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InterviewMathilde Panot· 16 février 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Violences de l’extrême droite : nous alertons depuis des années.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 34 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous attendiez à plus d'éléments de la part du procureur ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous dissociez ce qui s'est passé de la conférence de Rima Hassan ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Selon nos confrères, les renseignements territoriaux étaient avertis. Pourquoi aucune présence policière visible ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le ministre doit-il s'expliquer sur cette absence de sécurité ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous demandez que Laurent Nuñez rende des comptes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    En décembre 2022, que s'est-il passé à Bordeaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Mathilde PanotFait
    « Garantir l'ordre public dans ce pays est la responsabilité unique et uniquement du gouvernement. »
  • 27:00Mathilde PanotFait
    « Nous ne cautionnerons jamais qu'on frappe un homme à terre. »
  • 35:00Mathilde PanotFait
    « Il y a une obsession dans ce pays autour de la France insoumise. »
  • 45:00Mathilde PanotFait
    « La jeune garde est dissoute. »
  • 1:11:00Mathilde PanotFait
    « Le nucléaire est une énergie sale qui produit des déchets dont personne ne sait que faire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir et merci d'être avec nous comme tous les lundis soirs. Bonsoir Mathilde Panot. Bonsoir.

Je salue la présence ce soir sur le plateau pour vous interroger à mes côtés. Derv Gat pour Radio Classique. Bonsoir Hervé.

Gael Mac de Challenge. Bonsoir Gaë. Clément Mic pour LCP.

Bonsoir Clément. Hugo. Bonsoir Hugo Couturier.

Hugo Perchoir qui relait cette émission en direct sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale et qui remontera toutes les questions, les commentaires à votre attention. Et puis en fin d'émission avec notre invité, nous prendrons le temps de débattre sur le sujet de la fin de vie qui revient en débat à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale. La droite a complètement détricoté le texte au Sénat, mais ça on y reviendra aussi un petit peu avant.

D'abord l'événement qui fait débat depuis quelques jours maintenant, la mort de Quentin Dean 23 ans étudiant à Lyon. Il a été passé à tabac dans la rue jeudi soir au moment où se tenait une réunion de Rima Hassan à Sciencep. Depuis l'annonce de la mort de ce mi-temps identitaire avant-hier, les thèses se sont succédées.

Le collectif d'extrême droite Nemmésis a immédiatement accusé le mouvement antifal à jeune garde d'être responsable d'une opération de lynchage. Pour le ministre de l'intérieur, il n'y a aucun doute que c'est l'ultra gauche qui est derrière ce drame. Cet après-midi, le procureur de Lyon a fait le point sur l'enquête.

Une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire et une enquête dtuelle pour violence aggravée par trois circonstances. Les trois circonstances, c'est réunion, masqué et porteur d'armes. Et du chef d'association de malfletteurs en vue de commettre un délit puni de 5 ans d'emprisonnement a été confié au service de police de Lyon de la division criminelle territoriale.

Mathde Panoto, voilà la première déclaration de procureur de la République. Est-ce que vous vous attendiez à plus d'éléments ? Euh non, je crois que le procureur de la République a essayé d'être factuel et je me permets de commencer monsieur Lotéellier en adressant comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon hier toutes nos pensées et notre compassion à la fois pour la famille et les proches de Quentin avec une condamnation qui a été une condamnation extrêmement claire dans notre mouvement politique puisque vous n'aurez jamais entendu aucun dirigeant insoumis et aucun député insoumis appelé à la violence et je suis très choquée de la manière dont On essaie de marginaliser la France insoumise en nous faisant peser la responsabilité.

Je veux le rappeler d'abord puisqu'il est souvent dit que c'était en marge d'une conférence qui a été tenue par Rima Hassan, ni la France insoumise, ni encore moins Rima Hassan, ni notre service d'ordre n'ont été au contact d'aucun problème lors de cette conférence qui se tenait à Science Paul Lyon. Donc la France, vous dissociez ce qui s'est passé de la conférence de Rima Hassan. Ah oui, tout à fait.

Et d'ailleurs euh vous remarquerez que le procureur lui ne fait pas de lien avec ce qui s'est passé. Par contre, je veux le dire aussi très clairement à ceux qui nous accusent d'avoir une responsabilité morale. Alors vous remarquerez qu'au départ nous avions une responsabilité directe puis depuis c'est devenu une responsabilité morale.

Je rappelle que garantir l'ordre public dans ce pays est la responsabilité unique et uniquement du gouvernement. et nous avons alerté depuis des années sur la manière dont à la fois nos rassemblements, nos meetings, nos manifestations étaient attaquées par des groupes d'extrême droite. Et vous remarquerez que lorsque par exemple Federico Martin Arambourou, ce rugby qui a été tué directement en pleine rue par balle par des militants du Gud à 3 semaines de l'élection présidentielle, vous remarquerez que le président de la République ne s'était alors pas une fois exprimé sur ce meurtre et cet assassinat puisque cette fois-ci c'était un un assassinat et que nous avons depuis 2022 11 personnes qui ont été tuées par l'extrême droite.

Donc moi je le dis, il y a alerte dans ce pays. Ça va mal finir. Ça va mal finir si on laisse la violence dégénérer.

Alors d'abord une question Hugo. Oui madame Panu. Selon nos confrères de médiia part les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours du projet d'action de Némesis devant l'IP.

Pour autant aucune présence policière visible n'a été déployée aux alentours du bâtiment. Est-ce que le ministre doit s'expliquer devant les députés sur cette absence de sécurité ? Oui, bien sûr.

Et d'ailleurs, je vous avais pris effectivement cet extrait de médiapart parce que je crois qu'il pose des questions très importantes. À partir du moment où les renseignements territoriaux étaient au courant et où, y compris dans un communiqué Saint-Espon lui-même dit "L'établissement a tout mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et biens dans l'ordre de la venue de Rima Hassan." Les différents services de l'État, je cite toujours le communiqué, ont été informés en amont de la tenue de cette conférence et à chaque étape de son organisation.

Des agents de sécurité et la direction de l'établissement étaient présents pour prévenir tout débordement. Donc oui, il y a une question de savoir pourquoi est-ce que la préfecture, la police n'était pas là pour assurer que le vous dit il y a une question, c'est une question au ministre de l'intérieur. Oui, bien sûr.

Donc vous demandez que Laurent Nun rende des comptes. Mais vous comprenez que par exemple en décembre 2022, monsieur Léellier, que s'est-il passé ? Il s'est passé quelque chose qui aurait pu conduire à un drame similaire.

En décembre 2022, vous avez deux députés insoumis qui se trouvent à la faculté de Bordeaux. Et lorsqu'ils tiennent une conférence avec des étudiants dans un amphithéâtre, notre service d'ordre est attaqué par des personnes qui sont cagoulées, qui sont armées de barres de fer et fort heureusement, notre service d'ordre a réussi à les repousser. La police est venue une demi-heure après et n'a même pas contrôlé ces militants qui se trouvaient de l'autre côté de la rue.

Non, non, il y a une question qui est posée. Nous sommes à une question à qui ? Mais au gouvernement, monsieur Lélier, nous sommes à 1 an d'une échéance électorale qui est extrêmement importante dans notre pays.

Nous sommes à 1 mois des élections municipales. C'est au gouvernement de pouvoir garantir les conditions démocratiques d'un débat démocratique puisse se tenir. Et pour éviter ce ce type, ça veut dire quoi concrètement ?

Que le ministère de l'intérieur doit envoyer des policiers à tous les meetings ? Mais quand vous savez que par exemple quand vous savez que Rima Hassan est multimenacé par l'extrême droite, quand vous savez que la nuit de vendredi, nous avons au moins 10 locaux de la France insoumise et euh permanence parlementaires qui ont été dégradées, qu'aujourd'hui nous apprenons que notre tête de liste candidat au Lila a eu sa maison personnelle dégradée et taguée que nous sommes nous députés insoumis des dizaines à être menacés de mort au moins que au point que certains ont dû déménager tant ils étaient menacés de mort par l'extrême droite. Oui, j'estime que c'est au gouvernement de prendre des mesures pour faire en sorte et concrètement quelle mesure ?

Ben, par exemple, faire en sorte que c'est exactement les questions que médiia par pose. Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas de dispositif ? Pourquoi pourquoi est-ce queon laisse, vous savez, nous par exemple, nous n'allons pas dans les meetings de l'extrême droite de jamais.

Nous n'y allons pas. Pourquoi est-ce que on laisse des groupuscules d'extrême droite venir systématiquement à nos meetings ? Pourquoi est-ce queon laisse des personnes venir cagouler près de nos meetings et de nos conférences avec des armes ?

Pourquoi vous comprenez que c'est une question qui se pose Mais ce que je comprends pas moi, c'est ce que vous demandez concrètement à Laurent Nouz. Est-ce qu'il doit envoyer des policiers par sécurise la démocratie ? Mais comment ?

Mais si par exemple, je vais reprendre monsieur, j'ai l'impression d'être très clair. Mais ça est-ce qu'à chaque meeting il faut des policiers ? C'est tout simplement ça.

Mais pas à chaque meeting, mais dans les meetings lorsque par exemple vous avez l'IP qui accueille qui dit lui-même que on a ils ont alerté les renseignements territoriaux, qu'ils ont alerté la préfecture, oui, il faut un dispositif policier visible qui est dissuasif et qui permet de s'assurer que de tels drames ne puissent pas se produire. Demandz. Alors, vous savez que depuis cette affaire, il y a l'un des collaborateurs de parlementaire de Raphaël Arnaud, Jacques IIE Favreot qui a été pointé du doigt par l'extrême droite.

Il s'est mis en retrait le temps de l'enquête. Yael Brune Pivet, la présidente de l'assemblée lui a interdit ensuite l'entrée à l'Assemblée nationale. C'était une bonne décision.

C'est la décision qu'il fallait prendre. C'est une décision sans objet monsieur le Tellier. Je ne vais même pas polémiquer sur cette décision.

Polémique juste il prend lui cette décision. Oui. Mais polémiqué avec Y Brunp euh euh c'est une décision sans objet puisque lui-même a assuré qu'il se mettait en retrait de toute son activité.

Il a pris la bonne décision. Ah je pense que de toute façon ce n'est pas possible autrement puisque euh il est menacé de mort partout en Europe et en France. qu'il ne peut pas aider dans son travail parlementaire Raphaël Arnaud.

Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose c'est que vous êtes au courant qu'il y a une enquête sur un sujet extrêmement sérieux et que donc cette enquête doit déterminer les responsabilités. Donc je trouve ça effectivement responsable de faire cela pour aller plus loin.

Mais je vous noterai quand même que Yel Bron Pivet même si je veux pas polémiquer n'a pas pris les mêmes décisions vis-à-vis par exemple du collaborateur RN qui vient juste de menacer de mort quatre insoumises et à sa trraoré. notamment Sopia Shikirou Rima Hassan qui devait tenir un meeting à Paris donc il il a pas été viré j' été mis à pied par le RN mais il n'a pas eu de décision similaires de madame Yel Brun vous dites qu'il y a un de poids de mesure c'est ça que je vouis dire oui mais si on est habitué avec Yelle Brun Pivé qui est celle la présidente de l'assemblée je le rappelle qui a donné le plus de sanctions de toute l'histoire de l'Assemblée nationale de toute l'histoire de la 5e République cumulée en une seule présidence revenons à la jeune Nous avons l'habitude en cours de dissolution parce qu'il y a eu un recours conseil d'état créé donc par rap qui est un député qui siège dans votre groupe le groupe dont vous êtes la présidente il a toujours sa place dans vos rangs alors je vais être très clair Raphaël Arnaud siégeait à l'Assemblée nationale au moment où Rima Hassan tenait sa conférence et au moment où il y avait donc les affrontements Ah oui ben je vais vous répondre très clairement Raphaël Arnaud n'a rien à voir avec cela Raphaël Arnaud était effectivement le porte-parole de la jeune garde et là en a été le créateur La jeune garde est aujourd'hui dissoute. Vous l'avez dit non elle est dissoute.

Ah bah non. Bah oui mais tant que le recours n'a pas eu lieu, elle est dissout de fait. Ce n'est pas suspensif et le recours devait avoir lieu devait être examiné justement la semaine dernière.

La date a été repoussée. Donc le conseil d'État statuera quand il le voudra mais aujourd'hui la jeune garde n'existe pas. Donc Raphaël Arnaud a toute sa place dans votre groupe.

Oui tout à fait. Et n'a rien à voir avec cela. Je le répète et je veux d'autant plus le dire que la jeune garde est un mouvement antifasciste euh qui euh a principalement contribué si on regarde ce qu'ils ont fait, donc qui est né justement à Lyon euh puisque Lyon détient le triste record du nombre d'agressions euh d'extrême droite euh de tout le pays.

Je Il y a 102 faits de violence de l'extrême droite à Lyon entre 2010 et 2025, ce qui est quand même énorme. Donc elle a été créée justement par cela. Et le principal fait qu'a fait la jeune garde, c'est de faire fermer des locaux dans lequels s'organiser justement une extrême droite extrêmement violente.

Et je ne crois pas que la jeune garde serait d'accord un seul moment avec les images qu'on a vu qui sont terrifiantes, c'est-à-dire de taper quelqu'un qui est d'ors et déjà à terre. Ça, ce ne sont pas des méthodes d'aut je reviens d'amour sur Raphaël Ernaud. Demain, il y aura les questions au gouvernement.

Séance importante. Raphaël Ernaud sera présent à l'Assemblée nationale. Et bien, je ne sais pas mais je ne suis pas sûr.

Je je ne sais pas. Vous souhaitez qu'il soit là ? Euh je ne souhaite pas forcément non.

Je ne vois pas pourquoi j'infligerai une violence telle. Je pense que demain les questions au gouvernement vont être extrêmement violentes. Je pense par ailleurs que la manière dont ce drame est instrumentalisé est lamentable politiquement et vise encore une fois à marginaliser le mouvement de la France insoumise pour restreindre des libertés publiques.

Pourquoi pas nous interdire un jour ? Ça serait et je veux alerter là-dessus. Je vais alerter parce que c'est très grave d'instrumentaliser un fait euh aussi dramatique soit-il pour derrière restreindre des libertés euh politiques, pour derrière décrédibiliser un mouvement politique qui encore une fois n'a rien à voir avec la violence.

Créer des questions gouvernement de demain. Et bien je crains euh ce qui est dit sur toutes les antennes par à la fois l'extrême droite, la droite, certains macronistes qui visent à nous présenter comme des assassins. Vous savez, nous sommes dans un moment que toutes les questions vous tournez autour de vous.

Je pense qu'il y aura beaucoup de questions qui tourneront autour de nous, mais bon, il y a une obsession dans ce pays, autour de la France insoumise, mais quand même, monsieur le Tellerier, je veux vous alerter sur la dérive Trumpis qu'il y a dans ce pays. Rendez-vous compte que la semaine dernière, les questions portées sur Francesca Albanisé, rapporteur spécial de l'ONU pour les territoires palestiniens occupés, qui est accusé d'avoir dit une phrase dont tout le monde, tous les journaux admettent qu'elle ne l'a jamais dit, mais dont la France pour lequel la France demande quand même la démission, ce qui est une honte absolue. Et du coup là, on est arrivé dans un moment où vous savez, c'était ce que décrivaient les antifascistes dans les années 30 où les antiracistes deviendraient des racistes, où les antifascistes deviendraient des fascistes et des violents.

Je crois que c'est très grave et qu'il faut prendre la mesure du moment historique dans lequel nous som passer la parole à mes collègues et concerts. Une question encore demain en question gouvernement. Est-ce que vous allez interpeller le premier ministre directement sur quoi ?

Bien sûr. Sur cette questionlà bien sûr. Nous avons la question mais sur sur ce drame qui s'est produit évidemment.

Et sur quoi ? C'est vous vous avez une explication ça vous verrez mais sur sur les le maintien de l'ordre sur la sécurité et bien vous verrez quelle question nous poserons. Mais vous interpellerez le premier ministre.

Mais bien sûr j'interpellerai le premier ministre. Vous avez deux slots de questions. Vous utiliserez vos deux questions sur ce thème-là ou ce sera juste un thème sur celui-là ?

Une décision que nous prendons que nous prenons le lundi soir en bureau. Donc nous attendons d'avoir la décision du bureau. Alors en réaction Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des prises de paroles truquées.

Il a dit tous les récifs n'ont aucun rapport avec la réalité. C'est c'est ce que vous soutenez. Euh je soutiens que effectivement la si on se base uniquement sur ce qu'a dit l'extrême droite au départ euh il y a des grandes chances qu'il y ait un récit truqué.

En effet, d'ailleurs, vous remarquerez que le procureur de la République, lorsqu'on lui pose la question de savoir s'il y a eu une RX avant les images que nous voyons après qui sont, je le redis, terribles et inexcusables, il confirme qu'il y a bien une rix juste avant et dont je crois que vous ne savez pas et moi non plus quelles sont les conditions exactement dans lequelles c'est produit. Non, mais truquet, ça donnait un peu l'idée que c'était un peu prémédité, qu'il y avait une sorte de piège. Enfin, bah en tout cas euh se basait uniquement sur ce que dit l'extrême droite et je crois effectivement un problème.

Oui. Et et je pense que enfin je réinsiste dessus hein, mais face à la gravité de la situation, tout le monde doit se poser la question de ce qui est en train de se passer et de ce que par les paroles chacun et chacune assume de faire pour la suite. Vraiment, j'insiste là-dessus.

Il y a des gens qui ont été assassinés dans ce pays par l'extrême droite sur lequel aucun média n'a jamais eu un mot. Vous ne savez pas qui est Jamel Ben Jabala. Vous ne savez pas qui c'est.

Pourtant, il a été assassiné il y a un an et demi par une voiture qui lui a roulé trois fois dessus. C'était un membre de la Brigade française patriote qui n'a toujours pas été dissou et on a retrouvé chez lui deux obus, des grenades, des armes. Il il qualifiait sans cesse Jamel Ben Jabala de sal bounou.

Ce meurtre n'a pas été qualifié de raciste. Vous n'en avez jamais parlé. Donc posez-vous des questions aussi sur ce qui se passe derrière et la la manière dont l'extrême droite nous mène va vous poser d'autres questions.

On a cité le nom de Jacques Ellie Favot. Donc c'est le collaborateur du député de votre groupe Raphaël Arnaud condateur ou fondateur euh du mouvement euh dont dont nous parlons, le jeune garde. Euh ce collaborateur, il se dit certains militants d'extrême droite, certains médias disent qu'il était sur les lieux au moment de cette séance de violence terrible qui a abouti à la mort de Clément euh de Quentin, pardon, excusez-moi. ce militant Manuel Bonpard a dit qu'il l'ignorait s'il était réellement sur place.

Est-ce que vous vous le savez ? Et bien moi la seule chose que je peux vous dire c'est que vous avez vu que son avocat ou son avocate je ne sais plus a publié un communiqué dans lequel le elle ne précise pas ce point. Oui.

Mais dans lequel il nit toute responsabilité dans ce drame. Ça sera ensuite à l'enquête de déterminer les faits. Et évidemment il est impossible dans le cas.

Vous ne le savez pas non plus. Ah non je ne sais pas s'il était présent ou non. Alors le l'avocat de Jaquell Favot dont vous parlez a dit qu'il se tenait à disposition de la justice.

Est-ce que vous vous l'invitez à aller au-delà de cette mise à disposition ? C'est-à-dire est-ce qu'il doit collaborer avec l'enquête et éventuellement s'il était sur place dénoncer les participants à ces violences que vous venez de condamner ? Mais quand un avocat dit qu'il se tient à disposition de la justice, cela veut dire qu'il répondra à la fois à à toutes les convocations, à toutes oui, bien sûr.

J'invite à collaborer avec la justice pour que justice soit rendue et que euh l'enquête puisse se faire euh dans euh les conditions qui permettent de savoir exactement ce qui s'est passé euh à ce moment-là. Clément, euh j'aimerais évoquer les relations de LFI avec la jeune garde et le rôle que peut jouer la jeune garde dans les réunions publiques de LFI. Euh le 30 avril 2025, dans un meeting à Haus, Jean-Luc Mélenchon décrivait la jeune garde en ces termes en disant "Ce sont des jeunes gens qui se mettent en rang par deux, par trois, par quatre pour protéger nos cortèges quand on vient nous taper dessus." Euh ce que Jean-Luc Mélenchon décrit là, hm hm, c'est un service d'ordre parallèle euh à LFI.

Ah non, puisque c'est une c'était une organisation, je dis je parle au passé puisqu'ils ont été dissous, ce que je conteste toujours, c'était une organisation propre qui du coup n'était pas nous nous avons notre propre organisation qui intervient pour assurer la sécurité dans vos rassemblements sans que vous ne la sollicitez. Non, là je crois qu'il vient de dire dans des manifestations dans les manifestations nous avons aussi le service d'art de la CGT qui n'est pas ils interviennent pour protéger nos cortèges quand on vient de nous taper dessus. Ça s'appelle une manifestation ou oui une manifestation bah dans nos cortèges par exemple quand on fait un cortège contre la retraite à 64 ans, vous avez aussi le service d'ordre du POI qui est là de la CGT de sud et ce sont nos cortèges et qui sont défendus.

Vous savez c'est une tradition ouvrière depuis très longtemps d'avoir des services d'ordre et moi je veux saluer notre propre service d'ordre qui le fait dans des conditions vraiment très très difficiles et sans aucune coopération de personnes pardon. Ça veut dire que la jeune garde n'intervient pas dans les réunions publiques de la France insoumise pour assurer la sécurité en parallèle de laison non nous utilisons notre propre service d'ordre et ce sont nos propres camarades qui sont formés et vous remarquerez quand même que alors que depuis des années et encore plus depuis quelques mois nos réunions sont systématiquement attaquées, vous remarquerez que jamais personne n'a été ni blessé ni euh bon encore pire dans les rassemblements que nous faisons. Et pourtant, nous sommes fortement attaqués.

Donc, je veux encore une fois remercier les camarades du service d'ordre qui font ce travail avec sans froid et qui lutte contre la montée de l'extrême droite dans notre pays jour après jour. Dans ce même meeting, Jean-Luc Mélenchon a présenté la Jeune garde comme une organisation alliée liée à LFI. Ça veut dire quoi ?

C'est quels sont les liens qui existent entre vous et la jeune garde ? bien euh comme avec d'autres organisations que ça soit syndicale, associative euh et encore une fois nous avons un député des syndicats ou comment vous êtes pas allié à des syndicats ? Euh si, on fait beaucoup de choses ensemble.

Enfin, je veux dire, on fait beaucoup de manifestations euh euh des euh des rassemblements pour les libertés publiques et associatives dans ce pays. Donc si euh mais je vais vous dire, nous je vais pas me cacher hein, nous nous avons euh choisi d'avoir Raphaël Arnaud dans notre groupe. Euh il se trouve que depuis la jeune garde est dissoute.

Donc la jeune garde n'existe plus mais je rappelle que la jeune garde était un mouvement d'autodéfense qui a fait principalement fermer des locaux avec des organisations néonazies. Vous savez que par exemple la semaine dernière Thomas Porte et Anthony Smith ont été dans la meuse pour tenter de faire fermer un local qui est tenu par des néonazis qui sont eux aussi impliqués dans des meurtres et dont nous tentons d'obtenir la fermeture. Voilà ce qu'a fait par exemple la jeune garde et je le dis, nous ne cautionnerons jamais, je vais le dire très clairement, nous ne cautionnerons jamais qu'on frappe un homme à terre.

Voilà, c'est clair comme ça. Nous cela n'a rien à voir avec nous. Si la l'enquête devait démontrer l'implication de membre de cette ancienne association puisquelle a été dissoute dans la mort de ce militant identitaire.

Oui. Vous rompriez les liens avec toute personne ayant appartenu à la jeune garde. Enfin pour comprendre nous romprions les liens avec toutes personnes qui ont participé à cela et j'appelle à ce que effectivement il soi punis puisque nous n'avons rien à voir avec des gens qui frappent des hommes à terre.

Mais quant à la jeune garde, je répète que la jeune garde ne peut pas être impliquée en tant que telle dans ce drame puisqu'elle est dissoute. Il n'y a plus de commandement, il n'y a plus de donc s'il y a des gens ex ce jeune garde qui se trouvent dedans, j'appelle à ce que ils soient punis et je rappelle que dans ce pays ceux qui font monter sans cesse la violence et dont nous payons le prix parce que nous l'avons vu notamment dans les pays d'Amérique latine, et bien c'est à chaque fois la gauche qui en paye le prix. Donc nous nous avons décidé de euh du de ne pas euh de de refuser la violence en politique et de prener la révolution par les urnes.

Oui, madame Panu. Concernant Lyon, la question n'était pas ass mais quand est-ce qu'un drame comme ça allait arriver ? Ça fait des années que il y a ces batailles internes à la ville qui ont lieu.

Est-ce qu'il faudrait faire une commission d'enquête sur cette bataille entre l'extrême droite et l'extrême gauche au sein de Lyon et des villes aussi de ces batailles ? C'est pas faute d'avoir alerté sur cette question là. Et d'ailleurs, on avait présenté une commission d'enquête justement, enfin d'ailleurs, on avait même utilisé notre premier droit de commission d'enquête en 2018 justement sur les groupuscules d'extrême droite.

C'est pour dire depuis combien d'années nous alertons sur cette question. Rendez-vous compte qu'il y a 1 an, jour pour jour quasiment à Paris était projeté un film antifasciste. Je rappelle que ce film, cette projection de film avait été attaquée par des gens qui criaient par et les Kurdes.

Oui. Qui criaient Paris et Nazis et Lyon aussi. C'était les cris qu'il portait à ce moment-là.

Nous avions à ce moment-là posé une question au gouvernement. Je rappelle qu'à ce moment-là, il y avait un militant CGT qui avait été tabassé, qui s'était retrouvé à l'hôpital avec un moment son pronostic vital engagé. Donc je rejoins ce qui a été dit sur le fait que euh effectivement euh il y avait tous les prémisses pour que un tel drame puisse se produire malheureusement.

Et donc nous avions alerté et je rappelle que à cette époque-là, quelle a été la réponse du gouvernement ? Il n'y a pas eu un mot de condamnation de ce qui s'était passé, pas un mot sur Lyon. Sur Lyon en face de la jeune garde, j'allais dire il y avait Némésis.

Oui. Demandez-vous vous la dissolution de Némésis à votre à votre tour ? Mais oui, enfin je je vais vous dire, nous demandons non pas même pas la dissolution de Nemmésis.

Nous demandons à ce que Nemmésis soit tenu en dehors de nos conférences, en dehors de nos meetings, en dehors de nos manifestations, sinon ça va mal. organisations, c'est je suis je suis et d'autres organisations mais bien sûr lesquelles bah nous vivrons par exemple qui intervient sans cesse dans nos meetings les groupuscules le groupuscule dont je vous parlais là qui tient la caverne de Thor dans la Meuse. Nous demandons la fermeture de ce local.

Je demande la dissolution de la brigade française patriote qui est responsable pour un de ses membres d'avoir assassiné Jamel Ben Jabala à coup en l'écrasant trois fois devant sa fille de 9 ans. Voilà ce qui s'est passé et dont personne ne parle. Donc je veux redire, nous demandons à ce queon puisse exercer notre droit démocratique normal en tant qu'opposant dans ce pays, qui puisse tenir des réunions publiques, nous adresser normalement dans la démocratie et arrêter avec cette cette marginalisation qui est faite par un certain nombre de de gens dans ce pays évidemment avec l'extrême droite en tête qui vise uniquement à une chose, c'est-à-dire à nous détruire, à nous décrimin qui a commencé, vous l'avez très bien sûr et vous l'avez très bien dit dans votre introduction tout à l'heure qui a commencé notamment avec le fait de nous classer à l'extrême gauche.

Alors justement, on y vient parce que le ministère de l'intérieur a décidé de classer désormais la France insoumise à l'extrême gauche. Une définition d'ailleurs qui a été reprise par Emmanuel Macron. Je fais pas les classements de sensibilité.

C'est au ministère de l'intérieur de le faire pour les élections, mais je crois qu'il y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche. Alors, vous avez dit à la France insouise que vous porteriez un vous feriez un appel devant le Conseil d'État pour justement arrêter ce cette qualification à l'extrême gauche. Est-ce que cette démarche a été faite ?

Oui, je vous annonce que ça vient d'être déposé aujourd'hui. Donc notre recours est déposé devant le Conseil d'État et ce recours devant le Conseil d'État vise à contester notre classement à à l'extrême gauche. Je rappelle que dans toutes les élections précédentes, nous avions été classés à gauche, qu'il faut normalement des arguments juridiques et encore une fois, je le dis avec beaucoup de sympathie pour l'extrême gauche sur lequel qui existe dans ce pays avec lequel je n'ai aucun problème.

Nous avons nous avons effectivement un différent stratégique. Nous nous avons décidé de rentrer dans les institutions, de faire la révolution par les urnes et ce n'est pas la stratégie de l'extrême gauche. C'est déposé le recours devant le conseil d'État.

Vous espérez une décision avant les municipales ? Ah bah oui, je pense qu'elle va arriver très rapidement. Normalement, c'est une décision c'est ça va arriver assez rapidement et même avant les municipales effectivement.

Donc oui oui, j'espère que ça ira très vite et vous avez bon espoir de d'être entendu. Ah oui, parce que quand vous regardez les arguments qui sont utilisés en face, excusez-moi, mais quand vous voyez un ministre de l'intérieur qui explique, normalement c'est juridique, hein, la manière dont dont c'est basé. D'ailleurs, on devrait se demander pourquoi est-ce que c'est le ministère de l'intérieur qui se prend sur le fait du prince de classer tel ou telle dans je ne sais quelle catégorie.

On pourrait imaginer une autorité indépendante ou autre qui rendrait les choses un peu plus sérieuses. Mais enfin quand vous entendez le ministre de l'intérieur expliquer que parce que nous appelons à la censure du gouvernement, alors nous serions à l'extrême gauche. C'est quand même un un argument qui est force de café.

Euh quand nous entendons que par exemple un des arguments qui est donné c'est que nous nous présentons contre des mairies socialistes que nous présentons des listes insoumises, ce qui est quand même assez incroyable. Nous n'avons plus le droit de nous présenter dans une démocratie. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Enfin donc oui c'est risible et si ce n'était pas aussi grave, il faudrait effectivement en rire. Vous avez bon espoir que le conseil d'État vous donne raison. Clément, toujours sur ce sujet, vous revendiquez une forme de radicalité, vous prenez l'insoumission.

Qu'est-ce qui vous dérange à ce point dans le fait d'être étiqueté extrême gauche ? Euh qu'est-ce qui nous dérange à ce point là ? B Nous ne sommes pas l'extrême gauche.

Encore une fois, il y a une extrême gauche dans ce pays. Nous n'en sommes pas. Et je vais vous dire à la fin euh et je le comprends très bien comme cela dans le cadre d'une élection présidentielle à expliquer que vous auriez d'un côté l'extrême droite.

Je rappelle qu'il y a eu une décision du Conseil d'État en 2024 qui confirmait que l'extrême droite, le le Rassemblement national était bien l'extrême droite et que nous nous étions la gauche. Ça a été confirmé en 2024. Nous étions classés à gauche aux élections municipales de 2020, aux élections présidentielles de 2022, aux élections sénatoriales de 2023, aux législatives de 2024.

Donc je ne vois pas pourquoi, puisque notre programme ne change pas de manière substantielle, nous l'actualisons à chaque fois, pourquoi d'un coup nous serions l'extrême gauche ? Donc ça vise à une chose, c'est de nouveau à banaliser l'extrême droite et à stigmatiser la France insoumise. Donc je crois que c'est c'est effectivement très grave et que il faut que nous gagnons ce recours.

Mais vous voyez bien que vous-même vous invoquez le la décision du Conseil d'État concernant le Rassemblement national et pourtant vous-même dans votre langage vous qualifiez toujours le RN de partie d'extrême droite. Pour vous ils sont l'extrême droite. Marine Le Pen le Conseil d'État l'a confirmé.

Et oui, mais donc quel est le problème avec ce que je dis ? Donc euh eux-mêmes depuis des années, ils dénoncent eux aussi comme vous cette étiquette de parti extrémistes. En même temps, euh on les a vu euh gagner des scrutins nationaux, qualifier leurs candidates au second tour de l'élection présidentielle.

D'une certaine façon, leur stratégie n'a pas si mal marché. Est-ce que finalement est-ce que c'est vraiment payant pour vous de refuser à ce point cette étiquette ? Mais je vais vous dire pourquoi si en 2022 à l'élection présidentielle, nous étions de gauche, pourquoi serions-nous devenus d'extrême gauche ?

Quoi est-ce que ça change ? Non mais attendez parce que le conseil d'État le conseil d'État normalement ne juge pas au pif de on a l'impression que je ne sais quoi. Non non, normalement ce sont des arguments juridiques.

Donc donnez-nous les arguments juridiques. Si les arguments juridiques c'est vous appelez à la censure et parce que je vais vous dire l'insoumission dans notre pays est quelque chose qui fait écho à l'histoire longue de notre pays. L'insoumission, c'est d'abord le fait de refuser l'ordre du monde tel qu'il va, de refuser la résignation.

Et je vais vous dire que l'insoumission que nous portons dans notre pays, dans le cadre des institutions républicaines, vous l'aurez remarqué, donne du courage à beaucoup de gens dans ce pays de relever la tête et de dire qu'ils ne sont pas des étrangers, y compris dans leur propre pays, au moment où l'extrême droite agite un racisme de plus en plus viril et de plus en plus grave dans ce pays. Alors, dimanche, le président de la République, Emmanuel Macron, a a parlé de avenu sur la question de l'antisémitisme et il a proposé l'inibilité pour ceux qui ont été condamnés pour propos racistes ou antisémites. Je crois que Maniel Bonpard a dit qu'il était plutôt d'accord avec cette idée.

Vous, euh, c'est votre plutôt d'accord ou tout à fait. Bah, c'est-à-dire qu'il faut regarder comment c'est fait parce que vous comprenez qu'on est un peu surpris sur quelque chose. Vous à LCP, je pense que vous avez la mémoire de cela.

Vous vous rappelez la loi sur la moralisation de la vie politique en 2017. Il se trouve qu'en 2017, le Conseil constitutionnel, il y avait déjà cet article dedans, le Conseil constitutionnel avait censuré cette mesure. Donc je ne vois pas très bien comment si elle avait été censurée en 2017, elle passerait aujourd'hui.

Donc ça c'est la première question. Et je vais vous dire pourquoi Emmanuel Bompard a dit plutôt oui, c'est que nous avons quand même une inquiétude parce que nous voyons ce qui est en train de se passer sur euh une nouvelle définition de l'antisémitisme qui assimilerait antisémitisme et antisionisme donc critique légitime d'un gouvernement euh avec notamment ce qui se passe autour de la proposition de loi yad que nous réfutons complètement et qui vise à faire quelque chose qui est très dangereux dans ce pays sur lequel nous avons alerté à de nombreuses reprises qui vise à assimiler les personnes juives et de de notre pays à la politique génocidaire de Netaniaou et nous nous refusons absolument cela parce que c'est cela qui met en danger les personnes juives dans notre clarifier la définition de l'antisémitisme, c'est ça ? Euh ah non, la proposition de loi Yadan, je crois qu'elle fait tout le contraire de clarifier, c'est-à-dire que elle veut criminaliser ceux qui luttent contre le génocide du peuple palestinien. plutôt oui à condition que ce soit vous noterez quand même que encore ce dimanche personne n'en parle mais ce dimanche il y a eu des frappes de nouveau euh avec 12 Palestiniens qui ont été tué ce qui montent à plus de 600 Palestiniens le nombre de Palestiniens tués depuis le soi-disant cesser le feu et qu'il y a eu encore ce dimanche des frappes sur le sud Liban de la part de Netaniaahou qui ont fait eux quatre morts et je crois que et bien c'est notre honneur nous le peuple français de refuser absolument au côté des autres peuples du monde ce génocide avant d'en venir aux travaux parlementaires parce que il y a quand même une vie parlementaire Une dernière question à propos de vos classification à l'extrême gauche.

Olivier Fort a dit que c'était injuste numéro 1 du PS. Est-ce que vous espérez le soutien de vos collègues de tous les autres partis de gauche pour faire front, j'allais dire face à cette classification aux extrêmes gauche ? Mais vous savez, je crois que enfin j'espère que certains dans ce pays comprendront que ce qui est fait à la France, est-ce que vous attendez un geste de vos partenaires de gauche ?

Bah il l'a déjà fait, vous venez de le for entendu. Oui. Bah bah vous leur poserez les questions puisque vous les recevez.

Mais je vais vous dire, j'espère que tout le monde comprend que la manière dont on essaie de flétrir la France insoumise euh est quelque chose qui si nous nous cédons, sera fait au reste de la gauche en entier. D'ailleurs, les écologistes le savent parce que eux-mêmes après les avoir accusé d'écoterrorisme, euh avoir une répression sans faille où nous étions nous-mêmes présents à Saint-soline, tout le monde comprend que si nous nous cédons, derrière, ce sera fait à d'autres. Donc tout le monde a intérêt à bien réfléchir à ce qu'il fait et à ce qu'il dit parce que c'est aussi la condition pour garder un état de droit et une démocratie digne de ce nom dans ce pays.

Plus que 2 semaines de débat dans l'hémicycle avant un arrêt forcé pour cause d'élections municipales. Il n'y aura pas de vote finalement sur la programmation pluréannuelle de l'énergie euh dans laquelle le gouvernement détaille les investissements entre nucléaires éoliens solaires pour les années qui viennent et le ministre de l'économie Roland Escur espère que ça permettra de limiter ou voire de stopper même les augmentations du prix d'énergie. Toutes celles et ceux qui nous font des procès en disant on investit pour augmenter les prix se mettent le doigt dans l'œil.

Ils ne comprennent pas l'énergie. Si vous n'investissez pas dans l'énergie, vous dégradez vos réseaux, vous vous retrouvez en manque d'énergie et vous vous retrouvez une fin avec de l'électricité qui monte. Clément.

Alors l'escure pour bien comprendre, il répond aux critiques du RM qui estime que cette programmation pluriannuelle de l'énergie va augmenter les tarifs de l'énergie de 50 %. Est-ce que vous partagez les craintes du Rassemblement national sur ce sujet ? Oui, je vais vous dire ce qui va augmenter les tarifs de l'énergie avant même de commencer par la programmation pluriannuelle de l'énergie.

Ce qui augmente les tarifs de l'énergie dans notre pays, c'est tous ceux qui ont cotisé, accepté ce qui se passe au niveau du marché européen où on accepte que le prix de l'énergie soit indexé sur le gaz et non pas sur le prix de production de l'énergie. Ça c'est la première chose et nous la France insoumise nous avons été les seuls à voter contre au Parlement européen. Ça c'est la première chose.

Ensuite la deuxième chose nous avons des critiques exactement inverses du Rassemblement national sur cette programmation pluriéannuelle de l'énergie. D'abord, je dois dire que c'est un scandale démocratique. Vous l'avez dit tout à l'heure, il n'y a pas eu de vote.

C'était une programmation pluriannuelle de l'énergie qui a été attendue depuis 3 ans, qui engage notre pays pour les 10 prochaines années et probablement plus encore parce que quand vous faites des investissements type PR, ce n'est pas pour 10 ans, on voit bien le désastre de Flamandville, mais c'est encore pour plus longtemps. Et surtout cette programmation pluriannuelle de l'énergie sacrifie les énergies renouvelables en faisant un quasiment un moratoire sur la question de l'éolien et du photovoltaïque. Or, je rappelle que les énergies renouvelables dans notre pays, c'est 800 emplois et des filières qui sont des filières d'excellence qu'il faudrait tout au contraire aider pour sortir à la fois des fossiles mais aussi du nucléaire.

Ce qui est notre position, on quand on vous entend, vous êtes très critique. Est-ce que ça justifie euh selon vous de déposer une motion de censure au nom du groupe L ? ou une motion transptisane, c'est ce qu'appelle Marine Le Pen.

Alors ça c'est une décision du groupe parlementaire. Donc nous avons notre réunion de groupe comme tous les groupes le mardi matin. Donc c'est à ce moment-là que nous prenons des décisions.

Alors oui, moi j'y suis favorable. Je veux faire tomber ce gouvernement et je trouve que ce 493 énergétique qui est utilisé puisque c'est un 493 contre les parlementaires puisque nous n'avons pas eu de vote devrait être sanctionné. Mais je vais vous dire, je je vais quand même vous alerter sur un point, c'est que vous le savez, nous avons lorsqu'il y a un 493 une motion de censure automatique comme une réponse de dignité de l'Assemblée nationale pour faire tomber et le texte et le gouvernement.

Mais dans le cas d'un 492, donc d'une motion de censure qu'on appelle spontanée, nous avons un nombre limité de motion de censure et donc nous nous avons bien ça en tête puisque nous en avons utilisé deux et qu'il est permis dans une session d'en utiliser trois. Donc euh je vais vous dire que la question se pose avec aussi les règles que nous avons dans cette assemblée, mais je je vous confirme que je trouve que c'est un scandale démocratique. Donc donc une censure transpartisane, vous seriez favorable.

Je ne signerai pas une motion de censure avec le Rassemblement national. Monsieur le je va vous expliquer pourquoi. Donc vous dénoncez cette PPE en disant qu'elle freine finalement le le développement des énergies renouvelables et en même temps elle renonce aussi à la sortie du nucléaire qui était le cas de la précédente PPE qui le prévoyait.

Mais bon, c'est pas un peu du luxe de vouloir à la fois sortir des énergies fossiles et sortir du nucléaire qui est une énergie décarbonée. Je rappelle, je veux dire aujourd'hui en France, ça coûte 6 à 8 milliards d'euros euh les énergies renouvelables, hein, c'est des subventions publiques qui sont élevées et pour le solaire et pour l'éolien, sachant qu'elles utilisent des terres rares chinoises, donc c'est pas non plus et que dans les panneaux solaires, c'est vraiment la Chine qui fournit. Alors que bon, pourquoi madame pourquoi pourquoi on n'a pas de filière française ?

Laissez-moi faire le nucléaire aujourd'hui l'ancien nucléaire he je parle je parle même pas de créer des nouvelles parce que vous voulez fermer les centrales nucléaires actuelles qui fonctionnent. Bon bah ell elles permettent quand même à la France d'exporter de de l'électricité et ça nous a rapporté 5 milliards l'an dernier. Donc ça nous coûte 6 à 8 milliards d'un côté, ça nous rapporte 5 milliards de l'autre.

Est-ce que dans le contexte budgétaire actuel, on peut se dire on laisse tomber le nucléaire qui est, je rappelle, une énergie des carbon une énergie. Oui. Non mais non mais non mais moi j'adore je trouve ce débat très intéressant.

Mais j'avais organisé par exemple une votation de sortie du nucléaire qui avait recueilli 300000 votants et qui avait fait une campagne un peu partout dans le pays. Je vais vous dire, je sais qu'officiellement le nucléaire est devenu l'énergie décarbonée qu'on a annoncé au niveau européen. Et bien moi je dis que le nucléaire est une énergie sale qui produit des déchets dont personne ne sait que faire.

Si vous voulez m'expliquer quoi faire des déchets, allez-y parce que je suis intéressé puisque ils veulent les enfouir euh à Bur pour à peu près des centaines de milliers d'années. Donc enfin, vous comprendrez que c'est une énergie sale. C'est une énergie qui nous rend dépendante puisque s'il n'y avait plus d'importation d'uranium, ne tiendrons seulement 3 ans avec le l'énergie nucléaire.

C'est une énergie et surtout, j'insiste sur sur le point 1, c'est une énergie qui n'est pas adaptée au dérèglement climatique. Vous aurez remarqué par exemple qu'en 2022, il y a eu un moment où il y avait 27 réacteurs qui étaient arrêtés et que quand nous savons que par exemple le Rône qui est le fleuve le plus nucléarisé, nous sommes d'ailleurs le pays le plus nucléarisé en terme de nombre d'habitants au monde, le Rô, vous savez que le GC dit par exemple que le Rône va avoir une baisse de débit de 40 %. que ce qui se passe notamment l'été, c'est que la température de l'eau augmente et comme l'eau est utilisée pour refroidir les réacteurs, nous avons un problème sur cette question là.

Donc et que par ailleurs une chose dont personne ne parle jamais et dont vous devriez vous intéresser vous aussi les prononucléaires parce que c'est une question d'intérêt général. Non mais c'est c'est la question et d'ailleurs nous allons faire un un colloque cette semaine sur cette questionlà. Mercredi, vous êtes bienvenu pour y venir sur les 33000 sous-traitants nucléaires qui reçoivent 80 % de la dose radioactive.

Je le dis parce que y compris nous sommes en train de faire du nucléaire low cost et tout le monde devrait s'alarmer une grande filière aussi dans le nucléaire en France. Oui. Mais d'accord, mais ça ça ne vous intéresse pas de savoir que par exemple quand il y a eu la chute du générateur de vapeur à Paluel, c'est le CHCT puisque ça existait encore à l'époque qui avait mis en avant qu'il y avait une cascade de sous-traitance qui avait mené à un accident qui aurait pu être extrêmement grave dans ce pays.

Le nucléaire, comme on m'a dit une fois dans la drô, nous ne sommes pas en train de faire de la raviole. Donc excusez-moi, mais ça nous intéresse de savoir quelles sont les conditions de travail de ces salariés, pourquoi est-ce qu'ils ont des cancers puisqu'ils recevent la majorité de la dose radioactive. Et donc euh euh bah par exemple, nous nous tiendrons leur côté et moi en tant qu'en nuucléaire qui ne veut pas fermer du jour au lendemain les réacteurs contrairement à ce qui est dit, qui veut queon planifie la sortie, ce que nous avons toujours dit hein, et bien je m'intéresse à eux, j'ai été manifesté avec eux et je pense que d'autres devraient faire de même parce que c'est une question pour le coup d'intérêt général qui est très forte et de santé des travailleurs ce sujet, je disais tout à l'heure en ouvrant cette émission, il faut vous en parler encore longtemps parce que ça m'intéresse vraiment comme sujet.

Je disais tout à l'heure en ouvrant c j'ai l'impression Sig et ben on fera un débat à part exprès ça je disais tout à l'heure en ouvrant cette émission qu'il y avait aussi un autre débat qui venait depuis qui était qui revenait à l'Assemblée nationale depuis aujourd'hui c'est le débat sur la fin de vie Hervé le texte donc revient à l'Assemblée. Les sénateurs ont largement modifié pour ne pas dire défet le travail des députés sur ce sujet sensible. Est-ce que votre objectif au moment où le texte revient à l'Assemblée, c'est purement et simplement de revenir à la version antérieure telle qu'elle était sortie de l'hémicycle de l'Assemblée nationale ou est-ce que vous comptez vous inspirer éventuellement de certains des débats qui ont eu lieu au Sénat pour ajouter éventuellement des protections, des gardes fous ?

Non, je crois que le le texte qui était sorti euh de l'Assemblée nationale était un texte qui avait non seulement réussi à construire un une majorité euh qui était un texte qui était équilibré entre des différentes craintes qui pouvaient s'exprimer sur y a-t-il assez de garde-de fou et cetera, qui permettait donc de garantir un nouveau droit auquel nous nous sommes très attachés. Vous avez vu aussi que euh c'est un texte qui est très attendu par des gens notamment, je pense aux personnes qui ont la maladie de charco et d'autres qui attendent ce texte pour pouvoir savoir qu'ils ont le droit de décider quand est-ce qu'ils veulent partir euh et qui est majoritaire dans dans la société française. Donc nous si on arrive à la même version que ce qui était sorti de l'Assemblée nationale, ça nous va très bien.

Et je vais vous dire que notre inquiétude, c'est plutôt les 2100 amendements qui ont été déposés par l'extrême droite et par la droite qui visent puisque vous avez raison monsieur le Délier, qui puisqu'il y aura 3 semaines de suspension qui vise à faire déborder le calendrier parlementaire et à nous empêcher d'aller au bout des deux textes puisque maintenant il y a deux textes. Pensez que c'est volontaire, il y a une volonté de ralentir. Ah bah bien sûr.

Et puis avec des amendements, alors il faut citer quand même les amendements. Par exemple, le droit de mourir dans la dignité serait réservé aux personnes qui ont qui sont riches serait réservé aux personnes qui n'ont pas d'enfants. Si vous êtes parents, vous n'avez pas le droit d'en bénéficier et cetera et cetera.

Donc ce sont des amendements qui sont extrêmement graves et que nous voulons combattre en hémici. Donc vous souhaitez qu'on aille le plus vite possible ou est-ce qu'il faut laisser encore du temps au débat pour un Alors, vous rappelez qu'on a eu déjà deux fois le débat. Enfin, je je rappelle que nous n'avons pas eu que la première lecture puisque ça avait été juste avant la dissolution que nous avions eu un autre débat.

Donc euh nous avons déjà eu des longs débats dans notre Assemblée nationale sur cette question-là. Euh donc je n'appelle pas particulièrement à ce qu'on aille vite, c'est-à-dire qu'on bacle le travail parlementaire, mais j'aimerais que on arrive euh à tenir un cal faut que ce soit tranché avant la présidentielle qui nous permettent d'arriver effectivement avant les présidentielles pour cette lecture-là puisqueensuite il faut encore une lecture au Sénat et une lecture à l'Assemblée pour pouvoir Ah, vous pensez que ce ne sera pas voté définitivement avant 2027 ? Ah si il faut que il ben justement et ben il faut il faut qu'on détermine c cette lecture avant euh justement qu'il y ait cette et le vote donc les municipal et le vote et le vote après avant la présidentielle.

Ah bien sûr. Hervé au sein du groupe Au sein du groupe que vous présidez est-ce qu'il y a unité de points de vue sur cette question dont on sait que elle travaille beaucoup la société française et est-ce qu'il y aura liberté de vote à la fin du débat ? Alors, je il faudrait que je revois ce que j'avais dans la première lecture de ce texte là, mais on avait une quasi unanimité du grou du vote pour puisque c'est un droit que nous nous voulons, y compris inscrire dans la Constitution, qui s'inscrit dans la vision humaniste que nous avons de l'être humain, c'est-à-dire d'être maître de son corps à toutes les étapes de sa vie, y compris jusque au moment où on décide de partir dans les conditions qui sont celles du texte.

Je rappelle lorsque il y a euh une maladie qui est incurable, qui provoque des souffrances irréfragbles et cetera et cetera. Donc donc il y a des conditions quand même bien bordées qui sont mis euh à ce texte. Euh après évidemment il y aura une liberté de vote si certains ne souhaitent pas la voter et je le je le dis je crois que ça peut arriver dans votre groupe et les filles qu'il y a des gens qui enfin vous savez sur des questions comme ça euh vous avez la réponse.

Oui c'est 62 pour et quatre abstentions. Sopia Chicrou Christophe Bir Bomite et donc cétait je pense je pense qu'on était le groupe qui avait pratiquement la plus la plus grande unité puisque c'est depuis très longtemps sur dans notre programme. Je vais vous dire, moi je ne caricature pas ce débat là, y compris parce que cela fait appel tellement à des expériences personnelles qui sont y compris très douloureuses parfois euh à des convictions personnelles aussi et que donc je crois que on est sur un débat qui est que nous allons gagner car il est majoritaire dans le pays mais qu'il ne faut pas caricaturer.

On va de toute façon y revenir tout à l'heure sur le fond avec notre invité tout à l'heure. Je voudrais qu'on parle des relations entre la France et l'Algérie qui restent tendu. Le ministre de l'intérieur Laurent Nouè débute aujourd'hui un voyage à Alger sur fond de tension sur les OQTF, les obligations de quitter le territoire français dans un état d'esprit très constructif constructif et en tout cas déterminé à aboutir et à réenclencher une relation sécuritaire avec l'Algérie et même et même au-delà bien évidemment on ne peut pas ne pas avoir de relations sécuritaires avec l'Algérie.

Ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible. C'est mettre en danger nos concitoyens.

C'est mettre en danger nos concitoyens parce que avec l'Algérie, on a toujours travaillé en étroite confiance. Her l'un des grands sujets de tension entre les deux pays, vous le savez, ce sont les OQTF, les obligations de quitter le territoire français. L'Algérie ne veut pas reprendre les personnes qui sont visées en France par ces OQTF.

Est-ce que vous considérez vous que l'Algérie peut de cette façon imposer au fond sa propre règle à l'État français ? Euh non, je vais je vais vous dire, moi je je pour une fois, je vais dire quelque chose de bien sur ce gouvernement. Euh je crois que il est très important d'essayer de réparer tout ce que le ministre Retaillot a délibérément cassé avec des blessures très fortes dans notre pays.

D'abord parce que nous avons une histoire de colonisation avec l'Algérie. Donc je le rappelle parce que il s'agit aussi pour la France de sortir d'une domination néocoloniale et d'une relation de mépris qu'avait notamment monsieur Rotaillot qui ne cessit de jeter de l'huile sur le feu vis-à-vis de l'Algérie. Et il faut revenir à des relations diplomatiques, respectueuses et y compris parce que je rappelle qu'il y a 4 millions de binationaux dans notre pays, donc franco-algériens qui s'y trouvent et que nombre des de des nôtres de notre peuple sont liés d'amour, d'affection avec des Algériens et des Algériennes.

Donc ça serait bien de d'arrêter de le voir uniquement par le prisme d'ailleurs du ministre de l'intérieur. Je rappelle que c'était quand même bizarre que ça soit monsieur Rotaillot qui en parle tout le temps et pas le ministre des affaires étrangères. C'est leur son successeur qui va en Algérie.

Oui oui oui. Bah bien sûr mais je je je note quand même OK, on peut avoir des coopérations sécuritaires, mais vous comprenez que le fait que l'Algérie soit traité uniquement par le biais du ministère de l'intérieur posement aussi des questions. Et quant aux EQTF, je vais vous dire là aussi, si vraiment il y a des ressortissants à éloigner, alors il faut faire de la diplomatie avec l'Algérie.

Mais quant aux EQTF, on ferait bien aussi d'en mettre beaucoup moins dans ce pays parce que quand vous voyez par exemple des parents d'enfants scolarisés qui se retrouvent avec des EQTF, ce qui est un scandale absolu, et bien là aussi il y a des questions à se poser et notamment sur la la la nouvelle circulaire de réguliarisation qui avait été faite par Rotaillot qui est absolument dramatique sur le nombre exactement le nombre de personnes qui peuvent être régularisé alors qu'il travaillent ici qu' vivent ici. On va parler maintenant de la présidentielle. Je l'ai évoqué tout à l'heure pour le calendrier Clément avec des initiatives à gauche.

Oui. Avec cette primaire qui est en train de s'organiser he autour des écologistes et des socialistes et dont vous la France insoumise ne voulez pas entendre parler. Ah bon ?

Des socialistes ils ont dit officiellement qu'ils en faisaient partie. Olivier F était présent sur présent au lancement officiel de cette première de la gauche. Pour l'instant c'est pas c'est pas tranché.

Euh et pourquoi vous ne voulez pas en entendre parler ? Qu'est-ce qui vous dérange dans cette idée de départager les candidats de gauche à la présidentielle avant le premier tour ? Ouais.

Alors déjà, on nous resser souvent la même soupe, hein, rappelez-vous, c'était la même chose lors des dernières élections présidentielles, lors de l'élection présidentielle d'avant. À chaque fois, c'est la même chose. C'est-à-dire, on nous explique qu'il y aura un candidat unique à gauche, puis lorsque un est élu, alors soit il retire sa candidature comme ça s'est passé lors d'ère dernière élection, elle en l'occurrence, soit et bien il y en a un qui était dans la primaire qui avait promis promis promis qu'il allait soutenir celui qui avait gagné et qui en fait décide de soutenir un autre candidat voir de se présenter autrement.

Bon, on connaît le système de la pris. Moi, je vais vous dire non, je vais vous dire pourquoi. Nous, on est cohérent.

Nous nous ne souhaitons pas être dans un processus qui jusqu'à la fin de l'automne 2026 vise à se parler entre nous alors que l'urgence, c'est d'aller convaincre à l'extérieur. Et donc nous nous disons que nous avons un programme que autour de ce programme, nous appelons toutes celles et ceux qui veulent défendre ce programme à faire union populaire avec nous pour aller porter ce programme- là. Et vous remarquerez que la dernière fois Jean-Luc Mélenchon a raté le second tour de l'élection présidentielle, ce qui aurait changé un peu l'ambiance politique du pays à 420000 voix et que c'est donc celles et ceux qui se sont présentés.

Il en avait beaucoup voulu à Fabien Rous et justement ils nous ont empêché d'accéder à ce voulu à Oui. Après on a jeté la rentune à la rivière, on a fait la nuit pas que la gauche se parle à elle-même comme vous dites. Et en même temps, il y a cette offre faite par Jean-Luc Mélenchon, ce bras tendu au Parti communiste, une offre fédérative avec un deal.

Donc c'est quoi le deal exactement ? C'est pas de candidat pour le parti communiste à la présidentielle et en échange, la France insoumise cera certaines de ces circonscriptions au parti communiste au législative. leur propose un accord et que vous comprenez que nous à la dernière élection de 2022, ce n'était pas le cas malheureusement mais aux deux dernières élections Jean-Luc Mélenchon était notre candidat commun.

Donc nous avons déjà fait candidature commune. Nous avons des différences sur des choses mais nous avons des points d'accord qui sont très larges sur il a qu'à voir comment on vote à l'Assemblée nationale. Et bien l'accord que nous proposons c'est d'avoir une candidature commune à l'élection présidentielle et des candidatures ensuite à l'élection législative.

Voilà ce qui est posé sur la table et ensuite chacun y il regardera. Mais je vais vous dire, regardez ce qui se passe en ce moment avec les écologistes qui est assez intéressant parce que vous vous remarquerez par exemple que Jean-Luc Mélenchon était à Montpellier avec notamment comment hier exactement avec notamment une des responsables une des anciennes responsables du Parti des écologistes au niveau national qui a rejoint la campagne menée par Nathalie Oziol et qu'il y a nombre de cadres chez les écologistes qui disent qu'ils ne veulent pas avoir un un parti politique en l'occurrence leur partie politique des écologistes qui tourne le dos au programme du Nouveau Front populaire et privilégie une alliance avec le Parti socialiste qui a dit main de fois qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec la France insoumise qui est pourtant le premier groupe de gauche à l'Assemblée nationale. Donc vous faites une offre fédérative aussi. en faisant une offre fédérative et je vais vous dire je vais vous dire contrairement à ce qui également aux écologistes donc mais bien sûr contrairement à ce qui est dit souvent sur nous puisque nous serions les vilains petit canard de toute la politique et c'est pour ça qu'on vous appelle à nous mettre au pouvoir parce que comme nous sommes déjà responsables de tout autant l'être vraiment mais du coup comme nous sommes les souvent les petits vilains canards je rappelle que c'est nous qui avons fait l'union avec la NUPES en jetant la rancune à la rivière en permettant à tous d'avoir un groupe parlementaire que c'est nous qui avons refait l'union lors de la dissolution en donnant sans circonscription aux socialistes et que Donc nous nous avons fait des preuves d'union et que les preuves d'union ne marchent que si on garantit que le programme reste un programme de rupture.

Et à propos de programme G. Voilà. Mais bon, cette offre voilà cette offre, elle marche si c'est Jean-Luc Mélenchon qui se présente, j'imagine.

En tout cas, je vois déjà que Pourquoi ? Pourquoi vous dites ça ? Bah parce que on a l'impression que il y a besoin d'un enfin que vous voulez un candidat à la présidentielle et j'imagine que Jean-Luc Mélenchon se prépare de nouveau dans c Mais nous prendrons, nous avons dit main de fois, je vous le redire pour que comme ça ça soit clair pour tout le monde.

Nous avons dit main de fois que en temps voulu nous prendrons notre propre décision et donc nous prendrons notre décision sur le programme. Voilà. Donc en tout cas, je vois que le que Jean-Luc Mélenchon et LFI se remet à parler d'économie et notamment sur à lancer un programme en faveur des petits patrons un peu un peu les petits patrons contre les gros avec son pacte productif.

Est-ce que ça marche cette cette opération de séduction ? alors c'est une opération non pas de séduction comme on dit mais de discussion et nous nous sommes très fiers d'avoir fait donc ce colloque effectivement que chacun peut regarder avec l'institut la boesséie et il se trouve que c'est justement un des responsables des syndicats des petits patrons qui nous a conseillé de travailler sur le changement de représentativité patronale en disant "Nous ne nous sentons pas représentés par ce que dit le Médev sur beaucoup de choses." Donc euh oui de P c'est ça comment ?

Ouais, je crois que c'était je crois que c'était ça. Enfin, vous devez mieux savoir que moi là-dessus. Euh et donc pour nous, c'est intéressant que ceux qui font le tissu économique de la France et surtout qui, je crois, ont un intérêt à ce que nous arrivions au pouvoir parce que par exemple, si vous augmentez les salaires dans ce pays, c'est ce qui permet de relancer la consommation populaire.

Or, vous le savez et bien l'activité économique de notre pays dépend à 53 % dans notre pays de la consommation populaire. Et c'est pourquoi nous sommes très inquiets du budget passé par 493 car il fait peser un risque de récession sur notre pays et notamment sur les petites et moyennes entreprises. L'heure maintenant dans cette émission d'accueillir notre invité de face à vous pour parler avec vous.

Je vous le disais de la fin de vie, le sujet de société que ça représente. Le portrait de notre invité est signé Valérie Brochard. Face à vous, Mathilde Panneau, un médecin qui s'est spécialisé dans la fin de vie, engagé au sein de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs.

Ce médecin urgentiste de formation s'est orienté vers les soins palliatifs en intégrant le département de soins de support de l'Institut Curry en 2011. Aujourd'hui, les mots aident à mourir dans l'intitulé même du texte restent décriés, même si le rapporteur continue de défendre ce vocabulaire. À un moment, il faut intégrer la réalité de l'évolution des mots dans l'histoire.

Si le mot euthanasie avait gardé son acception originelle, étymologique, je serais le premier à le défendre. Sauf que ce mot, je l'ai dit, il a été souillé, il a été défiguré. Et des amendements déposés par la gauche proposent le libre choix.

Ce qui ouvre la possibilité d'un suicide assisté pour les personnes en fin de vie avec une exception d'euthanasie pour les patients en incapacité physique de s'administrer eux-mêmes. La substance létale. Une ligne rouge pour le médecin en face de vous.

Pas assez de garde fou et la crainte d'un élargissement progressif des critères d'accès comme dans certains pays qui ont légaliser ces pratiques conduisent des médecins des infirmières à se demander dans quel sens la clause de conscience permettant de refuser de pratiquer l'aide à mourir doit être appliqué face à vous le docteur Alexis Burna. Alexis Burnau qui fait son entrée sur le plateau. Bonsoir docteur, merci d'être avec nous.

Laisse pan bonsoir. Bonsoir monsieur. Et vous allez pouvoir vous installer pour débattre pendant quelques 7 8 minutes avec Mathilde Panot.

À vous l'honneur. Bonsoir madame. Comme vous le savez, il y a un peu plus de de 2 ans maintenant, il y a eu ce ce projet de loi dite fin de vie proposé par monsieur Falorni avec un préambule dans lequel il parlait de la possibilité de pouvoir aider des gens dans un ultime recours quand ils étaient dans des situations de fin de vie avec des souffrances réfractaires après avoir tout essayé.

Et puis d'ailleurs le titre de cette proposition de loi était loi relative à la fin de vie. Et puis petit à petit, les choses ont changé, le titre a été enlevé, les mots fin de vie ont été enlevés et aujourd'hui, on se retrouve avec une proposition de loi qui est le droit à une aide à mourir avec un pronostic dont le terme a été enlevé, avec une vision beaucoup plus large de la situation, avec des gens qui sont avec des maladies incurables certes, mais peuvent avoir plusieurs années devant eux. Et en fait ma question est la suivante : est-ce que vous et votre groupe vous défendez la possibilité toujours de cette ultime recour c'està-dire des situations d'exception de fin de vie quand malgré tout ce qu'on essaie il y a rien qui marche où est-ce que vous défendez finalement un droit à une mort choisie finalement j'allais dire quand on le décide comme c'est devenu le cas dans un certain nombre de pays Alors je vais je vais je vais vous répondre déjà bonsoir nous nous défendons le texte qui qui est qui est sorti de l'Assemblée nationale et je veux contester un peu la manière dont dont vous le présentez parce que il y a donc effectivement, vous l'avez dit, le fait que c'est une maladie incurable qui engage le pronostic vital avec quand même des un encadrement très strict qui a été fait dans cette loi et j'entends que souvent on joue sur la peur, c'était présenté notamment dans le portrait, sur le fait que à la fin on aurait une sorte de glissement qui s'opérerait où à la fin plus aucun critère ne vaudrait.

Je rappelle que par exemple, puisque c'est souvent dit, j'en profite que vous soyez là, euh que être porteur de handicap n'ouvre pas euh au droit à l'aide à mourir. Je je le rappelle parce que c'est une des choses qui est beaucoup euh mise en avant et euh donc nous nous défendons le texte tel qu'il est aujourd'hui. Et moi, je vais vous retourner un peu à la question parce que je sais que vous vous défendez beaucoup les soins palliatifs et vous avez raison.

Euh il se trouve que moi j'ai été extrêmement choquée de ce qui s'est passé en commission. Je sais pas si vous l'avez vu donc je vais vous raconter ce qui s'est passé. En commission, il se trouve que normalement il y a deux textes et certains disent "Nous sommes contre l'aide à mourir mais nous sommes pour les soins palliatifs." Or dans les soins palliatif dans le texte soin palliatif, ils ont supprimé le droit opposable aux soins palliatifs que nous avions introduit.

Ils ont supprimé le fait qu'il y ait 106 maisons d'accompagnement, c'est-à-dire un par département et territoire d'outre mer. Donc qu'il n'y ait pas ça. Et ils ont supprimé aussi le fait de que ça soit non lucratif pour les maisons d'accompagnement.

Et donc ce sont ceux qui sont contre l'aide à mourir qui en fait rationnent aussi et sont en train de d'attaquer euh les soins palliatif. Et donc ma question c'est quand quelqu'un en soin palliatif vous dit qu'il n'en peut plus, quelle est la réponse que vous pouvez apporter à cette à cette question si il n'y a pas ce droit. Quand quelqu'un est en soin pétif et qu'il en peut plus, il est dans une situation de fin de vie.

Ce qui n'est pas le cadre de la proposition de loi. Et je reviens sur les critères très stricts dont vous parlez. Un des critères, c'est une souffrance réfractaire.

H mais réfractaire à quoi ? Oui, mais donc vous êtes favorable. Attendez juste, on va on vaer par étape.

Si quelqu'un vous dit en soit un paliatier, je n'en peux plus, vous êtes favorable à l'aide à mourir. Pas ma question quand quelqu'un parmi question parmi les cin critères, c'est quand même important. Quand on a des souffrances physiques ou psychiques réfractaires, c'est quoi la définition de réfractaire ?

Ça veut dire et moi je ne sais pas législ vous êtes d'accord qu' qu'il est bien dit lorsqu'il y a une maladie incurable vous êtes d'accord oui mais là là c'est et bien ensuite la deuxième chose pour réfrac si si je vais répondre à votre question oui mais bien sûr mais bien sûr vous savez que par exemple c'est grave lorsque des personnes lorsqu'elles sont atteints par exemple de maladies type un cancer ou de maladies dégénératives essayent de se suicider parce qu'elles espèrent le faire tant qu'elles peuvent encore le faire et que parfois ce sont des personnes qui n'y arrive pas qui se retrouve avec des souffrances encore plus grandes et donc nous parlons effectivement de sujet extrêmement je vous rejoins mais vous comprenez que on dit en permanence sur les plateaux de télévision qu'on est dans des critères très stricts. On dit qu'il y a des gens qui ont des maladies graves et incurables. Les gens qui ont des maladies graves et incurables, il y en a des centaines de milliers.

Il y a plein de maladies qui sont graves et incurables mais qui permettent les les gens ne guérissent pas mais il y a des traitements qui permettent de tenir et puis ils peuvent avoir des souffrances effectivement. Le critère de souffrance réfractaire, le texte ne définit pas ce que c'est qu'une souffrance réfractaire. Ça veut dire quoi une souffrance réfractaire ?

C'est réfracé à un pensement, à un doliprane, à de la à de la à de la à de la à de la morphine, à la consultation d'un médecin qui connaît pas grand-chose en douleur ou à la consultation d'une équipe spécialisée douleur. Vous voyez que c'est pas la même chose. C'est dire qu'on confère au médecin un pouvoir qui est très très fort qui est de pouvoir décider sur des critères flous.

Toi, tu vas pouvoir avoir une euthanasie. toi, tu n'en auras pas. Et avec un caractère qui nous nous paraît quand même très expéditif puisque il peut y avoir seulement 2 jours entre le moment où on fait la demande et le moment où on a cette euthanasie, même si on a du temps devant soi, alors que la vie c'est des changements d'avis.

Surtout si on a mal dormi, surtout si on a eu mal, est-ce qu'il y a pas un risque d'euthanaser trop vite des gens qui auraient demandé du soin qui lui a répond ? Il n'y aura pas que de jours parce que vous le savez pour pouvoir ouvrir ce droit, il va falloir que la personne demande de manière répété et réitéré à dire que elle veut choisir elle-même d'en finir maintenant. Ritérer, c'est 2 jours dans le texte, je le connais par cœur.

Oui. Non mais non, c'est pas juste de jours. Enfin, répéter et Oui, mais d'accord. répéter et réitérer.

Donc cela veut dire que quand vous posez la question de réfractaire, ça veut dire qu'il y a effectivement des personnes dans deux situation similaires, toutes les deux atteintes d'une maladie incurable dont certaines auront des souffrances très fortes et l'autre aussi les mêmes souffrances, on va dire, même si c'est très dépendant de la personne. Et bien si l'une d'entre elles décide qu'elle préfère en finir, entourer des siens. Oui. plutôt que de se retrouver dans une situation dont la personne ne veut pas.

Et madame je bien du coup c'est maître de sa personne c'est réfractaire par rapport à soi-même debout. Je comprends la démarche. Du coup, ce que vous êtes en train de dire et moi je suis tout à fait favorable à à pouvoir discuter de ce débat là.

Ce que vous êtes en train de dire, c'est qu' à partir du moment où la personne le veut et qu' a pas besoin qu'elle soit en fin de vie, mais vous comprenez bien que du coup, on est en train de découvrir un autre débat. On est un autre débat. que les Français découvrent qu'en fait le texte initial où on les a rassuré en disant il faut quelque chose qui soit un ultime recour, une échappatoire devient finalement un projet qui est celui de la mort choisie qui permet que quand on décide que la vie doit s'arrêter et bien il y a un devoir qu'un médecin ou qu'un infirmier vous arrêter la vie parce que dedans vous oubliez qu'il faut avoir une infection grave qui doit être incurable avec les souffrances réfractaires.

Donc en fait tous ces critères là ne sont pas un, l'autre et l'autre. Je vais vous dire une personne croyez-moi, il y a aucune définition des critères réfractaire, aucune définition de grav. Croyez-moi que nous sommes face à un nouveau droit qui est un droit de l'émancipation auquel personne ne sera jamais forcé de recourir.

Donc faites attention à sur la question de la peur parce qu'encore une fois des malades accès à du soulagement seront soulagés. Ceux qui auront pas auront l'eutonasie en fait. Comment ceux qui auront des accès à un soulagement possible parce qu'ils seront dans des régions où il y a un accès au soulagement de la douleur et à la prise en charge seront soulagé et ceux qui n'auront pas pourront avoir l'euthanasie sans avoir eu le temps peut-être de ch pas aujourd'hui c'est que ceux qui ont de l'argent vont à l'étranger et les autres ne peuvent pas le faire ce qui ont pas d'argent merci on va s'arrêter là parce qu'on peut pas refaire des heures de débat merci ma [rires] pan d'être venu sur le le plateau de LCP lundi c'est politique qui revient lundi prochain La bonne soirée.