Essence : Manuel Bompard accuse Macron de faire payer les Français !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement ne fait rien face à la hausse des prix du carburant ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Comment mettre en œuvre le blocage des prix du carburant ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Pourquoi les prix à la pompe sont-ils plus élevés que le prix du baril ?
- 2:42RelanceRéponse directe
Pourquoi bloquer les prix à 1,70 € sans créer de pénuries ?
- 3:48RelanceRéponse directe
Comment protéger les petits distributeurs si on bloque les prix ?
- 4:23RelanceRéponse directe
Le blocage des prix a-t-il déjà causé des pénuries en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:42Chiffre
« Les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. »
- 8:55Promesse
« On met en place un pôle public bancaire pour faciliter l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. »
- 9:58Promesse
« On rétablit les tarifs réglementés de l'électricité. »
Temps de parole
- ?100 %
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actualité, c'est aussi le prix du litre d'essence qui s'envole 2,20 € le s plomb jusqu'à 2,70 € dans certaines stations. C'est le grand sujet de la rentrée et ce n'est pas prêt de s'arranger. Fabien Roussell, le candidat communiste, appelle à réveiller les gilets jaunes en manifestant devant les lieux de pouvoir, "La révolution ne peut pas attendre la présidentielle", dit-il. Vous vous joignez au mouvement, vous laissez à d'autres ce mouvement. Bien sûr, il y a il y a avant y compris la déclaration de Fabien Roussell que vous citez dans et déjà des appels qui tournent sur les réseaux sociaux et qui appellent à une mobilisation populaire que vous relayez. Non seulement je comprends ces appels, mais évidemment je les soutiens pour une raison très simple, c'est que quand même
l'augmentation du prix du carburant, elle a pas commencé il y a 3 jours. Ça fait maintenant depuis plusieurs mois qu'on atteend des des prix du litre qui sont en train de monter en flèche. Vous allez donner les chiffres, bientôt on va arriver à 3 € le litre quasiment et qu'en face vous avez un gouvernement pardon mais qui ne fait rien. Est-ce qu'on verra Manuel BP sur un rond-point ? Est-ce qu'on verra Manuel Bompard sur un rond-point ? Je sais pas quelle forme prendra ces mobilisation mais si ces mobilisations prennent et deviennent une mobilisation populaire, oui, les insoumis seront en soutien, seront présents dans la mobilisation comme on fait à chaque fois du 29 septembre ou du 17 octobre. Ben je je le 29 septembre, c'est une mobilisation intersyndicale, elle
appelle désorganisation syndicale. On l'appuie et on la soutient. La mobilisation du 17 octobre, si elle se confirme, évidemment, on la soutiendra également. On va parler de votre proposition de bloquer les prix parce que elle est importante centrale dans cette rentrée. Ça peut faire rêver plus d'un. Vous allez nous dire comment vous allez la mettre en œuvre. Mais d'abord, je voudrais vous les faire entendre ces automobilistes en zone rurale. Écoutezles au micro d'ici Limousin. Au moins 50 € 40 € et là maintenant je réduis à à 20 € parce que c'est trop cher l'inflation sur le carbon. Mais l'inflation surtout d'ailleurs en fait. Tout augmente d'une manière incroyable et en fait on s'en sort pas. Voiture de ma fille donc elle me dit "Maman, tu veux pas aller me faire le
plan ? Parce qu'elle est étudiante. Donc bon, ça l'arrange bien si je peux lui faire 70 € d'essence. On a quand même connu un prix du baril à plus de 100 dollars et on a jamais eu ces prix là à la pompe quoi. Et là on est en dessous de 100 dollars. Alors je sais pas, je comprends pas tout là. Manuel Bonpard, Jean-Luc Mélenchon l'a encore dit hier à la fête de l'humanité. blocage des prix déjà à combien vous bloquez ? Bah vous bloquez au prix auquels ils étaient avant l'explosion des prix d notamment à la crise intern autour d' 1,70 € euh il faut discuter comment ça ça fonctionne les mesures de blocage des prix ça fait une sacrée différence entre le prix du marché la pompe hein et et [rires] celui du blocage. Donc on va essayer de comprendre nos téléspectateurs comment vous allez
faire. La remarque qui a été faite par la dernière personne que vous avez interrogée dans votre sujet, c'est la bonne. Pourquoi alors que le prix du baril n'est pas aussi important que ce qu'il a été à d'autres moments ? Le prix à la pompe est plus important. Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que entre le début de cette crise internationale et aujourd'hui, les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. Donc c'est pas la crise pour tout le monde. C'est pas un phénomène naturel. raffineur, vous le savez très bien total, il peut il peut se permettre de de piocher dans dans ses marges. C'est une évidence quand on voit ses super profiles. Mais le problème Romain Noviki, c'est qu'il y a des petits distributeurs également.
Bien sûr. Exactement. Ils n'auront pas les les moyens de revendre à perte. Comment vous allez faire ? Les protéger ou les les laisser justement ? Est-ce que est-ce qu'il n'y a pas de ciblage ? Tout le monde profitera de ce blocage des prix. Mais attendez, les distributeurs dont vous parlez, moi je vous parle des marges des raffineurs précisément parce que vous avez raison. Ce que vous ce que vous dites est absolument juste. Il y a des petits distributeurs qui ne sont pas ceux qui encaissent des marges. Mais ces petits distributeurs, ils achètent bien leur carburant. Ça va pas créer des pénuries. Attendez, ils achètent bien leur carburant à des raffineurs. Donc il faut remonter dans la chaîne. C'est pas à la distribution qu'il faut bloquer la marge, c'est au niveau du
raffinage. Alors ensuite, vous me posez cette question légitime puisque c'est ce que dit le gouvernement. Ça va produire des des des pénuries. Je voudrais juste faire une remarque parce que je suis quand même assez éberlué que personne en France ne le sache. Est-ce que vous savez que en ce moment même là en ce moment à l'heure où on se parle sur l'île de la Réunion, il y a une mesure de blocage des prix qui existe sur le prix du carburant ? Vous connaissez le prix du litre de carburant aujourd'hui sur l'île de la Réunion autour de 1,7 parce que chaque mois sur l'île de la Réunion, il y a une réunion avec le préfet et qui bloque les prix. Donc c'est tout à fait possible de le faire et il n'y a pas de pénurie en population que que dans l'hexagone hein, ça crée quand même des
différences. Euh peut-être sur non, ça ne crée pas différence. L'expérience a déjà été faite dans 1990, vous le savez Michel Recard a encadré les marches pendant un mois. Certains pompistes s'étaient mis en grève et il n'y avait plus d'essence à la pompe. Est-ce que c'est à redouter ce que vous avez anticipé ce cette conséquence possible ? Mais non, précisément je je je vous remercie de de rappeler que c'est des dispositifs qui ont déjà eu lieu et et été utilisés en France. Vous avez cité 1990, mais je pourrais citer pendant la crise sanitaire le prix des du geloalcoolique qui a été bloqué de manière administrative. Donc ensuite la question qu'il y a derrière tout le monde comp parce que pour bien pour téléspectateurs, l'État paye zéro. Vous vous bloquez le prix à 1,70 € vous payez
pas la différence. Ah si un peu parce que cette différence c'est totale qui va la payer pour tout le reste des distributeurs [raclement de gorge] pour comprendre. Je je vais expliquer. Si vous bloquez le prix, d'abord il y a une partie de l'effort qui est fait par l'État parce que vous savez très bien que quand vous amenez le prix du litre de carburant à 240 ou 250, il y a une partie significative qui sont des taxes qui viennent dans les caisses de l'État. Donc c'est-àdire que l'État renonce à cette partie-là des taxes sur l'augmentation du prix du carburant. Et le reste, oui, vous le demandez et vous l'obligez à le prendre dans la poche des raffineurs. Voilà comment vous faites très simplement. Etané, vous pensez queil va continuer à vendre son son pétrole en France ? Voilà, bonne
remarque. Donc ensuite, c'est forcément la question qui vient maintenant total. Moi, je vais vous dire quelque chose. Une mesure que vous prenez de manière temporaire parce que c'est ça l'objectif d'une mesure de blocage des marge pendant plusieurs mois, le temps que cette crise se tasse. Si vous pensez que un raffineur qui aujourd'hui vend son pétrole en France va en quelque sorte se priver pour la vie du marché français parce que pendant quelques mois, il va faire moins de profit que ce qu'il fait aujourd'hui, je pense que vous vous trompez. Vous faites confiance au raffineur ? Non, je fais pas confiance au raffineur, je fais confiance à la rationalité économique des acteurs. Et je sais très bien que quand vous êtes assis sur un un dos euh sur un tas de de d'or qui est le
marché français de distribution des carburants, vous prenez pas le risque que ça soit un concurrent qui vienne prendre votre place parce que pendant quelques mois, on va vous demander de faire moins de profit. Mais c'est 1,70 € le litre aussi pour celui qui prend dans sa voiture pour un weekend à Doville. Bah oui, mais c'est la raison pour laquelle monsieur tout à l'heure je vous disais que les outils de partage des richesses en France, ça s'appelle l'impôt hein. Parce que je comprends très bien votre raisonnement basique, c'est la justice sociale. Très bien. Mais jusqu'à preuve du contraire, en temps normal, le prix du carburant, il est le même pour tout le monde, y compris pour celui qui prend sa voiture pour aller à Doville et celui qui prend sa voiture pour aller au
travail. Et je crois pas que vous proposiez qu'on indexe le prix du carburant sur les revenus des gens. On aurait pu penser que les filles justement feraient de cette justice. Non, mais on a jamais enfin on va pas décider que tous les prix de tous les produits en France sont indexés sur les revenus. C'est pour ça qu'on a inventé quelque chose qui s'appelle l'impôt et qui permet qu'on fait contribuer davantage et qu'ensuite qu'on reverse par des politiques de solidarité. Justement, vous avez un programme extrêmement ambitieux. Je vous propose tout de suite qu'on se penche sur l'avenir en commun 2027. C'est demander le programme. On va prendre quelques mesures de votre programme si vous le voulez bien puisque la grande question c'est est-ce que vous vous serez
crédible si vous si vous gouvernez ? Et il y a beaucoup beaucoup de Français qui se posent cette question. Moi d'abord j'ai une question sur le l'état d'urgence sociale. Il a été décrété si j'ose dire par Jean-Luc Mélenchon. Évidemment s'il est élu. euh en mai prochain, qu'est-ce que ça veut dire exactement euh l'état d'urgence ? Est-ce que ça existe dans la constitution ? Mais vous allez quoi ? Euh euh passer par décret, vous allez passer par la loi sur les salaires, sur le blocage des prix ? Alors, je vais vous répondre d'abord, permettez-moi juste une toute petite précaution. Euh, notre programme pour 2027, il a pas encore été publié. Hein, c'est plusieurs propositions. D'ailleurs sur mélon.fr, il y a réussi de travail de réualisation. On a fait des contributions citoyennes et il sera
publié à l'ut. Mais ça ça me paraît important de de vous dire ça. En général, l'état d'urgence c'est quand l'ordre public, même les intérêts fondamentaux de l'État sont menacés. Ça n'a rien à voir avec les salaires. Précisément c'est la proposition de Jean-Luc Mél. C'est exactement celle que vous êtes en train de décrire. C'est dire il existe aujourd'hui dans la constitution un état d'urgence quand l'ordre ou les libertés sont menacées et qui permet d'avoir accès à des dispositifs qui sont des dispositifs exceptionnels. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est se passer du parlement souvent. Non non non, il s'agit pas de se passer du parlement. Il s'agit de dire que dans des situations exceptionnelles d'urgence sociale, on doit pouvoir avoir des euh modalités d'action modalités. En
général, c'est exorbitant du droit commun. Quand c'est l'ordre public, il y a des assignations à résidence, il y a des qu'est-ce que vous voulez faire en matière sociale ? Bah précisément ce que je viens de vous dire par exemple sur le blocage des prix qui est une mesure temporaire. Ça vous pouvez faire sans état d'urgence. Oui. D'accord. Mais on on on dit on disposerait d'un panel de mesures qu'on pourrait activer de manière exceptionnelle parce qu'on serait dans une situation exceptionnelle. Et vous voulez aussi déblocage des prix, l'indexation des salaires sur l'inflation quand il y a une grosse inflation, bloquer des prix sur les produits alimentaires. Parce qu'on parle beaucoup du carburant, mais vous savez très bien que ce qui vient, ce qui va arriver là, c'est une
augmentation significative des prix alimentaires notamment en raison des conséquences de la sécheresse sur les productions agricoles. Donc c'est avoir accès à un panel de mesure qu'on peut activer dans une situation. Alors justement les salaires. Mais oui, en décret, le SMIC passerait de 1477 € net au jour aujourd'hui à 1700 € net. Grosse augmentation du SMIC par décret, ce sont les entreprises qui payent à la fin. Alors les salaires sont effectivement payés par par les les entreprises. Vous distinguez pas entre les entreprises qui sont en difficulté, celles qui on une petite taille, grande taille. Voilà, on va riche, on va y venir. D'abord, vous dites que c'est une augmentation très importante. Je vous fais remarquer que dans les années qui viennent de s'écouler en Espagne ou en
Belgique, il y a eu des augmentations du SMIC beaucoup plus importantes que celles que nous proposons et les entreprises ne se sont pas effondrées. Ça c'est la première chose que je veux vous dire. Deuxièmement, là où vous avez raison, c'est que ce n'est pas la même chose pour une petite entreprise d'augmenter ses salaires que pour une très grande multinationale. C'est pourquoi il faut regarder notre programme dans sa globalité. Oui, on est pour augmenter le SMIC. Oui, on est pour convoquer ce qu'on appelle des négociations annuelles obligatoires pour que toute l'échelle des salaires augmente, pas juste des salaires au niveau du cycle. Mais en même temps, on propose un certain nombre de mesures pour venir en appui et en soutien des petites et des moyennes entreprises.
Donc, il y a toujours de l'aide publique aux entreprises. Attendez, attendez, laissez-moi décliner ces mesures. Certaines peuvent être de l'aide publique, mais vous allez voir. Premièrement, on met en place un pôle public bancaire pour faciliter l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. C'est un gros problème souvent les frais bancaires pour les petites et moyennes entreprises. Deuxièmement, on rétablit les tarifs réglementés de l'électricité. Le coût de l'électricité pour les artisans, pour les restaurateurs, il a explosé ces dernières années. Ça faudra passer par Bruxelles, hein. Ça va être compliqué de le faire tout seul. On peut prendre des oui d'accord mais madame à un moment on n'est pas obligé d'accepter non plus la libéralisation à out règles à 27 en commun c'est pas
évident de le faire on peut désobéir à certaines règles désobéissez vous sortez ou vous restez on met en place un tarif réglementé de l'électricité en France premièrement deuxièmement ou troisièmement parce que je vous ai déjà donné deux mesures, je vous en donne une une troisième on encadre les délais de paiement beaucoup de petites entreprises sont sous-traitants de grands groupes. Parfois ces grands groupes mettent des délais de paiement très importants. C'est-à-dire que pendant des mois et des mois, ils attendent d'être payés pour une un service qu'ils ont rendu à une grande entreprise. On l'encadre par la loi. 4è exemple, j'en donne un dernier. Vous avez beaucoup de petites moyennes entreprises qui peuvent être des artisans, des restaurateurs qui ont une
difficulté dans l'accès aux locaux commerciaux et bien souvent avec des régies foncières qui possèdent des biens et qui les louent à des tarifs qui sont exorb ça [rires] va pas l'embauche parce que quand vous avez donné plus au salaire en général c'est difficile en plus de d'embaucher davantage. Bah là je vous ai donné un certain nombre d'exemples. Ça suffira pour vous comme filet de sécurité pour augmenter les salaires. Je vous suis déjà de discuter, je vous suis déjà de discuter avec pas mal de de petits entrepreneurs et leur difficulté à mon avis c'est plus l'accès au crédit, le prix de l'énergie, l'accès à l'immobilier plutôt que les salaires de leur de leur de leur salariés. Parce qu'il a déjà 70000 l'an dernier. Et ben précisément, mais ça c'est pas
parce qu'on a augmenté le SMI, vous avez remarqué qu'il a pas augmenté. Ça n'aura pas d'effet. Bah non, c'est l'inverse. Ça va même avoir un effet positif. C'est mon dernier argument. Je vais vous dire pourquoi. Parce que je vous disais tout à l'heure, vous avez la croissance de la France, elle est tirée par la consommation populaire. Si vous augmentez le SMIC, contrairement à quand vous faites des cadeaux aux ultra riches, c'est de l'argent qui retourne immédiatement dans la consommation. C'est la relance vertueuse par la consommation. Évidemment. Mais évidemment parce que attendez, vous savez que à chaque fois que vous faites des des politiques de baisse du pouvoir d'achat, les premiers qu'on souffre, c'est les restaurateurs, les coiffeurs, tout ça que quand on n
plus les moyens, bah on est obligé de faire des économies sur ça. Donc il faut faire l'inverse, il faut redonner de l'oxygène, redonner du pouvoir d'achat et ça va profiter à l'économie de manière générale. Donc le SMIC augmente, vous les vous indexez tous les salaires sur l'inflation et puis vous annulez la dette. On va s'y arrêter un instant. Vous parlez de gel maintenant de de la dette. On va écouter comment Bruno Rotagot parle de Jean-Luc Pélenchon. C'étapit guerre à Nolan surmar sur le sujet de la dette. Le champion toute catégorie, le leader maximau des bonenteurs, l'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield de la disparition de la dette et encore David Coppersfield. C'est c'est trop lui prêté. C'est plutôt la fé clochette. La fé clochette qui d'un coup de petite
baguette magique [applaudissements] prétend faire disparaître la dette. Voilà, vous êtes donc l'assistant d'un magicien, Manuel Copperfield. Vous avez entendu un argument là dans la tirade de monsieur Rota. J'ai j'ai bien remarqué que depuis cette rentrée, monsieur Rota parce qu'il a pas beaucoup de lumière et il passe son temps à insulter les insoumis en espérant que les insoumis lui répondent sur le même ton pour essayer de créer de l'actualité. Moi, pardon, j'aspire à un débat dans cette élection présidentielle qui soit argument sur argument. pas il existe les économistes pe chez les économistes il existe dans la déclaration que vous venez de me passer de monsieur Rota il y a pas un argument donc de quoi on parle parce que monsieur Rota fait semblant de pas comprendre ou
alors il a pas compris et c'est encore plus grave de quoi on parle on parle d'une dette une partie de la dette française aujourd'hui qui est détenue par la Banque centrale européenne. Donc il vous faut l'accord de la Attendez attendez qui est détenu par la Banque centrale européenne. On ne parle pas d'une dette qu'on doit à des créanciers privés. D'accord. Donc c'est une dette qui en quelque sorte fait à peu près 600 milliards d'euros hein. Pour enlever 40 milliards, ça 520. C'est en quelque sorte une dette qui nous appartient à nous-même. Donc on n'est pas en train contrairement à ce que j'ai entendu, d'investisseurs qui vont être floués parce qu'on ne va pas les rembourser. Ensuite, vous avez raison, il faut pour cela une décision qui est une décision collective de la Banque
centrale européenne. Je vous fais remarquer qu'on a été capable ces dernières années de prendre une décision collective de la banque centrale européenne pour acheter de la dette de nos états qui étaient sur les marchés privés pour faire en sorte de les mettre dans les caisses de de cette fois a dit non déjà mais c'est pas Christine Lagarde qui va décider quand même. Bah les patrones de la BCE qui violation dire sur le donc la manière avec la Non mais c'est pas vrai madame. C'est ce qu'elle dit hein. Je suis pas patronne de la BCE. Oui, vous êtes pas patronne de de la BCE, mais c'est pas parce qu'elle jquement, techniquement, financièrement. Madame, les le article des traités européens disent une chose et juste une chose. La Banque centrale européenne n'a
pas le droit de prêter directement aux États. C'est ce que ce qu'interdisent les traités européens. De mon point de vue, d'ailleurs, c'est une mauvaise décision, il faudrait le changer. Mais là, on parle pas de ça. On parle de dette qui a été achetée sur les marchés privés et on dit rien dans les traités ne dit ce qui doit être fait de cette dette. Pour ça, il faut que ça prère chose après j'ai compris votre objection. Je veux répondre le deuxième truc que je voudrais vous dire quand même parce que ça me fait assez assez sourire quand même. Madame la garde, elle a été ministre de l'économie. Bon, d'abord elle a creusé la dette comme pas beaucoup de ministres de l'économie ont fait mais surtout quand madame la garde était au gouvernement de monsieur Sarkozy, vous
savez ce qui s'est passé ? C'était après la crise des subprimes. Il y a eu une réunion à l'Élysée entre les différents États et la banque centrale européenne pour leur dire bon, on va s'asseoir sur les traités parce que là faut sauver le système bancaire. Donc on va faire des trucs qu'on faisait pas avant. Donc madame la garde quand il faut sauver le les banques là, elle a pas de problème avec les traités. Mais quand il faut sauver les gens Ouais. ah là il y a des problèmes avec comment vous expliquez après au français que bah ils doivent rembourser leur leur emprunt leur dett que quand on doit 100 € à sa banque on en rembourse pas 50. Comment vous expliquez ce qui mais je leur explique de manière très simple l'argent l'argent disparaît. Je leur explique de manière très simple c'est
que cette dette ils ne la doivent à personne d'autre. On ne la doit à personne d'autre qu'à nous-même. Il faut qu'on prenne les problèmes dans l'ordre parce que c'est très technique. Effectivement, c'est une dette qui appartient à la France via la Banque de France ou la Banque centrale européenne. Mais si Christine Lagarde n'est pas d'accord, il faut que vous ayez quand même l' vie de la Cour de justice euh des communautés européennes, de l'Union européenne. Et donc, il faut qu'il y ait plusieurs pays, une majorité de pays qui soient d'accord pour la saisir. Et d'abord, c'est pas gagné. Et si jamais vous y parvenez, ça prend 18 mois pour y parvenir à la fin de savoir si vous non c'est possible. Mais c'est la B qui dit non. Donc si vous voulez aller contre cet avre compliqué.
Non mais excusez-moi, ce que vous dites n'est pas vrai. Pardon, je suis désolé de je vais préciser les choses. Il faut d'abord une décision qui soit prise par la Banque centrale européenne. Ça c'est vrai. Ensuite, il peut y avoir des recours contre cette décision devant la Cour de justice de l'Union européenne. Je vous fais remarquer que parce qu'elle vous dit non là. Oui, d'accord. Mais vous allez faire le recours. Attendez, c'est pas moi qui vais faire le recours. Si vous êtes élu. Non mais la Banque centrale européenne si il y a une majorité des États à l'échelle européenne qui disent qu'il faut faire ça et ben donc c'est ça la question, c'est pas la Banque centrale européenne et madame la garde c'est une majorité des États pas majorité. Ah ben vous en savez rien. Vous leur
avez posé la question. Moi je vous dis quand vous voyez les fru autour de l'Allemagne déjà exigé de retour au 3 %, on se dit que la majorité elle est pas elle est pas facile. Mais madame précisément parce que tout le monde en Europe est confronté à la même difficulté, c'est-à-dire qu'on a en face de nous un mur d'investissement. Tout le monde n'est pas comme la France tout le monde n'est pas endetté comme la France. Manuel pas, il y a c vous savez que les pays qui représentent plus de 50 % du pays européen ont tous 100 % d'endettement. Ça concerne la France 2è économie. à 100, on est à 120 125 % plus 100 % ça concerne la France 2e économie de l'Union européenne, l'Italie 3e économie de l'Union européenne, l'Espagne 4e économie de l'Union européenne. Tous ces pays-là et même les
Allemands, parce que vous me parlez des Allemands, les Allemands viennent de lancer un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Les Allemands viennent de renoncer à la règle d'or qu'ils avaient dans leur Constitution pour dire qu'il fallait pas avoir de déficit chaque année. Pourquoi ? parce que on est face à des des des défis qui sont immenses. On a beaucoup, j'ai parlé en introduction de l'urgence climatique. Ça nécessite des investissements qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d'euros par an et on a besoin pour ça de retrouver des capacités d'investissement et donc des capacités d'endettement. Donc madame, il y a la possibilité de trouver une majorité en Europe pour elle est détenue par une partie de d'investisseurs étrangers.
Quand ils vont voir cette annulation de la de la dette, ils risquent de dire bah on arrête de prêter ou alors on prê pas des choses raisonnables. C'est l'inverse madame. Si vous réduisez l'endettement des États, les prêteurs vont se dire bah la situation des États, elle est plus à l'aise que ce qu'elle était avant et donc on a encore plus confiance en eux pour pouvoir nous rembourser. Les taux ne vont pas exploser. Vous avez pas anticipé une panique boursière ? Ah non, les taux ne vont pas exploser. Je ne le crois pas du tout parce que vous confondez deux choses. Vous confondez à un état qui décide de faire défaut sur sa dette et qui dit "Moi, j'arrête de payer." Et une décision qui est une décision concertée politique de euh de de jeux d'écriture parce qu'en fait
c'est un jeu d'écriture d'annulation d'une banque. Faites confiance aux investisseurs privés. Ah non, mais moi je fais pas confiance aux investisseurs privés. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis favorable à ce que la banque centrale européenne puisse prêter directement aux États parce que là bon on parle de sujets qui sont un peu techniques mais c'est bien qu'on en parle parce que je pense c'est un débat important mais c'est quand même absolument hallucinant que aujourd'hui quand un état veut s'endetter il est obligé d'aller sur les marchés financiers et donc à chaque fois que la France s'endettete pour par exemple financer des infrastructures pour l'avenir il y a une partie de son de sa dette qui est versée en taux d'intérêt à des créanciers privés qui ne
font rien à part gagner de l'argent sur le dos des des investissant ça vous le reconnaissez ça peut pas se faire du jour au lendemain c'est un peu un chemin de croix quand même pour y parvenir qu'est-ce que vous dites à ceux qui sont tentés par cette annulation de la dette combien de temps ça peut prendre si vous êtes élu non mais qu'on soit très concret immédiatement combien de temps vous vous allez la geler immédiatement une coat oui d'accord mais il faut pas 10 ans pour convaincre d'autres états qu'on peut y arriver ensemble il y a il y a dans ce que j'ai dit dans les propos que j'ai tenu devant vous il y [musique] a différentes mesures. les premières mesures, celles qui consiste à congeler ou annuler une partie de la dette ou au moins à garder cette part de dette parce
que la Banque centrale européenne est en train de la revendre sur les marchés financiers. Donc on s'expose encore plus sur les marchés financiers. Ça c'est des mesures qu'on peut prendre immédiatement. Ensuite, ce dont je vous ai parlé de changer les traités européens pour permettre à la Banque centrale européenne de pouvoir prêter directement aux États. Oui, ça je le reconnais sans aucun problème. Ça va prendre plus de temps. Donc il y a des mesures d'urgence puis il y a des mesures qui vont prendre plus de temps. Justement pour financer ce mur d'investissement dont vous parlez, il faut beaucoup d'argent. On va essayer d'y voir beaucoup plus clair euh dans votre programme sur l'écologie, ce que vous appelez la bifurcation écologique. Tout de suite, c'est vu d'ici.
Manuel Bonpard, on vient de on on vient de de de l'entendre. Euh on vient de de oui, de voir que l'été a été très chaud en France. La France a suffoqué, pardon, et même défamé plus de 1400 cours d'eau à sec. Euh les champs agricoles ont été terrassés par des canicules et des vagues de chaleur, des milliers d'exploitations agricoles, des bâtiments surchauffés comme les hôpitaux et les écoles et même en cette rentrée justement en septembre. Je vous propose de voir ce ce reportage tourné par nos confrères d'ici Provence Alpe Orian Dufa et Thierry Valéro. Dans cette classe de CP, la routine a repris. Le décor est le même. À un détail près, cette climatisation. Avant les vacances dans certaines salles, le thermomètre pouvait grimper jusqu'à 35°
au grand désarrois des parents. On nous demande très régulièrement de si on peut garder nos enfants chez nous et en fait nous on travaille, c'est hyper compliqué. En plus, on culpabilise parce qu'on se dit que bah ils sont dans des classes où il fait très très chaud hein. Là au moins, c'est vrai que c'est déjà plus supportable pour eux. Et pour y parvenir, la commune ne s'est pas contentée d'installer des pompes à chaleur. Elle a d'abord rénové les bâtiments de font encomble. Ici, ça ne se voit pas mais il y a 16 cm d'isolant. Et ensuite, vous le voyez autour de ces fenêtres, des casquettes ont été apposées pour empêcher la pénétration également directe du soleil. Isolation des façades, descombles, réfection des toitures. Budget total 5 mlion et demi d'euros pour les quatre groupes
scolaires financés en majorité par le département et à 40 % par la commune. Un investissement conséquent répond aussi à un autre enjeu. Nous sommes une collectivité, une commune avec des ressources qui sont contraintes. L'objectif est également la, on va dire, de faire des économies au niveau de la dépense énergétique. Et si les écoles sont plus fraîches l'été, elles devraient aussi être mieux isolées pendant l'hiver. Manuel Bonpard, on vient de l'entendre. Une rénovation thermique à 5 millions et demi d'euros pour quatre groupes scolaires seulement. Ça coûte cher cette rénovation thermique. Le gouvernement réduit de 50 à 10 millions d'euros son enveloppe pour les crédits pour adapter les écoles aux canicules. Vous vous voulez massivement investir ? Où trouvez-vous l'argent ?
Ben, je vous en ai parlé, c'est un peu le lien avec la discussion précédente. C'estàd quelle sera votre priorité ? Mais nos priorités. D'abord, d'abord, d'abord, je vais dire que le reportage est intéressant et que je trouve que la démarche de cette commune est la bonne démarche, c'est-à-dire de faire une rénovation globale des bâtiments. Il y a une étude qui a été faite par un collectif d'association qui dit que en isolant la toiture, en mettant des volets, des stors, on peut déjà résoudre quasiment 70 % du parc. Voilà. Euh euh c'est des mesures qui déjà sont suffisantes pour que ça rendre acceptable 70 % y compris des logements. Là, on a parlé des Vous laissez la main en collectivité hein. C'est les mairies, c'est les communes. Ensuite, il y a des outils Ensuite, il y
a des outils qui ont été mis en place pour par l'État pour aider les collectivités locales. C'est notamment le débat qui a eu lieu autour de ce qu'on appelle le fond vert. Bon, il se trouve que ces dernières années, le fond vert, il a été amputé par les coupes budgétaires du gouvernement année après année. Il irait augmenté là. Donc bah oui, bah oui, parce que là, on a eu la on a eu la canicule. tout le monde s'est rendu compte que c'était quand même un petit problème de demander aux collectivités locales d'isoler leur école et en même temps que les financements qui leur permettent de le faire soient réduit. Donc oui, bien sûr que ça doit être un une l' une l' une des premières priorités d'investir massivement des dizaines de milliards d'euros par an dans l'adaptation au
changement climatique. C'est les bâtiments publics, donc c'est les écoles, c'est les hôpitaux. Les hôpitaux. À moins que dans les hôpitaux, on soit dans des situations qui soient vivables quand il fait chaud. Ensuite, c'est des centaines de milliards d'euros. Bah on va vous allez pas pouvoir faire tout en un an parce qu' y compris il faut les personnels commencent par les écoles pour le faire. Bah je pense les écoles des hôpitaux ça doit être la priorité et puis les logements en commençant par quand même dans les hôpitaux là où il y en a pas. Ben là où c'est nécessaire de Non mais là où c'est nécessaire de le faire, je vous disais 70 % pour 70 % on n'a pas besoin de clim. Et ensuite là où c'est nécessaire notamment dans les hôpitaux, les écoles, les ÉPADes, oui, évidemment,
on met de la climatisation, évidemment ça va prendre du temps et puis on fait les logements et on commence les logements par les logements qui sont les plus mal isolés, c'est-à-dire dans lesquels c'est des bouilloirs thermiques l'été et des passoirs thermiques l'hiver. Donc c'est l'inverse de ce que proposez, ça fait le lien avec le début madame Le Pen qui elle propose de remettre sur le marché locatif des bouillards thermiques. C'est absurde. C'est au contraire celle qu'il faut rénover en priorité. Donc c'est la grande bifurcation écologique dont vous parlez dans le programme à venir en cours de réactualisation. Euh et pour ça il faut beaucoup d'énergie décarbonée. H êtes-vous toujours pour une sortie du nucléaire à l'horizon 2050 ? Alors 2050, ça fait partie des
discussions qu'on a en cours en ce moment. Le problème c'est qu'on a perdu 10 ans. Euh donc 2060. Je dis pas que c'est forcément 2060 parce que 2060 on est confronté à une difficulté, c'est que les réacteurs nucléaires existant leur durée de vie, elle ne peut pas être prolongée de manière indéfin sans faire peser des risques sur la sécurité. Il n'y a plus que vous les écologistes qui qui êtes sur cette position du la sortie du nucléaire. Mais c'est pourtant la bonne parce que que nous proposent les autres ? parce que on est tous en train de dire, on est face à une crise climatique énorme. La [grognement] manière d'y répondre des macronistes du Rassemblement national, c'est de dire "On va construire des nouveaux réacteurs nucléaires." Sauf que ces nouveaux
réacteurs nucléaires. On parle de PR de nouvelles génération. Première remarque, il y en a pas un seul qui a été construit pour l'instant. Il y en a un avant, Flamville. Il y a eu des années de retard de tiers de l'électricité en France. Attendez, attendez, attendez, je vais aller au bout de mon raisonnement. Je vais aller au bout de mon raisonnement. Je vais aller au bout de mon raisonnement. Les réacteurs nucléaires dont on est en train de parler, ils n'arriveront pas et ils ne rentreront pas en vigueur à France avant 2040. Le sujet aujourd'hui, c'est pas d'attendre 2040, c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant pour réduire par exemple l'usage des énergies carbon ? Donc il faut mettre le paquet sur le renouvelable sur la rénovation thermique et ça c'est des choix budgétaires. Vous
fermez pas de centrale pour être bien clair. On les ferme pas tout de suite, on les ferme quand on a monté en puissance suffisamment. Pas avant 2060 2000 non pas 2060. On commence à fermer des centrales à partir du moment où on a par des politiques d'adaptation au changement climatique et par le développement des énergies renouvelables qu'on a réussi à faire en sorte qu'on en a plus besoin. Bah c'est c'est partie des arbitrages en cours et vous représentera cette cet horizon. Ça sera pas 2050 parce que et on est obligé de prendre plus de temps parce qu'on fait les choses sérieusement mais évidemment qu'il faut conserver une perspective de sortie du nucléaire. Que faites-vous des 2500 emplois direct indirect du nucléaire en France ? et ben je fais en sorte de les reconvertir. Euh
par exemple d'abord il faut démanteler les centrales nucléaires parce que c'est un travail de démanteler les centrales nucléaire, c'est pas facile de le faire. Et puis ensuite, si on parle de faire monter en puissance les énergies renouvelables, c'est un vivier de centaines de milliers voire de millions d'emplois qu'il va falloir créer pour faire en sorte de développer ces énergies renouvelables. On parlait de rénovation, d'adaptation au changement climatique, de rénovation d'écoles, d'hôpitaux, de logement et là c'est des centaines de milliers d'emplois qu'il va falloir créer dans le bâtiment pour être en capacité de faire face à ces objectifs. Donc oui, il y a des emplois qui vont changer de nature, mais il faut conserver, garantir les emplois de tout
le monde. à ce stade de nos échanges, on aimerait comprendre parce que vous vous investissez massivement dans tout en fait, dans l'hôpital, dans l'école, euh dans les services publics, euh évidemment la bifuration. Oui. Euh alors en fait, il faut comprendre que que ça coûte de l'argent. Donc bien sûr, on aimerait un chiffre un chiffre de quoi que Clément Gué a dit sur France info récemment que rien que pour la bifurcation écologique, c'était 200 milliards d'euros. Rien que pour l'écologie. Euh si vous rajoutez euh la revalorisation des professeurs de tous les fonctionnaires, euh les recrutements massifs dans les services publics, euh est-ce que vous pouvez nous donner un ordre de grandeur ? On a compris le mécanisme de la relance, hein, mais combien euh ça va coûter ce programme ?
D'autant que c'est vous le doctorat en mathématique, hein. Donc, je suis pas tout seul à travailler. On a l'impression que là, on est à 500 milliards d'euros. Madame, madame, madame, pardon, mais vous vous, excusez-moi, mais vous ajoutez des tomates et des oignons là. Si parce que voilà. Oui, mais justement il y a des choses qui sont de l'ordre des politiques d'investissement et il y a des choses qui sont de l'ordre quand vous me parlez de l'indexation des poissons de retraite, d'augmentation des salaires des Non non, je vous ai parlé de recrutement, de fonctionnair, voilà. Oui, mais donc ça c'est pas une politique d'investissement, c'est des salaires qu'il faut verser chaque année. Attendez, je vais pas esquiver votre question, vous inquiétez pas. En 2022,
notre programme, il a été absolument et totalement financé. On est les seuls à avoir présenté un chiffrage de notre programme. Donnez-nous un chiffre. Mais je vais pas vous chiffrer le programme en vous disant que les arbitrages sont encore en cours. Ce que je vous dis par cont madame, laissez-moi terminer ma réponse si vous voulez bien. Ce que je vous prends comme engagement euh c'est que dans la campagne présidentielle, nous chiffrerons notre programme comme nous l'avons fait la dernière. Il a des pistes quand même. Jean-luc Mélenchon a fait un peu de mat hier quand même. Après on peut parler des pistes si vous voulez mais le chiffrage complet vous comprenez qu' faut d'abord avoir le programme complet. La dette gelée bon ça on en a parlé c autour de 600 milliards
d'euros. Les 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises d'aide publiqu ça ça serait réduit à zéro. Ah vous ditent attendez l'État réorientera une partie des 2000 milliards d'euros de dépôts sur l'assurance vie. Et là on n pas compris ça veut dire que à quel moment vous vous pouvez réflécher autrement l'épargne de l'assurance vie qui est une épargne privée individuelle. Est-ce que là vous vous inissez dans la propriété privée la liberté de chaque français d'épargner son assurance vie là où il le veut ? C'est bien qu'on aborte ces sujets mais je pense faut qu'on fasse attention à pas créer de la confusion. Mais c'est Jeanluc Mélenchon hier à la fête de parculaire à l'assurance vie dans notre pay. Je pense que vous avez mal compris. Évidemment personne ne va
aller prendre l'assurance vie des gens pour en faire des investissements publics. Il s'agit de dire que par exemple il y a des avantages fiscaux aujourd'hui sur l'assurance vie et vous pouvez par exemple flécher ces avantages fiscaux pour que l'assurance vie permette de venir financer des activités qui sont des activités en France. Mais là on parle pas de financement public, on parle de financement privé. Ensuite il y a les investissements publics. Donc je vais répondre à votre question. une partie des investissements publics. Évidemment, un plan d'investissement, ça passe évidemment par de l'emprunt. Les Allemands quand ils investissent 500 milliards d'euros, mais pourquoi ? Parce que c'est un emprunt qui profite aux générations futures. Attendez, deuxème
sujet. Oui, mais laissez-moi aller jusqu'au bout et vous comprendrez la cohérence globale. Là, vous m'avez parlé, vous m'avez posé une question sur les financements privés. Ensuite, je vous ai parlé de du financement public des investissements et ensuite on peut parler si vous voulez du financement pour lutter contre les déficits et là on a un certain nombre de propositions à mettre sur la table qui permettent de rentrer des recettes nouvelles. Voilà. Est-ce que vous savez quand même parce que moi je veux bien qu'on prenne les chiffres comme ça. Attendez, c'est très important madame et c'est tellement important que si il y avait pas eu de cadeaux fiscaux qui avait été donné aux plus riches et aux grandes entreprises depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017.
C'est-à-dire si le niveau de recette en pourcentage du PIB était resté au même niveau aujourd'hui qu'en 2017, le déficit en France retirez toutes les aides aux entreprises. Non, je vous parle des cadeaux qui ont été faits par Emmanuel Macron. Alors, il y a des aides aux entreprises, aux grosses entreprises. Il y a la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, il y a la flat taxe et cetera. Si vous supprimez, attendez ces 60 milliards d'euros là de recettes qu'on a perdu chaque année, si vous les supprimer aujourd'hui en France, le déficit il est inférieur à 3 % du vous dit il y a déjà beaucoup d'impôts par rapport à nos voisins. Juste un mot juste un mot de politique Manuel Bompard parce que là vous essayez de montrer la crédibilité de votre programme. François
Ruffin qui était l'un de vos compagnons de route était la fête de l'humain hier, il a dit il y a un plafond électoral en béton chez LFI. On ne peut pas gagner quand vous avez tiers des Français qui vous haïsent et qui ont peur de vous, vous et les filles.
Manuel Bompard