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interviewSud Radio (sur YouTube)· 26 janvier 2026 15 min

Naïma Moutchou : "LFI est un parti raciste"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jean-François Akili et Jean-François Akili, votre invité politique ce matin est Naima Moutu, la ministre des outremè. Bonjour à vous Naimachu. Bonjour.

Nous allons évoquer avec vous le budget des outremères et l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Mais tout d'abord cette question la France insoumise est-elle devenue communautariste ? Vous vous êtes récemment inquiété fin décembre de ce communautarisme assumé par LFI aux élections municipales ?

Vous avez écrit, on en arrive à expliquer qu'il faudrait voter en fonction de la couleur de la peau à se féliciter d'avoir des candidats racisés. Ça vous choque ? Absolument, absolument.

Je suis particulièrement choquée. Je dénonce depuis quelques temps déjà la stratégie de la France insoumise de monsieur Mélenchon qui consiste et maintenant il y a plus aucun doute he là-dessus à à opposer les Français entre eux. Vous voyez consiste à dire que on est français parce qu'on est de telle ou telle origine avant tout.

D'ailleurs, monsieur Mélenchon ne parle plus à des citoyens. parle des communautés. Voilà.

Et moi, je le combats évidemment avec force parce que je sais ce que ça veut dire. Euh je viens moi-même de d'une petite ville de la banlieu parisienne de de parents immigrés marocains. Et vous voyez, moi la République, elle ne m'a pas construite en me demandant d'où je venais, mais en me demandant ce que je voulais devenir, ce qui fait une sacrée différence.

Ou et donc quand j'entends les mots grand remplacement au Nouvelle-France, ce de Jean-Luc Mélenchon, c'est le discours de Toulouse. Absolument. Ce de monsieur Mélenchon il y a quelques jours, je suis très inquiète, particulièrement inquiète.

D'abord, c'est un vocabulaire qui n'a aucune place au sein de la République. C'est on emprunte quand même à des obsessions identitaires particulièrement violentes. Donc c'est le calcul de monsieur Mélenchon qui consiste à dire je mise sur l'excitation des identités pour essayer de gagner quelques voies.

Manuel Bompard vous a répondu he le coordinateur de la France insoumise qu' a-t-il de problématique dit-il à dire qu'il est essentiel pour la démocratie que les élus soient davantage représentatif de la population. Mais ça n'est pas le sujet la représentativité de la population. Moi, c'est pas contre ça que je me bat.

Évidemment, qu'il faut de la représentativité, c'est la liberté de vote de chacun. Ça veut pas dire qu'il faille en faire une politique. Ça peut pas être un projet politique.

L'origine, l'ethnie, c'est c'est ça ça n'est pas entendable dans la République qui donne sa chance à tous. Vous voulez dire quoi ? On va vers une fracturation de la société avec ce type de discours.

Mais effectivement, c'est la politique de la fracture, monsieur Mélenchon. C'est la politique de la division. C'est la politique qui consiste à attiser la haine pour quelqu voix encore.

C'est le calcul cynique effectivement de LFI qui consiste à dire on va aller prendre des voie dans les quartiers et donc on va jouer sur le ressentiment d'une partie de la population pour essayer d'accéder au second tour de la présidentielle. Vous diriez Naï Mamouchou que LFI est un parti raciste ? Ça c'est entendu hein aujourd'hui.

Je l'ai dit je l'ai dit monsieur Akeni et je l'assume puisque c'est une forme de racisme effectivement. Alors euh sous couvert de progressisme hein, puisque euh monsieur Bpart et l'équipe de monsieur Mélenchon présentent ça comme une lutte contre les discriminations. Absolument pas.

À partir du moment où vous essentialisez les gens sur la base de ce qu'ils sont, de ce qu'ils pourraient être, c'est du racisme. J'ai passé ma vie comme avocate au sein de la me à à à me battre contre ça. Donc je ne laisserai passer avec des insultes à la clé.

Chaque fois vous vous exprimez, vous êtes l'arabe de service. Pardon ? C'est ce qui est écrit sur les réseaux sociaux.

Absolument. Je suis l'arabe de service parce que je dénonce effectivement le comportement defi, je subis des vagues de cyberharcèlement, d'insultes. Mais je vais vous dire, je prends mes responsabilités et ce n'est pas ça qui me fera reculer.

Je continuerai à dire ce que je pense. Voilà, la même France insoumise Naimachu qui va rejeter aujourd'hui he le texte qui est proposé par Lor Miller, la députée Ensemble pour la public pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Bah évidemment LFI c'est la poupée qui dit non toute la journée hein.

Quoi que vous leur mettez sous le nez, elle les filles dit non, non et non. sur un sujet aussi important, c'est grave, c'est grave, c'est l'avenir de nos enfants, c'est la santé mentale de nos enfants. On peut pas dire, on peut pas tous dire en cœur que la santé mentale c'est la priorité nationale.

Et puis en même temps, quand vous avez des propositions de là ou des projets de loi qui vont permettre demain effectivement de mettre de de d'essayer en tout cas de nous efforcer, lutter contre la violence des réseaux sociaux, dire non. Enfin, il y a une contradiction ici. Enfin, j'en suis pas étonné puisque effectivement la France insoumise, c'est aussi la stratégie de l'opposition permanente.

La poupée qui dit "Non, non, non." Naima Moutchu, euh la Nouvelle-Calédonie à présent va-t-elle rester française ? Je vous pose la question parce que il y a cet accord baptisé Élysée ou Dino.

C'est assez complexe mais on peut finalement répondre assez simplement aux questions. Ça a été décidé il y a une semaine. Il reconnaît l'identité Canaque au côté d'une identité calédonienne.

Grosso modo, la France va donner toutes les on va dire tous les les pouvoirs régaliens à la Nouvelle-Calédonie mais pas l'indépendance. Du coup, le FLNKS, le parti indépendantiste a claqué la porte. Qu'est-ce que vous dites ce matin au FLNKS ?

Alors, d'abord, je dis au FLNKS que la porte reste ouverte. Euh, elle l'a toujours été. Elle est aujourd'hui, elle le sera demain.

Mais ils ne sont pas là, vous le savez. Mais je regrette l'absence du FLNKS. Mais mais euh je ne je ne peux pas me contenter de l'absence du FLNKS et croiser les bras et dire "On ne va rien faire, il faut rappeler d'où on vient." L'année l'année 2024 pour la Calédonie a été une année terrible.

Les Calédoniens ont beaucoup souffert, souffrent encore. Il y a encore des cicatrices. Ils ont vécu des violences.

C'était le mois de mai, les émeutes, les fameuses émeutes, le territoire ne s'en est pas encore remis. L'économie est à plat. Vous avez des familles qui n'ont pas retrouvé d'emploi, des jeunes qui ont décroché sur le plan scolaire et donc il faudrait attendre le retour du FLNKS.

Non, je moi je demande au FLNKS de prendre ses responsabilités. S'il souhaite se raccrocher au processus, il y a une place. Mais cette Nouvelle-Calédonie à terme, est-ce qu'elle va rester française ?

Mamouchou, ce n'est pas ce que nous écrivons. Euh l'accord qui a été signé Élséino il y a quelques quelques jours, c'est une étape importante pour permettre au territoire de retrouver de la stabilité. Vous savez ce qui se passe en Calédien ?

Il y a des aspirations très différentes entre ceux qui sont indépendantistes et ceux qui veulent rester dans la République. Moi, mon rôle, c'est de ramener de la lisibilité et un cap, de faire en sorte que le territoire ait des perspectives. C'est pas de trancher ce ce sujet-là.

Vous dites non l'indépendance en clair vous nous mettons en moins nous avons mis en en place les moyens qui permettent au territoire de se projeter. Donc il y a un transfert de compétences qui peut demain avoir lieu si le territoire le souhaite. C'est-à-dire qu'on transmet on transmet au territoire les compétences régaliennes demain.

Éventuellement si les garanties sont mises en œuvre, ils pourront avoir la défense, la sécurité mais mais il y a des conditions à remplir. Jama jamais l'indépendance si j'entends bien ce que vous dites. connais pas ce que nous avons écrit.

Nous permettons à ces différents projets de continuer à vivre. Il faut une révision constitutionnelle, il faut les 3/5è du parlement. Vous n'y arriverez jamais en réalité.

C'est c'est le là vous vous c'est un calendrier qui est très serré là. En plus, il faudrait que ça survienne là maintenant. La forme la forme ne doit pas être un problème l'État est au travail, nous avons proposé un calendrier indicatif.

Il est tenable, il est réaliste. Nous l'avons travaillé. C'est-à-dire quoi ?

C'est c'est au printemps à partir alors c'est ça ça démarre dans quelques semaines. Le projet de loi constitutionnelle sera examiné par le Sénat d'ici la mi-février ou fin février et après le processus est lancé. On ne peut pas avoir demandé des efforts aux calédoniens, aux forces politiques calédoniennes qui ont trouvé un accord global.

Vous avez une trajectoire politique institutionnelle et une trajectoire économique. Et après dire que le parlement ne ferait pas lui son travail, il faut que les députés et les sénateurs prennent leur responsabilité. Il faut que même soit à la hauteur des défis calédoniens.

Je vous ai rappelé la situation du territoire. On ne peut pas laisser tomber. On ne peut pas abandonner les Calédoniens.

H Et là donc du coup euh s'il n'y a pas de de congrès Versailles, il y aura des élections ordinaires provinciales qui vont arriver. Elles sont mécaniquement programmées en quelque sorte et là il risque avoir de nouvelles violences en Nouvelle-Calédonie. Moi, je donne la chance au processus qui vient d'être lancé.

Moi, j'y crois. Les forces politiques calédoniennes y croient. cinq forces politiques sur un processus parlementaire et ensuite démocratique.

Monsieur, puisqu'on donnera la voix au Calédoniens à la fin. Les Calédoniens seront consultés sur les accords qui viennent d'être élaborés. Ils auront voix au chapitre.

Euh le budget des outremères Naimautchu, il était à la baisse au départ de la discussion. Là, il y a les 493 qui passent. C'est quoi ?

C'est la hausse, désolé. C'est la hausse. Absolument.

C'est la hausse. C'est une victoire pour les outresemères. Ce qui montre bien que les soutremes sont une priorité à la fois pour le premier ministre, pour le gouvernement, pour moi-même.

Nous nous sommes battus pour obtenir ces augmentation de budget pour tous les territoires. Pour un territoire pour tous les territoires, ils pourront en bénéficier dans le domaine de la santé, dans le domaine du principalement pour la nouvelle Calédonie et Mayotte notamment sur la Calédonie et Mayotte qui sont des urgences. Bien sûr, bien sûr.

La Calédonie, on vient d'en parler maillot la combien le le la progression du budget, il y a un chiffre ou pas ? Un milliard de plusard de plus. Ou qui s'ajoute à Ouais. qui s'ajoute aux deux aux deux un peu plus de 2 milliards effectivement.

Alors, sachant que c'est une enveloppe, ça c'est l'enveloppe autreem mais l'effort de l'État c'est plusieurs dizaines de milliards en tout parce que vous savez que c'est très interministériel, il faut aller chercher dans les différents euh ministères mais c'est un effort. C'est un effort. Le mot est peut-être pas trouvé d'ailleurs parce que effort ça donnera l'impression effectivement queon est dans un ministère social alors que c'est un ministère de souveraineté.

Nous mettons les moyens parce que c'est un ministère les autres maes Neimam Moutu, il faut les sauver. Ils ont toujours été laissés pour compte. Ce sont des territoires fragiles.

Oui, ils ont été fragilisés dans le temps. Ça, il faut le reconnaître. C'est pas moi qui dirai le contraire.

Mais mais les outresemes ont une place essentielle dans la République. Ce sont des territoires de souveraineté. Vous voyez bien ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, dans un monde de rapport de force, dans un monde où tout est remise en cause.

Nous avons besoin des outremères aussi pour être aux avant-postes de ce qui se passe. Vous dites souveraineté, il y a il y a Saint-Pierre et Miclon, vous avez vu les inquiétudes d'Anic Girardin puisque cette archipel, on pense au Grenland que Trump convoite, doit partager son espace aérien où va être récupéré par le Canada. C'est vrai ou c'est faux ?

Alors effectivement effectivement Annique Gérardin a ancienne ministre des outresemères qui est sénatrice hein désormais. Oui, tout à fait. Euh ancien ministre des outresemes qui é Oui.

Oui. qui a posé une question au gouvernement sur le sujet que nous avons tenté de rassurer. Il n'est pas question euh de l'orner sur euh la souveraineté territoriale de nos territoires ultramarins que ce soit Saint-Pierre et Micelon ou d'autres la coopération que nous pouvons avoir le Canada rien avec le Canada.

Oui. Mais la coopération que nous pouvons avoir avec les Canadiens ne remet pas en cause la souveraineté territoriale. Naimau, tout à fait.

Autre chose Édouard Philippe veut-il faire perdre la droite et le centre à Paris ? C'est Rachidati qui l'affirme. Elle l'a dit hier sur Radio J.

Votre parti Horizon avec ensemble pour la République soutiennent la candidature de Pierre Bournazel. Pour la ministre de la culture, le candidat d'Edouard Philippe à Paris n'a qu'un objectif, c'est me faire perdre. Que lui dites-vous ce matin ?

Oh, la campagne est lancée. Euh, je connais, bon, j'ai des liens d'amitié avec Rachida Dati, mais aussi avec Pierre Yve Bournazel qui est notre candidat au sein d'horizon. Je ne doute pas que euh nous serons capacité de discuter dans les prochaines semaines pour trouver un accord.

Vous êtes d'accord que cette candidature fragilise Rachid Nadati à Paris ? Oui, mais attendez que Pier Pierre Bournael, candidat euh d'horizon, a aussi une ambition pour le territoire. Euh il a un projet pour Paris.

Euh il est tout à fait légitime à le présenter, à se battre pour ses convictions, pour ce qu'il a envie de faire pour la capitale. Euh ça, on peut pas lui reprocher. Il y a d'autres candidats.

Oui, mais ce qui va compter, c'est ce qui se passera ensuite. Qu'est-ce que c'estàdire ? Qu'est-ce qui va se passer ?

Alors, on verra. C'est ça le problème. En fait, je peux vous dire que moi je ne suis pas dans les discussions d'abord que ça concerne effectivement au premier plan Rachid Adati et Pierre Yve Bournazel.

Donc je mais vous savez c'est comme dans toute campagne qui a des ambitions individuelles c'est bien normal puis à la fin il y a des choix de responsabilité qui sont faits. Elle dit Édouard Philippe il veut faire gagner la gauche à Paris il devrait rendre des comptes aux électeurs. Elle elle elle est votre collègue au gouvernement.

C'est c'est chaud quand même gouvernement là non ? Oh ben vous connaissez le franc parler de Rachid Adati. Vous êtes collègue, il faut il faut qu'elle c'est une situation un peu un peu difficile à tenir quand même.

Vous reconnaissez-le. Elle vous accuse. Elle accuse Horizon moi.

Elle m'accuse pas moi. Mais donc non, il faut il faut on touche à rien. Non mais c'est pour moi c'est le chemin normal de la campagne.

Chacun fait valoir sa position, chacun fait valoir son projet, ses convictions et puis ensuite il y a des discussions qui se tiennent. Donc bon, je ne suis pas inquiète. Je peux vous dire que je ne suis pas inquiète.

Je connais je les connais tous les deux. Euh je sais aussi la volonté d'Édouard Philippe de rassembler donc j'ai pas de doute. Ultime autoriser l'exploration pétrolière en Guyane.

Euh il y a une une proposition de loi de d'un sénateur des outremères là-dessus. Oui ou non ? Il y a une forme de désaccord là-dessus, hein.

Oui. Alors, oui, vous faites référence à la position de la ministre de la transition écologique, Monique Barbu, qui est défavorable mais qui est cohérente avec la position qu'elle défend depuis toujours. Bon, bah, il se trouve que moi aussi je suis euh cohérente.

Je défends une autre ligne. Je défends une ligne qui consiste à dire attention à ne pas tout décider depuis Paris pour des territoires qui sont loin et de prendre des décisions qui iraient à l'encontre des élus ou de la population. Il faut qu'on arrive à trouver cette voie qui consiste à la fois à défendre une une écologie exigeante et je la défends aussi mais qui soit aussi au prise avec le réel.

La Guyane c'est un territoire extraordinaire mais c'est aussi un territoire pauvre parmi les plus pauvres de la République entouré d'ailleurs de pays qui exploitent des hydrocarbur du pétrole. Donc je pose la question de la méthode. Il faut y aller donc il faut exp explorer le pétrole.

Moi je l'ai dit ma position elle est favorable. Je considère que euh ce serait un atout pour la Guyane. On pourrait tout à fait exploiter avec nos normes d'ailleurs environnementales.

Nous nous sommes nous-même nous avons des niveaux d'exigence en France qui sont importants au-dessus bien au-dessus de la moyenne. La question est posée mais c'est l'exécutif qui tranchera et moi je me sou la décision qui sera qui sera donné. Mesdame dat et Barbuvea deux sujets de désaccord quand même he ça fait beaucoup au sein du gouvernement.

Non, il y a des discussions et c'est tout à fait normal et vous savez aussi que je suis je suis une femme politique libre et donc je dis moi aussi ce que je pense. Merci à vous Naimachou. Merci Naïa Moutu.

Bah on l'a compris. Oui. Donc il devrait y avoir un accord.

Vous avez dit Édouard Philippe veut rassembler donc ce qui veut dire que Rachid Adati ne doit pas être inquiète. Alors personne ne doit être inquiet dans cette équation. Je reste persuadé que nous gagnerons Paris.

Nous gagnerons Paris. Nous gagnerons Paris. Alors attendez vous c'est nous c'est la droite et le centre c quoi contre la gauche c'est bien Ah ben c'est bien l'objectif ou ah c'est bien l'objectif c'est dit après évidemment ce qu'on a vu hier c'est-à-dire ce sondage hip hop fiducial pourci le parisien et sud radio qui montre que c'est extrêmement serré évidemment entre Emmanuel Grégoire d'un côté et puis Rachida Dati c'est quasiment du 5050 et puis après ça dépend beaucoup des alliances he comme comme on l'a vu.

Dans un instant, nous poursuivons évidemment 0826 300300 avec Philippe David et Françoise Degouis. Notamment cette bah cette proposition de loi aujourd'hui pour ou contre l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Qu'est-ce que vous en pensez ?

J'aimerais vous entendre. M.