par Christiane Taubira. C'est le mariage pour tous. Écoutez la question. Oui.
Monsieur Dupont-Aignan, à l'époque de la manif pour tous, j'ai le souvenir que vous étiez positionné contre le mariage gay.
Je
serais curieuse de savoir si vous avez changé d'avis. Ça me semble assez incongru de rester positionné sur cette idée en 2020.
Je vais vous surprendre. Depuis 2007, 2007, interview à Têtu, magazine Têtu. J'avais prôné l'union civile
comme
moyen de sacraliser une union,
mais
pas... Alors, je ne vais pas la question qui vous est posée. Mais moi, je réponds à la question, ce que je veux.
Oui, la question qui vous
est posée, c'est Nicolas Dupont
-Aignan. Le président
abrogera-t-il oui ou non le
mariage pour
tous ? Sûrement pas.
La réponse est non à cette
question. Mais je finis. J'ai toujours été sur une ligne qui était l'union civile, oui. En revanche, je ne voulais pas à l'époque du mot mariage pour qu'on ne passe pas à la filiation.
Et
je le dis aujourd'hui, si à nouveau ça se reproduisait, j'accepterais le terme mariage, mais en revanche, je maintiens mon opposition à la filiation.
Mais
c'est clair. L'adoption, oui, mais pas la filiation. Mais
la filiation aujourd'hui n'est pas
automatique. Non, mais l'adoption, mais pas la filiation, c'est-à-dire pas la PMA, pas la GPA. Pour être clair au jour d'aujourd'hui, moi j'appelais ça union civile depuis 2007, donc j'ai toujours été clair, et je n'ai pas manifesté, contrairement à ce qu'elle dit,
je
n'ai jamais manifesté dans la manif pour tous, sauf la dernière manifestation qui était sur la GPA. Vous
parlez de la GPA, les enfants
nés de GPA à
l
'étranger qui sont en
France aujourd'hui, qu'est-ce qu'on en
fait ?
Qu
'est
-ce qu'on en fait
? De toute façon, ils sont acceptés. La question majeure, j'estime que c
'est
l'esclavage des femmes, que c'est une monstruosité, et qu'on n'a pas le droit d'instrumentaliser le corps des femmes et de le faire avec de l'argent. Ça, je maintiendrai. Donc le mariage, oui, c'est maintenant réglé, nous ne rouvrons pas
des
polémiques.
D
'accord,
donc ça,
c'est bien. Maintenant,
c'est
ma position. La filiation, contrairement à
ce
que dit Amélie, c'est ça ? Amélie.
On va parler maintenant de votre vision de l'écologie, Nicolas Dupont-Aignan. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une partie de votre programme qui est pour le moins assez légère. Il n'y a pas énormément de choses à dire là-dessus, à tel point qu'on va diffuser l'intégralité de votre intervention de samedi dernier sur ce sujet, lors
de votre
déclaration.
C
'est
complètement faux. Si vous lisez mon programme sur mon site internet, nous avons un programme écologique énorme. Et je vous ferai remarquer que dimanche, samedi, à mon discours, j'ai été très restreint sur toutes les propositions. Donc, on va déjà
vous réécouter. Comment il s'appelle le
troisième ? Laron, comment il s'appelle ? Le vérificateur ? Oui,
c
'est Vincent. Vincent peut vérifier.
Il
va tout de suite sur mon site internet de Bouloufranç. On va déjà vous réécouter vous-même.
Il
verra qu'il
y a
beaucoup de choses.
Je
protégerai notre agriculture et notre environnement en rompant définitivement, unilatéralement, les accords déloyaux de libre-échange signés par l'Union européenne illégitimes. Je considérerai, chers amis d'outre-mer, nos départements et nos territoires ultramarins exactement de la même façon que la métropole, car ils sont l'honneur et la puissance de la France.
Je
passerai, je passerai de l'écologie spectacle et punitive à la vraie écologie humaine qui se préoccupe avant tout de la santé des Français, de ce qu'ils peuvent manger, de ce qu'ils peuvent subir comme agression, car cette santé aujourd'hui est en danger.
Alors,
pour réagir à vos propos, Nicolas Dupont-Aignan, pour vous interpeller, bonsoir, Camille Etienne. Vous avez 22 ans, vous êtes activiste pour le climat, porte-parole du mouvement On est prêt et vous faites partie de cette génération qui s'est inscrite dans le sillage de Greta Thunberg qui s'est levée, qui a pris à son compte la revendication écologiste en disant que l'ancien monde ne prenait peut-être pas assez en compte les dangers qui pèsent sur la planète. Qu'est-ce que vous avez à dire à Nicolas Dupont-Aignan quand vous l'entendez parler d'écologie
?
Bonjour
déjà.
Et que nous, on est là, on est dans la rue parce qu'en fait on se rend compte que les politiques ne sont pas à la hauteur. Si on suit l'état actuel des choses, on est sur une trajectoire de plus 4 voire 7 degrés selon les projections contrairement aux accords de Paris qu'on a nous-mêmes signés donc on ne tient pas nos propres promesses. Dans votre programme en 2017, l'écologie était quasiment absent. C'est faux ! Ça se résume... Eh bien alors vous allez me dire très bien, ça se résume là en deux phrases donc j'attends de voir très bien. Écoutez, pour les jeunes comme moi qui sont dans la rue et qui font de la politique à leur manière,
dans
le programme il y avait beaucoup de choses mais ce qui est vrai
c
'est que les questions qui m'étaient posées n'étaient jamais dessus.
Alors
maintenant que
je vous la
pose qu'est
-ce que vous faites ? Je suis ravi que vous
me les posiez.
Très bien.
Notre programme, pourquoi je parle des accords de libre-échange
?
Parce que pour la France, candidat à la présidence de
la
République française, la moitié de la production de gaz à effet de serre
qui
est la cause du réchauffement climatique vient des produits importés.
Et
donc on s'est fait plaisir en délocalisant, ce faisant on pollue énormément, la moitié, j'ai amené le chiffre parce que je voulais vous le donner, 421 millions de tonnes
ou
milliards,
ça
doit être MT,
ça
doit être 400, donc la moitié. Ça veut dire que pour moi, il est complètement aberrant de dire on est écologiste
et
signer les accords, le Vietnam, le Mercosur, le CETA et reconnaissez là-dessus que ça fait 15 ans que je dis la même chose. Premier point. Deuxième point, je trouve qu'on se polarise trop sur l'énergie
et
pas assez sur les causes de l'émission de gaz à effet de serre en France. Je prends un exemple.
En
France, notre énergie est électrique produite par le nucléaire qui n'émet pas de gaz à effet de serre. Les grandes émissions, je les ai amenées parce que je répète ça toute la journée et on ne me croit pas. 30,8% les transports et on ne respecte pas du tout. Ensuite, les bâtiments
qui
sont les deux premiers, transports, bâtiments. L'électricité, 5%.
Et
donc, on met tout l'accent sur des éoliennes et des panneaux solaires
qui
ne marchent pas bien. Certains sont utiles pour l'eau chaude, très important. Les panneaux solaires, eau chaude, très performants. Et on oublie complètement l'isolation thermique, on oublie complètement les transports. j'ai fait un grand plan comme en Norvège, je veux qu'on ait le même plan qu'en Norvège pour la voiture électrique parce que là, on aurait une percée. Et je ne comprends pas. Et dernier point, j'ai fini. Je trouve que les écologistes se préoccupent beaucoup du climat, ce qui est très bien, mais qu
'on
ne se préoccupe pas assez de l'affaire de la santé humaine et de toutes les merdes, je le dis très clairement, qu'on mange, qu'on fait manger à nos enfants. J'étais pour l'interdiction des publicités alimentaires dans les émissions enfantines. Depuis toujours, vous pouvez vérifier.
On
va laisser... Voilà.
J'ai un programme, mais je n'en parle pas assez. Je ne suis pas tout à fait d'accord sur les
voitures électriques, mais peu importe. Ce
que je
voulais vous dire, c'est que j'ai vu que vous ne souteniez pas la Convention citoyenne pour le climat. Pourtant, ce que vous êtes... Alors, vous avez fait un article dessus où vous dites que c'est de l'idéologie.
Non, j'ai dit
que dedans, il y avait des gens de... On va laisser... On va laisser... Excusez-moi. Excusez-moi.
Pourtant, les mesures que vous me dites, la rénovation thermique des bâtiments, c'est une de leurs principales mesures. Même dans le processus,
c
'est quelque chose qui a été demandé par ceux que vous prétendez représenter, qui sont les Français qui soutiennent massivement cette Convention. Donc, est-ce qu'aujourd'hui, vous... Alors,
je vais
vous
dire...
Je finis ma question, merci. En tant que président en 2022, est-ce que vous appliqueriez toutes les mesures de la Convention citoyenne pour le climat ?
Alors, pas toutes.
La seule chose que j'ai reproché...
Attendez. La seule chose que j'ai reproché à la Convention citoyenne, c'est que je trouvais que sa représentativité
n
'était pas totale de la population française.
Voilà. Au-delà de la façon où on a laissé désigner.
Au-delà de ça, il y a des mesures que j'ai approuvées. Quand c'est du bon sens, je n'ai pas de raison de dire non.
On
me caricature. Parce qu'en fait, on ne peut pas concevoir
dans
un certain milieu politique ou journalistique, on ne
peut
pas concevoir qu'un type dit de droite gaulliste puisse être pour l'environnement. Mais si vous regardez ce que j'ai écrit depuis des années...
Concrètement, quelles mesures vous n'appliqueriez pas dans la Convention
citoyenne pour le climat écoside ? Sur le
nucléaire, par exemple, je trouve qu'il
y a
une phobie nucléaire complètement stupide parce que le nucléaire est la seule solution pour éviter le gaz à effet de serre.
En
revanche, j'ai toujours demandé qu'on passe à un nucléaire de 4e et 5e génération notamment sans les déchets et sans le risque d'explosion, la fameuse filière thorium que je revendique depuis des années. Je suis un des seuls à soutenir ce passage parce qu'il faut régler la question des déchets.
Donc,
mise à part ça, mise à part ça,
c'est-à-dire que, par exemple, la régulation sur la
publicité sur les produits polluants, vous la metterez en place, la réduction des vols
intérieurs
aussi ? Sur la réduction des vols intérieurs, je pense que ce n
'est
pas le problème essentiel parce que je ne veux pas... Attendez... C
'est
le plus gros polluant. Ce n'est pas le plus gros polluant.
Le
vrai plus gros polluant, ce sont les cargos qui font traverser les mers des milliards de marchandises. sur les vols intérieurs, je veux bien qu
'on
le fasse, mais je veux qu'on le fasse pour toutes les compagnies et pas seulement par Air France. Vous voudriez
quoi ? Vous voudriez qu'on utilise
plus le train, par exemple ? Mais
ça,
on est tous d
'accord. C'est 45 fois plus polluant, le train, et ce n
'est
absolument pas taxé, l'avion.
C
'est-à
-dire
que le kérosène n
'est
pas taxé.
Mais j'étais le seul, figurez-vous, madame. Vous
seriez d'accord sur une taxe sur le kérosène ? Tout à fait. Mais j'étais le seul à contester la fermeture du train de primeur de Perpignan qui a été complètement abandonné. Donc, ce que je demande en matière d'écologie, c'est une cohérence. J'ai l'impression
qu'on en
parle beaucoup,
mais qu'on se donne de la conscience. Eh bien, écoutez, j'ai hâte
que vous fassiez des choses. J
'ai
une dernière chose parce que ça
m'embête qu
'on dise des choses fausses ici sur le processus de la Convention citoyenne pour le climat, sur la représentativité. Moi, en tant que jeune, je me sens mille fois plus représentée par des gens qui ont été tirés au sort où il y a autant de jeunes que
dans la société française. Ils ont été tirés au sort véritablement. Ils
ont été tirés au sort. Il y
a
un huissier qui a regardé la procédure. Ne dites pas de mensonges à la télévision, s'il vous plaît. Je vous laisse tous regarder. Je me sens beaucoup plus
représentée par des gens. Là, laissez-moi finir, s'il vous plaît,
merci. Parce que c'est leur droit.
Oui, alors, ceux qui ont accepté Je me sens plus représentée par eux
que par des gens qui prétendent représenter le peuple et qui, finalement, ont tous plus d'un certain âge, sont tous blancs, sont tous des hommes. Il faut aussi qu'on ose un peu bousculer ça et donc réussir aussi à faire de la politique.
Faites de la
politique active.
La Convention
citoyenne en éteint. La Convention citoyenne
est un moyen de le faire.
Est-ce que la Convention citoyenne n'est pas une autre façon de
faire de la politique, justement ? Non. Faisons des référendums. Osez les référendums. Parce qu'à un moment, c'est le suffrage qui décide. Et la Convention citoyenne, c'est un moyen
pour des gens qui pensent pareil. C'est abouti sur un référendum.
Je dis ce que je pense. Pour des gens qui pensent tous pareil, de contourner le suffrage universel. Donc, présentez-vous aux élections. Il faut le faire. Moi, je l'ai fait aussi très jeune. Présentez-vous. Et vous avez beaucoup de talent. Oui, je pense que... Présentez-vous aux élections. Que c'est bien parti. Organisons des référendums. Mais ne racontons pas d'histoire. La Convention citoyenne
a été un bouillon de culture. Ça a bouilli sur un
référendum.
Ça a été intéressant.
Mais
ce n
'est
pas du suffrage. La seule fois... Moi, je ne respecte que le suffrage universel. On va
parler
maintenant interpellation directe avec Adrien Roard. Merci, Camille Etienne. Je n'en sais quelque chose. Avec de nouvelles questions de nos observateurs citoyens. Une question sur... sur la monnaie. La question très épineuse de la monnaie.
Absolument.
C
'est une question d'Amélie.
C
'est notre chef d'entreprise. Vous l'avez déjà rencontrée par écran interposé. Elle travaille en France. Elle travaille en Europe. Elle a des fournisseurs un peu partout dans le monde. Et c'est une question sur une de vos marottes.
Il
y a entre autres une mesure que je ne comprends pas dans votre programme.
C
'est bien l'entêtement à vouloir revenir aux francs. Pour les entreprises, ce serait un drame. On va retrouver tous les inconvénients qu'on avait à l'époque. Du changement de devise quand on veut travailler avec l'Europe. Parce que l'illusion de penser qu'on va être autonome nous, franco-français, c'est impossible. Le monde a toujours été mondialisé. Qu'on veuille le réformer pour le faire mieux et de façon plus intelligente, évidemment.
Mais
que ça passe par un retour aux francs, je trouve ça totalement régressif.
Alors, proposition régressive. Est-ce que vous assumez la formule n'est pas de moi d'être l'homme du passé ? Et c'est une question technique.
Je
crois
qu
'Amélie devrait relire mon projet parce qu'elle a des vieux souvenirs.
Qui vous collent à la pomme et justement.
Oui, mais je pense qu'il
y a
un vrai problème avec l'euro. Tout le monde le sait. Il n'est pas utilisé au service de l'Europe. Et donc, j'ai proposé en 2017, où j'ai actualisé mon programme parce que j'ai vu les inconvénients d'une sortie sèche de l'euro et j'ai proposé une refonte complète de la Banque Centrale Européenne pour qu'on monétise et que l'euro soit au service des citoyens. Soit nos partenaires l'acceptent et ça permet de garder l'euro, soit ils le refusent et de toute façon, à ce moment-là, l'euro explosera parce que les pays du Sud ne pourront pas assumer sa cherté.
Vous êtes toujours pour un Frexit,
en fait
?
Non. D'abord,
je
n
'ai
jamais été pour un Frexit, contrairement à ce que vous dites. C'est extraordinaire parce qu'on vous colle à la peau des choses et on ne peut pas avoir de pensées un peu équilibrées dans notre pays. J'ai toujours dit que cette Union européenne ne marchait pas
et
j'ai proposé même un traité simplifié où on rend aux nations beaucoup de compétences, contrôle des frontières, gestion du budget, suppression des travailleurs détachés, égalisation des conditions de charge, lutte contre l'évasion fiscale et qu'ensuite,
on
utilise l'Europe uniquement pour des projets de coopération industrielle, scientifique, environnementaux qui permettent de lutter contre la Chine et les États-Unis, mais qu'on arrête cette machine folle qui ne marche pas. Et là aussi, tout de suite, ceux qui ont tellement peur qu'on change les choses vous disent « Ah, il veut tout casser, etc. » Je suis pour l'Europe des nations libres et des projets. Alors justement,
je
crois en la démocratie. Voilà. Et je m'aperçois d'ailleurs, rapidement, qu'on me critiquait beaucoup, la souveraineté, c'était ringard, machin. Je vois même que Emmanuel Macron est souverain. Alors, il ne sait pas de quoi d'ailleurs. C'est ça son problème. Mais la souveraineté, c'est la liberté et au moment de la crise sanitaire avec les médicaments qu
'on
ne produisait pas en France, on s'en est aperçu.
Une autre question.
C'est une question de Vincent, notre juriste fact-checker. Et là, pour le coup, il a envie de vérifier
Nicolas Dupont-Aignan, vous estimez que la France donne trop d'argent à l'Union européenne et c'est vrai que sur son budget, la France verse à l'Union plus que ce qu'elle reçoit. Sauf que s'arrêter à ce seul calcul, c'est très réducteur, je trouve. Et c'est surtout être malhonnête parce que plusieurs études internationales, en réalité, ont montré que chaque Français paie 200 euros par an à
l
'Union européenne, mais en gagne entre 1 000 et 2 000 grâce aux apports du marché intérieur. Alors Nicolas Dupont-Aignan, ma question, elle est très simple. Comment pouvez-vous encore dire que la France y perd financièrement à être dans l'Union européenne
?
La question simple, réponse simple. Oui,
mais
permettez-moi de répondre quand même. Je vous en prie, on ne
l
'interdit pas. C'est une réponse, c'est tout à fait symbolique de l'arrogance, de la malhonnêteté intellectuelle,
de
gens qui donnent des leçons à la Terre entière, mais qui, et certains, n'est pas ouvrier à Béthune, chez Bridgestone, parce que quand on s'aperçoit que l'argent qu'on verse à l'Union européenne et qu'il va augmenter en 2021 de 5 milliards,
c
'est-à-dire que le delta, on verse
en
gros 10 milliards de plus que ce qu'on reçoit, sert en
plus... Ça
dépend des années. Non,
non.
Tous les années, entre 5 et 10. Et ça ne fait qu'augmenter. Regardez tous les chiffres. Et cet argent sert à quoi ? À subventionner les délocalisations en Pologne. L'entreprise Bridgestone a reçu 24 millions d'euros. Il peut vérifier, le célèbre vérificateur. 24 millions d'euros, avec une partie de nos impôts, pour aider Bridgestone à investir 240 millions dans une usine en Poznan,
en
Pologne. Alors, moi, si monsieur est ravi que l'argent des Français serve à l'emploi en Pologne et les délocalisations, qu'il aille voir les ouvriers des usines délocaliser, il changera d'avis. Aujourd'hui,
nous
dépensons de l'argent qui pourrait être mieux utilisé en France pour notre système de santé, pour baisser les charges de nos PME, pour récompenser les Français qui travaillent. Et moi,
mon programme est
très clair, il n'y aura pas un centime de l'Union Européenne supplémentaire. Nous devons revenir à l'équilibre. Ça, c'est un engagement de campagne et nous rendrons les 10 milliards perdus aux Français.
Et je vous dis, ça fera des lits de
réanimation, du salaire pour les infirmières et de l'argent pour les policiers.
Une nouvelle interpellation, Nicolas Dupont-Aignan. Merci, Adrien, pour les questions des observateurs citoyens. Nouvelle interpellation avec la question de la veille. Hier, l'invité de votre instant politique... Ah, c
'est
tous les soirs. Ah, c'est tous les soirs. Oui, bien sûr. C'était... Ah ben oui, on travaille. C'était Frédéric Pechenard et justement, le vice-président de la région Île-de-France avait une question concernant votre positionnement concernant l'Europe. On l'écoute.
Comment est-ce que, M. Dupont-Aignan, vous faites coïncider votre volonté, en tout cas affichée, d'améliorer la sécurité en France,
tout
en critiquant systématiquement et en vous opposant à l'Europe ? C'est une contradiction que je ne comprends pas et je vous pose la question, comment résolvez-vous cette contradiction
? Réponse
courte. Moi, ce que je ne comprends pas et c'est la contradiction des républicains, des dirigeants, c'est que, justement, M. Pechenard a soutenu toutes les suppressions de frontières, tous les traités. Je me suis opposé au début de ma carrière politique, je venais d'être élu député au fameux traité d'Amsterdam avec Charles Pasqua et d'autres, Philippe Séguin et ce traité d'Amsterdam a tout ouvert et le résultat, c'est l'insécurité de notre pays. Donc, M. Pechenard est complètement has-been. Il est pour l'ouverture des frontières. C'est pour ça, d'ailleurs, que les électeurs républicains ont fui les républicains. C'est pour ça qu'il
y
en a beaucoup qui sont partis au Rassemblement National. C'est pour ça qu'il y a beaucoup qui sont partis à debout la France et j'appelle les électeurs républicains qui restent et qui ne veulent pas, justement, de cette politique d'ouverture à tout va à me rejoindre parce qu'en fait, vous savez, il n
'y
aura quasiment pas de candidats républicains à la présidentielle. Et je lance un appel républicain qui ne veulent pas rejoindre Macron. Rejoignez-moi, aidez-moi.
La
face, dans votre instant politique, la séquence droit de suite avec Valérie Astruc, journaliste au sein du service politique de France Télévisions. Bonsoir, Valérie. Bonsoir. Vous avez regardé l'émission.
Absolument.
Et vous avez des questions.
Absolument. Alors, on vous a entendu, Nicolas Dupont-Aignan, vous, président, ce que vous feriez sur les masques, sur le terrorisme, sur le climat. Si vous êtes président, donc vous, président, que feriez-vous sur l'international ? Est-ce que vous rencontreriez l'opposante biélorusse Tselislana Tikhanovskaya, comme l'a fait aujourd'hui Emmanuel Macron à Vilnius
? Je
ne suis pas sûr. Je ne sais pas. Franchement, je ne sais pas là-dessus. Ce que je ferai en revanche, c'est que je rétablirai des relations diplomatiques avec la Syrie. Je soutiendrai en Libye les opposants aux
mercenaires. On est un
petit peu loin, là.
On parle de la Biélorussie. Je vous
parle de ce qui me paraît important.
Et
ce qui me
paraît important... Parce que vous
pensez que ce n
'est
pas important,
la
Biélorussie ? Ce qui se passe en Biélorussie ?
C
'est important. Mais ce qui me paraît important, c'est de nouer une belle alliance avec la Russie. C'est... Nos intérêts sont communs. Le vrai danger aujourd'hui pour la France, c'est la déstabilisation du Moyen-Orient. Le vrai danger pour la France, c'est ce qui se passe en Libye, où le président Erdogan est en train d'installer des mercenaires anciens de Daesh qui déstabilisent tout le Maghreb. Et je pense qu'on occupe l'actualité avec l'opposante biélorusse d'un petit pays sympathique, mais c'est une affaire intérieure. Donc,
l'allié Mipotin est votre allié
et l'allié de la France ?
Bien évidemment. Et je pense, comme les États-Unis sont l'allié de la France, et je pense que l'enjeu
pour la France... Donc, finalement, on veut
le faire comme Emmanuel Macron qui veut se poser en médiateur, justement. C'est ce qu'il a dit, par exemple, aujourd
'hui, à Vilnius.
Je préférerais qu'Emmanuel Macron s'occupe de bloquer M. Erdogan en Libye, où on est en train de déstabiliser le continent africain et le Maghreb qui est si important pour l'équilibre de la France, plutôt que de jouer les intermédiaires
pour les affaires biélorusses.
Quitte à ce que M. le président turc renvoie tous les réfugiés qui sont basés en Turquie et que l'Union européenne d'ailleurs finance pour qu'ils restent là-bas et non pas... L
'histoire
nous a appris
que
quand on cède aux dictateurs, notamment M. Erdogan, sur tous les sujets, et qu'on finance ce monsieur qui met en prison tous ses opposants, qui déstabilise la Libye et donc à terme l'Afrique, je pense qu'on ne gagne jamais à céder au chantage.
Et je regrette que la
France, je finis juste, et je regrette que la France ait cédé à Mme Merkel qui, de sa libre initiative, a accordé des sommes considérables à M. Erdogan, ça l'a renforcé
et
ça nuit à l'équilibre de l'Europe. Donc je pense que, plutôt que d'aller jouer les... faire le malin en Biélorussie, je pense que M. Macron aurait mieux fait de s'occuper des affaires graves en Méditerranée.
Vous dites quand même qu'il ne faut pas céder au dictateur. Alors est-ce qu'il faut céder du coup à celui dont on parle qui est le président Lukashenko, le président biélorusse ? Est-ce qu'il faut céder aussi à Vladimir Koutin qui n
'est
pas un parangon de démocratie ? Non, mais deux choses.
La Biélorussie, ce n'est pas l'affaire essentielle pour la France.
C
'est une affaire intérieure d'un petit pays. On peut jouer un rôle. Il ne s'agit pas de dire que le président élu a tous les droits ni de balayer son opposante. Mais la politique spectacle, M. Macron en bras de chemise à Beyrouth, on a vu le résultat. C
'est de la gérance
? Non, c'est du spectacle,
de
la communication. Et moi, j'attends d'un président de la République sur les affaires internationales, qu'il rétablisse la voie de la France indépendante, qu'il s'occupe de la poudrière du Moyen-Orient et de l'Afrique où nos soldats tombent aujourd'hui, car ça ne sert à rien d'envoyer nos soldats mourir au Mali si on accepte que Erdogan installe des djihadistes en Libye. Et je mets
en
garde... Vous pensez qu'on doit sortir du Sahel
?
Non, je dis qu'on doit avoir dans la vie ce que le général de Gaulle demandait, une politique cohérente.
Et
qu'on ne peut pas envoyer nos soldats à la mort au Mali si parallèlement on est faible en Libye.
Parce
que ce qui se passe en Libye, je le dis avec
toute,
comment dire, mon inquiétude, est extrêmement grave pour l'avenir de nos partenaires au Maghreb. Et moi, vous savez, je suis hanté depuis des années
par
la déstabilisation du Maghreb.
On
a besoin d'une belle relation avec le Maghreb. Tunisie, Algérie, Maroc. C'est vital pour l'avenir de la France et l'avenir de l'Afrique. Et ce qui se passe aujourd'hui est extrêmement grave. Alors, je n'aime pas la politique spectacle. Je trouve que le président Macron fait du spectacle alors qu'il devrait s'occuper... Vous l'avez déjà dit. Dernière question, Valérie.
Dernière
question. On vous a entendu tendre la main à Jean-Marie Bigliard. Il y a aussi Didier Raoult. On parle aussi... Oui, que j'aime beaucoup. De beaucoup de... Voilà, vous l'aimez bien. Tout le monde donc spécule sur de possibles outsiders pour la présidentielle. Par ce vent de dégagisme, est-ce que vous vous considérez, vous, comme outsider alors que ça fait la troisième fois que vous êtes candidat à la présidentielle et que vous êtes dans le paysage politique depuis plus de 20 ans ?
Eh bien, je vais vous dire. Je vais vous surprendre. Les journalistes et le milieu politique pensent que je ne suis pas un outsider.
Mais
les Français pensent que je suis un outsider. C'est-à-dire que moi, je
n
'ai jamais gouverné. J'ai toujours été cohérent
et
j'ai refusé les choix qui ont été faits.
On
peut me critiquer, mais reconnaissez le mérite d'une certaine
cohérence. C'est
ce que dit Marianne Le Pen.
Ma cohérence, oui.
Sur elle-même.
Sur elle-même. Mais c'est tout à fait libre à elle de le dire et c'est vrai. Et je propose un projet capable
à
la fois de rompre avec ce système
mais
de rassurer les Français qui ne veulent pas partir à l'aventure. D'accord. Et je crois que je suis au bon centre de gravité entre la force du Rassemblement national qui sait ma sincérité et la force des Républicains qui est orpheline. Très
bien.
Et ça, c'est le ticket gagnant pour battre Macron.
Merci Valérie Astruc. La prochaine question, Nicolas Dupont-Aignan, c'est vous qui allez la poser. Vous allez la poser à notre prochaine invitée.
Et
c'est Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris, pressentie pour prendre la tête de liste au régional pour le compte du PS. Qu'est-ce que vous aimeriez lui demander ? Votre caméra, elle est là. Adressez-vous, dire à Thomas-Relle. Ah, j'ai une question.
D'abord, je la préfère en opposant de politique qu'en journaliste.
Parce
que je me demande si en fait, le passage des journalistes à la vie active politique n'est pas responsable
d
'un certain discrédit des médias. Mais dans son cas, je pense que c'est mieux parce que ça se voyait trop, son engagement politique quand elle était journaliste. Bien que je respecte la personne. Alors moi, j'ai envie, je lui souhaite bonne chance et j'ai envie de lui, dire, dans la vie, il vaut mieux choisir. Et je pense qu'elle a fait le bon choix, peut-être un peu trop tardivement parce que de plus en plus, elle était devenue très engagée. Et j'aimerais juste
qu
'au fond de sa conscience, elle se demande
est
-ce que je n
'ai
pas raison
?
Merci Nicolas Dupont-Aignan. On ne va pas réagir à la critique faite à l'ensemble
de notre...
C
'est pas une critique à
l'ensemble de
notre
profession.
C
'est pas une critique sur la profession.
Qu
'on soit clair. Il
n'y a pas de démocratie sans journalisme
indépendant et impartial. Et j'ai un grand respect et je veux créer des fondations pour soustraire les journalistes à l'influence de l'argent. Il n'est pas normal que nos médias appartiennent à des oligarques.
Ce qui n'est pas le cas pour nous, pour le
service public. Le
service public,
en contrepartie, doit être d'une indépendance
totale. Merci. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan