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Podcast / conversationClément Viktorovitch· 4 juin 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Le candidat le plus surcoté ? J'analyse l'interview d'Édouard Philippe - Clément Viktorovitch

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 36 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous dites que vous avez du retard à rattraper sur l'écologie ?

  • 1:22RelanceÉludée

    La France a été condamnée pour son action climatique, comment réagissez-vous ?

  • 2:37RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on aurait pu faire mieux sur l'écologie ?

  • 5:33OuverteÉludée

    Quelles seraient vos premières mesures en cas d'élection ?

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Un référendum sur les retraites après l'élection est-il pertinent ?

  • 6:33RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas clarifier vos propositions sur les retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « Est-ce que vous vous dites que vous avez du du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? »
  • 1:22Fait
    « La France a été condamnée à deux reprises en justice pour une action climatique. »
  • 2:37Fait
    « Probablement pas. Probablement pas. Je veux bien l'entendre. »
  • 5:57Fait
    « Si vous faites un référendum sur les retraites après avoir été élu, ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il y a pas de réforme de retraite pendant 5 ans. »
  • 6:33Promesse
    « Je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or, sur la question des retraites. »
  • 7:09Promesse
    « Je ferai un référendum sur les retraites. »
  • 8:29Promesse
    « Tous un peu plus longtemps. Pas de manière uniforme tout le monde dans les mêmes conditions mais tous un peu plus longtemps. »
  • 9:07Fait
    « Je suis comme je suis. »
  • 13:04Fait
    « Moi, je vais vous dire oui, il faut savoir parfois monter sur la table. »
  • 23:37Fait
    « Aucune condamnation non définitive ne m'empêchera d'être candidat. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On va parler un peu d'Edouard Philippe. Édouard Philippe, alors il est candidat à la présidentielle puis alors depuis longtemps, ça fait longtemps qu'on en a pas parlé d'Edouard Philippe. C'est l'occasion de savoir un peu ce qu'il devient, ce qu'il dit, comment il se positionne et puis vous allez voir évidemment c'est pas totalement hasard si on plonge dans cette interview, il y a un petit moment pépite. On est chez France Interre, c'est Édouard Philippe, l'ancien premier ministre actuel, le maire du Havre, président d'horizon et désormais candidat à la présidentielle. Vous euh qui avez été le Premier ministre qui a abandonné la taxe carbone, l'idée de mettre en place une taxe carbone, qui a vu son ministre de l'écologie euh Nicolas Hullot démissionner ici-même euh en direct à la

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radio. Est-ce Ah, c'était fou ça. Bon, déjà Nicolas Hullot, tu vois, qui démissionne non pas parce que il est multiacusé de viol et d'agression sexuelle, mais qui démissionne parce que ohin, je me suis rendu compte qu'en fait Emmanuel Macron, il était droite et qu'il aimait les chasseurs lol. Mais qui s'en souvient en direct, c'était fou. Est-ce que vous vous dites que vous avez du du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? Euh je pense que la France a du retard à rattraper. Euh quelqu'un quelqu'un quelqu'un pour lui rappeler euh qu'il a été littéralement premier ministre pendant 3 ans, il y avait le temps de faire des trucs hein sur l'écologie qu'il n'a pas fait euh que derrière il a pour les 7

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ans qui suivaient soutenu les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron. et que là aussi il a fait partie de ceux qui ont voté des budgets qui ne faisaient rien pour l'écologie et que du coup il est peut-être légèrement très légèrement un tout petit peu un tantinet un chouya responsable du fait qu'il ne se soit rien passé. Nous avons avancé. La France parle pas de moi. La France a avancé. On a réduit nos émissions de CO2. Pas assez. On a lancé des plans d'adaptation. Pas assez. Il se passe des choses. Regardez toutes les villes en France elles ont lancé des plans d'adaptation à la trans Ouais. C'est c'est pas grâce à eux. formation climatique, il se passe des choses dans notre pays. C'est le moment de rappeler que euh la France a été condamnée à deux reprises

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en justice pour une action climatique. Euh la première condamnation concerne en effet euh plutôt la période de François Hollande. La deuxième concerne directement celle d'Emmanuel Macron. Première chose, c'est le moment de rappeler que le Haut Conseil pour le climat année après année n'a cessé de répéter que la France n'était pas à la hauteur de ses engagements climatique, qu'elle ne mettait pas en œuvre les décisions nécessaires pour tenir ses engagements de de réduction de gaz à effet de serre et que tout ça ça le concerne lui directement évidemment. Voilà, donc on avance. C'est oui oui, c'est c'est oui, c'est super. Est-ce que nous avançons assez vite pour faire face à une transformation aussi massive ? Probablement pas. Probablement pas. Je je veux bien [raclement de gorge] l'entendre.

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l'audace. Enfin, je dire le gars, il a été en responsabilité 3 ans, il a soutenu le gouvernement 6 ans. Est-ce que nous avançons assez vite ? Probablement pas. Probablement pas. Je veux bien l'entendre. Le mec te dit ça décontracté quoi. Il est vraiment détendu du slibar le mec. Non, probablement pas. Mais mais c'est de la France dont on parle. Non chien, c'est de notre pays. C'est c'est grave. Ça devrait l'accabler. Il devrait en être humilié. Enfin, je veux dire, pour moi, tu dis ça sur un plateau, tu es censé le dire rouge de honte. Rouge de honte. en regardant tes chaussures, en tremblottant un peu, en t'excusant et en concluant par bon ben voilà, donc j'en tire les responsabilités en me retirant de la vie politique parce que j'ai échoué. Tu es pas censé conclure en

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disant oui probablement. Est-ce qu'on aurait pu faire mieux sans doute ? Est-ce qu'on aurait pu aller plus vite ? Probablement. Est-ce qu'on a pas fait assez ? Je Oui, je l'entends, je l'entends. On peut le dire. Je crois qu'il faut quand même élire candidat. Non, non, non, frérot. Non, non, non, non, non, non. Il faut oublier, je crois. Moi, je crois qu'il faut tout oublier. J'observe dans le spectre politique tel qu'il s'exprime aujourd'hui que vous avez d'un côté à la droite extrême des gens qui continuent à être climatoceptiques, qui continuent à expliquer que non vraiment c'est vraiment pas un sujet. On a déjà vu ça et vous avez à l'extrême gauche à LFI des gens qui disent il y a un énorme problème mais vous inquiétez pas si on est élu on arrête le nucléaire.

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Là ce qu'il fait c'est littéralement un sophisme de la double faute. C'est-à-dire que il est en train de dire grosso modo d'autres ont des déclarations déconnantes sur l'écologie. Donc nous on est quand même les plus raisonnables. C'est plutôt d'ailleurs un sophisme du faux dilemme. Eux c'est n'importe quoi. Eux c'est n'importe quoi et nous et ben voilà du coup choisissez-nous. Nous aussi d'autres partis qui ont d'autres propos et d'autres programmes sur l'écologie quel qu'il soit. Et je ne rentre pas dans la question de savoir lequel est le meilleur. Ça ça nous ça dépasse ce stream de très loin. En plus d'être un sophisme du FIDEM, c'est un sophisme de la double faute. C'est-à-dire que au motif que d'autres auraient des déclarations déconnantes, lui sa

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position serait super. Alors que non, c'est pas parce que d'autres ont des déclarations déconnantes que lui on peut pas lui reprocher son inaction en matière climatique. Et précisément trois, il y a ici un un une un raisonnement totalement trompeur qu'on pourrait qualifier de comparaison biaisée puisqu'il met sur le même plan des déclarations, celles de la France insoumise d'une part à celle du Rassemblement national d'autre part qui ne sont que des déclarations et un bilan chez lui. Tu peux critiquer des déclarations, tu peux critiquer un programme, tu peux imaginer ce que ça donnerait, tu ne peux pas le savoir avec certitude. lui, on sait avec certitude ce que ça donne au pouvoir et ce que ça donne, c'est un bilan absolument catastrophique sur le plan de l'écologie. Catastrophique.

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Et lorsque vous êtes un responsable politique, votre fonction c'est pas simplement de penser à l'urgence, c'est de penser à demain, voire à après-demain, à vos enfants et aux enfants de vos enfants. C'est intéressant ça comme comme concept. Vous imaginez si avec ce concept là en tête, il avait été premier ministre, tout ce qu'il aurait pu faire. Le sujet est extrêmement sérieux. Je le traiterai complètement sérieusement et très loin des postures qui nient d'un côté au rassemblement [raclement de gorge] national ou qui ne boucle pas du côté de LF. Vous noterez que il a beaucoup parlé, il a beaucoup dit qu'il allait faire des propositions. On a toujours pas entendu ses propositions. Voudrait juste essayer de comprendre ce qui se passerait dans les jours qui

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suivraient votre éventuelle arrivée à l'Élysée puisque là encore vous avez esquissé ce à quoi ça pourrait ressembler. Vous avez donc évoqué une dissolution, ça c'est logique pour avoir tenté d'avoir une majorité. puis des référendums et notamment sur les retraites. Euh alors là, Édouard Philippe, il faut clarifier ce point parce que si vous faites un référendum sur les retraites après avoir été élu, ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il y a pas de réforme de retraite pendant 5 ans.

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Attendons la réponse. Il me semble qu'une bonne façon de ne pas donner le sentiment de piéger les électeurs qui au 2e tour font le choix de celui ou de celle qui lutte contre l'extrême droite, c'est de leur laisser la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de choses. Donc vous faites campagne sur des propositions, vous prenez pas ça comme une sorte de mandat et vous leur reposez la question un mois après. Et donc pour l'instant, c'est décent du point de vue des théories politiques et même des théories de la démocratie. C'est tout à fait rigoureux. C'est le fait de dire que le consentement au choix d'un candidat ne veut pas dire consentement à l'intégralité de son programme à forciori quand le dit candidat est élu contre l'extrême droite contre contre une candidature fasciste

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ou cryptofasciste. On va écouter la suite parce que je fleure l'arnaque et donc je considère qu'il peut être utile après l'élection présidentielle au moment législatif ou quelques mois après de proposer aux Français de trancher des questions par référendum. Une des OK pour l'instant c'est propre. question que je crois nécessaire de trancher, c'est la question de la règle d'or. Qu'est-ce que c'est la règle d'or ? C'est l'idée d'inscrire dans la constitution une contrainte qui s'applique au gouvernement et au parlement pour voter les budgets en équilibre ou pour revenir à l'équilibre. Je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or, sur la question des retraites. On verra comment est-ce que la la campagne présidentielle se déroule. Ah, donc c'est plus sûr de faire un

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référendum. Les petites lignes, c'est on fera un référendum sur les retraites. Petit asterisque. Après, est-ce que c'est vraiment obligé ? Est-ce qu'on peut pas dire qu'on verra en vrai référendum, pas référendum ? Est-ce que vraiment on veut embêter les gens un dimanche ? C'est con, il fait beau. Je vous ai dit que j'en ferai un sur la règle d'or. Vous aviez dit en mars en meeting à Lille, je ferai un référendum sur les retraites que je peux et que je peux ensuite dans le courant soit de la législative qui viendra, soit après poser aux français euh une question. Alors vous savez, on pose pas des questions référendum, on propose un texte de loi. Oui. Mais alors ce serait quoi ? Retraite à 67 ans. Pour ou contreation ? J'ai dit que je ferai un référendum sur la règle d'or. Ensuite,

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si je veux, je peux. Bah, attendez, vous avez dit que vous allez le faire ? Oui, oui. Non, non, mais je peux. Et ce gars, on nous l'a vendu comme un grand génie, quoi. Enfin, franchement, ça me ça me ça me tue, quoi. Là, pour le coup, les petites lignes, elles se voi quand même. Il les a un peu écrites en rouge là. On verra. Ce sera ce que je proposerai aux Français en matière de retraite et ce sera et ce sera inspiré de l'idée qu'il faut mettre en place un peu de capitalisation obligatoire, probablement travailler plus longtemps. Voilà, donc pour le coup, je vous ai pas menti hein, 67 ans plus capitalisation, donc le cauchemar. le cauchemar évidemment et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans mais tous un peu plus

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longtemps. Pas de manière uniforme tout le monde dans les mêmes conditions mais tous un peu plus longtemps. Super. On pense à toutes celles et toutes ceux qui aujourd'hui ne voient jamais un jour de retraite qui cotissent toute leur vie et qui meurent le corps brisé avant d'avoir atteint 62 ans. Aujourd'hui 63 ans et demi sans pouvoir donc bénéficier d'un seul jour de retraite. Bah cela aussi probablement qu'il faudra travailler un peu plus longtemps. C'est Géraldin qui dit que vous êtes le mieux placé en vue de 2027 qui dit aussi qu'il faudrait que vous puissiez montrer votre envie d'être président. Ça veut dire que de ce point de vue-là ça ça pêche un peu. Vous êtes trop discret. Écoutez, je suis comme je suis. J'écoute toujours avec beaucoup d'attention ce

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que disent mes amis et j'écoute même souvent avec beaucoup d'attention ce que disent les gens qui m'aiment pas. Euh mais je suis comme je suis. On sent qu'il est agacé. On sent depuis le début de l'interview qu'il est sur la défensive et là on sent qu'il est agacé par la question et c'est pas bon. En réalité, l'image que tu renvoies a souvent bien plus d'impact que les mots que tu prononces. Et donc en l'occurrence quand on te pose une question qui est une question poil à gratter sur le fait que tu es critiqué jusque dans ta propre famille politique que ton ancien ministre Gérald Armanin a eu un mot désagréable à ton égard en fait si tu réponds en donnant l'impression que tu es agacé toi qui perds parce qu'en fait tu donnes du poids et de la prise à toutes les

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critiques qui ont été énumérées auparavant et c'est exactement ce que fait ici Édouard Philippe. Il a l'air agacé, ça se voit, ça le saoule, il en a marre. Mais en fait c'est pas comme ça qu'il faut répondre. il faut répondre de manière beaucoup plus détendue. Il faut même jouer la détente en disant "Écoutez honnêtement chacun peut dire ce qu'il veut et vous savez la politique est faite d'amabilité et de mots moins aimables." Ce qui est important c'est ce que je fais. Voilà. Et je pense que vous pourrez être témoin que je ne ménage pas ma peine, que je suis sur le terrain, que je fais des meetings, que je fais des réunions, qu'on est encore en pleine élaboration de notre programme qui sera massif et sur lequel on travaille avec acharnement. Vous verrez dans quelques

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jours un meeting dans lequel des milliers de personnes sont présents et vous verrez d'ailleurs que une grande partie de mes amis politiques viendront. Vous verrez la campagne de terrain qu'on va mener tout l'été et croyez-moi, si vous regardez attentivement ce que j'ai déjà fait et ce que je ferai dans les semaines qui viennent, la question de mon envie, elle ne se posera plus vite. Tu vois, tu fais ça et et voilà, tu vois. Mais évidemment, si tu es là genre "Écoutez, euh je je j'écoute toujours très attentivement euh ce que me disent mes amis politique et même d'ailleurs ceux qui m'aiment un peu moins. Euh bon, moi ce que je peux vous dire euh c'est que bon ben tu vois, tu es mort en fait, tu es mort. C'est l'image que tu renvoies qui te tue." Il y a plusieurs

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façons de dire qu'on est déterminé. On peut s'énerver, on peut monter sur les tables comme vous le disiez au sujet de Gabriel Atal qui vous a répondu en disant "Lui aussi, je suis comme ça, je suis comme je suis." Très bien. Très bien. Ouais. Bizarre cette histoire de table quand même. Pourquoi [rires] ? Me dites pas qu'il est pas agacé ! Très bien, très bien. Super, super. C'est bon, c'est bon. Super, super. D'accord. Je vous fais le résumé de l'histoire des tables. Il a dit en parlant de Gabriel Atal que c'était pas nécessaire de faire campagne en montant sur les tablees. C'est une référence directe à la campagne présidentielle de 1995 qui a vu s'affronter lors du premier tour Jacques Chirac et Édouard Baladur. Et il y a eu lors du premier tour de la campagne un

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duel à droite entre Édouard Balladure et Jacques Chirac. les deux ayant exactement le même projet mais pas la même image. Et c'est ça a été un duel d'image. Ça a été un duel d'étos au sein de la droite. Chirac avait réussi à donner l'image l'étos d'un candidat proche du peuple. Édouard Baladur lui s'était s'était affiché comme un homme froid, lointain, grand bourgeois, totalement étranger aux réalités quotidiennes des Françaises et des Français. Et à un moment donné, Eddouard Baladur voyant pour des raisons d'image la campagne lui échapper, il s'était dit il faut que je trouve un truc, il faut que je trouve une un électrochoc, il faut une image forte et donc dans je ne sais plus quel rassemblement, il était monté sur les tables et il avait esquissé un pas de danse comme ça pour

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essayer de montrer que lui aussi il s'est s'amuser comme croit-il s'amusent les Français du peuple. Et l'image était d'un ridicule absolument consommé. Ça a été un désastre. Il a jamais semblé aussi vieux et aussi bourgeois que quand il a tenté de faire jeune et populaire. En cette année où nombreux commentateurs ont l'impression que Atal et Philippe rejouent le match entre Chirak et Baladur, la grande question c'est de savoir qui est Baladur et qui est Chirac. Eddouard Philippe en disant de Gabriel Atal, il y a pas besoin de monter sur étape pour faire campagne. Il le renvoie évidemment à l'image d'Edouard Baladure. Gabriel Atal, souvenez-vous, avait répondu avec un brin de malice. Je suis déjà monté sur une table, on était en pleine crise agricole et je

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suis allé à Carbone sur la 64 où vous aviez 400 agriculteurs qui bloquaient l'autoroute et d'ailleurs ils ont débloqué ce péage après que je sois monté sur la table pour échanger avec eux. Donc moi, je vais vous dire oui, il faut savoir parfois monter sur la table. Il fait mine de pas voir l'allusion, il fait mine de pas voir l'attaque et donc il renverse le stigmat et au lieu de tenter de renvoyer Édouard Philippe à celui qui monte sur la table, il dit "Bah ouais, moi je monte sur la table, je mouille la chemise, je suis devant les Françaises et les Français. Moi, je m'investis dans mon mandat et je crois que c'est ce que les Françaises et les Français attendent." Et là, Édouard Philippe se retrouve pris à son propre jeu parce que il a utilisé comme arme

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politique une image, mais une image qui date de il y a 30 ans. Et donc cette image, elle se retourne contre lui parce que en effet, si tu n'as pas en tête le ridicule de baladure qui danse sur la table, monter sur la table, c'est plutôt une métaphore conotée positivement. Et donc voilà maintenant Édouard Philippe pris au piège puisqu'on lui renvoie la table dans les dents en lui disant "Bah alors Atal il monte sur la table effectivement, il le revendique, qu'est-ce que vous en pensez vous ?" Et du coup, il s'ag parce qu'il sait qu'il a fait une erreur. Que va-t-il répondre ? Il y a Gabriel qui veut monter sur la table. Il y a Bruno Retaillot qui veut la renverser. Il va falloir qu'il se parle parce que s'il font en même temps, il y en a un qui va se faire mal.

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Il y a de l'effort, la collusion des métaphores. Alors, est-ce que c'est drôle ? C'est pas drôle. Est-ce que c'est convaincant ? Non, c'est pas convaincant. Est-ce qu'il y a un brin d'élégance ? Il a un petit brin d'élégance. Alors, bien sûr, évidemment, la vanne est préparée. He, c'est pas de ça, c'est pas de l'esprit, c'est pas de la répartie. Ça perd forcément en impact. Il ne faut pas se tromper. Ce qu'il fait là, c'est un message envoyé aux journalistes. C'est une manière de leur dire "C'est bon, j'ai clos la séquence." Le rhtoricien que je suis vous dira que c'est toujours une meilleure idée quand tu te rends compte que tu as fait une erreur de prendre ta perte, c'est-à-dire d'avoir un moment comme ça où tu dis "Bon, allez, stop, on avance, c'est bon. Euh, j'ai j'ai dit

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j'ai dit une connerie. Euh je je ne le redirai plus, on peut parler d'autres choses. C'est ça qu'il a dit ici Édouard Philippe. Il vaut mieux faire ça plutôt que de laisser les journalistes venir te titiller euh interview après interview avec l'erreur que tu as commise une semaine puis un mois puis 6 mois plus tôt. C'est aussi peut-être le moment de constater que on a tous perdu plusieurs minutes d'interview politique à parler d'une métaphore éclatée que se sont jetés [raclement de gorge] au visage deux candidats eux-mêmes éclatés. Est-ce que vraiment c'est ça le niveau de la politique en Big 2026 ? réponse hélas oui voulez-vous on choisit pas sa famille on choisit pas son époque. C'est c'est c'est la c'est la vie qu'on n pas choisi. Quand Gérald Armanin qui est encore, on

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ne peut pas le suspecter d'être malveillant à votre égard. Il dit, il faut qu'il montre qu'il est en vie. Est-ce que un moment donné, sous la 5e République, quand on voit être président de la République, bah il faut pas montrer un peu plus de de peut-être de Grinta ? Vous vous ironisez de quoi ? Ah, c'est du mordant. C'est un esprit compattif. Très bien. Je connaissais pas. Écoutez, je je je m'enrichis. Je m'enrichis au contact de Benjamin de Amel. Vous ironisez sur Gabriel Atel qui dit "Je veux monter sur la table, mais est-ce que [rires] Dommage, ça revient. Et hop là, ça c'est le problème du boomerang. Ça c'est le problème du boomerang. C'est plus loin tu plus loin tu le jettes, plus plus dur il te revient en pleine tête. Un moment donné, je sais pas, il a tout à fait le

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droit de le dire. C'est pas c'est pas moment donné et et peut-être aussi quand on voit d'ailleurs des tu sens qu'il y a des soulés de ouf sondage où vous perdez quelques points, vous êtes au cou à coute dans un dernier sondage avec Jean-Luc Mélenchon, est-ce que c'est pas la preuve peut-être que les Français ils attendent de vous plus d'engagement peut-être d'être plus vocal et qu'il prennent peut-être ça comme une forme de de nonchalance ? des questions capitales. Alors bien sûr des questions. Alors ce qui est intéressant avec ce genre de questions, tu te demandes viscéralement quelle va bien pouvoir être la réponse. Tu poses cette question là, bien sûr, bien sûr tu t'attends à ce que le responsable politique te réponde. Je pense que les Français, ils aiment la

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molesse. Je pense qu'ils attendent aussi des politiques qui passent une partie de leur journée devant Netflix parce que ça les rassure. Non, évidemment. La seule réponse possible, la seule réponse possible, c'est "Mais monsieur deel, je suis dans l'action. Ça ne vous aura pas échappé que l'envie je l'ai. elle ne me quitte pas et même au contraire, elle s'accentue, elle s'accélère. Je fais campagne, je suis chez vous ce matin, je serai tout à l'heure euh dans l'Orne pour aller rencontrer euh un paysagiste euh qui a fondé une société qui aujourd'hui pèse pour plusieurs millions d'euros parce que c'est aussi de la réussite des Françaises et des Français que j'ai envie de parler. Je serai euh ce soir avec les les aides soignantes de Tourcoin euh qui euh ont besoin euh

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qu'on s'occupe des services publics. Voilà, tu vois, évidemment que tu vas voir une réponse à la con comme ça. Euh enfin, c'est ces questions-là n'ont pas d'intérêt. Je je je suis heureux de vous entendre dire que je pourrais être regardé comme non chalant. En général, on explique que au contraire, je suis soit trop concentré, soit je vais vous dire. Alors voilà, évidemment, il y a encore l'autre position, c'est de s'agacer de la question qui est la mauvaise option stratégique à tenir. On va faire une campagne qui va durer 11 mois. Elle va être longue. Moi, je vais la faire pleinement. Je vais la faire à mon rythme et personne ne me dictamera à mon rythme, ni mes amis, ni mes adversaires. Donc vous ne serez pas Édouard Baladur. Je pense que Édouard Baldur ne serait

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pas heureux de la comparaison et et je crois pas non. Je crois qu'on est assez différent. Il est agacé au dernier degré, c'est-à-dire à parcourir le pays parfois sans caméra. Alors évidemment, je vous l'avais dit, souvent sans caméra. Ça fait 3 ans que je parcours le pays, préfecture, sous-préfecture, sans caméra. Pourquoi ? Parce que vous savez quoi ? Quand il y a pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français et vous les écoutez beaucoup mieux. Je suis pas sûr que les Français euh ça ça compte le l'hypercommunication dans le monde dans lequel on vit. Ouais. Mais je pense que les Français euh en tout cas c'est ce que j'ai vu au à chaque fois que j'ai fait campagne, ils aiment aussi une forme de voilà authenticité, y compris avec des défauts. Pourquoi est-ce que ça sort les rames ?

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parce que il s'engage dans une séquence dans laquelle il veut renvoyer Gabriel Atal à son hyper communication, son hyper action médiatique. Par contraste, lui dire "Moi, je suis authentique, moi je suis dans le dans dans le dialogue avec les Françaises et les Français, je suis dans les échanges vrais hors des caméras." C'est le le mouvement rhtorique qui veut imposer. Sauf qu'en fait, il se rend compte en le disant que il est en train à nouveau une nouvelle fois de créditer Gabriel Atal d'un compliment tout à fait positif qui est de dire sa campagne marche mieux que la mienne. Quand tu dis vous savez le le l'hypercommunication, d'accord mais à la fin moi je crois que les Français préféreront celui qui est authentique, celui qui est sincère, celui qui est les

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deux pieds dans le réel. En fait, tu es en train de dire grosso modo, "Je sais que je communique mal, je sais que l'autre communique mieux, mais c'est bon, c'est bon, ça va le faire quand même." Et donc en fait, en disant ça, il est en train de concéder que pour l'instant sa campagne crante moins, marche moins, possède moins d'élans que celle de Gabriel Atal au moment où nous parlons. Je vois pas de quoi ils se sont menacés Édouard Philippe, mais en donnant l'impression d'être menacé, il rend la menace de Gabriel Atal concrète parce que encore une fois, ce qui compte dans ce genre de séquence, c'est pas ce que tu dis, c'est l'image que tu renvoies. Et si tu si tu renvoies l'image d'un homme qui se sent menacé, ça veut dire que ton adversaire est effectivement menaçant. Donc là, on a vu

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que depuis le début, il y a vraiment une succession de maladresse, une succession de malaise, une succession de difficultés dans lesquelles Édouard Philippe s'embourbe tout seul. Et ça nous amène à cette séquence. Regardez sur cet espace politique et le bloc central. Gabriel Atal est donc candidat. Qu'est-ce que vous dites ? Et je lui ai posé la question il y a il y a 2 jours à un auditeur qui ce matin nous écoute qui peut avoir des sympathies pour cet espace politique dit macronisme si tentez que vous le soyez encore et qui ne sait pas pour qui voter entre vous deux. Je lui dis que c'est pas grave, il est encore 11 mois. Je lui dis qu'il faut écouter. Mais il y a des différences entre vous ou pas ? Mais il y en a il y en a évidemment. Il y a des il y a des par exemp à les voir.

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Et ben moi je pense que les gens les verront. Ils verront des choses qui peuvent être similaires. Ils verront des différences. Ils verront des points sur lequels je suis d'accord avec monsieur Retaillot et ils verront des grosses différences. Mais c'est quoi les différences ? Mais c'est des différences sur le fond et puis peut-être des différences de style. Mais vous verrez bien dans les programmes euh moi elle a commencé euh Philippe j'ai effectivement oui, on aimerait bien voir parce que là la campagne elle a commencé quand même. Proposer un plan euh en matière de lutte contre le narcotrafic. Oui. Gabriel Atel dit à peu de choses près la même chose. Et Bruno Rotaillo aussi. Ah je suis pas sûr. Ah sur l'état d'urgence sur le narcotrafic. Et ben tant mieux parce que

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moi je l'ai dit en décembre et là je l'ai développé euh euh s'inspirer de ce qui est fait contre euh le terrorisme. [rires] Aïe ! Bon donc ça c'est pas une différence lutter contre les consommations h et accepter l'idée de lutter contre les consommations et contre les lieux de consommation. Moi ça m'intéresse d'entendre tout le monde s'exprimer sur ce sujet et et un grand plan d'infrastructure portuaire. Pourquoi vous avez autant de mal à dire ce qui vous caractérise, ce qui vous singularise par rapport aux autres ? Mais parce que je n'ai pas une campagne électorale, c'est pas euh exprimer la différenciation qu'on a avec tel ou telle, c'est exprimer ce qu'on veut faire. Bah oui, mais si ce que tu veux faire c'est la même chose que ce que veulent faire les deux autres et que vous dites

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exactement la même chose et que vous êtes issu du même bloc et que vous avez gouverné avec les mêmes personnes sous l'égent et que du coup vous êtes littéralement des clones. Effectivement, la question de savoir pourquoi une triple candidature cette question se pose. Ils ont pas besoin de savoir quelle différence je vois moi. L'important c'est ce qu'il voi eux. Ils en voient pas. Bah c'est du coup c'est effectivement important et potentiellement problématique Edouard effectivement si eux ne voi aucune différence parce que votre programme est le même c'est-à-dire un programme à droite qui flirte avec l'extrême droite hein concrètement effectivement oui on peut se dire que potentiellement on peut se poser des questions. C'est ce qu'ils pensent eux et et on

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peut quand même considérer que le débat public il repose sur le bon sens des Français et sur leur raison. Vous inquiétez pas il l'exprimer. Ça finit sur le bon sens. Bien sûr. Ça finit sur le bon sens. Quand quand tuen viens Ah vous inquiétez pas, les Français ils auront le bon sens de savoir pour qui voter. C'est vraiment que tu n'as plus aucun autre argument. C'est là que tu vois que il est pas seulement agacé, il est aussi perdu. Le Édouard Philippe, il passe son temps à nous dire "Mais ma candidature, elle est singulière, elle est importante, elle a des raisons d'exister face à celle de de Gabriel Atal et c'est pour ça que je viens face à celle de Bruno Retaillot." Et on lui dit "Bah d'accord, mais du coup c'est quoi votre différence ?" En vous dites

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que vous êtes là pas seulement par pur ego mais aussi pour défendre une voix singulière. Bah, quelle est votre voix singulaire puisque c'est vous qui le dites, il est pas capable de répondre. Écoutez, il reste une minute 15 mais on va l'écouter quand même puisque c'est consacré au détournement de fond dont il est suspecté. Je rappelle que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour des soupçons de détournement de fonds public, favoritisme, prise illégale d'intérêt, concussion au Havre. Si vous étiez mis en examen, est-ce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne ? Bon, dans cette histoire très technique qui en est fait par des dénonciation d'une ancienne directrice générale adjointe. Dans cette affaire très technique, je vous propose de retenir

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trois principes simples. Le premier, c'est que je n'ai pas enf la loi et je suis innocent. Ah bah enfin, ça c'est une pétition de principe. Judiciairement, il ne lui appartient de démontrer rien du tout. Médiatiquement, à partir du moment où la question se pose, elle se pose et là c'est à lui de se défendre. C'est pas à nous de partir du principe qu'il n'a rien fait. Le deuxième, c'est que je me suis tenu et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront. Trisème principe, c'est que je suis candidat à l'élection présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera pas. décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle. Merci. Ah c'est pas bon.

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Ah ouais là c'est pas bon. Il y a une règle en rhtorique et ce qu'on appelle le principe de proférence. Le principe de proférence c'est l'idée que les mots ou les idées que tu profères tu les mets dans l'esprit de tes auditeurs et de tes auditrices. Quand même ces mots ou ces idées sont situés dans une dénégation, dans une phrase négative. Et donc en l'espèce quand Édouard Philippe nous dit "Aucune condamnation non définitive ne m'empêchera d'être candidat", on entend condamnation. On entend que lui-même est en train d'envisager la possibilité que tout cela aille jusqu'à une condamnation. Quand il dit "Aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat", lui il pense à la mise en examen parce que évidemment une condamnation n'interviendra jamais ou du moins, ça

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semble très peu probable si jamais elle devait intervenir avant avril 2027. Donc lui, il pense à la mise en examen, mais le fait de rajouter non définitive, nous ça guide notre interprétation, ça guide notre écoute vers le concept de condamnation. La politique, le débat politique, parfois pas toujours, c'est aussi mécanique qu'un jeu d'échec. C'est-à-dire que à la première pièce avancée, tu identifies la situation, tu sais exactement comment vont se résoudre les 10 coups suivants parce que de facto il y a il y a pas d'autres solution et que toute autre solution va te mettre dans la merde. Là, c'est le cas. Enfin, je veux dire, tu es accusé d'une affaire, elle est embarrassante. Les manières de répondre sont insupportables, bien sûr, de la pure langue de bois évidemment, mais écrite à

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l'avance, c'est un fait. Et tous répondent de la même manière, sauf lui. Lui, on lui a rien demandé, hein. On lui a rien demandé et tout seul, lui, de lui-même comme un grand, il arrive à nous mettre à l'esprit le concept de condamnation. Bon bah, écoutez, c'était intéressant. Euh, Eddouard Philippe, non, c'était pas du tout intéressant. Il n'a absolument rien dit. Je vous rappelle que c'est l'homme qui nous explique queil va proposer un programme massif pour la France. Programme massif dont on attend encore le début du commencement de la première proposition. La preuve, il est infoutu de dire qu'est-ce qui le différencie de Gabriel Atal ? Donc non, c'était pas intéressant. Par contre, c'était éloquent. Enfin, non, c'était pas éloquent non plus. C'était pas éloquent non plus parce qu'on a

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découvert qu'il était éclaté euh queil était pas capable d'enchaîner deux phrases sans s'énerver qui perdit qui perdait son sang frroid que il laisse voir son agacement puis son anxiété et que il est un foutu de répondre de manière à peu près structurée à [musique] des questions qui pourtant sont assez élémentaires. Qu'est-ce que c'était alors ? C'était surprenant. Voilà, c'était surprenant par contre parce que c'est vrai qu'Édouard Philippe, on nous l'a dépint comme le mozzard de la politique, euh la nouvelle merveille de la droite, l'homme que vous allez voir ce que vous allez voir quand il sera en campagne, ça va dépoter. Pour l'instant, mon gars, ça dépote rien du tout. C'est c'est c'est d'une faiblesse et d'une fragilité confondante. Écoutez, est-ce que c'est pas une bonne nouvelle ?