"C’est une minorité violente " : Édouard Philippe sur les débordements aux manifestations lycéennes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que les lycées privés sont fermés aussi ou c'est que des lycées publics ?
- 1:21OuverteRéponse partielle
Vous jugez que les revendications de lycéens sont inaudibles ?
- 2:02FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est au contribuable de toujours payer pour la destruction d'équipement public ?
- 2:39RelanceRéponse directe
Vous ne comptez pas sur la France insoumise qui selon vous instrumentalise ce mouvement ?
- 3:18FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il faut interdire la France insoumise comme le propose Bruno Rota ?
- 14:42OuverteRéponse directe
Vous considéreriez que les revendications des lycéens ne sont pas écoutées aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« la jeunesse, ce sont nos enfants, elle est minoritaire lorsqu'elle est violente et nous ne pouvons pas accepter cette violence »
- 0:41Fait
« l'ensemble des lycées. Tous les lycées du avant. l'ensemble des lycées. »
- 1:21Fait
« Je ne suis pas sûr, je le dis franchement, que des revendications de cette nature justifient qu'on brûle un lycée. »
- 2:39Fait
« Marine Le Pen parle d'une loi anticasseur. Une bonne idée. »
- 3:18Fait
« un certain nombre de militants ou de cadres de la France insoumise ont engager, encourager, mobiliser euh les lycéens à s'exprimer ou à pratiquer euh les violences »
- 4:01Fait
« La pratique, c'est celle de la conflictualisation permanente, celle de la remise en cause permanente des règles démocratiques et de l'esprit républicain. »
- 7:27Fait
« dès le départ, dès le premier lycée à Créteille, il y a la présence d'élus de la France insoumise, des un députés, des conseillers municipaux qui sont actifs »
- 8:55Fait
« le garde des sauts a quand même quelques points à évoquer, notamment sur le profil des personnes interpellées. Il y a énormément de mineurs. »
- 10:50Stéphane VernetFait
« il y a un mouvement qui est qui ça a été très bien expliqué qui parle du Val qui qui parle du Val de Marne qui est basé sur des des revendications tout à fait légitimes »
- 12:03Stéphane VernetFait
« la France insoumise, elle investit sur les jeunes depuis des années. Ça fait partie de leur stratégie électorale »
- 13:23Stéphane VernetFait
« les revendications, moi je suis désolé mais elles sont du mouvement en tout cas à la base, elles sont très claires, elles sont connues. Pas assez de profs, pas de profs remplacés, trop de trop de trop d'élèves par classe »
- 15:21Manon MoretChiffre
« la copie budgétaire qui vient d'être posée sur le gel des APL. Mettre en place des frais d'inscription sur les BTS. »
- 15:58Manon MoretChiffre
« 35 % d'augmentation du coût de la vie étudiante depuis 2017 »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pardon, je vais vous couper parce qu'Édouard Philippe en déplacement réagit à ce qui se passe à la situation dans les lycées, pardon qui sont souvent les leurs. La jeunesse, ce sont nos enfants, elle est minoritaire lorsqu'elle est violente et nous ne pouvons pas accepter cette violence et nous ne pouvons pas accepter qu'une minorité violente interdise l'accès à des établissements publics d'établissement d'établissement. Ça n'est pas possible. Vous vous comprenez bien qu'il ne faut pas inverser les choses. Lorsqu'un lycée est bloqué par 50 élèves qui brûlent des poubelles, qui dégradent un établissement public, on empêche le corps enseignant et les étudiants, en l'occurrence les lycéens de pouvoir apprendre, de pouvoir étudier dans bonnes conditions. C'est inacceptable. Dans notre pays, la
minorité ne peut pas par la violence empêcher la majorité de vivre normalement. Et ce qui se passe là est très important et très grave parce que c'est une minorité violente qui souscouvert de revendications qu'on ne comprend pas toujours, qui ne sont pas toujours exprimé clairement considère qu'elle peut casser sans vergogne et interdire aux autres sans vergogne d'exercer leur droit. Est-ce que Est-ce que les lycées est-ce que les lycées privés sont fermés aussi ou c'est que des lycées publics ? L'ensemble des lycées. Tous les lycées du avant. l'ensemble des lycées. Vous jugez que les revendications de lycéens, on parle pas des des violences mais des revendications initiales, vous jugez qu'elles sont inaudibles ? Je je je j'aimerais qu'on les pose et qu'on
les pose calmement. Il m'est arrivé de passer devant des lycées notamment ce matin, j'ai vu 8h30 17h, c'est trop au lycée. Bah je crois pas. J'ai vu la cantine, c'est pas bon. Je ne suis pas sûr, je le dis franchement, que des revendications de cette nature justifient qu'on brûle un lycée. Je crois même l'inverse. Je pense qu'il faut garder une certa sens de la mesure, un certain sens de la mesure pour entendre les revendications et un certain sens de la mesure pour en apprécier la portée. Et donc, je considère je considère qu'il faut mettre en cause la responsabilité de ceux qui ne respectent pas la loi et qui détruisent des établissements publics. Et les casseurs doivent payer selon vous, justement, c'est une proposition qui a été mise sur la table. Vous avez
dit, il faudra suivre euh les casseurs, les arrêter. Mais est-ce qu'il faut aller plus loin ? Je ne comprends même pas qu'on puisse se poser la question. Bien entendu, ceux qui dégradent des établissements publics doivent voir leur responsabilité engagée. Bien entendu, ceux qui cassent, qui dégradent euh doivent payer. Est-ce est-ce que c'est, pardon, je pose la question, mais est-ce que c'est au contribuable de toujours payer pour la destruction d'équipement public par une petite minorité qui considère qu'elle n'a aucun compte à rendre à personne et qu'elle ne doit respecter aucune règle ? Bien sûr que non. Donc bien entendu, il faut engager la responsabilité de ceux qui sont responsables de ces actes. La leure quand ils sont majeurs et celle de leurs parents lorsqu'ils sont
mineurs. Ça me paraît le bon sens et vu le niveau de nervosité, je préférais que on revienne au bon sens. Marine Le Pen parle d'une loi anticasseur. Une bonne idée. L'important, c'est aujourd'hui d'éviter un drame et de revenir au calme. Les lois anticasseurs, on en parle à chaque fois qu'il y a des événements de cette nature. Bon, le réflexe d'une loi à chaque fois qu'il y a une tension, je peux l'entendre, mais je ne crois pas que ce soit l'essentiel. Je crois qu'aujourd'hui ce qui est important, c'est que chacun prenne ses responsabilités et que tous ceux qui peuvent garantir le calme et l'ordre puissent le faire dans bonnes conditions. Vous ne comptez pas là-dessus sur la France insoumise qui selon vous instrumentalise ce mouvement. Est-ce qu'il faut interdire la France insoumise
comme le propose Bruno Rota par exemple ? Il est évident que un certain nombre de militants ou de cadres de la France insoumise ont engager, encourager, mobiliser euh les lycéens à s'exprimer ou à pratiquer euh les violences qui sont en train d'être commises. Parfois directement, parfois indirectement, mais à mon sens toujours cyniquement. Il y a une responsabilité politique qu'il faudra pour la France insoumise assumer comme souvent s'agissant des extrêmes, même lorsqu'on le veut chasser le naturel, il revient au galot. Et pour la France insoumise, c'est particulièrement net aujourd'hui. Les grands discours de monsieur
Mélenchon pour se normaliser ne valent que le temps d'un instant. La pratique, c'est celle de la conflictualisation permanente, celle de la remise en cause permanente des règles démocratiques et de l'esprit républicain. Et je trouve ça concernant et dommageable. Et c'est sur le terrain politique qu'il faut lutter. Merci. Sur le budget du gouvernement. Merci. Alors, on va débriefer ça. J'accueille Stéphane Verner, rédacteur en chef délégué de WOest-Fance. Merci beaucoup d'être avec nous. Serge, d'abord quelques mots pour débriefer la la prise de parole d'Edouard Philippe. Oui. Qui ressemble à sa prise, j'allais dire de parole ce matin sur les les réseaux sociaux. À la fois la condamnation euh euh des violences, la remise en cause euh de ce qui ne serait pas des revendications, mais euh une
volonté de mettre le chaos. Et puis les l'attaque même si la question lui a été posée sur la France insoumise, il était déjà allé ce matin sur ce insoume. C'est ce que j'allais dire tout à fait par rapport à Bruno Retaillot, Marine Le Pen, Gabriel Atal, Édouard Philippe. On voit bien que la dimension aussi de la présidentielle s'installe. Clairement la France insoumise est mise dans le corner à la fois par ces prises de position là. Considérant alors après c'est les mots qui changent, instrumentalise, manipule, organise en off. Matignon laisse quand même entendre que LFI organise avec ses proxis d'ultra gauche. Donc c'est quand même sont quand même des mots qui doivent être documentés et on entend que sur le terrain et notre responsable syndical policier l'évoquait mais il y a des
nuances entre soutien à la mobilisation et soutien au débordement et c'est ça effectivement qu'apparemment laisse entendre Matignon. Et on le mot proxy, on en parlait tout à l'heure, le mot proxy est très connoté parce qu'on en a beaucoup parlé et on en parle beaucoup quand on parle de l'Iran, on parle des proxis de l'Iran. Moi qui fait voilà, moi qui fait de la politique intérieure, je n'ai rarement j'ai rarement eu l'occasion de l'utiliser effectivement si ce n'est quand on parle des proxy de de d'organisation terroriste. Mais en tout cas clairement, il y a une volonté et dès le début du mouvement de Sébastien Lecnu d'être en je dirais en en face-àface avec Jean-Luc Mélenchon puisque il avait très vite sur X organisé une espèce de de jout oratoire sur le fait que la France
insoumise encourage ce mouvement et vu ce qui se passe aujourd'hui, on voit bien que il y a deux niveaux. Il y a un gouvernement qui veut en finir avec ces actes de violence et une volonté politique aussi de désigner l'un des coupables. Après, on verra s'il y a des enquêtes, si tout ça est documenté, mais en tout cas, on a euh c'est je dirais c'est c'est cette dicotomie dans quelque chose qui est extrêmement extrêmement politique et ceux qui interviennent ce n'est rien de moins que les candidats à la présidentielle. Ça aussi c'est une dimension important. Ça aussi c'est une dimension politique importante. Noé du service police justice de France info. Noémie quels sont les infos que vous avez alors où on se parle du ministère de l'intérieur, du ministère de la
justice ? Ce qu'on ce qu'on comprend c'est que c'est que ce mouvement est vraiment en train de d'évoluer. Il est parti à à la mo mi-septembre, c'est parti du Val de Marne. À la base, c'est un mouvement qui parle même d'une grffe d'enseignant comme c'était assez classique dans un établissement sur à la rentrée souvent des classes non pourvu en professeur. C'est un début de mouvement mais très vite ce mouvement de grève des enseignants et bien et il y a des lycéens qui viennent à leur tour en soutien et qui bloquent les établissements avec une une présence un nombre de lycéens une véhémence assez inhabituelle et ensuite ça ça va se répandre dans tout le Val de Marne puis dans tous les départements de l'Île-de-France sauf Paris intramuros
d'abord à Babru puis de façon effectivement un peu plus un peu plus visible et ce qu'on nous indique effectivement de sources gouvernementales, c'est que dès le départ, dès le premier lycée à Créteille, il y a la présence d'élus de la France insoumise, des un députés, des conseillers municipaux qui sont actifs, qui soutiennent les jeunes et qui ne le font pas du tout de manière masquée puisque certains ont même leur leur écharpe tricoure. Donc c'est assumé. euh des euh élus qui vont être ensuite rejoints par des collectifs d'extrême gauche comme Révolution permanente ou le le NPA et des étudiants euh politisé. Donc ça c'était pour le début du mouvement et ce qu'on observe, ce que les autorités observent et les services
aussi de de renseignement, c'est une bascule dans le phénomène. C'est-à-dire que jusqu'à présent, c'était essentiellement un mouvement de de lycéen avec des des lycéens de leur de leur établissement concernés qui bloquaient avec des mots d'ordre vraiment. Alors ça va, ça allait de c'est pas bon ce qu'il y a à la cantine, je veux pouvoir venir habiller comme je veux au lycée à des choses plus plus sérieuses sur effectivement le manque de professeur, l'emploi du temps, la vétusteté des des bâtiments. Et là, on est on a une récupération avec des syndicats lycéens et étudiants qui appellent à venir rejoindre rejoindre le mouvement. Et puis l'autre bascule effectivement, c'est la présence d'éléments extérieurs et euh des violences urbaines qui ne sont plus que cantonnées aux abords des
établissements, mais on l'a vu dans certaines villes comme à Toulouse vont maintenant se déplacent vers les centres-villes. On va prendre la direction du du ministère de la justice. On va retrouver notre envoyé spécial Mano Bouvier. Vous êtes sur place parce que Gérald D'Armanin réunit les procureurs généraux. Alors, il y a la réponse policière, mais il souhaite aussi une réponse pénale ferme. Oui, c'est bien ça parce que le garde des sauts a quand même quelques points à évoquer, notamment sur le profil des personnes interpellées. Il y a énormément de mineurs. Donc forcément les les procureurs généraux attendent un peu d'être briefés pour savoir comment ils devront les traiter. Il va aussi avoir la question de la rapidité puisqu'il y a énormément d'interpellés.
J'étais tout à l'heure à Aubervilier pour pour France info canal 16. J'ai rencontré de nombreux lycéens qui nous ont dit "On a beaucoup d'amis qui sont actuellement au commissariat de Saint-Nis et le commissariat est déjà tout simplement saturé. Il va donc avoir énormément de dossiers à traiter. Les procureurs généraux attendent les consignes entre guillemets de leur chef de Gérald Arrmanin. Donc tous ces sujets vont être un petit peu au centre de la table et on devrait avoir un peu toutes ses réponses d'ici une petite heure puisque la réunion va commencer d'ici une vingtaine de minutes. Merci beaucoup Mano Bouvier. Je crois qu'il y a l'idée effectivement de cette convocation des des 36 procureurs généraux par Géraldmanin, c'est plutôt le ministre de la justice qui entend
faire passer un un message de de fermeté. C'est euh on c'est pas la première fois hein que Gérald Darmanin comme ça euh convoque. On l'a vu dans le cadre de l'affaire Liana, il avait convoqué aussi tous les procureurs généraux, c'était c'était l'été dernier. Euh il va il va effectivement leur demander de faire preuve de de fermeté avec effectivement cette difficulté que vous avez énormément de mineurs qui sont interpellés et que donc la réponse judiciaire ne peut pas être exactement la même. Par exemple, pas de comparition immédiate possible pour pour des mineurs interpellés. Stéphane Vernet, quel quel mot vous mettez sur ce qui se passe depuis ce matin ? J'ai le droit d'en mettre plusieurs. Oui. Allez-y. [rires] Non. Ben écoutez, moi je pense qu'il y a plusieurs choses. D'abord, il y a un
mouvement qui est qui ça a été très bien expliqué qui parle du Val qui qui parle du Val de Marne qui est basé sur des des revendications tout à fait légitimes et des problématiques qui sont partagées par un certain nombre d'établissements et qui sont portés par les lycins eux-mêmes. Euh et il y a absolument pas de manipulation au départ. Absolument pas. Et vous avez ce mouvement qui se développe. Votre syndical police disait tout à l'heure que ça lui rappelait les émeutes de 2023. Je pense qu'il a raison. C'estàd que vous avez à partir du moment où vous avez les boucles WhatsApp, les réseaux sociaux et cetera, des échanges, il y a une il y a une une contagion, une contamination, je sais pas comment le dire, mais le le mouvement prend de l'ampleur, sauf qu'il
est pas organisé, il est pas structuré. Et là, ce qu'on ce à quoi on assiste aujourd'hui, c'est à l'éruption dans ce mouvement d'éléments extérieurs. Manifestement, lui il parlait tout à l'heure de d'ultra gauche. Alors, moi je voudrais juste dire un truc, c'est que c'est quoi l'ultra gauche ? C'est pas ce que c'est que l'ultra gauche en fait. C'est c'est c'est extrêmement mal défini en fait. Personne ne sait qui sont ces gens extérieurs, qui sont ces majeurs ou pas et cetera, qui est derrière, s'il y a quelqu'un derrière ou pas. Mais moi je vous rappelle, je voudrais juste rappeler un truc, c'est que l'ultra gauche, hein, pour l'ultra gauche, la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, c'est tous une bande de bourgeois. C'est pas du tout donc que la France insoumise soutienne le mouvement,
aille publiquement et cetera, soit présente. C'est une réalité. Et ça s'appelle faire de la politique. La France insoumise, elle investit sur les jeunes depuis des années. Ça fait partie de leur stratégie électorale pour que les jeunes s'inscrivent sur les listes électorales pour pour capter une partie de ce vote là à 6 mois de la présidentielle, ils sont à fond dedans. Donc qui a une implication de la France insoumise sur le terrain, c'est évident, c'est manifeste qu'ils soutiennent le mouvement, qu'ils appellent la mobilisation, c'est public, c'est manifeste. Par contre, qu'ils encouragent les violences ou qu'il soient à l'origine de ces violences à travers des proxis, moi, j'y crois pas du tout. En fait, je pense qu'en si vous voulez que les violences le cette
bascule à laquelle on assiste, elle est elle est elle est elle est pas organisée, elle est pas structurée et je pense surtout pas qu'elle est téléguidée par la France insoumise qui a énormément à perdre dans cette histoire parce que l'image qui est donnée là, elle est désastreuse et ça va leur retomber sur les chaussures. Donc ça leur déjà non mais voilà et ils ont aucun intérêt à faire ça. Et une dernière chose, le les revendications, moi je suis désolé mais elles sont du mouvement en tout cas à la base, elles sont très claires, elles sont connues. Pas assez de profs, pas de profs remplacés, trop de trop de trop d'élèves par classe dans certains établissements, des emplois du temps surchargés et des locaux vétustes. Et la réponse de la du de la du du ministre de de la de l'éducation
nationale et du gouvernement au départ, c'est une réponse raisonnable qui consiste à dire ben en fait face à ces problèmes là, il existe le conseil de ville lycéenne, des instances locales de discussion et cetera où vous pouvez porter votre voix et discuter de de tous ces sujets, ce qui est pas faux. Sauf qu'on est face à des lycéens qui sont convaincus aujourd'hui que de toute façon leur parole est pas prise en compte, on les écoute pas, qu'ils auront beau dire et euh et interagir, il se passera rien. Et il y a il y a une espèce de je pense que le mouvement aussi vient de là. Et une dernière chose euh si vous me permettez dans dans les revendications, il y a un point où sur lequel on se trompe, c'est-à-dire que des établissement vêtus, oui, il y en a, mais c'est pas le
ministère de l'éducation nationale qui pilote les lycées, c'est les régions. C'est pas l'État en fait, c'est les régions. Et donc, vous avez des régions qui n'ont plus d'argent et qui n'ont pas fait les travaux et les investissements nécessaires. Vous en avez d'autres qui ont pas considéré que c'était leur leur priorité et qui ont pas fait les travaux qui auraient dû être fait. Mais si vous voulez, le le le truc en fait, c'est que tout ne passe pas par euh tout ne passe pas par les par l'État dans cette histoire et les situations sont extrêmement diverses en fonction des villes et des des établissements et des endroits. Clairement, je me tourne vers vous, on vous a pas entendu depuis le début de l'émission. Euh Manon Moret, secrétaire général de l'UNEF et je vous fais réagir Serge
juste après. Euh vous je vous voyais acquiessé quand Stéphane Vernet disait vous que les revendications des lycéens n'étaient pas écoutées. Donc j'imagine que vous considérez que les revendications des ne sont pas non plus écoutées aujourd'hui. Ah non euh c'est euh je pense que en fait les le le vrai débat aujourd'hui c'est pourquoi la jeunesse, lycéenne et étudiante est en colère et s'exprime dans la rue dans des mobilisations. Tout simplement parce que les revendications dont on parle euh c'est des revendications qui sont euh enfin données par ces jeunes depuis des années. C'est pas depuis la rentrée certes, la mobilisation elle est récente, elle est partie du Valde de Barne, mais c'est des choses qu'on voit tous les ans. Et qu'est-ce qui a été fait depuis des années pour la jeunesse
qu'elle soit lycéenne ou étudiante ? C'est de la précarisation. Là actuellement, on a quand même la copie budgétaire qui vient d'être posée sur le gel des APL. Mettre en place des frais d'inscription sur les BTS. Il y a quand même une situation qui interroge notamment sur les questions de sélection parce que tous ces jeunes lycéens, ils se mobilisent contre des conditions d'enseignement dégradé. Mais pourquoi ? C'est aussi parce qu'à la fin du lycée, il y a parcours sup et que n'importe quelle note, n'importe quelle enfin condition d'enseignement peut avoir un impact sur parcours sup. Et donc des jeunes qui pendant 3 ans vont avoir une angoisse quand même sur le fait d'aller à l'université, dans quelle université ils vont pouvoir être acceptés. Et donc
quand on a des conditions d'enseignement qui sont dégradées, c'est des chances en moins sur parcours sup. Et donc cette sélection euh nous en tant qu'étudiant, on l'a vécu, on sait ce que c'est. Donc on est aussi en soutien de ces jeunes qui se mobilisent contre ces conditions d'enseignement dégradé et tout simplement pour avoir les possibilités de se construire un avenir. Et donc forcément nous aussi quand on est étudiant, on entend ces revendications là et on on applique aussi les nôtres, c'est-à-dire de lutter contre cette précarisation de la jeunesse. C'est plus 35 % d'augmentation du coût de la vie étudiante depuis 2017. C'est une annulation de la réforme des bourses. Là, les bourses n'ont pas augmenté depuis un an alors que elle enfin la précarité, elle augmente. Donc voilà, on
a une jeunesse qui est méprisée et qui est réprimée quand elle se mobilise. Et donc effectivement, elle est en colère et nous l'UNF, on est en soutien évidemment de ces mobilisations. C'est qui qui est réprimé ? Pardon, c'est qui qui est réprimé ? C'est la jeunesse qui se mobilise ou c'est les casseurs ? C'est la jeunesse qui se mobilise, qui est réprimée. Euh et euh et je pense que on a vu un certain nombre d'images qui montrent que euh enfin la première réaction du du gouvernement lorsqu'il y a eu des blocages de lycée, c'est d'envoyer des consignes euh par le biais du ministère de l'intérieur sur une réponse répressive. Pourquoi la première réponse du gouvernement, ça n'a pas été d'aller écouter ces lycéens qui depuis des années alertent sur leurs conditions d'enseignement.
Rapidement, Noémie, pardon. Non, je voulais vous faire réagir sur le fait qu'il y a dans les aux abords des lycées trois profils différents. Ceux qui arrivent le plus tôt, nous dit-ons, sont effectivement très politisé. il dénonce des des des des choses autres que les problèmes liés uniquement au lycées. Ensuite, un peu plus tard, vous avez beaucoup de lycéens qui viennent, qui se regroupent, qui déambulent et puis il y a des gens extérieurs au lycée et eux, ce sont effectivement les perturbateurs qui créent des des incidents avec notamment, on voit une utilisation des mortiers dans toutes les villes et des techniques de violence d'urbaine qui partent des lycées et se déplacent maintenant dans le dans les centres-villes. Et on a vu aujourd'hui d'ailleurs que ont été pris pour cible
des personnels de l'éducation nationale mais aussi des conducteurs de bus, des pompiers. Donc on voit que il y a effectivement pas uniquement des des des lycéens dans ces rassemblements aux abords des des lycées. Alors oui, pardon. Vous voulez répondre au nom ? Non, non, mais ça évidemment nous-même on a ces remontées de terrain là et je pense que justement si le gouvernement s'était saisi beaucoup plus tôt de ces revendications légitimes de ces lycéens, on aurait pas des individus extérieurs qui enfin qui profitent de ces mobilisations qui sont pourtant des mobilisations totalement légitimes qu'on soutient. Yeah.
Édouard Philippe