Logements : une maltraitance sociale généralisée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Il y a eu pendant plus de 10 ans l'idée que euh le logement était à un marché et seulement un marché et donc on y a appliqué toutes les recettes miracles du marché déréguler euh et effondrer le secteur social de la production de logement. »
- 0:00Invité politiqueChiffre
« 2800000 personnes qui sont en attente d'un logement social, 350000 personnes qui n'ont plus aucun logement d'aucune sorte et qui sont à la rue »
- 0:43Invité politiquePromesse
« nous voulons atteindre 400000 logements. Nous voulons atteindre 700000 réhabilitations. »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« il y en a en tas, en pile, en montagne, en iceberg, il y en a des quantités considérable. »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« une ressource cachée de près de 30 milliards aujourd'hui disponible si on décidait de le mettre dans cette direction. »
- 2:11Invité politiqueFait
« il vous en faut beaucoup plus. Pour cela, comme il n'y a pas de métier qui soit autre chose qu'une science pratique, il vous faut du personnel qualifié. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il y a eu pendant plus de 10 ans l'idée que euh le logement était à un marché et seulement un marché et donc on y a appliqué toutes les recettes miracles du marché déréguler euh et effondrer le secteur social de la production de logement. Le résultat, on le connaît tous, c'est une maltraitance sociale généralisée. 2800000 personnes qui sont en attente d'un logement social, 350000 personnes qui n'ont plus aucun logement d'aucune sorte et qui sont à la rue et des millions de gens qui aimeraient accéder à la propriété mais ne le peuvent plus parce que leurs revenus sont insuffisants d'une part et d'autre part ce qu'on leur propose est trop cher. Voilà le tableau d'ensemble.
À partir de quoi il faut prendre des décisions et si possible des horizons chifflés. La première chose que nous vous offrons, c'est l'idée d'un contrat. Donc, je ne suis pas venu caresser les uns ou les autres dans le sens du poil, mais dire le résultat que nous voulons atteindre en tant que gouvernement. En tant que gouvernement, nous voulons atteindre 400000 logements. Nous voulons atteindre 700000 réhabilitations. Et nous connaissons l'inconnu derrière ces chiffres. Où trouver les gens pour le faire ? Vous avez perdu 100000 emplois, il faut en trouver 300000 pour faire redémarrer la machine au niveau auquel je le situe. Deuxièmement, il faut financer.
Alors le financement c'est le plus facile. De l'argent, il y en a en tas, en pile, en montagne, en iceberg, il y en a des quantités considérable. Et si par hasard il venait à en manquer en réorientant l'investissement public, c'est-à-dire en modifiant la proportion de ce qui va du livréa aux banques privées et à la partie qui est centralisée sur la caisse des dépôts et consignation, nous le trouverions. Je vous indique une ressource cachée de près de 30 milliards aujourd'hui disponible si on décidait de le mettre dans cette direction. Voilà pour le financement. Deuxième énorme problème, c'est la qualification.
Vous ne pouvez rien faire de tout ce que je viens de dire avec le personnel que vous avez. Il vous en faut beaucoup plus. Pour cela, comme il n'y a pas de métier qui soit autre chose qu'une science pratique, il vous faut du personnel qualifié. Il n'y a pas de métier sans qualification. Tout métier est une science pratique. Il faut qu'on trouve 300000 personnes.
Donc il faut que la filière du bâtiment depuis le CAP jusqu'à la licence professionnelle et peut-être un grade au-dessus soit une filière en continu où repérant les endroits qui sont les plus délicats, nous fassions les ajustements entre le bac professionnel et la licence professionnelle, c'est-à-dire le cursus universitaire par exemple. et il faut répondre à toutes les questions qui vont avec la vie de cette jeunesse. D'abord, la valorisation viendra de là. Si quand on rentre pour faire un CAP, on sait que si on a envie, si on veut, si on sait, on ira jusqu'à la licence professionnelle, on aura plus besoin de parler de réhabilitation de ces métiers. Yeah.
Jean-Luc Mélenchon