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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 15 janvier 2019 15 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Gilets Jaunes : que dit-on à l'international ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « La France, en ce moment... Les médias français sont essentiellement tournés vers la France et parlent des événements qui sont – effectivement, il faut le reconnaître – extrêmement nombreux, inquiétants d'ailleurs sur ce qui se passe en France. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Et l'attitude de Macron et de son gouvernement fait l'objet de critiques très sévères dans la plupart des pays du monde, et notamment dans les pays développés, où l'on considère que Macron gère très mal ses affaires, que Macron mène une politique de répression aveugle et scandaleuse, et éventuellement même que Macron agit comme un dictateur. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « On attend que Bachar el-Assad, en Syrie, demande à Macron de ne pas gazer sa population. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « peut-être que Bachar el-Assad va saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et va demander qu'une réunion en urgence soit prise contre la France, et pour demander la fin, la chute du régime Macron qui s'attaque et qui tue sa propre population. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « En attendant, comme vous le savez sans doute, le gouvernement italien a réagi à l'affaire des Gilets jaunes en envoyant une véritable gifle diplomatique à Macron, en disant officiellement qu'il soutenait le mouvement des Gilets jaunes en France. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « M. Macron gouverne la France contre le peuple français. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « « Ne faiblissez pas dans votre mobilisation ». »
  • 5:49Invité politiqueFait
    « il crève les yeux au niveau planétaire que l'UE est en train de se désintégrer. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « Dans l'ensemble des pays du monde... Moi, je sais que je suis allé à l'automne dernier... J'ai passé une semaine au Japon. J'ai rencontré des ministres et des gens de l'opposition. Au Japon, tout le monde est au courant que ça se passe très très mal en UE. »
  • 7:48Invité politiqueFait
    « Sous la présidence Obama, il avait été décidé par le gouvernement fédéral américain de donner à l'UE le statut diplomatique d'un État. »
  • 8:31Invité politiqueFait
    « Donald Trump a été élu contre les médias de son pays, contre toute l'oligarchie. C'est pour ça que d'ailleurs, il fait l'objet d'un dénigrement absolument permanent dans tous les grands médias non seulement aux États-Unis, mais en France. »
  • 9:08Invité politiqueFait
    « Il a renforcé sa position au Sénat. En règle générale, les élections de midterm aux États-Unis se soldent toujours de façon négative pour le président en place. Ça n'a pas été le cas pour Trump. »
  • 9:47Invité politiqueFait
    « Trump, prenant à rebours l'oligarchie américaine, a donc décidé de retirer à l'UE son statut d'État, et a été rétrogradée au niveau de simple organisation internationale. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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0:06
François Asselineau

Alors bonjour à toutes et à tous. Merci d'être fidèle à nos émissions. Nous sommes aujourd'hui le 11 janvier 2019. La France, en ce moment... Les médias français sont essentiellement tournés vers la France et parlent des événements qui sont – effectivement, il faut le reconnaître – extrêmement nombreux, inquiétants d'ailleurs sur ce qui se passe en France. (François Asselineau - Président fondateur de l'UPR) Mais ce qu'il faut bien voir – c'est une évidence –, c'est que la Terre continue à tourner. Et je voudrais par cette petite vidéo attirer votre attention sur ce qui se passe dans le reste du monde et qui concerne la France.

La première chose qu'il faut savoir, c'est que les événements qui ont lieu à Paris et en France avec le mouvement des Gilets jaunes sont très suivis dans le reste du monde. Et l'attitude de Macron et de son gouvernement fait l'objet de critiques très sévères dans la plupart des pays du monde, et notamment dans les pays développés, où l'on considère que Macron gère très mal ses affaires, que Macron mène une politique de répression aveugle et scandaleuse, et éventuellement même que Macron agit comme un dictateur. Alors on a vu notamment que l'Iran avait demandé une certaine modération dans la répression, le Venezuela aussi.

On attend que Bachar el-Assad, en Syrie, demande à Macron de ne pas gazer sa population. Vous vous rappelez ce qu'avait dit Laurent Fabius. En parlant de Bachar el-Assad, il avait dit que Bachar el-Assad ne méritait pas d'être sur la terre. Peut-être Bachar el-Assad va-t-il dire que quand il voit les populations en France qui se font gazer par des bombes lacrymogènes dernier cri ou qui se font arracher la main ou les yeux par du matériel...

Quasiment du matériel de guerre, utilisé contre des civils, peut-être que Bachar el-Assad va saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et va demander qu'une réunion en urgence soit prise contre la France, et pour demander la fin, la chute du régime Macron qui s'attaque et qui tue sa propre population. Tout peut arriver. C'est en tout cas l'état d'esprit dans un certain nombre de pays qui n'ont jamais digéré les leçons de morale de la France en général et de Macron en particulier. C'est tout particulièrement ce qu'a décidé de faire le gouvernement italien de M. Giuseppe Conte, et notamment des deux vice-présidents du Conseil que sont M. Salvini et M. Di Maio.

Alors je sais bien que ce gouvernement a mauvaise presse dans les grands médias en France et que certains disent : « Oui, mais c'est un gouvernement d'extrême-droite », et ci, et ça. Qu'il soit d'extrême-droite ou de je ne sais pas quoi, ou populiste – je n'en sais rien –, ce que je sais, c'est que c'est un gouvernement qui est un gouvernement légitime, qui a un soutien populaire sans commune mesure beaucoup plus important que celui de Macron. J'observe également qu'en Italie, en ce moment, il n'y a pas la population qui se fait éborgner, arracher des mains, etc., tabasser, molester par les dirigeants italiens actuels. Ça, je l'observe.

Je n'ai pas non plus le sentiment que les dirigeants actuels de l'Italie piétinent la Constitution italienne comme M. Macron le fait de la Constitution française. En attendant, comme vous le savez sans doute, le gouvernement italien a réagi à l'affaire des Gilets jaunes en envoyant une véritable gifle diplomatique à Macron, en disant officiellement qu'il soutenait le mouvement des Gilets jaunes en France. C'est très fort. C'est presque une déclaration de guerre. C'est quelque chose... Le gouvernement italien dit : « Nous soutenons le mouvement des Gilets jaunes ». M.

Salvini, le vice-président du Conseil italien, a dit qu'il fallait défendre les honnêtes gens qui se battent contre le président Macron qui gouverne contre son peuple. C'est d'ailleurs la vérité. Que ce soit M. Salvini qui le dise ou que ce soit Pierre, Paul ou Jacques ne change rien au fait que c'est la vérité. M. Macron gouverne la France contre le peuple français. D'ailleurs, s'il y a un doute, qu'il fasse donc un référendum sur la sortie de l'UE, sur la sortie de l'euro, sur l'ISF, sur l'impôt sur les sociétés. Qu'il les fasse, ces référendums. Et puis on verra. Qu'il dissolve l'Assemblée nationale. Et puis on verra. Donc en réalité, le gouvernement italien a dit ça. M.

Di Maio, d'ailleurs, a renfoncé le clou en disant comme conseil aux Gilets jaunes : « Ne faiblissez pas dans votre mobilisation ». Et donc maintenant, le gouvernement français a l'air ridicule. Ridicule, et... Alors on a vu Mme Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, qui a dit que c'était tout à fait anormal que le gouvernement italien ait dit ça, puisque le gouvernement français ne se mêlait pas des affaires des autres.

Évidemment, tout le monde a rigolé devant cette déclaration de Mme Loiseau, qui est d'ailleurs spécialiste dans les déclarations sans queue ni tête, parce que tout le monde sait bien que Macron a passé son temps depuis qu'il est arrivé à l'Élysée à donner des leçons de morale à la planète entière, et en particulier à l'Italie. Et une deuxième chose qui est apparue aussi en matière internationale, c'est le fait qu'il crève les yeux au niveau planétaire que l'UE est en train de se désintégrer.

Lorsque l'on voit que la France et l'Italie s'échangent des noms d'oiseau – si j'ose dire, pour parler de Mme Loiseau –, que la France et l'Italie en sont à s'insulter, en fait, que le gouvernement italien en est à soutenir le soulèvement populaire qui en ce moment veut le départ de Macron, quand on voit que M.

Macron passe son temps à jeter le discrédit, à critiquer, à se pincer le nez lorsqu'il parle de la Pologne ou lorsqu'il parle de la Hongrie, lorsqu'il parle de la République tchèque, lorsqu'il parle de l'Italie, lorsqu'il parle de l'Angleterre : « On allait voir ce qu'on allait voir avec le Brexit », etc., dans le monde entier, les gens qui voient ça, ils se disent : « Mais qu'est-ce que c'est que ce capharnaüm ? Qu'est-ce que c'est que foutoir ? ». Donc ce qu'il faut bien comprendre... Et là, je m'adresse à toutes les personnes qui me regardent. C'est que les gens qui disent : « Quoi ? Vous voulez sortir de l'UE. Vous vous rendez pas compte ?

La France, elle est toute seule », c'est les gens qui ressassent le discours qu'ils entendent de la propagande, qu'ils écoutent un petit peu, qu'ils aillent ailleurs et qu'ils écoutent ce qu'on dit à l'étranger. Dans l'ensemble des pays du monde... Moi, je sais que je suis allé à l'automne dernier... J'ai passé une semaine au Japon. J'ai rencontré des ministres et des gens de l'opposition. Au Japon, tout le monde est au courant que ça se passe très très mal en UE. Et dans toutes les chancelleries du monde entier, les gens se disent : « Mais ce truc est en train de s'effondrer ». La meilleure preuve en a été d'ailleurs le coup de pied de l'âne qu'a lancé M.

Trump, le président des États-Unis, il y a quelques jours. Sous la présidence Obama, il avait été décidé par le gouvernement fédéral américain de donner à l'UE le statut diplomatique d'un État. L'UE était considérée comme un État, ce qui prouve d'ailleurs à quel point l'oligarchie américaine, notamment les pouvoirs, les différentes nébuleuses du pouvoir aux États-Unis, en particulier dans le monde démocrate, mais plus généralement aux États-Unis, soutiennent la construction européenne, sont pour la construction d'une Europe fédérale, puisque précédant le mouvement, Obama avait donné à l'UE le protocole et la dignité d'un État indépendant.

Mais vous savez que Donald Trump est en train de faire machine arrière. Donald Trump a été élu contre les médias de son pays, contre toute l'oligarchie. C'est pour ça que d'ailleurs, il fait l'objet d'un dénigrement absolument permanent dans tous les grands médias non seulement aux États-Unis, mais en France. Mais Donald Trump, finalement, n'en a cure. Il fait ce qu'il entend de faire. D'ailleurs, au passage, il faut avouer qu'il a des résultats en matière économique qui sont absolument exceptionnels, dont on parle très très peu, mais il a quasiment le plein emploi. Il a réussi à redresser l'emploi aux États-Unis d'une façon absolument phénoménale.

Donc ça lui vaut une popularité que l'on a pu mesurer à midterm, aux élections de midterm. Ça devait être un désastre. Il a perdu... La Chambre des représentants est à majorité démocrate. Mais il a renforcé sa position au Sénat. En règle générale, les élections de midterm aux États-Unis se soldent toujours de façon négative pour le président en place. Ça n'a pas été le cas pour Trump. Bref, Trump, prenant à rebours l'oligarchie américaine, a donc décidé de retirer à l'UE son statut d'État, et a été rétrogradée au niveau de simple organisation internationale, le président Trump disant d'ailleurs qu'il préférait traiter en bilatéral. Croyez-moi... Enfin c'est une évidence.

Si le président des États-Unis se permet de faire ça, c'est qu'il a bien compris que l'UE est en train de voler en éclats. Troisième élément d'appréciation. Nous avons des adhérents d'Australie. Nous avons notamment une adhérente que je remercie, qui est une Française retraitée qui vit en Tasmanie, donc – je crois – près de Hobart, qui est la capitale de la Tasmanie. La Tasmanie, c'est cet État de l'Australie qui est une île qui se trouve au sud-est de l'Australie. Donc au sud de Melbourne et Sydney et de Canberra, vous avez le détroit de Hobart. Et puis vous avez donc la Tasmanie.

Et donc nous avons une adhérente qui nous a fait passer un article très intéressant qu'elle avait traduit et qu'on a publié sur notre site : un article tiré d'un grand journal australien qui s'appelle The Australian, qui veut dire l'Australien, bien sûr, et qui n'est pas le journal ayant le plus grand tirage, mais qui est le journal de toute la communauté de l'économie et des affaires. C'est un petit peu l'équivalent des Échos. C'est un journal sérieux, solide, qui est réputé pour son sérieux, sa solidité, et aussi pour traduire le sentiment du monde des affaires en Australie.

Eh bien il y a eu un article qui a été publié le 1er janvier de cette année 2019 dans ce journal par l'éditorialiste en chef des questions économiques, et qui dit : « Un Brexit sans accord... » – donc le Brexit britannique sans aucun accord – « ...ne fera pas couler le Royaume-Uni. Et finalement, ça se passera très bien ». Vous savez que l'Australie est évidemment très liée au Royaume-Uni, que le chef d'État de l'Australie, c'est la reine Elizabeth II d'Angleterre, puisque la reine Elizabeth II reste chef d'État de 16 ou 17 ou 18 États du Commonwealth, dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Et donc il est intéressant de voir ce pays, l'Australie, qui est quand même une très grande puissance régionale, qui est proche de l'Asie du Sud-Est, de la Chine, de l'Extrême-Orient et de l'Asie du Sud... C'est son environnement. C'est la principale puissance du Pacifique. Eh bien que les classes dirigeantes, l'élite économique et financière australienne considère que le Royaume-Uni a tout à fait intérêt à faire un Brexit sans accord, que bon... Bah oui, il y aura peut-être des petits problèmes ici ou là. Il faudra recréer pendant quelques temps une frontière pour contrôler. Mais ma foi, c'est ce qui arrive partout.

Et en définitive, ce journal dit que l'intérêt fondamental du Royaume-Uni, c'est d'aller de l'avant sur cette question. Voilà. Alors j'en arrête là sur les questions internationales pour aujourd'hui. Nous avons ici un exemple frappant de 3 pays, 3 grands pays... Ce n'est pas rien. Ce sont 3 pays occidentaux : l'Italie, les États-Unis, l'Australie. Tous les 3 montrent... L'un est dans l'UE : l'Italie. Les deux autres : les États-Unis et l'Australie, n'y sont pas.

Ces 3 pays montrent d'une part qu'il y a une animosité croissante entre les pays de l'UE – c'est l'Italie qui le prouve – et puis que tout le monde a compris à travers le monde que l'UE est entrée en phase terminale, c'est une maladie entrée en phase terminale, que tout ceci va exploser, et que la chose la plus solide, la plus sûre à faire, c'est de faire le Brexit, comme le disent les Britanniques. Je terminerai par cette réflexion que je vous invite tous à avoir. C'est que les européistes veulent absolument mettre dans la tête des Français que ce serait de la folie de sortir de l'UE et que tout le monde entier serait d'accord avec le fait qu'il faut construire l'Europe.

C'est le contraire qui est vrai, le contraire qui est vrai. Dans l'ensemble des pays du monde... Allez voir les dirigeants un petit peu partout dans le monde. Allez lire la presse. Dans l'ensemble des pays du monde, les opinions publiques, surtout les experts politiques, les experts économiques, qui ne sont pas assujettis à la propagande massive qui nous est imposée, ont compris que l'UE est entrée en phase terminale et qu'il faut en sortir. Nous n'avons pour ce qui nous concerne qu'à appliquer cette politique, qu'à appliquer cette stratégie.

Il se trouve que c'est celle que je propose aux Français depuis bientôt 12 ans, et qui est ainsi confirmée par les événements et confirmée par le reste du monde. Vive la République et vive la France. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs, Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour, Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos. Pour nous aider à rétablir la démocratie, poucez-nous, abonnez-vous, partagez !