Jean-Luc Mélenchon au grand oral du salon du bâtiment
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:16RelanceRéponse directe
Comment voyez-vous la stabilité nécessaire pour le secteur du bâtiment face à vos politiques ?
- 17:39OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour la concurrence déloyale subie par les entreprises ?
- 23:19OuverteRéponse directe
Que proposez-vous pour l'apprentissage et les CFA dans le bâtiment ?
- 30:10FerméeRéponse directe
Quelles trois premières décisions pour débloquer la crise du logement ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Donc vous allez intervenir d'abord pour euh exprimer votre vision des grands enjeux du bâtiment et et de votre ligne politique euh d'action en la matière pendant 6 minutes. Puis trois présidents d'organisation professionnelle vont ensuite vous interroger. He par ordre alphabétique Frédéric Carré président de la FFB, Stanis Stacrois président du Niclimat, Jean-Christophe Repont président de la CAPEB. Pour être tout à fait transparent hein, vous avez été informé des grandes thématiques de leurs interrogations, mais évidemment nos président interviewers peuvent avoir envie de rebondir voir d'élargir le champ de leurs interrogations. Et enfin, nous terminerons par une question de conclusion que je pose en terme
identique à chacun des candidats qui participent à ce grand oral. Voilà le le cadre général de ce grand oral. Et donc à vous monsieur Mélenchon, la parole pour 6 minutes. Bon pour moi la question du logement mais plus largement de la construction dans le bâtiment n'est pas une inconnue. J'ai été ministre de l'enseignement professionnel. Le bâtiment est des premiers employeurs du pays, un des premiers chiffres d'affaires, une des proportions les plus importantes de la richesse du pays. Donc j'ai eu à en connaître et à connaître quelques-uns d'entre vous, en tout cas vos organisations dans le passé. si bien que je sais à peu près où mettre les pieds pour ne pas être à côté du sujet. Mais commençons d'abord par aller sur le fond
idéologique parce que il y en a nous ne sommes pas entre gens qui comparent des solutions techniques les unes étant très raffinées et les autres très idéalistes. Il y a eu pendant plus de 10 ans l'idée que le logement était à un marché et seulement un marché et donc on y a appliqué toutes les recettes miracles du marché dérégulé. euh et effondrerit le secteur social de la production de logement. Le résultat, on le connaît tous, c'est une maltraitance sociale généralisée. 2800000 personnes qui sont en attente d'un logement social, 350000 personnes qui n'ont plus aucun logement d'aucune sorte et qui sont à la rue et des millions de gens qui aimeraient accéder à la propriété mais ne le peuvent plus parce que leurs revenus
sont insuffisants d'une part et d'autre part ce qu'on leur propose est trop cher. Voilà le tableau d'ensemble. à partir de quoi il faut prendre des décisions et si possible des horizons chifflés. La première chose que nous vous offrons, c'est l'idée d'un contrat. Donc je ne suis pas venu caresser les uns ou les autres dans le sens du poil, mais dire le résultat que nous voulons atteindre en tant que gouvernement. En tant que gouvernement, nous voulons atteindre 400000 logements. Nous voulons atteindre 700000 réhabilitations. Et nous connaissons l'inconnu derrière ces chiffres. Où trouvez les gens pour le faire ? Vous avez perdu 100000 emplois, il faut en trouver 300000 pour faire redémarrer la machine au niveau auquel je le situe. Deuxièmement, il faut
financer. Alors le financement c'est le plus facile. De l'argent il y en a en tas, en pile, en montagne, en iceberg, il y en a des quantités considérable. Et si par hasard il venait à en manquer en réorientant l'investissement public, c'est-à-dire en modifiant la proportion de ce qui va du livréa aux banques privées et à la partie qui est centralisée sur la caisse des dépôts et consignation, nous le trouverions. Je vous indique une ressource cachée de près de 30 milliards aujourd'hui disponible si on décidait de le mettre dans cette direction. Voilà pour le financement. Deuxième énorme problème, c'est la qualification. Vous ne pouvez rien faire de tout ce que
je viens de dire avec le personnel que vous avez. Il vous en faut beaucoup plus. Pour cela, comme il n'y a pas de métier qui soit autre chose qu'une science pratique, il vous faut du personnel qualifié. Il n'y a pas de métier sans qualification. Tout métier est une science pratique. Il faut qu'on trouve 300000 personnes. Donc il faut que la filière du bâtiment depuis le CAP jusqu'à la licence professionnelle et peut-être un grade au-dessus soit une filière en continu où repérant les endroits qui sont les plus délicats, nous fassions les ajustements entre le bac professionnel et la licence professionnelle, c'est-à-dire le cursus universitaire par exemple. et il faut répondre à toutes les questions qui vont avec la vie de cette jeunesse. D'abord,
la valorisation viendra de là. Si quand on rentre pour faire un CAP, on sait que si on a envie, si on veut, si on sait, on ira jusqu'à la licence professionnelle, on aura plus besoin de parler de réhabilitation de ces métiers. Deuxièmement, vous allez avoir pour vous du vent qui s'ouffre dans les voiles. Pourquoi ? parce que l'intelligence artificielle est pas capable encore de mettre un écrou et un boulon n'est pas capable de tirer droit un fil électrique ou de faire proprement une peinture. Je ne dis pas que ça durera tout le temps mais pour l'instant on en est là. Ce ne sont donc pas ces métiers qui sont les plus directement atteints par le déploiement de l'intelligence artificielle. Au contraire, on va attendre d'elle une meilleure adaptation des projets que l'on va formuler et donc
une meilleure adaptation des formations pour répondre à ces projets. Voilà comment je je me représente cette affaire dans son ensemble. Formation, financement, affaire réglé. 3è niveau, la réhabilitation. Il y a deux aspects. Il y a l'aspect technique, il y a une discussion entre nous. Je propose qu'on y consacre au Quentin aujourd'hui. Est-ce qu'il faut vraiment et le petit et la rénovation totale ? Parce qu'on m'a déjà pris la tête à plusieurs reprises sur ce sujet. Donc je commence à le connaître mais je suis obligé de partir du plus ample pour réfléchir c'est-à-dire de la rénovation totale. Ne me racontez pas d'histoire. Si telle ou telle personne est prête à refaire les store, refaire ceci et cela, c'est parce qu'elle pense qu'elle ne peut pas en
financer davantage. Si donc on s'assure du financement, nous aurons davantage de demandes pour des rénovations globales. Le problème qui est contenu dans ce problème-là, c'est celui de la récupération. Là, messieurs, je dis messieurs, puisque vous êtes des messieurs, euh je vous attends au tournant parce que il va falloir qu'on parle sérieusement des 8 % pour la récupération de matériaux qui sont censés être récupérés et recyclés. Je sais que vous n'y êtes pour rien, mais je viens vous chatouiller à l'endroit qui pourrait m'arranger, c'est que vous avez besoin de point de collecte et vous avez que la collecte soit vous avez besoin que la collecte soit faite. Or, le privé ne satisfait pas cette demande et le l'instance qui est censée arbitrer les sujets est composée de gens qui ont
intérêt à faire le contraire. Par conséquent, pas avec moi. Ce machin-là sera entièrement refondu et constitué de gens assez indépendants pour faire aussi bien du contrôle. J'ai fini presque du contrôle que euh de la récupération. Et pour nous, les points de récupération qui iront pour le bâtiment nous permettent dans les écorégions d'organiser de véritables mines des villes. C'est-à-dire on commence par récupérer votre matériel puisque c'est 70 % des déchets de on récupérera le reste aux autres. On leur dira, dites donc, vous pouvez le faire puisque le bâtiment le fait et c'est eux qui ont le plus gros morceau. Ces questions-là sont cruciales pour l'avenir du pays. Il nous faut impérativement récupérer, recycler en masse et naturellement non seulement
vous mais les autres. Enfin, le dernier élément et ben c'est le logement. Je vais il faut bien que je au moins que je donne un exemple. Dans les les 400000, il y en a 200000, c'est du logement social, ça on sait faire. Et puis après, il y en a 30000 pour les jeunes, il y en a 40000 pour les seniors et il m'en manque 10000. Je sais plus où ils sont. Mais restons sur ces chiffresl, c'est les seuls qui comptent à l'instant de ma démonstration. Et pour conclure, c'est le logement des jeunes. Mais je veux encore sous-préciser le logement des jeunes en formation. Messieurs, si vous ne mettez pas davantage d'internat collé à vos lycées professionnels du bâtiment, il vous manquera des bras, il vous manquera des têtes. C'est une certitude et notamment si vous envisagez de
féminiser les métiers autrement que par la dioride la pénurie de bras. Si vous voulez obtenir ce résultat, vous devez développer le logement. Alors, je dis vous, c'est-à-dire nous l'État, la République et évidemment loger nos étudiants. Si nous renonçons à cultiver de la matière grise, nous serons un pays pauvre. Nous n'avons que cela. De l'intelligence à cultiver, que ce soit l'intelligence dans le lycée professionnel, dans les voies générales et cetera. J'ai une dernière demande à vous faire s'il vous plaît. Il paraît que vous pouvez pas amener les gens jusqu'au niveau ingénieur. Vous vous allez finir par tomber parce que vraiment à côté du trou. Bon, vous pouvez pas amener les gens jusqu'au niveau ingénieur. Et bien, si vous ne pouvez pas les mener jusqu'au niveau
ingénieur, ce que je comprends parfaitement, je suis pas en train de faire de la de la démagogie au diplôme, et bien messieurs, inventer le poste de travail juste avant ingénieur ou qui est l'assistant de l'ingénieur mais donner les moyens à tout jeune homme, toute jeune femme qui fait un CAP de peinture de terminer assistant d'ingénieur parce que c'est une belle et grande carrière dans la vie. Voilà. Merci monsieur Bélenchon. Première question à Stanislas Lacroix. Monsieur Mélenchon, vous vous savez qu'on est un secteur assez sensible sensible au changement. On a besoin de stabilité, on est sur des cycles longs, le bâtiment réfléchit à horizon assez
longue et l'industrie qui approvisionne le bâtiment par ses équipements a besoin aussi de cette stabilité. Comment voyez-vous les choses puisque vous avez un certain nombre d'impulsions où on sent que vous cherchez à amener une vraie différence dans vos politiques ? Comment du coup permettre d'avoir cette confiance, s'assurer que cette perception de stabilité que nous appelons de nos vœux soit là et qu'elle permettent de continuer à assurer les rénovations dont nous avent besoin dont on a besoin et des aides dont on a besoin pour assurer ces rénovations. Douce musique, vous voilà devenu tous amis du temps long. J'ai connu une période où on ne parlait que du temps court, de la réactivité, de la l'agileté et que sais encore comme
fadaise. Car naturellement il y a dans les lois de la nature et dans la vie des cycles longs et des cycles courts. Et qui ne sait composer avec l'un et avec l'autre ne sait rien faire. Là, nous avons aujourd'hui un cycle court devant nous. Nous avons une situation d'urgence sociale. Il faut donc se retrousser les manches et à toute vitesse se mettre au travail pour récupérer dans ces 2800000 personnes des gens qu'on puisse immédiatement loger et cetera. Je ne vous refais pas la première partie de mon discours. Maintenant, les Français doivent réapprendre ce qui était une de leurs spécialités le temps long. Car nous étions un pays capitaliste qui avait un plan et le général de Gaulle appelait ça l'ente obligation. Inutile de vous dire que le mot ardent prendra
une autre signification dans ma bouche, mais que je le fais tout, je le prends tout à fait à mon compte. Ardente obligation. Donc vive la gestion du temps long. Notre idée est qu'il y a le temps long et qu'il a son outil, la planification écologique. La planification c'est un engagement. J'ai dit nous modifions les règles du compromis social dans notre pays. La règle est la suivante : si vous donnez comme contrepartie le respect du plan, vous aurez des aides. Si vous ne donnez aucune contrepartie, vous n'aurez rien. Vous avez le droit d'entreprendre librement. Ce droit constitutionnel ne vous sera jamais disputé. Mais il est écrit nulle part dans la constitution qu'on est obligé d'aider des gens qui veulent pas aider leur pays. Par conséquent, si vous entrez dans les
objectifs du plan, l'État se mettra à l'aide pour atteindre les objectifs du plan parce que c'est son intérêt. Premièrement, la planification. Deuxièmement, un nouvel outil. Alors, j'avance doucement parce que ce sont de Rén avant mes méthodes. Je vous ai bien brusqué dans le passé. Voici venu le moment où il faut y aller plus tranquillement pour faire comprendre ce que je veux. Il dit oui, c'est pas exercelle c'est des malins alors oui oui il me voit arriver où j'en étais le temps long et comment on va s'y prendre. Il vous faut un nouvel outil. L'État républicain dans l'histoire s'est toujours adapté aux objectifs politiques de la période politique qu'il traversait. L'État républicain a épousé la cause du
néolibéralisme, c'est-à-dire qu'il a passé le plus clair de son temps à se faire à détruire des pas entiers de son activité des moyens de contrôle. Imaginez-vous quand on demande madame Aurélie Trouvé qui se trouve là au premier rang demande à l'État quel moyen ils ont de connaître les marges des raffineurs, pas des distributeurs. Le distributeur, c'est le pauvre gars qui est là dans sa cahute et qui vous met euh non mais les raffineurs. Et bien il n'y a pas de réponse messieurs. Euh si vous voulez savoir combien de gens bénéficient de quelle aide particulière, il n'y a pas de réponse. Alors à quoi bon un état s'il ne peut remplir sa fonction ? Vous avez besoin d'un nouvel outil étatique. L'État doit changer. Alors, on m'accuse déjà de vouloir reprendre en main. Bah oui, l'État est
au service de la décision nationale, pas l'inverse et par conséquent, il faudra faire ce qui aura été décidé. Et pour ça, il faut un état qui se sache se spécialiser. C'est le thème des écorégions, c'est-à-dire des régions bâtises sur des nécessités écologiques. Les nécessités écologiques se régleront pas avec les mains et les ongles. Elles se régleront avec des machines, avec du savoir-faire, avec des ingénieurs, avec des matériaux ressourcés. Par conséquent, vous êtes à nouveau en première ligne puisque c'est vous qui dans ce domaine produire et la collecte et le règlement en amont des matériaux que vous utilisez. L'État écorrégional va vous permettre d'atteindre ces objectifs de continuité dans la durée car l'État signera avec vous des
contrats, des engagements mutuels. L'État s'engage à ne pas changer ceci ou cela et vous vous engagez à atteindre tel ou tel objectif. Voilà, j'ai donné quelques éléments pour la collecte. Je termine quand même là-dessus parce que après mon passage ici, je voudrais bien qu'il y ait deux ou trois réponses qui me viennent. puisque le privé est pas capable, ce qui moi ne me surprend pas, il faut qu'il y ait un instrument public puisque c'est vous qui le payez, vous allez pas être compte qu'on vous ramasse quand même les les déchets que vous faites. Donc vous serez mes alliés dans cette affaire et moi je pourrais m'appuyer sur ce qu'on aura fait ensemble pour dire aux autres d'en faire autant parce que nous aurons les lieux, les compétences et les métiers. Et on
aura atteint en un coup, pour peu qu'on s'entende bien, on aura atteint en un coup un des instruments essentiels car si on veut une économie circulaire, le point de départ c'est le point de collecte. C'est pas traité, tout le reste on sait le faire mais on a besoin de point de collecte qui soit raisonnable qui vaille pour les gros émetteurs si je puis dire mais aussi pour les petits. Il me faudra vraisemblablement si j'écoute ce qu'on m'a dit dans l'économie sociale et solidaire un point tous les 20 bornes. C'est trop, on saura pas le faire mais on peut en avoir à des distances. de 40 km. Un point de collecte spécialisé ou pas, à mon avis, il vaut mieux qu'il soit général si on veut que ça marche et qu'ensuite on organise la collecte générale. Voilà la réponse que je vous
fais. Ce n'est donc pas des promesses, c'est un c'est un contrat. Si vous faites pas votre partie, on fera quand même la nôtre mais avec des boîtes publiques. Moi, je préfère que on travaille sur la base d'un compromis où en effet, là je vous donne raison, on peut pas changer les règles tous les 8 jours. Changer la règle d'attribution de euh la prime rénove, là c'est absurde. On est certain du résultat. Il ne se passe plus rien au bout d'un moment parce que personne ne peut s'engager à prendre du personnel ou à faire des formations si un an après la règle a changé. Donc sur ce point, je peux rien faire d'autre que dire c'est vous qui avez raison les professionnels. Ça peut pas durer comme ça. Donc lisibilité c'est le plan, visibilité c'est le plan. Et stabilité et ben c'est ce que je
viens de vous dire, c'est le contrat. Juste peut-être une petite précision. Faut-il comprendre, monsieur Mélenchon, que du coup vous êtes favorable à la stabilité sur les C2E ? Non non non. sous bénéfice d'inventaire, cher monsieur, de ce qu'il y a dedans et de ce qui correspond aux objectifs que je viens de fixer. Si je dois trouver là-dedans des choses que personne ne peut faire, je n'en vois pas l'intérêt. Par contre, si il y a des choses que tout le monde peut faire et qui ne s'y trouve pas, je vois l'intérêt de de l'y mettre. Voilà comment je je règle le problème. Mais pour vous dire franc, je n'ai aucune confiance dans ce qui a été décidé pendant les 10 dernières années. J'ai assisté à une partie de l'édiction de ces règles. Je n'y crois pas. Tout
est idéologique là-dedans. C'est l'idée que moi en contrôle, mieux tout va se passer et c'est le contraire qui s'est produit. Donc vous êtes des hommes réaliste à la tête de d'entreprises qui représentent une part considérable de l'activité du pays. Vous et nous, quoi que vous pensiez de nous et quoi que nous on pense de vous, on est obligé de s'entendre et on va le faire. Mais il faut que le compromis, on se comprenne bien. Nous, notre but, il est de nature écologique. Et je suis sûr que vous aussi comme homme, comme citoyen, j'en sais rien moi, comme père de famille, comme ce que vous voulez, il y en a pas un parmi vous qui peut dire "Je m'en fous le climat, non, c'est pas vrai, ça chauffe pas." C'est pas vrai. Donc on doit avoir une discussion rationnelle
qui va tenir à condition, encore une fois, je l'ai dit, il faut qu'on ait un pacte productif. On s'entend sur ce qu'on va produire, si on peut, comment on va le produire, mais ça c'est une affaire de formation au c'est la phase formation. Donc on peut arriver à s'entendre dans des conditions. Après bon alors vous entendrez le museau comme je vais vous dire qu'on passe le SMIC à 1700 mais déjà je vous reconnaissant de pas avoir commencé votre interrogatoire par les les cotisations sociales euh les taxes et le reste dont ma tête est plus que saoulée. Question de Frédéric Carélchon, la la vraie vie de nos entreprises aujourd'hui elles souffrent énormément. La vraie vie de nos entreprises aujourd'hui elles souffrent énormément. Elles font 1 à 2 % 1 à 2 % de marge et
on est dans un secteur qui souffre et nos TPE et artisans sont soumis à une concurrence déloyale très forte. Trois exemples. Euh le premier c'est de que les maîtres d'ouvrage font de la sous-traitance en cascade et les entreprises arrivent sans qualification. Deuxème exemple, la réglementation à l'entrée à nos métiers hein. Aujourd'hui, on le voit que pour être boulanger, pour être coiffeur, pour être taxi, il faut des qualifications et pour le bâtiment non. Et pourtant, au combien c'est important. Et euh 3e exemple, c'est les auto-entrepreneurs. Aujourd'hui, on s'improvise pas entrepreneur et donc il y a une distorsion sur la TVA. Aujourd'hui, nos entreprises en souffrent. Quelles sont vos solutions pour cette concurrence déloyale ? Alors, vous avez raison de parler de
concurrence déloyale parce que ça a été organisé pour ça. Mais moi, je tourne pas autour du pot. Ce n'est pas hasard d'avoir accumulé les moyens de la concurrence des loyals. J'ai pas vu, je suis pas au courant. Si tout le monde était au courant que ça allait mal tourner. Ça a commencé quand on m'a créé le statut d'auto-entrepreneur. Ce fut une discussion à l'époque, je devais être sénateur. Je me rappelle qu'on a discuté. Je faisais partie de ceux qui disaient auto-entrepreneur égal autoesclave. Je me trompais sur un point que j'avais sous-estimé. C'est la volonté de liberté individuelle qui existe dans l'auto-entrepreneuriat. C'est-à-dire que des gens qui sont auto-entrepreneurs se maltraite en effet beaucoup eux-mêmes parce qu'ils
travaillent beaucoup, durement, des fois sans les moyens qu'il leur faut, par goût de la liberté. C'est-à-dire, ils ont le sentiment qu'on ne leur donne pas d'ordre et qu'ils construisent leur vie. Par conséquent, il mérite mieux que euh les remarques de type purement idéologique que j'en faisais à l'époque. Pour autant, ça n'a rien changé à ma manière de voir. Ça ne peut pas continuer comme ça. Nous avons voté contre l'abaissement du seuil de cotisation sur les TVA. Pourquoi ? Parce que ces gens sont des malheureux. Je ne vous dis pas que vous ne l'êtes pas, j'y viens dans un instant. Mais commençons par considérer la position du plus faible et du plus et du plus frappé. Ce sont des malheureux pour beaucoup d'entre eux. Alors évidemment, peut-être que vous allez en trouver 1 2 3 4 cas
qui s'en sort à merveille mais la masse non. Si vous saviez comme nous avons pu être nous-même, on était stupéfait, célébré jusque dans la rue, les gens venaient nous dire formidable ou et alors on parlait des jeunes la plupart du temps. Donc on voit qu'il y a là, il faut trouver une solution qui permette aux auto-entrepreneurs de fonctionner dans des collectifs et notamment que pour tous ceux qui sont auto-entrepreneurs au service des commandes d'une plateforme, la règle que nous avons fait adopter au Parlement européen et qu'il faut faire adopter dans ce pays mais le gouvernement ne veut pas qui est présomption d'emploi. C'est-à-dire que quand ils travaillent pour une plateforme, parce que c'est souvent le cas, la plateforme soit présumé être
leur employeur. Maintenant, je viens au concret du travail quotidien. Déjà, si vous réglez ça, on a réglé votre problème parce que tout le monde va se retrouver à condition égal de compétition. Un auto-entrepreneur, son but c'est pas de vous écraser, c'est de bosser. C'est pas de ne pas payer, c'est de pouvoir payer. Par conséquent, avec eux aussi, il y a un bon compromis possible. Je viens au dernier point. C'est le travailleur détaché. Alors, vous en avez pas parlé. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous en avez un combien vous en avez ? 100000 dans la branche. J'ai demandé ça ce matin. J'ai dit "Mais à la fin combien il y en a là-dedans ?" Parce que ça discuté. J'avais été voir ceux de la FNB là qui m'ont qui m'ont invité, hein. Quoi ? Oui, oui, c'est ça. Voilà.
Ils m'ont invité à au centre de formation. On a discuté, on a passé toute l'après-midi ensemble et on bon, on a parlé des travailleurs détachés. Il y en a un qui me dit non mais les cotisations sociales il pêche. Monsieur les truc allez raconter ça à quelqu'un d'autre qu'à moi. Je sais bien que c'est pas vrai. Ça n'existe que pour ça. Le travailleur détaché c'est de la délocalisation à domicile. Le travailleur détaché on lui a imposé de payer des cotisations dans son pays. Vous voulez qu'on parle des cotisations sociales des pays qu'on a fait d'entrée dans l'Union européenne de la Roumanie et d'autres pays comme ça ? Enfin soyons sérieux. Donc je il paye les côtises ici ou bien il reste là-bas. Mais des fois on en a besoin, on a besoin de bras aussi faut être malin. Donc il faut que
ils puissent s'ils veulent continuer à travailler ici mais au tarif d'ici. Personne ne viendra chez nous avoir une situation qui par sa propre sous-évaluation va va couler des boîtes françaises. Je me rappelle de gens qui étaient venus me voir à Perpignan. C'était des entre des petits entrepreneurs et le les gars m'ont dit "Écoutez, nous on a envie d'être honnête, monsieur Mélenchon, on veut pas tricher, on veut pas tricher, on n'aime pas ça, on veut respecter la loi." Mais nous dit "Mais qu" Ils me disent "Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse là ? C'est de la concurrence desloyales." Et le gars me dit, je savais pas quoi lui répondre, il me dit "Alors, qu'est-ce que vous me dites de faire ? De prendre moi aussi des travailleurs détachés pour pouvoir avoir
ma part du gâteau qui me reviendrait." Et ça m'a beaucoup ébranlé parce que ce dont je suis en train de vous parler, ça s'est passé il y a presque 10 ans et ça m'est resté à l'esprit parce que ce que ce gars était venu me dire, c'était pas je vous demande ceci, vous faites en sorte que cela c'est dire nous on veut que ça se passe à la loyale donc je vous prends en mot. Si c'est à la loyale, vous m'aurez pour allié, ça c'est sûr. Et allié à main de fer parce que comme c'est déjà décidé, ça sera appliqué. Jean-Christophe répond question. Ta main de chair, c'est peut-être de trop, ça vous fait peur C'était peut-être un un poil excessif mais on n pas bougé. On n pas bougé sur la formation initiale et continue et et j'ai bien reconnu le ministre de l'enseignement professionnel. Vous avez
pas beaucoup parlé de l'apprentissage et des CFA et bien évidemment bien évidemment. et et souvent je sais que vous mettiez l'accompagnement de des entreprises dans dans l'apprentissage comme des des des avantages fiscaux et et donc je voudrais revenir là-dessus parce que vous savez que l'apprentissage est structure pour partie l'artisanat et que nous sommes très attachés à l'opérationnalité des des des jeunes que nous prenons jusqu'à 30 ans maintenant euh quel que soit leur niveau de formation euh et et le et nous voulons nous qu'ils aient un cursus de formation comme un cursus universitaire en apprentissage et donc cet accompagnement qu'est-ce que vous en faire ? J'ai cru comprendre dans votre introduction que c'était plutôt le lycée pro mais je je pose la question parce
que pour nous c'est non mais c'est important parce que vous avez parlé que de lycée professionnel, vous avez pas parlé de CFA ni d'apprenti. Donc je pose la question. Bon, alors d'abord quand je parle de lycée professionnel, je parle comme vous le savez très bien cher président aussi de d'apprentis parce qu'il y a des apprentis des lycées professionnels. Moi, je n'ai pas une croisade contre l'apprentissage. C'est pas l'apprentissage dans certains domaines. Non, non, non, mais écoutez-moi, je je moi je cache rien. Je suis pas en train de vous raconter des histoires pour les embellir. Je vous dis les choses comme elles sont dans mon esprit et vous en faites ce que vous voulez. Moi, je n'ai rien contre l'apprentissage, mais j'ai tout contre les arnaques. Alors, imaginez qu'on va mettre de
l'apprentissage dans l'enseignement supérieur. On en a déjà mis beaucoup. On en a déjà mis beaucoup. Et ça coûte horriblement cher parce que si on a inventé l'université, si on a inventé les IUT et compagnies, c'est aussi parce que c'est une mutualisation. Bon et d'une, je laisse de côté. Je reviens au niveau où vous le posiez. Je pense c'est l'apprenti qui vient niveau CAP et qui va préparer un bac pro ou un BT. C'est ça. Voilà. Bon, très bien. Alors, bienvenue euh à ce jeune pour commencer. Deuxièmement, alors maintenant, une fois qu'on a dit ça, non pas partout et c'est pas la seule méthode. Et surtout, par pitié, cher président, ne venez pas me parler d'Allemagne parce qu'à chaque fois qu'on parle de l'apprentissage, j'ai droit au numéro de violon sur
l'Allemagne. Alors, ça n'a rien à voir. D'abord qu' qu'on se comprenne bien. En Allemagne, vous rentrez au niveau CAP, vous pouvez finir PDG. parce que vous avez une structure interne de valorisation, de formation tout au long de l'existence. En France, on peut trouver la même chose au niveau de la toute petite entreprise. Tu entres apprenti au CAP et tu peux à la fin être celui qui prend la suite parce que le patron t'a à la bonne, parce que ça s'est bien passé et tout ça. Donc ça existe. Mais en France, on n' pas fait comme ça. On fait une filière de formation et puis les gens entrent comme ça. C'està-dire ils entrent pas à un niveau de qualification. Voilà, c'est un système qui correspond à quoi ? À une expérience de la vie. Les
très haut ingénieurs que nous avons dans notre pays, ceux qui sont à l'école polytechnique, c'est Napoléon qui a inventé ça parce qu'il avait besoin d'ingénieur pour l'artillerie. Et bon, tout le monde est l'héritier d'une histoire. Donc l'Allemagne est l'héritière d'une longue histoire de la social-démocratie et des pactes politiques entre le Parti socialiste et le syndicat majoritaire. Bon, c'est une autre tradition. Nous les français, on a fait comme ça. Alors, essayons de voir comment tout ce qu'on vient de faire là peut aussi continuer à profiter. Faut-il des apprentis ? Oui. Faut-il en mettre 800000 d'un coup ? Non. Voilà. C'est aussi simple que ça parce que c'est une absurdité. L'appareil était pas prêt à digérer 25 % des contrats rombus au bout
de 3 mois. Alors, je mets pas en cause, je mets en cause ceux qui peut-être savaient pas et puis en plus le jeune il est parti. Quand il est parti, il est parti. Tu demandes pas en plus au patron de lui courir derrière. Bon, ça ça n'a pas marché. Et puis alors après pour les statistiques, c'est grandiose he parce que comme tous ces jeunes gens relèvent du code du travail, ce sont censés être des emplois. D'accord ? Donc quand on a fait le calcul de la productivité du travail, en un an tout d'un coup touchouf, on avait perdu je sais pas combien de points et chacun de s'arracher les cheveux en traitant les ouvriers de de bon à rien et de feignant. Je dis pas vous hein, c'est dans l'industrie qu'il y en a qui sont risqués à ça. Pour le peu qui reste, ils sont pas devenus plus malins. Donc ça
c'est pas acceptable. Si on veut accueillir, faut s'assurer des conditions de l'accueil et il faut s'en assurer pédagogiquement autant que simplement en angle de place. Pardon s'il a pu m'arriver de dire qu'il y avait de l'abus, c'est quand on a commencé à donner en plus de ce qu'on donne aux jeunes qui sont en apprentissage 6000 balles ou 8000 balles pour les accueillir. Alors là, excusez-moi, mais oui, j'ai tordu le nez, ça m'a pas plu et je trouve que c'est pas la bonne idée. Sauf si on pouvait mettre en commun, pourquoi on fait ça ? Toujours pareil, je suis contre l'arrosage sans contrepartie connu. Comment se fait-il que des patrons qui prenaient des apprentis tout d'un coup aient besoin de 6 à 8000 balles pour les prendre ? Ah, c'est quand même un problème. Donc
imaginez-vous qu'un pauvre diable comme moi, voyant ça de l'extérieur se pose des questions. Donc encore une fois, il y a pas d'hostilité de principe. Il y a à quoi ça correspond, à quoi on veut arriver et combien on en veut à la sortie. Aidez-moi à faire en sorte que quand on va faire le tour de tous les lycées professionnels, arrêter de vendre les bâtiments et rediscuter entre nous de la taxe professionnelle pour arrêter la compétition qui nous fait perdre du temps et de l'argent aux uns et aux autres à l'état par le nombre de gens qu'on y met pour courir derrière et vous aussi dans vos CFA. J'ai pas l'intention de dire du mal de vos CFA, ça va. J'en ai vu deux ou trois. J'étais pas content qu'on ait pris le mot faculté des métiers parce que je venais d'inventer
les lycées des métiers. Je me suis dit ils sont malins, ils me collent après. Mais il faut bien reconnaître que c'était une trouvaille parce que ça valorisait et c'est difficile de vous en faire le reproche. Donc j'ai pas l'intention de critiquer mais messieurs, j'attire votre attention sur le fric que ça coûte parce que ça coûte plus cher que l'enseignement public. Mais ça c'est peut-être une autre discussion. Donc pour les apprentis, il y a pas de non, il y a du oui, mais l'essentiel pour moi, c'est quand un jeune, homme ou femme, a obtenu son CAP et que il veut aller au BT, comment il fait ? C'est pas forcément chez vous, mais peut-être que c'est chez vous. Comment on fait ? Ensuite, une fois qu'il est là, comment il va passer ? Je revois des scènes
encore les les momes qui avaient dans le lycée si tu allais du CA si on allait du CAP à bac professionnel tous les momes qu'on interrogeait à CAP on lui dit tu vas aller au bac oui pourquoi pas tu allais ailleurs où il y avait pas le bac ou ça paraissait la marche paraissait élevée donc j'insiste le la bonne formation c'est celle qui fait filière et qui garantit qu'on pourra passer si on bosse d'une étape à l'autre Je peux pas mieux vous répondre dans le moment. Maintenant, si vous voulez qu'on diminue la prime, moi je suis d'accord. Le temps tourne très vite, monsieur Mélenchon, c'est maintenant la question finale. Vous avez parlé au début de votre intervention d'une crise du logement qui est subie par de nombreux
Français qui ne trouvent pas à louer. Il y a aussi des Français qui ne trouvent pas à accéder à la propriété. Si vous êtes élu président de la République, quelles sont les trois premières décisions que vous prenez en la matière pour commencer à débloquer la situation ? Déjà, ça s'améliore d'habitude, on m'en demande une. Alors, je dis bah la poudre de perle pimpin la baguette magique, ça me paraît bon. Non, mais attendez, déjà vous aurez une différence, c'est que vous aurez quelqu'un qui connaît quelque chose. Deuxièmement, quelqu'un qui croit à la production. Je la discute, je discute son contenu, ses processus et tout le reste, mais je sais qu'on peut rien faire si on produit pas. et que pour produire, il faut produire top niveau parce que sinon on est dévoré
de l'intérieur par le niveau le plus faible. Donc la première chose, c'est de rassembler l'argent dont on a besoin pour faire cette relance massive et rapide du logement social. Il y a 2,8 millions de gens qui attendent d'avoir un logement. C'est une honte. J'ai dit c'est le premier sujet de maltraitance sociale. Maintenant je dis le deuxième car le premier sujet de maltraitance sociale c'est les gens qui n'arrivent plus à manger à leur faim dans notre pays 9 millions de personnes. Par conséquent premier élément rassembler l'argent. Deuxièmement mettre en place des dispositifs qui ne changent pas sans arrêt et qui puissent fonctionner immédiatement. C'est dans le domaine de la réhabilitation qu'il faut faire le
plus gros effort et l'endroit qui fait le plus mal, c'est le reste à charge. Si nous réglons la question du reste à charge, comment on le finance, par rapport à quoi, qu'est-ce qu'on enlève, qu'est-ce qu'on rajoute, où il faut prendre de l'argent, à ce moment-là, on aura réglé de quoi faire une relance massive de la réhabilitation des des logements. Voilà les deux points. Et le troisième, c'est pour nous tous. Une fois qu'on aura fait ces deux points là, Bzou, ça va démarrer tout seul. Le 3è point, c'est les points de collecte, le service public de la collecte des déchets. Un pour que l'argent que vous y consacrez est un sens. Pour l'instant, vous lu vivez comme une taxe euh qui est une un pur abus de pouvoir parce que vous ne voyez pas la contrepartie venir. Remarquez que
vous vous demandez des contreparties. Alors, vous étonnez pas que moi aussi. Donc ça c'est le le point qui va servir à tout le monde. L'intérêt général, vous le servez quand vous construisez bien, quand vous réhabilitez bien, mais l'intérêt général des c'est que les écorégions fonctionnent. Et pour ça, nous puissions mettre en France une vraie industrie circuit économique circulaire, de l'économie circulaire. Nous les français, nous savons travailler avec des plans. On a tout le temps fait ça. Vous allez à la forêt de joue, vous allez trouver les sapins plantés par Richelieu pour la marine nationale. Bon, ils y sont toujours. Nous avons toujours été comme ça. Pourquoi bouder la chose que nous savons faire, nous organiser pour passer en tête ? Alors, c'est votre domaine mais
ça sera aussi le domaine de l'espace. Ça sera aussi le domaine, il y a plein de domaines où les Français peuvent largement courir en tête. Voilà ce qu'on pourrait faire ensemble. Ça me semble un bon début. Jean-Luc Mélenchon, merci. Votre grand oral est terminé.
Jean-Luc Mélenchon