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InterviewTF1 (sur YouTube)· 19 décembre 2025 10 minComplaisantFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationSécurité

Budget : "On veut que les Français dans 15 jours y voient clair" : Amélie de Montchalin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez à un compromis à tout prix ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi un accord a-t-il été trouvé en février 2025 ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Les Français veulent voir clair dans 15 jours. Comment y parvenir ?

  • 1:49FerméeRéponse directe

    Pouvez-vous chiffrer le coût d'un blocage budgétaire ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Quels exemples concrets illustrent l'impact d'un blocage ?

  • 3:35FerméeRéponse directe

    Une loi spéciale est-elle prête en cas de blocage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Amélie de MontchalinFait
    « En février dernier de février 2025, il y avait eu déjà une commission mix paritaire sep députés sep sénateurs qui étaient arrivés aussi on doit le dire au départ avec des positions très éloignées. »
  • 1:19Amélie de MontchalinFait
    « Ce qui se joue ce matin pour les Français, c'est est-ce que dans 15 jours, on a une solution pour les agriculteurs, les viticulteurs, les enseignants, notre défense, la lutte contre le narcotrafic. »
  • 2:56Amélie de MontchalinFait
    « Pour notre défense, on parle, voyez, d'Ukraine encore cette nuit au Conseil européen, comment on soutient l'Ukraine ? Comment nous aussi on accélère notre réarmement ? »
  • 3:35Amélie de MontchalinFait
    « Gérald Armanin a des prisons à ouvrir. Bah pour ouvrir des prisons, il faut des agents pénitentiaires. Pour avoir des agents pénitentiaires en plus, bah il faut avoir un budget en plus. »
  • 4:41Amélie de MontchalinFait
    « Le premier ministre a dit non et non. C'est non aujourd'hui, non pour demain, non pour janvier. Vous n'utiliserez aucun outil que la Constitution vous autorise à utiliser pour faire avancer les choses. »
  • 5:17Amélie de MontchalinFait
    « On voit bien qu'on peut pas avoir aujourd'hui une majorité, j'entends dans votre réponse. »
  • 5:52Amélie de MontchalinChiffre
    « Nous devons être à 5 % maximum maximum. Pourquoi ? Parce que sinon ça veut dire qu'on continue d'augmenter la dette et ça veut dire que nos enfants piront notre incapacité à nous mettre d'accord aujourd'hui. »
  • 6:31Amélie de MontchalinFait
    « L'accord de libre échange d'Imer Cossur est reporté. »
  • 7:05Amélie de MontchalinFait
    « La France est un grand pays et moi mon rôle de ministre du budget, c'est de rendre la France forte forte pour ses agriculteurs. »
  • 7:40Amélie de MontchalinFait
    « On a aussi évidemment un fond d'urgence très ponctuel notamment pour les petites exploitations qui parce que quand elles vaccinent leurs animaux, c'est une bonne nouvelle de le faire, elles ne peuvent plus les exporter, peuvent plus les vendre. »
  • 8:19Amélie de MontchalinChiffre
    « Cette semaine un rapport parlementaire disait seulement 0,008 % des colis sont contrôlés. »
  • 8:19Amélie de MontchalinChiffre
    « 86 % des jouets vendus en ligne par le commerce électronique sont dangereux pour les enfants. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Adrien, votre invité Amélie de Monchalin ministre de l'action et des comptes publics. Bonour. Bonjour Amélie de Monchalin. Dans 2h, sept députés et sep sénateurs vont se réunir pour tenter de trouver un compromis pour trouver un budget de l'État pour 2026. Ça paraît bien mal engagé. Est-ce que vous croyez à un compromis à tout prix ? D'abord, je l'espère, je le souhaite. Je crois que avec le premier ministre et tout le gouvernement, on a tout fait pour. Vous savez, c'est un moment très particulier. C'est pas un moment où on fait semblant. Euh c'est un moment où au fond la Constitution permet à des députés et à des sénateurs de dépasser leur désaccords et de faire un compromis. Mais vous avez raison de souligner qu'aujourd'hui il y a des désaccords immenses.

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Alors vous savez en février dernier de février 2025, il y avait eu déjà une commission mix paritaire sep députés sep sénateurs qui étaient arrivés aussi on doit le dire au départ avec des positions très éloignées. Et à ce moment-là je pense que la responsabilité c'est aussi un moment de responsabilité, c'est un moment de très grand pouvoir aussi parlementaire. Et bien se concentrant sur l'intérêt général, sur ce que les Français attendaient, il y a eu un accord. Au fond, ce qui se joue ce matin pour les Français, c'est est-ce que dans 15 jours, on a une solution pour les agriculteurs, les viticulteurs, les enseignants, notre défense, la lutte contre le narcotrafic, bref, des choses concrètes et c'est ça qui est en fond nous, le gouvernement, on veut absolument que les députés sénateurs

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prennent le temps de regarder où est-ce que au fond dans 15 jours, ce qu'on aura, c'est qu'on aura eu voyez aujourd'hui potentiellement un peu des postures pour certains peut-être un peu des tractes déjà de la présidentielle qui se joue. C'est pas ça qui est en question. Nous le gouvernement, on veut que les Français dans 15 jours ils y voient clair et je pense qu' aussi ils en ont un peu marre soyons très concret de voir que dans leur vie il y a plein d'endroit où les Français savent se mettre d'accord mais qu'on font à Paris dès qu'on parle de politique les choses sont bloquées. On a su le faire pour la sécurité sociale. Ça c'est quand même déjà une très bonne nouvelle. Il y a pas de raison pour le budget de l'État et des collectivités. On y arrive pas.

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Je prolonge ce que vous dites parce que c'est très important et il faut effectivement être très concret. Pour le budget de la sécurité sociale, vous aviez dit très clairement s'il y a pas d'accord, s'il y a pas de budget, ce sera des milliards de déficit et des difficultés pour mettre en œuvre des politiques. Est-ce que vous avez fait le même travail ? Est-ce que vous savez chiffrer ? Vous savez dire combien de milliards ça coûterait au budget de l'État et qu'est-ce qui concrètement au 1er janvier ne pourrait pas être fait ? Parce qu'en fait le budget, personne ne dit, il y en aura jamais. La question c'est de savoir s'il est bouclé là ou s'il faudra un peu plus de temps. L'année dernière, on avait estimé à 12 milliards euh le coûpt d'avoir eu ces 6 à 8 semaines sans budget, d'abord pour

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l'État puis pour la sécurité sociale. 12 milliards. Pourquoi ? Parce que d'abord il y a des économies que vous ne faites plus. Parce que vous avez des dépenses supplémentaires qui sont en fait partie, vous ne contrôlez pas et puis vous avez surtout de l'incertitude. Et le premier coup de tout ça, c'est pas tellement les milliards pour le budget. Le premier coup, c'est l'incertitude. C'est les entrepreneurs qui se disent "Bah, j'attends." C'est les Français qui se disent "Bah, j'attends. Je sais pas quelle va être la fiscalité. Je sais pas ce qu'elle va être le soutien d'État. Donc, j'attends." Et donc, très concrètement, je vous donne des exemples. Vous voyez, pour notre défense, on parle, voyez, d'Ukraine encore cette nuit au Conseil européen, comment on soutient l'Ukraine ? Comment

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nous aussi on accélère notre réarmement ? Soit vous avez un budget l'état et les PME, les entreprises qui aident l'armée à se renforcer ont les crédits, lancent les commandes, travail, c'est aussi des emplois derrière soit il y a pas ce budget et on peut pas lancer des nouvelles commandes. Exemple pour les agriculteurs, vous savez qu'on parle des viticulteurs besoin de soutien cette crise agricole évidemment on est plus efficace si on a un budget. Et puis enfin il y a des questions aussi très régaliennes pour notre sécurité. Je vous donne deux exemples. Gérald Armanin a des prisons à ouvrir. Bah pour ouvrir des prisons, il faut des agents pénitentiaires. Pour avoir des agents pénitentiaires en plus, bah il faut avoir un budget en plus. Deuxième élément, c'est pour la lutte contre le

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narcotrafic. On a beaucoup d'investissement. Voyez, moi pour les douiniers par exemple, on doit investir dans des scanners pour contrôler les conteneurs. Bah si j'ai pas un budget en fait ce qu'on venait, on ne peut rien faire de nouveau. Peut donc pas répondre à n'y a pas de budget. Il y a quand même une possibilité s'il y a pas de budget là dans les médias, ce qu'on appelle la loi spéciale pour au moins pouvoir continuer à à fonctionner à minima, elle est prête cette loi spéciale ? Vous savez, moi je suis dans le quoi qu'il arrive. Donc évidemment avec les équipes qui sont euh sous ma direction, on a préparé au cas où un texte qui doit encore après aller au Conseil d'État, ensuite faire l'objet d'un conseil des ministres, ensuite faire l'objet d'une

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d'un vote. Vous voyez tout ça quand même ça montre une chose mais tout ça sera fait en début de semaine prochaine si jamais il y a pas de Mais ça montre une chose. Est-ce qu'au fond dans 15 jours par le moment un peu de sursaut de responsabilité de pouvoir parlementaire dans 2 heures, les sénateurs les députés se disent avec leurs deux rapporteurs généraux Jean-François Husson pour le Sénat, Philippe Juvin, ils ont beaucoup travaillé. On a beaucoup travaillé ensemble. Est-ce qu'on se rapproche et on travaille pour maintenant ou au fond dans la pièce ? Certains préfèrent rester sur des postures et à la fin, je vous le dis, il faudra bien un budget pour la France. Il faudra bien qu'on se mette d'accord. Faudra bien que les positions se rapprochent. On va pas faire de la tambouille

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parlementaire mais il y a quand même plein d'outils. On a on lit parfois les ordonnances le 493 sur tout ça. Le premier ministre a dit non et non. C'est non aujourd'hui, non pour demain, non pour janvier. Vous n'utiliserez aucun outil que la Constitution vous autorise à utiliser pour faire avancer les choses. La première chose que je dois vous dire, c'est que tout ce que vous me dites, c'est le comment. H mais avant le comment, il y a le quoi ? Sur quoi ? On voit bien qu'on peut pas avoir aujourd'hui une majorité, j'entends dans votre réponse. Ce que j'ai à vous dire, c'est au fond les français et nous aussi au gouvernement et les parlementaires, on a une responsabilité, c'est de nous mettre d'accord. C'est de créer un budget pour le pays. Après, les modalités, le

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comment au fond, c'est pas le sujet. Parce que s'il y a pas de texte, il y a pas de 49. S'il y a pas de texte, il y a juste pas de budget. Et donc, on fait loi spéciale. Et deuxième élément que je veux mettre aussi en exerg, c'est que au fond au compromis, c'est du plus pour les Français. Je vous donne un exemple sur le budget de la sécurité sociale. Tout le monde a dit, voyez, on a fait que des négociations avec le Parti socialiste. Parti socialiste a eu effectivement un certain nombre de demandes pour un certain nombre de sujets qui intéressent les Français. Les écologistes, ils ont apporté des demandes pour l'hôpital. Laurent Voquier dans ce budget qui maintenant est là euh voté, il a apporté des éléments sur les heures supplémentaires pour que ça soit

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totalement défiscalisé. Il a apporté des éléments pour les pharmaciens. Voyez à la fin c'est pas juste les uns contre les autres, c'est du concret, c'est du plus pour les Français. En quelques secondes, une précie fixé un objectif de réduction du déficit 5%. Voilà, mais c'est 5 % et c'est inamovible ou vous seriez d'accord pour une discussion et un compromis qui ferait un déficit supérieur ? On était à 4,6 %. Il y avait les jours fériers qui devaient être travaillés. On a renoncé au travail des jours fériers. Du coup, on était à 4,7 %. Ensuite, on a dit voilà, on voit bien qu'il nous faut un compromis. Il faut qu'on ait un peu de souplesse dans la négociation, mais il y a un objectif posé par le prémise. Nous devons être à 5 % maximum maximum. Pourquoi ? Parce que sinon ça veut dire

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qu'on continue d'augmenter la dette et ça veut dire que nos enfants piront notre incapacité à nous mettre d'accord aujourd'hui. Et ça, je crois que nous ne pouvons pas nous y résoudre. Voyez, on a tous, je crois aussi la sensation qu'un pays qui ne tient pas ses comptes, c'est un pays qui se fragilise et dans le monde aujourd'hui, voyez, moi je veux pas que la France soit faible. Alors, justement, vous parliez à l'instant des agriculteurs. Bon, à Bruxelles cette nuit, il y a eu au moins une bonne nouvelle. L'accord de libre échange d'Imer Cossur est reporté. On verra ce qui se passe en janvier. Mais il y a aussi une crise en France avec la lutte contre la maladie qui s'appelle la dermatose. Est-ce que ça ça veut dire un coût supplémentaire pour nos finances

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publiques ? On voyait hier la ministre des armées qui disait "On est allé chercher des vaccins au Pays-Bas, on fait une vaccination massive. Est-ce que est-ce qu'on a de l'argent supplémentaire à dépenser ?" La France est un grand pays et moi mon rôle de ministre du budget, c'est de rendre la France forte forte pour ses agriculteurs. Donc oui, effectivement quand vous avez une crise qui met en danger 16 millions de beauvins, qui met en danger 125000 agriculteurs et éleveurs, nous nous engageons. Comment vous savez combien ça va coûter ? Un vol des armées, vous savez, c'est dans le cœur de la mission des armées, c'est de projeter la France. Ça c'est couvert, j'allais dire, par notre budget. Ensuite, on avait mis dans le budget et j'espère que ça s'appliquera

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au plus vite, la défiscalisation, l'absence de charge sociale sur les indemnités pour les éleveurs qui malheureusement ont eu à abattre certaines de leurs vaches parce que elles sont malades. On a aussi évidemment un fond d'urgence très ponctuel notamment pour les petites exploitations qui parce que quand elles vaccinent leurs animaux, c'est une bonne nouvelle de le faire, elles ne peuvent plus les exporter, peuvent plus les vendre. Donc on est vraiment voyez et moi ma responsabilité de ministre parce que c'est les services sous mon autorité qui octroi ces aides, c'est de faire vite, de faire très humain, de faire très dans l'accompagnement et qu'on n pas une crise en plus voyez budgétaire et financière pour les exploitations qui ont déjà on sait des très difficiles à

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vous êtes aussi en charge des douanes en tant que ministre des comptes publics. Cette semaine un rapport parlementaire disait seulement 0,008 % des colis sont contrôlés. 86 % des jouets vendus en ligne par le commerce électronique sont dangereux pour les enfants. Ça veut dire que ceux qui nous regardent ce matin qui dans quelques jours peut-être vont ouvrir la quête de Noël doivent se dire au pied du sapin potentiellement il y aura des trous dans la raquette. Ça dit trois choses. Un, la taxe sur les petits colis pour qu'on ait les moyens de contrôler plus. C'est essentiel, c'est dans le budget. Voyez là aussi le budget soit il est voté, ça s'applique, soit il est pas voté. On attend et ça s'appliquera plus tard. Deuxième chose, des contrôles massifs ont été faits avec

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tous les autres pays européens parce que c'est pas que la France voyez bien tout ça circule. 11 millions de jouets ont été sortis des rayons, sortis des camions parce qu'ils étaient dangereux. Troisème chose, ce que ça nous dit, c'est que on peut consommer à pas cher en allant dans des commerces, dans des sites en ligne français parce que quand c'est français, vous savez quoi ? C'est contrôlé. nos artisans, nos commerçants, ilsent donc on met pas en danger ses enfants. Donc c'est aussi une incitation, vous voyez, dans ce moment où on soit aussi engagé par notre consommation à bah en fait, on peut le faire en ligne hein, mais on peut le faire en ligne chez les acteurs français. Merci beaucoup Améie de Monchal.