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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 20 juin 2026 45 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieCulture, médias & sportLogementSécurité

Olivier BERZANE : Maire "Les écologistes" du 8e arrondissement de Lyon et Conseiller Municipal, Groupe les écologistes

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 8 %Défensif 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse directe

    Justement depuis 1959, le 8ème fait d'air près de 90 000 habitants dans les quartiers Mermoz, La Henec, Le Bachu, Moulin-Avent, Etats-Unis, Santee ou encore Mon Plaisir.

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a conduit à l'époque jusqu'en 2020 à la politique ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Ce huitième arrondissement en 2020, ça a été une opportunité pour vous ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Alors justement, un arrondissement où des noms de rue empruntent beaucoup aux scientifiques.

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez retenu, Olivier Berzan, de cette séquence politique ?

  • 4:36RelanceÉludée

    Vous le regrettez, encore une fois, cette alliance de second tour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « Le 8ème est un arrondissement populaire mais avec de belles institutions comme la Maison de la Danse, le Musée Urbain, Tony Guernier ou encore l'Institut Lumière. »
  • 1:41InvitéFait
    « J'ai effectivement fait une très longue carrière en commençant à travailler à l'âge de 16 ans à la SNCF. »
  • 1:46InvitéFait
    « J'avais déjà un engagement politique dans ma jeunesse que j'avais un peu interrompu le temps d'accompagner mes enfants, d'avoir une vie de famille. »
  • 2:06InvitéFait
    « Avec les marches climat, avec toutes ces questions climatiques qui se posent et on le voit et on le vit en ce moment même. »
  • 5:40InvitéChiffre
    « Plus de 173 millions d'euros d'investissement sur le huitième. »
  • 6:54InvitéFait
    « L'arbre qu'on plante aujourd'hui, dans 15 ans, il aura fait une canopée qui permettra d'avoir un sol plus frais pour pouvoir se déplacer et déambuler en ville. »
  • 13:45InvitéChiffre
    « Il y a 14 000 piétons tous les samedis matins sur cette avenue. »
  • 16:10InvitéChiffre
    « 40% des lyonnais n'ont pas de voiture. Dans 15 ans, ce sera 70%. »
  • 18:32InvitéFait
    « Tony Garnier a commencé déjà sa réhabilitation avec son bailleur Grand Le Habitat, mais maintenant, il faut trouver les financements pour aller plus loin. »
  • 23:03InvitéChiffre
    « C'est 61 personnes qui sont sorties durablement du chômage grâce à ce territoire. »
  • 26:24InvitéFait
    « En France, chaque jour, toutes les deux minutes, une femme déclare être victime de viol, de tentative de vol ou d'agression sexuelle. »
  • 26:34InvitéChiffre
    « De cela, il y aura 2,5% de condamnation définitive. »
  • 30:48InvitéFait
    « On a supprimé une police de proximité dans les quartiers dont les gens nous disent encore combien il leur manque. »
  • 32:02InvitéPromesse
    « nous on a voté pour la taxe Zuckman par exemple »
  • 32:11InvitéChiffre
    « 2% »
  • 34:11Invité politiqueFait
    « le premier prix-lumière à Clint Eastwood »
  • 35:34Invité politiqueFait
    « je pense à The Big Lebowski qui est un film qui est de 98 »

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Présentateur29 %
  • Olivier Berzane19 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.

0:02
Présentateur

Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du Saint-Menis, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, avant dernière émission de la saison, alors il était temps d'inviter celui qui dirige l'arrondissement où se trouvent les studios de Lyon 1ère. Il vient de commencer son deuxième mandat comme maire du 8ème. Il est également conseiller municipal dans le groupe Les Écologistes. Bonjour Olivier Berzan. Bonjour. Et bienvenue au micro voisin de Lyon 1ère, quasiment voisin de votre mairie d'arrondissement sur l'avenue Jean-Mermoz. Justement depuis 1959, le 8ème fait d'air près de 90 000 habitants dans les quartiers Mermoz, La Henec, Le Bachu, Moulin-Avent, Etats-Unis, Santee ou encore Mon Plaisir.

Le 8ème est un arrondissement populaire mais avec de belles institutions comme la Maison de la Danse, le Musée Urbain, Tony Guernier ou encore l'Institut Lumière. Sans oublier bien sûr la Faculté de Médecine, l'Institut des Sciences Pharmaceutiques, Lyon 3 sur le site de la Manufacture des Tabacs. Alors justement Olivier Berzan, la diversité des habitants, des forces vives, des lieux de votre arrondissement, c'est ce qui vous fait lever le matin depuis 2020 ?

1:00
Invité

J'ajoute même dans les institutions le théâtre Le Ciel qui est la seule scène européenne enfance-jeunesse de la ville de Lyon. Donc c'est une institution importante de l'arrondissement. Bien entendu déjà si on se représente pour continuer le travail engagé sur le premier mandat sur un deuxième mandat parce qu'il y a beaucoup beaucoup de projets qui sont en cours et de chantier à l'ouvrir dans les années à venir, c'est ça effectivement qui motive.

1:26
Présentateur

Alors vous avez passé précédemment 43 ans à la SNCF depuis l'âge de 16 ans je crois. Qu'est-ce qui vous a conduit à l'époque jusqu'en 2020 à la politique ?

1:33
Invité

Ah mais vous êtes bien renseigné sur ma carrière mais qui n'est pas secrète. J'ai effectivement fait une très longue carrière en commençant à travailler à l'âge de 16 ans à la SNCF. J'en suis sorti directeur d'exploitation des gares d'Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. J'avais déjà un engagement politique dans ma jeunesse que j'avais un peu interrompu le temps d'accompagner mes enfants, d'avoir une vie de famille.

Et puis l'occasion de l'engagement s'est représentée effectivement en arrivant plutôt dans une fin de carrière avec une motivation qui était celle qui nous a porté en 2020 avec les marches climat, avec toutes ces questions climatiques qui se posent et on le voit et on le vit en ce moment même. En ce moment même, c'est ce qui a motivé très clairement mon engagement à revenir

2:17
Présentateur

en politique. Ce huitième arrondissement en 2020, ça a été une opportunité pour vous ? L'opportunité, le fruit du hasard ou un choix délibéré ? C'est l'arrondissement où je vis.

2:27
Invité

Forcément, c'est un choix délibéré. Ce n'est pas de hasard là-dedans. Après, on s'est engagé dans une campagne. On ne sait jamais le résultat d'une élection avant d'avoir le résultat du vote final. Donc oui, c'est mon arrondissement et j'avais envie de m'engager dans mon arrondissement.

2:42
Présentateur

Voilà, c'est celui où vous étiez impliqué. Alors justement, un arrondissement où des noms de rue empruntent beaucoup aux scientifiques. L'ANA, je l'ai cité, Paul Santy, 14 professeurs de médecine, je les ai comptés dans le professeur Florence, professeur Beauvisage. Il emprunte aussi aux grands aventuriens comme les aviateurs Jean Mermoz, Maris Bastier, aux grands industriels évidemment avec Marius Berlier ou encore les frères Lumière. Le huitième arrondissement, c'est un peu tout cela mélangé.

3:05
Invité

Une histoire incroyable. Un patrimoine industriel qui a en grande partie disparu, mais qui a fait la richesse de cet arrondissement. Un patrimoine horticole. La place des roses, l'importance des roses dans le huitième arrondissement. Là où est la mairie aujourd'hui, c'était les roses Guillaume qui étaient là. Et puis là par contre, toujours très clairement d'actualité, ce volet lié à la santé sur toutes ces compétences qui est une part importante de l'arrondissement.

3:33
Présentateur

Alors en mars dernier, vous avez retrouvé votre siège au terme d'une triangulière au second tour face à une candidate cœur lyonnais Barbara Vélon et au candidat RN Alexandre Dupelais qui était également, on s'en souvient, la tête de liste à Lyon. Qu'est-ce que vous avez retenu, Olivier Berzen, de cette séquence politique ?

3:48
Invité

Une campagne longue, difficile. Trop longue ? Longue en tous les cas par rapport à ce que pourrait être une campagne où le débat a été assez peu présent puisqu'il y a eu un refus de débat du candidat Jean-Michel Aulas. Ce qui fait que les idées ont été portées d'autres façons. En tous les cas, nous, on a fait le travail de terrain. On est allé à la rencontre des habitants. On a fait les porte-à-porte. On a fait les réunions d'appartement. On a fait nos propositions, nos projets. Puis de toute évidence, c'est quand même ça qui a emporté la voix des électeurs et des électrices.

4:22
Présentateur

Alors il y a quand même eu cet accord de la honte que justement Jean-Michel Aulas que vous citiez avait dénoncé au second tour entre la liste que vous portiez, en tout cas dans le huitième arrondissement de l'union de la gauche et des écologistes et puis LFI. Voilà, c'était LFI. Vous le regrettez, encore une fois, cette alliance de second tour ?

4:39
Invité

Vous savez, l'accord de la honte, pour moi, c'est celui qui a été passé en septembre 2025 quand M. Aulas et M. Pierre-Oliver sont allés sceller leurs mains avec, sur la photo en plein milieu, M. Wauquiez. On voit où ça a conduit aujourd'hui, en l'occurrence. Donc je ne regrette, moi, absolument rien de ce qui est fait puisque le terme accord de la honte utilisé par la droite, ils se l'adressent à eux-mêmes.

5:05
Présentateur

Qui est le message ? Je parle de la campagne. Vous avez retenu de la part de vos administrés, notamment dans l'huitième arrondissement. Ils voulaient plus de sécurité, de solidarité, d'activité économique. Qu'est-ce qu'ils vous ont dit à ce moment-là ?

5:14
Invité

Mais ils ont raison. C'est bien les sujets qui sont les sujets d'actualité, ceux sur lesquels on s'est engagés, ceux sur lesquels on travaille déjà depuis six ans. J'ai fait une longue intervention au dernier conseil d'arrondissement sur le volet sécurité qui me pose absolument, mais aucun problème. Je n'ai absolument pas de difficulté à parler de cette problématique. C'est une attente forte des habitants et ils ont raison. Continuer à développer l'arrondissement, il s'est développé de manière incroyable sur le premier arrondissement. Plus de 173 millions d'euros d'investissement sur le huitième. On va continuer cet investissement sur ce mandat.

Un grand nombre de projets sont en train de sortir de terre parce qu'il faut un petit peu de temps pour les faire sortir.

5:52
Présentateur

Et sortir de terre, ce n'est pas qu'une image d'ailleurs. On aura l'occasion d'en parler sur le logement.

5:55
Invité

Ce n'est pas qu'une image, bien entendu. Donc on va continuer à travailler ces questions de sécurité, de tranquillité, de logement, de rénovation urbaine des quartiers. On a beaucoup travaillé sur Mermose, Sentille. Il y a un autre grand quartier qui est entré en rénovation urbaine. C'est le quartier des États-Unis. Donc encore beaucoup, beaucoup de projets devant nous.

6:13
Présentateur

Alors évidemment, depuis jusqu'à ces six années, quels reproches vous avez entendus par rapport au précédent mandat ? J'imagine qu'il y en a eu quelques-uns quand même sur les marchés quand vous étiez en campagne.

6:21
Invité

Les reproches sont ceux que tout le monde a entendus dans la ville sur le premier mandat et sur la fin du mandat.

6:27
Présentateur

Oui, c'est ça, c'est des reproches qui étaient indirectement adressées à Grégory Doucet ou Bruno Bernard à la métropole.

6:31
Invité

Qui étaient liées à trop de travaux, on en a marre des chantiers, rien. Voilà. Et qu'il faut entendre, effectivement. La période des travaux, c'est toujours une période dérangeante, gênante, qui perturbe, qui complique la vie. Mais si on ne transforme pas la ville aujourd'hui pour nos enfants et nos petits-enfants, ce que je dis souvent dans des réunions publiques, c'est eux qui ne pourront pas y vivre demain. L'arbre qu'on plante aujourd'hui, dans 15 ans, il aura fait une canopée qui permettra d'avoir un sol plus frais pour pouvoir se déplacer et déambuler en ville. Si on ne le plante pas aujourd'hui, on est irresponsable de ne pas le faire.

7:04
Présentateur

Alors justement, Olivier Berzan, on va connaître ce week-end et particulièrement demain, dimanche et lundi, des journées assez chaudes, j'allais dire, c'est une litote à Lyon. C'est à ce moment précis qu'on prend les écologistes un peu plus au sérieux.

7:15
Invité

C'est quand même dingue qu'il faille attendre d'avoir la canicule sur la tête, le dégât des eaux majeures, l'effondrement de la montagne, l'ensemble des catastrophes naturelles qui se produisent, de constater la fonte des classiers, pour se dire qu'effectivement, peut-être que les écologistes ont raison depuis longtemps de mettre ce sujet en avant et d'en faire un élément de politique publique majeure.

7:39
Présentateur

Il était prévu dans le programme Pour vivre Lyon, l'union de la gauche et des écologistes, la création d'une réserve citoyenne solidaire composée de volontaires mobilisables en cas d'aléas climatiques. Justement, on y est ? Est-ce que cette brigade est prête ?

7:52
Invité

Alors, là, on est dans le tout début du mandat. On a élaboré un programme, on a fait des propositions. Maintenant, il s'agit de les traduire en actes.

8:01
Présentateur

Donc, ce n'est pas prêt, mais ça va arriver.

8:03
Invité

Un mandat s'adurcisant. Donc, il faut quand même le temps de construire ces projets, de les mettre en place, d'élaborer un plan de mandat. C'est ce qu'on est en train de faire, qui sera communiqué, rendu public. Donc, tout cela sortira dans les mois à venir.

8:19
Présentateur

En tout cas, à court terme, il y a des mesures qui sont prises, évidemment, par la mairie du 8e, d'alerte notamment à l'égard des populations les plus fragiles face notamment à la canicule qui est annoncée.

8:28
Invité

Le plan chaleur, il existait déjà dans le mandat précédent. Donc, il n'a pas de raison de s'interrompre parce qu'on a changé de mandat. Donc, ce plan chaleur, il continue. Il y a effectivement tous les jours des personnes, à partir du moment où on rentre dans une période de canicule, qui, par exemple, appelle les personnes isolées chez elles qui se sont inscrites sur le fichier du CCAS de la commune. Donc, tout cela est déjà organisé. Il y a des ouvertures de salles fraîcheurs. Il y a des accès aux espaces publics qui sont connus, qui sont rafraîchis pour que les personnes puissent aller passer un moment un petit peu plus frais que chez eux. Donc, oui, tout cela est déjà en place.

8:58
Présentateur

Et puis, la transition écologique passe aussi, évidemment, et on commence à en parler par la végétalisation des rues, des espaces, la rénovation énergétique des bâtiments. Vous avez encore de l'ambition en matière dans le 8e arrondissement ?

9:08
Invité

On a encore de l'ambition parce que l'état du patrimoine nécessite un investissement continu pour le rénover, l'isoler. Au-delà de la question du logement, qui est un parc sur lequel il faut intervenir très fortement, les bâtiments publics en eux-mêmes, nos gymnases, nos écoles, tous nos crèches, sous les endroits qui accueillent du public, ont besoin d'être isolés et d'être rénovés, bien sûr.

9:31
Présentateur

Alors, évidemment, cette ambition nécessite d'être pollueux par la métropole. Il ne vous aura pas échappé, évidemment, que la majorité y a changé. Des projets risquent de ne pas voir le jour, du coup, notamment dans le 8e.

9:41
Invité

Alors, vous avez dit le bon terme, risquent, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne verront pas le jour. Encore aujourd'hui, les discussions vont se faire.

9:51
Présentateur

Par exemple, à Central Park, dans le quartier des Etats-Unis,

9:53
Invité

c'est un projet qui sera toujours d'actualité. Le maire de Lyon a remis à la présidente de la métropole, en début de semaine, les propositions et les modalités de travail avec la métropole. Dedans, il y a énormément d'éléments, dont celui que vous évoquez du Central Park des Etats-Unis, qui est lié au projet de rénovation urbaine du quartier des Etats-Unis. Donc, il est impossible de dire aujourd'hui que ça ne se fera pas. Bien au contraire, on va tout faire pour que les choses continuent à se faire et que l'arrondissement continue à se transformer. C'est nécessaire.

10:24
Présentateur

Le jardin qui a été réalisé, place Pina Bauche, ex-place du Bachu, pas loin de la mairie, d'ailleurs du 8e, c'est un exemple à suivre.

10:31
Invité

L'esplanade Pina Bauche est un exemple à suivre, tout à fait. C'est un formidable aménagement, c'est une coopération entre la ville et la métropole, financée à quasi part égale entre les deux. On l'a inaugurée dernièrement et on a fait d'un endroit qui était inusité, entièrement minéral, sur lequel on autorisait le stationnement, les soirs de spectacle, mais le stationnement est reporté suite à un accord avec l'hôpital Jean Mermoz maintenant. Un espace qui, si vous y allez tous les jours et tous les soirs, vous verrez le monde qu'il y a maintenant sur cette place. On va bientôt ouvrir les espaces verts. C'est un exemple à suivre.

11:05
Présentateur

Dans le 8e et au-delà, évidemment. On aura l'occasion d'en reparler dans toutes les parties suivantes de l'émission. On se retrouve dans quelques minutes. Olivier Berzan, conseiller municipal dans le groupe Les Écologistes à Lyon et maire du 8e arrondissement. A tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère. Et c'est le retour de l'invité politique sur Lyon 1ère en ce samedi matin avec Olivier Berzan, conseiller municipal dans le groupe Les Écologistes à Lyon et maire du 8e arrondissement. A Olivier Berzan, on parlait avant la pause des réalisations notamment sur la végétalisation.

A l'opposé, il y a des aménagements qui n'ont pas fait l'unanimité, tout du moins pendant les travaux, la fameuse Avenue des Frères Lumières. Est-ce que vous pouvez encore y circuler sans vous faire apostrofier par les commerçants, Olivier Berzan ?

11:41
Invité

Alors vous savez, sur l'Avenue des Frères Lumières, j'y vais toutes les semaines, plusieurs fois par semaine.

11:46
Présentateur

Réunion-Chantier, c'est ça ?

11:46
Invité

Je fais mon marché, en l'occurrence, j'y fais mes courses. Donc je suis client d'un grand nombre de commerces de l'Avenue des Frères Lumières.

11:54
Présentateur

Donc vous n'êtes pas accueilli à coup de l'inspire.

11:56
Invité

Et vous voyez, je suis devant vous, entier et vivant, et je discute bien entendu et avec l'Union des commerçants depuis toujours, depuis le début du mandat précédent, et avec les commerçants chez qui je vais me servir.

12:10
Présentateur

Alors des commerçants qui ont quand même perdu du chiffre d'affaires à cause des travaux. Alors, c'est vous qui le dites. C'est eux qui le disent aussi, quand même.

12:16
Invité

Oui, c'est vous qui le dites et c'est eux qui le disent. Vous voyez, on a, pendant la campagne électorale avec le maire de Lyon, proposé à l'Union des commerçants de mettre en place un observatoire du commerce. Ça a été refusé. Donc je veux dire, à un moment...

12:30
Présentateur

Ils ont été à peu près la gorge avec le début des travaux, notamment.

12:34
Invité

Une chose est réelle, c'est qu'une période de travaux, c'est une période qui dérange. Je l'ai dit tout à l'heure, c'est pas simple et c'est pas sympa de subir des travaux devant son pas de porte. Très clairement. Il se trouve, et je le disais en conseil mardi soir, que vous voyez, cette semaine, je viens de donner un avis favorable à un grand nombre de demandes de terrasses de commerce de l'avenue des Frères Lumière. Des terrasses qui n'existaient pas jusque-là. Elles ne pouvaient pas exister simplement parce que...

12:58
Présentateur

Une manière à ce qu'on pensait d'attirer les clients.

13:00
Invité

Parce que la largeur des trottoirs ne le permettait pas. Aujourd'hui, on est face à des commerces qui voient des trottoirs de 4 mètres, 4 mètres 50 devant chez eux et qui, de fait, naturellement, et ils ont raison, nous demandent l'autorisation d'implanquer une terrasse.

13:14
Présentateur

Et du coup, il y a un revirement de leur appréciation des travaux.

13:17
Invité

Et forcément, ça veut bien dire qu'il y a une nouvelle attractivité de l'avenue qui est en train de se créer grâce à ce réaménagement. Et dans quelque temps, quand elle sera terminée, quand les travaux seront terminés, vous vous promèneriez sur une avenue avec un très grand nombre de terrasses. Donc, une rue, une avenue vivante avec des gens qui vont venir profiter d'un espace tranquille et apaisé. Et effectivement, venir me dire aujourd'hui que l'avenue est déserte, il suffit de venir un samedi matin faire ses courses. Il y a 14 000 piétons tous les samedis matins sur cette avenue. Et le froid commerçant de cette avenue est toujours compétitif.

Il y a des files d'attente devant la moitié des commerçants de l'avenue. Donc, bien entendu, c'est une avenue merveilleuse avec des commerces qui font un travail extraordinaire, qui sont merveilleuses, avec un très bon niveau de qualité. Elle a un très bel avenir devant elle, qu'elle n'aurait pas eu si nous avions rien fait. Parce que quand je vous disais tout à l'heure, l'herbe qu'on plante qu'aujourd'hui, il fera une canopée dans 15 ans, si l'avenue des Frères Lumière n'avait pas été végétalisée, c'est quoi son avenir demain ? Comme elle était jusqu'à présent, vous vous promenez en plein été, c'est 45 degrés au sol.

Personne ne va se balader sur une avenue à 45 degrés au sol, complètement bitumée. Et demain, ce sera autre chose. Ce sera une avenue où on pourra venir se balader, y compris quand il fera chaud, parce qu'on aura de la végétation qui va nous protéger, parce qu'on aura des terrasses pour nous emborger derrière.

14:33
Présentateur

Est-ce qu'il y a une politique de stationnement qui autorise encore les déplacements et qui permette aux clients de venir justement à proximité de ces commerces de l'avenue des Frères Lumière ?

14:41
Invité

Encore une fois, on a dit dans le projet de départ qu'on avait sur une zone de chalandise autour de l'avenue 1000 places de stationnement. Moi, quand je viens dans le quartier en voiture, parce qu'il m'arrive d'y venir en voiture, je n'ai jamais rencontré la moindre difficulté à me stationner. Donc, simplement, effectivement, sur l'avenue en elle-même,

15:02
Présentateur

on a choisi de la végétalisation,

15:07
Invité

des aires de livraison et des places pour les PMR qui n'existaient pas jusqu'à présent. Il n'y avait pas de place pour les PMR sur l'avenue. Donc, son aménagement génère ça et a supprimé le stationnement permanent sur l'avenue. Mais, croyez-moi, nombre de clients qui viennent acheter quelque chose qui pèse un petit peu et qui sont en voiture, s'arrêtent, chargent leur voiture et repartent. Ça ne pose pas de difficultés particulières. Donc, ça se fait à priori en bonne intelligence.

15:32
Présentateur

Mais le stationnement permanent, effectivement, n'existe plus. À propos de stationnement, il y avait 10 journées de stationnement gratuit qui étaient offertes pendant la campagne à tous les ménages lyonnais dans votre campagne. Est-ce que ça sera d'actualité ? Est-ce que c'est déjà en vigueur ?

15:43
Invité

Même réponse que celle que je vous ai faite tout à l'heure. Ça va se mettre en place. Ça fait partie du plan de mandat qui est en cours d'élaboration. Et tout cela va venir dans le cadre du mandat qui débute.

15:52
Présentateur

Quelle place, globalement, vous souhaitez comme ça laisser à la voiture dans le 8e arrondissement ?

15:56
Invité

La place qu'on laisse à la voiture, c'est globalement celle qui existe. On a finalement très peu réduit la place de la voiture. Il y a des aménagements qui ont été contraints et qui ont réduit la place de la voiture. Mais on a besoin aussi d'anticiper l'avenir. Ce que je vous dis, aujourd'hui, 40% des lyonnais n'ont pas de voiture. Dans 15 ans, ce sera 70%. Est-ce qu'on commence à transformer la ville au fur et à mesure en anticipant ce qu'il y a demain tout en tenant compte du besoin d'aujourd'hui ? C'est un sujet dont on discutait encore hier dans le cadre du projet de rénovation urbaine du Grand Quartier des Etats-Unis.

Où j'ai demandé au service qu'on ait une réelle étude stationnement pour savoir quelle est la part, aujourd'hui, résidentielle d'utilisation de la voiture, la part de stationnement. Parce qu'on a une volonté de végétaliser l'espace public dans un quartier qui est extrêmement minéral où il n'y a pas d'espace vert. Si on veut le faire, forcément, ça risque de prendre de la place à la voiture. Mais du coup, on en fait quoi ? C'est les questions qui sont posées là pour qu'on les traite et qu'on les inclue dans la construction même du projet.

16:53
Présentateur

Et puis, les transports en commun, alors, est-ce qu'ils doivent encore gagner en compétence, en efficacité, Olivier Berzen ?

16:58
Invité

Les transports en commun, ils doivent gagner. Quand on redemande, y compris à la présidente de la métropole, par exemple, un métro 24-24 le week-end...

17:07
Présentateur

La ligne D, notamment, qui traverse le 8e arrondissement.

17:10
Invité

C'est un des éléments qui permet de concourir à ne pas prendre sa voiture pour sortir le soir en ville parce qu'on sait qu'on va rentrer après l'heure de fermeture du métro et que, de fait, on a besoin du véhicule. Alors qu'on habite une ville où on a des transports en commun qui sont là, qui sont efficaces et qui sont disponibles. Rendons-les encore plus disponibles. C'est la demande qui est faite à la métropole.

17:28
Présentateur

Alors, on le voit, la ville change, évolue. Ça, et ce sera encore plus crayant, vous le disiez, dans le quartier des Etats-Unis. Les quartiers Mermoz aussi est senti. Il y a un vrai projet comme ça de réhabilitation et de construction nouvelle.

17:39
Invité

Il y a des projets qui sont courts qui vont être livrés. C'est la fin de la rénovation de Mermoz. Il y a une école qui va sortir de terre, une antenne du conservatoire de musique, ébullition, c'est un pôle sportif et culturel. Oui, c'est ça, parce que les nouveaux logements

17:52
Présentateur

doivent s'accompagner, évidemment, de services dans tous les domaines.

17:54
Invité

C'est 500 nouveaux logements qui vont être construits sur Mermoz, qui vont sortir de terre. C'est la fin de Lilo Kennedy qui est en travaux avec les ateliers de la danse et le complexe sportif avec sa piscine. Et puis, on a des quartiers qui ont besoin d'équipements publics, qui ont besoin d'être réaménagés et transformés. C'est Moulin-Avent, qui est un QPV, qui aujourd'hui n'a aucune structure d'éducation populaire. On a pris l'engagement qu'on créera une structure d'éducation populaire sur ce quartier et on le fera. Et puis, c'est ce grand projet de rénovation du quartier Etats-Unis qui a un patrimoine immobilier qui a besoin d'être transformé. Parce que...

C'est la zone Tony Garnier, notamment. Le logement où il fait... Alors, Tony Garnier a commencé déjà sa réhabilitation avec son bailleur Grand Le Habitat, mais maintenant, il faut trouver les financements pour aller plus loin. Et puis, il y a le reste du patrimoine qui date des années 60-70, qui aujourd'hui fait 45 degrés dans les logements. Donc, on a besoin de travailler ce patrimoine, de le rénover ou de détruire et de reconstruire du logement et de faire des services à côté. Structures d'éducation populaire, terrains de sport, parcs, des endroits pour la population.

19:02
Présentateur

Voilà, c'est ça. La population, l'idée, c'est vraiment que les habitants s'approprient chaque quartier. Tout à fait.

19:06
Invité

Qu'ils s'approprient, mais là, on a besoin de financement pour arriver à tout ça. C'est les sujets qu'on va discuter et qu'on est en train de travailler pour essayer d'obtenir des financements du troisième plan en rue qui a été annoncé par le gouvernement et dans lequel on compte bien pouvoir s'inscrire pour aller chercher des financements. Il y a une volonté comme ça

19:25
Présentateur

de retrouver, j'allais dire, un art de vivre dans le huitième arrondissement.

19:30
Invité

On ne l'a pas complètement perdu, l'art de vivre non plus. Par contre, on sait que, selon les quartiers, c'est plus ou moins facile. Alors, justement,

19:37
Présentateur

la réalité, Olivier Berzane, des dernières semaines a été beaucoup moins rose. Le huitième s'est illustré par plusieurs fusillettes sur fonds de règlement de compte dans l'économie parallèle du narcotrafic. Trois personnes blessées par balle à l'angle des rues, professeur Tavernier et professeur Beauvisage le 18 mai. Une fusillade dans le quartier justement des États-Unis le 1er juin. Vous appelez au ressaisissement où les mots d'un élu n'ont plus de portée de nos jours ?

19:57
Invité

Alors, si vous regardiez la chose dans sa globalité, vous pourriez dire un peu partout dans ce pays, ces derniers temps, on voit naître des fusillades. Ça a été vrai dans plein de villes de France, à Marseille, à Nantes. Ça a été vrai dans plein de villes de la métropole, quel que soit le bord politique de ces villes d'ailleurs. Donc, ne focalisons pas uniquement à l'attention sur le 8ème. Oui, il y a eu des fusillades sur le 8ème et c'est dramatique. Et j'ai d'abord une pensée pour les personnes des quartiers qui vivent cela. Parce que pour eux, c'est une grande souffrance de voir ça se faire. Mais il y a un problème global dans le pays.

Quelle explosion de la présence du narcotrafic dans le pays ? C'est une question qui doit être prise en main au plus haut niveau de l'État pour essayer d'endiguer cette mafia qui essaye de s'emparer des quartiers. Alors, c'est à quel justement,

20:50
Présentateur

le 19 mai, le nouveau préfet avait lancé une opération de police et de gendarmerie. D'ailleurs, est-ce que c'était un coup de pied efficace dans la fourmilière ?

20:57
Invité

Ça, il faudra demander au préfet. C'est lui qui a les résultats. Ce n'est pas moi. Moi, ce que je sais...

21:01
Présentateur

Il ne vous a rien communiqué. Il ne vous fait pas redescendre d'informations.

21:03
Invité

Ce que je sais, c'est que j'ai également fait un déplacement avec le préfet délégué à la sécurité dans le quartier de Mermouz où il y a eu une fusillade en l'occurrence la semaine dernière avec une opération de police importante. Tout comme il y en a sur le quartier des États-Unis avec une présence renforcée des forces de police. On est allé avec le maire de Lyon rencontrer les habitants dans le quartier des États-Unis tout de suite après les premières fusillades. Donc, on se soucie et on est pleinement soucieux de cette situation.

21:33
Présentateur

Est-ce que vous avez connaissance ? Est-ce que vous avez été informé de nouvelles opérations de ce type dans les jours ou dans les semaines qui viennent ?

21:38
Invité

Alors, quand bien même j'en serai informé, croyez bien que je ne vous le dirai pas.

21:41
Présentateur

Mais en tout cas, vous les appelez de vos voeux ces opérations, coup de poids ?

21:43
Invité

Mais bien sûr. Elles sont nécessaires et le préfet vous dirait j'imagine de la même façon qu'il ne compte pas s'arrêter là.

21:52
Présentateur

Alors, moins grave mais important quand même, la brigade anti-incivilité, est-ce qu'elle va voir le jour sur l'ensemble de l'agglomération lyonnaise ?

21:59
Invité

Vous savez, dans le mandat précédent, on a tenu 98% des engagements qu'on a pris en 2020. On n'envisage pas dans ce mandat de ne pas faire la même chose. Donc, ce que l'on a dit que l'on fera, on le fera.

22:12
Présentateur

Et bien voilà, le message est clair. D'une façon générale, vous entendez porter une attention toute particulière aux personnes dans la précarité, dans cet arrondissement qui, on le disait aussi, à cette tradition de médecine, d'accueil aussi ?

22:23
Invité

La précarité, elle se traduit sur plein de plans. Ça peut être la précarité du logement, la précarité alimentaire, sujet qu'on a beaucoup travaillé dans le mandat précédent. On espère pouvoir le poursuivre sur ce mandat, mais sous couvert, encore une fois, d'avoir les finitions nécessaires à le poursuivre. On a fait naître la Caisse de l'alimentation qui est une forme de sécurité sociale alimentaire qui bénéficie à plus de 300 personnes aujourd'hui. Mais il faut qu'on arrive à pérenniser ces dispositifs pour lutter contre cette précarité. Il y a encore les moyens

22:50
Présentateur

aujourd'hui d'agir contre la précarité ?

22:52
Invité

On y agit en permanence. Mais vous avez encore

22:54
Présentateur

les moyens de le faire ?

22:55
Invité

Pour le moment, on espère ne pas les perdre surtout et pouvoir les pérenniser. Quand on a créé le territoire zéro chômeur de longue durée, aujourd'hui, c'est 61 personnes qui sont sorties durablement du chômage grâce à ce territoire. Par contre, là, typiquement, on a un coup de frein sur l'embauche qui est lié à la politique gouvernementale budgétaire cette fois-ci. Puisque si on n'a pas les financements qui permettent de créer ces emplois, effectivement, on ne peut pas les créer. Donc il y a une volonté de notre part de poursuivre ces dispositifs, de les amplifier. Il faut simplement qu'on continue de pouvoir être accompagnés dessus pour le faire.

23:28
Présentateur

Est-ce que l'accueil, la solidarité seront les maîtres mots du programme des écologistes pour la prochaine présidentielle, Olivier Berzan ?

23:34
Invité

Ça a toujours été un maître mot du programme des écologistes. Et donc ça le sera pour l'année prochaine ? Ça le sera. C'est inentendable que nous, écologistes, n'ayons pas une parole sur ce sujet.

23:45
Présentateur

La secrétaire nationale des Verts, Marine Tondelier, s'est portée candidate. On le sait, elle a été désignée comme candidate des Verts dans le cadre d'une première de la gauche. Alors, sauf que l'idée d'une première à gauche s'enlise un petit peu. Du coup, Marine Tondelier pousserait pour une candidature autonome. Ce serait pertinent, selon vous, ou suicidaire pour les écologistes ?

24:01
Invité

Dans tous les cas, la question, c'est quelle est la parole ? Aujourd'hui, quand on voit la réalité climatique qui nous entoure, quand on voit les difficultés, quelle est la parole qui est portée dans une campagne présidentielle sur ces sujets ? Aujourd'hui, on ne voit pas qui va porter correctement cette parole. Donc, Marine Tondelier a raison de dire je porterai cette parole. On n'est pas encore au stade de savoir aujourd'hui qui seront réellement les candidats de la présidentielle. Donc, on a encore le temps de discuter de tout ça.

24:26
Présentateur

Cette semaine, Abel Mestre, qui est idéaliste au Monde, a indiqué que la stratégie de trait d'union de la gauche que Marine Tondelier avait impulsée depuis 2024 plaçait paradoxalement les verts au second plan. Qu'est-ce que vous en pensez ?

24:39
Invité

Est-ce qu'aujourd'hui, la question de l'écologie n'est pas une question qui est au premier plan ? Moi, je pense au contraire qu'elle est au premier plan. Mais vous pensez que les termes écologistes vont émerger comme ça

24:48
Présentateur

dans la campagne présidentielle d'ici à l'année prochaine ?

24:50
Invité

Vous savez, une campagne, ça se mène. C'est une démarche de terrain. C'est une démarche... Les dernières municipales ont montré ça. Ceux qui sont donnés six mois, un an, deux ans avant les grands vainqueurs ont rarement été ceux qui ont gagné le jour J. Donc, laissons autant de la campagne se faire.

25:06
Présentateur

Mais encore une fois, est-ce que dans les mois qui viennent, alors peut-être pas durant l'été, mais à la rentrée, est-ce que les thèmes écologistes émergeront, selon vous ? Et lesquels ?

25:14
Invité

Je le souhaite qu'ils émergent. On ne porte pas cette parole pour que ces thèmes n'émergent pas. Mais est-ce que vous pensez que c'est encore porteur dans l'opinion publique ? Ils sont en permanence récupérés, souvent en bashing, souvent en green, souvent... Voilà. Mais ils sont présents dans le débat public. Après, on pense qu'on est quand même les mieux placés pour les porter.

25:31
Présentateur

Pour revenir à Lyon, le groupe écologiste vit bien, comme on dit. Le groupe écologiste

25:35
Invité

va très bien.

25:36
Présentateur

Vous sentez un Grégoré Doucet gonflé à bloc pour ce nouveau mandat par sa victoire, j'allais dire inattendu ou alors est-ce qu'il accuse le coup d'être confronté à une majorité concurrente à la métropole ? Rassurez-vous,

25:45
Invité

il est gonflé à bloc comme il l'était en 2020 et pendant tout le mandat précédent.

25:49
Présentateur

J'imagine que tous les sous-brousseaux qu'on a connus cette semaine qui est vécu par le groupe Coeur Lyonnais depuis 15 jours, ça n'a pas manqué de vous intéresser ?

25:56
Invité

Comment ça pourrait ne pas aujourd'hui concerner ? Ce n'est pas un sorte d'intérêt. C'est qu'on ne peut pas ne pas se sentir concerné en tous les cas.

26:04
Présentateur

Oui. La mise en retraite de la présidence de Coeur Lyonnais, c'est le groupe politique à la ville de Lyon à laquelle vous êtes dans ce conseil municipal. Est-ce que ça fait partie des scénarios les plus inattendus avec celui de sa défaite pour le poste de maire ?

26:18
Invité

Pour moi, ce n'est pas ça le sujet. Ce qui vient de se passer est extrêmement grave. Je vais vous dire trois choses là-dessus. Vous savez, en France, chaque jour, toutes les deux minutes, une femme déclare être victime de viol, de tentative de vol ou d'agression sexuelle. Ça représente 277 000 femmes. De cela, il y aura 2,5% de condamnation définitive. Ce qui veut dire que l'importance de la parole des femmes est primordiale et toutes celles qui ont aujourd'hui le courage de dénoncer, on se doit de les croire. On se doit de leur apporter notre soutien. C'est le cas pour cette jeune fille, en l'occurrence. Le deuxième sujet, c'est la manière dont cette affaire est traitée.

Je n'en sais que ce que la presse en a relaté, mais c'est effarant. On est face à des personnes qui ont eu connaissance d'un potentiel crime avec préméditation et qui ne l'ont pas dénoncé. Mais ce n'est pas n'importe qui dont on parle. Ce sont des candidats à une élection majeure, des anciens élus sortants à une élection majeure.

27:16
Présentateur

On ne règle pas

27:17
Invité

le sujet comme un conseil de discipline d'un collège où on exclut quelqu'un pendant 3 jours parce qu'il aurait fait une bêtise. C'est bien plus grave que ça. C'est une question de quelle est la légitimité de ces personnes aujourd'hui à représenter les Lyonnais, les Lyonnaises, les Grands Lyonnais, les Grands Lyonnaises. Et puis le troisième point c'est que de cela il y a un chef. Le chef il a une responsabilité encore supérieure. C'est Jean-Michel Aulens. Le chef il a aussi d'autres responsabilités. Donc pas de circonstances atténuantes si je vous comprends bien. Il est aujourd'hui président de la Ligue féminine professionnelle de football.

27:48
Présentateur

Donc pour vous c'est intenable.

27:49
Invité

Comment pouvons-nous envisager que quelqu'un qui aujourd'hui a eu connaissance d'une femme qui vient lui dire qu'elle s'est fait violer et qui dirige le football féminin ?

28:00
Présentateur

Alors Olivier Berzan à sa place à sa place à la présidence de Cœur Lyonnais c'est quelqu'un que vous connaissez bien qui va arriver. Il siège à votre conseil d'arrondissement c'est Charles-Franc Lévy. Il va présider un groupe réduit cette fois-ci à 10 élus. Il saura faire selon vous ?

28:14
Invité

On le connaît bien. Il est dans sa 32e année de mandat. Vous voyez les revirements politiques de M. Charles-Franc Lévy ils sont ceux de la permanence de ses mandats. Voilà. Il aura traversé le monde politique comme ça. Jusqu'où va-t-il s'arrêter ?

28:29
Présentateur

Olivier Berzan est notre invité ce samedi matin sur Lyon 1ère conseiller municipal dans le groupe Les Écologistes vous l'avez compris à Lyon et maire du 8e arrondissement. On se retrouve pour la dernière partie déjà de cette émission dans quelques minutes tout de suite après la pub à tout de suite et merci d'être avec nous. Et c'est le retour de l'invité politique ce samedi matin sur Lyon 1ère avec notre invité du jour qu'on a plaisir à recevoir Olivier Berzan conseiller municipal dans le groupe Les Écologistes et maire du 8e arrondissement. Alors Olivier Berzan proposition maintenant de se protéger un petit peu dans l'avenir comme d'habitude dans cette émission.

Et oui l'avenir alors l'avenir de l'humanité Olivier Berzan est-il suspendu aux prévisions climatologiques désastreuses que nous avons ces derniers jours ?

29:13
Invité

Il l'est de plus en plus si on regarde les quatre coins de la planète il n'y a pas un endroit où c'est soit des puits torrentiels qui s'abattent sur les pays soit des forêts gigantesques qui brûlent soit des gens qui sont dans des famines incroyables soit des chaleurs extrêmes qui désertifient les sols et qui empêchent les cultures de pousser et qui empêchent aujourd'hui les gens de vivre sereinement. Alors si vous croyez quand même au potentiel

29:39
Présentateur

d'adaptation de l'homme d'une manière générale quel que soit le coin de la planète concerné ?

29:44
Invité

Mais ce n'est pas une question d'adaptation là soit on change profondément notre façon d'habiter la planète et de consommer les ressources de cette planète soit on disparaît très clairement d'où l'adaptation parce qu'il faut

29:59
Présentateur

mesurer ses consommations

30:00
Invité

elle mettra du temps à s'en remettre mais elle va continuer notre existence sur la planète elle est liée à ce que l'on va faire de notre vie future dans un environnement climatique extrêmement perturbé et dont on est la cause

30:13
Présentateur

Et puis on en parlait tout à l'heure évidemment la société devient de plus en plus violente notamment dans le 8ème arrondissement mais encore une fois pas que est-ce que vous avez espoir que la vapeur s'inverse quelque part ?

30:23
Invité

Pour que la vapeur s'inverse il y a des mesures fortes à prendre aujourd'hui oui contre la violence il y a besoin d'enquêtes de répression d'arrestations et ainsi de suite mais il y a avant tout besoin de remettre l'humain au centre du système quand on a désertifié des quartiers quand on a supprimé une police de proximité dans les quartiers dont les gens nous disent encore combien il leur manque quand on paye encore la suppression de 10 000 policiers sous Nicolas Sarkozy quand on a fermé des commissariats comme celui du 8ème pour faire des méga commissariats qui ont des périmètres d'action sur 4 arrondissements de la ville maintenant bien entendu on n'a pas pris forcément les bonnes mesures quand on décide de supprimer 4000 postes dans l'éducation nationale quand on met à mal le système de santé en l'occurrence le président Macron disait ce matin qu'il fallait réfléchir aux économies intelligentes à faire dans le système de santé mais quelles sont les économies intelligentes à faire dans le système de santé il ne nous le dit pas il nous dit il faut faire des économies intelligentes c'est première nouvelle moi je ne vois pas ce qu'on fait d'intelligent en réduisant le système de santé dont on a absolument besoin quand on a des enfants qui en entrée d'école au mois de septembre ont besoin d'un orthophoniste dans les quartiers populaires qu'ils vont avoir un rendez-vous 6 à 8 mois après bien entendu qu'on gaspille des générations et on se le prend dans la figure derrière alors on ne peut pas couper les solutions

31:41
Présentateur

on les connait en fait il faut juste les mettre en place c'est tout alors vous dites on ne peut pas couper dans les budgets comme ça pour la santé notamment est-ce qu'on peut couper dans les budgets pour la culture il y a deux belles institutions dans votre arrondissement la maison de la danse et l'institut lumière

31:53
Invité

il n'est pas question de couper dans les budgets de la santé et de la culture les sujets ne se posent pas là l'argent vous savez très bien les propositions qui sont les nôtres nous on a voté pour la taxe Zuckman par exemple

32:03
Présentateur

pour taxer les gros patrimoines

32:05
Invité

pour taxer les gros patrimoines en l'occurrence pour même pas juste rétablir un tout petit peu tout petit peu d'équité fiscale 2% c'était quand même pas la fin du monde un tout petit peu d'équité fiscale donc si on veut aller chercher les moyens effectivement on sait aussi comment aller chercher des ressources nécessaires à financer ça

32:21
Présentateur

en tout cas la culture pour peu qu'elle soit transmise évidemment c'est elle qui peut nous sauver qui peut sauver la société Olivier Berzat

32:27
Invité

elle est nécessaire et indispensable

32:29
Présentateur

je vous propose d'en parler justement avec une des deux institutions qui se situe dans le huitième arrondissement que vous dirigez on va filer tout de suite à l'Institut Lumière à mon plaisir avec Maëlle Arnaud bonjour bonjour vous êtes directrice de la programmation de la collection film et pour tout dire le bras droit de Thierry Frémot le directeur d'ailleurs comment vous la qualifiez cette relation professionnelle avec Thierry Frémot

32:51
Olivier Berzane

elle dure déjà depuis assez longtemps pour qu'on connaisse l'un et l'autre comment on fonctionne et comment on se nourrit de ce qu'on est chacun comme professionnel évidemment ce qu'il apporte par sa casquette de directeur du festival de Cannes est assez exceptionnel et unique pour le diriger dans le cadre de la direction d'une cinémathèque comme l'est l'Institut Lumière et voilà on sait on sait les cinéphiles que nous sommes l'un et l'autre et on partage voilà une vision sur ce que doit être une institution culturelle

33:28
Présentateur

et vous êtes complémentaire

33:29
Olivier Berzane

internationale internationale et au niveau local

33:31
Présentateur

alors Maël Arnaud le hasard fait bien les choses nous vous recevons cette semaine avec le maire du 8ème et alors que vous avez fait jeudi une annonce très attendue chaque année par tous les fans du festival Lumière je vais me faire un petit plaisir comme ça et le pré-lumière 2026 sera ou seront Maël Arnaud

33:47
Olivier Berzane

les frères Ethan et Joël Cohen les frères Cohen donc on a deux pré-lumières cette année

33:52
Présentateur

et ben voilà donc pour le pré-d'un j'allais presque dire il succède donc à Michael Mann le réalisateur américain de films comme Eid de révélation encore du dernier des Moïcans quel parcours depuis 2009 et le pré-lumière attribué à un autre grand américain du cinéma Clint Eastwood

34:07
Olivier Berzane

oui on avait ouvert assez en beauté ce festival en attribuant le premier prix-lumière à Clint Eastwood on avait craint d'avoir mis la barre un peu trop haut dès la première année et on a je crois réussi chaque année à honorer l'ambition qu'on avait donnée à ce prix quand on voit la liste des récipiendaires depuis toutes ces années et avant ben oui on peut citer

34:33
Présentateur

parmi les américains John Fonda Martin Scorsese Coppola Tarantino Tim Burton rien que c'est fou

34:39
Olivier Berzane

voilà je crois que le prix-lumière répond à ce qu'était son ambition première honorer les plus grands noms du cinéma contemporain sur des carrières qui ne sont pas terminées qui sont encore en cours mais qui existent de façon suffisamment forte et internationale pour que l'effet de ce prix soit immédiatement reconté par le public évidemment l'annonce une annonce comme celle des frères Cohen comme récipiendaires de cette édition ça fait fort

35:08
Présentateur

oui c'est ça et donc effectivement ce prix sanctionne une carrière une oeuvre importante

35:13
Olivier Berzane

oui et les frères Cohen ont cette image que pouvait avoir un Tarantino un Tim Burton assez on l'a qualifié un peu des rock stars du cinéma avec des films ils ont dans leur filmographie des films qui sont vraiment cultes qui étaient cultes d'une certaine jeunesse et les générations passent et continuent à le rester je pense à The Big Lebowski qui est un film qui est de 98 mais on voit des nouvelles générations s'approprier le film comme film culte et c'est vraiment cette image de cinéaste ayant un immense succès populaire étant de vrais auteurs avec un regard et des thématiques un type de cinéma évidemment une mise en scène brillante et des acteurs c'est une succession de grands noms du cinéma américain donc on est heureux aussi de à travers eux célébrer l'importance du cinéma américain

36:07
Présentateur

le choix ça se fait toujours en dernière minute comme ça du pré-lumière c'est toujours annoncé au mois de juin à juillet ou alors vous le savez depuis de nombreuses semaines

36:13
Olivier Berzane

non c'est pas on ne sait pas c'est pas la dernière minute les gens c'est impossible de faire ça plus tôt les gens ils travaillent ils ont des projets ils ne peuvent pas deux ans avant de se dire bah non je ne tournerai pas à ce moment là

36:25
Présentateur

donc c'est ça il y a une fourchette il y a une plage

36:26
Olivier Berzane

ah voilà absolument c'est un peu à cette période c'est en l'occurrence à cette période de l'année que les artistes savent voient un peu plus clair sur leur automne et sont capables de répondre à l'invitation qui leur est faite plus tôt ils nous font attendre et plus tard ils ne réussissent pas à se libérer si toutefois il y avait des possibilités oui c'est ça parce qu'il y a aussi des évidemment et on trouve que c'est pas tard d'annoncer en juin pour octobre le récipiendaire du pré-lumière

36:56
Présentateur

oui bien sûr alors chaque année l'organisation du festival est millimitrée évidemment autour de rendez-vous fixe et récurrent pour autant est-ce que c'est un festival à chaque fois différent en fonction de la personnalité du pré-lumière

37:07
Olivier Berzane

il l'est par définition parce que le contenu artistique change chaque année on a une structure qui fonctionne assez bien entre les grandes rétrospectives le cinéma muet les invités d'honneur mais justement vous savez

37:25
Présentateur

quels seront les invités d'honneur déjà est-ce que vous pouvez nous en révéler un ou deux

37:28
Olivier Berzane

on annoncera progressivement je fais pas d'annonce avant notre propre rythme d'annonce un petit exemple

37:34
Présentateur

quand même non

37:35
Olivier Berzane

non je vous dis on l'annoncera progressivement parce que justement on est en train de construire un équilibre on essaye d'aller de porter notre regard encore une fois à travers les invitations les nouvelles restaurations mais aussi les rétrospectives sur des cinématographies de toutes les époques de toutes les périodes et de tous les continents parce que c'est ça la richesse de la culture c'est qu'elle est diverse et qu'elle vient de toutes les parties du monde et dans l'histoire du cinéma il y a de quoi faire

38:04
Présentateur

est-ce qu'il y aura des innovations pour cette 18ème édition ou est-ce que les événements phares vont rester les mêmes ? c'est-à-dire la cérémonie d'ouverture à Altony Garnier et puis la salle 3000 également pour la remise du prix Lumière

38:16
Olivier Berzane

oui on reste sur ce schéma de festival qui fonctionne qui fonctionne très bien on est en train de voir justement quelles sont les nouveautés qu'on apporte qu'on apportera mais c'est là le coeur il y a vraiment une attention en tout cas nous on est très focalisés là-dessus en ce moment c'est les films choisir des bons films que les gens ont plaisir à découvrir ou à revoir

38:42
Présentateur

évidemment le festival enfin plutôt l'Institut Lumière c'est pas que le festival c'est aussi une programmation tout au long de l'année un musée des conférences des ciné-concerts des soirées exceptionnelles Malé Arnaud si je vous lance sur la programmation vous allez être intéressable puisque c'est vous qui êtes à l'origine de tout ça

38:57
Olivier Berzane

oui c'est à la fois un jeu immense et un enjeu immense un jeu je le dis parce que quand on est cinéphile et qu'on programme dans une cinémathèque évidemment c'est extrêmement réjouissant de composer des programmes et c'est un enjeu parce que justement redire que non seulement aller découvrir l'histoire du cinéma mais de le découvrir en salle de cinéma quand avant c'était une évidence désormais il y a plein de moyens de voir des films et de rappeler l'importance de la salle et nous les cinémathèques c'est ce n'est pas uniquement la visite de l'histoire du cinéma mais aussi le fait de le voir sur grand écran qui nous importe sur le grand écran mais aussi de manière collective ça fait sortir de chez soi ça fait avoir des relations à l'autre à la ville et nous on questionne énormément ça comment on est inscrit aussi au sein d'un quartier on a un rayonnement international mais on est très identifié bien sûr dans le quartier et on veut qu'il y ait une et le fait que la rue du premier film ait été refaite réaménagée participe de cette nous de ce plaisir qu'on a d'accueillir physiquement les gens à l'Institut Lumière

40:07
Présentateur

et oui c'est ça justement et le monde entier finalement Olivier Berzan arrive rue du premier film et arrive dans votre huitième arrondissement grâce à l'Institut Lumière

40:15
Invité

vous voyez comme quoi des fois les trafos ça fait du bien mais oui bien sûr bien entendu la place de l'Institut Lumière là où il est avec cette rue de naissance du premier film maintenant est connue et l'Institut Lumière il contribue pour beaucoup à faire connaître ça dans le monde entier bien entendu

40:32
Présentateur

alors l'Institut Lumière qui va s'ouvrir comme chaque été ça va se passer place Ambroise Courtois à côté du Château Lumière l'été en cinémascope alors il y a des films comme The Mask ça va commencer par The Mask de Chuck Russell le 23 juin Femme au bord de la crise d'honneur de Pedro Almodovar le 30 juin c'est jusqu'à comme ça fin août Melle Arnaud

40:50
Olivier Berzane

oui ça fait plus de 30 ans qu'on fait des séances en plein air devant l'Institut Lumière et cette année on en a renforcé on a renforcé l'offre avec 10 films pendant tout l'été c'est le mardi soir ça aussi c'est quelque chose c'est un événement auquel on tient parce qu'il y a un rapport très beaucoup plus large des spectateurs à cette offre c'est-à-dire que à l'Institut Lumière c'est un public qui choisit de venir parce qu'il suit notre programme là il y a vraiment des gens du quartier qui descendent et on en croise d'ailleurs qui quand ils s'installent nous disent vous savez ce que c'est ce soir le film donc ils sont vraiment venus dans l'idée et comme quoi c'est assez intact l'idée que les gens ont du plaisir à partager des moments de culture mais ça peut être pas uniquement de culture mais nous c'est la culture collective en groupe et trouver que ça a de l'intérêt de le faire et on remplit cette salle c'est toujours formidable de voir les gens nous on installe des gradins des fauteux des chaises mais il y en a qui descendent avec il y en a qui descendent avec des chaises longues c'est assez formidable comment les gens c'est l'ouverture

42:02
Présentateur

à la culture voilà

42:04
Olivier Berzane

et c'est à la fois des gens du quartier mais enfin chaque métro déverse une trentaine pendant toutes les trois minutes des grappes de spectateurs qui s'installent place en broise courtois

42:14
Présentateur

alors mais L'Arnaud je ne peux pas terminer cette séquence sans évoquer avec émotion la mémoire d'un grand ami du festival Lumière et pour cause puisqu'il s'agit de celle de Max Lefranc Lumière le petit-fils de Louis Lumière qui était encore présent au festival en octobre et qui nous a quitté le 25 mai dernier je l'avais interviewé en octobre 2004 aux côtés de Thierry Frémaux voici le portrait qu'il brossait de son grand-père Louis Lumière

42:34
Locuteur non identifié

Louis je l'ai connu jusqu'à l'âge de 13 ans c'était un grand-père merveilleux c'était un monsieur très bon très simple extrêmement gentil et si on l'analyse du côté frère Lumière c'était un monsieur très très très inventif il ne parlait pas pas de ses inventions style placotochrome ou cinématographe ou violents électriques mais par contre il était à l'affût de tout ce qui pouvait être amélioré ou perfectionné

43:05
Présentateur

voilà Max Lefranc Lumière qui parlait de son grand-père donc Louis Lumière quel souvenir vous garderez de Max Lefranc Lumière à l'Arnaud et à l'Institut Lumière ?

43:13
Olivier Berzane

et bien d'un homme qui nous a accompagné autant qu'on l'a accompagné il y avait une relation entre l'Institut Lumière et Max Lefranc Lumière très belle parce qu'à la fois il nous laissait sur les questions professionnelles de gérer une cinémathèque et même gérer l'exploitation du patrimoine Lumière et en même temps il était passionné par l'histoire de sa famille de son grand-père c'était le dernier

43:39
Présentateur

à avoir connu les frères Lumière de leur vivant d'ailleurs

43:41
Olivier Berzane

ouais c'est pas rien de se dire ça et on mesurait à notre chance mais on la mesure évidemment encore plus maintenant qu'il n'est plus là de fréquenter quelqu'un qui avait fréquenté Louis Lumière il y a une relève

43:54
Présentateur

aujourd'hui Maëlle Arnaud du côté de la famille Lumière

43:56
Olivier Berzane

oui il y a une relève il y a des petits-fils de Max un neveu également donc tout ça va commencer

44:03
Présentateur

tout ça va perdurer

44:04
Olivier Berzane

oui bien entendu

44:05
Présentateur

merci beaucoup d'avoir été avec nous dans cette émission Maëlle Arnaud donc on le rappelle à partir du mois d'octobre le 18ème festival qui aura lieu du dimanche 10 au dimanche pardon du samedi 10 au dimanche 18 octobre et puis tout l'été encore une fois l'été en cinémascope et puis évidemment toute votre programmation dans les deux salles de l'Institut Lumière à proximité de la place en Brasse Courtois merci à vous Maëlle Arnaud merci beaucoup et merci à vous Olivier Berzane je le rappelle conseil municipal dans le groupe Les Écologistes maire du 8ème arrondissement merci beaucoup merci à Christian également à la réalisation qui pense déjà aux vacances avant la dernière émission de la semaine prochaine pour écouter et voir rendez-vous comme d'habitude sur l'application Lyon 1ère ou sur le site Lyon 1ère comme chaque semaine donc et puis comme chaque semaine elle vous attendra sur l'antenne demain sur le coup des 11h c'est évidemment Odile Maty qui recevra demain dans son émission complètement toqué en partenariat avec la région Ronald Pauvergne tous les chefs et bons producteurs bon samedi bon appétit merci à vous