Bernard Arnault : pourquoi tant de haine ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 54 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteÉludée
Est-ce que comme en Italie, la France doit se lancer dans cette guerre contre la racaille ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez que toutes les critiques faites à Bernard Arnault sont justifiées ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Comment ça se passe de votre côté avec l'évolution de l'incendie ?
- 6:18OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le programme de la journée pour renforcer les pare-feux ?
- 12:40RelanceRéponse directe
Est-ce que vous avez ressenti un manque de moyens déployés face à la gravité des incendies ?
- 26:33RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est la faute à Macron selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:40PrésentateurChiffre
« Depuis mercredi dernier, c'est plus de 42 000 hectares qui ont entraîné forcément l'évacuation de près de 220 000 personnes. »
- 13:18InvitéChiffre
« Il y a 2500 pompiers, il y a 18 appareils aériens qui ont été mis à disposition. »
- 20:04InvitéFait
« Je mets la faute à Macron. »
- 27:34InvitéFait
« Le gouvernement veut supprimer 500 personnes dans l'Office national des forêts. »
- 28:05InvitéChiffre
« Les conseils départementaux, c'est 60% des budgets des sapeurs-pompiers. »
- 41:48InvitéChiffre
« nous avons actuellement une flotte de 12 canadaires »
- 41:59InvitéFait
« nous louons des moyens aériens »
- 56:16InvitéFait
« l'ISF, la CVAE, et j'en passe »
- 58:35InvitéFait
« il a pris des risques de fou, il a passé des nuits à pas dormir »
- 58:40InvitéFait
« il n'y a jamais eu de mouvement en grève chez LVMH »
- 59:39InvitéChiffre
« 40 milliards depuis 80 »
- 1:04:36PrésentateurChiffre
« 220 000 collaborateurs dans le monde, 40 000 personnes en France »
- 1:16:40InvitéFait
« les auteurs de ces violences sont de plus en plus jeunes »
- 1:18:54InvitéFait
« premier délit, première sanction »
- 1:22:40InvitéFait
« tout le monde va aller en prison, qu'il n'y aura pas de sursis »
- 1:25:11InvitéPromesse
« Je suis pour que l'on mette la majorité pénale à 15 ans. »
- 1:25:25InvitéPromesse
« Faisons de la construction de prison une opération d'intérêt national. »
- 1:29:21InvitéFait
« Marine Le Pen a été condamnée deux fois. »
- 1:31:26InvitéFait
« Il y a eu 5 occurrences du président Hollande de votre part. »
- 1:37:40InvitéFait
« Heureusement que la loi Riposte maintenant a été votée. »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Invité19 %
- Présentateur 215 %
- Invité 213 %
- Invité 311 %
- Invité 46 %
- Invité 52 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Bonjour, bonjour à toutes, bonjour à tous. Très heureux de vous accompagner pour cette dernière semaine du mois de juillet. On est ensemble jusqu'à 13h. Trois heures de débats, de conversations, de discussions, avec bien sûr pour vous, amis auditeurs, le moyen de vous installer autour de la table avec votre café depuis votre lieu de vacances, depuis même votre travail. Peu importe, on vous accueille comme vous êtes sur Sud Radio. 0826 300 300, vous vous installez. Et de quoi on va causer durant les prochaines heures ? On va s'interroger sur ce que fait l'Italie depuis un mois.
Et vous allez voir peut-être qu'il va falloir également l'appliquer en France. La guerre au racaille, c'est comme ça que Giorgia Miloni a décidé d'envoyer des militaires, des policiers partout dans quelques provinces pour faire la guerre, on va dire, aux petites frappes, aux petits trafics en drogue, aux petits trafics, un peu d'armes, un peu de violences, ceux qui étaient la plupart du temps responsables, vous savez, des fameuses rixes ici, des fameuses dégradations là. Et bien elle a lancé la guerre au racaille, la question elle est simple. Est-ce que comme en Italie, la France doit se lancer dans cette guerre ? 0826-300-300, vos réactions également sur les réseaux sociaux.
Et le site sudradio.fr, ainsi que son application. Un homme riche, qui plus est le plus riche de France, et souvent qui se partage le podium avec l'homme le plus riche du monde, c'est Bernard Arnault. Bernard Arnault, il a peut-être été rattrapé par un peu de naïveté, figurez-vous qu'il a décidé de jouer le jeu d'une enquête journalistique du journal Le Monde, qui voulait s'intéresser à son empire LVMH, premier empire de luxe au monde, avec évidemment beaucoup de salariés, avec évidemment beaucoup de marques, avec évidemment beaucoup de risques d'ambassadeurs également, tout au long du monde. Et ils ont fait une enquête, disons, à charge.
Ils ont critiqué sa famille, ils ont inventé des choses, en tout cas, dans une réponse apportée au journal Le Monde. Bernard Arnault, avec beaucoup d'humour, avec beaucoup de faits, répond. Et il dit, bon, en réalité, j'ai bien compris qu'on ne m'aimait pas, qu'on faisait une sorte de guerre contre moi. Il utilise même le terme artillerie lourde. Le Monde a sorti l'artillerie lourde contre moi. La question, elle est simple, ce matin, est-ce que détester Bernard Arnault est un sport national en France ? 0826 300 300. Est-ce que vous trouvez que toutes les critiques faites à son encombre sont justifiées ?
Ou quand même, vous observez que la plupart du temps, il y a des critiques infondées, il y a beaucoup d'idéologie, il y a beaucoup de cirque. Après tout, il contribue, écoutez bien à ce chiffre, à près de 40 milliards depuis que LVMH existe. Il a contribué, après, à la hauteur de son montant quand même à l'économie de l'État. C'est-à-dire qu'en impôts en charge, il a payé plus de 40 milliards. Et puis quand même, il rayonne dans le monde, Bernard Arnault. Est-ce que sa détestation n'est pas tout simplement irrationnelle ? 0826 300 300.
Et puis, vous les avez vus tout le week-end, c'est tellement peut-être même que vous êtes dans la région des incendies qui ravagent le Gard, qui ravagent, pardonnez-moi, le Var, qui ravagent également la Gironde. Bref, des images spectaculaires, des pompiers à bout de souffle, des politiques, parfois, qui peinent à justifier les moyens qui sont employés pour lutter contre ces incendies. La question, elle est simple, manque de moyens contre les incendies. Est-ce la faute à Macron, comme certains l'affirment, durant les invités politiques ?
Et parmi les invités politiques qui se sont succédés hier, enfin, durant toute la semaine dernière, à cette antenne et à ce micro, avec Benjamin Gleize, certains ont dit, bah oui, évidemment que c'est la faute à Macron. Et puis, en plus, en plus, ce sont des bourgeois qui habitent au Cap Ferré. Donc, on ne va pas non plus se battre pour des bourgeois qui ont décidé de construire la plupart du temps dans des lieux qui n'étaient pas faits pour, avec leur grande piscine à débordement, leur grande villa. Bref, est-ce que sur les manques de moyens contre les incendies, on parle beaucoup notamment des canadaires, des budgets qui n'auraient pas été alloués aux bonnes personnes.
Est-ce la faute à Macron ? On se posera la question à partir de midi et demi. Vous avez le programme pour le moment, 10h05, notre premier fait du jour. Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Et à 10h05 sur Sud Radio, le premier fait du jour concerne évidemment les incendies encore qui ravagent la Géronde. Depuis mercredi dernier, c'est plus de 42 000 hectares qui ont entraîné forcément l'évacuation de près de 220 000 personnes, de 84 blessés parmi les sapeurs pompiers qui pusaient, et une nuit qui a encore été particulièrement pénie. Bonjour Jérôme Steph. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le maire de Sestas. Comment ça se passe de votre côté ?
On parle énormément de la Géronde, on parle énormément de certains coins de France. Vous, du côté de Sestas, quelle est la situation avec l'évolution de cette nuit ? Alors, nous déjà, la commune a été entièrement évacuée, soit près de 17 000 habitants. Depuis plusieurs heures maintenant, le feu est aux portes de notre commune puisqu'il y avait un front notamment au niveau de notre centrale photovoltaïque. Hier, il y a eu une grosse course contre la montre menée pour créer des pare-feux, pour essayer de contenir l'incendie et éviter qu'il ne franchisse la route départementale et ne gagne de nouveaux massifs et surtout menacer nos premières habitations avec notamment le quartier de Pierroton.
Et les nouvelles de ce matin, puisqu'à 4h30, j'étais sur site pour faire le bilan, c'est qu'elles sont plutôt quand même encourageantes. Le feu a été stoppé tôt ce matin. Le feu a été stoppé tôt ce matin ? Alors, attention, soyons très précis sur les termes, le feu a été stoppé sur le front de la commune de Sestas, au niveau de la centrale photovoltaïque. Malgré une reprise de vent, une saute de feu, aujourd'hui, il est stabilisé sur le front de Sestas. Il y a eu de l'appui bienvenu en fin de nuit aussi qui a permis aux pompiers d'avoir un répit et de mener le combat plus efficacement.
Malheureusement, il est toujours actif et il se renforce notamment sur le secteur de l'Ombrière en direction de Saint-Jean-d'Iac. Donc, voilà, je n'ai aucun optimisme par rapport à l'avancée du feu. Mais toute petite victoire et tout petit gain est bon à prendre. Et donc, je me réjouis notamment pour nos habitants Sestadés qui, je sais, étaient très, très inquiets notamment pour le quartier de Pierroton. Et donc, je tenais à les rassurer à ce niveau-là. La journée d'aujourd'hui, elle sera dédiée au renforcement des pare-feux. Au renforcement des pare-feux.
On va y venir, surtout que c'est une actualité forcément pour vous, Jérôme Steff, le maire de Sestas et tous ceux qui sont concernés directement par ces incendies dans les différentes régions. Au niveau national aussi, cela devient une priorité au plus haut sommet de l'État puisqu'il y a quelques minutes, le président de la République vient de présider ou va commencer à présider une cellule interministérielle de crise sur les feux qui se déroulent actuellement partout en France. Vous, Jérôme Steff, justement, c'est quoi le programme de la journée ? Renforcement des feux, vous le disiez, ça veut dire quoi concrètement ? Renforcement des pare-feux.
C'est-à-dire qu'hier, on avait fait une journée consacrée à l'établissement des pare-feux en lien avec les experts des FCI et notre coopérative forestière Alliance Forêt-Bois. Et donc, on avait fait dans l'urgence et donc, on a fait une bande minimale pour essayer de faire le pare-feu sur sa totalité. Il y a eu un travail monumental puisque le pare-feu fait quasiment 15 kilomètres de distance. Et donc, la journée d'aujourd'hui, elle va avoir pour but d'élargir un petit peu la zone de ces pare-feux car malheureusement, dans deux jours, on nous annonce le retour de la canicule. Demain, les vents risquent de retourner pour ramener le feu dans cette zone qui, aujourd'hui, est maîtrisée.
Et donc, on va, un, renforcer les pare-feux existants et, deux, il y a quelques petits pare-feux tactiques aussi qui sont en train d'être mis en place. À ce niveau, si vous me permettez, je voulais rendre hommage, moi, à tout le travail de nos experts des FCI en lien avec nos acteurs locaux. Et malheureusement, hier, nous avons appris le triste décès de Jean-Marie Baqueille qui était le président de la DFCI de Marche Prime et alors qu'il n'est pas dû à l'incendie, mais je voulais lui rendre hommage et notamment illustrer aussi parce qu'il habitait un aérial à la Renardière en pleine forêt et toute cette forêt a été ravagée par les flammes et son aérial est resté intact. Et pourquoi ?
Parce qu'il avait fait un travail remarquable de débroussaillement autour de sa propriété et je pense qu'il faut que ça nous serve d'exemple notamment en termes d'obligations légales, de débroussaillement et on voit que quand le travail est fait correctement, eh bien, il est efficace. Et voilà. Et donc, je voulais saluer, un, son travail en tant qu'individu et en tant aussi que président de la DFCI et rappeler qu'il est primordial de s'en remettre justement à nos techniciens professionnels qui ont la connaissance du terrain et qui nous amène les bonnes solutions. Jérôme Steff, je rappelle que vous êtes le maire de Sestas.
On a vu quand même tout le week-end en partie ces images de tous les habitants qui venaient des quatre coins d'une commune ou des quatre coins d'une région pour essayer d'aider dans cette lutte contre les incendies. On a vu aussi les agriculteurs. Quand vous parlez de certains renforcements des pare-feux tout autour de votre commune, Jérôme Steff, concrètement, ça veut dire aussi que vous faites appel à cet élan un peu de solidarité avec tous les agriculteurs, des habitants qui peuvent éventuellement venir. On a vu pendant tout le week-end, notamment dans certains coins de France, cette nécessité de creuser parfois justement des tranchées pour essayer de faire un véritable pare-feu.
On en est là aussi du côté de Sestas, par exemple ? Oui, on en est là. La journée d'hier, elle a été dédiée à ça avec mon collègue de Marche Prime. On a effectivement orienté toutes les demandes de travaux. Alors, pas des demandes de particuliers, il y en a quelques-uns, mais ce n'est pas utile parce que ce n'est pas efficace. Par contre, on a eu énormément d'agriculteurs, d'entreprises de travaux forestiers qui sont venus depuis le sud de l'Aquitaine.
Et notre rôle, ça a été justement d'essayer de coordonner ces moyens, de les mettre à disposition, de filtrer aussi le type de matériel à amener, ce que tout le monde veut venir avec son matériel et tous les matériels ne sont pas forcément efficaces. Donc, hier, on a fait un gros travail de filtre entre nos mairies respectives, les entreprises qui se proposaient et notre coopérative forestière Alliance Forêt-Bois qui coordonnait un petit peu le dispositif et que je remercie d'ailleurs pour son efficacité parce que le travail accompli en lien avec nos experts des FCI, eh bien, il a porté ses fruits.
Alors, je suis extrêmement prudent, bien évidemment, quand je dis il a porté ses fruits, je ne crie pas victoire puisque cet incendie nous montre qu'on a tellement de revirements possibles, mais au moins, la stratégie d'hier a été efficace. Il y a aussi, et je crois que c'est important d'en parler, un élan de solidarité assez extraordinaire. Peut-être qu'on n'en parle pas suffisamment, mais que ce soit du côté des restaurateurs, que ce soit du côté des habitants, que ce soit du côté des maires, aux alentours de chaque région touchée, on a l'impression qu'il y a une solidarité naturelle qui s'est mise en place, qui est quand même rare à observer.
Je vais vous citer trois exemples que j'ai eu à gérer dans la demi-heure passée, qui sont révélateurs. Toutes mes grandes surfaces locales, mes fournisseurs alimentaires m'ont tous contacté dans la matinée et me proposé d'amener leur stock de fruits et légumes à nos pompiers. Voilà, premier exemple. Deuxième exemple, nos kinés locaux ont installé un centre de massage dans notre caserne et m'ont contacté justement pour élargir le dispositif. Et puis, troisième exemple, qui est peut-être plus anecdotique, mais révélateur. J'ai un artisan de la commune qui m'a dit, j'ai envoyé ma femme et ma fille loin de ces stades. Par contre, moi, je suis resté, j'ai une camionnette, j'ai un scooter.
Si je peux aider, même pour faire des livraisons en scooter rapides, efficaces, voilà, ça vous montre que les gens ont envie d'être utiles et qu'on a un vrai élan de solidarité qu'on avait déjà vu, nous, dans notre commune, puisqu'on avait été centre d'accueil de sinistrés. Et moi, je voulais remercier encore une fois tous les Cestadès et Cestadés qui avaient fait preuve d'un élan de générosité extraordinaire, que ce soit dans la fourniture de biens ou d'enrées, ou dans le fait de se proposer en tant que bénévole. Ça, c'est sûr que c'est un élan de solidarité à souligner. Encore une question, Jérôme Steff, parce que c'est un débat qui va nous animer entre 10h30 et 11h.
Il y en a beaucoup qui critiquent, certainement avec un regard extérieur et qu'on peut là aussi, qui peut nous déranger, mais qui critiquent aussi le manque de moyens à disposition, que ce soit du côté des Canadair, que ce soit l'équipement des pompiers. Les pompiers eux-mêmes, d'ailleurs, sont de plus en plus nombreux à taper du poing sur la table. Est-ce que vous, vous avez, depuis votre poste d'observation, à un moment ou un autre, pression de moyens qui ne sont pas suffisamment déployés, qui se la jouent, on va dire, un peu trop petits bras encore au vu de la gravité des incendies ?
Alors, à notre niveau, quand on voit la gravité de l'incendie, parce qu'il faut bien se rendre compte qu'à chaque incendie, on dit toujours qu'on emploie toujours des superlatifs, mais cet incendie, c'est du jamais vu. Ça sera certainement l'incendie du siècle sur la France métropolitaine. Et donc, forcément, ça nécessite énormément de moyens, même s'il y a déjà beaucoup de moyens. Il y a 2500 pompiers, il y a 18 appareils aériens qui ont été mis à disposition. Mais bien évidemment, ça nécessite énormément de moyens. Il y a aussi, ce n'est pas que des moyens, il y a aussi des prises de décision aussi qu'il faut parfois peut-être retravailler et accélérer.
Vous voyez, je parlais de la mise en place des pare-feux. Oui. C'est toujours compliqué d'avoir toutes les validations. Et il y a deux jours, on était en train d'essayer de mettre en place un pare-feu et on n'a pas eu le temps de le mettre en place parce qu'on était en attente des validations, justement, procédurales. et puis on s'est fait rattraper par la vitesse du feu et au final, on n'a pas pu le déclencher. Mais voilà, je pense que j'espère que ça nous servira effectivement de leçon. Après, moi, je ne veux pas non plus tirer sur le dispositif parce qu'il y a beaucoup de moyens qui ont été mis en œuvre. Mais devant un tel feu, il est clair que tout renfort est le bienvenu aujourd'hui.
Ça, c'est sûr. Merci beaucoup, Jérôme Sef, d'avoir été avec nous, maire de Sestas, sur cette situation avec plusieurs réunions de crise interministérielle prévues aujourd'hui, dont une qui a commencé il y a plus de 16 minutes désormais, présidée directement par le président de la République, Emmanuel Macron, pour justement suivre très attentusement ce qui se passe aux quatre coins de la France avec ces incendies de plus en plus spectaculaires. Et sur cette question toujours, on s'interrogera à partir de 10h30 avec nos éditorialistes et nos débatteurs sur ces manques de moyens, ce que certains appellent les manques de moyens.
C'est du côté des pompiers, c'est du côté de certains maires, c'est du côté aussi parfois des habitants quand ils voient la situation face à laquelle ils se retrouvent. Est-ce que c'est la faute à Macron finalement ce manque de moyens contre les incendies ? Que ce soit le manque de Canadair, le manque de budget, des camions de pompiers qui n'ont pas été remplacés, du budget ici et là qui a été sucré. Mais on en parlera ensemble au 0826 300 300. Pour le moment, il est 10h17 et on parlait des incendies. On va devoir tout doucement se pencher également sur les conséquences de ces incendies qui sont notamment économiques. On sera avec la CCI de Bordeaux-Giron dans un instant.
A tout de suite sur Sud Radio. Il est 10h19 sur Sud Radio. Ce sont ce qu'on appelle les aléas du direct. On devait essayer de faire le tour un peu de ces conséquences de ces incendies du côté de Bordeaux-Gironde avec la CCI, vous savez, qui est la chambre de commerce notamment. Il y a aussi de véritables interrogations par rapport à ça. On voit à quel point les entreprises vont être quand même extrêmement kidnappées.
Il y avait une réunion interministérielle en réalité entre le ministre de l'économie, entre Serge Papin qui est aussi le ministre du tourisme, des TPE et des PME parce que les chiffres sont quand même assez délirants et ça mérite qu'on s'y arrête un tout petit peu parce qu'évidemment une cellule de crise a été ouverte. Il y a un numéro unique qui doit être retenu, je vous le dis, c'est le 3006. Vous êtes du côté de Bordeaux-Gironde, vous faites partie des entreprises extrêmement gênées, extrêmement handicapées par ces feux.
Vous avez toujours ce numéro que vous pouvez retenir qui est le 3006 et c'est le président de la CCI qu'on essaye de joindre qui est Patrick Seguin et qui insiste naturellement sur la nécessité d'une réponse rapide face à l'urgence sachant qu'il y a différentes aides possibles. On pourra à nouveau envisager le chômage partiel. Il y a des délais de paiement qui seront forcément assouplis vis-à-vis de l'URSSAF et on aura également peut-être de la part de l'État un accompagnement financier et fiscal. Si jamais Patrick Seguin ne nous répond pas, on essaiera d'être avec lui peut-être demain matin. Je me retourne vers Antoine qui est du côté de la régie. Pas de panique s'il n'est pas avec nous.
On fait en sorte de la voir demain matin. Pour le moment, on est avec Diane qui est avec nous. Bonjour Diane.
Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin Diane. Comment allez-vous et dans quel point vous situez-vous ?
Argelès-sur-Mer. Argelès-sur-Mer. Voilà. Je vous téléphone parce que je coche les trois critères de ce que vous demandez. C'est-à-dire en 2023, nous avons eu le feu sur Saint-André-Argelès. Il était très gros. L'arrière de ma maison a été brûlée. Mon métier, mon travail, mon mari est bûcheron. Donc tout le dépôt de bois, la machine ont brûlé. Les seules aides que nous avons eues, c'est l'URSSAF.
C'est-à-dire ? Attendez, on prend dans l'ordre Diane. C'est-à-dire que la forêt, forcément l'incendie, j'imagine privé totalement votre mari bûcheron d'un outil de travail. Vous avez demandé des aides ou l'État a promis des aides. Quand vous dites vis-à-vis de l'URSSAF, c'était quoi uniquement ? J'imagine un délai par rapport au paiement, non ?
Non, non, non. L'URSSAF, c'est le seul organisme qui les impôts, l'État, la région n'a pas répondu. C'est le seul qui a répondu, c'est l'URSSAF. Ils ont répondu en donnant les trimestres à mon mari parce qu'on ne pouvait plus payer. Les trimestres, on n'avait plus de travail pendant quelques mois. Donc ils nous ont laissé les trimestres et comme si on les avait cotisés et payés, ils nous ont aidés sur ce côté-là. Et il y a une aide que l'URSSAF a mis en place pour aider les sinistrés qui nous ont pu nous donner un peu d'argent. Il nous a donné un peu d'argent. C'est le seul organisme qui est super qui nous a aidés.
L'État et la région sont venus se montrer à la télévision mais ils n'ont rien fait. Même le maire d'Argelès n'a rien fait. D'ailleurs, il a été sauté. Après, donc voilà, ma maison a été reconstruite et il y a eu à côté de moi, il y a eu une autre bûcheron qui a brûlé, la maison, il y a eu neuf maisons qui ont brûlé et les assurances ont répondu, personne ne les a aidés. Après, ça je vous dirais et on passe par des périodes très très très dures. Après, il y a eu ma fille qui est pompier. Elle est pompier volontaire. Là, actuellement, on demande des pompiers. Attendez, je vais vous expliquer. Elle est pompier volontaire depuis 14 ans. 14 ans et demi, elle allait faire ses 15 ans.
Non, plus de 20 ans parce qu'elle a demandé ses 20 ans de pompier. On le lui refuse. On le lui refuse des 20 ans de pompier parce qu'on la met en mise à pied. En juin, ils l'ont mise à pied. C'est-à-dire, on ne lui renouvelle pas le contrat en fin d'année. Vous savez le motif ? Parce qu'elle est pompier volontaire et qu'elle ne fait pas assez de garde. En plein divorce, problème familial, elle ne fait pas assez de garde. C'est-à-dire que 20 ans. Et attendez, en juin, elle a les capacités, elle a le tout et on lui dit vous ne pouvez pas aller au feu. Vous restez dans un camion mais vous ne pouvez pas aller au feu. Et ce n'est pas la seule.
Je peux vous dire que dans la région, ce n'est pas la seule qui se passe ce problème-là. C'est-à-dire qu'ils ont du métier, qu'ils peuvent y aller et qu'ils ont envie d'y aller mais on les fait en mise à pied qu'ils ne prennent pas assez de garde avec leur travail parce qu'ils bossent à côté. Ils ne prennent pas assez de garde. Donc, ils doivent faire le métier d'un professionnel. On leur oblige pratiquement de faire des métiers de professionnels amateurs pas payés parce que ce n'est pas grand-chose payé. Et en plus, on vient de leur réduire. Il y a deux ans, on leur a réduit la retraite. C'est-à-dire qu'ils continuent à réduire les retraites.
C'est-à-dire qu'on a comptabilisé des retraites des pompiers volontaires. On leur a sucré. Donc, oui, je mets la faute à Macron. Oui, je mets la faute à Édouard Philippe. Oui, je mets la faute à Manuel Valls.
Vous préparez le débat qui arrive dans quelques minutes, Diane. Vous anticipez déjà, mais simplement...
C'est les trois critères que je fais. Non, mais bien sûr, vous avez raison
de nous passer un coup de fil, Diane, mais il y a aussi quelque chose dans ce que vous dites. Votre fille, actuellement, qu'est-ce qu'elle fait là ? J'imagine qu'elle accepte... Elle est pompier. Oui, non, mais ça j'entends, mais ça veut dire qu'avec tout ce que vous... la situation que vous nous avez décrite, elle est quoi ? Elle est dans un camion, elle est respectatrice ou finalement, ils l'ont mobilisée ?
Alors, attendez, elle est en caserne. Elle est en caserne et je peux vous dire même la caserne au cassé, c'est le boulou. Elle est en caserne et le chef lui a enlevé la mobilisante pour pouvoir aller sur le feu alors qu'elle a l'expérience. Elle prend les voitures et elle fait... Et elle prend les voitures, elle va prendre les voitures et elle fait les tours de voitures pour voir s'il y a des feux. Elle part en second. Elle ne peut plus partir en premier. Elle est obligée de partir en second s'il y a un feu. Voilà où elle a mis 20 ans d'expérience et on lui refuse le truc de 20 ans parce qu'elle ne le prend pas assez de garde.
Non, mais c'est hallucinant ce que vous nous racontez surtout quand on sait que 80% aujourd'hui des rangs des pompiers sont précisément comblés par ces courageux ou ces courageuses sapeurs-pompiers volontaires. Et ce n'est pas la seule.
Et ce n'est pas la seule. Je peux vous dire que ce n'est pas la seule.
Et en plus, ce n'est pas la seule.
Donc, vous les entendez, ces bureaucrates qui sont chefs, c'est des bureaucrates et qui sont dans un bureau et qui ne savent même pas faire le trois-quarts quand vous avez un accident, qui ne savent même pas faire du bouche-à-bouche ou des crises cardiaques. Ils n'en savent même pas le faire. Ces bureaucrates, ces chefs.
Mais vous avez raison de passer un coup de gueule, Diane. Parce que quand on voit l'urgence de la situation, c'est comme à l'instant le maire de Sestas qui nous explique qu'il n'a pas pu faire des pare-feux à temps uniquement parce qu'il n'y avait pas la bonne signature en dessous des documents. Ça donne envie de tout casser. Il faut se dire les choses.
Voilà. Et en plus, on reprend, il y a deux ans de ça. On leur a sucré. La comptabilité de la retraite, on leur a sucré. Au nom de quoi ? Au nom du budget.
Oui, mais bien sûr. Vous avez raison, Diane. C'est absolument affolant, c'est rageant et c'est désespérant cette situation.
C'est que des pompiers volontaires. Mais bien sûr, Diane. Et vous voyez les pompiers professionnels qu'eux ne sont pas merdés. Tout aux pompiers volontaires. Qu'eux, ils bossent à côté. Eux, ils bossent. C'est simplement comment ne plus avoir
de vie de famille. De toute façon, il n'y a rien qui va avec les pompiers quand on voit le prix qu'ils sont payés, quand on voit la situation en effet que vous décrivez avec qui plus est le fait qu'ils soient obligés de combiner deux vies et c'est comme ça qu'on les traite. C'est absolument scandaleux et c'est même totalement révoltant. Merci beaucoup, Diane, d'avoir été avec nous et je vous remercie de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300 pour passer, là, on l'a bien compris dès le début de semaine, un véritable coup de gueule, Diane, et sur ce que vous avez évoqué, la responsabilité parfois de certains politiques.
On va se la poser cette question parce que vous avez entendu depuis quelques jours désormais quand on voit ces feux affolants la question des canadaires, la question du manque d'équipement des pompiers, la question du manque de véhicules des pompiers. Est-ce que finalement tout ça, ce n'est pas la faute à Macron ? Certains l'accusent, que ce soit d'avoir sucré le budget, de ne pas avoir suffisamment anticipé les canadaires. Est-ce la faute à Macron quand on s'intéresse au manque de moyens contre les incendies ? On en parle avec vous et avec nos débatteurs qui arrivent en studio au 0826 300 300.
On est ensemble jusqu'à midi pour débattre, pour discuter, pour échanger en votre compagnie, bien sûr, amis auditeurs au 0826 300 300. Vous avez également, bien entendu, les réseaux sociaux et vous avez également l'application ainsi que le site sudradio.fr autour de la table que je vous l'ai présent. Baptiste Ménard, maire adjoint de Mont-en-Barreul. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Frédéric Vardon, chef et propriétaire du Café Max, avenue de la Mode Piquet et du 395, restaurant situé avenue Georges V à Paris. Bonjour, chef. Bonjour, Marc-Yves. Jérôme Dubu, consultant politique et ancien élu de Paris. Bonjour, mon cher Jérôme.
Et Philippe Bourriacchi, conseiller municipal de Orly, conseiller régional d'Île-de-France et troisième vice-président de France Écologie. Laissez-moi vous parler du programme pour l'heure et demie qu'on va passer ensemble. Comme en Italie, est-ce que la France doit faire la guerre au racaille ? C'est Georgia Meloni qui a lancé un programme en mobilisant énormément de force de l'ordre. Elle a décidé de passer dans tous les villages qui posaient problème, dans toutes les gares, dans toutes les gares routières, dans tous les coins où il y avait habituellement des rixes, des manifestations, des affrontements.
Et alors, il y a eu de la saisie d'argent, de la saisie de drogue, de la saisie d'armes. Et c'est une opération qu'elle a menée frontalement pendant un mois. Est-ce qu'il faut faire pareil en France ? 0826 300 300. Un homme qui plus est le plus riche du monde. En tout cas, parfois, il y a une petite bataille qui s'installe avec Elon Musk et qui est en tout cas le premier homme le plus riche du monde en France. Il s'appelle Bernard Arnault. C'est lui qui est à la tête du groupe de luxe LVMH. Et pendant des mois et des mois, il a participé. Il s'est dit que c'était une bonne initiative de participer à une enquête du journal Le Monde. Il l'a découverte en la lisant ce week-end.
Il n'en revient pas de ce qu'il a lu. Et donc, il a décidé de faire une réponse très drôle. On va vous la faire découvrir dans quelques minutes. Mais on découvre qu'en réalité, beaucoup de gens détestent Bernard Arnault pour des raisons parfois qui nous échappent. Est-ce que détester Bernard Arnault est un sport national ? 0826 300 300. On était ensemble amis débatteurs il n'y a pas si longtemps que ça. On s'interrogeait sur une petite phrase qu'il avait lâchée en interview en disant « En France, de toute façon, nous n'aimons pas la réussite. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est d'une manière ce que paye Bernard Arnault ?
» Et puis, alors qu'il est 10h32, ça va être notre premier sujet du jour. Sud Radio. Les débats de l'été, 10h-13h. Maxime Liedot. Mais notre premier sujet du jour, on ne peut pas l'éviter. Le vrai sur Sud Radio, ça concerne les incendies. Les incendies qui viennent tout doucement, qui se transforment tout doucement quand même en sujet purement politique parce qu'on voit ce qui se passe avec ces flammes spectaculaires du côté de la Gironde. Près de 42 000 hectares déjà détruites par les flammes. L'évacuation de près de 250 000 personnes. Cette inquiétude, on le voit du côté de Bordeaux avec une ville qui peut être touchée. 84 sapeurs pompées blessées.
Et il y a toujours cette petite musique quand même que l'État n'a pas assez anticipée. Et les Canadaires, on n'en a pas assez. Et les budgets ont été un peu sucrés. Et les pompiers avec les différents camions qui ont été détruits, on ne les a pas remplacés non plus. Les pompiers, eux-mêmes, qui petit à petit gueulent, sachant que 80% de leur rond, ce sont des pompiers volontaires, qu'ils sont mal payés, qu'on ne leur donne pas suffisamment la reconnaissance qu'il faut pour les aider à être volontaires alors que c'est quand même 80% de leur effectif. Bref, manque de moyens contre les incendies. Est-ce qu'on peut dire que c'est la faute à Macron ? 0,826, 300, 300.
Jérôme Dubu, est-ce que c'est la faute à Macron ?
Moi, je vais essayer de nuancer un peu. D'abord, il y a des tas de gens qui sont en train de souffrir. Il y a des pompiers qui sont blessés. Il y a des gens qui luttent contre le feu par milliers. Rien n'est arrêté. Donc, il faut être un peu responsable et être raisonnable. Le temps des bilans viendra après. Je pense qu'il faut laisser un certain nombre de gens faire en sorte que ces feux s'éteignent le plus rapidement possible. Néanmoins, il y a quelques questions qu'on peut se poser d'ores et déjà. Des questions objectives. Il y a un rapport du Sénat qui a été fait sur les incendies et la lutte contre les incendies. Je parle sous le contrôle d'un assistant parlementaire du Sénat.
Donc, il ne va pas me démonter. Il ne va pas me contredire. Baptiste Ménère, tout d'un coup, plonge en regard dans le vôtre. Qui a été fait en 2022. Qu'est-ce que disait ce rapport ? Il disait exactement ce qu'il fallait faire. Comme souvent les rapports parlementaires. Il y a un certain nombre de prescriptions qui ont été données. 2022, il y a 4 ans. Bon, ça a été classé verticalement. Par exemple, il disait le gouvernement veut supprimer 500 personnes dans l'Office national des forêts. Est-ce qu'on ne peut pas, puisque en 2022, on avait déjà des alertes sur les incendies, etc. Est-ce qu'on ne peut pas faire en sorte que ces 500 personnes de l'ONF ne soient pas supprimées ?
Bon, finalement, ils ont été supprimés. Deuxième constat que je fais, sans polémique, les moyens qui ont été donnés aux conseils départementaux pour lutter contre les incendies. Vous savez que les conseils départementaux, c'est 60% des budgets des sapeurs-pompiers. Bon, des SDIS. Donc, non, on a continué à étrangler les départements, ce qui fait qu'un certain nombre de budgets n'ont plus pu être consacrés aux SDIS. Donc, il y a eu des erreurs, c'est évident, et surtout des erreurs financières.
Ça, c'est sûr. Et on voit à quel point, aujourd'hui, ça pose encore problème. On reviendra au fil de notre discussion sur ce qui marque un peu les esprits. et ce sont les fameux canadaires. Et on va entendre le ministre de l'Intérieur. On a du mal, en réalité, à comprendre. Parce qu'on a une flotte de 12. On nous dit que tous les moyens sont mobilisés. Pourtant, quand on l'écoute, on comprend bien que tous les canadaires ne sont pas du tout mobilisés. Ce qui pose à nouveau la question et de la souveraineté de ce type de moyens et de la préparation de l'État. vous, justement, monsieur l'assistant parlementaire Baptiste Ménard, comment vous regardez cette situation ?
Je ne suis pas là à ce titre, même s'il faut toujours écouter les rapports parlementaires. Et d'ailleurs, il y a eu aussi le rapport de Sophie Pantel à la Commission des Finances à la Sommé nationale qui explique aussi la situation. Moi, ce que je voudrais dire sans taper spécialement, là, un peu facilement sur le président de la République, c'est que quand même, effectivement, gouverner, c'est prévoir. Et que lorsqu'on regarde la situation, on voit bien qu'il y a eu des défaillances, notamment dans la préparation des risques, parce que c'est bien de cela dont il s'agit.
Et ce, d'autant plus que, nous le voyons bien, les incendies qui étaient jusqu'à, il y a encore peu de temps, quelque chose d'assez mineur, accidentel, se généralisent. Et donc, deviennent dévastateurs, deviennent totalement dévastateurs. Et donc, avec toutes les problématiques que ça pose, les sapeurs-pompiers, nous en avons malheureusement perdu ces derniers jours. Et donc, je veux penser à eux et à leurs familles, à l'inquiétude des familles qui voient parfois leur maison réduite ensemble avec tous les souvenirs et tous les biens qui y sont consacrés, ce qui posera aussi des problèmes d'ailleurs en termes d'assurance.
Et effectivement, lorsque l'on cherche des moyens un peu facilement, eh bien souvent, ce sont les secteurs de prévention des risques qui sont les premières victimes. Et donc, la sécurité civile en a été. Bon, une fois qu'on a dit ça, il faut maintenant se mobiliser pour trouver des solutions. Effectivement, moi, je pense qu'il faut déjà sanctuariser les moyens liés à la transition écologique. Vous avez parlé de l'office des forêts, l'office de la biodiversité, les moyens de la sécurité civile. La situation des sapeurs-pompiers, vous avez évoqué la mise sous tension des SDIS. Je rappelle que les pompiers, c'est 80% qui sont des jeunes sapeurs-pompiers volontaires.
Si nous n'avions pas ce volontariat, nous serions dans de grandes difficultés. À peu près 250 000 sapeurs-pompiers, c'est bien insuffisant au regard de la situation. Et je rappelle également que les sapeurs-pompiers sont mobilisés sur bien d'autres tâches que celles sur lesquelles nous avons besoin d'eux en ce moment, sur les incendies par exemple.
Je vous interromps, Baptiste Ménard, parce que tout à l'heure, il y a Diane qui nous a appelé. En furie, Diane. Il y a sa fille qui est sapeur-pompier depuis 14 ans, voire 20 ans. On lui a refusé de lui renouveler et là, actuellement, elle ne peut pas partir sur le front uniquement parce qu'il y a visiblement des problèmes hiérarchiques. C'est-à-dire qu'elle est seulement en deuxième. Donc, on a des gens qui s'engagent, qui aident les pompiers au quotidien et Diane qui forcément nous appelle en colère en disant et en plus, tous ceux qui ont l'expérience sont dirigés par des bureaucrates qui vous expliquent que votre job, c'est de faire le tour des incendies en bagnole pour les alerter.
Donc, il y a ça aussi, je pense, quelques problèmes hiérarchiques.
Honnêtement, on ne va pas cracher sur les SDIS parce qu'ils font un boulot considérable qu'il y ait des petits problèmes internes. C'est un exemple, Jérôme, mais derrière, ça peut arriver partout. Honnêtement, les SDIS, moi, je les ai vus fonctionner sur la forêt de Fontainebleau, le SDIS départemental du 77, puisque maintenant, je suis élu de la communauté d'agglomération de Fontainebleau, je peux vous dire que c'est remarquable. C'était des volontaires, ils sont allés au feu, ils ont combattu, ce sont des soldats.
Ça, c'est sûr, les fameux soldats du feu. 0826, 300, 300, est-ce que le manque de moyens qu'on observe contre les incendies, c'est la faute à Macron, comme dirait l'autre Frédéric Vardon ?
Ça, je n'en sais rien, moi. Franchement, c'est tellement compliqué que j'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'on nous sommes une puissance nucléaire et qu'on se fait déborder par un feu. Tout ce que je sais, c'est que le président Chirac, en septembre 2022, si ma mémoire ne faillit pas, a dit « La maison brûle, on regarde ailleurs ». 2002. 2002. Pardon, pardon, pardon. Et là, s'il n'était plus... Pardon, pardon. 2002, la maison brûle, on regarde ailleurs.
Tout ce que je sais, c'est que quand un agriculteur veut curer un fossé pour pouvoir permettre à l'eau qui, naturellement, depuis des décennies et des décennies s'écoulait, il se tape une amende parce qu'il va détruire une grenouille. Donc, quand il y a des inondations, ça va partout. Tout ce que je sais, c'est que je vois qu'il fallait débroussailler et puis faire attention quand on construisait et mettre des barrières de X mètres, oui, ça a peut-être été fait au début puis ce n'est pas fait.
Enfin, il y a un moment donné, je crois qu'il y a des réglementations, je crois qu'il y a des lois, je crois qu'il y a plein de choses et je voudrais savoir pourquoi elles ne sont pas appliquées et pourquoi on ne protège pas plus que ça. Enfin, que font les... Alors, il y en a qui font les lois, très bien, bon, la popote est bonne puisque tout le monde veut y aller, ok, super, mais ceux qui doivent faire respecter les lois, ils font quoi ? Parce qu'il y a un moment donné, il faut quand même un peu se dire qu'on a peut-être fauté, on a peut-être manqué. Alors, aujourd'hui, ce n'est pas le moment de jeter tout ça en pâture, ok ? Ce n'est certainement pas ça.
Aujourd'hui, il faut quand même dire que, quand même, merci aussi parce que les pompiers souffrent, les volontaires et les professionnels, les habitants souffrent et les agriculteurs qui souffrent aussi sont là et ils les aident parce qu'ils font comme ils peuvent et ils aident et qu'aujourd'hui, il faut l'éteindre ce feu, il faut faire un maximum, moi, je ne sais pas si on a assez de canadaires, pas assez, je ne sais pas le dire. Tout ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, on se retrouve devant une réalité climatique qu'aura bien d'autres incidences que de savoir s'il y a 45 000 hectares qui ont été brûlés.
Ça, c'est sûr, surtout que là aussi, si on ne se prépare pas aux prochaines années, il va falloir se préparer, je ne sais pas, à cette situation mais en tout cas, à revivre ce type d'épisode de manière dramatique à chaque fois. Philippe Bourriacchi.
Non, parce qu'on n'aura plus de forêt si ça se contient comme ça. Moi, je vais défendre le président de la République. Ce n'est pas la faute à Macron. Le président préside, le gouvernement gouverne. Qui gouverne ? Ce n'est pas Macron. Donc, c'est la faute à tous les ministres qui sont passés avant et qui ont l'expérience. Et qui passeront après. Connaissant Macron, je peux vous dire qu'il préside et il gouverne. Oui, c'est ça. Il n'y a pas de différence. Je vous laisse libre de vos propos. L'application de la Ve République et c'est la sauce Macron. Non, sur ce coup-là, c'est Gabriel Attal qui a signé un décret pour refuser de Canada. Je ne veux pas lui tirer dessus non plus.
Mais à un moment donné, il faudrait juste savoir ce qu'on veut et où est-ce qu'on met nos moyens. Revenons sur ces pompiers volontaires. Comment on fait pour aider les entreprises à libérer le personnel ? Moi, je remercie les... Sérieusement, ce week-end, moi, quand j'ai vu les images de solidarité nationale, j'étais fier d'être français. Je me disais, voilà, ça, c'est la France que je connais. On a vu des restaurateurs venir faire la gamelle pour les pompiers. On a vu des gens appeler les mairies et dire, on est prêt à accueillir des vacanciers chez nous. Il y a des gens qui ont dit, moi, je remonte sur Paris ou un tel, je suis prêt à faire du covoiturage.
Cette force, cette générosité qui est notre pays, elle s'est démontrée dans le silence. Comment on fait au niveau national pour être solidaires avec ceux qui sont solidaires ? Des exonérations d'impôts, des bons d'essence. Enfin, tout le monde essaie de faire à sa manière comme il peut. On a vu ces agriculteurs remplir les citernes et aller donner aux pompiers. On n'aura pas envoyé les CRS, heureusement, d'ailleurs, mais quand même. Oui, chaque chose dans son temps. Non, non, chaque chose dans son temps, ça va revenir, je ne vous inquiétez pas. Sûrement, sûrement, mais justement, il ne faudrait pas que ça revienne.
Il faut qu'à l'issue de ça, une fois qu'on aura vaincu cette guerre contre le feu, et merci à nos pompiers, et y compris à nos pompiers volontaires, elle est où la reconnaissance, le statut ? Elles sont où les années de crédit ou de trimestre supplémentaires pour la retraite ? Elle est où la revalorisation de leur intervention lorsqu'ils font des gardes ? Enfin, tout ça, il faut vraiment arrêter de faire un rapport sur un rapport sur un rapport,
mais qu'on mette
des gens censés autour de la table et surtout des professionnels. Moi, j'ai vu le yotan colonel, le porte-parole des sapeurs-pompiers professionnels, qui disait « Mais pour commander des compotes, il faut que je remplisse trois serres-fas et si je n'ai pas la signature, c'est mort. »
Mais ça fait partie de ça aussi, le manque de moyens, ça passe par une certaine rapidité administrative. Tout à l'heure, on était avec le maire de Sestas, il était en train de construire des pare-feux, il a dit « Oui, là, sauf que le problème c'est qu'il y a deux jours on a dû évacuer la commune et le sujet c'est que moi j'aurais adoré faire des pare-feux il y a déjà quelques temps mais je n'avais pas les bons papiers. » Donc, on est quand même toujours dans un royaume qui ressemble à l'absurdistan en France. Le manque de moyens contre les incendies, est-ce que c'est la faute à Macron ?
On va reparler quand même des Canadaires avec les propos que tenait le ministre de l'Intérieur il y a pile une semaine à l'Assemblée Nationale. Vous allez voir, on pourrait, j'insiste, on pourrait avoir la sensation que ça a mal veillé. A tout de suite sur Sud Radio. On poursuit la discussion qui est animée en studio ce matin avec Baptiste Ménard, Frédéric Vardon, Jérôme Dubu, Philippe Bourguiaqui. On s'interroge sur ces incendies bien sûr qui ravagent la France avec ces conséquences qu'on connaît qui ne vont pas tarder aussi à être économiques.
Les conséquences avec les CCI partout, trois réunions interministérielles dont une qui a commencé il y a maintenant 45 minutes avec le Président de la République et on se pose cette question quand certains déjà dénoncent le manque de moyens, les canadaires, les pompiers, la rémunération ou même tout simplement l'absurdissant dans lequel on se trouve tout à l'heure le maire qui nous explique qu'il voulait faire des pare-feux mais il n'a pas eu les papiers signés à temps. On a quand même l'impression de vivre dans une autre dimension. Est-ce que quand on observe ces manques de moyens contre les incendies on peut dire que c'est la faute à Macron ? 0826 300 300. Bonjour Stéphane. Oui bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous Stéphane. Alors est-ce que pour vous c'est la faute à Macron ? Dites-nous. La faute à Macron ? Je ne sais pas parce que ça fait des années qu'on est prévenu de tout ça et il n'y a pas que le Président Macron qui a été au pouvoir etc. Je pense que c'est tout un concours de petits chefs qui fait qu'aujourd'hui on en arrive à là. Je pense qu'il y a trop d'intermédiaires entre le Président justement les élus et puis les maires et puis voilà les préfètes. C'est-à-dire qu'à port de près plein d'agences ou des choses comme ça chacun doit justifier je pense son salaire donc on doit mettre en place le formulaire qu'il faut remplir pour avoir telle ou telle chose.
Sachant que Stéphane c'est aussi intéressant de vous avoir ce matin parce que vous vous avez été pompier de Paris pendant près de 17 ans est-ce que vous avez observé justement la manière dont on pouvait non pas traiter mais la manière dont étaient incorporés ces fameux 80% de pompiers volontaires en termes de moyens aussi est-ce que vous avez vu une baisse de moyens sur des luttes contre les incendies ce que vous aviez bien vu parfois je ne sais pas un peu d'égarement de la part des autorités racontez-nous.
Alors moi justement la différence la particularité des Stéphane en Pied de Paris c'est que c'est une unité militaire donc on n'a jamais manqué de moyens parce que si jamais on manque de moyens c'est le personnel on sait pourquoi on signe et on sait c'est un métier d'engagement c'est-à-dire que c'est voilà après nous on n'a jamais été enfin j'ai jamais le sentiment d'avoir été lâché par la hiérarchie au contraire c'est-à-dire que c'est voilà après pour parler des tapeurs-pompiers volontaires il faut savoir que chez les tapeurs-pompiers de Paris il y a énormément de provinciaux donc c'est des gens qui ont eu de la formation donc je vais parler de Cyril donc qui ont été jeunes tapeurs-pompiers et qui sont encore tapeurs-pompiers volontaires en même temps de leur activité de tapeurs-pompiers de Paris et c'est des gens qui leur aspiration c'est d'un jour revenir dans leur département après moi ça fait plus de 10 ans que j'ai quitté l'institution donc peut-être que ça a évolué mais ce qui a motivé mon appel c'était surtout pour réagir aux propos que Diane a tenus tout à l'heure par rapport à sa fille et je pense que voilà à mon avis après c'est de l'analyse et de la spéculation parce que je connais pas du tout l'avis de sa fille et de cette dame mais je ne dis pas de sa bonne foi mais je pense pas qu'aujourd'hui par technocratisme les F10 ils empêchent des gens surtout aujourd'hui d'aller au feu juste parce qu'elle n'a pas monté ses gardes je vais parler du contexte actuel après il faut s'assurer aussi qu'est-ce qu'il y a des sapeurs-pompiers volontaires qui ne sont pas aptes à aller au feu mais est-ce qu'ils ont l'aptitude physique pour aller au feu oui parce que ça il ne s'agirait pas après de les mettre en danger ça c'est une évidence exactement il vaut mieux se priver d'un sapeur-pompier même s'il a l'expérience quoi que ce soit s'il n'a pas l'aptitude pour des conditions physiques ou médicales c'était plus dangereux d'envoyer quelqu'un sur un terrain c'est une évidence c'est une évidence après on peut aussi entendre et je pense que c'est ce qu'on a entendu avec le témoignage de Diane tout à l'heure on peut aussi entendre une maman qui ne comprenait pas pourquoi sa fille ne pouvait pas se porter volontaire alors qu'elle en avait l'envie surtout après près de 20 ans d'engagement vous avez raison de mettre ce contexte sur la table merci beaucoup Stéphane de nous avoir passé un coup de fil sur Sud Radio 0826 300 300 en plus de poursuite de notre conversation messieurs j'aimerais qu'on rentre un peu plus dans le sujet quand même avec cette histoire des canadaires on n'arrête pas d'entendre que la France a une flotte de 12 canadaires bon le problème c'est que là qu'on n'en voit pas 12 on sait qu'il y en a actuellement 7 en activité seulement et je le mets entre guillemets 4 du côté des Landes mais j'ai retrouvé une prise de parole du ministre de l'Intérieur Laurent Nunes c'était à l'Assemblée Nationale question au gouvernement c'était la semaine dernière il y a presque pile une semaine et écoutez ce qu'il dit quand on l'accuse et quand on explique que le gouvernement actuellement n'a pas le moyen de ses ambitions face aux incendies
nous avons actuellement une flotte de 12 canadaires nous avons 8 avions dash 8 avions dash dont 6 ont été livrés entre 2019 et 2023 nous louons des moyens aériens nous avons 10 avions bombardiers d'eau dont 6 qui ont une capacité de 3500 litres nous avons 6 avions légers nous avons des hélicoptères également qui sont bombardiers d'eau au total nous avons une flotte qui est une quarantaine le budget le budget qui a été consacré à l'ensemble de la flotte aérienne a augmenté de manière significative ce qui nous permet d'avoir une des flottes européennes parmi les plus performantes d'Europe
ça c'est la défense c'était face aux députés mais hier soir le ministre de l'Intérieur était sur France 2 et on lui dit mais attendez je ne comprends pas il y a une flotte de 12 canadaires les Landes sont en train de cramer et on n'a que 4 canadaires voici ce que répond le ministre de l'Intérieur
il y a eu au mieux arrêtez-moi si je me trompe 4 canadaires actifs en Gironde et dans les Landes ça semble dérisoire quand on voit ces images d'apocalypse non c'est faux ces chiffres sont faux d'abord vous avez 12 canadaires nous avons une flotte de 12 canadaires qui contiennent 6000 litres nous avons aussi des dash nous avons 8 avions dash qui ont été acquis d'ailleurs entre 2019 et 2023 d'où les budgets que je vous citais en augmentation importante et puis nous l'avions des avions tractors nous l'avions des hélicoptères bombardiers on les a vus on les a vus en images
bref manque de réponse quand même un peu de la part du ministre de l'Intérieur est-ce que ce sujet des canadaires n'est pas quand même entièrement et très politique très inflammable sans mauvais jeu de mots Jérôme Dubu
je veux dire qu'il n'y a pas que les canadaires alors c'est un sujet très important
mais il n'y a pas que ça vous connaissez la politique oui oui tout à fait c'est un symbole c'est un symbole les canadiens
en 2022 on a eu l'année record des incendies en France c'est-à-dire qu'on a il y a 60 000 hectares qui sont partis en fumée il y a eu 19 000 incendies ça a été une année record c'était il y a 4 ans ça aurait dû servir d'alerte c'était l'année où on a flambé beaucoup plus bon aujourd'hui on est déjà à 120 000 hectares c'est-à-dire le double déjà et la saison n'est pas terminée le double constaté de 2022 ça aurait dû servir d'alerte effectivement alors on ne construit pas un canadaire en 2 ans bien évidemment c'est beaucoup plus long parce que la filière industrielle du canadaire a été mise par terre faute de clients l'Europe en a acheté un certain nombre mais ça n'a pas suffi donc il faut reconstruire ça rappelle exactement l'affaire des masques pendant le Covid on constate qu'on a détruit c'est pas rassurant non c'est pas rassurant du tout qu'on a détruit notre filière industrielle de construction alors là c'était les masques aujourd'hui c'est les canadaires et on s'aperçoit qu'effectivement on est désarmé
et plus on va tirer le fil plus on va s'apercevoir qu'on est à poil parce que pardonnez-moi ça a commencé par les masques lors de la crise Covid après on s'est aperçu que c'était la production de Doliprane après on s'est aperçu que c'était les seringues après on s'est aperçu que c'était n'importe quel équipement médical qui venait finalement de Chine il faut une catastrophe pour s'apercevoir
que nos filières industrielles
sont par terre la France Philippe Bourriacchi je vous voyais opiné du chef si je me permets
non mais on n'a plus de souveraineté nationale pour notre propre sécurité sécurité des biens sécurité du personnel sécurité des matériels on devrait mobiliser et je les entends moi je suis en contact avec des frères d'armes qui disent nous notre opération effectivement c'est d'aller à l'extérieur mais on doit aussi lutter contre les ennemis de l'intérieur et les militaires sont prêts ils ne demandent qu'à être mobilisés je ne comprends pas vraiment ce n'est pas le moment de tirer sur qui que ce soit lorsqu'on a des gens qui perdent tout vous avez vu comme moi ces images en Gironde où des villages entiers ont été rasés des villes qui commencent à souffrir mais en situation de crise ultime il faut il faut
du matériel militaire notamment ce week-end a été un peu déployé ça a été annoncé par Sébastien Lecornu
que 1500 hommes et moi je remercie aussi les entreprises de travaux publics parce qu'on n'en parle pas mais ils ont fourni non simplement du matériel mais aussi du personnel pour pouvoir dégager avec leur bulldozer et faire ces grandes tranchées pour éviter qu'un feu passe d'un côté ou de l'autre le seul problème c'est que comme avec le vent les braises peuvent se retrouver à quelques dizaines de kilomètres plus loin là ça devient très compliqué mais là envoyons l'armée pour pouvoir venir en renfort oui mais les militaires ne peuvent pas aller au feu ils peuvent aider ils peuvent faire en sorte qu'on puisse voir une sécurisation des villages qui ont été évacués on a des avions d'armée de l'air mais on ne peut pas on ne peut pas les envoyer au feu ça c'est pas possible
mais ce qui est vrai c'est qu'en tout cas concernant l'armée peut-être qu'il y avait là aussi de l'ordre de la symbolique je ne sais pas moi de les voir sur le terrain d'aider à l'évacuation de certaines choses ça aurait pu faire partie mais je me doute qu'ils sont prêts
tous mes frères m'ont dit on est prêt à faire y compris de la sécurisation pour éviter que je vais le dire le mot des salopards aillent piller les maisons de ceux qui sont qui ont été évacués parce que ça va arriver dans les prochains jours c'est possible par les militaires mais les envoyer au feu c'est impossible
mais une fois de plus on voit bien l'organisation que ça demande peut-être un coup de main militaire ne serait pas de trop 0 826 300 300 c'est vous Olivier qui nous appelez bonjour
oui bonjour à vous et merci de me laisser quelques instants je voulais simplement réagir effectivement sur la question que vous avez posée est-ce que c'est la faute de Macron la responsabilité effectivement du président j'entendais tout à l'heure je caricature mais c'est pas lui ce sont les gouvernements successifs pour moi les gouvernements sont quand même enfin le premier ministre a priori est nommé par le président de la république et applique depuis une dizaine d'années quand même la politique macroniste donc là-dessus c'est bonnet blanc et bonnet ce que je voulais dire simplement c'est que ce sont des choix budgétaires oui gouverner c'est prévoir certes mais on sait qu'on a 3000 milliards de dettes de déficit qu'on n'est plus effectivement la cinquième puissance mondiale je l'entends bien pour autant je pense qu'à un moment donné les choix doivent se porter sur le régalien on évoquait par exemple les climatiseurs il y a quelques semaines par rapport à la canicule dans les EHPAD et voilà et c'est la même chose avec la flotte actuelle de Canadair de Dash etc je veux dire à un moment donné il faut qu'on se renforce sur le régalien de manière impérative et effectivement décentraliser la dette au niveau des régions ce qui est le cas actuellement et de l'ensemble des collectivités territoriales ne résoudra pas le problème donc ce qui est impératif aujourd'hui c'est forcément de pouvoir faire des choix et évidemment les français font le rapprochement avec toute une série de dépenses qu'ils considèrent en tout cas comme des gadjis il y a eu des débats alors j'en prends mais sans être partisan mais je dirais sur France Télévisions sur le pilote de Canadair évoquait effectivement les 2 milliards sur la scène alors il y a des choses qui sont peut-être mal à propos mais effectivement on peut se poser la question des priorités lorsqu'on converse des centaines de millions d'euros par exemple sur le CNT c'est important la culture certes bien entendu mais je veux dire quand on a des dizaines de milliers d'hectares qui brûlent où est la priorité où est la priorité évidemment quand on a une flotte on l'entretient sur le papier en théorie on a tant d'appareils bien entendu les questions de maintenance d'équipement et puis là on voit en effet
tout à l'heure là vous avez raison Olivier tout à l'heure enfin hier soir précisément quand on l'a entendu il y a quelques minutes le ministre de l'intérieur il ne dit pas il y a les 12 canadaires mobilisés il dit on a une flotte de 12 ça c'est très bien pas le sujet je vous vois trépigné depuis tout à l'heure chef Frédéric Vardin qu'est-ce qu'il se passe ?
non mais je trouve ça j'écoute ce que dit le monsieur en ligne et c'est vrai que on est un pays riche quand même on dépense beaucoup d'argent dans beaucoup de choses et en fin de compte ce qui va nous permettre de survivre peut-être et de vivre on ne dépense pas on ne fait rien les forêts on n'en aura peut-être plus beaucoup parce que là il va quand même falloir plus de 2 ou 3 décennies pour la refaire et puis la question va se poser est-ce qu'on va refaire ? est-ce qu'on va replanter des pains ? est-ce qu'on va refaire la même chose ? moi je voudrais bien savoir ce qui a été planté après les derniers incendies est-ce qu'on a replanté la même chose ?
la réponse est à 98% je pense oui on a replanté la même chose et donc les mêmes choses vont produire les mêmes effets donc il y a un moment donné notre climat change on devient un pays entre guillemets du sud et ça ne va pas s'arrêter il faut peut-être changer de paradigme
ça c'est sûr et regardez avant de vous donner la parole pour conclure la conversation sur ce sujet en tout cas Baptiste Ménard il y a Patrick par exemple qui nous disait et qui nous a envoyé un mot aux équipes de Sud Rieux qui nous expliquait que lui était un ancien d'une grande entreprise d'aviation sur la cité et qui nous expliquait que pendant des années et des années ils avaient demandé à faire des hélicoptères anti-feu et l'Etat a toujours refusé de l'acheter de ces hélicoptères résultat c'est ces mêmes hélicoptères qui aujourd'hui sont loués et surtout qui sont loués donc en plus on dépense de l'argent pour les louer parce qu'on a refusé en réalité de les construire il y a des années et des années
ce qui est vrai c'est qu'encore une fois on donne le sentiment que l'avenir a été sacrifié au présent et je rappelle quand même que depuis 2024 et la dissolution et l'absence de majorité au Parlement c'est pas faux les choix sont quand même très compliqués parce que je voudrais quand même aussi à un moment donné il faut que chacun regarde dans sa chacunière et que chacun constate aussi les responsabilités qui sont les tiennes que chacun regarde dans sa chacunière vous la noterez c'est ma formule je l'offre par contre je voulais dire très rapidement quand même par rapport à notre auditeur même si je pouvais partager un certain nombre de ses propositions je pense qu'il faut faire aussi attention par exemple on dit il faut retrouver de l'argent donc on tape sur la culture la culture fait déjà partie des secteurs plus que mis à contribution qui ont vu leur budget extrêmement réduit et ce n'est pas sans poser d'autres problèmes donc moi j'invite simplement à ce que chacun prenne ses responsabilités le moment n'est pas la petite polémique politicienne elle est à la responsabilité saluer l'action des sapeurs-pompiers la mobilisation des acteurs de l'Etat et on verra
et on verra en effet pour le bilan en temps à 1h exactement c'est en 2027 j'attends j'attends certainement et j'attends d'ici septembre peut-être mettre une commission d'enquête sur tout ça on aura le temps de le voir venir sans aucun doute encore une commission Jérôme Dubu Philippe Buryaki et un rapport qu'on enterre dans un instant suite des discussions à 11h avec cette tablette choc on va se poser la question une réponse de Bernard Arnault par rapport à une enquête qui a été réalisée sur lui à un journal il a répondu avec beaucoup d'humour mais on se pose cette question nous est-ce que détester Bernard Arnault est un sport national est-ce qu'on a des raisons de le détester après tout Bernard Arnault mais on verra 0826 300 300 à tout de suite Sud Radio 13h Maxime Liedot ça débat ça se chamaille ça échange des arguments vous êtes bien sur Sud Radio on parle vrai 0826 300 300 pour participer à la discussion autour de la table Frédéric Vardon Jérôme Dubu Philippe Buryaki Baptiste Ménard après avoir évoqué bien sûr cette situation la responsabilité aussi politique avec les incendies on va parler peut-être d'une autre responsabilité politique celle qui serait à l'origine d'une détestation c'est la détestation de l'homme le plus riche de France et parfois qui peut même se disputer la place de l'homme le plus riche du monde Bernard Arnault le détestait est-ce que c'est un sport national après une enquête d'un média il répond il rappelle accessoirement tout ce à quoi il contribue premier groupe en France il fait travailler quand même un certain nombre de personnes Bernard Arnault il le rappelle aujourd'hui c'est près de 200 000 220 000 collaborateurs c'est 40 000 personnes qui travaillent en France pour LVMH c'est près de 40 milliards d'euros qu'il a versé au trésor public depuis qu'il a repris ce qui n'était que Boussac en 1984 il rappelle aussi qu'il a donné de l'argent pour la reconstruction de Notre-Dame 200 millions d'euros qu'il a offert 50 millions d'euros encore récemment à l'Institut de Recherche Polytechnique qu'il a offert la fondation Louis Vuitton qui aujourd'hui est à l'origine d'être un groupe et en tout cas un lieu de tourisme important avec 1,5 million de visiteurs annuels mais bon visiblement on adore détester en France Bernard Arnault un débat fiscal tapons sur Bernard Arnault on a quelque chose qui ne va pas dans le pays tapons sur les plus riches dont Bernard Arnault est-ce qu'aujourd'hui détester Bernard Arnault est un sport national 0826 300 300 Et on se pose la question autour de la table je me tourne vers vous Jérôme Duvé est-ce que oui détester Bernard Arnault est un sport national ça c'est à cause de Bernard Arnault aussi 7h 9h mais bien sûr exactement tout ça n'est que manipulation
et ingérence moi je dirais merci plutôt merci Bernard parce qu'il faut voir ce qu'il apporte à la France alors vous l'avez dit assez rapidement c'est effectivement le premier groupe français c'est 200 000 salariés c'est un chiffre d'affaires alors qu'il est fait à 90% à l'étranger c'est ça qui doit gêner nos amis critiques effectivement il n'y a que 10% de son chiffre d'affaires qui est fait en France donc le rapport et pourtant il paye 40% de ses impôts en France
10% du chiffre d'affaires
40% de ses impôts en France donc il y a un certain nombre de choses qu'il faut rappeler à des gens qui sont idéologisés et qui sont dans la lutte des classes moi j'essaye à mon petit niveau de le faire mais j'avoue que je suis un peu fatigué je pensais qu'on avait progressé de ce point de vue là que depuis un certain nombre d'années depuis les années 80 la gauche une certaine partie de la gauche avait bien compris que l'économie était prioritaire et que d'abord pour redistribuer il fallait créer des richesses et bien non je ne vois que malheureusement contestation lutte des classes haine vous avez vu ce tweet ignoble hier qui était fait par un député LFI sur soi-disant les riches du Cap-Ferret
enfin
le Cap-Ferret flambe mais on accuse des riches et on dit qu'ils ne payent pas d'impôts enfin c'est stupéfiant dans quel monde sommes-nous et Bernard Arnault c'est la même chose c'est cette haine cette jalousie totalement démesurée pour quelqu'un qui a réussi totalement démesurée je pensais que c'était passé et bien non
Baptiste Ménard je vous vois avec un petit sourire carnassier
non mais écoutez moi ça me met toujours un peu mal à l'aise ces sujets-là parce que le côté j'aime j'aime pas Bernard Arnault finalement n'a pas beaucoup d'importance me semble-t-il la question qui est sous-jacente et que lui personnifie quelque part c'est celle de savoir si les plus riches d'entre nous contribuent à la hauteur de leurs moyens c'est ça le sujet encore une fois je ne personnifie pas moi à Bernard Arnault mais c'est ça le sujet parce que lorsque l'on évoque par exemple tout à l'heure la question des Canadaires et de pourquoi il y a eu des coupes budgétaires dues à un déficit excessif et bien nous savons bien là aussi les rapports parlementaires le disent que c'est quand même le fait d'une politique qui a été conduite depuis maintenant plusieurs années par des gouvernements successifs sous la haulette du président Macron avec des exonérations fiscales majeures aux plus riches d'entre nous l'ISF la CVAE et j'en passe donc c'est ça je pense qu'il faut un peu vous avez raison et on va poursuivre le débat mais vous savez c'était 15 milliards d'euros vous savez aussi que quand on voit
la somme aujourd'hui le chiffre de la dette qui est plus de 3500 milliards et quand on voit les exonérations de charges on se dit qu'il y a quand même eu des dérapages qui ne sont pas du coup gorifs en réalité
mais ça a quand même contribué à bien creuser la situation
0 826 300 300 est-ce que détester Bernard Arnault est un sport national vous venez participer sur l'antenne de Sud Radio en parlant vrai Frédéric Vardon est-ce que c'est un sport national que de le détester ?
moi qui travaille dans une industrie un peu de luxe quand même pour une partie de mes activités j'adore Bernard Arnault et d'ailleurs j'aimerais lui lancer un appel peut-il créer une société civile privée pour qu'on ait des canadaires qu'on nous protège parce que l'avenir est au feu donc monsieur Arnault si vous pouvez nous aider ça serait bien
oui c'est ça mais vous aussi en tant que chef d'entreprise est-ce que vous pouvez comprendre ce qu'il a dénoncé lui-même il y a quelques semaines dans un podcast quand il dénonçait au bout d'un moment la haine des plus riches ou la haine de la réussite on n'aime pas la réussite
on n'aime pas les gens qui gagnent de l'argent avec leur travail bien fait qui en font travailler d'autres on n'aime pas il faut retaxer surtaxer encore taxer et puis pourquoi on ne leur prendrait pas tout ?
on a l'impression d'être à la révolution française c'est Robespierre qui arrive c'est du délire on est dans un délire Georges Marchais quand il disait en 1980 lors de sa campagne électorale alors ça remonte il disait au-delà de 10 000 francs je prends tout c'est exactement ça il y a encore des gens qui croient ça qui pensent que parce qu'on va tondre 1% de la richesse française on va redistribuer et ça va résoudre les problèmes mais enfin ouvrez les yeux ouvrez les yeux on va peut-être augmenter y compris le PS avec M. Faure
les évoluments des parlementaires
c'est toujours le parti
Philippe Borgiaqui et après Baptiste Menard pourra se défendre la parole sur la défense
non on ne déteste pas les riches ils détestent les riches qui déteste les riches ?
ceux qui font leur beurre sur la classe prolétarienne voilà clairement et simplement Bernard Arnault non simplement c'est une image de la France internationale qui est fantastique c'est une réussite familiale qui est exemplaire et incroyable parce qu'il est parti de pas grand chose il s'en oublie il a pris des risques de fou il a passé des nuits à pas dormir alors c'est sûr on va dire oui il menera en bas c'est ses salariés il n'y a jamais eu de mouvement en grève chez LVMH ils ont le CE le plus incroyable du monde ils ont une protection et ils restent longtemps dans l'entreprise surtout ça se transforme en génération tous les enfants veulent rentrer à LVMH c'est le meilleur VRP de la France mais carrément moi je suis fier qu'on ait un Bernard Arnault et je demande pourquoi on n'en est pas plus si il se présente à la présidentielle il y aurait déjà trois électeurs je voterai pour lui non mais je vais t'expliquer parce qu'un type qui réussit à faire de LVMH un des plus grands fleurons internationaux je me dis qu'il n'est pas complètement bête et pourquoi pas essayer parce que jusqu'à présent on n'a eu que des énarques des ténocrates et on a vu où est-ce qu'ils nous ont mené
tu n'auras pas de problème le financement de campagne Bernard Arnault
ouais je suis prêt à contribuer à autant de moyens aussi le financement électoral privé est interdit je vous signale ce que je veux dire par là c'est que il fait vivre des milliers de familles derrière ça et on est bien clair derrière ça 40 milliards depuis 80 40 milliards mais qui qui a contribué à ça donc moi j'en ai marre qu'on tape sur les riches alors bien sûr il y en a qui font l'évasion fiscale il faut les attraper il faut les toper il faut leur faire très mal cela parce qu'ils ont bénéficié du système français le système français est un système généreux et de redistribution certes mais qu'on encourage qu'on encourage des Arnault qu'on encourage des Pinault qu'on encourage des Niel qu'on les encourage à continuer à développer à faire grandir et qu'on les écoute plus et qu'on arrête
de nous faire croire notamment c'est ce que j'ai pu entendre ici et là et c'est ce qui s'est passé notamment en France on est un pays on taxe les holdings en faisant croire que c'était maintenant le seul moyen qu'avaient les riches de cacher leur argent ce qui est toujours quelque chose d'hallucinant je pense qu'il suffit de parler à n'importe qu'elle chef d'entreprise pour savoir qu'une holding est loin d'être le mécanisme pour cacher de l'argent mais simplement pour avoir un tout petit peu plus le fruit de son travail mais vous parliez des fameux salariés d'LVMH qui étaient heureux ça tombe bien il y a une ancienne salariée je crois qu'il nous a appelé au 0826 300 300 Catherine bonjour
bonjour effectivement oui j'ai travaillé 10 ans chez LVMH
ah ben alors et comment vous entendez comment vous écoutez comment vous regardez vous toutes les critiques qui peuvent être faites justement sur Bernard Arnault sur LVMH
je suis outrée outrée il nous faudrait 10 Bernard Arnault ou 100 Bernard Arnault en France pour redresser la France 1000 1000 Bernard Arnault j'ai passé 10 ans où j'ai été vraiment bluffée par tout ce qui est fait à l'intérieur de l'entreprise
racontez nous un peu Catherine vous faisiez quoi et qu'est-ce que vous avez vu comme ça pendant 10 ans à l'intérieur de l'entreprise parce que personne ne travaille chez LVMH donc racontez
d'accord donc j'ai travaillé d'abord je ne sais pas si je peux nommer les marques pour lesquelles j'ai travaillé mais c'était de très belles marques de parfums donc entre autres j'ai travaillé chez Guerlain au siège où beaucoup d'investissements sont faits pour un joyau de l'industrie française je crois qu'il n'y a pas plus belle marque qu'une marque de plus de 200 ans donc grâce à Bernard Arnault cette marque fait des records à tous les niveaux français et mondiaux j'ai ensuite travaillé chez Dior en Russie j'ai travaillé chez Louis Vuitton en France et chaque fois ça a été des expériences merveilleuses avec des talents des créateurs qui passent leur vie à donner beaucoup justement de leurs talents pour la société et donc je suis outré outré d'entendre des critiques de lire des articles dans le monde qui sont même lamentables c'est tout l'inverse
mais comment vous l'expliquez vous Catherine vous avez travaillé à l'intérieur vous avez vu ce que sont des salariés dévoués des salariés qui travaillent j'imagine aussi une direction qui s'est récompensée ceux qui restent dans la maison qui évoluent dans la maison comment vous les comprenez vous Catherine pourquoi tout ça finalement ?
pour ce que vos interlocuteurs précédents les personnes qui sont chez vous là au plateau vous avez expliqué c'est à dire la jalousie en France des gens qui réussissent
pour vous ça existe Catherine pour vous ça existe vous l'avez vu ça existe
oui oui je vais passer 12 ans aux Etats-Unis dont on vit pour ma propre société c'est l'inverse de la France c'est à dire qu'il y a la prise de risque il y a s'il y a des problèmes si on a des problèmes on les transforme en opportunités on ne critique pas les échecs on va de l'avant oui on gagne bien sa vie mais il y a des raisons et la prise de risque le travail monsieur Arnaud travaille de mémoire je me souviens qu'il allait les samedis après une semaine lourde en beaucoup de rendez-vous il allait le samedi au bon marché
c'est toujours le cas Catherine
voilà donc il allait au bon marché pour vérifier où tout allait bien pour aider les vendeuses pour les soutenir donc je suis outrée il y a à peu près de mémoire il y a à peu près 40 000 personnes en France 200 000 comme l'a dit des personnes je ne sais pas mais 40 000 en France dont je faisais partie donc et ces personnes-là font vivre enfin grâce à RBMH il y a des transporteurs des sous-traitants des usines des artisans et même
toutes ces 40 000 ces 40 000 personnes qui travaillent pour LVMH en France ont des familles réinjectent acceptoirement cet argent dans la société je veux dire derrière c'est des familles des cuillères
les français les artisans
ah bah oui exactement ce sont des fameux savoir-faire d'ailleurs qu'on n'est pas nous capables de garder quand il s'agit d'industrie parfois à plus grande échelle merci beaucoup Catherine de ce témoignage un peu inattendu mais ma foi fort précieux merci de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300 le patron de LVMH première grande industrie premier groupe de luxe au monde qui s'est critiqué dans un article Bernard Arnault qui répond avec humour et qui ne comprend pas en effet je cite cette artillerie lourde déployée contre lui est-ce que détester Bernard Arnault en France c'est un sport national 0826 300 300 tout de suite sur Sud Radio Sud Radio les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot 0826 300 300 ça rigole mais croyez-moi les arguments sont affittés derrière dans ce studio autour de la table Baptiste Ménard Frédéric Varbon Jérôme Dubu Philippe Boriacki on est en train de discuter de cette réponse assez rigolote quand même il faut le dire de Bernard Arnault à une série d'articles du journal Le Monde contre lui démontre les arguments point par point il s'étonne d'une certaine manière à travers ces trois pages de réponses en communiqué qu'on puisse autant détester une entreprise qui fait vivre 220 000 collaborateurs dans le monde 40 000 personnes en France qui réussit bref est-ce qu'on ne peut pas réaliser quand même que dans ce pays c'est en tout cas la tonalité avec une parole à la défense qui va être accordée mais quand même détester Bernard Arnault est-il un sport national ?
Non mais c'est intéressant
Moi je ne déteste pas Bernard Arnault je n'ai pas de problème avec Bernard Arnault c'est pas en forme de personne c'est la question effectivement de la justice sociale il y a vous évoquiez les rapports du Sénat vous avez sans doute lu le rapport de Claude Rénal qui évoquait aussi récemment que un certain nombre de personnes les plus favorisées payent moins en proportion que ceux qui sont les plus défavorisés donc il y a un moment où quand même il faut entendre ça donc voilà je ne suis pas sur l'idée de polémiquer ou de rejoindre vous avez évoqué tout à l'heure je vous laisse à vos références sur Georges Marché au-dessus de 10 000 je prends tout je ne suis pas du tout dans cet excès-là mais pour autant mais je pense que c'est le sujet de si Hollande n'avait pas dit ça le fait attendez le retour du président Hollande vous serez dans les semaines à venir voilà voilà ne relancez pas ne relancez pas Frédéric Vardon
honnêtement sur ce sujet car il existe entre nous un pari amical qui va me coûter très cher si ça arrive donc je vous préviens que je vous tiendrai en partie responsable le président Hollande est petit monsieur Arnaud c'est exactement ça non mais on entend après peut-être et c'est là où Baptiste Ménard de fait quand même soulève un point important c'est vrai qu'il ne faut jamais personnifier mais le débat médiatique et politique est tel une fois c'est Bernard Arnaud une fois c'est Patrick Pouyanné une fois c'est Xavier Niel bon peu importe
une fois c'est Vincent Bolloré oui mais globalement
ils y passent tous mais est-ce que c'est vrai que Bernard Arnaud de part parfois sa réussite de part parfois de part une certaine manière de répondre une certaine assurance est-ce qu'il n'incarne pas c'est vrai ce manque de justice fiscale qu'on recherche forcément dans la période
mais parce qu'il représente pour une grande partie l'inaccessible le luxe c'est parce qu'il représente ça c'est ça le sujet c'est que et que voilà et que ben c'est le s'il avait fait l'industrie dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le dans le on n'en parlerait pas mais LVMH c'est du luxe ce sont des grandes marques et et c'est ça le sujet c'est que c'est ça ce que ça représente demain matin il ferait des boulons pour les canadaires on n'en parlerait pas Jérôme Dubu oui je suis assez d'accord avec ça mais en plus il y a quand même sous-jacente la haine du riche c'est ça le fait que on n'a pas encore assez de prélèvements obligatoires non on est à 45% mais ou 47% mais ça suffit pas il faut continuer à en faire non non mais j'entends bien quand monsieur Hollande s'est fait élire en 2012 après Olivier vous avez cité le président Hollande moi je vous ai cité le président Hollande le président Hollande en 2012 on a gagné quelques années qu'est-ce qu'il nous dit ?
il nous dit mon ennemi c'est la finance mon ennemi c'est la finance il fait sa campagne là-dessus quelle démagogie enfin c'est stupéfiant et il veut revenir en disant quoi ? mon ennemi c'est Bernard Arnault c'est ça ?
0-826-300-300 la discussion on fait énormément réagir figurez-vous c'est la finance arrêtez de parler de malheur parce que sinon l'exil fiscal sera une réalité et pas seulement dans le sens dans lequel on l'envisage 0-826-300-300 c'est un débat qui vous fait beaucoup réagir amis auditeurs et je me tourne vers vous Cédric vous êtes avec nous bonjour bonjour à vous tous merci d'être avec nous ce matin je suis comme tout le monde merci aussi je suis assez scandalisé parce qu'en fait les gens qui prônent cette jalousie c'est la jalousie du savoir bien faire moi je suis désolé mais quand je fais bien les choses si on est jaloux de moi je dis ben t'as qu'à faire pareil que moi c'est pas plus compliqué que ça aujourd'hui monsieur Bernard Arnault il est l'homme le plus riche de France oui c'est un fait mais il s'est donné les moyens il continue à travailler il délègue pas il est pas dans un bureau tout seul à rien faire comme j'ai écouté justement une ancienne employée à lui il est pas à rien faire dans un bureau et à faire travailler que les RH les machins les cilignes il travaille c'est un monsieur qui est encore sur le terrain à son âge moi je dis simplement un monsieur comme ça au gouvernement ou même à la présidence aurait mieux fait que tous les cancres qu'on a depuis une vêtaine d'années parce que je dis que ce sont des cancres aujourd'hui tous ceux qui ont été avec nous pour pas savoir compter et pas savoir faire de calcul et pas savoir gérer un budget ce sont des cancres moi j'ai un petit un petit financement dans ma maison mis 500 balles par mois je gère je gère au sous-près eux ils gèrent pas et quand il y a des dépenses à faire et bien on recrée des taxes et on recrée des impôts ils ont pas compris que quand les caisses sont vides on ne fonctionne pas sur le peuple le peuple va se retourner contre eux et moi je dis bravo monsieur Arnaud bravo monsieur Niel et qu'ils considèrent Bernard Arnaud Président
hashtag Arnaud Président c'est ça
vous dites Bernard Arnaud Président regardez ce qu'a fait de monsieur Donald Trump alors il y a des pours et des contres il gère son pays non non mais financièrement il gère son pays comment il gère très bien et je pense qu'il faudrait qu'on revienne à une autorité fait un peu plus ferme en France parce que maintenant on est gangréné par des voyous on apprend maintenant qu'ils ne veulent pas dire qui c'est qui se drogue à l'Assemblée Nationale parce qu'il y en a certainement la moitié ou les trois quarts voilà et ça c'est pas normal celui qui a été pris est toujours député c'est l'horreur oui ça c'est sûr
ils sont toujours députés donc ils se droguent avec notre argent il suffit de les battre aux prochaines élections municipales
c'est plus que fou
on a entendu
on a entendu l'éloge de Bernard Arnaud par Cédric merci beaucoup de nous avoir passé un coup et pour le mettre dans le contexte vous faites allusion notamment aux tests salivaires et urinaires qui avaient été déployés par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour détecter s'il y avait eu ou pas prise de substances illicites notamment dans les cabines ministérielles il y en a eu ils ont été exfiltrés et le Premier ministre a gardé pour l'instant ce qui est on l'imagine plus ou moins normal mais en tout cas il a gardé la plupart de ceux qui étaient responsables de cela sous anonymat mais ce que dit Cédric est quand même intéressant là on parle de Bernard Arnaud on a personnalisé on a personnifié un peu le débat mais il y a quand même derrière toute cette volonté qu'ont de plus en plus de personnes d'avoir un entrepreneur presque à la tête de l'Etat c'est-à-dire un grand patron en disant aujourd'hui je suis désolé vu l'état des finances publiques il va peut-être falloir se tourner vers une telle solution Philippe Bruyaki
je dis par expérience et je ne remercierai jamais assez feu ma maman qui me disait tu fais ton expérience tu as le droit de te trébucher tu as le droit de tomber tu as l'obligation de te relever et il y a un proverbe arabe je ne vais pas dire les mots parce qu'ils sont crus qui dit celui qui m'a eu une fois honte à lui celui qui m'a eu deux fois honte à moi si tu échoues deux fois de la même façon c'est que tu n'as pas retenu les leçons et moi sérieusement au moment où on m'annonce un duel Le Pen-Mélenchon j'ai un espoir moi c'est le cornu mais aujourd'hui il vient d'émerger un nouveau espoir pourquoi ?
non mais on en parlera on en parlera on en parlera on en parlera on a parlé de ça la semaine dernière ah tu vois non non là aujourd'hui il y a un espoir c'est comme une évidence
pourquoi pas un chiche pourquoi pas un entrepreneur pourquoi pas un grand patron chiche
ça va nominer chiche Arnaud Arnaud chiche un grand patron chiche un grand patron Jérôme Dubu je ne partage pas je trouve que ce sont deux choses différentes chacun son métier les grands patrons qui ont été élus qui ont essayé de faire de la politique il y a encore monsieur Aulas c'est pas un grand grand patron mais c'est un patron c'est un chef d'entreprise il avait des entreprises ça a été une catastrophe à Lyon au municipal c'était pas la présidentielle mais ça a été une catastrophe il était donné à 60% il a fait une campagne catastrophique il s'est fait battre donc moi je suis très partagé est-ce que monsieur Breton avait réussi ?
j'étais trop jeune ben pas vraiment non pas vraiment Breton n'est pas vraiment réussi d'ailleurs ni en tant que chef d'entreprise ni en tant que ministre et d'autres exemples je vois Michel-Edouard Leclerc qui pointe son nez je suis pas sûr que ce soit leur métier voilà c'est un métier je croyais que c'était une vocation ah là c'est devenu un métier vu que tout le monde donne le salaire j'ai géré la France je suis le seul qui reverse l'intégralité je parle d'éviter de la situation je parle pas de la politique je parle de gérer la France c'est deux choses différentes gérer la France
c'est comme une bonne entreprise je suis pas sûr un grand patron à la tête de la France
je pense qu'il faut arrêter d'imaginer tout le monde président de la République c'est quand même quelque chose d'un faut le dire à gauche pourtant il y en a tout le monde qui s'imagine autant il y en a tout le monde qui s'imagine président mais voilà je pense que c'est quelque chose de sérieux je pense que l'élection présidentielle de 2027 et on a évoqué quand même quelques enjeux ce matin va être un moment très important pour notre démocratie pour notre République tout à l'heure tu évoquais la possibilité d'un duel au second tour entre le Rassemblement National et la France Insoumise ce serait un cauchemar donc nous devons tout faire en tout cas moi à mon niveau je souhaite qu'effectivement une gauche républicaine démocratique et populaire puisse faire émerger une candidature je vois que Bardon a une inclinaison forte pour le président Hollande mais il y a un certain nombre de personnalités qui se font sachez que de mon côté et uniquement pour parler de pari que nous avons fait j'en pêcherai seul nous développerons les propositions et moi je souhaite vraiment qu'en tout cas lors de cette élection présidentielle nous puissions aborder tous les sujets parce que nous avons beaucoup de refaire en 2022 de ne pas pouvoir le faire en tout cas les vrais sujets
et avec une vraie campagne Baptiste Ménard vous avez entièrement raison dernier débat dans un instant juste après une très courte page de publicité comme en Italie c'est ce qu'a lancé Giorgia Meloni avec un certain succès quand même avec des chiffres qui sont totalement hallucinants quand on voit le nombre d'argent qui a été topé le nombre d'armes le nombre de personnes interpellées plus de 500 plus de 700 kilos de drogue et comme en Italie un peu sur le modem de Giorgia Meloni c'est à dire quelques militaires pendant un mois à des quartiers bien précis et mettent tout le monde en prison la France doit-elle faire la guerre au racaille 0826 300 300 à tout de suite Sud Radio les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot et on poursuit les échanges on poursuit les débats on poursuit la discussion avec autour de la table une équipe très en forme pour ce début de semaine Jérôme Dubu Frédéric Vardon Philippe Bourriacchi et Baptiste Ménard après avoir évoqué la politique et les incendies après avoir évoqué le business et la politique avec Bernard Arnault le fait que sa détestation soit ou pas d'ailleurs un sport national on se prépare maintenant à aborder la politique et l'insécurité d'une certaine manière parce que là il y a un exemple italien qui nous a été envoyé c'est Giorgia Meloni Giorgia Meloni qui fait beaucoup parler d'elle parce qu'actuellement en Italie elle a lancé une très grande opération contre la racaille elle a promis de réprimer d'une main de fer le phénomène de bande accusée de multiplier les risques les braquages et les violences et alors en un mois elle a lancé des opérations absolument partout de Naples à Milan de Florence à Parlem à Palerme pardonnez-moi et alors de fait les résultats sont au rendez-vous c'est pas les opérations coup de poing c'était quoi nous les opérations contre le narcotrafic qui avaient été diligentées un peu partout Plasnet les fameuses opérations Plasnet les Plasnet XSL bon on avait trouvé 3 grammes par terre c'était pas exceptionnel là ils ont arrêté plus de 500 suspects saisissent 700 kilos de drogue près de 300 000 euros une cinquantaine d'armes à feu et la presse italienne de fait où qu'elle soit se fait l'éloge de ça la question elle est simple ce matin est-ce qu'on doit s'inspirer de ce modèle italien pour faire la guerre au racaille 0826 300 300 en tout cas comment on doit regarder la situation c'est vrai que je le disais avec ironie en France on avait eu les opérations Plasnet beaucoup qui avaient assisté les opérations Plasnet avaient quand même un tout petit peu rigolé d'ailleurs il faudrait avoir le bilan mis à jour de ça est-ce que ça avait été vraiment totalement démantelé les gangs est-ce que ça avait fait outre le spectacle vraiment permis de démanteler derrière ou de mettre fin à certaines opérations comment vous regardez cela vous autour de la table tiens Baptiste Ménard pour commencer
d'abord je voudrais dire que chacun a le droit à la sécurité ça tombe sous le sens mais ça va mieux en le disant parce qu'aujourd'hui nous avons conscience de la montée des violences nous avons conscience d'ailleurs que les auteurs de ces violences sont de plus en plus jeunes cela doit là aussi nous interpeller et donc la réponse de l'état doit être forte et ferme sans aucune ambiguïté ce qui amène à dire que les fauteurs de troubles doivent savoir que leurs actes ne resteront pas impunis et donc ça pose la question cela pose la question effectivement des moyens à débloquer qu'ils soient humains ou financiers quand on voit l'état de délabrement de la justice cela laisse quand même songeur et puis bien sûr vous avez évoqué les opérations place net le trafic de drogue il faut être intraitable sur ce sujet ces trafics pourrissent la vie de nos quartiers de nos villes et touchent tout le monde donc voilà moi je suis je suis pour que nous stopions une forme de banalisation et de relativisation de la violence dans notre pays et que nous puissions y apporter des réponses concrètes et qui soient palpables dans chacun chacune de nos villes
Frédéric Vardon la guerre aux racailles Médine-Georgia-Mélanie est-ce qu'il faut faire la même chose en France ?
oui oui très certainement après il faudra bien définir ce que c'est qu'une racaille bon après ça sera un peu autre chose mais je pense que oui vous dites il faut des moyens mais est-ce qu'il ne faut pas changer notre façon de voir les choses ?
est-ce que quelqu'un qui est pris et puis on va lui taper juste sur les doigts on va vous mettre un petit sursis et puis après vous allez faire peut-être aller la deuxième fois vous allez faire peut-être des travaux d'intérêt généraux et puis la troisième fois non mais c'est vraiment pas bien et en fin de compte il sera puni peut-être qu'à la quatrième ou cinquième fois est-ce qu'il ne faut pas réinverser la tendance et dire premier délit punition tout de suite il n'y a même pas cherché à comprendre c'est tout de suite est-ce qu'on n'aurait pas moins de récidive ? est-ce que est-ce que le message de la sécurité ne serait pas mieux passé ?
parce qu'aujourd'hui ils craignent quoi en fin de compte ? pas grand chose même presque rien on craint pas grand chose moi je crains plus en tant que chef d'entreprise si je paye pas mon URSAF ou si je respecte pas de loi je vais le dire quand même mais parce que celui qui arrache le sac de la dame et qui lui met un grand coup de poing dans la gueule il va prendre quoi lui ?
bah pas grand chose Philippe Bourriac je partage complètement cette analyse premier délit première sanction et la sanction elle doit être exemplaire elle doit être proportionnée évidemment on sait très bien que beaucoup de gens ne vont pas faire leur peine parce que les prisons sont pleines et du coup c'est ce que je disais tout à l'heure il faut peut-être voir d'autres paradigmes et d'autres façons de faire
mais cette méthode Mélanie elle vous inspire quoi
vous Philippe ?
mais moi je vais être très cru et quand j'étais chez Europe Écologie des Verts on me regardait avec des yeux comme si j'étais le grand Satan je vous l'ai dit moi je suis franco-algérien donc j'ai aussi une culture algérienne et en Algérie si t'as le meilleur dire par exemple à un flic d'aller se faire foutre tu payeras plus jamais d'impôts ah non ça c'est sûr parce qu'il y a de fortes chances puisque plus personne te revoit alors je dis pas c'est la solution ultime mais j'ai dit mais pourquoi les mecs ne se comportent pas comme ça en Algérie et se comportent différemment en France et j'ai dit il faut un juste milieu il faut une autorité claire net et précis moi j'ai été élevé comme ça à chaque fois qu'un policier m'a interpellé j'ai toujours baissé les yeux parce qu'il avait la force de la loi avec lui et qu'il était dans son travail point même si certains des fois avaient un comportement plus que limite mais j'ai toujours gardé mon self-control et j'ai surtout fait ma gueule parce que je sais que j'aurai tort in fine et puis que le contrôle va se passer plus rapidement et que je serai plus vite dehors donc c'est pour ça que le mot bavure policière j'en ai marre d'entendre ça et violence policière j'en ai marre si tu comportes bien t'as aucun problème et si t'opères lorsqu'on te demande de t'opérer t'as aucun problème quelque chose est clair s'il faut mettre plus de moyens et on le voit sur les places nettes oui ça fonctionne lorsque tu le fais et que tu mets des moyens immédiatement t'arrêtes tout de suite la nature vilaine reprend ses droits et donc s'il faut envoyer les camarades de la Légion sur certains endroits pour pouvoir bien pacifier le pays ben faut le faire mais je dis qu'il y a des minots qu'ils soient dans les campagnes ou dans les quartiers parce que ça j'en ai marre de la stigmatisation parce qu'on a aussi des problèmes dans nos campagnes beaucoup les campagnes beaucoup les campagnes non on en a on en a on en a beaucoup si si on en a de plus en plus mais je dis par exemple que mettre un gamin au milieu de racailles et de voyous dans la prison dès qu'il sort il a plus qu'à se mettre en oeuvre pour devenir un grand voyou lui aussi on a des problèmes pour nettoyer nos littos on a des problèmes pour débroussailler nos forêts de manière humaine avec un bracelet etc et encadrer peut-être que c'est jeune parce qu'il y a la sanction mais aussi la réparation parce que les victimes on n'en parle jamais c'est les grands oubliés et moi je regarde Baptiste et je sais que c'est pas lui mais cette politique moralisatrice de la gauche humaniste machin etc et on l'a vu encore la semaine dernière vous prenez votre part pour tout Baptiste je sais qu'il parle à ses camarades de gauche et ses camarades de France Insoumise même si je sais que je fais pas d'échanges avec la France Insoumise ton parti non non mais pas toi je parle de ton parti je parle de ton parti et je te demande d'être le relais j'ai été Baptiste à m'opposer dès le début à un accord avec la France Insoumise donc là-dessus je sais que c'est il a quand même eu lieu et la France Insoumise il a quand même eu lieu on ne gagne pas toujours les élections y compris à l'interne je n'ai jamais soutenu je n'ai jamais soutenu l'accord avec la France Insoumise je considère que la France Insoumise a quitté la gauche pour rejoindre un populisme dont on voit chaque jour vous évoquer les outrances du député LFI sur la situation en Gironde donc je souhaite être très clair là-dessus je ne veux pas être associé à cette formation politique sur le reste parce que vous voyez
regarder notamment les propos de Philippe Buryaki avec un oeil non pas amusé en se disant bon je ne suis pas obligé d'aller jusque là non plus
ce que je veux dire c'est que sur ces sujets-là il faut quand même toujours faire attention à ne pas sombrer je le dis en toute amitié dans la démagogie vous évoquiez tout à l'heure la question des prisons vous avez vu la surpopulation carcérale bon moi je veux bien qu'on rase gratis qu'on explique que dès qu'il y a un problème tout le monde va aller en prison qu'il n'y aura pas de sursis etc il va falloir construire quelques prisons quand même et avoir les accords nécessaires parce que les mêmes qui demandent le tout carcéral sont les mêmes qui s'opposent à la création de prisons sur leur territoire donc c'est pour ça que je pense quand même que sur ces sujets-là encore une fois ils sont trop graves pour se laisser aller à des facilités et j'espère Philippe que tu reconnaîtras que dans l'intervention que j'ai faite en introduction suite à la question j'ai été très clair et j'ai été très loin de la gauche moralisation c'est ce que tu évoques nous sommes d'accord c'est ce que je peux dire un mot quand même
Jérôme Dubu Jérôme Dubu qui s'impatiente depuis tout à l'heure le plus à éloigner
il y a des choses qui sont vraies des choses qui sont fausses dans ce que j'ai entendu d'abord Mme Mélanie elle fait un coup de com' moi je ne sais pas quel est le bilan exact de ce qui a été fait il est sûrement très bon mais les opérations Placnet en France étaient avec des bilans très bons donc et ce qui est terrible c'est que pour Mélanie comme pour Placnet ça révèle l'état de la situation ça veut dire qu'il y a des armes qui circulent ça veut dire qu'il y a de la drogue qui circulent ça veut dire qu'il y a du fric qui circule en liquide et tout ça révèle la situation donc c'est terrible pour eux parce que Mélanie elle est depuis 4 ans au pouvoir et les nôtres ils sont depuis 10 ans au pouvoir donc ça veut dire que leur bilan est mauvais premier point deuxième point c'est pas inutile effectivement ça risque de faire peur il y a un effet préventif etc mais ça suffit pas donc moi je veux bien qu'on ait le discours oui il faut pas que la sécurité se devienne secondaire etc non d'abord c'est prioritaire premièrement et deuxièmement ça veut dire qu'il y a un certain nombre de choses qu'il faut mettre en place et qu'est-ce qu'il faut mettre en place d'abord il faut rétablir les peines planchers elles ont été supprimées par M.
Hollande dont on a parlé tout à l'heure d'abord reprend non non c'est la vérité elles ont été supprimées par M. Hollande quand il est arrivé en 2012 la première chose qu'il a fait il a supprimé les peines planchers premier point il faut les rétablir moi je suis pour l'exemplarité de la peine et je crois qu'aujourd'hui les français le sont deuxièmement l'affaire des mineurs
est-ce que un jour il faut revoir le fameux statut est-ce qu'un jour
on va s'interroger sur la majorité pénale des mineurs non aujourd'hui c'est encore à 18 ans on a baissé la majorité électorale on l'a passé de 21 ans à 18 ans c'était en 74 ça ne nous rajeunit pas on baisse la majorité sexuelle mais la majorité pénale on n'y touche pas moi je suis pour que l'on mette la majorité pénale à 15 ans voilà deux mesures immédiates à prendre plus l'affaire des prisons évidemment alors on nous dit l'affaire des prisons oui on ne peut pas emprisonner parce qu'il n'y a pas de place pas faux non plus ça mais faisons de la construction de prison une opération d'intérêt national une OIN une opération d'intérêt national voilà trois mesures concrètes qui à mon avis devraient être dans tous les programmes
0826 303 ans il y a le petit pic de Baptiste Ménard là où c'est pas faux c'est qu'on l'a bien vu même pour les fameuses prisons éphémères alors tout le monde trouvait ça formidable mais encore fallait-il trouver les maires qui acceptaient que sur leur terrain cela soit construit 0826 303 30 amis auditeurs comme en Italie est-ce que la France doit faire la guerre au racaille on y revient on marque une très courte page de publicité et je vous préviens là vous avez vu la petite jeu il y a la répartition de la balle entre les uns et les autres pour parler là je vous préviens celui qui s'impatiente et qui reprendra la parole directement après la pub c'est Frédéric Bardon ça va ça va être du brutal Sud Radio Maxime Liedot 0826 303 venez participer à la discussion auditeurs vous êtes les bienvenus 0826 300 300 vous avez également le site sudradio.fr l'application ainsi que les réseaux sociaux autour de la table Jérôme Dubuis Philippe Bourriacchi Baptiste Ménard et Frédéric Bardon qui voulait prendre la parole sur ce sujet qui nous occupe depuis 11h30 maintenant comme en Italie est-ce que la France doit faire la guerre au racaille avec visiblement quelque chose un peu inspiré je le dis à la fois cyniquement et avec un peu de provocation de ce qu'on a pu faire en France l'opération place net des militaires un mois des villes ciblées avec la volonté de récolter tout ce qui sortait du lot que ce soit de l'argent que ce soit de la drogue que ce soit des armes ce qu'il faut faire pareil en France opération coup de poing ce qui est même peut-être qu'il faut le dire de cette manière la guerre au racaille 0826 300 300 Frédéric Bardon je vous vois trépigné Jérôme a donné trois mesures
moi je voudrais en rajouter une quatrième c'est l'exemple au sein des gens qui se présentent à l'élection présidentielle de l'État et autres je veux dire la dénomination de racaille c'est quoi est-ce que quand je détourne des fonds européens je suis quoi est-ce que peut-être je vais me présenter avec peut-être l'hypothétique un bracelet est-ce que je passe en cassation est-ce que j'ai le droit la vraie question elle est là aussi elle a été jugée oui mais d'accord l'exemple non mais le jugé est condamné le jugé est condamné mais est-ce qu'on peut aller jusqu'à se présenter parce qu'on parle on parle de ça mais il y a un exemple et en fin de compte toutes nos élites est-ce qu'ils nous donnent l'exemple en tout cas je constate que le rassemblement national était pour vraiment être très dur avec l'idée pour rendre inéligible à vie à vie disait Marine Le Pen au début de sa grève politique à vie les élus etc je constate que de l'eau a coulé sous les ponts comme on dit non mais moi je pense que l'exemplarité pour nos jeunes est importante vous avez raison et donc moi quand je vois toutes les chaînes d'information et autres et tout ce qu'on peut lire dans la presse j'ai pas l'impression que la population jeune futurs électeurs ou jeunes électeurs voit en nos en nos représentants nationaux une grande forme d'exemplarité après faisons attention faisons attention je ne peux pas mettre ça je génère juste très rapidement on met beaucoup trop en lumière les élus qui manquent à leurs principes et aux devoirs moi je veux rappeler et je le fais tout le temps que la majorité des élus exercent leur mission bénévolement le font avec beaucoup d'exemplarité en sacrifiant leur vie de famille leur vie professionnelle donc il faut faire attention à ne pas raconter ça deuxième élément sur lequel je voulais rebondir l'exemplarité vous avez raison mais il y a un deuxième élément je pense que ce qui est le plus dévastateur c'est la question de la réalité de l'exécution des peines parce que mais non mais c'est ça le problème c'est que quand à un moment donné vous êtes condamné à quelque chose qui ne s'applique pas bah évidemment pour vous et puis pour tous ceux qui vous entourent et bien ça donne le sentiment à qui la foutent d'accord ah non mais à qui la foutent moi là dessus je reprendrai un truc très simple le droit et l'état c'est clair que le droit et l'état de droit Marine Le Pen a été condamnée deux fois elle se pourvoie en cassation c'est comme si elle n'avait pas été condamnée on va attendre présumée innocente moi la loi c'est la loi et c'est important dans un état de droit sinon on n'est pas dans une démocratie maintenant jamais j'aurais pensé que j'allais défendre Marine Le Pen je ne peux pas mettre sur le même plan d'égalité je dis bien l'exemplarité tu as raison si elle est coupable elle doit payer sa dette mais je ne peux pas mettre sur le même plan d'égalité quelqu'un qui tape dans une caisse c'est pas bien attention c'est pas ce que je dis et quelqu'un qui empoisonne la vie des français qui crée de l'insécurité que des femmes ne peuvent pas traverser une rue que des enfants meurent suite au trafic de drogue que des enfants meurent d'overdose que des gens âgés j'ai dit qu'il fallait une exemplarité que des gens âgés qui n'ont pas une petite retraite et d'autres sont séquestrés pour servir de nourrice etc j'ai pas de problème sur ce sujet là mais je ne peux pas les mettre sur le même plan d'égalité elle a tapé dans la caisse elle va être jugée elle va être condamnée je l'espère de tout mon coeur mais quelqu'un qui empoisonne la vie des français pour moi ça devrait être une prière nationale Valérie Pécresse le disait à juste titre lors de ses voeux aux forces de sécurité que nous soutenons grâce au bouclier de sécurité qui est attaqué en justice par les amis de Baptiste les communistes la première des libertés en France c'est la sécurité donc maintenant ça suffit on ne doit pas transgiser avec ça vous l'accuse
des communistes non c'est désolé la prochaine fois vous venez ici je vais vous donner un total d'immunité
là effectivement ces opérations juste conclue après je te passe la parole merci infiniment ces opérations de place net ce n'est pas des opérations flash qu'il faut faire c'est dans la continuité on est d'accord Jérôme Dubu alors plusieurs choses d'abord sur l'affaire de Marine Le Pen puisque c'est elle dont on parle d'après ce que j'ai bien compris sur l'affaire elle est effectivement condamnée deux fois elle s'est pourvue en cassation pour le moment le principe de l'innocence joue premier point deuxième point il ne faut quand même pas l'oublier ça serait valable pour François Hollande aussi si c'était lui je suis d'accord peu importe il y a eu 5 occurrences du président Hollande de votre part j'y vois un souhait un souhait majeur deuxième point effectivement on n'a pas une société qui punit assez pourquoi ?
d'abord parce que je crois que l'arsenal judiciaire est suffisant mais effectivement on a des remises de peine d'abord on a des condamnations qui ne sont pas suffisantes et on a des remises de peine qui sont assez fréquentes bon Dupond-Romoretti a dans sa loi dont on a peu parlé a annulé les remises de peine automatiques
bon
donc les remises de peine automatiques maintenant elles dépendent du juge de l'application des peines et le juge de l'application des peines il doit avoir un comportement sociétal non plus un comportement individuel en face de l'individu dans lequel il a et que peut-être cet individu a fait des efforts etc qui mérite une remise de peine il doit penser aussi à la société et à l'exemple qu'il va donner et ça malheureusement je ne le constate plus
0826 300 300 on va discuter avec vous William bonjour merci beaucoup d'être sur l'antenne de Sud Radio alors oui est-ce que comme en Italie la France doit se lancer dans une grande guerre au racaille c'est en tout cas visiblement ce qui fait le succès de la présidente italienne comment vous regardez ça vous William mais je ne vois pas d'autres solutions à partir du moment où la situation échappe à tout le monde parce que c'est quand même le cas ça veut dire que toutes les solutions de discussion ou en tous les cas de négociation n'ont pas fonctionné et ne fonctionneront pas donc à part le fait d'être strict est strict ça ne veut tout dire rien dire je pense qu'il y a déjà un gros travail afin de prioriser prioriser les combats on ne pourra pas être en combat en guerre avec tout le monde partout sur tous les sujets donc il va falloir prioriser prendre des engagements et s'y tenir parce qu'aujourd'hui la peur elle n'est pas dans le bon camp concrètement vous c'est ce que vous observez William la peur pas dans le bon camp c'est un peu tout à l'heure ce que dénonçait Philippe c'est à dire que même le rapport vis-à-vis de la police a changé on n'a plus peur des policiers ?
non c'est une fausse peur c'est une fausse peur des policiers quand on les écoute ils ont peur des policiers c'est pour ça c'est pour ça qu'ils essaient de s'échapper c'est pour ça qu'ils refusent qu'ils refusent les contrôles mais soyons sérieux il n'y a aujourd'hui aucune peur des policiers c'est un petit peu dommage ça va même plus loin c'est à dire qu'il y a quand même une énorme différence un gap énorme entre ne pas avoir peur de la police et en être à les agresser et à les provoquer et c'est à dire que on oublie et à leur temps dès qu'il est tapant etc oui William vous avez raison bien sûr on n'en est même plus à ne pas avoir peur de la police on n'en est même plus là cette étape elle est passée depuis un petit moment c'est pour ça que repasser par la discussion par la négociation par la mise en place de programmes sur des années etc sur l'éducation mais c'est des mots qui sont oubliés et qui n'ont plus du tout assez de poids par rapport à la situation réelle mais William qu'est-ce que vous répondez à tous ceux quand on leur parle aussi d'avoir peur un peu face à la police alors c'est une expression mais il y a tous ceux qui vous disent oui enfin la police c'est aussi non pas la première mais elle fait des abus la police elle frappe elle dérape la police elle insulte là aussi il y a parfois on va dire qu'est-ce que vous leur dites si on commence à donner autant de pouvoir aux forces de l'ordre peut-être que les dérapages qui sont certes aujourd'hui qu'une minorité pourraient devenir la norme quand même ou peut-être qu'il y en aurait moins justement peut-être qu'il y en aurait moins parce que les policiers pourraient faire leur métier dans des bonnes conditions et si je mets mon métier dans des bonnes conditions je suis moins stressé je suis moins tendu et j'ai moins peur et j'ai moins peur de le faire quand la police est appelée sur un lieu d'une intervention qu'il y a une chance sur deux que ce soit plutôt qu'une intervention à un endroit pour se faire agresser et tomber dans le piège ça crée des situations de tension et si on retire ces situations de tension tout le monde pourra faire son travail dans des conditions beaucoup plus humaines c'est en effet une façon de voir les choses William vous avez raison merci beaucoup de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300 c'est frappant quand même à quel point notamment chez nos auditeurs chez tous ceux qui nous appellent il y a le principe de base quand même en France qui est que oui mais d'abord commençons par revenir aux fondamentaux avec cette idée qu'on doit respecter la police c'est-à-dire que la police doit faire peur je ne sais pas si c'est la bonne expression mais l'idée qu'elle doit dégager quelque chose
il faut respecter l'autorité de l'Etat respecter l'autorité de l'Etat c'est respecter les policiers c'est respecter les enseignants c'est respecter les pompiers non mais je veux dire ça ça tombe sous le sens mais à un moment donné on a l'impression qu'il faut exactement donc il y a un sujet aussi éducatif il y a un sujet familial aussi parce que parfois dans les familles parce qu'il y a des difficultés etc il y a un certain nombre de messages essentiels qui ne sont plus diffusés Jérôme Dubu non puis il y a un parti politique qui porte une lourde responsabilité dans cette affaire c'est LFI enfin vous ne pouvez pas avoir un parti politique qui représente 15 à 20% de la population et des électeurs qui vous dit matin, midi et soir la police tue il faut désarmer la police comme le fait M.
Bagayoko avec sa police municipale qui est le maire de Saint-Denis c'est quand même stupéfiant donc ces gens-là je suis désolé ces politiques ces élus ces responsables de ce mouvement portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle
Frédéric Vardon
oui enfin de toute façon les policiers sont des citoyens sont des hommes et des femmes qui très souvent ont des familles et autres et moi je préfère en appeler à leur responsabilité et qu'ils puissent travailler dans des conditions sereines parce qu'on leur donne les moyens et que l'on en donne le droit et je pense que tout ça sera tout ça sera respecté et la police elle se contrôle donc quand il y a des abus il faut qu'ils soient extrêmement contrôlés qu'ils ne passent pas sous le tapis et ça ira très bien enfin moi je pense que les policiers ont envie de faire leur travail de façon sereine et que c'est vrai que quand ils entendent tous les jours qu'ils tuent et qu'il faut les désarmer et qu'on les envoie au front je ne suis pas persuadé que ce soit très serein Philippe Bourgacchi non ils ne travaillent pas sereinement les policiers on ne leur donne pas les moyens parce que lorsqu'ils interviennent ils sont entre le marteau et l'enclume et dans le problème du politiquement correct on va se le dire entre nous c'est que dès qu'il y a une problématique alors heureusement que la loi Riposte maintenant a été votée et donc je remercie le ministre de l'Intérieur M.
Laurent Lunez de l'avoir porté avec force et vigueur il se retrouve en garde à vue il se retrouve la cible de tout et je vais vous faire une confidence voyez-vous au mois de janvier j'ai été à une manifestation à l'appel du syndicat Alliance comme je vais à chaque manifestation de n'importe quel syndicat des forces de sécurité et des forces de l'ordre il y avait qui il y avait qui de présent il y avait des élus des républicains il y avait Frédéric Pêche-Nard Patrick Caram qui représentait le conseil régional donc Valérie Pécresse mais qui d'autre il y avait Sarah Knafon Marion Maréchal qui représentait Zemmour et le Rassemblement National et il y avait aucun et Baptiste tu n'es pour rien mais aucun élu de gauche
aucun élu de gauche
ou écologiste aucun c'est horrible maintenant ça suffit c'est pour ça que quand on dit ouais mais la police est raciste parce qu'il n'y a que les racistes qui les soutiennent je suis désolé quand ils appellent à l'aide la population il y avait du monde il y avait beaucoup de civils en tout cas et beaucoup de familles aussi de policiers mais les élus dits de gauche ou républicains ils n'étaient pas présents les vrais républicains qui étaient présents c'était tous ceux qui étaient en première ligne et moi qui étais présent je peux vous assurer en pleine campagne électorale j'ai eu des colibés de gens très infects en disant voyez-vous il est d'extrême droite et moi je le redis à chaque fois qu'il y aura une manifestation de policiers je m'en fous de savoir qui est présent je serai présent j'étais à Narbonne pour la marche pour lui parce que sa famille a appelé tous les élus de la république j'ai représenté dignement Valérie Pécresse mais entend aussi qu'élu et père de famille parce que je me suis senti comme tous les pères de famille et tous les mères de famille forcément visés visés il y avait qui comme élu de la république il y avait qui encore une fois vous étiez où la gauche républicaine vous voulez sauver le pays mais le pays a besoin de sécurité on a besoin de vous moi je ne l'estimatise pas on a besoin aussi de ces valeurs de la gauche qui parlent parce que quand on va se parler moi ce n'est pas mon grand copain tout le monde à gauche et personne ne le soutenait l'a défoncé parce qu'il incarnait l'autorité l'autorité elle ne doit pas être qu'à d'extrême droite ou de droite ou du centre elle est apologique
pour clôturer cette et on le voit d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion sur certaines propositions dites sécuritaires aussi bien les gens qui votent à gauche que les gens qui votent à droite maintenant se retrouvent largement derrière beaucoup de propositions mais bien sûr mot de la fin Baptiste Ménard
écoutez je suis là ce matin pour rassurer Philippe Bourriacchi et lui dire qu'il y a une gauche républicaine dans ce pays qui est aux côtés des forces de l'ordre qui considère qu'elles font un travail remarquable et qui doit être saluée mais qui dit aussi que nous devons travailler et ce sera un des enjeux des prochaines années à retisser parfois un lien de confiance qui s'est distendu entre les forces de l'ordre et une partie de notre population et ça il faut aussi l'entendre et l'entendre ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas au rendez-vous de la confiance mais il faut aussi s'en soucier parce que sinon c'est la république tout entière qui va signer voilà ce que je pouvais dire pour conclure et ce sera une belle conclusion je veux attendre voir M.
Olivier Faure dans une manifestation de policiers ça y est
ça y est alors là vous reviendrez alors ce jour-là merci beaucoup Baptiste Ménard Mère Adon-Bavol Frédéric Vardon chef et propriétaire du Café Max et du 395 à Paris Jérôme Dubu consultant politique ancien élu de Paris et Philippe Bouriaki conseiller municipal de Orly conseiller régional d'Ile-de-France et troisième vice-présidente France Écologie messieurs merci beaucoup d'avoir ouvert le bal des débats de cette semaine je vous souhaite une très belle journée dans un instant comme chaque mais bien sûr merci sur le radio vous avez raison de le dire dans un instant votre parole qui compte amis auditeurs 0826 300 300 on va s'arrêter encore un peu sur ce qui se passe du côté de la Gironde et du Var avec des incendies qui continuent de ravager des hectares et des hectares vous êtes sur place vous êtes maire vous êtes pompier vous êtes élu vous êtes restaurateur vous participez à ça vous évacuez vous êtes vacancier entre midi et midi 30 c'est votre parole qui compte vous nous passez un coup de fil 0826 300 300 à tout de suite