Annie Genevard présente son plan d'urgence agricole
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Est-ce que les agriculteurs feront partie des mesures d'aide contre la hausse des carburants ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
Comment aider les agriculteurs face aux prêts non intéressants et au besoin de trésorerie ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Une baisse de 5 à 10 centimes à la pompe est-elle plausible après le cessez-le-feu ?
- 2:04OuverteRéponse directe
La baisse de 10 centimes sur le litre de carburant vous semble-t-elle plausible ?
- 2:48RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous l'arbitrage en faveur des agriculteurs sur la suppression des réunions publiques pour les mégabassines ?
- 4:53RelanceRéponse partielle
Les associations environnementales vous accusent de céder face aux syndicats agricoles. Qu'en dites-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:37Fait
« Le loup est une espèce protégée, elle le demeure. »
- 6:21Fait
« Le loup aujourd'hui prolifère. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour Maya, bonjour à tous et bonjour Annie Jeunev. Bonjour. Vous présentez ce matin au conseil des ministres votre loi d'urgence agricole. On en parle dans un instant, mais d'abord les agriculteurs touchés de plein fouet comme de nombreux français par la hausse des prix du carburant. Le gouvernement prépare de nouvelles mesures d'aide pour les secteurs les plus en difficulté. Est-ce que les agriculteurs en feront partie ? Oui, bien sûr, les agriculteurs sont très concernés par la hausse des carburants et par la hausse aussi du prix du gaz pour les engrais. Donc euh d'abord une bonne nouvelle, cette nuit, il semblerait qu'un cesser le feu et une réouverture du D3 d'Ormous se profile. Donc ça c'est quand même une très bonne nouvelle. Cela est pardon sur les aides pardon. La FNSA par
exemple réclame 30 centimes d'aide par litre. Oui, c'est effectivement la demande d'un syndicat. Il est clair que les agriculteurs comme les pêcheurs, comme les transporteurs sont au cœur des mesures qui ont été prises et qui devront probablement être complété. C'est ce à quoi nous travaillons en ce moment. Mais le premier ministre l'avait bien spécifié aux agriculteurs en disant que la le premier volet d'aide n'était pas pour solde de tout compte. Et comment vous pouvez les aider ? Parce que par exemple, il y a des prêts qu'on dit flash mais avec un taux qui disent certains agriculteurs n'est pas si intéressants que ça. Ils ont besoin de de trésorerie. Comment est-ce qu'on peut aller plus loin ? C'est ce à quoi nous travaillons, mais je ne veux pas anticiper la réponse. En
tout cas, il est clair que un nouveau train de mesure sera présenté dans les heures et les jours ou les jours qui viennent. Olivier Gantois, vous l'abordiez là, le président de l'Union française des industries pétrolières estime qu'il pourrait y avoir une baisse à la pompe de 5 à 10 centimes par litre dans les prochains jours après le cesser le feu auquel vous faites allusion. Est-ce que vous y croyez ce matin ? Moi, je pense que si le conflit euh cesse même euh momentanément, ça aura une incidence sur le prix des carburants, donc du carburant euh agricole pour lequel je vous rappelle que euh l'État, le gouvernement a choisi d'éteindre ce qu'on appelle les droits d'accise. La fiscalité du gasoile non routier qui est le carburant des agriculteurs. Nous
avons déjà pris des mesures qui ont une traduction budgétaire. dans le budget 2026, c'est 1 milliard3 d'allègement de droits d'accis sur le carburant agricole. Très concrètement là pour les automobilistes, demain 10 centimes en moins sur le litre de gasoile ou d'essence. Ça ça vous paraît plausible ? [grognement] En tout cas, nous l'espérons tous parce que on voit bien à quel point ça complique énormément la vie de ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Moi, je suis issue d'un territoire rural. On est obligé de prendre sa voiture pour aller travailler et puis c'est en même temps très angoissant pour pour les Français parce que ils n'ont pas de visibilité. Ça le le prix du carburant pèse très lourdement dans les budgets et
j'entendais des reportages ce matin qui disaient que les gens se restreignaient sur l'alimentation. Donc ça aussi une incidence sur le monde agricole. Donc des arbitrages attendus là dans dans les prochaines heures. Aujourd'hui demain par le premier ministre. Vous présentez une loi d'urgence euh ce matin agricole en conseil des ministres avec une grande part faite à la gestion de l'eau. Alors, on pense entre autres aux mégabascine mais pas que. Les associations environnementales vous accusent d'avoir cédé face aux syndicats agricoles notamment lorsque vous supprimez l'obligation de réunion publique pour un projet de stockage. Comment est-ce que vous vous expliquez cet arbitrage en faveur des agriculteurs ? Je crois qu'il faut en finir avec la guerre de l'eau.
Les violences qui ont qui se sont déroulées au moment de Saint-Soline n'ont n'ont plus leur place dans ce débat. Revenons à des choses factuelles. En France, on irrigue 7 % des terres. C'est très peu par rapport à d'autres pays européens. En Espagne, par exemple, 50 % des terres irriguées. En France, il faut lâcher du l'est. Non, il faut lâcher du laiss sur le principe du stockage. Revenons à des choses de bon sens. Vous avez vu cet hiver les inondations. Si on avait stocké un peu de ces taux qui a ravagé des territoires entiers pour l'été où elle manque cruellement, voilà, c'est du bon sens. Alors, il s'agit pas de faire n'importe
quoi, il s'agit de pouvoir donner aux agriculteurs de quoi produire notre alimentation. on peut pas produire sans eau. Donc là euh nous avons dans cette loi euh acté le principe que le stockage de l'eau dans les territoires où elle manque et à des moments où elle va être utile euh c'est quelque chose qui relève du bon sens et de l'utilité de la lutte pour l'environnement. Mais pas du tout. On ne prive pas le territoire de l'eau. On la prend à un moment où elle surabonde pour des moments où elle manquera et le préfet sera là pour juger la pertinence des projets de stockage pour autant qu'il soit qu'il s'intègrent dans un projet collectif. Les
et il pourra donner des autorisations temporaires d'ailleurs même si la justice bloque un projet. Alors non, je crois que le le projet de loi vise à permettre le stockage de l'eau dans les territoires où c'est utile à la production alimentaire et on ne la prend pas à d'autres, on la stock à un moment où elle est très abondante, c'est tout. et et le le le préfet sera là pour dire si le projet est pertinent, s'il ne conduit pas à un préjudice environnemental, voilà, il faut faire confiance, on il faut faire confiance aussi à ceux qui connaissent les réalités locales. Mais
je répète, il faut sortir de cette guerre de l'eau et de ces accusations qui sont infondées. On a beaucoup parlé des attaques de loup. Votre texte simplifie la législation des tirs de défense. Elle augmente le nombre de loups qu'il est possible de prélever, d'éliminer. Les associations de protection des animaux sauvages vous accusent de mener une politique, je cite, d'abattage scandaleuse, inefficace et dangereuse pour la conservation de de l'espèce. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Le loup est une espèce protégée, elle le demeure. Il ne s'agit pas de contrevenir euh à cette à ce principe qui est fondamental parce que il nous mettrait en défaut vis-à-vis de la réglementation est baissé d'un cran. Le loup, elle a baissé d'un cran tout simplement parce
que le loup aujourd'hui prolifère, les éleveurs le savent d'ailleurs. Mais je pense qu'il faut à la fois protéger une espèce qui doit l'être mais protéger aussi nos éleveurs. Lorsqu'un éleveur, comme c'est le cas en Haut Mar où j'étais il y a quelques semaines, arrive le matin dans son champ et qui voit la quasi totalité de son troupeau de brebis égorgée, vous croyez pas qu'il faut protéger aussi l'éleveur de ce drame ? Donc on essaie donc les côtas sont un peu élargies. Donc on essaie de trouver un bon équilibre. Le texte de loi rappelle les principes fondamentaux, la transcription en droit français des directives européennes puisque la protection du loup a obéi à une réglementation européenne. Donc c'est une espèce qui demeure protégée. Le comptage se fait au niveau national,
tient compte du niveau de prédation. En haute marne, l'exemple que je donnais, il y a eu 850 bêtes tuées cette année en 2025. Donc c'est c'est insupportable. Donc examen du texte en mai à l'assemblée, c'est ça ? Oui. Examen du texte en mai, en juin. En juin. Donc c'est un temps record. C'est véritablement une loi d'urgence faite pour libérer le quotidien des agriculteurs, pour les protéger dans leur fonction de production et pour bâtir l'avenir parce qu'il y a tout un volet sur l'avenir de l'agriculture. On suivra son examen. Merci beaucoup madame Jeev d'être invité ce matin décalé. Merci beaucoup à tous les deux. Merci à Fabrice Pone pour la traduction en longue des signes.
Annie Genevard