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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 30 mars 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 30 mars 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 30 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburant. Mais faut-il s'arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d'un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Dans une demi-heure, on posera la question à la ministre Aurore Berger, notre invitée.

À peine les municipales terminées, les partis font les comptes en vue des sénatoriales. Sortent de troisième tour, tant l'élection des sénateurs dépend des élus municipaux avec ses gains électoraux, le RN obtiendra-t-il pour la première fois un groupe au Sénat et des sénateurs LR pourraient-ils les rejoindre ? Le sénateur RN Junior Joshua Richard et notre invité vous nous donnerez les objectifs de votre parti. Bonjour, merci d'être là. Les partis qui se projettent également sur la présidentielle, la droite et le centre, auront-ils un candidat commun ? Les appels à l'union se multiplient, mais comment le désigner ? Les candidats déjà déclarés s'effaceront-ils ?

L'absence d'union est-elle synonyme ? Deux victoires du RN, analyse dans une heure avec nos éditorialistes Steve Triard et Rachel Gara-Valcarcel. Et puis à la une de nos régions, on parlera de ce climat post-électoral, post-municipal, maire huée, mairie saccagée comme à Fresnes, dans le Val-de-Marne. C'était vendredi soir, on sera avec le sénateur LR Christian Cambon, élu du département dans 50 minutes. Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Toussard. Bonjour Ariane. Et à la une de ce lundi 30 mars, Donald Trump revendique un changement de régime en Iran.

Oui, le président des Etats-Unis considère qu'en ayant tué les cadres du régime iranien, mais aussi certains de leurs successeurs, cela a déjà abouti à un changement de régime. On l'écoute. Je pense que nous allons conclure un accord avec eux. Je suis presque sûr, mais il est possible que ce ne soit pas le cas. Si vous y regardez de plus près, nous avons eu un changement de régime. Car le premier régime a été décimé, détruit, ils sont tous morts. Le régime suivant est en grande partie mort. Et le troisième régime, nous avons eu affaire à des gens différents de ceux avec lesquels quiconque a eu affaire auparavant. C'est un groupe de personnes complètement différent.

Je considère donc cela comme un changement de régime. Et face à la flambée des prix de l'énergie, la France réunit aujourd'hui un G7 avec les ministres des Finances et de l'Énergie. Oui, mais les mesures ciblées, annoncées par le gouvernement, ne parviennent toujours pas à calmer la colère dans le pays. Céline Schmitt.

2:44
Aurore Bergé

Des chauffeurs routiers mobilisés sur l'autoroute A7 à Lyon. Et un peu partout en France, des automobilistes inquiets lorsque s'affiche le prix à la pompe. Le gouvernement a annoncé des aides ciblées. 70 millions d'euros pour les secteurs économiques les plus touchés, la pêche, l'agriculture ou les transports.

3:03
Invité

Mais il l'affirme, hors de question de revenir au quoi qu'il en coûte du Covid. L'objectif de ces aides, c'est de permettre aux secteurs économiques qui font face à des difficultés, qui pèsent lourd sur leur chiffre d'affaires. C'est le cas des transporteurs, c'est le cas des pêcheurs, c'est le cas des agriculteurs, de passer le cap ensemble. Et c'est effectivement ciblé vers ceux qui ont le plus de difficultés, vers les TPE, vers les PME. On a une situation budgétaire qui est contrainte. Et moi je crois que, même si ce n'est pas forcément très audible dans les temps qu'on traverse, il faut avoir ce discours de vérité.

3:36
Aurore Bergé

Pour Jérôme Gage, les aides du gouvernement ne répondent pas aux besoins des métiers de première et seconde ligne, essentiels au pays.

3:43
Présentateur

Je pense aux infirmières libérales, je pense aux aides à domicile, je pense aux aides soignantes. Elles ont besoin de leur voiture pour aller rompre l'isolement de personnes âgées. Donc il faut des aides pour elles. Il faut ne pas oublier ces métiers du lien, du soin. Globalement, la gauche appelle à davantage de patriotisme économique. En ligne de mire pour certains, les distributeurs, appelés à réduire les marges générées par l'inflation. Du côté de la France insoumise, on cible plutôt les raffineurs. Je ne suis pas non plus d'accord que ce soit l'État.

Ça c'est les propositions à peu près de tout le monde, notamment Rassemblement National, qui sont pour baisser la TVA, sans assurance que ça se répercute sur le prix à la pompe. Et donc je suis pour appliquer quelque chose qui existe dans le code du commerce. C'est l'article L410-2 qui permet de bloquer les prix et de bloquer les marges. Et moi je suis pour les bloquer au niveau des raffineurs. C'est-à-dire en gros, en France, c'est principalement Total. 20 euros de réduction sur un plein en Espagne, ou encore une baisse du prix à la pompe de 25 centimes en Italie.

4:37
Invité

Contrairement à la France, d'autres pays européens ont annoncé des aides généralisées pour tous les citoyens.

4:43
Présentateur

Le patriarche latin de Jérusalem retrouve un accès au Saint-Sépulcre. Oui, une annonce faite dans la nuit par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Alors qu'hier, l'accès à ce lieu saint avait été interdit au patriarche latin de Jérusalem, où il devait célébrer la messe des Rameaux. Une décision de la police israélienne pour des raisons de sécurité, qui a provoqué un tollé de réactions internationales. Emmanuel Macron a, lui, condamné hier la décision des autorités israéliennes, qui s'ajoute, je cite, à la multiplication préoccupante des violations du statut des lieux saints de Jérusalem. Après l'attentat déjoué à Paris, le ministre de l'Intérieur renforce la vigilance.

Laurent Nunez a envoyé un télégramme au préfet et aux forces de l'ordre, précisant que la guerre en Iran présente un risque majeur d'atteindre grave aux intérêts des États-Unis et d'Israël sur le sol français, et que l'attentat déjoué à la Bank of America à Paris en est une illustration. Le ministre demande au préfet de renforcer les mesures de vigilance aux abords des sites préalablement identifiés et communiqués par les services de renseignement. Et puis on termine par les municipales à Paris. Anne Hidalgo a quitté l'hôtel de Ville hier. Emmanuel Grégoire a été élu maire.

Le nouveau maire socialiste de Paris veut faire du périscolaire parisien sa priorité, alors que les écoles de la capitale ont été touchées par plusieurs scandales de violences sexuelles impliquant des animateurs du périscolaire. On l'écoute. Le véritable combat commence maintenant. Et le premier d'entre eux, c'est le périscolaire. Nous devons tout reprendre. Nous devons renverser la table. Je l'ai dit, nous allons et nous devons protéger nos enfants. Et nous devons renouer la confiance avec les familles. Nous devons tout faire pour que la violence contre les enfants cesse. Pour nos écoles, le mot d'ordre sera la tolérance zéro.

On va revenir sur ces municipales, sur les sénatoriales avec vous, je suis au charge. Je rappelle, vous êtes sénateur RN du Nord. Mais d'abord, comme tous les jours, on commence par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. On va les regarder ensemble. D'abord, la une de Ouest-France. Du pétrole brut au raffinage. La dépendance de la France. La guerre au Moyen-Orient vient rappeler la totale dépendance du pays. Même si nos importations du Golfe sont tombées à 12% de notre consommation, la capacité de raffinage a, elle aussi, reculé. Deuxième une, c'est celle de la dépêche. Réforme des retraites. Le débat relancé, suspendu.

La réforme des retraites animera le prochain débat de la présidentielle. Les experts de Bercy proposent de repousser l'âge de départ à 65 ans. C'est un sujet explosif. Et puis la dernière une, c'est celle du midi libre. Diffamation, mal-être, témoignage, choc de profs. Les dénonciations calomnieuses sont devenues la première cause de souffrance des personnels scolaires. Les enseignants évoquent des faits qui se multiplient. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

7:21
Invité

C'est sur le pétrole. Sur la dépendance de la France au pétrole. Puisque effectivement, j'en ai parlé tout à l'heure de blocage des prix. C'est manifestement impossible. Certains ont oublié qu'en France, il n'y avait plus de puits de pétrole et que nos capacités de raffinage ont été largement diminuées depuis plusieurs années. Pour autant, pour sortir non pas de cette dépendance de la France au pays extérieur, mais pour sortir de l'explosion du prix du carburant à la pompe. On a proposé des mesures assez simples sur la baisse de la fiscalité, par exemple, de 20 à 5,5, éventuellement sur la baisse de la TICPE, qui vont effectivement au-delà des aides ciblées par l'État.

C'est 70 millions d'euros d'aides pour des secteurs déterminés. Les pêcheurs, les transporteurs routiers…

7:57
Présentateur

Ce n'est pas les bonnes mesures, ça ?

7:58
Invité

Non, je pense que ces secteurs-là sont en crise depuis longtemps. Il faut aller plus loin, aller soutenir les professions qui sont en difficulté. Je pense effectivement aux soignants qui se déplacent régulièrement, aux infirmiers à domicile, aux indemnités kilométriques, qui n'ont pas été relevées depuis des années. Et aux particuliers, j'ai fait la brocante de Denain hier, les gens ne me parlent que de ça, que du prix à la pompe, quand ils arrivent à trouver du carburant sur les pompes. Donc il y a des mesures ciblées.

On a des stocks stratégiques permettant de tenir fin jour, pour lesquels c'est un véritable scandale, qui sont libérés au prix coûtant, au prix actuel, et non pas au prix du marché, qui sert en fait aux actionnaires, aux entrepreneurs pétroliers, à la grande distribution de 100 mètres absolument plein les poches sur le dos des Français. C'est effectivement scandaleux.

8:39
Présentateur

Mais là qu'on comprenne bien, 70 millions, vous vous dites qu'il faut aller plus loin également pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs, ceux qui ont déjà eu des mesures ?

8:45
Invité

Mais je pense qu'il faut des aides généralisées. Effectivement, 70 millions, ça contribue à une baisse de 20 centimes d'euros pour ces professions qui sont ciblées. L'aide doit aller beaucoup plus loin, mais pas uniquement sur le carburant. Parce qu'en fait, ces professions, je pense notamment aux pêcheurs du Nord, qui sont touchées par plein de conventions européennes qui les met en grande difficulté. L'aide doit être beaucoup plus généralisée, mais en restant sur le carburant, il faut vraiment généraliser cette aide par la baisse de la fiscalité. D'autres pays ont fait ce choix-là.

9:09
Présentateur

Donc vous demandez toujours une baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur l'énergie.

9:12
Invité

De 20 à 5,5 et éventuellement la baisse de la TICPE, donc la taxe sur le carburant. D'autres pays ont fait ce choix. C'est le cas de l'Italie qui a baissé son prix à la pompe de 25 centimes d'euros. On attend que le gouvernement français fasse ce choix également.

9:22
Présentateur

Alors le gouvernement français justement qui fustige votre mesure de baisse de la TVA sur l'énergie. On va écouter hier Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement. Elle était sur LCI.

9:32
Invité

La proposition du Rassemblement national, qui est d'ailleurs de baisser la TVA sur l'ensemble des produits énergétiques, carburant, gaz, électricité, coût total de l'opération, 12 milliards d'euros. Moi, il faut me dire où est-ce qu'on prend ces 12 milliards d'euros ?

9:46
Présentateur

Qu'est-ce que vous lui dites à Maude Bréjean ? Vous les prenez où les 12 milliards ?

9:48
Invité

Je vous dis déjà qu'actuellement, au vu de l'envolée des prix du carburant à la pompe, c'est l'acier taxable qui a augmenté. Donc actuellement, ça ne coûte rien. C'est une baisse, effectivement, des recettes pour le gouvernement. Il n'y a pas de coût. 12 milliards d'euros, Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, ont proposé un contre-budget d'économie de 100 milliards d'euros. Le problème dans ce pays, c'est que le gouvernement, qui n'a aucun courage, ne veut pas s'attaquer à la hausse de la contribution de la France à l'Union Européenne. Par exemple, c'est 6 milliards d'euros pour cette année aux agences gouvernementales.

Il y a eu un rapport très intéressant du Sénat sur l'agence gouvernementale avec une prise en compte, soi-disant, du gouvernement. Actuellement, rien, aucune agence n'a été supprimée. Donc voilà, on a un contre-budget de 100 milliards d'euros si le gouvernement est en manque d'inspiration, qu'il aille chercher un contre-budget de Marine Le Pen.

10:29
Présentateur

Donc vous les demandez toujours. Ce n'est pas un peu démagogique ?

10:31
Invité

Non, je ne pense pas que ce soit démagogique. En tout cas, quand on parle avec les Français qui n'en peuvent plus, qui doivent choisir entre faire le plein pour manger ou faire le plein de carburant pour aller travailler, ce n'est absolument pas démagogique. Je pense qu'Emmanuel Macron a parlé du quoi qu'il en coûte. Je pense que c'est une nécessité actuellement de pouvoir faire baisser ses prix à la pompe. Et je le rappelle, d'autres pays ont fait ce choix-là et ne s'en portent pas plus mal.

10:51
Présentateur

Un mot sur un autre sujet d'actualité. On a appris ce week-end qu'il y a un attentat qui avait été déjoué. Attentat contre la Bank of America à Paris. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, fait le lien avec le conflit au Moyen-Orient. Est-ce que pour vous, il y a une importation de ce conflit sur notre sol ?

11:05
Invité

Je ne sais pas. Je n'ai pas le niveau de renseignement de M. Nunes. Il y a un import du conflit en Iran sur le sol français. Pourtant, effectivement, c'est une possibilité.

11:13
Présentateur

Vous l'a redouté, cette importation ?

11:15
Invité

Hélas, l'a redouté. Je pense qu'effectivement, il faut remercier nos forces de l'ordre et nos forces de renseignement qui, sur ce sujet-là, font un travail exceptionnel tous les jours et qu'il faut améliorer la vigilance dans nos communes, au niveau de l'État. Je pense que le gouvernement français prend les mesures à ce niveau-là pour pouvoir assurer la sécurité des Français.

11:31
Présentateur

Les bonnes mesures, les mesures suffisantes ? Là-dessus, vous dites, c'est bien.

11:34
Invité

On a plein de sujets de discord, notamment sur le carburant. Mais sur ce sujet-là, sur la protection des Français liée au risque attentat, la posture est la bonne, je pense.

11:42
Présentateur

Allez, on va parler des élections à venir, présidentielles, sénatorielles. Mais d'abord, on revient sur les enseignements des municipales, notamment dans votre région, avec nos partenaires de la presse régionale. Bonjour Aurélien Vurli. Merci beaucoup d'être avec nous depuis Lille, dans le Nord. Vous êtes journaliste à RCF Hauts-de-France. Aurélien, avec vous, on va revenir sur ces municipales et sur la poussée du Rassemblement national dans le bassin minier.

12:03
Invité

Oui, ils étaient deux, ils sont désormais 14 maires du Rassemblement national dans le bassin minier, une progression qui nécessite beaucoup de personnes pour occuper les nouveaux sièges de maires.

12:15
Présentateur

L'URN ne se suffit pas à n'importe qui. Ces nouveaux délits sont presque tous issus des assemblées d'élus dans lesquelles sera présenté le Rassemblement national. Trois d'entre eux ont travaillé auprès de l'Assemblée, deux d'entre eux ont travaillé par la communication des Nimbomont et par le Parlement européen. Deux autres étaient déjà conseillés départementaux depuis plusieurs années. Et puis je pense que vous connaissez Joshua Auchar, le maire de Billy Montigny, Yannis Gaudia, qui travaillait encore il y a quelqu'un pour tous. Joshua Auchar, des petits professionnalisations qui viennent parfois de loin.

C'est-à-dire Charles de Maire, Yannis Gaudia, et le futur maire de Billy 20, a grandi dans le Gard. Un parcours qui n'est pas spécifique au Rassemblement national, nous expliquait le politique de Jean Haute. Des collaborateurs parlementaires qui se retrouvaient lui, c'est un parcours clercie. Mais au RN, c'est quasiment la voie unique d'accès aux fonctions électives locales. Un des objectifs, c'était de convertir les résultats nationaux très importants en résultats locaux. Aurélien, pardon, je me permets juste… Aurélien, pardon, je me permets juste… Alors, je veux faire une question. Est-ce que Tristan Haute a raison ?

L'accès aux fonctions électives majeures doit-il passer par la professionnalisation du personnel politique ?

13:34
Invité

Alors, je n'ai pas totalement la question…

13:36
Présentateur

Aurélien, juste pardon, on a un petit souci de micro avec votre micro. Est-ce que vous pouvez juste nous répéter la question ? On avait un petit peu du mal à vous entendre. Est-ce qu'au RN, la voie d'accès aux postes électifs sont-ils le seul fait des collaborateurs parlementaires ?

13:53
Invité

Non, je pense que c'est réduire la grande victoire du Rassemblement National sur ces élections municipales avec 70 communes qui ont été gagnées par le Rassemblement National. Et je pense notamment à Yann Traiteur, à Nomexi dans les Vosges, qui est le plus jeune maire de France, qui n'est pas passé par un parcours de collaborateurs. Beaucoup sont passés par un parcours de collaborateurs. Effectivement, je pense que c'est une voie intéressante pour entrer en politique. C'était mon propre parcours, parce que j'étais collaborateur de Sébastien Chenu à la région Hauts-de-France.

Et je pense que l'ensemble de ces nouveaux maires, qui sont passés par des cabinets de maires, par des cabinets de sénateurs, effectivement feront d'excellents maires, puisque s'ils ont été élus, c'est en tout des premiers élus, mais il ne faut pas le droit des sénatoriales. Après, pour changer le quotidien des Français, je pense que le mandat de maire est le plus beau des mandats, le plus efficace des mandats, pour pouvoir changer réellement le quotidien des Français.

14:36
Présentateur

Aurélien, vous avez une autre question ? – Donc finalement, le parti, le Rassemblement national, est devenu un parti professionnel.

14:44
Invité

– Non, je viens de vous dire l'inverse. Je viens de vous dire qu'effectivement, beaucoup de nos nouveaux maires, notamment chez Sinomexime, je pourrais en citer d'autres, ne sont pas passés par la case des collaborateurs politiques. Maintenant, faire de la politique, effectivement, ça demande du temps, ça demande de l'engagement, ça demande une passion. Vous avez signé tout à l'heure, il y a Inis Godilla, le nouveau maire de Billy Montigny, qui était jusqu'à il y a quelques jours mon collaborateur. Il est passionné de politique depuis ses 15-16 ans. Il a maintenant 21 ans, il est maire de sa ville, il est maire de Billy Montigny.

Je pense que c'est une belle progression, de là à parler de professionnalisation de la vie politique. Il a maintenant un mandat d'élu local qu'il remplira pendant 7 ans.

15:20
Présentateur

– Merci Aurélien, merci beaucoup Aurélien Vurli. Pardon pour les petits problèmes de son, on avait parfois un petit peu du mal à vous entendre, c'est pour ça que je vous ai fait répéter. Merci beaucoup Aurélien d'avoir été avec nous depuis Lille. Quel bilan vous tirez de ces municipales pour le Rassemblement national, Joshua Ocha ?

15:37
Invité

– Un bilan plutôt positif, bien évidemment dans le bassin minier, secteur dans lequel je suis élu, mais globalement en France, c'est plus de 70 communes qui ont été gagnées par le Rassemblement national. Quasiment l'ensemble de nos maires ont été réélus dès le premier tour de cette élection municipale avec des scores actuellement énormes. Je pense à Ludovic Pajot, à plus de 81% sur Brouillet-la-Bissière, à Stibriou à plus de 70% sur Hénard-Boumont. Donc un bilan global très positif de ces élections municipales ou en s'implant dans les secteurs où c'était compliqué, je pense notamment dans le Grand Est, dans les départements du Sud où on avait peu d'élus municipaux.

16:09
Présentateur

– Mais est-ce que quand même justement vous ne restez pas fort dans vos zones qui étaient déjà vos zones de force, c'est-à-dire le Sud-Est, l'Occitanie, le bassin minier, le Nord-Pas-de-Calais plus largement, mais les gains en territoire finalement, ils sont faibles. Vous n'arrivez pas à conquérir de nouveaux territoires ?

16:23
Invité

– Je pense que l'élection municipale, c'est une élection particulière et les personnes, ceux qui votent, doivent nous avoir en vue à l'œuvre. Et c'est pour ça notamment que le bassin minier remporte 14 communes sur le bassin minier puisqu'ils ont vu à l'œuvre, Hénard-Boumont, ils ont vu à l'œuvre Brouillet-la-Bissière dans les départements du Sud, du Grand Est, du Nord. Ils ont vu à l'œuvre les députés, les parlementaires du Rassemblement national. Et une fois qu'ils nous ont vu à l'œuvre, les gens veulent voter pour nous. Ça s'est confirmé dans le bassin minier et dans tant d'autres communes. les élections municipales reviendront et donc nous reviendrons encore plus fort.

Effectivement, on a d'autres échéances.

16:51
Présentateur

– Mais il y a quand même eu des échecs, vous reconnaissez des échecs à Toulon, à Nîmes ?

16:54
Invité

– Il y a des villes qu'on pensait gagner, qu'on a peu gagnées. De là, à parler d'échecs, je vais vous parler d'une ville que je connais, par exemple Douai, dans le Nord, où le député de Chéry Tesson s'arrête à 154 voix du maire sortant qui fait une alliance entre les deux tours. Je ne pense pas qu'on puisse parler d'échecs. – L'Anse, pas loin de chez vous.

17:10
Présentateur

L'Anse aussi, c'était une de vos cibles, c'est un échec ?

17:12
Invité

– Ce n'est pas vraiment un échec, effectivement, on la gagnera plus tard. Je pense à Bruno Clavé, il sera encore là en 2032 ou en 2033 pour pouvoir ravir cette ville. Mais on rentre en masse dans l'ensemble des conseils municipaux dans lesquels on a fait des listes. On a multiplié par quatre, je crois, notre nombre d'élus en France.

17:30
Présentateur

– Allez, justement, prochain objectif pour le Rassemblement National, ce sont les sénatoriales qui ont lieu en septembre. Et Alex, en septembre prochain, le RN a de fortes chances d'obtenir un groupe politique au Sénat. Ce serait une première dans l'histoire ? – Oui, on le rappelle actuellement, le Rassemblement National dispose de trois sénateurs et il en faut au moins dix pour pouvoir avoir un groupe politique au Sénat. Et un groupe politique, ça donne de la visibilité aux parlementaires, ça permet de déposer des propositions de loi ou de lancer une commission d'enquête. Alors pourquoi l'ERN a de fortes chances d'avoir un groupe politique au Sénat après les prochaines sénatoriales ?

Eh bien, d'abord, il faut expliquer le mode de scrutin de ces élections sénatoriales qui est un petit peu particulier. En septembre prochain, sur les 348 sièges de sénateurs de la Haute Assemblée, la moitié sera remise en jeu pour un mandat de six ans, donc dans la moitié des départements. Et dans chaque département, les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs composé à 95% de conseillers municipaux. C'est pourquoi le Rassemblement National devrait gagner des sièges supplémentaires puisqu'il a fortement augmenté son nombre de conseillers municipaux dans ces élections municipales. Plus de 3 000 conseillers municipaux RN, c'est deux fois plus qu'en 2020 et en 2014.

Et dans quel département le RN pourrait gagner des sièges de sénateurs ? Eh bien, j'ai échangé avec le maire justement de Bruyelles-la-Bussière, Ludovic Pajot, qui est le directeur de campagne du Rassemblement National au sénatorial. Alors déjà, avec certitude, le RN devrait gagner des sièges dans les départements suivants, dans les Alpes-Maritimes, puisque ce parti a remporté des villes importantes comme Nice, Cannes-sur-Mer, Menton, dans le Var, grâce au gain de la ville de la Seine-sur-Mer et aussi au bon score de l'Or-la-Valette à Toulon, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône ou à Marseille, où le RN a fait 40% au second tour et puis également dans le département du Vaucluse.

Ça, c'est pour les certitudes. Ensuite, le parti à la flamme cultive des espoirs au sénatorial dans d'autres départements comme le Gard, grâce à son score municipal à Nîmes, la Gironde, l'Hérault et le Tarn-et-Garonne. Et puis enfin, il attend des surprises dans des territoires plus ruraux où il y a des maires sans étiquette mais qui ont en réalité les idées du Rassemblement national. C'est ce qui avait permis par exemple l'élection du sénateur Emmerich Durox en Seine-et-Marne au sénatorial de 2023 alors que personne ne s'y attendait.

Et sans oublier les sénateurs à l'air, des sénateurs à l'air qui pourraient peut-être, Alex, rejoindre les rangs du RN et de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti au Sénat pour former l'Union des droites ? Oui, à l'image du sénateur Henri Leroy, actuel sénateur à l'air des Alpes-Maritimes qui annonçait en fin de semaine dernière rejoindre Éric Ciotti et son parti, l'UDR, l'Union des droites, un parti allié au Rassemblement national. Henri Leroy se présentera sous ses couleurs de l'Union des droites au prochain sénatorial et il assure que d'autres sénateurs à l'air vont franchir le pas et pourraient donc gonfler les rangs d'un groupe d'Union des droites et du RN à la Haute Assemblée.

Cependant, attirer des sénateurs les Républicains, ce n'est pas la volonté affichée par le Rassemblement national. Regardez ce que nous dit Ludovic Pajot. Je le cite, nous ne faisons pas la course au LR, nous voulons d'abord rassembler les Français, nous ne sommes pas dans les combines d'appareils politiques. Joshua Auchard, vous êtes sénateur non inscrit à la Haute Assemblée depuis trois ans. Qu'est-ce que ça changerait politiquement pour vous un groupe RN au Sénat ?

20:42
Invité

Un groupe Rassemblement national au Sénat, déjà c'est effectivement au-delà de la visibilité reconnaître l'importance du Rassemblement national en France. On sait que les élections sénatoriales sont toujours des élections différées par rapport à ce qui se passe en France en moyenne il y a entre cinq et dix ans de retard sur ce qui peut se passer dans les élections municipales, en élections départementales, dans les élections législatives. Donc bien évidemment, un groupe Rassemblement national s'est confirmé l'implantation du Rassemblement national dans l'ensemble des parlements, au Parlement européen ou à l'Assemblée nationale au Sénat en vue de la présidentielle.

Ces municipales ont été un signe d'ancrage local du Rassemblement national. Le Sénat, c'est l'étape suivante. On est rentré à trois en 2023. On espère effectivement avoir un groupe sur cette élection de septembre 2026 pour pouvoir être plus fort, plus puissant et appuyer le programme de Marine Le Pen au Sénat.

21:26
Présentateur

Combien de sénateurs à Rennes, selon vous, pourraient être élus en septembre prochain ?

21:30
Invité

On n'a pas d'objectif réellement, mais suffisamment pour faire un groupe. Je ne pense pas que la marche soit très compliquée au vu du nombre d'élus. Rassemblement national qu'on a fait. Je pense que l'objectif effectivement, c'est de pouvoir avoir ce groupe au Sénat. Mais vous l'avez très justement rappelé, on compte aussi sur le nombre de maires sans étiquette. Par exemple, dans le Nord, j'avais 40 élus en septembre 2023. Je fais 433 voix à l'élection sénatoriale.

Bien évidemment, il y a un nombre de maires sans étiquette, un nombre de conseillers municipaux sans étiquette qui composent 95% du corpus électoral qui ont voté pour les idées du Rassemblement national parce qu'ils partagent les idées du Rassemblement national.

22:05
Présentateur

Est-ce que vous appelez certains sénateurs de droite, certains sénateurs les républicains à vous rejoindre en septembre prochain ?

22:11
Invité

Je pense qu'il y a beaucoup de sénateurs républicains, beaucoup de sénateurs centristes qui sont proches de nos idées. Des sénateurs centristes ? Des sénateurs centristes également, bien évidemment. Et je leur dis que si effectivement ils veulent nous rejoindre, non pas dans l'intérêt des combines d'appareils politiques, mais dans l'intérêt des Français pour porter les valeurs d'Éric Ciotti, de Marine Le Pen et de Jordan Bardella qui n'attendent pas ces temps en 2026 et qui font preuve de courage dès maintenant pour pouvoir nous rejoindre.

22:33
Présentateur

Donc par exemple, Henri Leroy qui franchit le pas et qui rejoint l'union des droits d'Éric Ciotti, c'est un exemple ?

22:40
Invité

Bien sûr, Henri Leroy est un exemple de ceux qui partagent les valeurs, le programme d'Éric Ciotti. Il a d'ailleurs dit, je ne sais plus sur quel entrain, qu'il avait des divergences avec le programme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, mais je pense que ce qui nous rassemble... Notamment sur les retraites. Notamment sur les retraites, je pense que ce qui nous rassemble est beaucoup plus important que ce qui peut nous diviser entre certains sénateurs républicains qui sont proches de nos idées et qui ont discuté de manière très sympathique dans l'hémicycle et entre le programme d'Éric Ciotti,

23:07
Présentateur

ce qui vous distingue des sénateurs républicains qui mettent aussi l'accent sur la lutte contre l'insécurité, contre l'immigration clandestine. Est-ce qu'il y a vraiment des différences ? Ou est-ce qu'il y a une passerelle qui est facile ?

23:19
Invité

Je pense que la passerelle est beaucoup plus étroite entre les sénateurs républicains qu'entre les républicains. Il ne vous aura pas échappé que les républicains ont maintenant plusieurs courants de pensée. Il y a des votes totalement différents entre les députés républicains à l'Assemblée nationale, entre les sénateurs républicains au Sénat qui d'ailleurs déposent des propositions de loi qu'on aurait très bien pu déposer et qu'on soutient au Sénat. Mais le problème, c'est que derrière, les républicains au global, emmenés par Laurent Wauquiez notamment, ne déposent pas ces propositions de loi très justes, très pertinentes que les sénateurs républicains ont pu déposer au Sénat.

23:49
Présentateur

Bruno Retailleau, patron du parti Sénateur Les Républicains, il dit que vous êtes économiquement socialiste.

23:54
Invité

Je ne suis pas économiquement socialiste. Je pense qu'il y a beaucoup de sujets qui nous rassemblent. On a bien évidemment sur certains sujets et notamment sur les retraites. On a un sujet de divergence. Très certainement soutenir pendant la campagne présidentielle au second tour, Édouard Philippe. Oui, bien sûr, on aura un sujet de divergence avec les républicains sur ce sujet-là.

24:13
Présentateur

Que sur les retraites ? Économiquement, vous n'avez pas d'autres sujets de divergence que les républicains ? Sur les retraites

24:16
Invité

et sur d'autres sujets. Je ne pense pas que les républicains ont brillé dans ces dernières années par leur efficacité.

24:22
Présentateur

Mais vous avez des contacts avec des sénateurs LR ou des sénateurs centristes parce que vous nous parlez de sénateurs centristes pour qu'ils vous rejoignent. Vous discutez déjà avec certains d'entre eux ?

24:30
Invité

Oui, on a des discussions non pas pour nous rejoindre. On est en fait assez loin de ces considérations-là. Ils nous rejoindront s'ils ont bien envie de nous rejoindre. Mais on a des discussions et beaucoup de sénateurs LR ou centristes peuvent nous dire qu'ils sont très proches de nos idées.

24:43
Présentateur

Mais centristes, les sénateurs qui siègent au groupe union centristes vous disent qu'ils sont proches de nos idées ?

24:46
Invité

Oui, bien sûr. Comme qui ? Je ne vais pas vous donner de nom sur cette antenne mis en off de ce plateau mais ça, vous attendiez à la réponse.

24:54
Présentateur

Avec quoi ? C'est tout pour moi. Bon, c'est tout. Alors, on va passer à la présidentielle. J'imagine que vous avez regardé Joshua Ochard avec attention le sondage paru hier dans le journal La Tribune. Le Rassemblement National est en tête mais il y a deux candidats qui ont été testés chez vous. Jordan Bardella et Marine Le Pen. Jordan Bardella est plus haut que Marine Le Pen. Il est un meilleur candidat ?

25:16
Invité

Notre candidate actuelle, la candidate naturelle du Rassemblement National c'est Marine Le Pen. Je pense que c'est bien sûr toujours Marine Le Pen. Malgré les sondages qui peuvent donner Jordan Bardella plus haut. Je pense d'ailleurs que Marine Le Pen et Jordan Bardella forment un excellent ticket pour cette élection présidentielle. On est le seul parti qui a réussi à faire un ticket gagnant pour l'élection présidentielle. Aucun des partis du système du Parti Socialiste des Républicains sauf à me tromper n'a réussi à faire un ticket gagnant. Éventuellement...

25:44
Présentateur

Mais c'est quoi le ticket si c'est Jordan Bardella votre candidat ? Marine Le Pen ne sera pas le Premier ministre de Jordan Bardella ? Éventuellement,

25:48
Invité

dans l'éventualité où la justice ne reconnaîtrait pas l'innocence de Marine Le Pen en juillet, effectivement, ce serait Jordan Bardella qui irait à l'élection présidentielle et Jordan Bardella est suffisamment entourée pour se faire une équipe. Il faudra lui poser la question à lui de qui sera son Premier ministre mais le Rassemblement National ne manque pas de ressources. Je pense à Edwiz Diage, je pense à Éric Ciotti, je pense à Sébastien Chenu, Jean-Philippe Tanguy, il y a plein de députés.

Évidemment, je ne dis pas que ce sera ces personnes-là qui seront Premier ministre, c'est Jordan Bardella qui va choisir mais le Rassemblement National ne manque pas de ressources pour former de nouveau un ticket gagnant. Je pense que c'est la vision de Marine Le Pen d'avoir pressenti ce ticket, d'avoir installé Jordan Bardella à l'élection européenne et de pouvoir gagner ensemble.

26:28
Présentateur

Surtout qu'elle n'avait pas le choix. Et d'en donner sa possible inéligibilité.

26:30
Invité

Ce n'était pas le cas sur la dernière élection européenne de 2019. Il avait déjà préparé ce duo. Depuis 2019, il forme un excellent binôme. Je pense qu'effectivement, c'est la réussite. C'est sûrement parce que Marine Le Pen est une femme qu'elle a pu anticiper autant.

26:43
Présentateur

Au second tour, en revanche, c'est plus serré sauf face à Jean-Luc Mélenchon qui est largement battu par Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Mais pour les autres candidats, c'est serré le second tour. Est-ce que l'exemple de Laure Lavalette à Toulon montre que le front républicain existe encore et que le second tour, ça va être compliqué pour vous ?

26:58
Invité

Non, je ne pense pas que le front républicain existe encore. On parlait encore il y a quelques années.

27:00
Présentateur

C'est pas ce qui s'est passé à Toulon ? Il n'y a pas eu un front républicain.

27:02
Invité

On parlait encore de plafond de verre. Je pense que le plafond a largement explosé depuis dans l'ensemble des villes. Alors bien évidemment, il y a encore des villes qu'on perd. C'est le cas de Laure Lavalette, bien évidemment. Mais je ne pense pas qu'il y ait de front républicain.

27:14
Présentateur

Vous ne redoutez pas la présidentielle,

27:23
Invité

l'inverse d'opinion nouée, je crois. Édouard Philippe, il est donné gagnant face à Jordane Bardella ou Marine Le Pen. Il y a eu une semaine. Édouard Philippe a un bilan derrière lui, Édouard Philippe, c'est le macronisme. Et c'est sûrement d'ailleurs le macronisme en 10 fois pire. Édouard Philippe, c'est la fermeture de Fessenheim. C'est les 80 km heure. Donc je pense qu'il y aura débat à l'élection présidentielle. Édouard Philippe,

27:40
Présentateur

il a rompu. Pour vous, il n'a pas rompu avec Emmanuel Macron ?

27:42
Invité

Édouard Philippe a quitté Emmanuel Macron en 2020. Mais les effets néfastes de sa politique qu'il a menée à l'époque avec la fermeture de Fessenheim et les baisses en termes de raffinage et ainsi de suite se voient maintenant. En fait, les difficultés qu'on ressent que les Français maintenant, c'est le bilan d'Édouard Philippe. C'est peut-être la difficulté qu'on avait avec Emmanuel Macron en 2017 où il a tout remis sur le dos de François Hollande pour son élection présidentielle. Non, Édouard Philippe, c'est Emmanuel Macron et c'est sûrement Emmanuel Macron en 10 fois pire pour l'élection présidentielle. D'ailleurs, l'un de ses premières mesures, c'est de mettre la retraite à 67 ans.

Je pense que peu de Français en veulent.

28:16
Présentateur

Bon, il ne parle plus de la retraite à 67 ans mais quand même, c'est votre adversaire le plus dangereux. On a l'impression que vous le redoutez quand même, Édouard Philippe.

28:23
Invité

Non, on affrontera l'ensemble des adversaires qui veulent bien affronter Marine Le Pen à l'élection présidentielle sans difficulté. Maintenant, effectivement, il a cette étiquette du centre droit mais il n'est pas particulièrement redouté. Je vous dis, un autre angle, notamment face à Édouard Philippe, c'est qu'il ne peut pas se cacher derrière une absence de bilan, derrière une nouveauté et une virginité qu'il n'aurait pas parce que le responsable de ce qu'on voit actuellement sur l'ensemble des politiques, on a parlé des gilets jaunes et des hausses du prix de carburant, c'est Édouard Philippe qui a mené pendant des années la politique d'Emmanuel Macron.

28:53
Présentateur

Justement, dans l'hypothèse d'une candidature de Jordan Bardella, est-ce que le principal défaut de Jordan Bardella, notamment face à Édouard Philippe, ce serait son manque d'expérience face à Édouard Philippe qui a été Premier ministre,

29:09
Invité

être Jordan Bardella. Je pense que Jordan Bardella a gagné nombre d'élections. L'élection européenne de 2019 a gagné l'élection l'élection européenne suivante. On a notamment augmenté notre nombre de députés. Donc je pense que non, l'inexpérience, la soi-disant inexpérience de Jordan Bardella n'est pas un frein par rapport à Édouard Philippe puisque nous, ce qu'on constate, c'est l'expérience d'Édouard Philippe dans le déclin de la France et dans la faillite de la France.

29:31
Présentateur

90 élus de la droite et du centre appellent à un candidat unique. Est-ce que ça, ça vous inquiète ?

29:35
Invité

Non, il y a déjà eu des tentatives de candidats uniques. Je doute que la droite et le centre, en fait, au final, arrivent à se mettre d'accord sur un candidat unique et puis on avisera si jamais ça devait être le cas. C'est-à-dire qu'on avisera ? On verra la stratégie qu'on mène à ce moment-là. Mais quel candidat unique pour la droite et le centre ils sont d'accord sur absolument rien ? Alors on sait, et notamment la gauche en est spécialiste. Je ne pense pas que la droite et le centre aillent jusque-là. Des alliances contre nature où les projets ne se ressemblent pas. Mais je ne crois pas à un candidat unique de la droite et du centre.

30:04
Présentateur

Merci, Joshua Ochard. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Alex, on se retrouve dans 20 minutes ? Oui, on verra que la réforme des retraites refait son apparition au ministère de l'Économie et des Finances. Et ce sera à suivre dans la revue de presse. On va reparler du candidat unique de la droite et du centre puisque c'est l'une des figures de Renaissance qui nous rejoint. La ministre Aurore Berger est notre invité. Bonjour, Aurore Berger. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité ce matin. Ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Aurore Berger. Bonjour. On va évidemment parler des questions qui concernent votre ministère, notamment les violences sexuelles et sexistes. Sujet très important. On va parler politique mais d'abord quelques questions d'actualité. Cet attentat déjoué. Ce week-end contre la Bank of America à Paris, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes fait le lien avec le conflit au Moyen-Orient. Est-ce que vous actez l'importation de ce conflit

31:12
Aurore Bergé

sur notre sol ? Déjà, je veux saluer évidemment la réactivité absolument exemplaire de nos forces de l'ordre. C'est vrai qu'on communique rarement sur les succès, c'est-à-dire les attentats qui ont réussi à être déjoués, ce qui peut parfois interroger les Français sur quelle est notre action au quotidien. Mais notre action au quotidien, c'est cela. C'est de garantir la sécurité des Français sur notre sol et garantir aussi la sécurité des Français par l'engagement militaire aussi évidemment qui est le nôtre dans des endroits qui sont des endroits stratégiques. Le ministre de l'Intérieur a l'occasion de s'exprimer.

C'est vrai qu'il y a cette inquiétude renforcée de se dire que la France est prise pour cible au regard des valeurs que nous portons, au regard des engagements internationaux nécessaires que nous avons et c'est la raison pour laquelle il s'est exprimé dans ce sens-là. Mais c'est acte en importation du conflit qui peut aller loin ?

Vous savez que même avant le conflit au Moyen-Orient, même avant la guerre avec l'Iran et vous savez la position très claire de la France en la matière, la France elle est prise pour cible et elle a été malheureusement prise pour cible par le terrorisme islamiste qui a frappé à plusieurs reprises sur notre territoire et qui a emporté la vie de plusieurs Français au regard de ce qu'est la France, au regard des valeurs que nous portons. Et donc je pense que là-dessus il faut qu'on soit tous extrêmement conscients et vigilants évidemment du niveau de la menace.

32:27
Présentateur

Autre sujet d'actualité qui inquiète les Français, Stéphane, c'est la hausse des prix du carburant.

32:32
Invité

Oui, et est-ce que vous en tant que ministre délégué en charge de la lutte contre les discriminations, vous êtes associé aux réflexions autour de cette hausse des prix puisque ça touche des personnes précaires, il y a toute la difficulté aussi entre les urbains et les ruraux. Est-ce que vous avez votre mot à dire ?

32:46
Aurore Bergé

L'ensemble du gouvernement est associé et mobilisé évidemment. D'ailleurs, on aura l'occasion de se retrouver autour du Premier ministre l'ensemble du gouvernement mercredi. J'imagine que l'un des sujets bien sûr sera celui-ci parce que c'est une préoccupation qui est la nôtre. comment faire face à la question de la hausse des prix. Alors, il n'y a pas une question de risque de pénurie. Je pense que c'est aussi très important de le dire. On n'est pas sur la question de la production aujourd'hui du carburant. On est vraiment sur le risque sur les prix.

Et donc, évidemment, on est tous mobilisés à la fois pour les Français dans leur vie quotidienne mais aussi pour ceux qui ont des attentes plus particulières. Je pense à nos agriculteurs, par exemple. Mais justement,

33:24
Présentateur

c'est surtout pour eux pour le moment que vous êtes mobilisés. 70 millions annoncés pour les secteurs en difficulté, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. Mais est-ce que le gouvernement peut s'arrêter là ? Est-ce que vous pouvez rester sourd aux difficultés de ces Français qui ont de plus en plus de mal à faire le plein ?

33:37
Aurore Bergé

On sort de débat budgétaire où la plupart de celles et ceux qui se sont exprimés dans le débat budgétaire ont quand même dit qu'il y avait un enjeu sur la dette, un enjeu sur le déficit public, un enjeu sur le niveau donc de la dépense publique. Et donc, je pense qu'il faut quand même avoir ça en tête. C'est-à-dire qu'on ne peut pas oublier les débats budgétaires une fois que le projet de loi de finances a été définitivement adopté et validé pour se dire que dès qu'on est percuté par une crise, on fait fi des engagements précédents qu'on a pris. Donc c'est pour ça.

34:02
Présentateur

C'est ce que font les oppositions ? Ils oublient l'état de notre dette ?

34:05
Aurore Bergé

Disons que les mêmes qui nous ont dit il y a encore quelques semaines attention, alerte rouge, dette publique, déficit public, dépense publique, dès qu'il y a un risque d'une crise qui nous percute, d'une difficulté supplémentaire qui nous percute sont les premiers à dire réactivons de la dépense publique supplémentaire. Est-ce que c'est le seul réflexe qu'on doit avoir ? Non. Et pour autant, encore une fois, ce que vous avez dit, on n'est pas sourds. Donc ça veut dire qu'on regarde de manière très précise des mesures qui pourraient être prises si elles étaient nécessaires.

Il y a des mesures d'urgence qui l'étaient parce qu'il y a des secteurs qui sont immédiatement touchés et impactés, qui correspondent à des enjeux qui sont stratégiques aussi dans notre pays, des enjeux de souveraineté quand on parle des transporteurs, quand on parle des pêcheurs, quand on parle des agriculteurs qui représentent aussi des milliers d'emplois évidemment ensuite derrière, l'enjeu des territoires, notamment les territoires ruraux. Donc c'est pour ça que la réflexion, elle est en cours. Et je veux aussi rassurer les Français encore une fois, il n'y a pas un enjeu sur le volume, sur la production, il y a un enjeu sur les prix, on en est conscient et on se rassure.

35:00
Présentateur

Mais ça veut dire que ça pourrait ne pas s'arrêter là ? Il pourrait y avoir dans les jours qui viennent des mesures pour d'autres catégories de Français, pour les Français les plus précaires ?

35:09
Aurore Bergé

Le gouvernement y réfléchit, mais le gouvernement est attentif sur la question encore une fois de la dépense publique parce qu'on n'a pas oublié le enjeu de la dette. Mais les 70 millions, ce n'est pas pour solde de tout compte, ça peut être une première étape. Ça, ce sera en cours de discussion, c'est un travail qui est fait aujourd'hui évidemment par l'ensemble des membres du gouvernement avec le Président avec le Président de la République. Donc on verra en fonction de l'évolution aussi évidemment des prix, mais je pense qu'il faut d'abord rassurer les Français sur le fait qu'encore une fois on n'a pas un enjeu production.

On a une inquiétude qui est importante sur les prix et j'imagine que beaucoup de ceux qui nous écoutent évidemment pour certains ont peut-être restreint leur consommation malgré eux. Donc il faut évidemment être très attentif à ça et très vigilant.

35:49
Présentateur

On passe au sujet de votre ministère. On commence par les violences sexuelles et sexistes. Vous serez cet après-midi avec le ministre des Transports Philippe Tabarro, Gare du Nord, sur le thème justement de la lutte contre ces violences dans les transports. Les chiffres sont inquiétants. En 2024, plus de 3400 victimes dans les transports en Ile-de-France. 7 femmes sur 10 ont déjà été confrontées à des violences dans les transports.

36:08
Aurore Bergé

Quelle mesure vous allez prendre ? Déjà, vous avez rappelé les chiffres. C'est-à-dire qu'il y a les chiffres déclarés, c'est-à-dire celles qui ont eu le courage et la possibilité de porter plainte et puis on estime que sans doute d'autres n'ont pas été jusqu'à un dépôt de plainte donc c'est sans doute des chiffres qui sont sous-estimés. Et quand on parle des violences sexuelles dans les transports, dans 9 cas sur 10, ces violences, elles concernent les femmes. Et donc ça veut dire qu'on a intériorisé ça.

Vous, comme moi, comme celles qui nous écoutent, qui nous regardent parce qu'on change nos horaires, parce qu'on adapte nos trajets, parce qu'on renonce à prendre certaines lignes de métro, de train, de tram, de bus aussi parfois. Et donc on renonce à une liberté qui est une liberté fondamentale. En disant, en fait, on ne va pas sortir ce soir, on ne va pas sortir ce week-end, on ne va pas aller à tel endroit. Ça engendre des dépenses supplémentaires pour celles qui le peuvent. Je vais prendre un taxi, je vais prendre un VTC parce qu'en fait, à partir d'une salle de telle heure, je ne veux pas.

Et puis même en tant que parents pour nos enfants, nos jeunes filles où il y a quand même une boule au ventre et une inquiétude quand elles doivent prendre un transport en commun. Ce qui est le cas de millions de jeunes filles, évidemment, à travers la France, ne serait-ce que pour aller au collège et au lycée. Donc c'est ça le point de départ et c'est évidemment insupportable de se dire qu'on restreint une liberté qui est une liberté fondamentale et puis qui ensuite en génère d'autres, liberté de travailler, d'étudier, d'avoir une vie sociale.

Donc ce qu'on fait avec Philippe Tabarro, qui est le ministre des Transports, on avait annoncé qu'on a mis autour de la table l'ensemble des opérateurs, les régions, puisque les régions de France sont évidemment clés dans la question des transports, une action spécifique sur l'île de France, mais pas que l'île de France, donc avec Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, puisque c'est vraiment l'ensemble de l'association des régions de France qui est engagée, des opérateurs, la RATP, la SNCF, plusieurs choses.

Un, je le rappelle, 31-17, numéro aujourd'hui sous-connu, méconnu, 31-17, application, SMS, téléphone, pour signaler des violences, soit en tant que victime, soit en tant que témoin sur tout le réseau RATP et SNCF. Donc ça, c'est quelques clics qui permettent immédiatement de se signaler ou de signaler quelque chose qu'on aurait vu et qui se serait passé dans les transports en commun. Donc on va massivement développer la communication pour que ce numéro soit connu.

Formation, comment on forme les agents, celles et ceux qui sont au contact très direct des voyageurs, tout simplement, tout au long de la journée pour garantir qu'ils aient les bons gestes, les bons réflexes sur une situation qu'ils verraient et en fonction de comment agir, comment détecter, comment accompagner les victimes. On va revoir aussi la question des aménagements. C'est pour ça qu'on le fait avec les opérateurs, avec la RATP, avec la SNCF, avec les régions de France parce qu'on sait qu'en fonction de l'éclairage, en fonction des aménagements des gares, vous n'avez pas les mêmes réflexes, les mêmes possibilités qui peuvent être faites.

Et puis, je vous le disais, il y a des enjeux spécifiques sur la région Île-de-France au regard du volume de voyageurs chaque jour, mais il n'y a pas que la région Île-de-France. Et donc, il y a aussi cette inquiétude en ruralité et l'objectif, c'est de généraliser notamment la descente à la demande. C'est-à-dire qu'on peut garantir en fonction ici d'un bus, par exemple, si vous voulez descendre entre deux arrêts parce que ça va vous rapprocher de chez vous, parce que vous avez besoin de changer votre trajet, parce que vous avez un doute, eh bien, descente à la demande qu'on veut généraliser.

Donc ça, c'est quelques exemples sur la détection, sur l'accompagnement, sur les signalements, sur la formation et sur l'attention qu'on a aussi pour les territoires européaux qui est de nature, on l'espère, à garantir la liberté de chacune.

39:25
Présentateur

Tout ça fait l'objet d'une charte d'engagement que vous avez signée cet après-midi. Il y en a une autre de charte d'engagement que vous avez signée récemment avec quatre applications de rencontres pour lutter contre les guet-apens homophobes. Donc on est dans un autre registre, mais qu'est-ce que ça donne, les premiers retours sur cet engagement ? Qu'est-ce que ça produit ?

39:41
Aurore Bergé

Pour ceux qui nous regardent, c'est quoi un guet-apens homophobe ? Ça veut dire que il y a un outil de liberté de pouvoir faire confiance, de pouvoir rencontrer quelqu'un et malheureusement, il y a un faux profil qui s'est créé, qui joue justement sur votre confiance, qui va vous donner un rendez-vous et puis ce rendez-vous au moment où vous arrivez, ça se transforme en un guet-apens, c'est-à-dire des hommes, parce qu'en général, ce sont des hommes qui vous attendent, qui vont vous tabasser, qui vont vous frapper, qui vont vous menacer, qui vont vous insulter, qui vont vous humilier.

À tel point, évidemment, que vous en sortez avec des séquelles qui sont des séquelles physiques et même des séquelles psychologiques. Sur les différents guet-apens, malheureusement, que notre pays a eu à connaître, certains ont eu comme conséquence que des personnes n'ont pas réussi à se remettre de ce qu'elles avaient vécu et donc ont été jusqu'à mettre fin à leur jour. Donc on parle de ça. On parle d'homophobie, on parle de transphobie, on parle du fait qu'au regard de l'orientation sexuelle, de l'identité qui est la vôtre ou qui est supposée être, eh bien on vous tend un piège et ça peut malheureusement conduire au pire. Donc ce qu'on a fait, c'est quoi ?

C'est agir avec les plateformes C'est comme sur les transports, on ne veut pas que les gens changent leurs habitudes, restreignent leur liberté, on veut garantir la liberté partout. Et bien ces plateformes…

40:52
Présentateur

Et sur les transports, vous avez des engagements très précis, très concrets que vous venez de détailler. Eh bien les plateformes, c'est pareil. Par exemple, on est uniquement dans l'univers virtuel.

41:01
Aurore Bergé

On est dans l'univers virtuel mais qu'il y a des conséquences dans la vie réelle et donc il n'y a pas de raison que les règles changent. Par contre, il faut des règles différentes et renforcées parce que ce ne sont pas les mêmes outils. Donc deux engagements. La question des faux profils. Eh bien on pourra avoir maintenant des profils vérifiés. C'est-à-dire que vous allez vous inscrire sous votre réelle identité. Donc on va vérifier votre identité même si après vous pourrez échanger vers pseudo. Évidemment, pour des raisons évidentes, certaines personnes ne veulent pas que leur entourage par exemple connaisse leur orientation sexuelle.

Donc ils pourront continuer à échanger sous pseudo mais une identité vérifiée. Et donc ça veut dire que quand vous échangez avec un profil vérifié, vous dites qu'a priori c'est une personne quand même en qui vous pouvez avoir plus confiance. Deuxième exemple, sur les guet-apens. Si malheureusement les personnes qui vous ont tendu un piège c'est quoi ? C'est de supprimer le faux profil. Comme ça on ne pourra pas me retrouver. Non, les plateformes se sont engagées à garder les données pour que ces données puissent être utilisées dans le cadre ensuite d'une enquête judiciaire et donc que des condamnations puissent avoir lieu.

Donc l'idée c'est vraiment que les auteurs, les agresseurs renoncent en fait à tendre ces pièges parce qu'il y aurait des conséquences très claires, des conséquences judiciaires, des sanctions, des condamnations qui tomberaient.

42:05
Présentateur

J'ai une question liée à l'actualité qui n'a rien à voir mais on a eu le deuxième tour des municipales dimanche dernier. On peut dresser le portrait robot des maires aujourd'hui. Donc on sait

42:15
Invité

qu'il y a à peu près autant de conseillères municipales que de conseillers municipaux grâce à l'extension de la parité.

42:20
Aurore Bergé

La loi pouvait facilement s'appliquer par rapport aux doutes que certains émettaient.

42:24
Présentateur

Alors c'est vrai. Par contre, on a à peine plus de 22% de femmes maires à l'issue de ce second tour. C'est un petit point de plus qu'en 2020 donc ce n'est pas beaucoup et surtout en fait parmi les 42 villes de plus de 100 000 habitants il y avait 12 femmes maires

42:36
Invité

en 2020. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 8. Comment est-ce qu'on peut et qu'est-ce qu'il faudrait faire ou qu'est-ce qu'il manque pour arriver à faire en sorte que la parité qu'on a au niveau des conseillers municipaux élus puisse se traduire par une parité effective au niveau des maires donc dans les exécutifs qu'on ait autant de maires

42:52
Présentateur

de femmes que de hommes.

42:52
Aurore Bergé

Sur les têtes de liste c'est aussi l'engagement des partis politiques. Qui sont-ils en capacité de présenter ? Est-ce qu'ils présentent autant d'hommes que de femmes aussi en tête de liste ? En tout cas, c'est sûr que c'est un engagement. C'est-à-dire qu'évidemment, je parle des très grandes villes parce que les villes que vous évoquez sont des villes où il y a des investitures de partis politiques et donc là, c'est aussi une responsabilité des partis politiques d'accompagner...

43:12
Présentateur

Mais y compris le vôtre parce que vous, les deux grandes villes que vous avez gagnées,

43:15
Aurore Bergé

c'est deux maires hommes. Je mets évidemment tous les partis politiques et puis après, il y a aussi l'ancrage local et territorial qui est le vôtre, la manière avec laquelle vous vous êtes engagés depuis des années. Vous prenez les deux exemples en effet de Bordeaux et Annecy, Thomas Cazenave et Antoine Armand. Ça fait des années et des années qu'ils sont engagés sur ce territoire et qu'ils ont permis d'ailleurs qu'une alternance se produise.

Mais après, encore une fois, c'est là où je le soulignais un peu en souriant, mais quand la loi sur la parité a été adoptée, on a entendu y compris sur votre plateau, énormément d'hommes venir expliquer que ça serait impossible à appliquer, qu'on n'arriverait pas à faire de liste, qu'on allait à la catastrophe, on n'aurait plus de conseillers municipaux, on n'aurait pas de conseils municipaux complets. La vérité, elle est évidemment tout autre.

43:55
Présentateur

Il n'y a eu que 66 communes qui n'avaient pas de liste. Mais qui n'étaient pas

43:57
Aurore Bergé

pour des raisons de parité d'ailleurs.

43:59
Présentateur

C'est beaucoup moins qu'en 2020.

44:00
Aurore Bergé

C'est un défaut d'engagement et une difficulté d'engagement parce qu'être maire, être conseiller municipal, notamment dans les territoires les plus ruraux, c'est un engagement de tous les instants. Vous êtes maire H24 7 jours sur 7 et donc c'est plutôt un enjeu de comment on renforce l'accompagnement aussi pour les élus locaux et l'accompagnement pour les maires. Mais en tout cas, la parité, elle existe. Donc aujourd'hui, c'était la première fois, première élection, 100% paritaire. Je pense que ça, c'est quand même une bonne nouvelle. Ça démontre évidemment que c'était possible.

Ça démontre évidemment que les femmes s'engagent partout et qu'il est donc possible d'avoir ce niveau d'engagement partout en France.

44:31
Présentateur

Vous êtes aussi chargée de la lutte contre les discriminations hors berger. Quand vous entendez le nouveau maire LFI de Saint-Denis dire que pour un argent public de sa ville, il ne sera pas possible de pouvoir rester en ayant l'ambition de porter une option politique qui a été battue dans les urnes. Est-ce que vous considérez que c'est de la discrimination

44:46
Aurore Bergé

en raison d'opinion politique ? Oui, mais je considère que surtout, c'est une atteinte grave aux principes républicains. Et normalement, évidemment, aucun maire ne peut et ne doit se comporter comme ça. D'ailleurs, le gouvernement l'a rappelé à l'ordre pour une raison évidente. C'est que les agents municipaux qui sont pour un certain nombre contractuels ou fonctionnaires, ils ne sont pas là pour exprimer des idées politiques. Ils sont là tout simplement pour servir, servir les Français, servir les Françaises. Et donc, se dire qu'en fonction d'opinion politique, ils seraient limogés du jour au lendemain. Parce qu'en fait, c'est ça.

C'est de se dire qu'on va limogés du jour au lendemain des hommes et des femmes. Pourquoi ? Parce qu'ils auraient servi sous une municipalité précédente ? Parce qu'ils seraient devenus du jour au lendemain incompétents ? Qu'il y ait des choix sur un cabinet, c'est-à-dire ceux qui vous entourent pour faire de la politique. Ça, c'est évidemment logique et absolument légitime et tout le monde le comprend. Mais sur celles et ceux qui servent la République, je crois que là... Et qu'est-ce que vous allez faire

45:38
Présentateur

en tant que ministre

45:42
Aurore Bergé

de la fonction publique ? Parce que, de toute façon, ce ne sont pas les règles de notre État de droit. Ce ne sont pas les règles de la République de limoger quelqu'un à raison de ses opinions politiques alors qu'il sert que ce soit la République, que ce soit l'État, que ce soit l'hôpital public, que ce soit les collectivités territoriales. Et donc, je pense, et ça démontre aussi ce qui se passerait si de telles personnes arrivaient à des responsabilités de nature différente. C'est-à-dire que là, on parle de municipalité.

Aujourd'hui, on a quand même le risque dans notre pays d'avoir un second tour qui pourrait se jouer entre le Rassemblement national d'un côté et la France insoumise de l'autre. Est-ce que ce sont ces valeurs qu'on a envie de voir être mises au premier plan dans notre pays ? Je ne crois pas. Et ça, c'est notre responsabilité aussi de garantir qu'il y a un autre choix pour les Français en 2027 qu'uniquement cette option de tenaille identitaire entre la France insoumise et le Rassemblement national. Ce duel absolument mortifère et on a encore le temps d'agir et de nous mobiliser pour garantir qu'une alternative puisse exister.

46:39
Présentateur

Il y a eu une poignée de mairies, en fait, dimanche soir où il y a eu des scènes choquantes de maires battues, conspuées. Ça ne concernait qu'un tout petit nombre de mairies et des débordements qui ont été

46:51
Invité

beaucoup montrés partout. Qu'est-ce que ça nous dit de l'état du pays aujourd'hui ? Est-ce que le président de la République a eu raison de parler de sédition ? Ce n'est pas un petit peu fort par rapport à ce qui est passé ?

47:02
Aurore Bergé

Moi, j'ai réagi immédiatement parce que certaines de ces scènes, malheureusement, se sont produites dans mon propre département, dans les Yvelines. C'est-à-dire, on parle quand même de maires, quelle que soit leur opinion politique, qui ont servi. Qui ont servi pendant 6 ans, pendant 12 ans, parfois plus. Ils ont été battus. Ça s'appelle la démocratie. Ils n'ont pas remis en cause le fait d'être battus. Ils ont annoncé les résultats. Ce qui est quand même une épreuve. Vous êtes maires, sortants, vous êtes battus. Vous venez pour annoncer les résultats que vous êtes battus. Ils sont conspués. C'était lamentable. C'était très chouvant. Ils sont insultés.

Et pour certains, ils ont dû être raccompagnés, protégés, protégés par les forces de l'ordre, de peur carrément qu'il y ait des atteintes physiques. Donc c'est absolument insupportable. Ça s'est passé dans quelle mairie ? Ça s'est passé dans les mairies notamment que la France Insoumise a remporté. Ou avec le soutien de la France Insoumise dans la très grande majorité des cas. Ça concerne tant des maires qui étaient des maires du Parti Socialiste que des maires LR qui ont été en effet remplacés. Et je pense que oui, je pense que ça devrait choquer l'ensemble des Français. Et je pense que les Français ont été très choqués par ça. De se dire qu'on a des maires comme ça.

48:01
Présentateur

Ça concernait vraiment un tout petit nombre de communes. Oui, ça concernait un petit nombre de communes. Et on a l'impression qu'en fait, on serait au bord de l'implosion. Non, on n'est pas. On est d'accord.

48:08
Aurore Bergé

On n'est pas au bord de l'implosion dans notre pays mais on est en risque. On est en risque politique. On est en risque républicain. On est en risque démocratique en fonction de ce qui se passe Mais vous ne dites pas comme Gérald Darmanin il y a un sentiment

48:18
Présentateur

pré-révolutionnaire électoral.

48:20
Aurore Bergé

Ça va trop loin. Ce que je vois moi, c'est qu'il y a eu une forme de dégagisme qui s'est exprimé dans un certain nombre de communes et que ce dégagisme va parfois jusqu'à des atteintes qui peuvent être des atteintes physiques à l'encontre d'élus de la République. Et si là-dessus, on n'est pas tous d'accord pour le dénoncer, alors je crois qu'il y a un certain nombre en effet de responsables politiques qui se mettent à l'écart de la vie démocratique et républicaine quand ils sont même incapables de dénoncer ces faits qui, je crois, ont eux choqué les Français.

48:44
Présentateur

Vous nous disiez, je reprends vos mots, vouloir éviter un duel mortifère entre le Rassemblement national et la France insoumise.

48:54
Aurore Bergé

Alors, c'est d'abord les parlementaires qui ont souhaité signer cette tribune. Il y avait Maude Bréjean, par exemple. Je les en remercie. Oui, Gérald Darmanin, moi-même, Elisabeth Borne, on est un certain nombre à avoir accompagné ce mouvement et pas forcément à avoir signé. En tout cas, ce qui est important, c'est que cette tribune, elle soit sortie.

Ce qui est important, c'est que les parlementaires ont dit une chose très simple, c'est que si on n'est pas capable de s'entendre, si on n'est pas capable de parler d'une même voix en 2027, alors on sera responsable, non pas uniquement de notre élimination et l'élimination de nos idées, on sera responsable d'offrir aux Français uniquement un choix entre l'ERN et la France insoumise. Et je pense que notre pays mérite mieux que ça, vaut mieux que ça. Mais ça suppose un peu de responsabilité, un peu de courage, la capacité qu'on a à faire et à faire ensemble.

Et les élections municipales, alors je sais que certains ne veulent pas que ce soit le premier tour de la présidentielle, mais les élections municipales, elles disent quand même quelque chose sur l'état du pays et sur le fait qu'en tout cas, à chaque fois qu'on a réussi à être unis, soit on a gagné, soit on était en passe de lettres, y compris dans des communes où on nous attendait pas du tout, je pense à Clermont-Ferrand par exemple, ou même à des surprises qui ont existé à Nantes. Et là où on a été divisé, singulièrement à Paris, il s'est passé quoi ? On a fait réélire les sortants. Donc il faut absolument qu'on évite ce poison mortifère de la division.

50:11
Invité

Ça, c'est le poison mortifère de la division, ça concerne tout le monde. La gauche, Orélefi, se pose la question, le centre se pose la question, la droite se pose la question. Tout le monde dit primaire, pas primaire. On a l'impression qu'à l'arrivée,

50:21
Présentateur

ce sera, toi d'abord, retire ta candidature et puis moi je verrai après ce qu'on fait. Avec un système comme ça, personne n'arrivera à se mettre d'accord dans la présidentielle. Comment on fait ?

50:33
Aurore Bergé

Moi je plaide pour la primaire depuis des mois. Je vois que de plus en plus de voix s'élèvent pour demander que cette primaire puisse exister. De voix où la primaire juste ? Moi je trouve qu'on gouverne depuis maintenant 18 mois ensemble. Ensemble ça veut dire quoi ? Ça veut dire renaissance, le Baudem, Horizon, l'UDI, les Républicains. Ça fait 18 mois que les Français ne vont pas s'élèvent. Vous ne dites pas

50:53
Présentateur

comme Laurent Wauquiez jusqu'à Sarah Knafou.

50:54
Aurore Bergé

Quand on gagne à Bordeaux, quand on gagne à Annecy, quand on gagne à Clermont-Ferrand, c'est comment ? C'est de cette manière-là. C'est ensemble. Et quand on perd, c'est justement qu'on a eu plusieurs candidatures de premier tour qui ont créé une incapacité ensuite à s'entendre. Aujourd'hui mon sujet ce n'est pas est-ce qu'il y a des gauches irréconciliables, des droites irréconciliables. Le risque, c'est que ce soit le pays qui soit irréconciliable. Le risque, c'est qu'il y ait des fractures telles qu'à la fin, on n'arrive plus à faire et à faire ensemble.

Donc on doit, et c'est un impératif qui est un impératif politique et qui est presque un impératif moral en fait, assumer cette candidature unique. S'il y a d'autres instruments que ceux de la primaire, s'il y a d'autres possibilités d'union que celles de la primaire, je serai la première à les accompagner et les soutenir. Mais il faut un instrument. Vous ne dites pas

51:33
Présentateur

au vu des sondages, Édouard Philippe, pour le moment, est le mieux placé. C'est lui notre candidat ?

51:39
Aurore Bergé

J'ai vu un sondage en effet où Édouard Philippe était le mieux placé. Moi, je ne me base pas uniquement sur les sondages parce que les instituts de sondage eux-mêmes vous disent qu'ils sont des photographies et ne sont pas des projections sur ce qui pourrait se passer dans un an ou dans 18 mois. Et regardez sur les élections municipales où parfois, y compris 2-3 jours avant l'élection, les sondages nous donnaient des résultats qui étaient largement distanciés ensuite par le vote final des Français. Donc se dire « on verra bien », se dire « écoutez, rassurez-vous, on se désistera les uns les autres en octobre, en novembre, en décembre, en janvier ».

Moi, je n'ai pas envie qu'on attende que ce soit trop tard.

52:13
Présentateur

C'est quand pas trop tard ? Il faut une primaire quand du coup ?

52:15
Aurore Bergé

À l'automne. Une primaire à l'automne ? À l'automne. Parce que si c'est trop tard, il se passera quoi ? Il se passera qu'on sera responsable, encore une fois, de l'élection du Rassemblement national dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux que ça. Vous serez candidate à cette primaire ? Moi, je fais déjà en sorte qu'elle existe. Je fais les choses dans le bon ordre. Je me suis mobilisée pour les élections municipales, je me mobilise en action au sein du gouvernement.

On a parlé de sujets qui sont importants, on a parlé de sécurité des personnes, on a parlé de liberté des Français, que ce soit dans les transports, que ce soit la lutte contre les violences qui s'exercent contre certains d'entre eux. Donc moi, je suis au travail et je fais en sorte qu'on puisse avancer sur une candidature unique parce que je pense qu'elle est vitale pour notre pays. Juste la primaire, pas jusqu'à Sarah Knafo. Vous savez, je vais vous donner un exemple très concret. Moi, j'étais à Berlin la semaine dernière, à Berlin où j'étais avec la ministre de l'Éducation nationale au mémorial de la Shoah à Berlin.

Je rencontre une enseignante qui me dit, vous voyez, dans mes élèves, il y en a qui ne croient même pas, qui ne croient pas à l'Holocauste. Pourquoi ? Parce que certains de leurs parents sont engagés à l'AFD. L'AFD, c'est le parti d'extrême droite allemand, le parti partenaire de Sarah Knafo et d'Éric Zemmour au Parlement européen. Ça, c'est très concret. C'est un parti qui nous dit, sur la lutte contre l'antisémitisme, qu'il faut qu'à un moment on abandonne un peu la mémoire, qu'on en a trop fait, que ce serait bien qu'on tourne la page, que ce serait bien qu'on passe à autre chose.

Quand on voit ce qui se passe dans toutes nos démocraties sur la lutte contre l'antisémitisme, non, je ne crois pas qu'on en fasse trop, je crois qu'on n'en fera jamais assez pour garantir que cette mémoire soit transmise et garantir que cet enjeu démocratique sur la lutte contre l'antisémitisme soit prêt à bras-le-corps. Donc Sarah Knafo, par principe, elle est totalement à l'écart de cela.

53:44
Présentateur

Jusqu'à la gauche républicaine, c'est ce que dit Gérald Darmanin ?

53:47
Aurore Bergé

On parle aux Français. Moi, le sujet, il n'est pas uniquement les partis, il est de parler aux Français. Après, je pense qu'il faut de la cohérence aussi sur ce qu'on a à défendre et sur ce qu'on a à dire. Je ne crois pas que les Français comprendraient une primaire qui irait d'une partie du Parti Socialiste parce qu'en plus, il faudrait choisir au sein du Parti Socialiste gauche, gauche républicaine, laïque notamment, qui ne se reconnaît pas aujourd'hui dans les options qui sont proposées et présentées et qui peut se reconnaître demain dans une candidature centrale qui serait présentée comme elle s'y est reconnue en début de l'année.

54:22
Présentateur

Dernier mot, comment vous trouvez un candidat commun avec les LR quand vous avez un Bruno Retailleau, président du Parti, qui dit un candidat macroniste ne gagnera jamais la présidentielle ?

54:29
Aurore Bergé

Moi, j'entends d'autres membres des Républicains, notamment Gérard Larcher, président du Sénat, qui dit d'autres choses et qui dit que justement dans le cadre d'une primaire, c'est aux Français de choisir quelle serait la meilleure option pour eux, pour demain les représenter et nous permettre de gagner parce que cette élection, nous pouvons la gagner mais nous ne pouvons la gagner que si nous sommes unis.

54:45
Présentateur

Merci Aurore Berger, merci beaucoup d'avoir été notre invitée la une de Ouest France, Stéphane, du pétrole brut au raffinage, la dépendance de la France, on va en parler dans quelques instants. C'est dur à dire. C'est dur à dire, pour un lundi matin, c'est compliqué. Avec nos éditorialistes, on va également parler des municipales dans le club et justement, c'est l'objet de notre reportage en région. Les élections des maires se sont tenues ces derniers jours dans les conseils municipaux. Si dans la quasi-totalité des communes, les élus ont obtenu une majorité claire, ça n'a pas été le cas à Val-de-Sy, en Seine-Maritime où les deux listes ont obtenu une égalité parfaite au second.

Au résultat, c'est la liste dont la moyenne d'âge est la plus élevée qui l'a emportée, une règle pas toujours bien comprise. Flora Sauvage, c'est rendu dans la commune.

55:28
Aurore Bergé

Au lendemain des municipales, les habitants de Val-de-Sy sont encore sous le choc. Situation inédite, au soir du second tour, les deux premières listes ont obtenu exactement le même nombre de bulletins dans l'urne, 642 voix chacune.

55:41
Présentateur

Très surpris, moi qui viens de m'installer en plus sur la commune il y a un an et demi, donc c'est une expérience inédite, c'est une grande surprise, c'est sûr.

55:51
Aurore Bergé

Selon le code électoral, en cas d'égalité parfaite, c'est la liste dont la moyenne d'âge est la plus élevée qui gagne.

55:58
Présentateur

Le bénéfice de l'âge, bon, c'est un petit peu bizarre quand même. C'est une vieille loi qu'on a vu le journal officiel. Oui, mais il faut bien prendre une décision de toute façon, c'est l'un ou l'autre. Ça me chiffonne un peu quand même. Je pense qu'un troisième tour ça aurait pu être pas mal, voire un peu plus de siège pour la liste qui n'est pas arrivée en tête du coup.

56:20
Aurore Bergé

Adèle Bourgis menait la liste citoyenne face à celle du maire sortant qui a gagné au bénéfice de la moyenne d'âge.

56:27
Locuteur non identifié

Même quand on a égalité sur le nombre de votes, en fait, on se fait totalement écraser parce qu'on est plus jeunes. On est plus jeunes donc nous, on va avoir que six sièges et l'autre équipe qui représente tout autant la population que nous en aura 21. Pour Adèle Bourgis et ses colistiers, cette règle est injuste. Ça pouvait être aussi d'autres critères. Pourquoi l'âge ? Parce que je crois que c'est une loi vraiment archaïque très ancienne, en fait. Réélu à 79 ans pour un cinquième mandat, le maire Christian Suronne fait profil bas. Je le dis toujours, il faut un gagnant et un perdant. Ce n'est pas une victoire.

Nous, on avait une moyenne d'âge de 57 ans et l'opposition avait une liste de 48 années. Moi, je trouve tout à fait normal qu'on se pose des questions. pas sur le fond, pas sur la légalité parce que ça, c'est la loi qui tombe. Peut-être voir ça avec le législateur, mais je crois que... Voilà, bon.

57:22
Aurore Bergé

Des riverains ont déposé une pétition sur le site de l'Assemblée nationale pour changer la règle de la moyenne d'âge en cas d'égalité parfaite. En trois jours, elle a déjà réuni près de 300 signatures.

57:32
Présentateur

On va faire le tour de la presse régionale avec vous et on va continuer à parler de ces municipales parce que la presse régionale, elle titre sur l'élection des maires par les conseils municipaux. Oui, c'est notamment le cas du journal Le Berry Républicain qui fait sa une sur Yannick Leroux, élu ce week-end maire de Vierzon par son conseil municipal, premier maire d'extrême droite dans l'histoire du département du Cher et de son côté, le journal La Marseillaise titre sur la réélection samedi de Benoît Payan par le conseil municipal de Marseille.

On le voit entouré de ses 33 adjoints pour l'acte 2 du printemps marseillais, sa majorité du nom de la gauche or LFI et l'un des adjoints de Benoît Payan attire les regards plus que d'autres. Il s'agit d'Amin Kessassi, militant contre le narcotrafic dans les quartiers marseillais et dont le frère Mehdi a été assassiné en novembre dernier en représailles de l'action militante de son frère. Dans une interview exclusive au journal La Provence, Amin Kessassi se confie sur cette victoire au goût étrange. Il dit sa fierté d'être un élu de la République mais sans jamais oublier son petit frère Mehdi.

Je le cite, cette écharpe tricolore, c'est avant tout celle de mon petit frère et durant son mandat, Amin Kessassi souhaite créer une charte du relogement pour les familles victimes du narcotrafic. La presse régionale qui revient sur la hausse des prix du carburant et les Français qui se pressent à la frontière espagnole. C'est à la une de l'indépendant catalan alors qu'en France les prix de l'essence s'envolent au-dessus des 2 euros le litre. Les habitants des Pyrénées-Orientales n'hésitent pas à franchir la frontière avec l'Espagne pour aller se servir en carburant en Catalogne où le litre d'essence est 40 centimes moins cher.

Une différence qui s'explique par une mesure prise par le gouvernement espagnol face à la hausse des prix. La baisse de la TVA de 21% à 10%. Il y a même des touristes du nord de la France venus en vacances dans les Pyrénées-Orientales qui passent par la frontière espagnole pour aller faire le plein et ensuite remonter en France. La réforme des retraites refait son apparition. Elle n'est jamais bien loin à cette réforme même si elle a été suspendue à l'automne dernier par le gouvernement de Sébastien Lecornu pour éviter la censure. On s'en rappelle.

Et selon les prévisions du gouvernement, le déficit de notre régime des retraites va atteindre 5 milliards d'euros en 2026 et plus de 6 milliards d'euros en 2030. Alors, le ministère de l'Économie et des Finances travaille sur une proposition de réforme toute simple, le report de l'âge légal de départ à 65 ans. Ce serait la meilleure solution pour Bercy afin d'équilibrer le régime des retraites durablement. Mais rassurez-vous, compte tenu de la situation politique actuelle, il faudra attendre la présidentielle 2027 avant qu'une nouvelle réforme des retraites voit le jour. Allez, on finit par une idée de sortie, Alex, mais pour les animaux de compagnie.

Eh oui, personnellement, je connaissais le parc de loisirs pour enfants en intérieur, très pratique pendant les vacances scolaires quand il pleut. Ça, vous connaissez bien ça. Voilà, ça, je connaissais bien. Mais j'ai découvert aujourd'hui en lisant Nord-Éclair qu'il existait des parcs de loisirs pour chiens. Eh oui, la commune de Saint-André-les-Lilles dans le Nord a créé en 2024 le premier parc de loisirs canin d'intérieur en France. Cela s'appelle Wouffland, 500 mètres carrés de jeux uniquement pour les chiens comme par exemple des piscines à balles. Alors, c'est simple, on réserve un créneau de deux heures pour son chien et c'est parti. Toutes les races de chiens sont acceptées.

S'ils sont vaccinés, cela va du chihuahua au berger allemand. Wouffland, c'est un véritable paradis pour les chiens mais aussi pour les maîtres puisque pendant que les chiens jouent, le maître peut aller siroter un verre au bar de ce parc de loisirs. Voilà, c'est très bien fait. Ça demande peut-être moins d'attention que les enfants. Un petit peu moins, mais c'est aussi du boulot, un chien. Merci beaucoup. Merci Alex pour cette revue de presse. On continue l'info dans nos régions et c'est aussi une page de 80 ans qui se tourne du côté de l'aéroport d'Orly. Le dernier vol Air France s'est posé ce week-end. La compagnie française va désormais opérer depuis Roissy-Charles-de-Gaulle.

Bonjour Vincent Capocanelas. Merci d'être avec nous, sénateur union centriste de la Seine-Saint-Denis. Vous êtes l'un des spécialistes au Sénat du domaine de l'aérien. Est-ce que vous comprenez ce choix d'Air France ? Alors c'est bien sûr un changement d'époque. Vous l'avez rappelé, ça fait près de 80 ans qu'Air France était basé à Orly, mais c'est aussi une évolution logique, en tout cas une évolution qui avait été annoncée. Air France a annoncé il y a deux ans et demi qu'il allait rationaliser ses lignes et qu'il allait concentrer sa production, si je puis dire, sur l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Donc on s'y attendait et auparavant déjà, Air France avait enlevé des lignes, supprimé des lignes et commencé à transférer des desserts à sa compagnie low-cost Transavia. Donc c'est ce qui vient s'achever par ce processus. Est-ce que Orly va devenir du coup un aéroport un peu low-cost ? Est-ce qu'il y aura des conséquences économiques que vous redoutez ?

Alors Transavia devient de fait la principale compagnie d'Orly avec près de 50% du marché et il est clair que les compagnies régulières, les compagnies traditionnelles ont moins intérêt à se baser à Orly et donc voilà, il y aura une desserte qui va être principalement faite par les low-cost et ce qu'on observe en Europe, c'est que les compagnies low-cost sont celles qui desservent les marchés intérieurs. En fait, les compagnies traditionnelles ont une structure de coût qui est supérieure. C'est ce qui est arrivé pour la France qui perdait plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros sur les lignes intérieures.

La France fait son bénéfice sur les longs courriers et donc ce phénomène-là, on le vit en Europe comme en France. Mais est-ce qu'Air France, vous avez le sentiment qu'Air France, la compagnie nationale, abandonne la province ? Alors, Air France avait déjà abandonné les desserts de Montpellier, de Biarritz, de Perpignan, de Toulon par exemple et donc ce phénomène-là continue mais il y aura sur Charles de Gaulle un renforcement des liaisons donc de la province Pétan-Marseille vers Charles de Gaulle et donc la complémentarité des deux aéroports va jouer et finalement il y aura une baisse du nombre de passagers mais finalement cette baisse ne sera pas considérable.

On sera à moins de 10% de suppression en réalité du nombre de sièges offerts. Merci Vincent Capocanelas, merci beaucoup d'avoir été notre invité sénateur centriste de la Seine-Saint-Denis. On va reparler des municipales et notamment des violences, des insultes qui ont eu lieu dans certaines mairies. Le saccage de la mairie de Fresnes c'était vendredi soir. On va y revenir dans quelques instants mais d'abord on écoute le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez c'était ce matin.

1:04:05
Invité

On est maintenant à 130 faits judiciarisés des insultes des menaces des violences contre des candidats ou des maires sortants. Il y a des administrés qui sont parfois mécontents qui s'en prennent à l'édile de proximité qu'est le maire

1:04:15
Présentateur

et donc c'est évidemment parfois très compliqué mais heureusement heureusement ça reste minoritaire mais c'est un phénomène inquiétant. Et parmi les faits de violence on le disait Freyne où ces dernières heures ont été très tendues les républicains ont battu la majorité sortante de gauche dans les urnes et vendredi soir à la veille de l'installation du nouveau conseil municipal la mairie a été saccagée par une vingtaine d'individus. Bonjour Christian Cambon vous êtes sénateur LR du Val-de-Marne le département où se trouve la ville de Freyne comment vous avez réagi en apprenant ce saccage ?

Bonjour je réagis évidemment par un sentiment de colère à voir effectivement les scènes que la France entière a découvert à un moment démocratique très important puisqu'il s'agissait effectivement de la soirée qui précédait l'élection municipale était évidemment tout à fait scandaleux et très inquiétant pour nos institutions démocratiques. Avec le maire de Freyne Christian Cambon qu'est-ce qu'il vous a dit ?

Le nouveau maire de Freyne a évidemment été très choqué lorsque vous allez vous êtes sur le point de prendre une fonction de cette importance et que vous entrez dans une mairie où la porte a été forcée où on a tiré à coups de mortier on a détruit tout le rez-de-chaussée c'est évidemment très inquiétant mais Christophe Carlier sur lequel nous portons évidemment notre confiance et notre soutien va évidemment remettre les choses en ligne.

Alors bien évidemment on comprend que les petits dealers qui pourrissaient la vie de Freyne depuis tant d'années n'étaient pas très contents ne sont pas très contents du changement d'équipe municipale mais je pense qu'avec l'aide de l'État on va pouvoir remettre les choses en ligne et redonner à cette population qui a manifesté sa volonté de changement on va pouvoir leur redonner la sécurité et nettoyer cette ville qui évidemment est très touchée par le NACO au trafic parce qu'on sait que Freyne c'est le deuxième plus grand centre pénitentiaire donc tout autour de la prison de Freyne il y a des vendeurs de drogue qui circulent alors on les a dérangés sûrement mais on va les déranger définitivement Merci beaucoup merci Christian Cambon sénateur à l'air du Val-de-Marne département où se trouve donc la ville de Freyne dont la mairie a été saccagée vendredi soir on va en parler avec vous Rachel Garaval-Carsel bonjour merci beaucoup d'être là journaliste politique Yves Fréard comme tous les lundis bonjour Yves directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves vous avez entendu Christian Cambon à l'instant alors on a vu on nous parle depuis plusieurs jours de ces maires insultées huées au moment où ils ont quitté leur mairie dans les urnes on a vu vendredi soir ce saccage de la mairie de Freyne qu'est-ce que ça dit du climat du pays est-ce que comme Gérald Darmanin vous dites il y a un climat pré-révolutionnaire

1:07:03
Invité

oui alors j'irai peut-être pas jusque là quand même parce qu'il faut quand même dire aux français qu'il y a 35 000 ou un peu plus de 35 000 communes en France et que dans la plupart des communes ça s'est plutôt bien passé mais c'est vrai qu'il faut attirer l'attention parce que c'est la première fois me semble-t-il qu'à l'occasion d'un passage de témoins il y a autant de faits qui sont qui sont répréhensibles et tout ça est organisé en plus tout ça est organisé il y a une espèce de brutalité qui s'est installée dans certaines municipalités alors je ne sais pas s'il faut mettre sur le même plan ce qui s'est passé à Freyne par exemple où là ce sont des individus qui apparemment ont été dérangés dans leur effectivement une espèce de commerce de la drogue qui étaient présents depuis très longtemps et puis ce qui s'est passé dans d'autres communes où l'arrivée d'un maire de la France Insoumise et bien s'est accompagné de renvois du maire sortant de façon tout à fait détestable il y a un ensauvagement pour reprendre une expression bien connue qui s'est emparé je dirais de la vie politique et de la vie publique dans certaines communes qui est très inquiétant effectivement et qui témoigne qui témoigne aussi d'un malaise d'un esprit assez malsain revanchard même je dirais dans ce pays et auquel il faut évidemment prêter la plus grande attention

1:08:34
Présentateur

Rachel Garaval-Cartel comment vous analysez ce qui s'est passé ces derniers jours ?

1:08:39
Invité

Oui je pense que l'esprit revanchard c'est le bon mot je ne suis pas sûr que ce soit si nouveau que ça je pense que c'est la première fois que c'est autant documenté ce qui du coup attire notre attention mais les municipales c'est assez souvent je ne sais pas si c'est le bon mot mais c'est régulièrement violent parce que c'est de la politique à un niveau très local où se mêle aussi l'interpersonnel on a parlé

1:09:02
Présentateur

à ce point là on a vu des forces de l'ordre évacuer

1:09:04
Invité

mais regardez par exemple en 2014 quand le blanc-ménil dont on a parlé cette année avait basculé de gauche à droite ça avait été très violent à l'époque regardez Saint-Denis quand ça avait basculé du PC au PS il y a 6 ans en 2020 le maire communiste sortant était sorti sous les huées de la mairie de Saint-Denis c'était des socialistes en face donc peut-être que ça s'aggrave mais il faut rappeler que dans le précédent mandat qui s'est clos des municipalités on a beaucoup parlé de ces maires qui ont beaucoup plus démissionné que d'habitude je rappelle que d'après le Savipof la première raison des démissions ce sont les tensions politiques locales jusqu'au sein du conseil municipal alors ça n'arrive pas jusqu'à des menaces des violences à chaque fois bien entendu mais on est dans un pays où la situation politique elle est tendue au niveau national et régulièrement pas tout le temps mais régulièrement au niveau local aussi ce qui n'excuse en rien ce qui s'est passé ici ou là bien entendu

1:10:04
Présentateur

on va parler des endroits où ça s'est bien passé mieux passé élection des maires ce week-end c'était notamment le cas à Marseille où Benoît Payan a donc été élu maire avec comme adjoint Mehdi Kessassi oui Mehdi Kessassi et puis Emmanuel Amine Kessassi pardon le frère de Mehdi Kessassi je vais y arriver et Emmanuel Grégoire à Paris qui a lui aussi été élu maire qu'est-ce qu'il faut retenir maintenant que ces élections municipales sont terminées Yves qu'est-ce que vous retenez de ces municipales notamment dans ces deux grandes villes

1:10:38
Invité

c'est des villes où on pensait qu'il y aurait un enjeu et un match très serré et finalement et dans l'une et dans l'autre et bien le vainqueur a gagné tout à fait aisément ça c'est la première des remarques la deuxième des remarques c'est que ce sont deux villes où la gauche a gagné sans les voix enfin sans qu'il y ait un pacte qui soit passé avec la France Insoumise puisque et M. Payan et M.

Grégoire ont refusé de pactiser avec la France Insoumise alors sauf qu'à Marseille la France Insoumise s'est retirée ce qui a sans doute profité d'ailleurs au maire mais je dirais aussi que c'est le reflet d'une certaine alors troisième enseignement c'est que le Rassemblement National à Paris n'arrive absolument pas à se faire une place parce que là le score c'est même pas un faible score c'est un score ridicule ridicule moins de 2% il a vraiment été très très faible depuis 30 ans que le Rassemblement National essaye de se faire une place et bien là il n'y est pas du tout arrivé et que à Marseille en revanche le Rassemblement National a pris la place d'une certaine façon même s'il est loin derrière le gagnant a pris la place de la droite traditionnelle la droite républicaine qui elle était très faible et qui et bien a été remplacé par un candidat sans doute déçu par son score parce que je pense qu'il pensait faire beaucoup plus et qui d'ailleurs c'est intéressant parce que si on regarde bien ce qui s'est passé à Marseille je crois qu'à Marseille il y avait la volonté de garder un maire et une municipalité plutôt de gauche et c'est assez manifeste c'est une ville très pauvre Marseille c'est la ville où il y a le plus de personnes éligibles au RSA aux minima sociaux et alors vous me direz cette société-là aussi qui souvent vote Rassemblement National ben non elle est restée à gauche

1:12:41
Présentateur

Rachel Garaval-Carselle est-ce que on va parler de la présidentielle dans quelques instants est-ce que de ces municipales et notamment dans les grandes villes il faut tirer des enseignements pour la présidentielle ?

1:12:51
Invité

Je distinguerai deux cas je trouve que quand même Paris, Lyon et Marseille sont des cas assez différents du reste même des grandes villes puisque dans ces trois grandes villes le total gauche au premier tour il est en très sensible progression par rapport à 2020 aujourd'hui ce sont trois villes qui sont structurellement à gauche ce qui ne veut pas dire que la droite est dans la totale incapacité de gagner regardez à Lyon finalement ça s'est joué à 3000 voix mais c'est plus difficile qu'avant c'est une évidence par contre dès la strate de ville en dessous on s'aperçoit et je pense que c'est un enseignement pour la présidentielle les municipales ne nous disent pas qui va gagner la présidentielle mais ça donne au minimum sur la ligne de départ qui est en avance et qui est un peu en retard je trouve que ce qui a bien marché à ces municipales c'est quand même l'union entre la droite et le centre les électorats ils ont Aurore Berger vous l'a dit il y a quelques minutes les électorats ils ont quand même très bien coagulé et dans les villes où le RN n'avait aucune chance de gagner l'électorat RN il a largement voté utile pour des candidats de droite et du centre soit pour faire barrage à la gauche soit pour tenter de faire basculer des villes je pense que la ville de Nantes c'est un cas très symptomatique et ne parlons même pas des villes comme Brest ou Clermont-Ferrand où le score du RN entre les deux tours il est parfois divisé par trois

1:14:11
Présentateur

donc pour vous au niveau des électorats il y a déjà eu une forme d'union des droites

1:14:14
Invité

je n'irai pas jusqu'à l'union des droites parce que l'électorat RN à un endroit où il n'a pas de chance de gagner il peut voter pour un candidat de droite ou du centre qui sait lui parler parce que Fouge Chombardelot à Nantes par exemple c'était vraiment pas un candidat de droite modéré mais au niveau national je ne suis pas certain que l'électorat RN voterait pour un candidat centriste par exemple je pense que ça ne marche pas dans les deux sens mais par contre la droite et le centre je trouve que ça coagule quand même vraiment très bien

1:14:42
Présentateur

Yves ?

1:14:43
Invité

Oui c'est vrai parce qu'évidemment l'actualité des municipales a été complètement je dirais polarisée sur ce qui s'est passé dans les villes certaines villes de banlieue et puis la poussée qu'on a appelée comme ça de la France insoumise mais il faut quand même rappeler que le centre et la droite effectivement ont gardé leurs villes ont gardé beaucoup de villes en ont gagné certaines et ça a plutôt pas mal fonctionné certes le RN fait mieux que d'habitude dans des villes d'ailleurs des villes moyennes ou des villes petites moyennes il a échoué dans les grandes villes et le parti socialiste se maintient aussi d'une certaine façon il n'est pas bon l'actualité de Paris et de Marseille fait qu'on retient cela mais je veux dire les partis traditionnels qui étaient quand même très en en difficulté sur le plan national dans le débat qui avait quand même fondu comme neige au soleil restent quand même sur le plan local des forces politiques importantes

1:15:47
Présentateur

alors qu'à l'enseignement on tirait pour la présidentielle pour la droite et le centre plusieurs figures appellent à l'union on va écouter ce matin Aurore Berger qui était notre invité il y a quelques minutes

1:15:57
Aurore Bergé

si on n'est pas capable de s'entendre si on n'est pas capable de parler d'une même voix en 2027 alors on sera responsable non pas uniquement de notre élimination et l'élimination de nos idées on sera responsable d'offrir aux français uniquement un choix entre l'ERN et la France insoumise et je pense que notre pays mérite mieux que ça vaut mieux que ça moi je n'ai pas envie qu'on attende que ce soit trop tard

1:16:19
Présentateur

C'est quand pas trop tard il faut une primaire quand du coup ?

1:16:21
Aurore Bergé

A l'automne Une primaire à l'automne ? A l'automne parce que si c'est trop tard il se passera quoi ? Il se passera qu'on sera responsable encore une fois de l'élection du rassemblement national dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux que ça Je vous présente

1:16:33
Présentateur

en ces voix Yves qui appellent à l'union de la droite et du centre mais est-ce que vous y croyez ? Est-ce qu'elle est possible quand dans le même temps que vous avez un Bruno Retailleau qui dans le Figaro dit un candidat macroniste à la présidentielle il ne sera pas élu ?

1:16:45
Invité

Oui mais il y aura un principe de réalité à un moment je pense Effectivement personne ne va vous dire maintenant on est à un peu plus d'un an d'ailleurs de l'élection présidentielle qu'il se retirera parce qu'à ce moment-là ça ne sert à rien de faire campagne Ce qui se passe c'est qu'il va y avoir une compétition qui va s'ouvrir les prochains jours les prochaines semaines entre différents candidats du centre et de droite peut-être aussi d'une certaine gauche enfin je ne sais pas et chacun va faire valoir ses arguments et je pense que ce qui va départager les uns les autres je ne sais pas si c'est une primaire je ne vous crois pas je pense que ça sera un principe de réalité ça sera ce qui se passe dans les sondages les études d'opinion qui sont quand même en France contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays très fiables et qui va dire si vous en avez un qui a 10 points même 7 points d'avance sur l'autre si effectivement l'autre celui qui perd ne veut pas être tenu pour responsable d'un face-à-face que beaucoup de français ne veulent pas il se retirera je pense que c'est comme ça que ça va se passer je crois que c'est M.

Roger Carucci le sénateur bien connu des Hauts-de-Seine qui disait que la fusée est à deux étages le premier étage c'est chacun présente son programme sa candidature et puis le deuxième étage c'est justement l'écrémage

1:18:12
Présentateur

vous y croyez au final à cette union de la droite et du centre

1:18:16
Invité

si les partis ne la font pas les électorats je pense la feront il y aura un vote utile l'idée d'être sûr d'éliminer la gauche et même potentiellement Jean-Luc Mélenchon du second tour elle sera plus forte je pense moi ce qui me marque c'est effectivement la fusée à deux étages l'image est la bonne la première étage peut durer longtemps malgré tout parce que il y a beaucoup de sondages qui montrent qui font croire en tout cas que le ticket d'entrée au second tour pourrait être très faible parfois même en dessous de 15% là ça veut dire qu'il y a plein de candidats qui sont aujourd'hui en dessous de ça qui disent mais pourquoi je me désisterais moi alors que finalement j'ai toutes mes chances d'aller au second tour je n'en suis pas si loin je ne suis pas sûr qu'il finit ce sera aussi bas parce qu'en fait quand il y a tant de concurrence en fait le premier camp qui fait son union que ce soit encore une fois au niveau des partis ou au niveau de l'électorat qui fait son choix en fait il élimine l'autre camp et là dessus je pense que la droite et le centre ont un temps d'avance parce que je crois que leur capital il est plus grand que le capital de la gauche

1:19:23
Présentateur

sur la droite et le centre un sondage qui est paru hier qui teste différentes hypothèses au premier et au second tour et notamment face au rassemblement national Marine Le Pen Gendarmerdella Edouard Philippe est le seul pour le moment à battre le rassemblement national est-ce que ça fait de lui à l'heure où on se parle le candidat naturel de son camp ou pas ?

1:19:43
Invité

Je ne sais pas mais moi j'avais deux remarques à faire là-dessus c'est que bon alors évidemment les élections enfin l'élection municipale du Havre a redonné je dirais une couverture médiatique à Edouard Philippe mais moi ce qui me ce qui attire mon attention pour Edouard Philippe c'est que ça fait quoi maintenant ça fait 5 ans qu'il a quitté 6 ans 6 ans qu'il a quitté Matignon et je trouve que en 6 ans il n'a pas perdu beaucoup de plumes quand même c'est quand même impressionnant parce que en plus il ne s'exprime pas beaucoup il a une parole qui n'est jamais très spectaculaire sauf quand il nous promet et je serais curieux de voir d'ailleurs s'il va continuer à promettre la retraite à 67 ans dans un pays qui est foncièrement hostile à l'augmentation du départ de l'âge du départ à la retraite mais ça c'est quand même moi je suis assez curieux de ça parce que c'est pas simple de rester à flot bon pour le moment apparemment oui c'est celui en fait l'étude d'hier montre que c'est lui qui résiste le mieux en tous les cas qui serait le plus en situation de se qualifier on verra la route est longue tout le monde est pas sur la grille de départ il peut toujours se passer quelque chose oui sur Edouard Philippe depuis il faut quand même se rappeler qu'il avait quitté Matignon très très très haut dans les sondages et depuis 2020 c'était quand même une lente baisse mais continue pour Edouard Philippe le sondage de ce week-end effectivement de Elam pour BFM c'est la première fois qu'il montre une remontée d'Edouard Philippe et c'est le premier sondage depuis plusieurs mois plusieurs semaines qui montre que le ticket d'entrée du second tour il serait quand même peut-être plus haut que ce qu'on dit beaucoup ces derniers temps si ce type de sondage se multiplie pour Edouard Philippe je ne sais pas s'il deviendra le candidat naturel mais il finira quand même peut-être par s'imposer si ça ne continue pas s'il est un peu à la bagarre avec les autres entre 14 et 16% ce sera peut-être plus compliqué

1:21:45
Présentateur

on suivra évidemment tout ça les autres sujets d'actualité de réoccupation des français c'est la flambée des prix du carburant qui continue d'inquiéter le gouvernement a annoncé 70 millions d'aides ciblées pour les secteurs les plus touchés mais ce n'est pas forcément suffisant pour les oppositions on écoute ce matin le vice-président du rassemblement national Sébastien Chenu

1:22:04
Invité

on n'a plus un rond dans les caisses il n'y a plus un sou ils ont tellement fait n'importe quoi qu'aujourd'hui ils laissent les français à l'abandon et ça saute aux yeux il faut des mesures pérennes des mesures dans le temps c'est la raison pour laquelle nous on demande que la TVA baisse sur les énergies il faut considérer les énergies comme des biens de première nécessité on ne peut pas vivre sans énergie sans électricité parce que là ce sera un manque à gagner durable pour l'instant il n'y a pas de manque à gagner puisque pour l'instant le gouvernement s'en met plein les poches

1:22:30
Présentateur

voilà habillé pour les verts le gouvernement avec Sébastien Chenu est-ce que le gouvernement il est coincé entre la nécessité d'aider les français qui ont du mal à faire leur plein et en même temps des caisses qui ne sont pas très remplis

1:22:43
Invité

oui d'ailleurs il participe au paradoxe Sébastien Chenu parce qu'il dit d'un côté on n'a plus un rond en caisse d'un autre côté bon ce qui est évident c'est que ce qui s'est passé pendant la crise sanitaire ne peut pas être reproduit c'est-à-dire que quoi qu'il en coûte ne peut pas être reproduit et les seules aides qui peuvent être des aides valables c'est évidemment des aides ciblées me semble-t-il alors c'est vrai que l'état se fait gagne davantage d'argent puisque les prix augmentent et les taxes par définition lui sont profitables mais

1:23:20
Présentateur

mais avec des français qui font moins le plein donc le volume

1:23:23
Invité

alors moi je pense que tout à l'heure il ne faudra absolument pas qu'il y ait une aide globale il faut qu'il y ait des aides alors évidemment chaque corps de métier va vous dire c'est jamais assez donc tu as une espèce de surenchère qui n'est pas terminée à mon avis on n'en est qu'au début qui va se mettre en place il faudra faire très attention parce que là il peut y avoir des mouvements de colère corporatistes qui peuvent être violents et pour le gouvernement ce n'est pas une partie de plaisir

1:23:49
Présentateur

Il se retrouve sous pression Sébastien Lecornu avec cette hausse des prix à la pompe

1:23:52
Invité

Il va se retrouver sous pression très probablement il y a un petit même un gros traumatisme dans l'exécutif c'est que lors de la dernière flambée des prix postérieurs à la guerre en Ukraine souvenez-vous il y avait une aide très très large sur l'énergie et sur le carburant en particulier et c'est un peu l'origine du dérapage des comptes publics des dernières années donc le gouvernement évidemment il veut éviter à tout prix ça après j'ai du mal à croire qu'il arrive à en rester aux 70 millions d'aides qu'il a annoncées vendredi des aides ciblées sans doute mais là on est vraiment sur l'extrêmement ciblé et si les agriculteurs ressortent de leurs fermes et de leurs exploitations ça risque là de mettre le gouvernement sous pression sachant qu'il y a des tas de corporations qui font beaucoup de kilomètres je peux penser par exemple aux infirmiers infirmières libérales qui évidemment n'ont pas d'aide

1:24:52
Présentateur

pour le moment

1:24:52
Invité

qui ne sont pas dans l'aide donc il va falloir

1:24:53
Présentateur

aller plus loin

1:24:54
Invité

j'ai l'impression que vendredi le gouvernement il a mis un petit doigt de pied dans le pédiluve pour prendre la température mais que ça me paraît difficile qu'il en reste là

1:25:03
Présentateur

il va falloir aller plus loin notamment les agriculteurs il y a le congrès de la FNSEA cette semaine ça ça peut jouer pour mettre le gouvernement sous pression

1:25:12
Invité

en plus la FNSEA c'est quand même un syndicat extrêmement puissant c'est quand même la plupart des agriculteurs sont à la FNSEA et c'est une force de frappe énorme donc on verra oui oui moi je pense que la partie elle n'est pas terminée

1:25:25
Présentateur

mais combien il va faire Sébastien Lecornu

1:25:26
Invité

et puis en plus attendez parce que tout dépend aussi du conflit au prochain Moyen-Orient parce que si si effectivement ça s'arrête je ne vois pas très bien comment ça pourrait s'arrêter d'ailleurs et si ça s'arrête ça ne va pas améliorer il va y avoir un effet retard évidemment la situation ne va pas s'améliorer du jour au lendemain donc je crois que le gouvernement il va au devant de vents mauvais

1:25:46
Présentateur

mais comment il fait avec une dette à plus de 3000 milliards d'euros

1:25:50
Invité

il fait qu'il n'a pas les moyens il fait qu'il n'a pas les moyens et qu'il va falloir qu'il trouve des trésors d'inventivité d'imagination pour essayer de passer entre les gouttes

1:26:02
Présentateur

alors on va terminer par l'histoire du jour on est à quelques jours de Pâques et qui dit Pâques dit chocolat c'est l'une des plus grosses périodes de l'année pour les chocolatiers qui doivent jongler avec les prix du cacao c'est à la lune du républicain Laurent ce matin on va le voir depuis deux ans le prix du cacao fait le yo-yo les prix ont augmenté pour les consommateurs et malgré la baisse du cours du cacao et bien vous ne devrez pas redescendre avant cet été résultat la chasse aux oeufs va vous coûter plus cher c'est le cas notamment au château de Prèche à Basse-Rengen c'est en Moselle où 3000 oeufs vont être cachés dans le parc coûte 2400 euros on a dû adapter les tarifs avec une augmentation dit la direction et puis il y a une autre histoire de chocolat pour la chasse aux oeufs c'est une bonne idée ça rachète autre histoire de chocolat je ne sais pas si vous avez vu ça ce week-end si vous aimez les Kit Kat vous allez peut-être avoir du mal à en trouver 12 tonnes ont été volées il y a quelques jours c'est un camion qui quittait le centre de l'Italie qui se dirigeait vers la Pologne qui a été volé la marque Averti ce vol pourrait entraîner une pénurie de Kit Kat en rayon ça va être compliqué entre le prix et les pénuries du coup la chasse aux oeufs va être compliquée cette année j'ai une petite question pour terminer est-ce que vous savez combien un français consomme de chocolat en moyenne chaque année ?

1:27:18
Invité

10 kilos

1:27:18
Présentateur

presque

1:27:20
Invité

ah bien joué moi je suis incapable

1:27:22
Présentateur

un petit peu moins un petit peu moins non moins moins allez un peu 6,5 6,5 kilos de chocolat c'est pas mal c'est quand même pas rien 6,5 kilos de chocolat on va souhaiter une bonne chasse aux oeufs c'est le week-end prochain même si vous l'avez vu ça arrive d'être un peu plus compliqué que d'habitude merci beaucoup X-Tréard merci beaucoup Rachel d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée

1:27:46
Aurore Bergé

Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous

1:27:52
Invité

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