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InterviewEurope 1 — L'interview politique du week-end (sur Podcast)· 8 août 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsLogementÉconomie & entreprisesSécurité

Autonomie de la Corse : «L’accès à la propriété est devenu une question de survie pour la jeunesse», explique Alexis Fernandez, président du Rassemblement pour la Corse

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Le FLNC rejette le projet d'autonomie et s'en prend aux nouveaux arrivants. Quelle a été votre première réaction ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre l'autonomie et l'indépendance de la Corse ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne soutenez-vous pas l'indépendance ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'il y ait un risque de reprise des attentats sur les résidences secondaires ?

  • 7:07OuverteRéponse directe

    Après ces déclarations, les touristes doivent-ils craindre pour leur sécurité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:03Invité politiqueFait
    « l'accès à la propriété est devenu une question majeure dans l'île. C'est devenu même une question de survie pour notre jeunesse, pour la jeunesse corse. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Trop de familles sont bloquées par les prix du foncier, par les prix de l'accès à la location, une explosion des appartements en Airbnb, les frais de succession aussi qui sont devenus de plus en plus durs »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « L'autonomie est celle de pouvoir légiférer, y compris fiscalement, comme on le souhaite au niveau régional. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « je considère aujourd'hui que ces gens-là sont les ennemis de notre République. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Nous avons pu constater une fois de plus que l'État n'est pas capable de protéger nos concitoyens, pas plus en prison qu'ailleurs et pas plus en Corse que sur le continent. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « La question de l'autonomie, aujourd'hui, je ne suis pas favorable dans la mesure où nous sommes gangrénés par la mafia dans l'île »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « j'ose vous dire qu'avant qu'ils nous envahissent, il faut bien des Corses qui vendent leur terre. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « les continentaux qui viennent dans notre île ont de meilleurs moyens financiers, de capacité d'investissement dans le foncier et ce n'est pas nos conditions aujourd'hui à nous, résidents insulaires. »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « Le véritable danger aujourd'hui, avec de tels propos, c'est pour l'économie insulaire. Les investisseurs risquent de ne plus vouloir investir en Corse et le tourisme risque de chuter. »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Locuteur 118 %
  • Présentateur5 %
  • Locuteur 64 %
  • Locuteur 44 %

≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

18 chipolatas de porc à 6,99 le kilo, les gens vont vite s'enflammer.

0:04
Locuteur 6

Oui, et rien ne les empêche de se dépêcher d'acheter des pêches à chair blanche ou jaune origine France à 2,49 euros, la barquette de 1 kilo.

0:11
Présentateur

Décidément, la pêche est bonne chez Aldi jusqu'au dimanche 9 août.

0:14
Locuteur 2

Aldi, la meilleure qualité à prix discount.

0:16
Présentateur

Saucisse élaborée en France, info sur aldi.fr. Pour votre santé, évitez de grignoter.

0:20
Locuteur 6

Envie de confort, envie de choix, envie de grande marque, envie de topper.

0:26
Locuteur 4

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0:42
Locuteur 6

Espace topper, 3 000 m² pour toutes vos envies. 63 rue La Convention et 147 rue Saint-Charles, Paris 15e, 7 jours sur 7. topper.fr

0:50
Locuteur 4

L'Europa matin, 7h, 9h, Gaspard de Vaubycourt.

0:54
Présentateur

Il est 8h11 sur Europe 1, l'heure d'accueillir le deuxième invité d'Europe 1 matin, Gaspard de Vaubycourt. Vous recevez Alexis Fernandez, président du Rassemblement pour la Corse, candidat à la députation de la première circonscription de la Haute-Corse.

1:09
Locuteur 1

Bonjour Alexis Fernandez. Bonjour Gaspard de Vaubycourt. Le projet d'autonomie de la Corse entre dans une phase décisive après plusieurs mois de discussion entre les élus corse et le gouvernement dans le cadre du processus de Beauvau. Mais le débat a été relancé ces dernières heures par un communiqué du FLNC, le Front de Libération Nationale Corse. Cette organisation clandestine, nationaliste, qui a longtemps revendiqué des attentats sur l'île, rejette vivement le projet d'autonomie et s'en prend, je cite, aux nouveaux arrivants. Restez chez vous des mots durs prononcés contre, je cite, les envahisseurs non corse.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire, notamment pour l'association de malfaiteurs, en vue de la préparation d'actes de terrorisme. Alexis Fernandez, quelle a été votre première réaction en découvrant ce texte ?

1:54
Invité politique

Ma première réaction a été de comprendre la détresse de celles et ceux qui s'inquiètent pour leur enracinement dans leur territoire. Je veux vous dire par là que l'accès à la propriété est devenu une question majeure dans l'île. C'est devenu même une question de survie pour notre jeunesse, pour la jeunesse corse. Trop de familles sont bloquées par les prix du foncier, par les prix de l'accès à la location, une explosion des appartements en Airbnb, les frais de succession aussi qui sont devenus de plus en plus durs avec l'augmentation des prix du marché, bien que nous savons que c'est un problème qui touche au territoire national, je dirais.

Aujourd'hui, les Corses sont particulièrement inquiets à ce niveau-là et par rapport au cours de la vie. Bien entendu, je condamne fermement les propos du FLNC et ce sont des propos que, bien entendu, on ne peut pas tolérer. Mais je veux dire par là aussi que si nous en sommes arrivés là, ça n'est pas pour rien parce que l'État, ces derniers temps, a quand même fléchi face aux violences, notamment aux violences de rue.

3:06
Locuteur 1

Le FLNC réclame l'indépendance. Est-ce que vous pouvez rappeler aux auditeurs d'Europe 1 quelle est la différence entre l'autonomie et l'indépendance de la Corse ?

3:17
Invité politique

Eh bien, aujourd'hui, nous avons une collectivité actuellement unique qui a de larges compétences. L'autonomie est celle de pouvoir légiférer, y compris fiscalement, comme on le souhaite au niveau régional. L'indépendance, c'est tout simplement le détachement de la France et je considère aujourd'hui que ces gens-là sont les ennemis de notre République. Je considère aussi qu'en Corse, actuellement, il n'y a pas d'inquiétude à ce niveau-là. Il reste un petit groupe, le FLNC est un petit groupe encore minime et il n'y a pas de risque de révolution à ce stade-là.

Mais effectivement, ce sont des propos qui sont inquiétants et que nous devons condamner et que les Corses, en général, ne soutiennent pas.

4:04
Locuteur 1

Oui, concrètement, ça signifie que l'île disposerait d'un pouvoir législatif autonome pour fixer ses propres normes. Pourquoi, vous, vous ne soutenez pas cette indépendance, justement ?

4:14
Locuteur 2

Vous me dites cette indépendance ou cette autonomie ? Cette autonomie, pardon, excusez-moi.

4:21
Invité politique

Voilà, donc aujourd'hui, nous avons ce problème d'autonomie que le gouvernement a posé sur la table suite à l'assassinat d'Ivan Colonna. Nous avons pu constater une fois de plus que l'État n'est pas capable de protéger nos concitoyens, pas plus en prison qu'ailleurs et pas plus en Corse que sur le continent. Aujourd'hui, c'est un vrai problème que les Corses dénoncent, tout comme les Français, le problème de la sécurité. Et Emmanuel Macron, suite à l'assassinat d'Ivan Colonna, avait décidé de remettre sur la table la question de l'autonomie.

La question de l'autonomie, aujourd'hui, je ne suis pas favorable dans la mesure où nous sommes gangrénés par la mafia dans l'île, gangrénés par un consortium qui est propriétaire de tout, qui décide de tout et qui fait fléchir à l'Assemblée de Corse avec une pression sur les marchés. Et je ne suis pas favorable pour une simple et bonne raison qu'en Corse, nous ne bénéficions pas de la même mise en concurrence qu'ailleurs, y compris pour les normes énergétiques. Aujourd'hui, les Corses sont pris en étau, en étau fiscalement, en étau au niveau des transports, en étau au niveau de tout.

5:36
Locuteur 1

– Vous parlez justement de la mafia. André Pacou, délégué en Corse de la Ligue des droits de l'homme, redoute une reprise des attentats, notamment sur les résidences secondaires. Vous le pensez également ?

5:49
Invité politique

– Bien sûr, c'est quelque chose que nous devons prendre en compte. C'est que les paroles du FLNC ont été claires. J'espère tout de même que l'État, avec ses faiblesses, cette fois-ci prendra acte des propos qui ont été tenus, mettant en œuvre les moyens nécessaires pour donner, y compris aux magistrats, aux services de gendarmerie et de police, les moyens d'agir sur le terrain. C'est toujours regrettable d'en arriver là, surtout quand, je tiens à le dire, les continentaux qui viennent en Corse ne sont pas nos ennemis. Et lorsque le FLNC dit que les continentaux arrivent et nous envahissent, j'ose vous dire qu'avant qu'ils nous envahissent, il faut bien des Corses qui vendent leur terre.

Aujourd'hui, on ne peut pas pointer du doigt les Corses qui vendent leur terre parce que ce sont des gens qui sont dans le besoin et qui ont donc besoin pour pouvoir continuer à vivre ou parfois qui ne peuvent pas payer tout simplement leurs frais de succession et ne peuvent pas conserver leur terre, de vendre à ceux qui ont les moyens. Aujourd'hui, il faut reconnaître une chose, c'est que les continentaux qui viennent dans notre île ont de meilleurs moyens financiers, de capacité d'investissement dans le foncier et ce n'est pas nos conditions aujourd'hui à nous, résidents insulaires.

7:05
Locuteur 1

Mais justement, Alexis Fernandez, on le sait, la Corse est très plébiscitée par les touristes l'été. Est-ce qu'après ces déclarations, ils doivent craindre pour leur sécurité ?

7:14
Invité politique

Écoutez, je veux vous dire que la sécurité en Corse est quand même assurée. Nous avons quand même des services de police, de gendarmerie. Nous avons des préfets qui font honorablement leur travail. Non, aujourd'hui, je ne crois pas qu'il y ait une véritable insécurité pour les personnes physiques. Bien sûr, pour les biens, il y a une insécurité qui est là et qui a toujours été là depuis quelques années. Et là, aujourd'hui, on voit bien que les risques reprennent puisque les menaces sont sur la table, sont posées. En revanche, pour les personnes physiques, je ne crois pas qu'il y ait un danger aujourd'hui. Le véritable danger aujourd'hui, avec de tels propos, c'est pour l'économie insulaire.

Les investisseurs risquent de ne plus vouloir investir en Corse et le tourisme risque de chuter. Notamment, je tiens à soulever un autre problème qui engendre et qui impacte directement notre économie locale, ce sont les prix du transport. Il est inadmissible qu'aujourd'hui, les Corses ou les Corses de la diaspora ou même les continentaux qui veulent venir en Corse doivent payer aussi cher le prix du transport. Aujourd'hui, le vrai impact que la Corse vit, il se fuit au niveau du transport.

8:26
Locuteur 1

Merci Alexis Fernandez. C'était très clair. Président du Rassemblement pour la Corse, candidat à la députation de la première circonception de la Haute-Corp.