La canicule est-elle politique ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Faut-il généraliser la climatisation ? La France est-elle en retard dans l'adaptation au changement climatique ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce que l'écologie est encore une priorité pour les Français ?
- 2:05RelanceRéponse partielle
Vous entendez ce que dit la ministre ?
- 3:20FerméeÉludée
Le fonds vert a-t-il été réduit ?
- 4:03RelanceRéponse directe
Le fonds vert est-il une hérésie ?
- 4:39FerméeRéponse directe
Qui a mis en place le fonds vert ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Chiffre
« Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais, puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. »
- 1:24Fait
« Nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100, qui est le scénario central du GIEC. »
- 4:39Fait
« Le fonds vert, il a été mis en place en 2022. »
- 14:20Fait
« La lutte contre le dérèglement climatique a été en bas des motivations des Français en 2020. »
- 17:28Fait
« Les Français font déjà trop des efforts demandés aux pays étrangers dans un contexte où la question internationale intéresse de plus en plus. »
Temps de parole
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La France suffoque avec des records de températures qui tombent chaque jour et ce n'est pas fini. Les températures s'annoncent élevées jusqu'au moins la fin de la semaine plus de la moitié du pays est en vigilance rouge, des températures qui échauffent aussi le débat politique. Faut-il généraliser la climatisation ? La France est-elle en retard dans l'adaptation au changement climatique ? Y a-t-il eu inaction climatique de la part d'Emmanuel Macron ? Vous allez en débattre. Bonjour Agnès Pannier-Renaché, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes ancienniste de la transition écologique. C'était entre 2022 et 2025. Françoise Degoy, bonjour. Merci également. Mais ça va vous-même ? Oui, très fort. Et Frédéric Dhabi, bonjour Frédéric.
Merci également d'être avec nous, directeur général opinion de l'IFOP. Vous nous direz, Frédéric, notamment qu'elle est aujourd'hui... Est-ce que l'écologie est encore une priorité pour les Français ? On va évidemment en débattre. D'abord, Agnès Pannier-Runacher, est-ce que selon vous, il y a une responsabilité politique dans la canicule actuelle ? La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc il y a une responsabilité collective, puisque dès 1972, Meadows alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années,
très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais, puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a a été drastiquement améliorée, 30 % de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100, qui est le scénario central du GIEC.
Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher – Vous la connaissez bien, vous savez, moi j'ai travaillé avec quelqu'un qui s'appelle Ségolène Royal, je veux bien que Macron, Emmanuel Macron et ce quinquennat, cette décennie ait réinventé l'écologie, enfin bon, je rappelle la congresse. – C'est pas ce que je dis, moi je donne juste des chiffres très C'était très factuel et très... Là où je vous rejoins, 92, je me souviens très bien, le sommet de la Terre à Rio, Ségolène Royal rentre et dit à Dominique Strauss-Kagne qu'on va avoir un problème. Et à cette époque, et c'est valable à droite aussi,
arrête de nous emmerder avec tes problèmes de filles. C'était ça qui circulait quand même dans les ministères. L'écologie, c'était le truc des filles. Il ne fallait pas s'en inquiéter. C'était une sorte de truc vaporeux. Et voilà où on en est. C'est peut-être un peu méconnaître ce qu'a fait Borloo et le grenelle de l'environnement, qui a été un des moments politiques les plus lourds. Je voudrais juste casser la légende urbaine sur vos chiffres. Vous savez très bien que le fond vert a été divisé par trois. Et qu'il a été mis en place par notre Je voudrais terminer. Vous savez très bien qu'il a été mis en place par Christophe Béchut, je connais très bien, je suis ses questions comme vous, peut-être moins que vous car vous avez été ministre, mais j'ai toujours un œil aguerri dessus.
Vous savez très bien que ce fonds vert est passé de 2 milliards à à peine 830 millions cette année. Vous savez très bien que ce fonds vert, c'est une très bonne idée, est là pour aider les collectivités territoriales à s'adapter et que vous l'avez divisé par 3. Par 2 ou par 3 ? Par 3, vous le savez très bien, donc c'est pas la peine de mentir sur les chiffres. Ce n'est pas vous que je mets en cause. Je dis juste qu'entendre par exemple Gabriel Attal, péroré sur l'écologie en ce moment, comment dirais-je ? Et le climat. Alors que ça fait 10 ans qu'il y a ce gouvernement qui gouverne et que vous avez tous été aux manettes. Expliquez que vous avez tout bien fait me fait sourire.
Aujourd'hui, vous demandez à n'importe quelle maire de gauche ou de droite, le fond vert, c'est une hérésie. Il est passé de 2 milliards à 837 millions et vous le savez, ce n'est pas la faute de la gauche ni de l'extrême-droite. Moi, je veux juste que vous êtes en train c'est rendre hommage au fond vert. Or, qui a fait le fond vert ? Non, mais ça en s'affiche ! Ah bah si, c'est important. Parce qu'il n'y avait pas de fond vert avant. Parce que la gauche que vous saluez et qui prétend être à la manœuvre, qu'est-ce qu'elle fait aujourd'hui Elle dit qu'il ne faut pas remettre en cause le fonds vert alors qu'elle ne s'est pas battue pendant les arbitrages budgétaires l'année dernière sur le fonds vert. François, on va juste vous laisser répondre et après vous vous répondrez.
Voilà, je veux dire, le fonds Le fonds vert, il a été mis en place en 2022. Il a effectivement la plus grosse enveloppe sous Gabriel Attal, sous Gabriel à l'attal. Et lorsqu'on négocie le budget l'année dernière avec la gauche, par un mot, par un mot sur le fonds vert. C'était la demande principale des écologistes. Je ne peux pas vous laisser dire d'un. Non mais c'était 50 millions pour le fonds Moi, j'y étais à la négociation, Françoise de Gouart. J'y étais dans la salle. Je peux vous montrer les textos. François, Mme Pagnon-Naché finit sa phrase, après, vous lui répondez. Non, mais moi, ça m ennuie parce que l'écologie ne peut pas être, comment dirais-je, l'écologie au stade où nous en sommes,
nous ne pouvons pas être dans la mauvaise foi. Ce fond vert, c'est pas à cause de la gauche. Mais je partage avec vous. Il a pas baissé à cause de la gauche, il a baissé parce que c'est les arbitrages de Sébastien Lecornu avec Emmanuel Macron. Et je pense que vous-même, en coulisses, vous êtes assez furieuse de cela. Donc il y a l'honnêteté de le dire. Non mais Françoise Degoy, reprenons les choses. En 2017, le budget d écologie, il était 10 milliards d'euros. En 2025, il est de 20 milliards d'euros. Et le fond vert, c'est le président de la République qui l'a inventé. Alors peut-être que ça embête Sigolène Royal et toute la gauche... On va demander à les millions de points se font. Mais la réalité, c'est que le doublement du budget,
c'est le président de la République et la multiplication... Frédéric ! Non, mais on va en débattre. J'essaye d'être mathématique et rationnelle. Juste Frédéric, est-ce que les Français, quel regard ont les Français justement sur le bilan écologique d'Emmanuel Macron ? Vous voyez, ça fait débat. Alors j'ai envie de dire, c'est une question qui se pose moins. Il y a eu beaucoup des sports au début du premier quinquennat. Nicolas Hulot, qu'on ne veuille ou pas, il incarnait très fortement ces questions-là. Son départ, comment dire, décontenancé. Il y a eu l'idée de la proximité d'Emmanuel Macron avec les chasseurs, il y a eu l'affaire du Gifozal. Mais je suis frappé de voir que ce n'est plus un point de
grief à l'égard d'Emmanuel Macron, qui est au contraire crédité d'être le président des crises. Et dans les crises, puisque quand les Français, maintenant on arrive à la fin du mandat, ils ont un regard sévère. On vient de publier notre baromètre Ifop Hendrix pour l'opinion. Il y a quand même 78 % des Français mécontent d'Emmanuel Macron, mais il le crédite. C'est la fin du mandat, son socle est là. Dans des questions plus gentilles, bonne mauvaise opinion, il a un tiers de bonnes opinions. Il est même au-dessus de ce qu'était François Hollande en en 2017 et Nicolas Sarkozy en 2012. On le crédite d'avoir suggéré le pays par une période de gros temps, c'est-à-dire les gilets jaunes.
Le Covid. C C'est-à-dire le Covid, bien sûr. Le Covid sort énormément. Et donc par capillarité, la crise climatique que nous vivons, les gens ne disent pas, on lui fait une confiance absolue, mais ils considèrent que les choses sont gérées. On n'est pas du tout dans le contexte 2003, que j'ai connu, j'étais à Paris à ce moment-là, où les Français avaient eu le sentiment d'une vacance du pouvoir. Jacques Chirac absent, Jean-Pierre Raffarin muet, l'image terrible du ministre de la Santé de l'époque en polo au bord de la piscine, etc. Et puis les 15 000 morts là, je me trompe peut-être mais on ne parle pas aujourd'hui peut-être qu'on le fera dans quelques semaines de surmortalité liée à la canicule que nous vivons tout ça, si je puis dire
Donc là il y a un sentiment d'une crise climatique gérée par le gouvernement mais on a une sorte de hiatus que je trouve assez frappant quand on regarde les dernières élections municipales dans les déterminants du vote la lutte contre le dérèglement climatique a été en bas des motivations des français en 2020 c'était quasiment en haut en 2020 on avait les manifestations pour le climat toutes les semaines si j'étais pas méchant un parti écologiste qui parlait d'écologie plutôt qu'essayer de rabbi baucher olivier et jean luc si j'ai pu dire et qui était vraiment sur les questions environnementales et qu'on le veuille ou pas qui arrivait à
motiver à mobiliser l'opinion publique là on a un hiatus entre des français extrêmement inquiets et qui ont on le voit depuis quelques jours ici et dans en france et dans le monde ont compris que le climat qu'il le dérèglement climatique était une réalité. Les climato-sceptiques sont extrêmement minoritaires, mais d'une part, on a un discours du c'est foutu, c'est inéluctable, on n'y arrivera pas, ce qui limite la mobilisation, et puis j'ai déjà dit sur cette antenne on a un effet lié à la globalisation de l'opinion publique sur le mode mais sur les Anglais tirés les premiers c'est-à-dire les français ont le sentiment par rapport à ce que vous dites Agnès
sur oui on a baissé les gaz à effet de serre en France c'est que les Français le savent plus ou moins en Ile-de-France ça a été fortement mis en avant par la majorité socialiste de Paris aux élections municipales on fait bien et demandez plutôt aux Américains, aux Russes, même aux Allemands de fermer leur centrale à charbon. Donc il y a un certain désarroi dans un contexte où il ne faut pas enfermer cette question dans le climat et le des règlements climatiques, c'est un enjeu qui n'est plus étanche. – Mais est-ce que les Français, ils en ont marre ? Ça veut dire qu'ils en ont marre qu'on leur demande des efforts, c'est ça ? – Alors, ils ont l'impression d'en faire énormément. Ils n'en ont pas marre. Ils continuent à les faire, les premières campagnes éco-emballages,
le tri des déchets, ça date des années 80. Il y a quand même une continuité politique au-delà des chicaillas entre la gauche et la droite, même s'il y a eu vraiment des moments d'accélération. On savait que les Français créditent toujours Jean-Louis Borloo, quand on travaille qualitativement son image du Grenelle de l'environnement. La Légalienne Royal a aussi crédité en 2014 et 2016 sur la COP. Mais c'est vrai qu'il y a un sentiment de désarroi par rapport au fait que est-ce que nos efforts ne sont pas vains ? – Il y a beaucoup de choses dans ce que vous avez dit, Frédéric. François, peut-être commencer par ce qui était un peu notre débat. Les Français, selon Frédéric, ont l'impression que le gouvernement gère bien cette crise climatique.
Moi, je ne suis pas du tout dans l'idée que le gouvernement gère bien ou mal. Enfin, moi, ce n'est pas mon sujet du tout. Je ne suis pas en train d'expliquer. Ça fait quand même partie du débat politique. Il y a des critiques sur le fait que ça n'a pas été assez anticipé sur le fait que ce n'est pas forcément bien géré. – Je pense que nous avons une responsabilité, je le redis, et là je rejoins Agnès, nous avons une responsabilité collective qui date de 50 ans. Écoutez, le GIEC, tous les ans, les rapports du GIEC disent qu'il est –1, il est –2, ça va, on a fait la COP21, on sait comment ça fonctionne, on sait très bien la cécité, on sait très bien aussi les intérêts contre lesquels, et elle le sait très bien si elle a été ministre de l L'écologie, Agnès Pani-Riachet, elle sait très bien.
Les intérêts contre lesquels on bute, les intérêts industriels contre lesquels on bute, comment dirais-je ? Les paradoxes qu'on est obligé de gérer quand on est ministre de l'écologie, les combats qu'on est obligé de mener, vous ne les imaginez même pas, le combat aussi de conscientisation. Moi je ne dis pas que le gouvernement gère ou pas bien, je dis qu'il faut de toute façon réaugmenter le fond vert et que surtout les Français vivent dans leur ville et leur mairie et leur municipalité et que les Français voient que la plupart des maires, objectivement je pourrais dire la gauche mais pas simplement, la plupart des maires dans ce pays sont plus intelligents et en tout cas ont plus pris l l'initiative, si vous voulez que les gens qui nous gouvernent.
– D'abord juste, Agnès Pernier-Renécher, vous nous confirmez quand on est ministre de l'écologie, il y a un poids des lobbies énormes qui vous empêche d'avancer ou pas ? – Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile. Donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face et en En particulier depuis la COP 28, où nous étions et moi particulièrement à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles et de la minute où nous avons obtenu ça et ça a été un combat vraiment très fort. Nous avons vu se remettre en place les États-Unis,
les pays du Golfe qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales et et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça, c'est très clair. C'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenue un combat économique. La Chine l'a compris. La Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles et que c'est la carte qu'elle a à jouer. Et l'Europe doit continuer.
L'Europe, elle est dans un moment de doute parce qu'avec les extrêmes droite qui monte partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des Etats-Unis. Évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi je pense que opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens. C'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité... Et les Français ont largement dépassé. Avant il y avait cette bataille... Mais c'était une bataille notamment pendant les Gilets jaunes, pardon, cette
électorat RN, on a tendance à lui coller la carte immigration-insécurité. Je rappelle que depuis 2022, à chaque élection des européennes à la présidentielle, le premier déterminant du vote de ces élections, c'était la question du pour à l l'achat. Mais c'est vrai que même chez eux, les choses bougent. L'opposition fin du mois, il faut mettre le paquet sur la création d'emplois versus la préservation des ressources naturelles et à lutte contre les règlements climatiques. Les Français l'ont très largement dépassé. Vous savez quand même que par rapport à la Chine, c'est très intéressant ce que vous disiez. Mais je vais rajouter quelque chose qui est encore plus, comment dirais-je, pas profond parce que ça voudrait dire que ce n'est pas profond. Je vais compléter.
Vous savez que la Chine, de toute façon, comme beaucoup de nations, c'est parfaitement que la question... Dès qu'on va toucher aux besoins humains viscéraux, c'est-à-dire la question qui nous agite depuis les Gaulois, est-ce que le ciel est en train de nous tomber sur la tête ? C'est justement ce que tout... On ne parle que de la canicule, nos conversations ne portent que sur il fait chaud. C'est pas parce qu'on est débile les êtres humains, c'est parce que ça touche directement nos besoins vitaux. Quand vous allez avoir les besoins qui arrivent et que je suis sûre Agnès Pagnel-Naché a à étudier, à l'écologie, le problème de l'eau, de la raréfection de l'eau potable. Le problème de l'alimentation. Quand nous allons arriver à l'horizon 2050, il va falloir nourrir 9 à 10 milliards
de gens avec des produits Pourquoi les gouvernements prennent aussi, et je parle de la Chine, en main à la question du réglement ? Parce qu'à un moment donné, vous savez très bien que les révoltes populaires aussi naissent, si vous voulez, de ces moments où
question, par exemple, de la pollution. Vous avez été souvent en Chine. En tout cas, moi, j'ai déjà vu véritablement Pékin ou de Agnès Pernier-Honachet ou de Frédéric Dhabi. À moi, je ne vois pas la voiture qui est en face. Donc il y a un risque social. On l'oublie. Il y a un risque social sur le dérèglement climatique parce qu'il y a un risque qui touche les besoins vitaux des êtres humains. Quand vous touchez à la santé des êtres humains, à leur alimentation, à ce qu'ils boivent, vous pouvez toujours vous occuper du
au Soudan avec des mouvements migratoires importants, ce qui s'est passé en Afghanistan. Vous avez souvent le même scénario qui se reproduit, c'est-à-dire un scénario soit de sécheresse, soit d une inondation qui empêche les populations de produire leur alimentation, une déstabilisation sociale, une récupération par des mouvements politiques... Terroristes islamistes. Autour le Lakshad et ensuite des mouvements migratoires massifs. C'est pour ça que lorsque l'extrême-droite et la droite ne prennent pas en main cette question du défi climatique, ils sont à côté du sujet parce que c'est au cœur de la question de la souveraineté, c'est au cœur de la question migratoire.
Et on voit bien ce hiatus majeur qu'effectivement nous avons vu et sur lequel nous travaillons. C'est le même sujet que l'aide au développement dans sa composante, accompagnement à faire face au dérèglement climatique. Et est-ce que l'écologie sera un thème de la campagne présidentielle ? Frédéric, je voudrais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure. Est-ce qu'aujourd'hui l'écologie c'est encore une priorité pour les Français ? Est-ce que ça fait partie des préoccupations qui remontent ? Oui, c'est une préoccupation. C'est vrai qu'elle a, comme je le disais, en tant que telle quand on teste le climat et contrôler des règlements climatique. Il y a clairement un refus pour les raisons que j'ai expliquées. C'est foutu, on n'y arrivera pas.
Les Français font déjà trop des efforts demandés aux pays étrangers dans un contexte où la question internationale intéresse de plus en plus. D'ailleurs, le lien entre climat et l'immigration, une partie des jeunes le font dans nos enquêtes qualitatives. Et pas seulement le lien immigration-insécurité, immigration-éducation, etc. C'est vrai que c'est un enjeu qui est plus en sommeil qu'il ne l'était par le passé. Je mets aussi en avant un élément avec une certaine prudence, on est dans une présidentielle 2027 de renouvellement, comme comme 95, comme 2007. Et comme par hasard, en 95 et en 2007, les premiers déterminants du vote, c'était le pouvoir d'achat. C'est vrai que pendant une campagne présidentielle,
on peut mettre un sou dans la machine sur le mode d opposés. Pouvoir d'achat, climat... Et donc ça peut peut-être mettre cet enjeu sous le boisseau. Maintenant, les Français, je suis frappé de voir dans les enquêtes qualitatives, veulent un vrai débat. Ils veulent une vraie campagne et une campagne présidentielle, c'est un moment où l'opinion, je écoute, où l'opinion peut bouger. Et c'est vrai que ces questions, il suffit de dire, quand on entend que les prochaines canicules en 2050, ils feraient 50 degrés dans la plupart des villes françaises, c'est vrai que c'est quelque chose qui ne peut pas ne pas faire bouger les Français. Mais dire aujourd'hui, Auriane, à 10 mois du vote, quel sera le principal enjeu ? – Mais aujourd'hui, à l'heure où on se c'est pas forcément
non on est sur pouvoir d'achat sécurité on est dans un moment aussi pourquoi le pouvoir d'achat va être très fort dans les présidentielles précédentes la question du chômage était central c'est maintenant la douzième préoccupation des français l'injustice c c'est plus être au chômage, c'est avoir un travail qui paye mal. Mais ces enjeux ne pourront pas être absents. Maintenant, pour qu'un enjeu vive, il faut un réceptacle, il faut une incarnation et ce n'est pas aujourd'hui le parti écologiste qui va réussir à être cette Alors moi je ne suis pas, vous savez que Frédéric ça fait combien d'années ? Vous et moi nous travaillons ensemble, enfin on se connaît bien. D'abord je pense que tout ce qu'on se raconte là est vain et que ce qui va compter en 2027,
peut-être même que les acteurs aujourd'hui qui comptent seront pas les acteurs qui vont compter à ce point en 2027, on sait très bien qu'on est dans une grosse composition et que tout va très vite. Moi c'est pour ça que je suis pas d'accord avec vous sur les écologies, je pense justement, je suis assez intéressé par le fait que Marine Tondelier a certainement compris cela et que l'écologie doit refaire de l'écologie avec sa proposition du congé climatique. Je sais qu'elle est vouée aux gémonies en partie cette proposition mais je la trouve quand même extrêmement intéressante dans la mécanique parce que ça reprend l'Espagne en 2024, vous le savez très bien au moment des inondations où Pedro Sanchez avait institué cela mais ça reprend l'idée que nous sommes dans un monde,
nous rentrons dans un monde différents, avec des risques différents et que nous allons devoir être obligés d'inventer des sécurités différentes. Et je trouve qu'à ce titre-là la proposition de Marine Tondelier est très intéressante et sur le plan du positionnement politique. Je m'inscris un peu en faux avec Frédéric. Je pense que Marine Tondelier a compris qu'en tant que patronne des Verts, elle doit refaire de l'écologie. Pardon Frédéric, après je voulais financer, mais Agnès Pagni-Renaché, qu'est-ce que vous en pensez vous de cette proposition de Marine Tondelet d'instaurer un projet climatique ? – Je veux revenir sur, effectivement, Yannick Jadot qui fait l'écologie et désespéré de ce qu'est devenu le parti des écologistes.
C'est-à-dire que ça fait 7 ans que les écologistes ne font plus d'écologie. Et c'est dramatique. Moi, j'ai travaillé très bien avec le groupe des écologistes au Sénat parce qu'ils étaient vraiment à la manœuvre. Je suis désolée, mais à l'Assemblée nationale, en tout cas Marine Tondelier fait de la popole. Et elle fait de la popole parce que c'est un élément et les filles. Non, mais je suis bien au courant. Je suis députée, Françoise de Bois. Si je peux essayer de finir mon propos, s'agissant du congé climatique, c'est un peu la même chose que le plan climatisation de Marine Le Pen. En fait, c'est une idée simple qui parle à tout le monde, mais qui arrive complètement à côté du sujet.
On n'a pas attendu Marine Tondelier pour avoir une législation qui soit sur les travailleurs exposés aux aléas climatiques. C'est un décret qui a été pris l'année dernière, qui responsabilise les employeurs. Et moi, on m'explique, ah oui, mais vous n'avez pas mis de température. Mais pardon, 30 degrés dans ma circonscription à Arleux, Angouelle, où c'est extrêmement arboré. C'est pas la même chose pour quelqu'un qui travaille dehors que 30 degrés au milieu d'un quartier qui est construit en grande hauteur où il n'y a pas un arbre et pas un souffle d'air. Donc, c'est absurde. C'est une méconnaissance assez profonde de ce qu'est l'adaptation au changement climatique. Et une fois de plus, ça témoigne en fait du désintérêt de
Marine Tondelier pour l'écologie. C'est la mesure gadget pour faire joli au moment où on a la canicule et quand, trois semaines avant, on ne parlait pas du tout d'adaptation. Non, mais moi, je ne suis pas du tout une écologiste. Alors, je ne suis pas du tout une adepte de Marine Tondelier, mais on ne peut pas expliquer que Yannick Jadot est sublime et fait de l'écologie. Marine Tondelier n'y connaît rien. Je ne dis pas qu'il est sublime, mais je dis qu'il fait du boulot. Moi, je constate qu'il fait du boulot. Entre le décret de responsabilisation qui — Mais qui prévoit bien sûr bien d'autres choses que la responsabilité et notamment le fait d'être en congé quand cela le désigne. Donc ça existe. Merci, ça fait un an que ça existe. — Non, non, non. D'abord, vous n'êtes pas sur 5 jours.
D'abord, vous n'êtes pas sur 5 jours. D'abord, vous n'êtes pas sur le systématisme. Et je pense que... C'est le systématisme qui est absurde. Pourquoi ? Justement, c'est très important. Nous allons arriver dans des phénomènes récurrents. Bien sûr qu'il faut systématiser. Bien sûr qu'il faut inscrire des mécaniques nouvelles dans la Encore une fois, je m'en fiche. Tous les Français, tous les élus locaux demandent une adaptation, à avoir une proximité avec le terrain et là, on arrive avec une solution qui fait papa, maman et le café pour toute la France. Ça n'a pas besoin C'est vraiment le contraire de ce qu'on cherche à faire, de ce que demandent les Français. On ne voit pas que les Français demandent... C'est vrai que les Français sont très...
S'avgrer à leurs élus locaux, à leur merde, d'être sur un véritable pragmatisme. C'est vrai que la ville de Paris, par exemple, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. La ville et toutes les grandes villes, de gauche comme de droite, donc il y a une plus grande confiance dans les élus locaux que dans les élus nationaux. Ce que je disais sur les écologies, j'ai pas cité Marine Tenduillet. Marine Tenduillet s'est travaillé sur ces sujets, elle a écrit des livres sur l'alimentation, la santé, mais le problème, et je reprends ce que Diane Spadier-Laché, c'est que les Français ont le sentiment que les écologistes ne leur parlent plus, ils font de la popole puisque c'est lié aussi à la dissolution, à l'éclipse du politique,
au fait qu'on a tendance à vouloir plus parler à son écosystème, trouver des majorités, trouver des alliances que de parler aux français. Et c'est vrai que sur les questions écologistes et sur les autres, le lien représentant, représenté à l'échelle nationale, c'est complètement brisé. En revanche, le lien à l'échelle locale entre les élus, les maires par exemple et leurs administrés est très très fort, même si je le répète aux élections municipales, la question du climat a été très fortement reléguée. Mais qui parle encore d'écologie pour les Français ? Est-ce qu'ils identifient encore l'écologie à quelqu'un ? Personne. Et c'est vrai que Yannick Jadot... Il y a encore cette image. Il parlait beaucoup. On avait l'impression qu'il n'était pas dans la politique boiticienne,
mais dans le dialogue avec les Français. Ségolène Royal, par exemple, dans le dernier IFOP, elle fait un bond de 5 ou 6 points. Elle est dans les 5 personnalités préférées des Français. C'est la réalité. Et par parce qu'elle est marquée aussi par sa matière, par l'écologie. Est-ce que dans le bloc central, Agnès Pannier-Runacher, puisque vous appartenez au bloc central, est-ce que dans le bloc central, on ne parle pas suffisamment d'écologie ? Est-ce qu'il y a une proposition de la part d'Edouard Philippe de Gabriel Attal ? Pour être très claire, moi je suis sortie du gouvernement en octobre. J'ai fait ce choix parce que je ne m'y retrouvais plus. Et ce qui est très compliqué en ce moment, c'est qu'on a un gouvernement qui est
en recul sur les sujets de l l'écologie, et quel que soit le travail remarquable que fait Monique Barbu. Et donc, alors même que nous ne sommes pas partie prenante finalement de certains choix du gouvernement et que même on peut aller à l'encontre de ces choix, la La perception, c'est que c'est le gouvernement du bloc central. Là où les Républicains ont réussi ce tour de force, d'être dans le gouvernement et d'ailleurs de manière massive, tout en donnant le sentiment qu'ils n'en font pas partie. – Bruno Retailleau, vous l'écoutez dimanche, il n'a jamais été ministre de Il n'a jamais été ministre. Et d'ailleurs, il n'y a aucun ministre républicain au gouvernement. Mais vous écoutez Gabriel Attal, il n'a jamais été Premier ministre. Non, si.
Gabriel Attal, il rappelle qu'il a été Premier ministre. Il rappelle d'ailleurs que l'année où il a été Premier ministre, c'est là où on est élu. C'est pour ça que je cite. C'est l'année où on a eu les plus beaux budgets en matière écologique. Donc, je veux dire, à un moment, il faut revenir à la réalité et aux faits parce que sinon, on se perd un peu dans les discours. Un mot pour terminer de manière plus large, parce qu'évidemment, cette canicule, elle n'est pas que franco-française, elle est européenne, la question se pose au niveau international. Quand vous entendez un Donald Trump et les reculs écologiques depuis qu'il arrive au pouvoir, est-ce que vous êtes inquiète pour l'avenir ? Ah bien bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait,
Donald Trump étant la première La première puissance mondiale donne le « là » au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions très préoccupantes. Ils passent des coups de fil aux gouvernements des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur pour leur dire, si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. Donc on va faire un recul écologique ? Donc on a une pression très forte, mais je pense aussi qu'il y a la réalité, et vous l'avez dit sur la Chine. Encore une fois, les Chinois ne sont pas des philanthropes. C'est juste que la Chine peut devenir inhabitable. L'Inde peut devenir inhabitable. Donc les gouvernements qui sont sur place, ils sont en train de faire le boulot
parce que sinon, ils perdent la main. Et il faut savoir que nous, nous sommes les borgnes par rapport aux aveugles. Nous avons un pays tempéré. Ça va être très dur pour la France et ça sera moins dur que dans plein d'autres pays. Merci beaucoup. Vous avez vu qu'on arrive à une cohésion. On termine sur un accord. Françoise de Groix, Frédéric David, merci à tous les trois. Merci à tous de nous avoir suivi, à demain.
Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous.
Agnès Pannier-Runacher