Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, s'exprime sur les mobilisations lycéennes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
La situation des lycéens est-elle hors de contrôle ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes matériels dans les lycées ?
- 3:26RelanceRéponse directe
Le gouvernement parle de violences urbaines, est-ce une erreur ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Assiste-t-on à une répression disproportionnée ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Faut-il interdire certaines armes dans le maintien de l'ordre ?
- 7:32RelanceRéponse directe
Faut-il laisser les lycéens bloquer leur lycée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Dominique de VillepinFait
« Il est important aujourd'hui de tout faire pour aller dans le sens de l'apaisement. »
- 1:17Dominique de VillepinFait
« Nous devons reconnaître qu'il y a un problème aujourd'hui en France dans les lycées, dans beaucoup de lycées, c'est plus vrai dans les quartiers populaires. »
- 2:00Dominique de VillepinFait
« Quand vous avez des classes où il manque des chaises, où il manque des tables, où des professeurs sont absents depuis le début de l'année. »
- 2:44Dominique de VillepinFait
« On est confronté à la dette, on est confronté à des problèmes d'emploi, on est confronté à l'avenir de l'intelligence artificielle. »
- 3:26Dominique de VillepinFait
« Le mot violences urbaines, émeutes urbaines, c'est un mot codé qui renvoie à un imaginaire très particulier qui est souvent celui de la banlieue. »
- 4:07Dominique de VillepinFait
« Le gouvernement peut agir en apportant des réponses concrètes, matérielles à une situation de nombre de lycées qui est inacceptable et indigne. »
- 4:50Dominique de VillepinFait
« Il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays, on a vu des situations inacceptables de policiers qui sont des cibles, des policiers qui sont visés. »
- 7:32Dominique de VillepinFait
« Il faut être proportionné. Et donc effectivement, on doit être extrêmement attentif. Pas de tir tendu, le flashball avec énormément de précautions. »
- 16:41Dominique de VillepinChiffre
« Plus de moyens pour les lycées ? Est-ce qu'il faut renoncer à la réforme de Parcoursup ? »
- 17:21Dominique de VillepinFait
« Un enfant d'une famille très préparée n'est pas dans la même situation qu'un enfant livré à lui-même qui remplit lui-même sa fiche et qui n'a au bout du compte aucun résultat. »
- 18:50Dominique de VillepinChiffre
« Il y a plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans réponse de Parcoursup. »
- 19:34Dominique de VillepinChiffre
« Je propose en matière économique d'ouvrir le moteur et la boîte noire des niches fiscales et sociales, 180 milliards. »
- 26:11Dominique de VillepinPromesse
« Il faut leur apporter un secours important et c'est pour cela que j'ai préconisé très vite un chèque carburant. »
- 29:03Dominique de VillepinFait
« Je pense à la suppression du certificat d'économie d'énergie. »
- 29:45Dominique de VillepinChiffre
« Les pays du G7 ont pris une décision assez importante qui est de se laisser la possibilité de puiser dans leur stock de pétrole jusqu'à 100 millions de barils. »
- 32:33Dominique de VillepinFait
« Sortons de la petite politique politicienne. »
- 35:21Dominique de VillepinFait
« J'ai lu comme tout le monde cette enquête. Et cette enquête pose d'immenses problèmes. Ses écrits sont bien évidemment inacceptables. »
- 38:13Dominique de VillepinFait
« C'est un mouvement qui pour moi ne se cache pas d'envisager un changement de régime. »
- 42:20Dominique de VillepinFait
« Mesurons les problèmes de la France. Ce sont des problèmes systémiques. »
- 42:57Dominique de VillepinFait
« Constitutionnalisons la négociation sociale. »
- 43:27Dominique de VillepinFait
« Je suis pour une justice indépendante et je suis par ailleurs pour un président de la République qui retrouve sa mission. »
- 44:12Dominique de VillepinFait
« Selon ce que vous faites à l'école, en grande partie votre place dans la société française se détermine. »
- 46:06Dominique de VillepinFait
« Faisons converger. Moi, c'est ce que j'ai voulu faire avec François Ruffin. »
Temps de parole
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Vous regardez le Grand Oral, BFM TV, Le Figaro, le nouveau rendez-vous politique. Une heure en direct, chaque dimanche à 18h pour vous faire vivre la campagne présidentielle. Bonsoir Marc. Bonsoir Marie, bonsoir Dominique de Villepin, ancien Premier ministre quasi candidat à l'élection présidentielle on va dire ça comme ça vous nous en direz peut-être un peu plus tout à l'heure merci d'être avec nous ce soir Bonsoir Jim Jarassé, bonsoir Marie, merci d'être avec Avec nous, vous êtes évidemment à nos côtés pour interroger l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Bonsoir Dominique de Villepin. Rédacteur en chef du service politique du Figaro. On commence évidemment, Dominique de Villepin, avec la colère des lycéens qui est montée
d'un cran et même de plusieurs crans cette semaine des manifestations des blocages mais aussi des violences un peu partout en france on en est à plus de 500 blessés désormais dont 300 policiers et gendarmes mais aussi des enseignants des élèves est ce que vous considérez que la situation est devenu hors de contrôle ? C'est une situation difficile et puisque cela fait près de 15 jours que cette crise est ouverte, il est important aujourd'hui de tout faire pour aller dans le sens de l'apaisement. Et la première chose à faire face à un mouvement social de jeunes, lycéens, c'est de reconnaître la nature des problèmes auxquels ils sont confrontés et qui justifient ce mouvement.
Le pire, c'est de rentrer dans le déni ou de vouloir prendre ce mouvement pour ce qu'il n'est pas. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que nous devons reconnaître qu'il y a un problème aujourd'hui en France dans les lycées, dans beaucoup de lycées, c'est plus vrai dans les quartiers populaires, mais c'est vrai dans beaucoup de lycées dans notre pays qui justifient aujourd'hui ce mouvement. Nous avons tardé à apporter de bonnes réponses et le résultat, c'est qu'aujourd'hui, j'ai rencontré de nombreux lycéens de plusieurs organisations et un peu représentatifs de ce qui se passe dans notre pays vendredi. Et j'ai mesuré à quel point il y avait derrière ce mouvement un enjeu de dignité. De dignité quand les conditions élémentaires, matérielles ne sont pas satisfaites.
Quand vous avez des classes où il manque des chaises, où il manque des tables, où des professeurs sont absents depuis le début de l'année, une classe de première, où on est confronté à la préparation du bac de français, pas de professeur de français. Avec des emplois du temps à trous, des enseignants... Avec des emplois du temps très compliqués, parfois surchargés et des choses véritablement scandaleuses. Quand vous avez, du côté des filles, des toilettes sans porte. Vous êtes devant... Je parlais de dignité. Je pense que là, il y a des situations attentatoires à la dignité. Ce problème matériel ne doit pas occulter un autre problème, qui est l'angoisse de notre jeunesse devant l'avenir. Alors vous me direz, c'est l'angoisse de tous les Français.
Aujourd'hui, on est confronté à la dette, on est confronté à des problèmes d'emploi, on est confronté à l'avenir de l'intelligence artificielle. On est confronté, quand on est jeune, à Parcoursup, qui, à bien des égards, apparaît comme un élément de très forte injustice. Et il faut donc prendre en compte tous ces éléments là, les mettre sur la table et avancer avec méthode. Et c'est pour cela que je souhaite que chaque lycée puisse recenser les difficultés auxquelles il est confronté et qu'à travers un calendrier lycée par lycée, on puisse apporter des réponses mais une fois de plus prenons au sérieux ce que nous disent les lycéens je vois bien la tentation qui existe dans ce gouvernement comme souvent dans
un gouvernement de prendre ce mouvement pour autre chose et ça fait deux fois que vous dites oui le mouvement pour autre jeu je les explicite depuis 48 heures de violences urbaines j'ai été voilà le pas depuis 48 heures voilà la sémantique il en parle depuis deux semaines et j'ai été confronté aux deux. J'ai été confronté à des violences urbaines et j'ai été confronté à un mouvement de lycéens. Le CPE 2006 quand vous étiez à Matignon ? Absolument. Ne mélangeons pas les deux, nous savons tous que le mot violences urbaines, émeutes urbaines, c'est un mot codé qui renvoie à un imaginaire très particulier qui est souvent celui de la banlieue et bien au-delà historiquement. Mais il a tort de le faire. Bien sûr qu'il a tort de le faire.
C'est une immense erreur, parce qu'il faut agir là où un gouvernement peut agir. Le gouvernement peut agir en apportant des réponses concrètes, matérielles à une situation de nombre de lycées qui est inacceptable et indigne et qui qui touchent les lycéens comme leurs professeurs, et en ne traitant pas ce qui existe, et en partant en croisade contre ce qui est beaucoup plus difficile à mesurer, la politisation, les excès d'un certain nombre de lycéens. Mais qui existe aussi. Vous ne le niez pas. Mais qui existe aussi. Mais la politique, c'est l'art de se concentrer sur ce que l'on peut traiter et ce que l'on peut changer. Et par ailleurs, nous le voyons, il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays, on a vu des situations inacceptables
de policiers qui sont des cibles, des policiers qui sont visés, qui sont caillassés de jets d'acide. Tout ça est inacceptable et on a entendu tous le procureur de la République de Belfort. Puis Dominique de Villepin vous faire entendre sur ce sujet. Mais il y a un problème de politique, de maintien de l'ordre dans notre pays et il faut savoir le regarder en face. On va creuser ce sujet Dominique de Villepin. Je voulais vous faire entendre ce que dit quelqu'un qui n'est pas forcément de votre famille politique aujourd'hui, qui s'appelle Clémence Guettet qui est députée insoumise. Sur cette question du maintien de l'ordre, ces derniers jours en France elle l'a dit aujourd'hui chez nos confrères d'RTL et vous nous direz ce que vous en pensez dans un
Il y a des images qui ont beaucoup choqué les gens. Quand on voit une parente d'élève à Sevran qui se prend un tir de LBD dans les jambes, qui en est blessée, quand on voit cette jeune fille, cette enfant, elle a 14 ans à Alençon qui est étranglée violemment par les forces de police. Quand on voit qu'il y a un jeune qui a perdu un oeil, c'est à Tours quand on voit un autre jeune à Saint-Ouen-Lomone qui n'a plus de dents parce qu'il s'est pris un LBD dans les dents. Vous voyez qu'il y a un niveau de répression qui, à mon sens, est très largement disproportionné. D'abord, on parle d'enfants, mais quand bien même ce serait des Le problème vient des consignes politiques. Dominique de Villepin, est-ce que vous diriez comme Clémence
Guettet qu'on assiste à une répression largement disproportionnée ? Ce sont ses mots. Je dis que la politique de maintien de l ordre doit être en permanence adaptée aux situations. Aujourd'hui, nous avons des mouvements de lycéens. Face à ces mouvements de lycéens et comme tout mouvement social, ces mouvements sont parfois doublés, infiltrés, noyautés par un certain nombre de gens qui relèvent davantage de casseurs que de lycéens. Il faut être vigilant et distinguer les deux. Et c'est là où je crois que la politique de maintien de l'ordre ne doit pas, dans ces circonstances, être une politique de face-à-face. Cela ne doit pas être une politique de nasse.
On n'enferme pas un mouvement social étudiant sur un territoire sans échappatoire, avec le risque de mettre en danger la situation de ces lycéens. Et je dis surtout que le gouvernement doit affirmer haut et fort. C'est son premier devoir. J'ai été ministre de l intérieur, j'ai été confronté à ces situations. Je sais à quel point l'ordre républicain doit être respecté et à quel point l'exigence de sécurité est absolument nécessaire. Mais le gouvernement doit dire il doit dire que la priorité, c'est la sécurité des lycéens. C'est la protection des lycéens.
Alors ayons des interventions ciblées, proportionnées. Veillons à distinguer les casseurs qui sont physiquement assez repérables dans une manifestation compte tenu de l'uniforme, de la tenue, des masques qu'ils portent et ne traitons pas tous les jeunes. Les témoignages que j'ai entendus vendredi font frémir. Moi, comme parent, cela me fait peur. L'idée d'avoir des enfants dans une manifestation aujourd'hui avec des salves de gaz lacrymogène, des chargent, qui ne discriminent pas selon... Est-ce qu'il faut interdire certaines armes dans le maintien de l'ordre vis-à-vis de jeunes en l'occurrence de lycéens ? Je pense que dans les manifestations de ce type de lycéens,
mouvement social de jeunes, il faut être proportionné. Et donc effectivement, on doit être extrêmement attentif. Pas de tir tendu, le flashball avec énormément de précautions et uniquement contre des cibles identifiées, je ne crois pas que l'on doive réprimer des manifestations sociales de lycéens par des mouvements classiques de maintien de l'ordre. Il faut être très, très vigilant. Vous savez, si en début de semaine prochaine, nous avons un drame qui survient, je vous le dis parce que j'ai été confronté à ces situations, alors là, là, nous pourrons tous dire que la situation sera hors de contrôle. Et moi, je ne veux pas que la vie de jeunes de 15 ans, 16 ans,
17 ans, 18 ans soit mise en danger. Donc je dis à titre préventif que le Premier ministre, le Président de la République, le Ministre de la République, le Ministre de l'Intérieur, le Ministre de la Justice se réunissent pour définir une règle absolue qui soit donnée aux forces de maintien de l'ordre qui sont parfois placées dans des situations d'extrême difficulté. Quand vous êtes l'objet de tirs comme ça a été le cas pour un certain nombre de policiers et que vous avez le sentiment que c'est votre vie qui est en cause, moi je me mets à leur place. Comment vous réagissez ? Et c'est là où il y a des situations où il ne faut pas mettre les forces de maintien de l'ordre. Je ne suis pas pour les charges systématiques devant des manifestants qui sont à l'extérieur d'un lycée.
Soyons précautionneux, soyons attentifs, choisissons les cibles, choisissons les moyens et rappelons cette priorité. Le maintien de l'ordre doit protéger nos enfants. Est-ce que vous considérez, vous ne dites pas de charge devant les lycées, est-ce que ça veut dire qu'il faut laisser les lycéens qui bloquent leur lycée ne plus envoyer les forces de l'ordre ? Je pense qu'il vaut mieux les laisser et je vais vous dire pourquoi. J'ai eu trois trémoignages, un à Nice et dans deux autres villes. Deux lycées qui sont à proximité de maternelles ou de crèches ? Est-ce que vous allez charger de crèches qui ont dû attendre longtemps après, plusieurs heures après que les gaz lacrymogène se soient dissipés pour que les petits puissent sortir ? Vous ne pouvez pas
intervenir dans des milieux aussi dangereux, aussi fragiles. Donc on laisse les lycéens bloquer leur lycée pour éviter les débordements ? Mais, mais, mais, mais, mais, le temps doit être mis à profit pour nourrir le dialogue. Le premier devoir du gouvernement et de tous les responsables sur le plan local, c'est d'engager le dialogue. Vous savez, ces jeunes, ils souffrent d'abord d'un manque d'écoute, d'un manque de reconnaissance. Ils ont Et qu'on ne prenne pas au sérieux leurs revendications, mois après mois, une fois de plus. Quand vous avez un bac de français, que vous n'avez pas de prof depuis le début de l'année, je comprends qu'on s'inquiète. Et quand on n'a pas de réponse de la part du rectorat, eh bien je comprends qu'on prenne son destin en main et qu'on bloque son lycée.
Donc aucune violence n'est légitime mais que le gouvernement veille à ne pas placer nos forces de l'ordre dans des situations qui pourrait conduire à des situations hors de contrôle. C'est ma plus grande inquiétude aujourd'hui. Dominique De Vittemagne, depuis le début de cet entretien, vous faites référence à ce que vous avez dû vous traverser en 2006, vous étiez alors Premier ministre, avec ce rejet massif de votre mesure du contrat première embauche. Ce projet avait suscité une immense mobilisation à l'époque, des violences aussi, des centaines de blessés, un syndicaliste qui avait été plongé dans le coma plusieurs semaines est ce que vous dites comme certains autres que la nature de
la violence aujourd'hui de ce mouvement et d'autres est différente il y a maintenant 20 ans est-ce que vous accompagnez ce propos qui consiste à dire que notre jeunesse est plus violente, notamment parce que les réseaux sociaux sont là, parce que la viralité l'accompagne. – La société a changé. – La société a changé. – Et la violence est aujourd'hui beaucoup plus diffuse et la tentation du recours à la violence plus rapide. Par ailleurs, nous étions avant 2014, avant le drame de Rémi Fraisse et nous étions, j'étais Nicolas Sarkozy, était Jacques Chirac, étaient obsédés à l'idée de ne pas revivre ce que nous avions vécu avec Malik Ousekine. Ces drames, une fois de plus, ils arrivent.
Et on doit tout faire pour que les conditions ne soient pas créées, pour qu'ils arrivent. Vous savez, ces dérapages, certains voudraient même parfois les provoquer. Il faut être responsable pour deux quand on est une force de maintien de l'ordre, quand on est un gouvernement. Il faut être responsable pour deux, sachant qu'il y a des individus qui qui veulent à tout prix qu'il y ait des incidents. Et c'est pour cela que, quand vous dites... Des incidents, en l'occurrence, tous ceux qui, masqués dans les manifestations, cherchent la confrontation. Et veillons. Et c'est pour cela que c'est si important de dialoguer avec toutes les forces politiques. Veillons à ce que toutes les forces politiques comprennent qu'il n'est dans l'intérêt de personne.
De voir notre jeunesse aujourd'hui, dans la rue, placés dans une situation d'exposition qui pourrait attenter à leur intégrité. Est-ce que c'est un message que vous adressez à la France Insoumise ce soir ? Bien sûr, j'adresse ça à la France Insoumise comme à tous les autres mouvements, vous Le gouvernement dit qu'il y a une responsabilité de la France Insoumise, que le mouvement souffle sur les braises. Est-ce que vous partagez cet avis ? Je pense qu'il faut faire attention de ne pas qualifier ce mouvement pour autre chose que ce qu'il est. C'est un mouvement social de lycéens et il se trouve que ce mouvement social de lycéens, il est ici ou là pris en otage par un certain nombre de groupuscules.
Mais le problème du gouvernement, c'est d'engager le dialogue, c'est de reconnaître la réalité de la situation. Ce n'est pas de céder à la tentation de rechercher des boucs émissaires. Un gouvernement ne doit pas céder à cette tentation-là. L'intérêt du gouvernement, c'est d'agir, c'est de dialoguer, d'écouter et d'agir. Il doit donc aller beaucoup plus loin dans cette logique d'écoute, de dialogue et d'action avec tous ceux qui sont concernés, les collectivités locales, les régions, pour les lycées. – Pardon, vous n'avez pas tout à fait répondu à la question de Gilles. – Par exemple, en Bali Bagayoko, prenons un exemple, dit que la violence, dans certains cas, peut être légitime alors qu'on a l'habitude de dire que le monopole de la violence légitime appartient à l'État.
Comment vous percevez ce genre de propos ? Il ne m'appartient pas de décrypter le langage de Baliba Iyayoko d'autant qu'il est revenu sur ses propos, une chose est claire. La violence n'est jamais légitime, mais je vais plus loin quand on est gouvernant. La violence, le risque de violence, il faut l l'anticiper. Et ce n'est pas en se plaçant sur son aventin et en regardant la situation se développer sans rien faire ou en faisant peu de choses que l'on limite le risque de violence. Donc je suis pour un gouvernement engagé sur le terrain pour répondre à l'inquiétude de ces jeunes, pour apporter des réponses et des solutions, pour mettre en place une méthode. Vous savez, l'État aujourd'hui c'est le grand responsable de tous les
contrôles de la situation, anticiper les risques et agir, apporter des réponses mobilisées. Apporter des réponses et aussi décrypter ce qui est en train de se passer dans l'armée. Le gouvernement, il n'est pas chargé de décoder idéologiquement ce qui se passe dans les cœurs de telle et telle partie. Qui sont aussi ces manifestants qui accompagnent les lycéens ? J'ai bien vu la façon dont ça s'est passé sur la base d'une note de service de renseignement. J'y venais. Eh bien, ce n'est pas le propos. Ce n'est pas le sujet du gouvernement. Le gouvernement, je dirais que ce n'est pas son intérêt de se lancer dans des spéculations. Le gouvernement, il a en charge le manche. Il a en charge la responsabilité. Son problème à lui, c'est de répondre à la jeunesse.
S'il répond à la jeunesse... La violence s'abaissera dans le pays. On a cité des cas. Le
gouvernement n'est pas là pour faire de la politique politicienne. Il est là pour traiter le problème des jeunes. Ça veut dire quoi ? Plus de moyens pour les lycées ? Est-ce qu'il faut renoncer à la réforme de Parcoursup ? C'est aussi une des revendications des lycéens. Quelles sont les réponses concrètes que peut apporter aujourd'hui le gouvernement ? Tous les témoignages. J'écoutais encore et je relisais le livre de Fabien Trong sur la situation à Grigny et sur la situation dans le pays. Manifestement, il y a une inégalité considérable et les jeunes sont sensibles à cette injustice entre la situation dans un certain nombre de quartiers populaires et dans d'autres régions de notre pays. Et sur Parcoursup, il est bien évident qu'un enfant
d'une famille très préparée n'est pas dans la même situation qu'un enfant livré à lui-même, qui remplit lui-même sa fiche et qui n'a au bout du compte aucun résultat. De la même façon, nombre de jeunes me disent « on nous demande de choisir notre avenir » à 14 et 15 ans. On est embarqué dans des autoroutes après dont on ne peut pas sortir. Je vous donne deux exemples. Il y a une commune, Les Mureaux, qui a mis en place des infrastructures de dialogue depuis maintenant un certain nombre d'années, des infrastructures de dialogue qui ont permis dans tous les domaines sociaux, culturels, intra-religieux, de nouer le dialogue sur le plan local. Eh bien aucune école, aucun lycée n'a été touchée par ce mouvement. Et prenons en compte aussi les risques afférents à un certain nombre de filières
dans la filière de l'enseignement professionnel aujourd'hui. Il y a un blocage complet sur certaines filières comme le commerce sous le numérique, où tellement d'enfants se sont portés volontaires qu'on ne sait plus comment les accueillir. Et on est dans l'incapacité aujourd'hui, pour toutes les demandes en alternance, d'apporter une réponse. Eh bien créons une bourse nationale, des bourses régionales, d'offres de stages, d'offres de postes en alternance pour répondre à ces demandes. Vous ne mesurez pas à quel point nombre de jeunes sont situés dans une grande de solitude et en plein désarroi face à l'avenir qui se prépare pour eux. Donc je dis simplement soyons vigilants, soyons à l'écoute,
prenons en compte ces situations. Il y a plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans réponse de Parcoursup. Veillons à apporter ces réponses, à créer des passerelles. Soyons, mettons la main dans le moteur. Vous savez, quand je Je propose en matière économique d'ouvrir le moteur et la boîte noire des niches fiscales et sociales, 180 milliards. Eh bien je propose la même chose en matière éducative. Repérons les points de blocage, repérons les injustices, repérons les inégalités et agissons. On a perdu en France, et je le dis parce que j'ai vu se dégrader malheureusement le rôle de l'État dans notre pays alors qu'on a des fonctionnaires mobilisés. Retrouvons le sens de l'action et de la mission.
Je sens une envie chez vous de grands discours et de meetings et d'agir, mais vous n'êtes pas facile à interrompre. Je vais tenter... Ah non, non, non ! Reprenez pas tout de d'agir. Je voudrais juste vous entendre sur un autre point. Le coût des réparations, les différentes régions qui sont en charge des lycées, comment ça fait remonter le coût des dégâts ? La première fourchette, l'estimation, ce serait entre 30 et 40 millions d'euros pour réparer les dégâts commis ces derniers jours. Faut-il faire payer les casseurs ? Faut-il faire payer les parents des casseurs ? Alors je pense qu'il faut, pour ceux qui seront condamnés, privilégier des peines de réparation, et il est normal qu'ils soient eux-mêmes, semaine après semaine, soumis à ces peines de réparation
et amenés à réparer ce qu'ils ont cassé parce qu'on ne peut pas accepter qu'il y ait des peines qui ne soient pas effectuées et les parents alors pour le reste je suis attaché à l'individualisation des peines je crois que la responsabilité collective pour les peines nous fait changer de système judiciaire et donc je suis très vigilant à rester dans le cadre de la règle de la règle républicaine telle que nous l'apprenons pas question de couper les allocations familiales par exemple à ceux dont les enfants seraient allés brûler un essai nous savons parfaitement que on peut préconiser toutes sortes de solutions au final qui est fait pour faire joli mais en pratique ils n'auront pas les moyens de rembourser ce qui a été cassé donc mettons au travail tous ceux
Ceux qui sont responsables de ces méfaits et veillons à ce qu'ils puissent, jour après jour, contribuer à la réparation. Si on se projette dans la semaine prochaine, par ailleurs, parenthèse, à l'instant, la patronne de la La région Île-de-France, Valérie-Pécresse annonce que 160 lycées seront fermés demain lundi, soit près d'un tiers des établissements dans la région. 500 apparemment sur le territoire national et sans doute beaucoup plus mardi, jour de mobilisation. Absolument, là encore une fois Dominique de Villepin, vous dites quoi au lycée ? Continuez de manifester, continuez de bloquer pour faire entendre votre colère pour faire entendre vos désagréments vos attentes du gouvernement ou vous dites appel au calme, retournez au lycée et mettez-vous autour d'une table.
Absolument. Retrouvez le chemin du lycée. Mobilisez avec vos professeurs et la hiérarchie du lycée l'ensemble des parties prenantes pour consigner les demandes, qu'un calendrier soit établi en liaison avec les rectorats et qu'à partir de là on puisse reprendre le travail. L'intérêt des jeunes ce n'est pas de perdre une année aussi importante Vous n'appelez pas à manifester mardi et vous ne serez pas dans la rue. Mais le droit de manifester est totalement libre dans notre pays donc c'est pas à moi à dire... Vous pourriez dire comme d'autres responsables politiques... Moi je suis pour l apaisement pour retrouver le chemin du lycée mais je suis pour que le gouvernement fasse le plus grand pas.
C'est lui qui est en position de responsabilité, c'est à lui à faire le pas en avant, c'est à lui à créer la
qui ont été mis dans un placard, là il faut devenir sérieux. D'abord parce que je crains par-dessus tout la généralisation de ce mouvement, je crains son durcissement et je crains pour employer la formule consacrer une convergence des luttes. Si dans notre pays vous avez la crise des lycées, auxquelles s'ajoutent les universités, auxquelles s'ajoute la fonction publique, auxquelles s'ajoutent beaucoup d'autres profession... La crise des carburants les appelle à manifester le 17 octobre. Eh bien là, le gouvernement sera dépassé. Donc je dis au gouvernement, ne jouez pas la montre. Vous allez être dépassés. Vous allez être confrontés à une situation que vous ne pourrez plus maîtriser.
Prenez l'initiative, agissez et engagez un processus avec une méthode assumée et affirmée et une exigence. Un maintien de l'ordre adapté à un mouvement social de l'ICR. Vous dites qu'il n'est pas trop tard pour éviter encore un durcissement du mouvement et cette généralisation du mouvement qui pourrait embarquer d'autres catégories. Non, il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard tant que l'irréparable n'a pas eu lieu. Et c'est pour cela que nous sommes aujourd'hui dans une situation où nous voyons bien que tout peut basculer. Convoquons l'esprit de responsabilité de chacun.
Aujourd'hui, que l'on soit enseignant, que l'on appartienne à la hiérarchie des lycées ou que l'on soit élève ou dans le cadre de l'administration de l'éducation on a tous une responsabilité et il faut agir collectivement dominique de hulpin on voulait vous faire réagir dépêche de l'agence france presse qui est tombée aujourd'hui venu d'iran le Le régime de Téhéran a réagi aujourd'hui à ce qui se passe en France, le même qui a massacré son peuple il y a quelques mois. Le ministère iranien des affaires étrangères dénonce aujourd'hui une violence disproportionnée et injustifiable contre le mouvement lycéen en En France, la France se doit de respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
D'abord, on n'a aucune leçon à recevoir d'un régime qui a massacré son peuple dans les conditions que l'on sait. Et par ailleurs, Alors, je vous le dis pour avoir une certaine expérience de la diplomatie, ce genre de dépêche est très habituel. C'est quoi ? C'est de la provocation ? Mais c'est de l'opportunisme, c'est l'usage d'un moment difficile que traverse notre pays, qui est utilisé par des pays qui sont souvent des régimes autoritaires ou totalitaires, qui n'ont pas de leçon à nous donner. Et au-delà de ça justement, on s'interroge, est-ce que ces images, vous parliez de leur viriléalité aussi, ce n'est pas du carburant pour pour qui ceux à l'étranger auraient envie de déstabiliser nos démocraties et notamment la France à 7 mois d'une élection et d'une échéance présidentielle.
Mais vous avez raison, nous sommes aujourd'hui dans une situation d extrême fragilité politique, compte tenu de la position des principaux partis dominants dans le jeu politique français, qu'il s'agisse du Rassemblement National ou de la France Insoumise. Nous sommes dans une situation d'extrême fragilité financière, quand on a des taux d'intérêt, les OAT à 5%, et qu'on a un remboursement de la dette à près de 90 milliards qui va arriver à 100 milliards en 2028, on peut légitimement s'inquiéter d'une situation qui devient insupportable. Alors Dominique de Villepin, l'autre crise qu'affrontent en ce moment les Français, c'est bien évidemment celle du pouvoir d'achat
et du carburant Alors pour l'heure, le gouvernement s'en tient des mesures ciblées uniquement pour ce qu'on appelle les gros rouleurs Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui de faire plus ? Et si oui, comment ? On a deux devoirs quand on est aujourd'hui au gouvernement ou le président de la République. Le premier, vous avez raison, c'est en direction des plus vulnérables et c'est tous ceux qui ont besoin de leur voiture, tous ceux qui vivent en zone rurale, qui exercent un métier qui les rend dépendants de leur voiture, ceux Là, il faut leur apporter un secours important et c'est pour cela que j'ai préconisé très vite un chèque carburant. De la même façon, il faudra donner des chèques chauffage pour l'hiver et je pense qu'il faut faire confiance aux maires dans la réorganisation de l'État.
Il faut s'appuyer sur ceux qui sont les plus proches de nos concitoyens, et en l'occurrence ce sont les maires, pour apporter ce soulagement indispensable. Deuxièmement, il y a la nécessité sur l'ensemble des filières qui sont aujourd'hui menacées, vous les connaissez comme moi, qu'il s'agisse des pêcheurs, des gros rouleurs, transporteurs, agriculteurs. Il faut les accompagner. Et puis... — Cet accompagnement existe. Ça, vous le concédez. — Mais quitte à l'intensifier si l'augmentation des prix devait se confirmer sur le prix du carburant, je suis pour que nous puissions encadrer le prix de ces carburants par un signal carbone. — Ça veut dire quoi, encadrer ? — C'est pour ça que j'ai proposé que nous fixions une bande de fluctuation
entre 1 ,75 et 2 ,50 — Il y a le risque que les 2 ,35 pour le gazole aujourd'hui soient dépassés et que nous allions au-delà de ces 2 ,50. Veillons à ce que cela ne puisse pas dépasser ces 2 ,50 Comment on fait ? Comment vous faites ? Eh bien tout simplement en encadrant, c'est-à-dire que si ça dépasse, vous supprimez toutes les taxes et vous remboursez en quelque sorte le trop perçu de taxe quand cela descend en dessous de 1 Une taxe flottante comme ça a pu exister dans le passé, ça coûterait combien ? Ça ne coûterait rien ? Ce serait neutre. Mais si ça ne coûte rien, Dominique Dutin, c'est que ça ne rapporte rien aux automobilistes. Il y a des moments où ils vont être gagnants et d'autres où ils vont être perdants. — Exactement.
C'est un signal carbone qui allège la situation de nombre de nos compatriotes, qui la rend supportable pendant les quelques mois où il faut... — Mais le jour où les prix du pétrole brut baissent, les taxes augmentent et l'État récupère ce qu'il a accordé avant. C'est une opération blanche. Exactement, et le système s'arrête dès lors que les prix sont redevenus à la normale. Par ailleurs, il faut très fortement engager la la politique qui n'a pas été suffisamment menée au cours des dernières années, qui est une politique d'électrification. Et de ce point de vue-là, il y a des économies à faire. Je pense à la suppression du certificat d'économie d'énergie. – Ah bon ? C'est vous qui l'aviez mis en Mais je pense qu'aujourd'hui, nous pouvons nous en passer si nous décidons de raccorder
les prix de l'électricité non plus à la dernière unité de centrale à gaz comme c'est le cas aujourd'hui mais par rapport à notre industrie nucléaire ce qui fait une baisse de la facture assez substantielle au bénéfice de chacun de nos compatriotes. Il y a aussi ce qui se passe à l'étranger, autour de nous. Cette semaine les pays du G7 ont pris une décision assez importante qui est de se laisser la possibilité de puiser dans leur stock de pétrole jusqu'à 100 millions de barils de pétrole. C'est Emmanuel Macron qui l'a annoncé après avoir réuni justement le G7. On écoute le chef de l État. On a décidé de relâcher des stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut sous
la coordination de l'Agence internationale de l'énergie donc qui va se réunir là dans les prochaines heures, prochains jours pour pouvoir organiser cela et donc pour pouvoir dans les quatre mois libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut. 100 millions de barils de pétrole. Vous dites quoi ? Il était temps, Emmanuel Macron ? Oui, c'est une bonne chose. Il faut saluer le fait que l'on puisse mobiliser ces moyens-là de la même façon que le président espère agir également à travers une pacification de la situation dans le détroit de Balbel-Landeb, en faisant en sorte que nous puissions contribuer à la sécurisation du port de Yambou. Ça, ça ne vous inquiète pas, Dominique Villepin ?
On a entendu des voix au lendemain du jour où Emmanuel Macron a annoncé qu'on allait envoyer des soldats pour sécuriser ce port qui est stratégique. Dire qu'on est en train de mettre un pied dans la guerre parce que si on est frappé, il faudra répliquer. Et c'est pour cela que nous devons être extrêmement Je vous rappelle que nous avons déjà engagé une opération du même type en 2019 à l'autre extrémité de cette éloïde duc. Donc, nous devons être extrêmement vigilants de ne pas être piégés par ce soutien et à aucun moment rentrer dans une logique d'escalade c'est une mobilisation défensive c'est un soutien que nous apportons à l'arabie saoudite à un moment où les états-unis ne répondent plus et ça c'est quelque chose qui mérite d'être mis en avant.
Nous sommes dans une situation de déshérence internationale dans le Moyen-Orient aujourd'hui, où aucune grande puissance ne répond plus. Et je pense qu'il appartient à l'Europe et à la France de redoubler d initiatives diplomatiques si l'on veut avoir une chance de pouvoir sortir de la situation dans laquelle nous sommes. Au-delà du coup de pouvoir d'achat, il y a aussi le spectre de la crise financière avec un chiffre qui fait trembler en ce moment Bercy. C'est 4 ,99, c 'est le taux d'intérêt auquel la France a emprunté avant-hier sur les marchés. C'est le taux le plus haut depuis 25 ans. Est-ce que ça y est, la France est au bord du gouffre financier Dominique de Villepin ? Alors c'est une situation qu'il faut là encore prendre très au sérieux.
Je ne crois pas qu'il faille se jouer de mots. La France est un pays riche qui dispose d'atouts, mais nous devons devenir sérieux quand vous dites ça ça veut dire le spectre des inspecteurs du fmi qui débarque dans le bureau du prochain président de la république vous n'y croyez pas monsieur fauvel oui en matière financière les marchés peuvent demain s s'emballer s'ils ont le sentiment que le cumul de problèmes auxquels notre pays est confronté, situation sociale, incapacité à faire un budget... Mais là, ça s'emballe ces derniers jours. Et c'est bien pour ça que je vous dis responsabilité. Responsabilité sur le plan social, responsabilité sur le plan budgétaire. Nous avons besoin d'un budget. Sortons de la petite politique politicienne.
Sortons des petits calculs de la campagne présidentielle qui ne sont pas de mise dans la situation actuelle. Moi je ne suis pas là aujourd devant vous comme candidat ou apprenti candidat. Je suis là parce que je crois que nous devons unir nos forces pour être capables d'avoir une situation qui s'améliore d'ici au lancement de la campagne présidentielle. Mais nous n'en sommes pas là et la campagne présidentielle peut être profondément entachée par une situation très dégradée où la France tout simplement ne serait plus en état d'être souveraine. Il y a un risque que dans les prochains mois la souveraineté française, eh bien, soit tout simplement mise en question par les marchés. C'est-à-dire ce qui s'est passé il y a quelques années au Royaume-Uni où une Première
ministre avait publié un projet de budget. Le syndrome Lystra peut peser sur la France. Nous pouvons avoir une situation sociale hors de contrôle, nous pouvons avoir un gouvernement qui tombe, nous pouvons avoir une France sans budget. Et dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe, M. Fauvel ? Et c'est bien pour cela qu'il ne faut pas en arriver à cette extrémité-là. Aujourd'hui, quand on regarde la situation politique, nous avons le Rassemblement national qui préconise un changement de régime. C'est-à-dire qu'on passera si le Rassemblement national arrive au pouvoir, on passera d'une démocratie libérale, de liberté, à une démocratie illibérale. Si LFI arrive au pouvoir, je pense qu'ils n'ont aucune chance,
mais prenons malgré tout cette hypothèse, s'il arrivait au pouvoir, nous aurions un changement de République. C'est dire que ce serait un désordre absolu pendant de longs mois pour ne pas dire de longues années et là encore une situation hors de contrôle. Les deux, pour vous, représentent le même risque ? Vous mettez le signe égal ? Un changement de République ce n'est pas tout à fait un changement de régime donc je ne les place pas sur le même plan. Donc le
je ne pense pas qu'il y ait de possibilité de s'engager, de commencer à s'engager dans cette voie loi à un moment où il y a une accélération exponentielle des nouvelles technologies et en particulier de l'intelligence artificielle. L'intelligence toutes les semaines, c'est une révolution. Et donc si nous ratons le coche, il n'y a pas de ticket retour. Justement en parlant du rassemblement national, l'affaire qui frappe ce parti cette semaine, c'est bien évident, l'affaire Bardella. Ce matin, dans la tribune dimanche, Marine Le Pen réaffirme son soutien à Jordan Bardella après l'apparition de deux enquêtes dans Mediapart qui lui a attribué des écrits antisémites lorsqu'il avait 17-18 ans. Est ce que vous avez lu cette enquête et qu'en pensez-vous, Dominique de Villepin ?
J'ai lu comme tout le monde cette enquête. Et cette enquête pose d'immenses problèmes. Ses écrits sont bien évidemment inacceptables. Alors vous me direz, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Arthur Rimbaud n'est pas le seul à le penser. Mais... Pour vous, c'est Jordan Bardella qui les a écrits, qu'on soit bien clair. C'est ce que vous nous dites. Techniquement, je ne vois pas d'autres hypothèses, sauf à ce qu'il y ait des explications apportées par le Rassemblement national. Il ment pour vous aujourd'hui quand il dit que ce sont des barbouzeries de Mediapart, des dingueries ? C'est le scénario aujourd le plus vraisemblable. Mais il n'y a plus grave pour moi. Il y a plus grave. Parce que je suis un peu surpris que l'on s'étonne de ce qu'un haut
représentant du Rassemblement national puisse tenir ce genre de propos. Toute l l'histoire du Rassemblement national et tout son héritage vont dans ce sens. C'est quand même un parti qui hérite d'une tradition qui est celle de la formation par des Waffen-SS et d'anciens qu'au labo qui a conduit du Front national au Rassemblement national. Il n'y a pas eu pour vous de normalisation du Rassemblement national ? La normalisation et la dédiabolisation sont des processus sur lesquels on peut compter, espérer. Mais une fois de plus, c'est un travail permanent. Donc il faudra beaucoup d'années, beaucoup de temps et beaucoup de preuves pour que cette réalité puisse devenir une réalité admise par tous.
Mais, et c'est pour cela que je veux en venir à ça, la responsabilité personnelle de Jordan Bardella, c'est une chose... Pour moi le plus... Il doit démissionner de la tête du Rassemblement national. Je n'appartiens pas, je ne suis pas président du Rassemblement national, mais je ne suis pas Marine Le Pen, il lui appartient et je crois comprendre qu'elle a fait l'inverse, qu'elle lui a maintenu sa confiance ou renouvelé sa confiance. Pour moi, le problème aujourd'hui, c'est celui d'un parti, le rassemblement national qui hérite de cette tradition là donc c'est un problème de système pas un problème de personne parce que si vous lancez la chasse aux sorcières au sein du rassemblement national vous n'en finirez pas c'est un problème de systèmes est ce qu'aujourd
il y a présent dans les rangs du renseignement national cet esprit là je le crains très fortement et c'est ce qui fait c'est ce qui fait cet esprit marqué par la xénophobie le racisme et l'antisémitisme autour de marine le pen encore aujourd'hui écoutez chez marine les références qui sont données dans cette enquête monsieur chatillon et beaucoup d'autres sont là pour montrer que ces repères restent des repères importants dans dans la pensée du Rassemblement national. – C'est un parti qui est en dehors du cercle républicain ? – Une fois de plus, je vous redis ce que j'ai dit, c'est un mouvement qui pour moi ne se cache pas d'envisager un changement de régime, donc de changer la nature démocratique de notre pays.
Et c'est un régime dont la politique, à commencer par la politique de préférence nationale ou de priorité nationale, est une politique qui conduit à des pratiques illégales, nous conduit à une situation extraordinaire, c'est-à-dire à remettre en cause l'essentiel de l'équilibre constitutionnel et, à terme, la hiérarchie des normes, c'est-à-dire la place des traités dans l'ordre juridique français. Donc, ça veut dire quoi, au bout du compte ? Ça veut dire que c'est un bouleversement juridique majeur, c'est un régime de liberté totalement différent et, on le voit bien, la première proposition du Rassemblement national, c'est un coup de force sous couvert de référendum. C'est un coup de force, c'est un coup juridique.
Mais comment vous expliquez qu'aujourd'hui, 35%, en tout cas selon les sondages des Français, s'apprêtent à voter pour ce parti ? Et 34 % des Français pensent que... Seulement 34 % des Français pensent que Jordan Bardella devrait quitter la présidence du RN. C 'est la preuve que visiblement cette affaire n'a pas d'effet sur le — Comprenez bien la situation dans laquelle nous sommes. Nous sommes dans un pays qui est polarisé. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a le Rassemblement national et les filles, et entre les deux, il n'y a rien. Alors on peut avoir tout à l'heure dans une émission cinq socialistes qui se battent en duels. Mais c'est marginal dans le débat. Ce qui compte, ce qui compte, c'est les deux masses de granit. Et les deux masses de granit, c'est les deux extrêmes.
Ces deux extrêmes, ils réussissent ceux dont vous êtes aujourd'hui le témoin et le porte paroles d'une certaine façon à travers votre question. Ils réussissent à tout banaliser, à tout relativiser. Et cette banalisation et cette relativisation nous fait rentrer dans un système où nous sommes déconnectés du réel. Et c'est ça que je veux expliquer aux Français, c'est que ces deux parties, s'ils arrivaient au pouvoir, n'ont aucune réponse au problème de notre temps. Ni sur la question des lycées, ni sur la question financière ni sur la question sociale pour une raison simple c'est qu'ils relèvent tous les deux de la pensée magique
d'un côté ont-on les plus riches de l'autre ont on met tout sur le dos des immigrés et de l'Europe et on estime qu'on va remplir les caisses en faisant quelques économies comme cela. Mais c'est absurde, qui peut croire cela ? Alors je pense que nos compatriotes sont tellement en colère, tellement inquiets, en ont tellement ras-le-bol de l'impuissance publique auxquelles on assiste, que naturellement, ils se dirigent vers ces mouvements. Mais je n'exclus pas que dans les prochains mois, et c'est pour ça que je le redis, la campagne n'a pas commencé, le jour où on s'opposera à la question de savoir qui doit diriger le pays. Face à M. Poutine et à M. Trump, eh bien on découvre tout à coup
que ceux qui sont aujourd'hui les mieux placés, eh bien n'ont pas les qualités pour remplir cette mission. Parce que diriger l'État, diriger l'État, maintenir la cohésion de notre pays, répondre à des problèmes urgents, eh bien ça implique un minimum d'expérience que ces différents responsables n'ont pas. Le grand malheur, c'est que le gouvernement aujourd'hui ne soit pas suffisamment convaincu de cela pour s'atteler à la tâche, même si je ne jette pas la pierre à Sébastien Lecornu parce qu'il est dans une situation extrêmement difficile, mais les partis politiques et le gouvernement doivent montrer aujourd'hui, c'est leur premier devoir que l'oréal existe et que la politique peut apporter un soulagement à la situation des Français.
Cette expérience, Dominique Delipas, est-ce que vous l'avez vous mais c'est pas à moi de le dire que vous considérez que vous l'avez vu ce que je peux vous dire c'est que j'ai eu exercice du g et oui des émeutes urbaines j'ai eu à gérer une crise lycéenne que j'ai été en charge de l'économie et des finances de la France et que j'ai redressé la situation des finances publiques de notre pays et que j'ai laissé en 2007 une situation qui ferait pâlir de plaisir ou rougir de plaisir n'importe quel Premier – Parce que vous avez dit tout à l'heure, je ne suis pas là comme apprenti candidat. Vous êtes où de votre candidature ? – Non, je ne suis pas là pour vous seriner quelques mesurettes. Aujourd aujourd'hui, on le voit dans le débat politique.
Dans le débat politique, c'est un concours de petites mesures. C'est un jour celui qui augmente la taxe de ceci, un autre le supprime de cela. Mais mesurons les problèmes de la France. Ce sont des problèmes systémiques. Les réformes qu'il faut faire, c'est des réformes de système. Je voyais la proposition de M. Édouard Philippe sur les retraites. Mais si on écoute M. Édouard Philippe, 45 annuités, 65 ans... Progressivement et 65 ans, Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on repart en guerre pour 5 ans et que dans 5 ans on n'aura toujours pas de réforme des retraites. Mais c'est la méthode qu'il faut changer, c'est le système qu'il faut changer. Et c'est pour ça que j'ai dit constitutionnalisons la négociation sociale,
faisons en sorte que le périmètre de la négociation sur le travail soit dans la main des partenaires sociaux tireront les leçons du passé. Et nous avons besoin de responsabilité. Moi je suis pour que le maire soit le responsable de plein un exercice pour nos compatriotes. Renforçons le maire. Je suis pour que la justice dans notre pays, celle qui en général fait l'objet de beaucoup de convoitises de tous ceux qui veulent valier l'État de droit… – Quand on se lance dans des anaphores, généralement c'est qu'on est candidat. – Non, je ne suis pas du tout dans une anaphore là. – Ah, je suis pour, je suis pour, je suis pour. – Non, non, mais oui, enfin bon, je peux vous le dire différemment si vous le voulez, mais je suis totalement opposé à l'anaphore et au jeu incantatoire.
Mais je suis pour une justice indépendante et je suis par ailleurs pour un président de la République qui retrouve sa mission, c'est-à-dire celle de présider. Il y a une gouvernance présidentielle à réinventer parce que ce qu'on attend d'un président de la République... Et on aimerait beaucoup entendre Emmanuel Macron dans cette période davantage. Eh bien, c'est d'être capable d'être l l'arbitre, d'être le garant de la continuité de l'État. Mesurer à quel point la nécessité de l'État se fait sentir partout. L'école, pour tous nos compatriotes. Et c'est pour cela que cette crise fait si mal. Elle est déterminante dans le destin de chacun de nos compatriotes. Selon ce que vous faites à l'école, en grande partie votre place dans la société française se détermine.
Et c'est pour cela que la première chose que font les enfants d immigrés, c'est d'essayer de réussir à l'école pour pouvoir rattraper le temps perdu. Donc, mesurons ces situations et essayons de galvaniser les énergies. Essayons de donner de la confiance là où partout s'est instillée la défiance et de l'optimisme, parce que je le redis, nous avons des atouts, nous sommes un pays riche, c'est pour cela que je propose un fonds de souveraineté et de pour se servir de cette richesse française, 1400 milliards comme effet de levier, 6500 milliards d'épargne des Français qui ne se dirigent pas vers le service de notre économie et nos investissements. Elle vient d'un candidat, la présidentielle Gabrielle Attal qui chez
nos confrères du Parisien ce matin plaide pour une grande coalition qui irait dans sa bouche de Raphaël Glucksmann à la droite républicaine. Il dit que c'est la seule chance d'être au second tour. Est-ce que vous pourriez, vous Dominique de Villepin, à un moment donné en faire partie ? — Attendez, la question n'est pas posée. — Est-ce que vous, Dominique de Villepin, vous pourriez faire partie de cette grande coalition ? Vous qui faites régulièrement référence au conseil national de la résistance à ce besoin d'alliance je crois comprendre que monsieur attal plaide surtout pour une grande primaire élargie à partir absolument ça fait aussi pour une grande primaire c'est qu'il a un énorme problème edouard philippe et devant lui il ne sait pas comment légitimer
le maintien de sa candidature et qu'il préfère élargir le match et engager une nouvelle compétition pour justifier qu'il se maintienne candidat donc je crois que dans le cas précis ça n'a pas beaucoup d'intérêt par Par contre, que l'on travaille sur la recherche de convergence plutôt que de constamment chercher à voir ce qui nous sépare. Faisons converger. Moi, c'est ce que j'ai voulu faire avec François Ruffin et c'est ce que je veux faire également avec lui et d'autres sur la La réponse à apporter à la crise des lycées... – Ça veut dire quoi, converger ? Ça veut dire travailler ensemble ? – Ça veut dire quelles sont les mesures qu'on pourrait décider et mettre en avant ensemble pour apporter une réponse à la crise de l'église.
– Mais au vu du jeu politique, au vu des égaux, des — Juste une question. Au vu des jeux, au vu des égaux aussi... Il y en a un petit peu. C'est ça aussi la politique. C'est possible aujourd'hui en l'État avec la glace politique qui est la nôtre, en tout cas au centre. En tout cas bien sûr que c'est possible c'est possible mais bien sûr que c'est possible vous voyez passage à condition ils permettent bien sûr que c'est possible bâtir des passerelles prenons la crise du logement chacun ne va pas aller de sa petite mesurette pour essayer de faire Oui, mais vous prenez un exemple qui est plutôt consensuel. Vous auriez pu parler des retraites. C'est un peu consensuel. Ça fait 10 ans que le logement est en calmination. Si vous prenez les retraites entre François Ruffin et Édouard Philippe,
ça va être difficile de les mettre d'accord même en fermant la pièce comme on élit les papes. Je ne crois pas qu'on puisse ne pas dire qu'Edouard Philippe porte une certaine responsabilité dans la crise des retraites. Dominique De Villemin, nous sommes à moins de huit mois de l'élection présidentielle. Oui ? Comment vous faites concrètement pour organiser cette convergence des idées ? Vous organisez des réunions, un comité de liaison. Il est temps d'y penser. Absolument. Moi, c'est ce que je fais au quotidien. C'est me déplacer dans le pays, rencontrer tous les responsables politiques qui souhaitent parler pour essayer de déterminer des chemins de convergence. Et à partir de là, le moment venu quand la campagne a commencé.
Mais comment voulez-vous commencer une campagne quand vous avez un pays qui est menacé d'explosion c'est absurde elle ne commencera jamais aujourd'hui la campagne et les greffés comme un membre étranger sur le corps national elle n'a pas de réalité cette campagne et c'est pour cela qu'aujourd'hui La campagne ne sert que les extrêmes. Une fois de plus, c'est une campagne de surenchère, c'est une campagne qui ne vise pas à redresser le pays, c'est une campagne qui n'offre aucune solution pour la nation – Et c'est pour ça qu'il vous dit qu'il faut des ponts, il y a eu ce débat avec François Ruffin, on a senti, pour l'avoir animé en tout cas, et pour ceux qui l'ont vu, une forme de complicité entre vous, François Ruffin avait eu cette formule et avait dit on est en train de
se renifler avec Dominique de Est-ce qu'il y a eu une suite ? Est-ce que vous vous êtes revus ? Est-ce que vous vous parlez ? Bien sûr, mais bien sûr. Et nous travaillons et nous avançons et nous voulons parler avec d'autres. Vous savez, c'est très difficile de casser des habitudes dans un pays marqué par l'individualisme et marqué par les égaux. C'est aussi ça qu'il faut apprendre. Et vous voyez les débats successifs du Parti socialiste, difficile d'imaginer qu'ils s'embrassent tous sur la bouche. On voit bien que derrière, on ne leur demande pas. Mais on leur demande au moins de se respecter. On n'est pas tout à fait sûrs que le respect soit au rendez-vous. Donc à un moment donné, il faut mesurer le danger. Moi j'ai une tâche, une responsabilité si je puis dire en tant que grand ancien.
C'est à un moment donné faire en sorte que le masque des extrêmes tombe. Il n'y a pas de réponse sérieuse pour notre pays de ce côté-là si ce n'est la colère et la peur. Dominique de Villepin à presque 18h57, c'est l'heure du petit oral, une série de questions courtes et on attend de vous des réponses courtes, parfois plus personnelles pour mieux vous connaître. Mais je n'aime pas beaucoup ni les zéros petit ni grand. Mais on vous passera quand même ces questions. Vos soutiens publient récemment un clip réalisé avec de l'intelligence artificielle. On vous voit chanter, scander du rap avec Jacques Chirac.
On va le regarder pour ceux qui ne l'ont pas Sous
J'aime beaucoup le rap mais il se trouve que je l'ai découvert comme vous sur les réseaux sociaux, le lendemain, il se trouve que ça fait un tabac, donc ça veut bien dire qu'il y a dans la jeunesse une attente d'une autre façon de parler de politique et puis il y a surtout une attente de Jacques Chirac et je m'en réjouis. Jusqu'où vous êtes fan de rap ? Parce que moi, je me suis fait évidemment briefer par mes collègues avant ce rendez-vous. Comment s'appelle le groupe qui a inspiré ce groupe ? Quand même. Nigos. Et la chanson, comment elle s'appelle Ah ben moi non plus, je ne le savais pas il y a deux heures, je ne le savais pas il y a deux heures, je l'ai très honnêtement. Je vais vous poser une question plus sérieuse de Villepin,
est-ce que vous utilisez justement l'intelligence artificielle pour votre campagne, pour écrire des discours, trouver des informations ? – Pas pour écrire des discours mais pour corriger des textes ou pour vérifier les informations, oui. – Dominique de Villepin, est-ce que si on vous dit que vous êtes l'homme de droite préféré des gens de gauche ou l'homme de gauche préféré des gens de droite, ça vous vexe ? Ça vous énerve ? – Non, mais rien ne me vexe, ça m'amuse. Vous savez, le fait de ne pas pouvoir classer quelqu'un, c'est plutôt bon signe. – Merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir été ce soir l'invité du grand oral bfm le figaro merci à vous merci jim tout de suite
Dominique de Villepin