"Je veux améliorer les services publics, pas les détruire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour David Damiel et merci d'être avec nous ce matin sur France info. Le budget reste au cœur de l'actualité politique. On va en parler évidemment dans quelques secondes.
Mais d'abord si je vous dis afouera, ça vous parle ? Ah ben je sais ce que ça veut dire mais ça ne me parle pas parce que je pense que ce n'est pas la bonne manière de considérer nos services publics. Moi quand j'ent je traduis pardon quand même pour nos auditeurs, c'est le mot d'ordre de Ravir Miley le président argentin qui a fait des coupes tout à fait considérables dans les défenses publiques aussi dans les postes de fonctionnaires. 50000 fonctionnaires en moins en en 18 mois.
Vous en tant que ministre de la fonction publique ça ben moi je veux améliorer les services publics. Je veux pas les détruire ni à la tronçonneuse ni autrement. Donc euh je sais ce qui se passe en Argentine qui n'est quand même pas dans une situation comparable avec euh la France, loin de là.
C'est un pays qui est en faillite depuis euh des décennies qui a basculé dans une crise considérable depuis les années 1990. Mais non, je pense que c'est loin d'être un modèle pour la France. Selon les derniers chiffres de l'INC, 16000 fonctionnaires ont été recrutés au premier trimestre.
On dit souvent que c'est une des pistes d'économie qu'il faut pas s'interdire de de regarder. Est-ce que vous concédez qu'on pourrait faire des efforts en terme d'embauche ou euh de limitation du nombre d'embauches de fonctionnaires ? Oui, bien sûr.
C'est ce que d'ailleurs prévoit le projet de budget puisque le budget pour l'année 2026 prévoit une réduction d'un peu plus de 3000 emplois public. Voà, on vient d'en embaucher 16000 donc on en est très loin parce que vous avez des embauches aussi dans les collectivités territoriales. Là, c'est pas l'État qui décide, ce sont les collectivités locales qui font leur propre choix.
Mais ce que l'État propose pour lui-même pour l'année prochaine, c'est une baisse de 3000 emplois publics avec des embauches, ministère de l'intérieur, ministère de la justice aux armées parce qu'on a besoin de militaire, on a besoin de plus de policiers sur le terrain, on a besoin de personnel de justice pour désengorger les tribunaux mais dans le reste des ministères, on fait des économies considérables et ça permet au global d'avoir une baisse des agents de l'État l'année prochaine. Vous citiziez la fonction publique territoriale, les collectivités locales, elle ne joue pas le jeu ? Mais c'est le choix des maires des présidents de région, des présidents de conseils départementaux et moi je crois à la libre administration des collectivités locales, c'est elle de faire l' Pardon quand même David Damiel sur le sujet quand on regarde les chiffres, ils sont quand même assez parlants.
L'augmentation du nombre de fonctionnaires au niveau de l'État ces 20 dernières années, elle est très modeste. En réalité, c'est moins de 10 %. C'est 40 50 % dans les collectivités.
C'est plus d'un million de fonctionnaires, je crois, embauché ces ces 20 dernières années. Est-ce que quand même il y a pas un peu un dérapage ? modulo la question de la libre administration.
J'entends ce que vous dites. Vous avez raison de rappeler effectivement ces chiffres. Vous avez raison de rappeler surtout que l'État fait des efforts considérables depuis de nombreuses années.
C'est souvent peu dit. On prétend d'ailleurs même souvent l'inverse. On continue à faire des efforts considérables.
Quand vous regardez le budget pour l'année 2026, on aura jamais eu autant d'économie dans l'État avec un niveau absolument historique d'effort qui est consenti. Ensuite, les collectivités locales sont administrées de manière libre. c'est elles de faire leur choix entre les investissements, les embauches, c'est pas au ministre de le décider à leur place.
Quand vous regardez sur longue période, ce qui est quand même intéressant, c'est que vous voyez la part de l'emploi public dans l'emploi total en France qui a plutôt tendance à baisser. Ce n'est pas là qu'est la raison de l'augmentation de la dette considérable depuis plusieurs décennies. C'est bien plutôt sur la question des retraites ou des hausses de maladie.
Vous avez raison de rappel. Mardi, trois syndicats de la fonction publique ont lancé un appel à la grève notamment sur la question des rémunérations. Vous vous aviez appelé de vos vœux à une réflexion global sur la question des salaires.
Justement, vous leur dites quoi ? Les salaires sont trop bas, vous le reconnaissez ? Bah, on sait que dans le contexte actuel, on pourra pas avoir une augmentation générale l'année prochaine des rémunérations dans la fonction publique.
Tout le monde connaît la contrainte budgétaire dans laquelle on est. Mais je crois crois je crois en revanche je crois en revanche qu'il y a beaucoup de choses que l'on peut faire pour améliorer la vie quotidienne des agents publics, y compris sur des choses qui pèsent lourdement sur leur pouvoir d'achat. Je pense particulièrement à la question du logement qui grève le pouvoir d'achat de très nombreux agents publics.
Quand j'étais député, j'avais porté une proposition de loi pour améliorer l'accès au logement pour les travailleurs de première ligne, les aides soignantes, les infirmières, les policiers, les enseignants qui souvent habitent à 1h 2h de leur lieu de travail qui d'ailleurs jettent l'éponge parfois pour cette raisonlà. Et bien moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse rapprocher ces agents publics de leur lieu de travail. J'y travaille avec mon collègue Vincent Jean-Brun qui est ministre du logement, avec Laurent Panifous qui est ministre des relations avec le Parlement pour que l'examen de cette proposition de loi puisse reprendre au plus vite.
Ce sera le cas dans les tout prochaines semaines. On entend votre point sur il faut leur faciliter notamment les questions de logement, de transport et cetera. Mais quand on voit quand on regarde les grilles de salaires, quand on voit que dans certaines professions et là notamment dans la territoriale, d'ailleurs dans la fonction publique territoriale des des fonctionnaires qui ont des salaires à 1003 1400 € par mois, 1006, bon avec des perspectives d'évolution qui sont quand même assez modestes des d'évolution salariale.
Est-ce que il y a quand même pas structurellement un sujet de salaire, un problème de salaire ? Mais là où vous avez raison, c'est qu'il y a un sujet structurel de manière générale pour nos finances publiques. C'est la raison pour laquelle il faut qu'on puisse dans les années qui viennent, on aura l'occasion, je pense, de discuter du budget, pouvoir faire des économies dans un certain nombre d'endroits.
Je travaille comme ministre aussi chargé de la réforme de l'État à faire des économies importantes sur beaucoup de gaspillage d'argent public dans le domaine des achat public dans le domaine de l'immobilier où beaucoup n peu ou mal géré pour pouvoir aussi investir dans les services publics pour pouvoir recruter pour pouvoir effectivement faire des revalorisations. Il y en a eu ces dernières années pour les enseignants notamment les jeunes enseignants. Il y en a eu dans la santé.
C'était ce qu'on avait appelé le séure de la santé suite à la crise sanitaire. Mais vous avez raison, il encore d'autres professions. Mais pour cela, il faut qu'on puisse réaliser des économies parce que vous connaissez la situation de nos finances publiques.
Alors, votre dossier du moment dans la fonction publique, c'est de mettre de l'intelligence artificielle en son sein. Vous avez noué un partenariat avec l'Allemagne et aussi notamment avec l'entreprise Mistrale. Expliquez-nous concrètement, simplement, ça va servir à quoi ?
Bah d'abord, moi je ne supporte plus qu'on dise qu'il faut soutenir des champions européens tout en bibrenant avec de l'argent public des entreprises situées hors d'Europe, aux États-Unis, en Chine, ailleurs. Président de la République porte l'idée de préférence européenne, c'est-à-dire que la commande publique européenne servent d'abord les entreprises européennes. Ce qu'on a fait à Berlin, vous avez raison de le rappeler, c'est un sommet organisé par le président de la République et par le chancelier allemand.
Mais concrètement dans l'administration, dans la fonction publique, ça va changer quoi ? Et ben, on s'est mis d'accord avec les Allemands pour dire qu'ensemble, on allait travailler avec nos deux champions, un champion français Mistral de l'intelligence artificielle, un champion allemand de l'informatique SAP pour pouvoir numériser, digitaliser, automatiser beaucoup de procédures. C'est quand même fou.
Aujourd'hui, vous avez des agents publics qui ont accès à leur domicile à des instruments auquels ils n'ont pas accès à le lieu de travail. C'est plus simple chez soi d'organiser ses vacances avec le chat par exemple de Mistral ou d'autres que je ne citerai pas sur votre plateau que d'organiser au travail la prise en charge de ces factures, la relecture des dossiers la synthèse documentaire. C'est ça qu'on va déployer déjà 10000 agents publics.
Sauf que ça c'est fait par des gens aujourd'hui bien souvent. Mais justement, ce sont des gens qui en ont marre de cette paperace de ces procédures. Personne n'est devenu policier pour taper à l'ordinateur des procédures à non plus finir.
Personne n'est devenu enseignant chercheur. C'est libéré du temps pour les agences. Exactement.
Personne n'est devenu enseignant chercheur pour passer sa vie à remplir des appels à projet pour obtenir des financements. On est devenu enseignant chercheur pour faire de la recherche et pour enseigner. au service des agents pardon dans leur quotidien avec l'aide de robot de logiciel plus performant s'il simplifie un petit peu.
Ça peut pas aller jusqu'au contact du public. On va pas se retrouver demain à la Poste ou à Pôle Emploi avec un logiciel un robot conversationnel à la place d'un agent. Mais surtout ce que ça doit permettre de faire c'est justement de libérer du temps aux agents pour qu'ils passent eux plus de temps au contact du public.
Un enseignant chercheur, je le disais, il veut passer plus de temps avec ses élèves, par exemple, il veut passer plus de temps avec ses collègues pour rechercher. Il veut passer plus de temps à discuter, échanger avec l'extérieur, pas à être tourné vers des procédures à n'en plus finir. C'est ça que l'intelligence artificielle doit permettre de faire.
Vous avez aujourd'hui dans la justice des tribunaux qui sont engorgés, des procédures qui n'en finissent plus. Et bien il faut pouvoir simplifier la vie entre des greffiers dans les tribunaux et là aussi le trè conrètement donc les greffiers les toutes les toutes les étapes administratif au tribunal les greffiers les policiers pour la prise en compte des auditions les enseignants chercheurs pour les appels à projet tous ces métiersl pe être considérabl vous parle de de sujets sensibl vous parlez de la justice vous parlez de la police potentiellement d'autres sujets c'est quand même sensible ça veut dire que ces données potentiellement elles transiteraient par l'application d'une entreprise privée. Non, ces données surtout elles resteront en Europe et les critères seront extrêmement strict en matière de souveraineté, en matière évidemment de respect des aujourd'h sont des entreprises qui développent des données des données individuelles.
Mais vous avez déjà plein d'entreprises dans l'État qui travaillent pour numériser les procédures. Ça c'est normal. Ce qui compte, c'est les critères et les exigences qu'on met pour contrôler l'usage des données, pour s'assurer qu'elles ne partent pas aux États-Unis, pour assurer nos souverainetés et tous les partenariats que l'on fait avec des entreprises ont des critères de souveraineté beaucoup plus strict.
Commen déjà, bon, on est en train évidemment d'y travailler sur contrat par contrat. En réalité, ça permet aussi de faire des économies considérables de temps et euh de pouvoir précisément remettre aussi des agents publics sur le finance publique. Est-ce que à terme on peut se dire mécaniquement enfin c'est comme dans les dans les usines à l'ancienne.
Bon quand on est arrivé à la machine ça a supprimé des postes de des postes d'ouvriers. Est-ce que ça va pas faire la même chose dans la fonction publique ? Ce que ça va surtout permettre de faire c'est de redéployer des agents publics au contact des citoyens.
Et c'est ce que je crois on a besoin de faire. On a besoin d'avoir plus de policiers sur le terrain, moins dans les bureaux. On a besoin d'avoir plus d'enseignants chercheurs au contact de leurs étudiants, moins à remplir des procédures à nant plus finir.
On a besoin des greffiers puisque je reprenais cet exemple à l'instant qui peuvent s'intéresser au contenu des procédures des magistrats qui peuvent passer plus de temps à entendre, à recevoir, moins à traiter ces procédures internes. Je crois que c'est vraiment ça que ça permet de faire. pour bien pour l'ffcé ces outils, ces instruments, on comprend qu'ils soient extrêmement pratiques et nécessaires aujourd'hui, mais ils peuvent pas être développé par l'État en interne, ils sont on est obligé de faire appel à des entreprises privées, on a plus cette capacité là.
Bah, on a sur le numérique effectivement comme dans d'autres domaines, on peut avoir et on doit avoir recours à des entreprises françaises européennes. En interne, c'est impossible, pardonnez-moi, mais c'est c'est une question de souveraineté, c'est une question de sécurité par rapport aux données ? Mais pour reprendre l'exemple de l'intelligence artificielle, je crois pas que ce soit le rôle de l'État de créer des modèles de langage.
D'ailleurs, dans le monde entier, personne ne fait comme ça. Aux États-Unis, c'est pas l'État fédéral qui a créé Open AI. En Chine, ce n'est pas l'État chinois directement qui a créé les procédures d'intelligence artificielle.
C'est une entreprise qui s'appelle dipsic. C'est normal, c'est le rôle des entreprises que d'innover, d'inventer, de produit. Quand ton l'État achète, je n'en sais rien, de euh des chaises, il ne les produit pas en interne.
Vous voyez ce que je veux dire ? Quand il achète des moins d'UV souveraineté sur une chaise que sur un sur matière mais en matière de défense, c'est pas l'État qui produit les tanks, les missiles contractent avec des entreprises privées. En revanche, elles sont françaises, elles sont européennes et en matière de défense, on s'assure qu'il y a des critères de souveraineté.
Bah oui, il sera pareil dans le numérique comme en matière de défense. Faut s'appuyer sur le secteur privé européen qui innove, qui investit en lui fixant des exigence très strict de souveraineté. David Damiel, vous restez avec nous.
On va évoquer la la question du budget, on l'a évoqué en filigrane au début de cette interview. On va rentrer dans le dur juste après l'info en une minute. Il est 9h15.
Voici Dian Ferchit. Le bilan s'alourdit en meurtelle. Cinq morts dans un incendie cette nuit à neuf maisons.
Les victimes sont un couple soixantaine d'années. Leur fils ainsi que deux amis âgés de 17 à 20 ans. Une personne est également blessée.
Elle se trouve en urgence absolue. Un setto génier placé en garde à vue à Moissac dans le tarnet Garonne. L'homme a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella.
Le président du rassemblement national était en séance de dédicace. Il n'a pas été blessé. Une plainte a été déposée en son nom et au nom du RN.
Nouvelle attaque près de Kief. Au cours de la nuit. attaque de drones russes, un mort et 11 blessés.
Un peu plus tôt, l'Ukraine avait revendiqué l'attaque en mer noire de deux pétroliers appartenant possiblement à la flotte fantôme russe. Et dans ce contexte, de nouvelles discussions sont prévues aujourd'hui en Floride entre représentants ukrainiens et américains. Emmanuel Macron recevra lui demain à Paris Volodimir Zelenski.
Marseille reste 2e de Ligue 1 de Football ce matin après son match nul de partout face à Toulouse. Le PSG s'est incliné à Monaco 1 à 0 suite fins de la 14e journée avec notamment ce déplacement de lance. à Anger en quatre victoires.
Les 100 et or pourraient prendre la tête du championnat coup d'envoi à 17h15. France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon Lecat et nous sommes toujours avec Dam David Amiel pardon ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État. On va parler du budget qui est actuellement en examen au Sénat et de l'actualité d'hier, les sénateurs ont rejeté la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
C'était l'une des principales propositions du gouvernement qui espérait dégager 4 milliards d'euros de recette dans son projet initial de budget pour 2026. Alors, c'est pas définitif, il y aura une troisème lecture du budget, mais quand même, est-ce que vous regrettez cette suspension au Sénat hier ? Non, mais le Sénat exprime ses positions, mais vous avez raison de le rappeler, ce n'est pas le vote définitif de manière générale parce que je crois qu'il y a quand même beaucoup de confusion depuis euh plusieurs semaines.
C'est très important de rappeler queun budget c'est c'est la navette parlementaire, il commence à l'assembler, il va au Sénat, commission expitaire et assemblé à nouveau. Non mais vous avez raison de le rappeler parce qu'il y a de très très nombreuses étapes et on rentre pour le coup maintenant dans le dur puisque pour reprendre une expression un peu familière, il y a beaucoup de brouillons et maintenant il va falloir que le parlement écrive au propre et c'est avec le budget de la sécurité sociale qui revient à l'Assemblée nationale, le budget de l'État qui reviendra ensuite qu'on tranchera de manière définitive que le parlement tranchera sur ce qui restera à partir du 1er janvier, ce qui deviendra réalité et puis si ces textes ne sont pas votés, si le budget de la sécur sécurité sociale n'est pas voté dans sa version définitive. Si le budget de l'État n'est pas voté dans sa version définitive, alors toutes les mesures que l'on a pu évoquer, que l'on a pu adopter à un moment ou un autre de la procédure disparaître.
Mais pardonnez-moi, mais on narrive pas à comprendre à quoi il va ressembler ce budget à la fin. C'est effectivement pas une surprise qui ressorte un peu plus à droite au Sénat étant donné que la majorité est plus à droite. Mais la version finale, elle ressemblera à quoi de ce budget ?
Ben, c'est ce qui va désormais se négocier dans euh les prochains euh jours. Ce qui est très important et je de redire, si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté dans euh les 10 jours qui viennent, alors il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites continuera à s'appliquer à partir du 1er janvier comme avant. Et il y aura une augmentation massive du déficit de la sécurité sociale.
Si on n'est pas capable de voter le budget de la sécurité sociale, alors son déficit passera à 29 milliards d'euros. C'est un montant absolument considérable. trou de la SQ sera deux fois supérieur au budget du ministère de la justice pour donner un ordre de grandeur.
Donc ceux qui sont attachés à l'équilibre de la sécurité sociale et ceux qui à gauche ont demandé la suspension de la réforme des retraites doivent permettre pour que ça devienne réalité que ce budget de la sécurité sociale soit adopté. David Damiel, il vaut mieux une loi spéciale plutôt qu'un budget qui continuera à déclasser la France et à appauvrir les Français. C'est Bruno Rotaillot qui disait ça ces jours-ci dans le le Parisien aujourd'hui en France.
Ça laisse penser quand même que LR ne va pas forcément vous aider beaucoup sur les dernières lignes droites de ce budget. Vous savez, je ne comprends pas qu'on puisse être de droite et appeler à une loi spéciale parce que la loi spéciale c'est la loi la plus antirégalienne qui soit par ce qu'il disent c'est qu' c'est que le budget en l'état est bien pire qu'une absence de budget. Mais la loi spéciale elle fait quatre victimes.
D'un coup budget du ministère des armées pourra pas augmenter. Chacun voit bien le contexte militaire dans lequel on est. On pourra plus recruter, on pourra plus lancer une nouvelle commande.
Budget du ministère de l'intérieur, budget du ministère de la justice et déficit public à fait exactel. Loi spéciale, ça c'est une loi qui est temporaire. Après, il y a un nouveau vote de de de budget qui peut prendre un peu plus de temps mais comme ça s'est passé comme ça s'est passé cette année.
Bah vous dites là quelque chose d'important. Donc vous dites lo spécial c'est simplement gagner quelques semaines mais dans ce cas-là on revient à la même situation, on aura le même parlement. Donc vous voyez, c'est pour ça qu'il faut pouvoir s'entendre maintenant parce que y compris si c'est euh pour quelques semaines, c'est un coût considérable.
On l'a vu l'année dernière, c'était plus de 12 milliards d'euros qui ont été perdus l'année dernière à cause de la loi spéciale qui aurait été quand même bien plus utile au service des Français. Je le redis, la loi spéciale, c'est une loi profondément antirégalienne. C'est une loi qui affaiblit notre pays, qui l'affaiblit dans toutes ses dimensions depuis les armées jusqu'à sa souveraineté financière.
Et c'est la raison pour laquelle il faut qu'on puisse avoir un budget avant le 31 décembre. Les socialistes ont très peur que dans le budget final, ils ne retrouvent pas tout ce qu'ils ont obtenu grâce aux négociations avec vous notamment. Ils disent dans le Parisien notamment Boris Valot qui prévient ça peut mal se terminer et désormais il n'écarte plus l'utilisation du 493.
Ça vous semble indispensable pour réussir à faire passer un budget ? Vous savez, depuis le début gouvernement Sébastien Lecnu, Amélie de Montchalin ont tenu leurs paroles, y compris quand c'était difficile et je pense à la question de la suspension de la réforme des retraites. Donc ils vont tenir leur parole sur l'absence d'utilisation du 493 jusqu'au bout.
Donc il faut maintenant il faut maintenant que chacun fasse un pas. Gouvernement a fait des pas importants, il continuera à le faire. Le premier ministre reçoit, vous l'avez rappé.
Moi non plus David Dami le 493 il faut exclure de l'utiliser. Là les socialistes ouvrent la porte. C'est eu qui avaient demandé à ce que vous ne l'utilisiez pas.
Le premier ministre dès sa nomination a renoncé à l'usage du 49 mar redonner pour redonner la main au Parlement parce que vous savez on était très habitué depuis des décennies à une situation de majorité absolue qui était très confortable pour tout le monde tous les pouvoirs au gouvernement ça donnait toute l'irresponsabilité aux oppositions qu'ell soi d'ailleurs gauche chacun prend ses responsabilités moi je crois qu'on peut obtenir un vote à l'Assemblée nationale. dans les prochains jours. Il y a des étapes où on a réussi à l'obtenir.
Je pense au début de l'examen du projet de budget pour la sécurité sociale. Il faut pouvoir le faire. Je crois que ce serait un geste très important pour la démocratie parlementaire.
Est-ce qu'il faut d'un tout petit mot redonner encore un certain nombre de de de voilà de de victoires au socialistes où est-ce qu'on s'arrête là ? Ça suffit. Bah chacun doit faire un pas.
Maintenant, il est vrai que ça ça peut pas ça ne peut pas être toujours plus, mais il y aura dans les prochains jours des négociations précises sujet par sujet. Effectivement, merci beaucoup David Amiel, ministre de la fonction publique d'avoir été avec nous ce matin sur France Info. Merci Camille Vigon le quad, journaliste aux nouvels.
On vous retrouve tout à l'heure pour les informer. Restez sur France info.
David Amiel