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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 25 novembre 2025 4 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéInstitutions & élections

Lutte contre les violences faites aux femmes - 25/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Existe-t-il une seule idéologie qui tue plus que le masculinisme aujourd'hui en France ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Le budget de l'égalité femme-homme baisse-t-il ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Les mesures citées suffisent-elles à réduire les féminicides ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Chiffre
    « 152 femmes sont mortes depuis janvier 2025 en France. »
  • 0:00Chiffre
    « 373000 femmes sont victimes de violence par conjoint ou ex-conjoint. »
  • 0:00Chiffre
    « Toutes les 23 secondes, une femme est victime de harcèlement sexuel. »
  • 0:00Chiffre
    « Toutes les 2 minutes, une femme est victime de viol. »
  • 0:00Chiffre
    « Trois associations sur quatre déclarent une situation financière dégradée faute de subvention. »
  • 4:00Chiffre
    « Non, le budget ne baisse pas. Oui, le budget augmente. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] Ma question s'adresse à à Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Existe-t-il une seule idéologie qui tue plus que le masculinisme aujourd'hui en France ? La plus jeune avait 1 an.

Elle a été tuée devant les yeux de sa mère pour l'intiminer dans un contexte de violence conjugale la plus âgée avec 94 ans. 152 femmes sont mortes depuis janvier 2025 en France. 373000 femmes sont victimes de violence par conjoint ou ex-conjoint.

Toutes les 23 secondes, une femme est victime de harcèlement sexuel. Toutes les 2 minutes, une femme est victime de viol. Tentative de viol, d'agression sexuelle.

Pourtant, le budget de l'égalité fem hom baisse de 4,2 million d'euros. Seule la partie sur l'aide d'urgence qui n'est pas plafonnée parce que c'est un droit progresse et elle vous permet de revendiquer une hausse. Les féminicides ne diminuent pas.

Cette année, ils augmentent. Et comme le budget de l'égalité femme homme est une misère, ce sont les associations qui prennent le relais, accueillent, orientent et accompagnent. Pourtant, trois associations sur quatre déclarent une situation financière dégradée faute de subvention.

Ce sont 6200 femmes qui ne pourront pas être accompagnées d'après la fondation des femmes. Cet abandon est politique. La moitié des victimes de féminicides habitent dans les zones rurales.

Les territoires ultramarins sont aussi des lieux de grande violence. La plupart des femmes qui vont mourir ont déposé plainte dans les jours et semaines précédentes. En 2024, 47 % des victimes avaient signaler des violences aux forces de l'ordre.

Il est possible d'arrêter ces violences. Pour cela, il faut une véritable volonté politique. Alors pour Eveline, Zaya, Béatrice, Iness, Lor et tant d'autres, pour nos sœurs, pour nos mères, nos filles, nos amis en ce 25 novembre, s'il vous plaît, je vous le demande solennellement, sortez des slogans, débloquez 3 milliards d'euros et soutenez les associations.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Aurore Berger, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Sandrine Rousseau, je suis encore une fois, comme je l'ai dit tout à l'heure, pas là pour polémiquer et certainement pas le 25 novembre qui doit être un temps. Au contraire, nous savons ensemble faire République, faire nation et nous mobiliser tous collectivement sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Je me permets quand même de rectifier une chose.

Non, le budget ne baisse pas. Oui, le budget augmente pas pour me faire plaisir mais parce que c'est nécessaire et parce que c'est malheureusement même nécessaire du fait de la prévalence des violences, que ce soit des violences sexuelles, des violences psychologiques, des violences économiques ou des violences intrafamiliales qui existent dans notre pays. Vous avez mentionné l'aide universel d'urgence.

Tiens à rendre hommage à la ministre Valérie Lettard qui a permis de porter cette loi. Preuve là aussi que le consensus est possible. Aujourd'hui, ce sont femmes qui en moins de 2 ans en ont déjà bénéficié.

Et au-delà d'être une aide financière d'urgence, c'est un accompagnement social dont elles ont bénéficié. Donc oui, il y a des choses qui ont progressé et vous le savez. Vous savez que ça n'est pas la même chose aujourd'hui de porter plainte qu'il y a 10 ans.

Vous savez la formation des policiers, des gendarmes et des magistrats. Vous savez leur engagement au quotidien pour non seulement recueillir les plaintes, protéger les victimes, aller à leur domicile pour intervenir dans les interventions qui sont les plus dangereuses pour les forces de l'ordre. Vous savez les téléphones grav danger, vous savez les bracelets antirpprochement, vous savez le 3919 accessible 24h sur 24, 16 jours sur 7, y compris dans des langues régional par exemple ultramarine pour garantir que tout le territoire de la République soit couvert.

Vous connaissez les politiques d'aller et vert qui financent les associations au plus près du territoire sur chacune des circonscriptions pour que personne ne soit oublié. Tout cela existe et nous continuerons à déployer, nous continuerons à mobiliser, nous continuerons à renforcer les moyens, nous continuerons à renforcer le droit et je porte l'espoir en ce 25 novembre que nous arrivions à le faire ensemble. Merci beaucoup madame la ministre, madame la députée.

Si véritablement tout ce que vous venez de citer fonctionnait, alors le nombre de féminicides n'augmenterait pas. Nos vies comptent, la vie des femmes compte et nos mortes augmentent. Je vous remercie madame la députée.

Lutte contre les violences faites aux femmes - 25/11/2025 — Sandrine Rousseau · Pourquijevote