Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 28 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:27Invité politiqueChiffre
« nous avons atteint 260000 euh signatures de parrainage. »
- 42:47Invité politiqueFait
« le peuple dans sa majorité est plus éduqué. plus connecté, plus féminisé si je parle du peuple politique que jamais de toute l'histoire de France. »
- 47:11Invité politiqueFait
« El nigna arrive en avance, ce qui veut dire que l'eau a chauffé plus vite que d'habitude. »
- 48:41Invité politiqueFait
« aujourd'hui, on commence à mieux comprendre ce que sont les phénomènes en cascade. Par exemple, on bloque le D3 d'Ormus. Donc le pétrole vaut plus cher. »
- 51:25Invité politiqueFait
« nous, on est 68 millions. OK. Donc on fait pas comme si on était 450 à nous tout seul. »
- 53:33Invité politiqueFait
« La dernière fois qu'ils ont inventé quelque chose, c'était le dollar. Bah, il vaut ce que vous croyez qu'il vaut. C'est c'est passé en 71, le 15 août. Il donne plus d'or en échange du dollar. »
- 54:16Invité politiqueFait
« Quand les Espagnols sont arrivés dans le nouveau monde, ils se sont pointés avec leurs virus contre lesquels à force ils étaient immunisés, que leur avait filé les cochons, les vaches, les chevaux et un peu de la volaille, mais surtout ça. »
- 55:42Invité politiqueFait
« Le tourisme irresponsable, c'est aller partout, envahir tous les espaces. C'est aller à Uchuaya pour aller dans un tas de poubelles, voir des oiseaux qui ne sont que là. »
- 56:24Invité politiqueChiffre
« On en est à la 5e épidémie. À chaque fois, on tue dans ce pays environ 20 millions de volailles. »
- 57:06Invité politiqueFait
« Vous savez que quand il y a eu la COVID, on a été tous confinés et le petit état major du groupe de l'époque, nous étions 17 à l'Assemblée nationale, plus les insoumis de l'époque, on a travaillé dur pendant le confinement à analyser la situation. »
- 57:51Invité politiqueFait
« La COVID ça rien à voir avec le capitalisme. »
- 58:34Invité politiqueFait
« Celui qui a peu d'argent, qui a un tout petit salaire, il peut pas vivre en restant confiné. Donc il va plus vite que les autres prendre le risque d'aller au boulot. »
- 59:19Invité politiqueFait
« Vous ne pouvez plus avoir un fait dont vous puissiez dire il n'a aucune cause, aucun lien avec le mode de production tel qu'il est. »
- 1:00:02Invité politiqueChiffre
« Les profits totals ont augmenté de 50 % en 6 mois, en en 3 mois. Et Aramko, c'est la boîte qui relie les gringo avec les les Saoudiens. Leur leurs profits ont augmenté de 25 % »
- 1:00:45Invité politiquePromesse
« Il faut nationaliser le temps. C'est à ça que sert la planification, c'est de décider que l'argent va à ceux qui font ceci ou cela et pas aux autres. »
- 1:01:28Invité politiquePromesse
« On a décidé d'introduire dans cette campagne la santé humaine comme la 4e grande frontière à laquelle nous voulons nous porter comme pour l'espace, comme pour le numérique, comme pour la mer. »
- 1:02:13Invité politiqueFait
« Le cancer est une maladie politique. Nous pouvons le vaincre mais c'est une maladie qui vient de mauvaise décisions politiques. »
- 1:15:45Invité politiqueFait
« Être passé par le canal de Suèze, c'était déjà prendre un risque. Je sais pas si vous avez vu ce que c'est, hein. »
- 1:17:10Invité politiqueFait
« Il faut trouver 500 signatures du maire ou de personnes qualifiées pour ça pour signer. C'est encore de l'argent, encore de la fatigue. »
- 1:18:31Invité politiqueChiffre
« Les 150000 signatures, ça fait maintenant trois fois que nous en faisons un objectif de début de campagne. Nous avons atteint notre score. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci, je vous en prie.
[applaudissements]
Asseyez-vous mes mes camarades, mes amis. Bonsoir tout le monde. Merci pour cet accueil. Je pense que j'interprète une analyse commune de notre première semaine. Ça s'est plutôt bien passé. Il est vrai que nous avons été bien servis par la concurrence qui nous a offert en quelque sorte un deuxième étage pour la fusée qui n'était pas prévu au départ. Donc nous sommes entrés en campagne. Je vais vous en dire quelques mots. Je pense arriver à être ce soir plus succant que d'habitude car j'ai le sentiment Salut Raphaël, c'est un vrai bonheur de te voir là.
[applaudissements]
Vous l'avez vu hein ?
[applaudissements]
Tu as notre affection, notre amitié, notre solidarité. Nous sommes fiers d'être tes camarades.
[applaudissements] [applaudissements]
Donc vous dis évidemment vous on se connaît tous assez pour que vous ayez deviné que l'affaire avait été calculée au millimètres dans tous ces aspects et il fallait déterminer quel jour ce serait. Alors bon, je vais pas vous faire un cours sur l'art de la tactique en politique, mais il le faut. On fait pas n'importe quoi, n'importe quand, on fait pas un meeting le soir d'une finale de foot, on tu vois des choses comme ça quoi. Non mais je vous l'ai dit parce que au passage, je vais faire déprimer les autres qui ont précisément prévu des meetings à des moments incroyables, quoi. Un peu bon. Déjà, des gens ne sont pas capables de calculer leur propre succès.
Comment pourrait-il se charger de celui des autres en étant à la tête de l'État ? C'est pour ça que j'insiste. Donc nous avons d'abord réussi notre processus interne qui était le plus délicat à mener car comme je vous l'avais dit à nos précédentes réunions, nous étions parfaitement au clair sur un point. Ça n'est pas qui veut être président de la République, qui veut être candidat et puis commence je ne sais quelle gesticulation où on fait semblant de mettre tout et tout le monde sur le même plan.
Car il est clair que ceux qui procèdent de cette manière donnent immédiatement une information à des millions de Français, c'est qu'ils ne sont pas sérieux et qui n'ont pas réellement l'intention de gouverner le pays. Parce que c'est pas vrai que n'importe qui, compte tenu du caractère absolument invraisemblable de ces institutions qui concentrent tant de pouvoir sur une seule personne serait en état de décider. Regardez comment les mozzarts de la finance finissent et on a une idée du fait que oui, c'est vrai, il y a nécessité de préparation.
Nous sommes une équipe à être préparé et cette équipe sera plus nombreuse encore à mesure que le temps va passer puisque d'autres sont monté en première ligne, d'autres se sont affirmés dans les groupes parlementaires. Et donc de cette façon, nous avons mis au point une méthode qui a été rendue publique dès 2024, juste après l'élection, vous savez, législative.
Comme nous menions la bataille pour faire démissionner Macron qui ne n'acceptait pas le résultat des élections, on avait défini une méthode pour le cas où tout d'un coup euh revenant à un minimum de sentiment de dignité et de respect pour le peuple français, il viendrait à dire "Boi, j'en ai assez." Et donc, on avait commencé la stratégie qui consistait à faire tomber les gouvernements pour qu'il s'en aille sur la base du fait qu'il n'était pas légitime puisqu'il avait perdu les élections et qu'il le s'obstinait. Donc la méthode a été donnée à ce moment, je le dis pour tous ceux qui ensuite l'ont résumé en disant je me serais autoproclamé tout.
Bon c'est des gens qui c'est pas tout cela souvent sont pas vraiment des journalistes et des gens qui qui font des émissions de divertissement. Alors des fois ils ont un accent un peu rigolo. Alors ça fait ça crée un côté vous voyez pote quoi. Mais c'est pas sérieux parce que tout avait été expliqué. C'était très important pour nous d'agir sur la base d'une extrême consensus interne. Pourquoi ? parce que ce que nous allons subir, vous en avez une idée. Vous avez vu ce qu'on a déjà subi. Alors, imaginez-vous que lorsqu'ils vont s'apercevoir que nous avons nous faisons partie des gagnants possibles de cette élection, il est probable que ça se déchaîne et on en a déjà quelques prémisses.
Donc cette consultation a pu avoir lieu. Notre assemblée a pu se tenir en intergroupe sans que ce qui fait l'admiration de tout le monde dans une société comme celle dans laquelle nous vivons, personne n'est dit en mot et que personne n'est su un seul instant ce que nous étions en train de préparer. Pourquoi ? Parce que nous tenons, il y a des règles comme ça qui n'appartiennent qu'à nous. 1. Nous voulons être maître de nos décisions parce que nous n'acceptons pas les pressions qui arrivent de l'extérieur à travers des campagnes de presse, de dénigrement, de diffamation de l'un ou de l'autre et d'excitation des uns contre les autres.
La seconde, bah vous en connaissez, il y en a comme ça, toute une toute une ribelle de règles. Celle-là est très importante à nos yeux car c'est le fondement de la liberté de l'organisation et de s'organiser comme nous l'entendons. Le modèle d'organisation du Parti socialiste ne fait rêver plus personne, même pas ceux qui sont dedans, car il voit bien à quoi ça les conduit. Et s'il en est ainsi, voyez-vous, et c'est là qu'il faut aller au fond de notre succès, c'est que ce qui se passe en ce moment, c'est la continuation de la dislocation de la société. La société subit des chocs terribles sociaux, culturels, idéologiques, des revirements inouis.
Quand on est dans un pays comme le nôtre et que quelqu'un ose mettre comme chanson le 8 mai, maréchal nous voilà, ça n'est plus une anecdote dans un coin prise en charge par quatre ou cinq illuminés, c'est qu'il se passe des choses en profondeur. Et la France revient à ces questions fondamentales comme toujours chaque fois qu'elle entre dans une très grande crise dont les autres diraient pompeusement c'est une crise d'identité si vous voulez. C'est pour dire les gens savent plus très bien quoi faire et de quel côté aller et comment le faire. Alors oui, on peut appeler ça une crise d'identité mais c'est une crise politique.
Son fondement est social, c'est-à-dire que c'est la dislocation de la société telle qu'elle a été construite en France. Pas seulement, mais bien sûr, surtout depuis la libération et la fin de la deuxième guerre mondiale, mais en profondeur. La France est construite par et autour de son état depuis le début. La France, ça commence par un récit de gens qui ont décidé d'écrire des chroniques des rois qui à l'époque sont des roitelés barbares de de petite bourgade et qui représente trois fois rien mais qui se vivent comme des rois dans les mythes lointains qui traversaient encore quelques élites de l'empire romain.
C'était en souvenir du passé et alors les moines commencent à écrire la chronique qui est déposée à Saint-Denis. C'est pourquoi Saint-Denis ensuite devenu le lieu des tombours du roi de France qui l'un derrière l'autre venait se faire enterrer là et qui d'ailleurs euh le moment venu on rencontrait ce que le peuple en pensait quand il s'est mis à y penser. C'est-à-dire que le peuple est venu et a absolument saccagé toute la basilique pour la transformer en une réserve de pierre. Et il faut pas y voir comme les bourgeois le le voi ou les importants. Il voi le peuple comme une espèce de plè furieuse qui à toute occasion vient tout démolir et tout piller.
C'était la rage quasi millénaire qui s'exprimait là euh d'avoir été dominé de telle façon. Donc la France c'est un récit et c'est un mode d'organisation. D'autres peuples sont fait organiser différemment de nous he je suis pas en train de dire ceci est la perfection mais nous c'est comme ça qu'on vit et puis tous ceux qui arrivent euh bah sont intégrés dans le récit national. qu'on leur apprend à l'école, la révolution, les principes, l'égalité et voilà.
Et on est ce peuple, bon, je vous l'ai déjà raconté une fois où il y a une expression qui n'existe nulle part ailleurs qui consiste à engueuler les autres en leur disant "Ah ben si tout le monde faisait comme vous, où est-ce qu'on irait ?" Ce qui signifie que ce qui est bien, c'est ce que tout le monde peut faire. Et si c'est entré jusque dans les habitudes les plus communes, c'est que c'est une culture très profonde des Français, même si après ils ont des comportements qui eux aussi veulent dire beaucoup de choses. Prenons un exemple. vient une femme avec euh un voile intégral à la plage. Ça s'est produit à Nice.
Aussitôt tous les gens court téléphonie au flic pour les faire venir et ils sont très mécontents et puis tout d'un coup les flics arrivent et alors là tout le monde se retourne contre eux en disant c'est pas vous qu' allez nous dire comment nos femmes ont le droit de s'habiller. Ça c'est la France. C'est-à-dire à la fois un culte de la l'idée que bon on fait pas, il faut que tout le monde puisse le faire et en même temps le souci, le respect de la singularité, du droit à être soi-même. Ils sont comme ça. Nous sommes tous comme ça. Vous le savez bien. Réfléchissez en rentrant en vous-même, même si vous êtes très intransigent.
Vous savez comme moi que quand votre intransigence rencontre le sort de vos enfants ou de vos parents, tout d'un coup vous l'êtes un peu moins et vous êtes prêt à composer. C'est normal, ça s'appelle la vie hein et la protection de de la vie et la volonté de la vivre en commun. Donc la France est absolument abazourdie par ce qui lui est arrivé.
la destruction de ses services publics, la mise en cause de tout ce à quoi elle croyait, le pillage de sa sécurité sociale, une situation absurde où ce sont les libéraux qui par la dette ont affaibli volontairement l'État et le sentiment que on ne sait plus où on va et qui voit qu'on dépaisse la France en la découpant par morceau pour en vendre des [grognement] une entreprise de ceci, une entreprise de cela et tout ça ne sans que personne ne sache au juste quoi faire, ni par quel bout attraper cette situation et pendant quelques temps même les gens se sont dit c'est inéluctable, c'est la pente de l'histoire.
Dans les années 90 euh le néolibéralisme était triomphant et on ne voyait pas qu'est-ce qu'on pouvait bien pouvoir faire d'autres puisque tout le reste était cassé la figure assez lamentablement. Et donc tout ça, une traduction directe, les catégories sociales qui étaient des catégories ascendantes. Alors, je me mets dedans. Voilà, je suis fils enfant d'une famille de tout petit cadre de de la fonction publique et avant ils étaient ou commerçants ou pauvres tout simplement. Euh bon et puis on à chaque génération ça allait un peu mieux. En tout cas dans le sens dans lequel eux voulaient aller. Il était mieux d'être fonctionnaire que d'être commerçant parce que on avait un boulot stable.
on avait un revenu staff. C'était l'idéal de vie des gens qui pensaient que ça s'avancerait. Ça a continué après. Et tout ça, tout est parti par terre. C'est-à-dire que dans ces catégories là, il n'y a plus de catégorie ascendante. C'est-à-dire même si vous envoyez vos enfants à l'université, que vous coupez les veines pour qu'ils y aillent et cetera, pour finir, même quand ils ont un paquet de diplôme, bah avec ça, on le va pas leur proposer du travail. On va les maltraiter, on va les humilier. Et donc cette ascension s'est bloquée.
L'endroit où l'ascension sociale a continué, c'est dans les milieux les plus déshérités qui eux franchissaient les premières étapes, c'est-à-dire dans tous les nouveaux quartiers populaires avec la nouvelle population. Et là, c'est un changement extrêmement important parce que c'est là que sont le plus souvent les réservoirs d'enthousiasme pour le futur, d'envie de faire mieux, d'idée que c'est bien parce que je suis content, mes gosses ils ont fait des belles études et maintenant regardez, il fait c, il fait là.
Bon bref, ça c'est la France comme elle est et la dislocation de tous ceux qui jusque-là ont exercé tous les pouvoirs intermédiaire, le autrefois on aurait dit les contremettres, hein, mais vous voyez le ce niveau. Tous ces gens-là se disent "Mais pourquoi j'ai fait tout ça ? Pourquoi je me suis usé comme ça ?" Euh quand on arrive à au grand âge, tout d'un coup, tu arrives plus à payer les charges de la copropriété. Euh, tu sais pas ce que tu vas devenir. Tes gamins, ils sont plus là parce qu'ils sont partis à l'autre bout du pays. Parce que ce pays déménage en permanence.
Déjà, la moitié de la population est fichuquant de l'endroit où elle était au début des années 58, au début de la 5e République pour partir à un autre endroit. Ce pays est un pays rempli d'immigrés de l'intérieur et de l'extérieur. Tout le monde va vient rentre par repart. Enfin bref, tout ça crée un grand un grand désarrois. Bon là, j'ai en face de moi un député un député chemin et ben causer 5 minutes avec un cheminot, il va vous dire il a les bras qui lui tombent.
les immenses gardes de triage, le respect qui était dû à au chemin de fer, le fait que c'était une entreprise de pointe par les technique qu'elle mettait en avant et le sentiment de faire quelque chose de de beau quoi, de faire un truc beau dans ta vie parce que tu fais des trucs intéressants, tu fais un métier qui rend service aux autres parce que tu es respecté, on te regarde bien. Bon, tout ça est parti dans le décor aussi. Aujourd'hui, à l'égard des chemineaux, l'essentiel c'est des insultes parce qu'ils prennent le pays en otage et blab blabla et toutes ces saloperies. Et c'est comme ça tout le temps. Les preuves qui foutent rien, les ceci, les cela.
Enfin, il y a un espèce de pilonnage sur la population pour qu'elle lâche prise de ce qu'elle a construit et de ce à quoi elle croit. Et c'est à tout ça que nous on va mettre un terme. Mais en attendant, on vit cette ce moment d'miattement. Quant à la classe ouvrière, elle était massivement organisée, pas forcément adhérente des syndicats. Encore que c'était quelque chose, hein. La CGT a plus d'un million d'adhérents, ça existé. J'ai connu ça hein. Le syndicat était une référence, organiser le monde quand tu étais un ouvrier et que tu avais quitté l'école à 14 ans parce que l'école s'arrêtait à 14 ans dans les années encore la fin des années 60.
Je me rappelle plus à quel moment c'est passé un peu plus tard, mais je me rappelle très bien qu'étant élève de 5e et ben tout d'un coup, pouf, la moitié de la classe avait foutu le camp. Il était tous partis en apprentissage. C'était mes copains. Il y avait là-dedans des gens brillantissimes, bien plus que moi, qui étaient là, hein. Et [grognement] puis bon, ils allaient à l'usine, il s'y faisaient repérer. Le syndicat il repéré, je suis là ou là là le gamin là ou la gamine là. Donc tac au syndicat. On lui donnait des responsabilités. Et ensuite arrivé le camarade du parti communiste qui lui disait "Il faut marcher sur tes deux jambes camarades." C'est pas vrai ?
Il y en a dans la salle, je vois que ça vous fait rire. Vous avez connu aussi alors hein, le syndicat et le parti. Et il y avait des dirigeants de la gauche qui étaient brillantissimes, venant du monde ouvrier parce que c'était une élite humaine et intellectuelle. humaine parce qu'elle était devenue dans le militantisme syndicaliste et intellectuel parce que quand tu milites tu apprends et bon si tu es parti de l'école à 14 ans et ben après tu apprends que le monde est organisé comme c comme ça le capitalisme c'est ceci c'est cel deviens une autre personne par le militantisme politique. Tout ça éclaté.
Les classes moyennes se sont organisées massivement au Parti socialiste dans les années 70. C'était l'époque où le Parti socialiste écrivait dans sa déclaration de principe qu'il était un parti révolutionnaire et qu'il ne pouvait pas y avoir de démocratie accomplie dans le capitalisme, hein, et que bah oui, c'était écrit, on l'avait voté. Bon, donc et puis tous ceux qui étaient là, ils croyaient dur comme faire. La CFDT était partisane du socialisme autogestionnaire et on s'engueulait pour savoir si le socialisme devait être autogestionnaire, fédéraliste ou centraliste, hein. Voilà, c'était c'était des sujets de conversation tout à fait habituelle.
Tout ça est parti dans le dans le vide et des constructions collectives qui organisent idéologiquement la société, il n'est resté que quelques bribes qui ont été honteusement dévoyés. Regardez comment la secte, le printemps républicain a réussi à à dévoyer l'idée de laïcité pour en faire une espèce de machine de guerre islamophobe et proclamant une espèce de de d'athéisme d'état qui bien sûr ne s'applique pas à toutes les religions. C'est bien connu. Voilà. Donc tout ça a perdu et donc voilà pourquoi la gauche est dans cet état-là. Et puis à un moment donné, elle rencontre le suffrage universel. Oui ou non voulez-vous du projet européen comme déroulement ?
Et les autres comme d'habitude c'était en sandwich chopin. D'accord ? Ils vous mettent dedans le néolibéralisme mange, c'est meilleur avec. Voilà. Et ça s'est passé comme ça. Mais la réponse, le peuple français est l'erreur que font ces élites tout le temps, c'est de le prendre pour en ramasser d'imbécile. Ils ne comprennent pas que les gens comprennent. Et quand ils comprennent pas, les gens, ils cherchent à comprendre, ils se renseignent. Et maintenant, toi-même tu es plus le même qu'avant. Tu es plus éduqué et tes gosses encore plus.
Donc ça discute à la maison jusqu'au point que vous connaissez aujourd'hui qui s'est produit quasiment un renversement euh de l'ordre de la prescription sociale. Avant tu ramenais pas ta science, ton père, ta mère te disait ce qu'il fallait faire. Bon, sauf chez nous, les pieds noirs ou bon, les femmes pensaient que c'était les hommes qui décidaient et ma grand-mère me demandait comment il fallait voter. Elle était gauliste et elle votait communiste à chaque élection sur la base de mes conseils et p cendre là où elle est. Voilà. [applaudissements] Mais c'est ça se passait comme ça. J'étais une exception. Il n'avait pas un autre comme moi dans tout dans tout le le la barre d'immeuble.
Mais la vérité aujourd'hui c'est pas ça. Vous avez vu comment ça s'est retourné ? Par exemple, c'est les filles qui ont convaincu leurs pères, leurs oncles, leur grand-père, sénateur de mettre dans la Constitution le droit à l'interruption volontaire de grossesse parce qu'elles sont allées les voir et elles les ont harcelé jusqu'à ce qu'ils finissent par comprendre. Et ce sentiment, ce retournement là, moi j'ai pas de honte à dire je suis devenu écologiste sous la pression de ma fille parce que moi je j'étais comme tout le monde he béton électricité vive le progrès. Enfin bref, je voyais ça comme non mais allez rigolez pas, vous êtes comme moi là-dedans, il y en a plein. Bon pas déconner.
Et elle elle commence à m'expliquer hein. Et puis au bout d'un moment, bon les gens que t'aiment, tu écoutes ce qu'ils te disent. Bon puis euh et puis on réfléchit. Et bien aujourd'hui, c'est pareil. Et c'est pourquoi les plus jeunes d'entre nous quand ils viennent me voir et qu' me disent ou mais je peux pas voter cette année. Je dis il fait quoi ton grand-père, ta grand-mère ? Vas-y et reviens me voir quand tu auras fini de les convaincre. Ah ben c'est déjà fait. Ah bon ? Bah trouveen un autre alors. Vous comprenez ? Voilà comment ça aussi c'est une transformation. Une société [raclement de gorge] comme la nôtre a renversé le cours du temps.
Autrefois c'était la tradition qui permettait de s'éduquer et de faire face à la vie. C'est pour ça que la droite a un tel ancrage essayer aujourd'hui. Donc chacun savait ce qu'il fallait faire dans la vie. Qu'est-ce qu'on mangeait, qu'est-ce qu'on mangeait pas, qu'est-ce que ceci, qu'est-ce que cela. Et maintenant celui qui a beaucoup vécu et qui s'en tient à ce qu'il a appris, et ben ce qu'il a appris lui sert à rien. J'ai souvent dit cette comparaison : "Essez faire fonctionner un téléphone portable avec les méthodes du téléphone filaire." D'ailleurs là, beaucoup parmi vous savent même pas ce qu' un téléphone filaire où il voi ça au musée ou à la télé dans les vieux films.
Bon, donc ce renversement là, je prends j'ai pris quelques exemples comme ça. Je vous ai parlé de la classe ouvrière en tant que composante idéologique d'une société mais il faut aussi voir la classe ouvrière organiser comme elle l'était. Ça diriant des statuts communs. Aujourd'hui, vous allez sur un chantier du bâtiment, vous avez 20 30 types qui sont là à cavaler sur le la chèvre.
Voilà le truc qu'on amène où on pose la dalle dalle après dalle hein et mais avant tout le monde venait de la même boîte avait le même statut tandis que maintenant personne ne vient de la même boîte même quand on fait le même travail c'est-à-dire si vous êtes en train de poser de de la tuyauterie si vous êtes donc si vous faites de la plomberie si vous faites de l'électricité si vous êtes 2 3 4 5 6 des fois là-dedans il y a deux boîtes pas une deux et donc en quelque sorte tous les statuts sociaux vous interdisent de vous reconnaître dans l'autre ah bon fait pareil comme payé voilà ça se discute. Bon bref voilà tout ça a volé en éclat.
L'ubérisation a fini le tableau en faisant faire croire en en faisant croire à des gens que ils étaient libres et indépendants et il y a des gens qui acceptent tout ce que ça leur impose parce que ils se sentent libres plus libres comme ça même quand ils galèrent. Donc ça dit aussi plus compliqué pour nous pour critiquer un certain nombre de choses qui sont autour de nous et faire changer statut. Donc la société s'est émettée et donc ces représentations politiques se sont émiettées d'eux-mêmes. Et au moment où il aurait fallu présenter des perspectives de rassemblement, c'est là que c'est divisé le plus profondément toute cette masse populaire. C'est le référendum de 2005.
massivement les ouvriers, les travailleurs, les gens de comme il disait d'en bas à l'époque votre nom et tout le reste de la société, les élites sociales, les élites intellectuelles et cetera disent oui. Et là, c'est un divorce qui va faire exploser toute la société. Alors, c'est lent hein, les gens, ils font un petit remisie. Bon, alors on a voté non, vous avez dit que c'était oui. Euh, bon, alors le coup d'après toc, on vote pour un à droite qui a l'air un peu plus nerveux que le précédent. parce qu'il a l'air de vouloir se bouger. C'était Sarco, catastrophe. Alors le suivant, il dit qu'il est normal et que son ennemi c'est la finance. Allez, on essae.
Mais on peut pas se des gens tout le temps, hein, à toutes les élections. Et nous sommes nous les insoumis, les enfants politiques de ce désastre. Dans plein de pays, ce désastre n'a rien donné. Soit que les gens étaient été trompés moins violemment, soit que certaines structures sociales ont duré plus longtemps qu'ailleurs. Mais en France si. Et puis c'est la France, c'est-à-dire un pays qui en deux siècles fait c Républiques, deux dynasties, quatre révolutions et deux empires. Voilà, c'est nous. Donc ce pays a toujours été comme ça. Il faut que il aille au bout d'un truc pour se décider enfin à faire quelque chose.
Et ça vous donne 1958 qui est le début de l'ancienne France si j'ose dire par rapport à la nouvelle. Les gens qui ont voté en 1958 étaient nés en 1937 parce qu'il fallait avoir 21 ans pour voter à l'époque. Et maintenant de ceux qui ont voté à ce moment-là, il reste 1 % de la population. Tous les autres sont nés après et ont donc été formés dans un autre cadre idéologique, intellectuel que ce qui était à l'époque. Ils ont vécu dans un pays qui avait de nouvelles institutions donnant un pouvoir considérable à à son président pour rompre avec la le colonialisme tel qu'il était pratiqué à l'époque. C'est la fin de l'Algérie française, de l'Algérie indépendante, libérée par son peuple.
Et ça c'est 13 départements français. Faut quand même se rendre compte. Cette secou estelle parce que personne ne savait plus quoi faire à marche avant marche arrière. Les socialistes avaient dit "Ah bah nous on va arrêter tout ça, ça sert à rien." Résultat ils arrivent et ils envoient les conscrits en Algérie faire la guerre. Donc déjà pour ce qui était de la roublardise et du mensonge, ils avaient quelques médailles. Donc nous sommes les héritiers de ça. Et maintenant il s'agit de se présenter devant le peuple français et de lui proposer une autre perspective. Mais pour ça, que voulez-vous ? Il fallait d'abord que soit usé jusqu'au bout leur discours.
Il fallait que tout le monde ait compris qu'il n'y a pas d'avenir dans la compétition des gens les uns contre les autres. Il y a pas d'avenir à traiter tout comme une entreprise comme il disait tous avec leur air bouffi de certitude. L'école doit être gérée comme une entreprise, l'hôpital doit être géré comme une entreprise et ça vous donne à la sortie le paiement à l'acte. Je sais pas si vous savez ce que c'est mais ça veut dire que tout est jugé d'après la rentabilité. La rentabilité en matière de santé. Résultat, vous accouchez, on vous met dehors le lendemain pour quelqu'un d'autre vienne, pas pour accoucher parce qu'on accouche de moins en moins.
Mais vous vous connaissez tout ça, on l'a vu pendant toute la période Covid. J'ai vu de mes yeux qu'on m'a raconté l'histoire de quelqu'un qui était allé dans une clinique privée parce qu'il y a plus de place nulle part et quand il est arrivé à l'hôpital, il avait un papel qui était accroché après lui où il était marqué dessus de quoi il souffrait, que la clinique voulait pas traiter par ça coûtait trop d'argent. Et quand le gars est arrivé à l'hôpital, l'hôpital l'a pris bien sûr, mais les gens disaient "Ouais, mais ça va pas améliorer nos rendements." Il m'a dit un copain, donc c'est pas une brute, je sais pas quoi. Il m'a dit "Nous ça, ça on va le faire parce queon est des êtres humains.
Mais voilà ce que ça veut dire." Bref, c'est ce pays-là que nous rencontrons dans cette élection. il est à bout de ner et donc là-dedans, pour nous, il était clair depuis le départ que ça ne pouvait pas être on ne pouvait pas présenter une candidature sans se dire que les gens se demanderaient si la personne en question est ou non en état de comprendre ce qui se passe, d'avoir une préparation idéologique, politique et cetera. C'est comme ça qu'on a raisonné entre nous. On s'est pas demandé qui fera la tête la plus sympa sur l'affiche ou qui c'est au début oui, on a parlé comme ça et puis vite on est arrivé à la conclusion, on prend l'affaire par le mauvais bout.
Comment on a fait pour nous-même ? Bah on a choisi à chaque fois la personne dont on avait le sentiment qu'elle était la mieux adaptée pour faire ce qu'il y avait à faire. Président de groupe, président d'Ilb, bah tout ce que vous connaissez, coordinateur de du mouvement. Et c'est comme ça qu'on est arrivé à la conclusion qu'il fallait que j'y retourne. J'ai beaucoup hésité, je vous le savez parce que ça se voyait. dans ma manière de me comporter. Mais moi, quand on présente une tâche avec des arguments rationnels, ça me va. Je dis oui ou non. Mais là, c'est des arguments rationnels. Donc le problème, c'est pas si je suis sympa, si c'est pas la sujet.
Il faut maintenant que le pays comprenne que nous savons où nous voulons aller, par quel par quel passage on va le faire, avec quel programme. C'est pourquoi je pense que la comédie qui a entouré la première semaine avec ce qui s'est passé dans les autres parties de gauche, quel que soit le résultat à la fin de tous ces micmac, les disqualifi dans ce rôle-là. Vous ne pouvez pas faire confiance pour diriger un pays qui va au-devant de ceux qui dont je vais parler maintenant, des événements immenses qui vont arriver avec des gens qui sont même pas foutus d'organiser une discussion entre eux.
Comment peut-on croire que ces gens aient la moindre capacité à se projeter de manière disciplinée et organisée vers le futur ? Or, nous allons aller dans des événements considérables. En tout cas, bon, la première partie, notre entrée en campagne est réussie et c'est surtout parce que aussitôt une masse immense de gens qui n'ont reçu aucune consigne savait exactement quoi faire parce que nous sommes d'abord des gens conscients, éduqués. Nous savons pourquoi nous sommes là, pourquoi nous faisons le mouvement insoumis. Et donc cette organisation s'est déployée et plein de gens qui é qui s'étaient mis à faire d'autres choses depuis la dernière campagne sont venus ou revenus.
Et nous aurons bientôt des statistiques parce qu'il apparaît que parmi le premier groupe de signataires, plus de la moitié n'était pas auparavant des signataires de nos campagnes. Il y a 5 millions de nouveaux électeurs qui sont en enjeu et nous avons gagné la confiance du peuple français, y compris parce qu'il apparaît comme des défauts aux autres. Parce qu'ils nous ont vu harceler, pilonner, sans arrêt, diffamer, insulter. Les femmes de notre organisation traité plus bactère et ils ont vu qu'on n'a pas lâché. Personne n'a lâché. Personne n'a reculé d'un mtre.
Et quand il y a eu un événement aussi tragique que celui de Lyon, et bien nous avons tenu bon parce que nous savions nous avions l'intime conviction que n'existait pas chez nous la volonté de tuer. Et nous avons très rapidement bénéficié du fait que les articles de presse ont montré que c'était un complot et un tracnard qui avait été monté par Nemésis. Mais les gens se disent à cela, ils sont capables de tenir bon quand il pleut, hein. Des pierres. Et bien ça n'avait pas l'air d'être de la politique. On aurait pu penser que la politique était ailleurs dans les faits eux-mêmes. Non, elle était dans la manière dont tout le monde se comportait à ce moment-là.
Et je pense que cet exemple, on a gagné dans cette dans cette séquence politique plus de 3 ou 4000 adhérents à l'organisation. Les gens l'ont immédiatement interprété. Vous avez tous le souvenir de la campagne municipale. Vous m'avez tous dit la même chose. Çait pas l'air d'une campagne municipale. Il venaient des paquets de gens dans les réunions de tous les côtés. Alors bien sûr, il y a l'aspect local, mais il y avait autre chose. Et c'est ça le fond de l'affaire. Cette autre chose, c'est que les gens savent qu'on s'approche de l'élection présidentielle et qu'ils veulent régler la situation. Ils veulent à tout prix se sortir de l'impasse dans laquelle ils sont enfermés.
Et c'est ça qui nous porte à l'heure actuelle. Et c'est pour ça que ça nous porte si fort, si haut parce que nous l'incarnons le mouvement insoumis, quelque chose qui est en résonance absolue avec le pays.
Et quand nous avons parlé de Nouvelle-France, je les ai laissé bien tous s'enfoncer dans la critique stupide qu'ils en ont fait parce que c'est eux qui ont fait une critique racialiste de la Nouvelle-France, obsédé qu'ils sont par cette question de l'identité pour des tas de raisons dont certaines sont particulièrement malsines et ils n'ont pas compris que nous parlons oui c'est vrai d'un nouveau peuple français parce que une génération remplace l'autre les pauvres et par conséquent tout le monde vous avez vu cette femme qui me dit tiens Vous parlez de renouvellement, vous êtes encore là. Ben vous aussi. Non mais
[applaudissements]
moi je vous l'aur dit, j'ai aucune immunité hein euh contre contre contre madame Coudret qui était là. Mais [raclement de gorge] moi je viens peut-être là pour la 4e fois mais elle pour la 3è. Donc la dernière fois c'était déjà elle qui m'interduait. Donc tout ça ne va pas bien loin et les gens le comprennent assez facilement. Et aller dire dans un pays où la majorité des électeurs ont plus de 50 ans ou de 60 ans que il y a une un âge à partir duquel les gens passent directement à la broyeuse, ça peut pas marcher et d'ailleurs personne n'en a envie. Vous verrez. Alors voilà comment ce cette affaire s'est mise en place.
nous sommes portés et bien sûr comme ces rencontres que nous faisons ici pour le moment politique sont toujours un moment qui prépare ce que nous faisons. Donc je vous redis, nous faisons une campagne présidentielle d'abord comme un exercice d'éducation politique populaire de masse. Quel que soit le résultat, vous serez plus fort à la sortie si le travail est fait comme ça. Parce qu'il y a quelque chose qui est inéluctable. C'est le moment où la société va se bloquer toute entière parce que comme vous le savez, j'ai dit les trois causes pour lesquelles il y avait gravité de situation et je pense que j'ai été entendu à l'instant.
J'ai pas donné de chiffre mais vous avez vu que nous avons atteint 260000 euh signatures de parrainage. Alors
[applaudissements]
le processus, vous voyez affronter l'ennemi, c'est éducatif si on s'enrage pas et qu'on réfléchit. La dernière fois pour se moquer de nous, les journalistes de Marianne s'étaient inscrit sur la liste avec des noms bizarres pour dire "Ah voyez, ça vaut rien, c'est n'importe qui qui signe." Donc on a mis un filtre, tu reçois un numéro de téléphone puis avec le numéro de téléphone, tu as un code et tu signes. Et ce filtre fait que nous savons que c'est bien 260000 personnes différentes qui sont là. Et eux n'ont pas même pas essayé cette fois-ci de venir ridiculiser. Mais ça nous a montré quelque chose.
Je vais venir à à aux circonstance mais ça nous a montré quelque chose qui amis et camarades s'est mis en mouvement lorsque ma candidature a été annoncée. Qui s'est mis en mouvement contre nous ? Les médias, les sondeurs, la gauche. On s'est pas trop trompé de cible jusque-là. C'est très important de comprendre ça parce que après le Rassemblement national qui commence à comprendre qu'il pourrait y avoir un problème pour eux bientôt euh s'est mis aussi en mouvement. Mais les autres de droite, c'est une des conséquences de la situation, je vous ai dit tout ce qui est au milieu, le centre est pulvérisé. Le centre ça contient depuis les partis de gauche qui veulent être au centre.
C'est ce qu'a dit François Hollande quand il est passé à la télé. Il a dit il faut gagner sur le centre. Voilà. Bon ben très bien. Bon voyage. Va va va va va va va va va.
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Le centre doit savoir que cet homme est un de nos meilleurs chat noirs et que mais on en a d'autres he s'ils veulent il y en a encore toute une provision. Donc ce centre qui est l'expression de ces catégories sociales moyennes est aussi explosé qu'elle. Et c'est eux qui cherchent à constituer un bloc qui puisse rivaliser avec d'une part le Rassemblement national qui a déjà à moitié avalé la droite et de l'autre côté avec nous. Voilà le tableau. Mais on n' pas perdu de vue qui s'est affronté à nous à ce moment-là avec les méthodes qu'on aura toujours vu faire.
Si bien que maintenant le tableau que vous voyez, c'est une forêt de points d'interrogation avec une candidature tous les de jours et deux pôles stables chouill stable. Les insoumis boum carré et de l'autre côté les fachaot des hors de multiples et diverses. Des qui courent dans la rue pour tabasser les gens des plus fachaot que d'autres. Bon mais quand même organisés autour du rassemblement national mais pas seulement. [raclement de gorge] Et nous donc nous on a une responsabilité particulière. Ce qui s'est passé à gauche, c'était pas prévu. Mais ce qui était prévu, c'est que dès que l'histoire s'accélérerait et bien les tensions seraient terribles et tout volera en éclat.
C'est pas pour rien qu'on dit, vous savez l'entrée dans l'eau, le bateau rentre dans l'eau si ça se passe bien. Mais ça pousse la flotte. Alors ce qui est solide, ça flotte et c'est même des fois un peu propulsant en avant. Et puis ce qui est pas solide, ça part un petit bout. Devinez qui c'est. Voilà. Alors là, ça pourrait nous faire sourire mais il y a un inconvénient camarade, c'est que vous avez là une force politique qui passe tout son temps à nous taper dessus. Ils ne font que ça. Et qui sait qui est le plus anti mélanchonniste et le plus anti LFI et cetera ? Nous ça nous fait rigoler quand on les voit. une armée de bras cassé pareil peut pas nous impressionner fus une seconde.
Mais il y a il y a un coup à cette affaire, c'est qu'il s'ajoute aux autres pour nous taper dessus et que deuxièmement il n'organise personne, il démoralise du monde. Parce qu'imaginez-vous la brave personne qui a toujours été socialiste. J'ai connu ça moi quand j'étais secrétaire fédéral dans le département. Quand il y avait des vieux copains quand il mourent, il voulaient être enterrés dans le drapeau de la section. Mais ouais, c'est comme ça. C'est on vivait comme ça avant. Eux, en tout cas, ils ont vécu comme ça. Et ben tous ces gens-là, on leur dit tous les jours qu'on est des antisémites, des violents, des barbares, ils se rappellent plus pourquoi, ni pourquoi.
Il y a une dispute, ni à quel sujet, mais ça les déprime. Mais alors, comment ça se fait qu'il y a tous ces gens, tous ces jeunes, ils sont là-bas avec eux et pas avec nous ? Puis nous, on a l'air de rien. Alors ça, ça déprime, ça dégoûte. Nous, il faut pas qu'on se réjouisse de ça. Évidemment, on n peut rien. Donc, on va quand même pas aller organiser le PS. Bon, c'est pas possible. Non mais je veux dire avec un machin tordu, vous faites pas un machin droit hein. Voilà donc c'est tordu, c'est foutu. J'ai vu un truc, vous savez que j'ai été socialiste, stupéfait. Ils ont des organes de direction comme tout le monde et en plus ils ont un truc qui s'appelle la conférence des thos.
La conférence des thos, c'est la conférence des textes d'orientation. Voilà un parti qui se comporte comme s'il était lui-même une fédération de parti, ce qu'il est d'ailleurs. Mais le pire, c'est que c'est une fédération de parti, pas d'accord entre eux, avec certains segments complètement collés à la droite et d'autres qui saent plus ce qu'il faut faire. Donc nous avons un problème. Il ne faut donc pas relâcher l'effort quoi qu'il nous en coûte qui consiste tout le temps à tendre la main et à inventer des cadres qui permettent à tout le monde d'agir et de remobiliser. Nous avons besoin que le maximum de gens comprennent que c'est le moment ou jamais cette fois-ci qu'on en a la possibilité.
Alors évidemment avec le PS tout est très compliqué et même pour parler franchement quasi impossible à régler parce qu'ils ne sont que N et surtout ils ont franchi un stade où ils deviennent dangereux. Pas seulement parce qu'ils dégoûtent tout le monde mais parce qu'ils ont un vocabulaire qui les fait changer de camp. Quand on passe son temps à dire Mélenchon est le pire pour le deuxème tour auquel en aucun cas ils n'arriveront jamais. Ça veut dire que déjà ils préparent la campagne du deè tour contre nous. Oui, c'est ça que ça veut dire. Et chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, c'est pour dire ça.
Et pour croire des sondages qui sont une fumistorie de première grandeur où je suis l'homme le plus détesté peut-être, mais la question n'ayant jamais été posée, il est difficile de citer une réponse. C'est une invention. Qui est-ce qui a le plus d'opinions défavorables ? Bah, c'est pas moi non plus. Et qui est-ce qui rassemble le plus de gens de gauche ? C'est moi. Par conséquent, tout ça est une pitrerie destinée à nuire, à rendre les idées confuses, à faire douter du fait que oui, il y a un point d'appui, ça s'appelle le mouvement insoumis, que c'est une organisation de combat avec des milliers de gens très différents, très différents.
Il y a tout là, des anarchistes, des cocos, des rien, des qui arrivent, des qui partent. Bon bref, vous nous connaissez, c'est vous. Alors donc vous êtes bien placé pour savoir de qui je parle. Voilà. Et ils deviennent dangereux parce que ils font ce travail. Et là, j'ai lu dans le canard enchaîné qu'ils se sont engueulés avec les verts et parce que ils ont commencé à dire oui. Alors les autres, les ver leur dit "Mais il y en a marre de votre congrès permanent. Vous avez prévenu hein, bon faites ce que vous voulez, c'est votre vie he c'est pas la nôtre." Et alors ça peut pas se passer comme ça. Blabi blabla paraît-il. He moi je ce que j'ai lu dans le Canard, je sais pas si c'est vrai.
Et puis de l'autre côté euh Laurence Crossignol qui était les géri de SOS racisme autrefois, j'ai bien connu, on militait dans le même truc. qui s'appelait la gauche socialiste. Dis ah mais ça c'est pas possible vos histoires parce que LFI n'est plus de gauche. En fait c'est LFI n'est pas de gauche. Alors on peut on peut et on doit ricaner de parce que c'est pas cette personne qui va décider qui est de gauche hein. On voit pas pourquoi ça serait elle. Mais ce qui est important de comprendre c'est que il cré il répandent un poison terrible. On en est donc là comme quand ils avaient voté ce texte pour dire que le problème avec les insoumis c'était moi.
C'était la première fois qu'on voyait une chose pareille en dirigeant d'un autre mouvement désignéement comme la personne qu'il fallait éliminer. Bon donc ça c'est dangereux et on peut pas s'en réjouir. Pour autant on ne doit pas baisser les bras. Les communistes entrent en congrès. Les verts vont devoir discuter de ce qu'ils font s'il n'y a pas de primaire. il n'y a plus de primaire et bien il faut qu'on leur tende la main. C'est ce qu'on a fait. Alors vous pouvez avoir 10000 raison d'avoir sur l'estomac un certain nombre de choses et croyez-moi, je suis pas le dernier. Mais on ne fait pas un combat politique de cette ampleur uniquement avec des ressentiments et des des carnets de notes.
On le fait en réfléchissant aux forces sociales qui peuvent se mettre en mouvement. Nous avons besoin des 10 à 15000 militants qui sont insoumis ou communiste et qui sont dans les syndicats mais qui ne bougent pas pour ne pas briser le syndicat vu qu'ils sont pas d'accord entre eux et je les comprends, je comprends leur attitude. Mais c'est 10 ou 15000 c'est une élite du combat politique. On a besoin d'eux. On a besoin des communistes, de ce qui reste de ce parti. Mais on a besoin d'eux. Ils ne se confondent pas avec certains discours que nous avons entendu par leur premiers responsables. Et chez les vers, vous savez comme moi.
Bon, je termine sur les cocos, une bataille sur deux, on va être retrouvé au même endroit que on va être sur le même piquet de grève, on va être dans la même manife, alors évidemment se faisant la tête et des choses comme ça, mais on y est. On sait que au bout du bout, ils sont là. Les vers, pas tous mais c'est de même nature. Quand on fait A69, on est tous là. Quand on fait B, on est tous là. Et cetera et cetera. Sainte Soline, on y est ensemble. Les soulèvements de la terre, on les défend ensemble. Donc il y a tout un large pan du militantisme écologiste qui partage ses activités avec les insoumis. et les deux marchent en première ligne.
Cette force là politique, c'est ça le bloc de la rupture. Ceux qui veulent tourner la page du marché du capitalisme qui domine tout et tout le monde. C'est eux qui sont les porteurs de l'idée de la planification écologique et cetera. Je vous fais pas tout l'article. Donc de cela, il faut retenir deux choses. Premièrement, ne pas se faire avoir la tête comme un melon. Nous sommes forts en ce moment, bien sûr, nous sommes portés par une vague. Mais n'oublions pas de quelle nature est la vague. Cette nature est sociale. Elle est écologiste. Ce n'est pas de l'affection pour moi, pour le programme, pour vous.
C'est un mouvement social au sens le plus profond que nous incarnons et nous sommes en train de réussir l'objectif qu'on s'était donné. non pas de construire un parti révolutionnaire, un de plus, mais de construire et d'aider à la formation d'un peuple révolutionnaire. Et qu'est-ce que c'est révolutionner ? Et bien, c'est changer les institutions politiques, la 6e République, c'est changer la nature de l'organisation de l'économie. C'est la planification écologique, c'est les pôles publics, le pôle public bancaire du médicament et cetera et cetera. C'est donc de l'institutionnel, de l'économique et du social. pardon et et et du culturel.
Je veux dire que la question des droits des personnes âgées, droit des personnes, les femmes tels que ils ont commencé à se constituer pendant depuis les années 58, c'est ça qu'il faut aller accompagner jusqu'au bout. Ce peuple a le droit et veut et doit obtenir le changement clé par lequel la 6e République va délivrer son identité. Quand on a fait la 5e, il fallait trouver un chef, il fallait quelqu'un qui ait la légitimité quit à passer en force, mais il l'a toujours fait à travers des plébiscites et des référendums, de régler le problème que posait la décolonisation, de régler le problème de l'exode rural en faisant partir des milliers de gens parce qu'on en avait besoin pour les usines.
C'est comme ça qu'ils l'ont réglé. Nous, nous sommes confrontés à une autre question, c'est que le peuple dans sa majorité est plus éduqué. plus connecté, plus féminisé si je parle du peuple politique que jamais de toute l'histoire de France. Et ça ça veut dire qu'il y a une demande en France comme dans le monde qui est toujours la même. Le droit de contrôler, de vérifier les mandats et de les changer. C'est pourquoi en quelque sorte si la 5e République donne les moyens d'avoir un chef, la 6e République donnera un moyen d'avoir un peuple. Et ce peuple, il s'exprime et il existe pourquoi ? Parce qu'il a le référendum d'initiative citoyenne dans le projet de constitution que nous déposerons.
Parce qu'il a le projet de référendum révocatoire. Autrement dit, nous pouvons avoir à la fois des institutions stables qui organisent de manière ordonnée parce qu'on ne peut pas vivre sur la barricade permanente. Des institutions stables et la possibilité à tout moment pour le peuple d'entrer sur la scène politique de manière organisée, démocratique. Voilà la grande révolution qui va se jouer à travers l'idée de 6e République. Et ça, c'est la Nouvelle-Fance qui va le faire. La Nouvelle-France n'a pas de couleur de peau particulière.
La Nouvelle-France, c'est nous telle qu'on est en ce moment, tel qu'on est éduqué, tel qu'on est connecté, tel qu'on est qu'on pense la société, tel qu'on se insurge contre ceci ou cela en commun. Aujourd'hui, la culture d'un homme ou d'une femme de gauche, il est fait de davantage de films, de documentaires, de livres, qu'autrefois la doctrine qu'on nous enseignait un peu comme un catéchisme sur ce qu'il fallait croire et penser à propos du capitalisme. Tout ça, nous le partageons. C'est ça qui va être notre force. J'aimerais qu'on puisse en donner à notre meeting une forme d'expression pour qu'on le voit. La Nouvelle-Fance, c'est la 6e République.
La 6e République, son peuple, c'est la Nouvelle-Fance. Voilà l'équation qu'il s'agit de mettre en scène. Et elle n'est pas que sociale, elle est culturelle. C'est une autre manière d'envisager la vie. Vous autres les plus jeunes, vous avez jamais vécu au village. Vous savez pas ce que c'est que cette pesanteur terrifiante des choses qu'on avait toujours fait de la même façon. Et où chaque famille, chaque personne avait une place et n'en bougeait pas. Une 2 3 4 5 générations de suite. Et les gens y trouvaient aussi leur modeste part de bonheur. Ce mondelà a disparu. Vous êtes tous à 50 ou 60 % des immigrés, non seulement par vos ancêtres, mais par votre vie.
Parce que vous êtes partis de Corse, vous êtes partis de Bretagne, vous êtes partis du centre et vous n'y retournerez pas. Et ceux d'entre vous qui se disent "Oui, bah comme chez nous, c'est pour retourner au bled." Oui, quand on sera à la retraite, on y retournera. Et qu'est-ce que tu vas retourner où ? Sans tes enfants, sans tes petits-enfants, sans toute cette famille choisie que tu t'es fait au long de ta vie pour aller rencontrer des gens que tu connais plus, même si tu retournes de temps à autre pour les voir. On en est tous là et il y a pas besoin d'arriver du fond de l'univers pour connaître ça. C'est vrai de près. Voilà. Voilà.
ce qu'il faut qu'on mette en scène cette force, elle est immense et nous ne passerons pas notre temps à pleurnicher. Nous allons fixer des lignes d'horizon, d'excellence, de perfection. Oui, nous aimons être important. Nous aimons être glorieux. Nous aimons notre pays qui brille. Mais il y a des circonstances, certains croient qui brillent et c'est pas tout à fait la vie qu'on en a. Mais on peut briller et être dans les premiers pour le numérique, pour l'espace, pour la mer. Et maintenant pour la nouvelle frontière, la santé. Je viens à ce que je dois dire sur ce contexte. 202 année d'ébullition au sens littéral du terme. Il va faire plus chaud que jamais.
Pas seulement parce que c'est la pente habituelle. Cette pente habituelle, elle continue à voir la température augmentée mais parce que s'y ajoute des événements conjoncturels imprévisible qui est que le courant chaud qui descend le long de la côte du Pacifique qui s'appelle Eln et auquel correspondent des centaines d'événements naturels et de savoirs traditionnels. Quand elle nignore appliqué, l'eau se réchauffe. Donc il se passe ceci, cela les escargots verts deviennent bleus et cetera et il y a un savoir qui va avec qui ne fonctionne plus aujourd'hui. El nigna arrive en avance, ce qui veut dire que l'eau a chauffé plus vite que d'habitude.
Il va faire son tour et ce qui veut dire que la mer ne sera pas refroidie comme elle devrait l'être au moment où elle devra l'être. Dès lors, ça va être tempête ici, pluie diluvienne et de l'autre côté sécheresse et incendie. Et comme il y a eu beaucoup d'eau, d'abord il y a beaucoup d'herbes et une fois qu'arrive la sécheresse, elle sèche et quand elle sèche, elle prend feu plus que d'habitude. Autrement dit, les coins mêmes qui vous semblent sauvés de d'habitude, c'est le pire danger de la situation. Je vais passer une heure à raconter le nignoot et la nigna parce que c'est ce qui va structurer. Donc on va avoir en 2027 l'année la plus chaude.
Ce que je suis en train de vous raconter ça se passe en ce moment et comme il y a un temps de latence pendant lequel les effets s'accumulent de la chaleur de tout ça en ce moment c'est en train de se préparer. Et que font-ils pendant ce temps-là ? Comment ils se préparent à ce qui va arriver ? Bah, ils font rien, ils font la guerre parce que ça fait tourner le business tout de suite. Les bombes, les machins, les trucs même du matériel qui marche pas, des portablot de bouché et cetera et cetera. Les grandes nation techniques. Cette question de du changement climatique est fondamentale parce que en cascade, ça entraîne tout le reste.
Aujourd'hui, on commence à mieux comprendre ce que sont les phénomènes en cascade. Par exemple, on bloque le D3 d'Ormus. Donc le pétrole vaut plus cher. Donc tout ce qui est fait avec du pétrole coûte plus cher. Vous avez donc une première vague à la pompe. [raclement de gorge] C'est vraiment la pompe parce que vous faites tirer une partie de votre salaire qui va changer de main et passer du travail au capital en venant du rendement de dividende. Et puis après ça passe. Ça c'est le premier choc et le deuxième choc c'est quand ça contamine toutes les autres productions. Et ça c'est devant nous.
C'est pas encore arrivé même si ça va vite parce que tout d'un coup le chômage s'est mis à remonter parce que vous avez des failli d'entreprise et cetera. Ça, on va avoir le plein de la charge de ce qui se passe en ce moment même si ça s'arrête maintenant. Si la guerre s'arrêtait maintenant que les gringo remballent leur matériel et rentrent chez eux. Même si ça s'arrêta maintenant, on aura la deuxè moins forte bien sûr, mais ils vont pas arrêter parce que c'est une guerre qui dépasse de loin cet endroit.
Alors, comme tout le monde le comprend, il faut comprendre que l'impact du changement climatique, c'est pas juste qu'il va faire plus chaud, c'est qu'il y aura des récolte moins abondante, donc de l'inflation et des tarifs de plus en plus chers pour avoir ce dont on a besoin, pour manger tout simplement dans des dizaines de pays. Que l'eau devient une ressource disputée partout dans le monde. Nous sommes donc sous la menace d'une guerre généralisée dont le point de départ, les points de départ sont comme des foyers de tous les côtés.
D'abord, il y a le grand choc entre les États-Unis d'Amérique, puissance déclinante qui lutte contre son effondrement politicoéconomique et la Chine qui attend tranquillement que l'autre se prenne les pieds en tapis et ça a bien commencé. On en est là. Mais les Américains ont dit il n'y a pas de solution de marcher à la compétition avec la Chine. Ils savent qu'ils ne peuvent pas gagner sur le plan de la compétition du marché qui pourtant devait régler tous les déséquilibres. Ils savent que ça peut se régler qu'à coup de tric. C'est ce qu'ils se sont dit, mais ils n'en ont pas les moyens.
Et donc tout ce monde là, vous pouvez pas le regarder en vous disant "Ah bon, ça commence à chauffer entre nom." Ça nous implique de très près et les États-Unis d'Amérique, leur déclin nous concerne. Ça peut faire très plaisir de les voir décliner mais il va y avoir des conséquences hein. Aussi je dis pas qu'il faut l'empêcher. Je sais pas comment on fera un truc pareil hein. C'est pour ça que de loin quand un bateau coule restez pas à côté pour regarder. Taillez-vous à l'autre bout sinon il y a un effet de suion. Tout le monde connaît ça hein. Vous partez au fond avec. Donc de loin partenaire. Oui oui. Bonjour. Voilà terminé. Tu sais ce que j'ai dit le à la télé, mais elle le comprend pas.
Elle me pose la question. Moi je pars des réalités pour faire de la politique. Nous, on est 68 millions. OK. Donc on fait pas comme si on était 450 à nous tout seul. Et on fait pas comme si l'Europe était un peuple européen parce que c'est pas vrai, c'est plus compliqué que ça. Donc on doit être d'abord réaliste. Bref, si ce système s'effondre et il y a plein d'éléments qui nous font penser qu'il est miné profondément, pas seulement parce qu'il n'arrive pas à se sortir de cette situation dans laquelle il s'est fouré dans les années 70 parce que tout s'est passé en 3 ans. Je vous le raconte pas ce soir sinon c'est interminable. Mais ce système là est en train de craquer.
J'ai entendu l'autre jour sur une chaîne de télé en continu quelqu'un dire cette guerre c'est la guerre de la fin du siècle américain. J'ai tendance à le penser aussi. La base de la puissance des États-Unis d'Amérique, c'est pas ces armes qui ne marchent pas, qui servent seulement à faire tourner le business. La base, c'est le dollar. Et pour que le dollar soit une monnaie comme il elle est, il faut qu'il soit utilisé pour payer les matières premières parce que sinon ce que produisent les Américains par eux-mêmes ne suffit pas à faire fonctionner et à mettre cette monnaie en rapport avec une réalité matérielle.
Donc les Américains sont armés jusqu'aux dents pour faire ce qu'il faut pour que personne ne lâche le dollar. Or c'est ce qui est en train de se passer. C'est lent dans les banques centrales, petit à petit, elle se décharge du dollar. C'est un peu plus rapide dans les relations internationales. Et là, nous apprenons maintenant que des pays voisins de la Chine pour l'instant et d'autres commencent à emprunter en monnaie chinoise et pas en dollar et que donc ils font du commerce en autre chose que le dollar. Donc ça ça va se passer sous vos yeux. Vous allez être les contemporains de ça. Comment les gringo vont se sortir de ça ? Qu'est-ce qu'ils vont inventer ?
La dernière fois qu'ils ont inventé quelque chose, c'était le dollar. Bah, il vaut ce que vous croyez qu'il vaut. C'est c'est passé en 71, le 15 août. Il donne plus d'or en échange du dollar. [grognement] Et comme avait dit euh Kissinger, il avait dit à la prochaine fois qu'est-ce qu'on va bien pouvoir inventer ? et un autre a dit c'est notre monnaie mais c'est votre problème. De Gaulle qui était plus prosaïque juste avant ça, il a commencé par dire nous on a des dollars donc on veut de l'or parce que c'est écrit que vous nous donnez une onse pour 25 dollars. Évidemment avec des copains pareil, tu es mal quoi tout de suite parce que tu l'as pas alors à donner en échange à ce prixlà.
Donc tout mais ça s'est passé. Donc vous allez voir ça. Ça, on va on en 2027, dans l'année 2027 28 29, on va avoir ces événements qui vont s'installer. Ça peut aller plus vite. Moi je ne sais pas, je suis pas voyant. Je vois les causes profondes quand elles commencent à précipiter. Donc il y a ça, il y a le changement climatique. J'en ai parlé il y a un instant. Le changement climatique, la pluie, la sécheresse, tout le reste, d'accord ? et les zonoses parce que la zonose c'est vous savez les virus qui passent des animaux aux êtres humains. [raclement de gorge] Le résultat désastreux.
Quand les Espagnols sont arrivés dans le nouveau monde, ils se sont pointés avec leurs virus contre lesquels à force ils étaient immunisés, que leur avait filé les cochons, les vaches, les chevaux et un peu de la volaille, mais surtout ça. Et ces maladies quand ils sont arrivés dans les Amériques, ben ont tué tout le monde parce que personne n'était immunisé contre ça. Lesonoses, c'est la reprise de ça. Alors, ça a été la COVID.
Mais la zonos, c'est le résultat du fait que les êtres humains occupent de plus en plus d'espace, détruisent le changement climatique se faisant en même temps que toutes sortes d'espèces disparaissent et en quelque sorte il y a un vide entre ceux qui ont ces virus et les êtres humains et ils se déploient par le biais de consommations irresponsables comme du tourisme irresponsable. Le tourisme irresponsable, c'est aller partout, envahir tous les espaces. C'est aller à Uchuaya pour aller dans un tas de poubelles, voir des oiseaux qui ne sont que là. Alors très bien, je crois que c'est des ornitologues à la retraite, pourquoi pas ? Mais c'est irresponsable.
Alors, il est tombé malade, pauvre homme, il en est mort. son épouse aussi, tout le monde est mort là-dedans. Et puis rendez-vous compte derrière une autre activité, elle aussi est responsable, cette espèce de tourisme de masse don des bon là ils font, je dis pas ça irresponsable, faut bien il y en a qui aiment ça, ils aiment mais quand on se fait raconter par Clémence et les autres camarades qui sont allés au pôle sud et qui disent que là-bas le problème c'est les touristes qui rappliquent, imaginez-vous à un endroit où il y avait personne le les problèmes que ça que ça va créer. Donc comme vous avez ça, les virus passent qui avant ne passait pas.
Et puis comme vous avez des méga, ça je parle plus de du cas précis de l'antairus mais partout ailleurs, c'est les méga élevages. 10000 vaches euh 10000 cochons, des millions de volailles. Je vous signale qu'on en est à la 5e épidémie. À chaque fois, on tue dans ce pays environ 20 millions de volailles. Le virus, il a déjà muté, d'accord ? Et il s'est rendu transmissible aux êtres humains. C'est pas faute d'avoir dit que ça finirait par arriver. Je veux dire, je suis pas en scientifique, mais il y a pas d'être très malin pour comprendre ça. Mais la transmission de une personne contaminée à une autre en la contaminant, ça n'a pas eu lieu encore. Mais c'est inéluctable. ça aura lieu.
Est-ce que vous entendez dire qu'ils ont décidé d'arrêter de faire des maxi élevages de poulet ? Pas du tout, ni de vaches, ni de cochon. Il continue, il continue, il continue. Et vous avez des tas de gens qui se font embarquer là-dedans de bonne foi. Le paysan ici là, il reste plus que 400000 en France. Alors, on leur dira c'est ça qu'il faut faire. Vous allez voir, c'est formidable, vous allez vous enrichir. Mais le résultat, ça donnera ça, c'est-à-dire des contaminations de plus en plus fréquentes.
Vous savez que quand il y a eu la COVID, on a été tous confinés et le petit état major du groupe de l'époque, nous étions 17 à l'Assemblée nationale, plus les insoumis de l'époque, on a travaillé dur pendant le confinement à analyser la situation, à en montrer tous les déroulements et à faire des propositions sur ce qu'il faut faire quand il y a des des pandémies de cette nature. Vous pouvez consulter ça. Moi, c'est on l'a remis sur mon blog.
On a moi j'en ai fait un petit euh un petit bouquin euh qui s'appelle l'engrenage et qui montre comment toutes ces choses se tiennent, comment une crise euh qui est apparemment on dit "Ah ben c'est la maladie, vous avez oublié mais pendant la COVID, une fois il y en a un qui avait dit bravement en me regardant euh la COVID ça rien à voir avec le capitalisme." Il était stupéfait quand on lui a dit ben si il y a pas d'autres cause que le capitalisme parce que si vous aviez pas fait des élevages massifs, si vous aviez pas fait de l'échange continuel de tous les côtés en avion et cetera, il serait pas arrivé là, tout le monde serait pas malade.
Et après, on leur a dit et la suite c'est aussi le capitalisme parce que voyez-vous comment ça se fait ? Comment vous expliquez qu'on est mort davantage de la COVID dans le 93 que dans le 16e arrondissement ? Qu'est-ce qu'il y a ? L'air est plus. Oui, c'est vrai dans le 16e. Mais c'est pas ça le fondement. C'est que celui qui a peu d'argent, qui a un tout petit salaire, il peut pas vivre en restant confiné. Donc il va plus vite que les autres prendre le risque d'aller au boulot. Et encore en France, on a la sécurité sociale, mais dans les pays où il y a pas de sécurité sociale, l'observation, elle a été immédiate.
La COVID a été d'abord une maladie sociale dont mourz les uns et pas les autres. dont se soigner les uns et pas les autres. Vous ne pouvez plus dans la mondialisation qui est extension à la planète toute entière du mode de production, de partage et division du travail et la globalisation qui est insertion de toute la planète dans le même réseau numérique. Vous ne pouvez plus avoir un fait dont vous puissiez dire il n'a aucune cause, aucun lien avec le mode de production tel qu'il est. Voilà, ce n'est plus possible parce que ça fonctionne comme un tout. Avec l'antairus, on revient à ce type de crise, mais je vous le redis, ce n'est pas la dernière.
Et qu'a-t-on fait après la crise du Covid pour faire face aux pandémies ? Rien. D'accord ? Donc, ils n'apprennent jamais à rien. Pourquoi ? Parce que c'est pas si grave que ça pour certains. On fait du fric. Est-ce que la société ne continue pas à tourner ? Est-ce que les affaires ne continuent pas à marcher ? la guerre du D3 d'Ormus. Mais monsieur Mélenchon, qu'est-ce que vous voulez que ça nous fasse ? Nous, les profits totals ont augmenté de 50 % en 6 mois, en en 3 mois. Et Aramko, c'est la boîte qui relie les gringo avec les les Saoudiens.
Leur leurs profits ont augmenté de 25 %, ils sont pris je sais pas combien de missiles là-bas et et pour un peu, ils se faisaient détruire leurs usines de dessement mais les affaires continuent à tourner. Il y a donc une contradiction entre le mode d'organisation de la de la production par le capitalisme et les circonstances particulières dans lesquelles nous évoluons. C'est la raison pour laquelle il faut impérativement rectifier le tir. Il y a eu d'autres modes de production dans l'histoire de l'humanité. Il y a d'autres manières de faire. Et ce qu'il faut, ce dont il faut reprendre le contrôle, mes amis, la première des choses dont il faut reprendre le contrôle, c'est le temps.
Il faut nationaliser le temps. C'est à ça que sert la planification, c'est de décider que l'argent va à ceux qui font ceci ou cela et pas aux autres. Vous pouvez le faire puisque il paraît que c'est la liberté, mais ils le feront pas parce qu'ils ne vivent qu'aid. Nous avons un capitalisme notamment en France complètement assisté. Alors ça ne veut pas dire que aucun n'est capable de faire quoi que ce soit. Ça serait pas vrai, ça serait pas juste. Mais il faut réorganiser tout ça. Le mythe d'après lequel la main du marché va tout régler ne fonctionne pas et ne fonctionnera plus comme eux pouvaient croire qu'il allait fonctionner.
Alors la menace écologique, les maladies politiques, c'est la raison pour laquelle on a décidé d'introduire dans cette campagne la santé humaine comme la 4e grande frontière à laquelle nous voulons nous porter comme pour l'espace, comme pour le numérique, comme pour la mer. Alors, on avait décidé ça avant l'antairus. Je trouve que l'antairus va permettre de mieux comprendre. Il y a d'autres travaux que vous pouvez regarder. Je vous ai mentionné la brochure, l'engrenage, mais Mathilde Panot avait organisé une commission d'enquête populaire et elle avait fait plus de 150 auditions pour se faire décrire dans le détail ce qui s'était passé avec la COVID et quelles solutions on pouvait avoir.
Ce sont donc des documents de base pour préparer comment on s'y prendrait en cas de pandémie, hein. Par quel bout on attraperait les problèmes, on essaierait de faire et cetera. Mais c'est surtout l'idée que nous attraperons les questions idéologiques par le concret. Et ça c'est des problèmes concrets. On peut discuter pendant des heures de savoir si la rotation du capital doit aller plus vite ou moins vite. Mais donner à bouffer à vos gosses de la malbouffe qui les rend malade ou cancéreux. La discussion sera rien dit. Personne n'est d'accord. Et c'est en permettant à chacun d'avoir une conscience élargie à propos de la signification des événements.
Vous vous êtes des personnes qui vous intéressez à tout et vous regardez parci, vous regardez par là et vous discutez ici, vous discutez là. Mais pour plein de gens, tout ça, ça les dépasse. D'où vient ce machin antairus ? Qu'est-ce que c'est ? Alors, vous avez des vendeurs de boniments qui passent par là hein, des complotistes, des gens qui leur racontent des tas de trucs et les gens à la fin savent plus quoi qui croire. Comme disait Anna Arant, quand on ment beaucoup aux gens, le premier résultat c'est qu'il croit plus personne. C'est pas qu'il croit les mensonges, il croit plus personne. Donc c'est difficile de percer le blindage de la sidération.
Et notre campagne, elle doit permettre ça, comprendre. Le cancer est une maladie politique. Nous pouvons le vaincre mais c'est une maladie qui vient de mauvaise décisions politiques. Le diabète est une maladie politique qui vient de choix qui ont été faits pour l'alimentation et pareil pour l'obésité et pareil pour les maladies cardio-vasculaires. Et ça, ça permet une discussion intéressante avec les gens parce que tout le monde est sur un pied d'égalité pour comprendre que s'il y a eu des mauvaises décisions, donc on peut en prendre des bonnes et que ça nous permettrait de nous sortir de ça durablement.
C'est pourquoi, camarade, il faut que chacun d'entre vous, rentrant en lui-même travaille bien ce qu'il va faire. Chacun d'entre vous doit pas simplement se contenter de dire que va dire Méuche la prochaine fois ou je ne sais qui. Il faut chacun d'entre nous a une campagne présidentielle à mener avec sa liste de gens à convaincre et aller chercher des arguments. C'est la raison pour laquelle cette campagne va être plus que jamais une campagne d'équipe. D'abord parce que avec 71 parlementaires à l'Assemblée nationale plus 9 au Parlement européen déjà on a des référents sur des dizaines de sujets.
Donc vers la rentrée, on va publier un catalogue où vous trouverez le responsable du livret ou la responsable et le parlementaire référent. De la sorte partout, sur tous les sujets, on pourra organiser une réunion petite, grande, moyenne ou même d'appartement avec quelqu'un qui est au top niveau pour présenter ce qu'est une politique alternative sur tel ou tel ou tel sujet. J'ai en face de moi Arnaud Saint-Martin, c'est l'espace. Tu es quoi toi ? Voilà. D'accord. Et vous allez voir, il y en a de tous les côtés. Vous pourrez vous appuyer sur eux, vous pourrez passer commande de l'organisation d'une réunion.
Je vous demande et à vous qui m'écoutez, vous allez être encore 10000 comme ça à m'écouter ce soir. Dans le plus petit village, vous pouvez vous devez organiser de la politique. Mettez le peuple français en ébullition. Mettez-le en mouvement. Ça veut pas dire construire des barricades dans tous les villages. C'est pas ça le sujet. C'est de la conscience, de la discussion, de la réflexion. Il y a des trésors qui sont là, des milliers de gens qui savent faire plein de choses, qui ont appris de leur vie des tas de choses et qui vont eux aussi nous faire remonter des tas d'expériences, des tas de questions, des choses qu'on a pas vu tout de suite. C'est ça qu'il faut faire.
Bah ça va, ça dure 9 mois, vous allez pas en mourir. Mais vous voyez quand on a préparé notre plan de campagne, bon maintenant tout le monde sait comment on est. D'ailleurs, parmi vous ceux qui sont dans des groupes d'action hein, vous êtes souvent aussi comme ça. Ce qu'il y a de bien c'est que comme on est tous perfectionnistes, les branleurs sont partis. Alors on a même plus besoin de les dehors. C'est une expression.
[applaudissements]
Je vais me faire engueuler. On m'a dit il faut plus parler comme ça. Je dois je dois inspirer une sorte de respect que j'espère que vous me portez sans avoir besoin que je change de vocabulaire mais de temps à autre fa un peu parce que vous êtes tous comme ça là vous me regardez une petite blague là ça met de un peu de d'huile dans le rouage quoi. Bon voilà et ça ce travail il faut l'organiser méthodiquement partout partout.
Et c'est ce qui me fait dire quand je regarde les autres et je me dis mettons comme vous êtes en une française en français voilà vous avez votre truc dans la vie des convictions hein ou pas de conviction vous dites ça dépend moi c'est le personnage qui m'intéresse ou pas tout ça et puis vous les regardez et moi je me dis mais comment ils peuvent avoir le culot de dire ah ben comme on a rien organisé que tout foire bon ben on se retrouve à la rentrée Ils font ce qu'ils veulent hein. Ils l'ont dit, ils vont se retrouver à la rentrée pour discuter, de savoir comment ils vont créer un projet et avoir une équipe. Et vous comptez faire ça quand ?
Parce que nous, on travaille toute l'année pour arriver à ce résultat, d'accord ? D'avoir des documents près. Vous comptez faire ça comment ? Vous avez déjà peut-être des projets qui sont déjà écrits par Mine et d'autres comme ça. C'est ça votre truc hein ? Parce que alors là, on est certain que ça n'a plus rien à voir avec la gauche. Et même François Hollande, il dit, il avait d'abord dit "On pourrait voir ça en février ou mars. Encore un effort, ils vont rater l'élection. Il sera même pas là."
[applaudissements]
Ouais, mais franchement, je suis pas sérieux. Non. Moi, je viens de vous raconter, je viens de vous décrire un état de la situation et du monde. Bon, c'est pas rien. Vous, on va attendre comme ça combien de temps que leur seigneurie veulent bien nous révéler quelles sont leurs trouvailles, leurs slogan creux et leur mensonge habituel. Tout ça peut pas se faire. Et c'est pour ça que je dis aux autres quand quand Manuel Bonpard a fait la proposition de nouvelle alliance populaire, vous savez, c'est on se casse la tête pour essayer de trouver un nom à dire ceux qui veulent allez venez. Si vos chefs veulent pas, tant pis pour eux.
Mais nous, on est prêt à faire équipe avec tous ceux qui veulent venir militer avec nous pour préparer cette campagne. Alors bon m'a dit oublie pas de leur dire qu'il y aura des ministres écologistes et communistes dans notre gouvernement. Ça aide. Bah non, ça aide à dire on traite, vous savez, on gagne toujours à traiter les autres avec respect parce que nous on leur a permis à chacun d'avoir un groupe en 2012. En 2000, Oui. Bah, on a vu après que il y a intérêt à prendre des garanties sur la le respect de la parole donnée parce que je vous ai dit tout à l'heure qu'ils deviennent dangereux mais ils savent très bien où ils vont. Hollande l'a dit vers le centre.
Le centre où il va vers la droite et la droite où elle va voilà. Mais bien sûr, qu'est-ce que vous croyez que c'est d'autres ? Ils parlent pas pour parler, ils parlent parce qu'ils ont un cap et nous on en a un autre. Alors ils ont tortis tout ça pour que ça se voit pas trop, pour que vous vous mettiez pas à hurler tout de suite. Mais c'est ça qu'ils veulent faire. C'est pourquoi il faut s'accrocher au bastage et continuer à dire tous ceux qui veulent venir au combat sont les bienvenus. Évidemment, il y a un programme mais on a déjà beaucoup avancé les amis. On a signé deux fois un programme mais il y a pas que des traîtres.
Il y a des gens qui honnêtement disent "Ben moi je suis d'accord avec ça puisqu'on va avoir trouvé entre-temps." Et donc il faut que le pays sache un par un que oui, on est prêt à tout moment, tout le temps à faire avec l'un avec l'autre. Vous verrez et ça aura lieu. La première étape que la force va à la force. Notre discipline, notre manière d'agir à forcer le respect, à entraîner des gens. Vous le savez aussi bien que moi.
Pour tous ceux d'entre vous qui ont déjà fait des diffuses avec ma avec la lettre là, quand vous êtes allé dans la rue ou sur les marchés, vous savez très bien que ce que vous aviez observé tous quand vous m'envoyez vos messages sur l'élection municipale ou tous vous m'avez dit il se passe un truc, c'est autre chose qu'une municipale. Et on a réfléchi, on a adapté le cours de ce qu'on faisait en sachant que ça a existé. C'est très important pour fixer une tactique et une stratégie de savoir où en est le peuple français. Sinon, vous parlez à qui ? Vous vendez de la politique comme des saves, des bonbons, des saucisses, du poulet.
Enfin, il faut savoir à quoi notre peuple est prêt parce que c'est avec ça qu'on va avancer. Je vous l'ai dit au début, donc on en est là. Mais c'est votre affaire. Il y a pas de Il y a pas de d'homme providentiel. Ça n'a jamais existé. Il y a des hommes, des femmes qui à certains moment rencontrent des circonstances qui les portent. Il faut avoir l'humilité, se rappeler qu'elle est circon puis après il faut avoir quelque chose dans la tête parce que ça aide. Au moins, tu comprends ce qui t'arrive et que tu peux arriver à dire quelle place tu veux y prendre.
On ne peut pas prendre au sérieux des États-majors incapables moins d'un an avant le 2e tour d'une élection de produire quoi que ce soit comme perspective, sinon d'abattre les insoumis qui est la seule force organisée de masse de la gauche de ce pays. Voilà la vérité. Voilà quoi, à quel défi nous sommes confrontés. Il faut à la fois être capable d'entraîner, ne rien lâcher et créer une dynamique. Tout ce qu'on m'a raconté de ce weekend, moi j'aime bien qu'on me raconte même des réunions où je suis allé mais fait raconter par les autres parce qu'au bout d'un moment, vous en savez plus que tout le monde sur ce qui s'est vraiment passé et pas seulement ce que vous avez vu vous.
Et bien ce sont des plein de témoignages comme ça. Je suis allé à Marseille comme vous savez pour le 8 mai hein, j'ai vu ce qui se passait. Bon alors bon c'est Marseille. Moi, je suis comme un poisson dans l'eau là-dedans. Bon c'est chez moi, quoi. Alors mais je vois je vois les gens comment ils se comportent, quelle quelle ferveur il y a. Les gens m'ont dit c'est une ambiance comme d'habitude un mois avant. Voilà. Alors la crise écolo, la crise de la guerre c'est n'importe quand. Vous savez qu'on a envoyé le porteavion. Alors d'abord envoyé en face de Chypre parce que il y avait des tirs qui se faisaient dans cette direction.
Chypre est membre de l'Union européenne donc nous sommes liés par des accords ou de solidarité si l'un d'entre nous est agressé tous les autres viennent l'aider. Je parle pas de l'OTAN là, je parle des traités européens. Donc, on peut parfaitement imaginer que les Français qui sont bien armés et qui ont du matériel vont se mettre en face de Chypre pour dire aux autres, "Réfléchissez bien à ce que vous faites parce que on est là et on sait se défendre." Mais qu'est-ce qu'on va là-bas ? Libérer le D3 d'Ormus, mais c'est très simple à faire. Il y a que les Américains sont bons et ça y est, le D3 il est parce que c'est pas les Iraniens qui bloquent le D3, c'est chez eux.
Ils se bloquent pas eux-mêmes, ils bloquent les autres, ils sont bloqués par les autres. Faut jamais oublier ça. Et alors évidemment, il y a peu de partisans du régime des molat dans cette salle, je le sais bien, mais c'est pas le sujet. La vie internationale, elle se fait à travers des États-nations avec des gouvernements. Si vous ne parlez et vous faites la guerre à qu'à ceux qui vous plaisent et aux autres vous leur faites la guerre, vous êtes en guerre contre le monde entier parce que il y a 115 conflits dans le monde pour des histoires de frontières. OK ?
Alors moi, j'admire ceux qui me parlent de haut en étant des ignorants comme c'est pas possible pour me dire que par exemple là, j'ai vu sur la Chine madame Tondeli a des idées. Bon pourquoi pas ? Alors la première idée, ça consiste à dire ce que dit Mélenchon inacceptable et ensuite elle dit faut qu'on discute. Bah c'est précisément ce que je dis. Et alors vous savez ils peuvent pas s'en empêcher. C'est comme les certaines bêtes, vous savez les Annes. Vous avez lu d'odé la mle du paple, d'accord ? Elle garde son truc là comme ça, elle se elle ronchonne et puis un jour tac un coup de sabot. Bon alors voilà qu'ils interrogent le dri de France Fau.
Lui marche au plafond alors dit Mélenchon a dit Taaiwan c'est la Chine en se disant le dri va faire deux sa pérrieux arrière et s'effondré on appelle le Samu à l'horreur la parole de Mélenchon tout le monde. Pas du tout. Le dri oui l'autre qui un ignorant il sait pas ce qu'il y a un accord, il sait pas ce qu'il y a un traité, il sait pas qu'on a reconnu la Chine avant tout le monde. Il sait pas que il y a qu'une seule Chine pour des tas de gens et c'est-à-dire pour tout le monde puisque c'est comme ça qu'ils sont à l'ONU. Et le DRI, il faut quand même qu'il donne un petit coup de pâte. Tu vois, tu as vu comment il a fait ? Il dit "Ils ont pas attendu Mélenchon pour le savoir.
C'est pas beau ça ? que ce soit dans un sens ou dans l'autre pour me donner raison, me donner tort mais de toute façon c'est de ma faute. Mais personnellement je m'en fous hein, ça m'est complètement égal. Tout ce qui compte c'est que l'ancien ministre des affaires étrangères confirme ce que je dis. Et ce que je dis, c'est qu'il y a qu'une Chine. Peut-être que ça peut déplaire à qui vous voulez. Vous ne pouvez ne pas aimer le régime, mais encore une fois, je rappelle que c'est peut-être pas le seul que vous n'aimez pas. Et on peut pas faire une politique étrangère de la France sur la base de je ne sais quelle préférence politique. D'accord ? Donc le porte-avion, il est là-bas.
au moindre problème, on est dans l'obligation de répliquer. Vous avez envie de répliquer ? Non. Et ainsi de suite. Être passé par le canal de Suèze, c'était déjà prendre un risque. Je sais pas si vous avez vu ce que c'est, hein. Donc, vous passez dans le canal. Alors bon, c'est entouré d'un tas de matériel et tout ça, mais c'est risqué et surtout après quand vous arrivez dans la mer rouge où là ça devient un peu plus risqué. Bon, on est sorti de tout ça, il y a pas eu d'histoire, tant mieux, on est content. Mais maintenant, nouvelle un peu plus bas. Alors là, on est carrément sur le passage des des missiles. Donc, nous sommes en danger. Mais admettons, pour quoi faire ?
Comment se fait-il que personne ne nous dise ce que nous sommes en train de faire ? Nous sommes là pour faire quoi et avec qui ? Libérer le détroit d'Ormuse. Comment ? Avec qui on va faire ça ? Contre qui ? Pourquoi engueulent-t-il l'Iran ? en disant c'est votre obstination pardon il soit agressé je comprends qu'il soit obstiné à se défendre nous on ferait pareil he on minerait la Manche jusqu'au bout tiens ça va encore faire quelques beaux titres he mais quand un pays se défend il utilise tous les moyens de sa défense. Voilà mes camarades. Donc cette campagne on sent bien son cadre et son contour.
On [raclement de gorge] sait que par rapport aux difficultés qui vont surgir, on a des réponses. On narrive pas comme des gamins comme ça à pas savoir. Mais disons franchement que il y a des obstacles. Je vais en énumérer un ou deux, je ne serai pas trop long. Maintenant, nous voici en campagne sur les 500 signatures. Il faut trouver 500 signatures du maire ou de personnes qualifiées pour ça pour signer. C'est encore de l'argent, encore de la fatigue. Vous devez tous vous y mettre. Mais vous voyez bien que c'est un système absurde. Il a été inventé pour empêcher les candidatures fantaisistes. La première fois, il y avait 100, il fallait 100 signatures.
Là-dessus, à la première élection arrive Marcel Barbu qui pleurait à la télé. Donc de Gaul était foudrage de voir son élection guignolisée par ce brave homme qui quand même était pas tout à fait à sa place. Donc ils ont monté à 500. Ça ressemble un peu à la 5e République, à la 4e République des notaes. Mais là ça veut plus rien dire. surtout que les maires eux ils ont rien demandé et que ça les met dans des situations difficiles. Parce que quand vous êtes dans le petit village, on a déjà eu du mal à trouver un maire ou même dans la petite ville. Ah le maire il a pas envie de se fâcher avec tout le monde en signant pour Pierre Paul ou Jacques. On lui dit "Oui mais c'est pour la démocratie.
Oui oui allez voir lui là-bas, il est plus fort que moi en démocratie. Bon voilà ça se passe pas. Ils n'ont rien demandé et on le on leur met on leur confie une tâche qui pour eux rend plus difficile ce qu'ils ont à faire. Voilà la vérité. Et donc c'est pas après eux qu'il faut se fâcher, c'est le contraire, il faut qu'il nous aide. Mais il faut que ce système change. Les 150000 signatures, c'était la proposition de la commission Josepa Bachelot en 2012. Pour aérer le système, prenons 150000 signatures, c'est-à-dire 0,03 % du total des électeurs inscrits du pays, comme ça se fait en moyenne dans tous les pays où il y a des initiatives de ce type. D'accord ?
Donc les 150000 signatures, ça fait maintenant trois fois que nous en faisons un objectif de début de campagne. Nous avons atteint notre score. Nous continuons à ramasser des signatures parce que c'est constitué l'organisation. Si vous avez tous bien compris, le mouvement assoumis est un mouvement et non pas un parti. Il regroupe tous ceux qui se rattachent à un programme qui votent pour lui et ils deviennent de ce fait membrou insoumis. Et donc ceux qui militent pour une candidature insoumise bah sont des membres du mouvement insoumis. Après, ils en font ce qu'ils veulent hein, de leur vote et de leur appartenance.
Donc, il faut qu'on ait le gouvernement a encore la possibilité d'inscrire ça avant la fin du mandat. De la même manière, il faut que le gouvernement fasse une loi pour nous protéger des ingérences étrangères. Aujourd'hui, est paru un article qui montre que les services de renseignement de notre pays qui ont avec nous un fonctionnement républicain parfait et respectueux et nous leur portons le même respect. nous ont alerté à temps et ont établi qui est l'échelon de passage de tout ça. Donc nous demandons au gouvernement de présenter une loi qui nous permette de nous défendre car nous nous sommes victimes d'à peu près toutes les diableries et celle-là en est une.
Elle a visé de Logu, elle a visé Chikirou, elle a visé François Picmal, elle a visé David Guirot. C'est-à-dire des milliers de messages envoyés qui traînent dans la boue, ment, racontent des histoires, accusent de crimes qui ne sont pas commis et comme la presse écrite notamment est fondamentalement mauvaise et indigne, des journaux comme Libé où le monde relait tout ce qui se dit sur les insoumis, du moment que ce sont des des vacheries, des méchancetés, des horreurs. hier toute la journée sur Sopia Chikirou pour une affaire où il n'y a ni plaignant ni préjudice. Faut le faire toute la journée.
Une affaire qui attendait depuis 8 ans qui a été redéclenchée à juste pour le mois de janvier alors que tout était interrompu ans. Je prends cet exemple mais c'est pour montrer comment on est pris en tenaille parce qu'il y a toujours des gens qui croient ça hein. Et donc quand vous mettez d'un côté des étrangers, là en l'occurrence il s'agit d'agence d'influence de d'Israël contre nous. Mais ça peut être d'autres déjà pour nous c'est tout du pareil eux-même ceux qui nous tapent dessus. Mais bon, on nous a dit ça et Maga, c'est-à-dire les trumpistes, hein. Apparemment, on n'intéresse pas les Russes. Pourtant, nous accueillons des opposants de gauche, mais bon, tant mieux, hein.
On court pas après. Les Émirats arabes unis, je sais pas pourquoi. Qu'est-ce qu'on leur a fait à cela ? Alors, il montent des complots contre nous, il payent des articles, ils affichent en bas de chez moi pour que c'est un message sicilien, tu vois. On appelle ça comme ça. Tu nous as vu Mélenchon ? Ben, on t'a vu aussi. Bon, voilà. OK, merci. Bonjour tout le monde. Donc il faut que nous soyons protégés et si nous le sommes nous, tous les autres le seront. C'est ça qui est important. Nous demandons une loi qui permette de combattre les ingérences étrangères et de réparer leurs dégâts. Nous demandons une loi pour qu'on ne soit pas prisonnier de 500 signatures.
Imaginez-vous que par un hasard bien organisé, nous n'ayons pas 500 signature et que le candidat que vous avez devant vous, le vôtre, qui a déjà recueilli deux fois plus de 7 millions de voix, ne puisse pas se représenter à une élection où deux ou trois parties zombies seraient présents parce sont des morts vivants mais plus nombreux que les vivants. Je dis les choses assez crument pour que tout le monde entende. La démocratie française est assez mal en point. il faut pas y rajouter et il faut une campagne d'inscription sur les listes électorales parce que on en est à 5 ou 6 millions de malinscrits dans ce pays. Je dis bien le chiffre qu'il faut.
Voilà, nous redoutons une campagne sale parce qu'elle a déjà commencé sale avec Ipsos, le roi de du se le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Celui-là, il s'est trompé en me mettant à 8 4 mois avant l'élection, j'ai fait 22 et un an avant, comme c'est là, il s'est trompé de 14 points sur le résultat final. plus bête, tu meurs. Et alors on dit 70 % des Français pense que Mélenchon est en handicap, c'est normal, sont pas de mon avis. Donc dans les 70 % qui n'existent pas, vous mettez dedans tous ceux de droite qui évidemment ils vont pas dire qu'il m'appréci hein.
Et puis l'extrême droite, ça commence à faire du monde et une partie de la gauche mais dans des quantités tellement dérisoires qu'on pourrait leur faire dire exactement le contraire. Et comme ça, je vais pas être plus long. Il y en a, c'est continuel. Mais il y a nous, on s'en fout hein. Je veux dire vous, moi, on dit ouais, on connaît tout ça. Mais il y a plein de gens qui disent "Ah, quand même." Puis on leur répète du matin au soir que je suis agressif. Je suis le type le plus sympa du quartier. Demandez aux gens, ils vous le diront.
[applaudissements]
Alors et puis vous avez maintenant un autre un nouveau système qui a été inventé par le journal Le Monde, le journal des révérences. Non de référence pardon. Et bon alors ils inventent des citations. J'aurais dit faites mieux sans moi. Alors là c'est pas possible je me connais, je suis trop prudent hein. Bon et il ça dans le journal on dit "Écoutez, vous foutez de nous." Il ils donnent un nombre de membres de notre coordination nationale, ils se trompent. Ah, ils ont mis un rectificatif dans un recoin en ligne. Mais ceux qu'on payé, je sais pas combien ça vaut maintenant, 4 € non ou hein ou 5, je meen rappelle plus. Pourtant, je l'achète de temps à autre. Je suis bien obligé.
Je suis vraiment obligé. Puis ça fait plaisir à mon type là, la boutique en bas, on s'aime bien tous les deux. Alors, je l'achète. Il il payent pour apprendre des bêtises. Et là, aujourd'hui, c'est pareil. Ils ont résumé toute la discussion que vous avez peut-être regardé, vous savez, sur LCI, hein, sur la Chine en une phrase si la Chine envahit Taïwan, on ne s'emmêlera pas. Non, c'est un peu plus nuancé ce que je raconte mais c'est marqué, il y a un gars qui est payé pour faire ce genre de de truc. Donc, nous n'avons rien à attendre d'eux. Il y en a comme ça deux trois journaux. Alors que le Figaro raconte des trucs de droite. Bon, ils sont de droite, c'est normal.
tu payes, tu achètes ton journal, ça tape tout ce qu' a de gauche et tout ça. Bon bah tu as qu'à pas être de droite hein ou tu as qu'à être de droite si tu veux vraiment savourer. Après il y en a d'autres mais ces journaux qui sont les journaux du centre hein, c'est-à-dire qui sont là pour domestiquer les catégories intermédiaires pour leur faire croire qu'elles appartiennent au très importants, au très puissants qui pensent les choses avec intelligence et profondeur. Ces [grognement] journaux, on les a sur le dos toute l'année sur tous les sujets continuellement. Quant à moi, vous avez maintenant la collection la plus inépuisable de mes amis euh dont on peut disposer.
J'ai vu l'arrivée nouvelle au club de monsieur Bardella qui a chanté euh la Marseillaise. Alors, au moment de Haus Armes, elle rigole. Elle elle c'est une spécialiste de l'Inde dans le dans notre truc. C'est Charlotte. En Inde aussi montre les gens la bouche ouverte. Oui. Ben partout c'est comme ça partout. Et vous savez pourquoi ? Franchement, ça commence à être long. Donc, il faut que je termine mais je vous la raconte quand même parce que dans la mythologie grecque, le masque qui correspond à la personne qui a le mauvais message à porter, il a la bouche grande ouverte. Pourquoi ? Parce que il est le point de passage entre ce monde et les enfers, d'accord ?
Le monde de l'intérieur et le monde de l'extérieur qui est un truc assez banal dans toutes les mythologies. Et donc c'est de là que vient la bouche ouverte. Alors moi je alors la bouche ouverte je m'y fais. Les cheveux mal peignés j'ai du mal mais j'imagine que je reste aussi qui est représenté qu'une broussaille sur la tête devait pas très bien le vivre non plus. Alors ça fait partie de notre truc notre condition. Donc je vous plais ça d'une je vous le présente d'une manière plaisante parce que il faut quand même que vous sachiez que vous le savez comme moi, c'est les moments les plus durs d'une campagne.
C'est quand vous êtes attaqué, non pas pour ce que vous dites mais pour des propos qu'on vous attribue et qui sont pas vrais. Quand on fait de vous une description qui ne correspond à rien, quand on vous attribue des positions qui sont pas les vôtres. Et maintenant, nous sommes entrés dans ce type de période. Donc, dans la durée, ce que nous devrons créer dans ce pays, c'est ce qui existe dans plusieurs autres pays, c'est ce qu'on appelle une autorité électorale.
C'est-à-dire que c'est plus le ministre de l'intérieur qui fait ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut, [raclement de gorge] mais une autorité avec des gens qui sont là installés pour contrôler la régularité des élections, la convocation des électeurs, le matériel électoral et cetera et cetera. et veiller à la protection de la démocratie en France. On créera ça le moment venu. Alors bon, les monopoles enfin, vous le savez, se sont mobilisés, boloré, tout le monde s'y attendait. Moi, je m'attendais pas à ce que le groupe de SaADé manifeste dès notre sortie une telle virulence contre nous. Alors, vous savez, c'est le système de la double exposition. Vous avez Clémence, vous la connaissez.
sérieuse au carré, elle est là, elle explique son point de vue et pendant qu'elle parle, l'image comporte un tableau sur lequel il est marqué Mélanchon 70 % pu le voir. Elle le sait pas elle qu' a ça qui passe. Et maintenant c'est devenu quasiment permanent. J'ai une interview dans la tribune, pas mal, je suis content, ça s'est bien passé et à côté, il y a un sondage dégueulasse et c'est deux messages en même temps, hein. Mais évidemment, qu'est-ce qui fait le Tour de France des visuels de la presse des petites Pavd locales là, la des pêches du Midi, Sud-Ouest, je sais pas quoi encore. Bon, qui répète la propagande des grands chefs. Bon bah, c'est 70 % veulent pas de ce type.
C'estàd que ces gens truquent les conditions du débat en le sachant parce que le dirigeant de la dépêche du midi, c'est Jean-Michel Baileyet qui a été un élu, qui a été un ministre et cetera. Donc quelqu'un qui sait très bien de quoi tout ça est fait. Et et je pourrais décliner comme ça pour plusieurs. Moi, j'aspire, je ne demande pas qu'on nous aide. On a besoin d'ailleurs de personne. On demande pas qu'on nous aide. On demande juste qu'on ne mente pas contre nous, c'est tout. Respectez-nous une fois dans au moins une élection. Respectez-nous, combattez-nous pour nos idées, pas pour ce que vous racontez à propos de nous. Faites-le, s'il vous plaît. Mais
[applaudissements]
moi, mes camarades, nous avons une culture de militants. On demande pas la pitié. Nous sommes allés à TF1 et ensuite chez Brut. Total des deux sur nos réseaux hein, sur nos réseaux pas sur les leur au total pour nous 45 millions de vues entre le replay et les vidéos. Jusqu'à présent, cette force a été entièrement tournée pour valoriser ce que nous avons à dire. Mais nous pourrions introduire dans ce que nous avons à dire, ce que nous pensons de certains et en particulier de leur méthode de travail. Parce que vous avez là au premier rang Antoine Léoman qui a fait un rapport trop long, 300 pages sur la manière dont fonctionne les sondeurs et le reste.
Vous voyez, nous on est capable de dire quel sondeur peut prendre des résultats bruts dans lesquels dans son résultat brut tellement ça marche bien son truc le Rassemblement national est à 46 %. Vous comprenez quand il ramassent les opinions des gens qu'ils ont mis dans leur panel, le RN fait 46 %. Bah c'est un drôle de panel qu'ils ont hein. Faut trouver un résultat pareil. On est capable de dire qui c'est et on est capable comme ça. Jusqu'à présent nous avons toujours refusé d'entrer dans ce couloir. Mais là c'est l'élection présidentielle. Ça engage l'avenir du pays et le nôtre aussi. On ne se laissera pas faire. Ils doivent se le dire.
Là, je viens de vous dire ce que nous avons fait sur ces juste je veux pas faire des de l'avantardise sur cette émission, sur cette entrée en campagne, on a fait un groupe qui s'appelle le top 13, les 13 plus gros comptes de la maison insoumise sur la même période additionnée, c'est vous avez pas le croire 94 millions de vues.
[applaudissements]
Ça veut dire ça veut dire que le système insoumis est capable de se déployer en dépit de toutes les adversités. Bien sûr, on peut dire c'est toujours les mêmes. Probablement que c'est des gens qui sont à l'intérieur de la sphère mais avec des quantités pareilles. La sphère est un peu large. Mais il reste du travail à faire. Ce travail, c'est le vôtre. Chaque fois qu'il y a une personne qui rentre dans notre circuit, elle se documente, elle va voir le site, elle suit ici, elle suis là, elle écoute. Vous seriez stupéfait, mais vous devez connaître des exemples de gens qui vous disent qu'ils écoutent tous les discours de tel ou tel.
Par exemple, si Manu est dans une émission, il y a des gens, ils écoutent tout d'un bout à l'autre ou pareil pour Antoine ou pour d'autres. notre système a fonctionné parce que c'est une équipe et que donc vous pouvez pas en prendre un, la battre et être débarrassé du système. Bon, il paraît que il y en a d'autres qui ont cette tactique là aussi de combat et ça leur réussi assez bien mais nous ça nous a réussi parfaitement. Voilà dans quoi on va avancer. Je vais finir à l'assemblée. Il y a une trombose de texte. Ça veut dire que dans cette pagaille, ils vont mettre une session extraordinaire de 3 semaines.
Je sais pas comment les copains vont tenir 3 semaines de plus à l'assemblée à faire des textes. De à 3 semaines sur la loi agriculture. Mais il reste à faire passer tout un cortège de loi. Donc il y aura du lourd. Le statut de la Corse. Si je vous parle du statut de la Corse, c'est pour vous dire que dans la liste que je vous ai donné tout à l'heure, climat, économie et cetera et cetera, il faut rajouter une case, le statut de la Corse, le statut de la Kanie, Nouvelle-Calédonie.
Quand nous allons arriver à la direction du pays, nous aurons deux situations explosives parce que tout ça a été géré tellement mal que les gens les plus bienveillants se retrouvent dans des situations absolument incroyables et quasiment acculés à aller là où ils ne veulent pas aller dans le domaine du rapport de force. Nous serons donc immédiatement confrontés à la nécessité d'organiser autrement la France parce que à la Calédonie Kanse va s'ajouter naturellement d'autres territoires qui veulent reconsidérer comment ils sont organisés et les apprentis sorciers qui dirigent ce pays font tout et n'importe quoi. Alors, ils ont trouvé un accord paraît-il là-bas.
Je l'ai dit au Cana que avec le FLN à qui on est bien lié hein. Je leur dit écoutez vous vous avez un problème c'est le territoire nous on a un autre c'est la France. Où et quand le peuple français a-t-il voté qu'il est d'accord pour intégrer dans son pays un autre pays qu'à sa propre monnaie son siège à l'ONU ? Quand on a décidé ça qu'on devenait un état fédéral. Je peut-être qu'il faut le faire mais on peut au moins parler non ? en train de nous dire "Ah voilà, on a fait c, on a fait là, allez hop, levez la main." Pas question. Alors là, le dialogue est très intense entre nous et le FLN, le FLNKS avec qui les relations sont très bonnes et tout et ils comprennent notre point de vue.
Et pareil avec la Corse puisque nous avons dit que nous étions partisans pour la Corse de l'application de l'article 74 de la Constitution qui fixe par exemple le statut de la Polynésie française parce que ça existe moi dans la constitution mais c'est pas ce que demande tout à fait les Corses mais nous nous avons des grands sujets sur ça. Macron voulait faire une loi de différenciation là tout de suite dit jama un truc pareil la loi elle est une et indivisible dans ce pays. C'est ça l'unité du peuple français.
Donc si la Corse doit avoir un statut spécial et même très spécial et si le peuple corse veut s'affirmer à travers des institutions après avoir défini en quoi consiste le fait d'être corse sur des bases acceptables par tout le monde. Mais il y a un principe sur lequel nous on lâchera jamais. On l'a dit à nos amis Corse à Siméoni et aux autres. C'est le principe de non régression. Nous n'allons pas nous créer une catégorie de Français parce que si c'est l'autonomie, c'est la France qui aurait des droits moins grands que les autres. Tout le monde suit. C'est gravissime. Vous êtes d'accord ? Si vous le faites à un endroit, pourquoi vous le ferez pas à l'autre ?
Et alors donc il y a plus d'unité de la loi et il y a plus d'unité des acquis sociaux dans le pays. Tout est perdu. Il faut impérativement si les choses doivent bouger avec des des interprétations locales de la loi que ce ne soit que pour le meilleur par exemple le système de la sécurité sociale de l'Alsace est meilleur que le système du reste de l'hexagone. Si vous voulez faire pareil que OK, mais moins que nous, non. Et pareil pour tous ces sujets. Ce sont des sujets qui peuvent effondrer la nation française qui n'a jamais été prévu pour ça. Je crois que j'ai fait le tour. La campagne. Rendez-vous tout le monde. Le 7 avril, on va à Saint-Denis démarrer la campagne.
Le maire le maire a donné son accord et on va tâcher de vous faire des belles surprises parce que ça va être un moment immense. Le 7 juin, qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'est-ce qui s'est passé le 7 avril ? C'est ton anniversaire ? J'ai essayé de m'en sortir. 7 juin, merci camarade. 7 juin, le ning. Vous voyez comment ça se présente. Vous avez la mairie là et là, vous avez la basilique, d'accord ? Et nous, on sera là et puis de tous les côtés. Je vous dis pas de venir parce que vous allez y entendre des choses, comment dire qui vous surprendront parce que je crains que vous les connaissiez déjà. Mais le lieu, le moment, il faut que vous le portiez tous ensemble.
Il faut qu'on voit la France, la nôtre, celle des gens qui n'ont pas d'autre prétention que de tâcher de servir l'intérêt général humain. Voilà ce qu'il faut qu'on voit. Et il faut faire terire d'un coup. tous ceux qui voudraient faire de Saint-Denis et de et de nous autre chose. Après, vous êtes appelé le 21 juin, c'est la fête de la musique et Bali voudrait que on fasse un rassemblement en place de la République plus spécialement tourné avec la musique contre le racisme. B les copains du 93 et de toute la bande. Le 27, on aura la G Pride. C'est le moment les amis, il faut qu'on aide. Nos enfits ont lieu le 20 août. Bah, on se cale sur la rentrée scolaire. Qu'est-ce que vous voulez ?
On peut pas faire autrement parce que sinon les parents peuvent pas venir et les profs non plus. Alors, nous avons deux événements politiques assez importants. Le premier, c'est le 30 mai. C'est deux événements ILB, hein, l'institut là-bas ici. Le 30 mai, les assises économiques qui vont être de très haut niveau parce que il y a des économistes de critique du reste du monde qui viennent. Et le 27 juin, non ? Oui, le 27 juin, nous faisons euh un travail, la nouvelle géopolitique pour décrire les conditions nouvelles dans lesquelles nous envisageons la suite de ce que nous avons à faire. Ça c'est donc euh la fin du trimestre.
Bon, il y aura des petites compettes parce que il paraît qu'attal fait son rassemblement le 30 mai, je crois. Non non, le 30 mai c'est l'autre Édouard Philippe le 30 juin il a les yeux qui se croisent maintenant Antoine je reprends à le 1er juste avant nous le 30 mai et Édouard Philippe la retraite à 67 ans. Je crois que c'est à la fin du mois de juin et après non, il en a mis un autre en juillet. Donc quand même, vous avez compris hein, me mettez pas dans une situation dont je me sors plus après. Il faut qu'on soit vous la marée hein. Voilà. Rendez-vous le le 7 soir. Attendez, on recommence. Rendez-vous le 7. Voilà. Merci à tout le monde.
Jean-Luc Mélenchon