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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 12 février 2026 89 min

Bonjour chez vous ! du 12 février 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 12 janvier. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. La loi Duplon était de retour à l'Assemblée hier. Il y a six mois, une pétition contre le texte rassembler plus de 2 millions de signatures ouvrant donc la voie à un débat inédit entre députés. Il s'est déroulé hier dans une ambiance un peu tendue, notamment sur la réintroduction d'un pesticide.

Le co-auteur de cette loi, le sénateur Franck Ménonville, est notre invité dans quelques instants. Bonjour, c'est le 23 février. Camélie de Montchalin prendra la tête de la Cour des Comptes, une nomination qui divise la classe politique République des Copains, dit l'opposition à Emmanuel Macron. Ce choix va-t-il creuser un peu plus le fossé entre politique et français ? On en parle dans une heure avec Mickaël Darmon et Valérie Lecâble. À moins de cinq semaines du premier tour des municipales, la campagne s'intensifie à Paris. La droite va-t-elle ravir la ville ? Elle part diviser. Les Républicains soutiennent Rachida Dati, Gabriel Attal et Edouard Philippe soutiennent Pierre-Yves Bournazel.

Il est notre invité dans une demi-heure. Et puis à la une de nos régions, la journée historique des Français. C'est OGO de Milan, quatre médailles dont deux en or, Julia Simon en biathlon, le couple Ciseron-Fournier-Baudry en danse sur glace, les exploits de nos sportifs OGO qui font la fierté de leur région. On ira en Ariège. La terre de Périne Laffont, elle a, elle, remporté hier une médaille de bronze. C'est en ski de bosse. Et c'est, vous allez le voir, une star locale. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Guimet Allard.

1:51
Invité

Bonjour Auriane. À la une de ce jeudi 12 février, la France balayée par la tempête Nils. Oui, une tempête d'une force peu fréquente selon Météo France. Quatre départements sont en vigilance au rouge pour des risques de crues, de vents violents et d'avalanches. Sur la côte ouest, les rafales dépassent déjà les 100 km heure. Et Météo France qui s'attend aussi à des vents violents sur le sud du pays. Sébastien Lecornu va dévoiler aujourd'hui la stratégie énergétique de la France d'ici 2035. Oui, après trois ans d'attente, le gouvernement publie aujourd'hui la très attendue PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie pour 2025-2035.

Elle arbitrera entre nucléaire, solaire, éolien ou encore hydraulique. Une feuille de route maintes fois reportée en raison de l'instabilité politique, mais que les acteurs du secteur attendent avec impatience pour pouvoir lancer leur projet. De leur côté, les sénateurs à l'air et centristes ont dénoncé hier dans une tribune publiée à l'AFP ce qu'ils considèrent être un passage en force de la part du gouvernement. La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes continue de faire débat. Oui, mais la porte-parole du gouvernement n'y voit, je cite, aucun conflit d'intérêt. Maude Bréjon qui rappelle qu'il n'est pas inhabituel de voir des ministres nommés à ce poste.

Les explications de Céline Schmitt.

3:05
Amélie de Montchalin

Certains n'hésitent pas à parler d'un véritable scandale d'État. Dans les rangs de l'opposition, loin de remettre en cause les compétences de celle qui fut ministre des Comptes publics pendant plus d'un an, on pointe un risque de conflit d'intérêt.

3:21
Locuteur 7

On désignait un ministre en exercice qui va devoir juger le budget qu'elle a fait voter par le Parlement, en tout cas adopté par le Parlement au travers d'un 49.3, excusez-moi, mais c'est un peu osé. Nous nous demandons d'ailleurs que l'article 13 de la Constitution qui donne au Parlement un rôle de contrôle sur les nominations puisse être actionné en la matière.

3:41
Présentateur

Il faudrait une réforme de la Constitution, on y est prêt.

3:44
Amélie de Montchalin

Alors qu'un sondage publié en début de semaine indique que seuls 22% des Français déclarent avoir confiance dans la politique, la droite, elle, demande au chef de l'État des clarifications.

3:54
Locuteur 7

Ça me paraît, dans la nomination, malsain. Et surtout, ça donne le sentiment que c'est un peu, finalement, le choix du roi. Je demande au Président de la République d'expliquer de manière simple et claire, accessible pour tout un chacun, le bien fondé et ce qui l'a amené, en toute objectivité, à procéder à ce type de nomination.

4:18
Amélie de Montchalin

Du côté de la majorité présidentielle, on appelle au respect de la décision du Président de la République. Ça ne pose pas de conflit d'intérêt parce que la structure et l'organisation inhérentes à la Cour des comptes, le fait qu'elle repose notamment sur des décisions collégiales. Amélie de Montchalin ne travaillera pas seule. Amélie de Montchalin prendra ses fonctions le 23 février prochain, un poste qu'elle pourrait librement occuper jusqu'à ses 68 ans en 2053.

4:47
Présentateur

Et Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire

4:50
Invité

et son avenir politique le 7 juillet. Cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à prendre vertigineux. Voilà ce qu'elle a lancé au juge. Écoutez l'un de ses avocats, Rodolphe Bosslu.

5:02
Locuteur 1

J'ai rappelé pourquoi ma cliente avait dit que ce serait la dernière décision, parce qu'il est totalement irréaliste, comme j'ai pu l'entendre, de penser que parce qu'il y aurait un arrêt de la Cour de cassation selon le résultat de la Cour d'appel en janvier, l'élection présidentielle serait sauvée pour ma cliente. Ça n'a aucun sens. Une élection présidentielle, c'est un an de campagne. Et il faut, me semble-t-il, être déjà très au fait de qui pourra être candidat.

5:33
Présentateur

Merci Guimet. On va parler avec vous dans quelques instants de ce qui s'est passé hier à l'Assemblée. Bonjour Franck Menonville. Merci beaucoup d'être avec nous, sénateur union centriste de la Meuse. Vous êtes agriculteur et vous êtes le co-auteur de la loi Duplon-Menonville. Et hier donc, à l'Assemblée, il y avait eu un débat inédit, puisque la pétition contre cette loi va rassembler plus de 2 millions de signatures. On va évidemment y revenir dans quelques instants.

Mais d'abord, on regarde les unes de la presse régionale, la une de la dépêche politique, la grande défiance des Français, le baromètre du Sevipov, qui confirme une crise profonde du rapport des Français à la politique nationale. Si l'attachement à la démocratie demeure massif, la défiance, elle, atteint des niveaux inédits. La deuxième une, c'est celle de presse-océans. Overdose de pluie, les conséquences, les prévisions, météo pessimistes en février, après les précipitations continuées de ces dernières semaines, inquiètent maraîchers et agriculteurs. Et puis, la dernière une du Courrier de l'Ouest, toujours sur l'agriculture, ce sont les maraîchers qui croulent sous le stock de légumes.

En raison d'un climat doux, la production de légumes verts est en hausse et la consommation ne suffit pas à enrayer le surplus. Les maraîchers font le dos rond. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Le premier thème, sur la défiance des Français sur la politique. Vous la comprenez ? On peut la comprendre. On peut la comprendre, il faut la combattre. Alors, le bon côté de cette publication, c'est la confiance en la démocratie, sa force. Je crois que ce qui est plutôt critiqué par les Français, c'est l'exercice du pouvoir.

Et moi, je le dis souvent quand je m'exprime, et je cite souvent l'ex-porte-parole du gouvernement, Sophie Prima, qui disait on est dans une crise de l'exécution de notre pays. Et je pense que ce que nous vivons ces derniers mois, ces dernières années, c'est finalement des politiques qui votent des lois, qui décident, qui essayent d'agir. Et puis finalement, une dilution de l'efficacité des politiques publiques qui font percevoir aux Français une certaine inaction. Et je rebondirai sur la nomination proposée par le président de la République de Mme de Montchalin. Je pense que ça contribue aussi à un certain flou.

comment peut-on nommer à la Cour des Comptes le ministre des Comptes publics, c'est-à-dire permettre de nommer la personne qui doit juger des comptes publics, qui doit juger la situation financière de la France, dont elle a été elle-même l'un des acteurs. Je pense que c'est pas un bon signe. C'est pas un problème de compétence. Bien évidemment, elle est très compétente. Je pense que c'est un problème d'éthique et surtout un peu de séparation des pouvoirs. Mais de nommer des proches à ce type de postes, tous les présidents de la République font... Oui, mais je pense que nous ne sommes plus dans la même période. Je pense que quand M.

Baninter a été nommé au Conseil conditionnel par la force du président Mitterrand, la force des présidents, la puissance symbolique et exécutive des présidents de l'époque, leur reconnaissance parmi les Français, au-delà des clivages politiques, n'est pas celle du temps que nous vivons actuellement. Donc aujourd'hui, je pense qu'il faut essayer d'être prudent, de nommer et surtout de concerter. Et je pense qu'aujourd'hui, il serait préférable que cette nomination puisse être concertée avec le Sénat, avec l'Assemblée nationale.

Parce qu'en fait, cette nomination, contrairement à celle du président du Conseil constitutionnel ou au membre du Conseil constitutionnel, elle n'est pas soumise au vote du Parlement. Non, non. Est-ce que vous souhaitez que ça, ça change ? Je pense que ce serait souhaitable, oui. Ce serait souhaitable et puis avec un temps limité parce que c'est quand même, je pense, l'héritier d'un régime qui n'est pas le nôtre aujourd'hui. On est quasiment nommé à vie puisque jusqu'à la limite d'âge... Là, vous pouvez rester à 68 ans. Voilà. Je pense que c'est quand même... Il ferait 28 ans pour un ministre. Quand même... C'est comme si nous revenions au sénateur à vie. Voilà.

Je pense qu'il faut moderniser tout cela et surtout, je crois qu'il faut que nous nous attachions à ce que les Français aient confiance en leurs institutions, en leurs représentants. Et ça passe par aussi, quelque part, des actions, des paroles données, et puis en accord, et puis également des symboles. On va parler de votre loi, la loi Duplomb-Ménonville qui fait du bruit depuis des mois. Et hier... Ce n'est pas nouveau. Non, depuis des mois. Hier, à l'Assemblée nationale, avait lieu un débat sur la pétition, pétition record contre votre loi, débat inédit. C'est la première fois qu'une pétition est débattue à l'Assemblée nationale.

9:59
Invité

D'abord, Guimet, quel était l'objectif de ce débat ? Eh bien, Oriane, c'est vrai qu'on peut se poser la question lorsqu'un débat a lieu après l'adoption définitive d'un texte, car il s'agit donc d'un débat symbolique et non contraignant. Mais plusieurs choses. D'abord, ce débat en séance publique est une possibilité prévue par le règlement de l'Assemblée nationale à partir de 500 000 signatures si la conférence des présidents l'approuve. Et effectivement, à la vue de l'ampleur de la mobilisation, plus de 2,1 millions de Français, eh bien, les députés de la Commission des affaires économiques l'ont voté à l'unanimité.

L'enjeu, c'était que cette expression citoyenne soit entendue et sa place au sein de l'hémicycle aux côtés de la représentation nationale. Et puis enfin, on s'en souvient, il n'y avait à l'époque pas eu de débat à l'Assemblée en effet pour protester contre les près de 3 500 amendements déposés par la gauche. Eh bien, les députés des autres groupes avaient décidé de rejeter le texte avant toute discussion, ce qui était d'ailleurs inédit. Le texte était passé par une commission mixte paritaire avant d'être voté. L'enjeu, donc, c'était aussi d'entendre les arguments des uns et des autres. Monsieur le sénateur, qu'est-ce que vous avez retenu de ce débat d'hier ?

11:06
Présentateur

– Ce que j'en ai retenu, c'est le maintien des clivages antérieurs. Par contre, moi, je le dis très clairement, je suis assez favorable au fait qu'on puisse, au-delà d'un certain nombre de signatures et de pétitions, organiser un débat. Je pense que c'est toujours bon de débattre, d'exposer sa vision des choses. Je pense que, néanmoins, on est dans la même situation que la situation antérieure. Je ne pense pas qu'il y ait une très grande utilité, mais en tout cas, ça a permis à tout le monde et à chaque groupe de se positionner. Moi, je le dis, comme je l'ai dit dans l'introduction sur la politique, le débat est bon, débattre.

Moi, je pense que ce qu'il faut, et c'est ma présence ce matin, c'est par ma présence ce matin et ce que je vais en dire, il faut essayer d'objectiver les choses et de dépassionner le projet et d'apporter des garanties aux Français et aux consommateurs. On va parler du fond du texte, évidemment, mais est-ce que, vu l'ampleur de la pétition, déjà plus de 2 millions de signatures contre la loi, ça, ça vous a surpris ? Non, parce que toutes les forces réactionnaires à notre texte ont été très rapidement mises en place pour caricaturer notre texte. On a dit qu'on réintroduisait un pesticide tueur d'abaisse ce qui n'est pas du tout le cas.

Si c'était le cas, ça serait interdit dans toute l'Europe. On n'a jamais parlé que c'était à titre très provisoire, dans un dérogatoire, limité à quelques filières et avec un comité des solutions qui réunissent l'ensemble des scientifiques pour trouver des solutions alternatives. personne n'en a parlé tout l'été. On va venir sur le fond et sur la réintroduction de ce pesticide, mais est-ce que, vu l'ampleur de la pétition, il n'aurait pas été normal que le texte soit de nouveau soumis au vote du Parlement et non un simple débat sans vote ? Moi, je pense qu'on ne peut pas revenir ainsi sur les votes, autrement s'il n'y a plus de démocratie.

Ceci dit, aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de ce texte, non pas sur le fond, d'ailleurs, non pas sur la volonté de non-réintroduction mais sur les modalités permettant de mieux sécuriser sa réintroduction. C'est l'objet de notre nouveau texte. On va parler du fond du texte puisqu'effectivement, le point qui fait le plus débat, c'est la réintroduction d'un pesticide, l'acétamipride, pour certaines filières, la betterave, la noisette, la cerise. Ça fait polémique. Mais je le dis, un pesticide qui n'aurait jamais dû être retiré si on avait respecté les procédures européennes, les procédures classiques.

On va y venir parce qu'effectivement, il est autorisé dans le reste de l'Europe. Il est interdit en France depuis quelques années. Mais le débat a duré près de trois heures. Les discussions ont été vives. Quels étaient les arguments

14:07
Invité

des députés opposés au texte ? Alors, tout d'abord, ils mettent en avant les mises en garde de l'ordre national des médecins qui s'étaient donc prononcés contre le texte. Ensuite, les opposants dénoncent le fait que ces insecticides polluent aussi les sols et les eaux. Comme le dit d'ailleurs le député socialiste Dominique Pottier, je cite, « Si nous ne produisons pas autrement, nous ne pourrons plus produire. La santé de nos écosystèmes, la protection de l'eau, la santé des sols sont devenus les premiers déterminants de notre capacité à survivre et à produire demain. » Ils mettent aussi en garde, nous l'avons dit, contre les difficultés des apiculteurs.

Et enfin, certains, comme par exemple la députée écologiste Delphine Bateau, soulignent le côté visionnaire, novateur de la France. Écoutez-la.

14:52
Présentateur

« La loi Duplomb votée sans débat démocratique, promulguée malgré 2 millions de signatures, heurte l'identité profonde de la France. La France, c'est une autonomie qui a érigé les arts culinaires au rang de culture. La France ne peut se résigner à l'empoisonnement alimentaire ni à figurer au hit parade des pays les plus consommateurs de pesticides. »

15:18
Invité

Monsieur le Sénateur, est-ce que vous comprenez le principe de précaution de l'Ordre national des médecins ?

15:24
Présentateur

Alors, je ne sais pas si on peut le comprendre. Moi, j'ai eu un appel d'un oncologue cet été qui m'a dit « Monsieur le Sénateur, j'ai suivi vos débats et si j'appliquais à ma science le principe de précaution, je ne soignerai personne. » Le président de l'Ordre des médecins qui a mis en place cette tribune a été en interne, je peux vous le certifier, vous pouvez le vérifier, très contesté parce que le titre évoquait la dangerosité du produit et ensuite, vous le lirez, il globalise l'ensemble des produits phytosanitaires. Le principe de précaution, il doit garantir les consommateurs mais il doit aussi et surtout s'appuyer sur la science. pourquoi l'Europe a maintenu cette matière active ?

Parce que je vais vous raconter une petite anecdote parce que ce que ne dit pas Mme Bateau c'est que Mme Pannier-Runacher a souhaité non pas réintroduire le produit en France mais faire le chemin inverse proposer à l'Europe de le retirer. La Commission européenne a fait son travail à remandater l'EFSA pour retester la toxicité de ce produit son impact sur l'environnement sur les abeilles et sur l'humain. Qu'est-ce qui est ressorti ?

L'inverse de ce que Mme Pannier-Runacher a souhaité la réintroduction non pas jusqu'en 2027 ou 2028 on a remis les compteurs à zéro jusqu'en 2033 c'est-à-dire la durée maximum de réintroduction et cet été pendant que nous polémiquions sur l'Europe a augmenté les seuils de tolérance et non pas par volonté politique parce que je crois que le vrai sujet nous ne devrions pas faire dans le détail de la politique sur ces sujets nous devrions nous référer à la science et aux investigations.

L'ANSES qui pointe la toxicité de l'organisme L'ANSES n'a pas retiré l'autorisation de commercialisation et d'utilisation de ce produit et l'EFSA dit bien la chose suivante que si ce produit est utilisé sur les bonnes cultures à la bonne dose au bon stade et il répond aux garanties sanitaires et moi ce que je voudrais peut-être dire c'est que l'Europe est un continent exemplaire une organisation exemplaire en matière de santé de précautions sanitaires on n'est pas un certain nombre de pays dérégulés et quand un produit est néfaste pour l'homme pour l'environnement et pour les pollinisateurs et autres il est retiré l'Europe n'a pas la main des trompes et il y en a chaque année ils n'ont pas raison de dire qu'on est dans une aberration environnementale de devoir continuer à en passer par des pesticides dans l'agriculture ah ben oui mais si vous voulez moi je veux bien qu'on arrête toute la on le voit bien en faisant du franco-français en permanence on a la pire balance commerciale qu'on n'a jamais eu depuis 50 ans on décroche au niveau de notre agriculture de notre production nous sommes plus souverains nous perdons notre souveraineté alimentaire moi je veux bien et croyez-moi il n'y a que la France qui fait cela l'ensemble de l'Europe la balance commerciale de l'Italie cette année va être à 17 milliards positifs mais est-ce qu'on n'aura pas des consommateurs en meilleure santé des sols en meilleur état et bien si vous si vous avez assisté au débat qui l'a eu lundi dernier au Sénat un oncologue a fait une étude très poussée il n'y a pas plus de cancer aujourd'hui qu'hier si on compare les strates de population et surtout il n'y en a pas plus en Hollande et en Espagne que chez nous donc je crois qu'il faut arrêter de faire peur aux français il faut être rationnel et moi je voudrais peut-être parler de notre texte parce que c'est un texte ce n'est pas la loi du plomb 2 c'est un texte transcourant porté par 5 sénateurs allant de la droite sénatoriale au centre gauche juste pour qu'on explique en fait le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi du plomb 1 la partie qui réintroduit le pesticide faute d'encadrement suffisant on regarde des exigences de la charte de l'environnement du coup vous redéposez une loi qui effectivement est une loi transpartisane mais elle ne va pas connaître le même sort que la loi nous verrons mais pourquoi premièrement le Conseil constitutionnel n'a pas censuré sa réintroduction mais ses modalités de réintroduction notamment le fait que nous ne précisions pas suffisamment les filières ciblées et la temporalité ce nouveau texte trois articles prévoient une temporalité très claire dérogation annuelle dans le deuxième article et troisièmement et deuxièmement surtout c'est pas c'est pas du plomb c'est pas menonville c'est l'INRAE qui a produit un rapport et qui a déterminé quelles sont les filières qui sont aujourd'hui dans l'impasse et qui sont en menace économique betterave noisette pomme et cerise vous pensez qu'il passera le deuxième texte parce qu'il y a déjà une pétition qui est lancée déjà 140 000 signatures est-ce qu'il n'y a pas certains de vos collègues qui vont se dire à un moment on va quand même écouter ce que disent certains français et on va peut-être voter contre on va essayer surtout de convaincre que ce texte n'est pas et à la fois nécessaire pour notre souveraineté alimentaire je parlerai de la noisette par exemple parce que c'est un exemple édifiant depuis que cette matière active n'est pas permise en France la production s'écroule si on ne fait rien elle va disparaître j'ai découvert je le dis que la France est le premier consommateur de pâtes à tartiner Nutella et autres premier en étant le premier il consomme à 85% de la noisette apportée de Turquie et accrochez-vous apportée de Turquie avec des produits non pas l'acétamipride des produits interdits depuis plus de 30 ans dans toute l'Europe alors voilà le combat qui est le mien aujourd'hui c'est d'avoir une agriculture performante de garantir notre souveraineté alimentaire et de nous garantir de ne pas être obligés pour assurer notre souveraineté alimentaire d'importer des produits que nous ne nous autorisons pas à produire en France c'est ça le vrai débat j'aimerais bien que les écologistes l'intégrer

21:51
Invité

guillemette qu'a dit hier le gouvernement lors du débat alors elle a rappelé effectivement vous le disiez que la France en 2025 avait vu sa balance commerciale agricole être négative écoutez la ministre de l'agriculture Annie Gennevar

22:04
Présentateur

c'est un signal préoccupant auquel nous devons tous être très attentifs mais au nom d'une vision manichéenne et binaire du monde certains proposeraient toujours plus de normes toujours plus de contraintes en dépit de ce constat et de la nécessité d'infléchir la courbe de notre compétitivité le gouvernement qui néanmoins on a entendu Annie Gennevar mais qui néanmoins exclut d'intégrer votre nouveau texte à la loi d'urgence agricole qui serait examinée au parlement avant l'été est-ce que vous le regrettez est-ce que vous vous allez réintroduire par amendement votre texte dans cette loi écoutez c'est notre volonté j'entendais passage en force il n'y aura pas de passage en force il y aura un débat et il y aura une prise de responsabilité du gouvernement des sénateurs des députés en tout cas chacun devra prendre sa part dans cette responsabilité en tout cas moi je ne veux aucun passage en force c'est seulement nous serons les cinq sénateurs force de persuasion pour garantir notre souveraineté alimentaire et permettre aux agriculteurs français et je le dis à titre dérogatoire annuel avec un comité des solutions permettant de au pouvoir des alternatives et dès que les alternatives seront au niveau je serai le premier à demander qu'on retire le produit mais en tout cas aujourd'hui ne sacrifions pas des emplois ne sacrifions pas alors même que l'EFSA le dit il n'y a pas de danger avéré pour l'environnement et pour le consommateur dans une bonne utilisation Votre loi le divise chez les agriculteurs certains la soutiennent d'autres si opposent c'est le cas de Mathieu Courgeot Bonjour vous êtes éleveur de vaches laitières en Vendée coprésident du collectif Nourrir et vous étiez hier devant l'Assemblée nationale pour manifester contre cette loi Duplomb-Menonville pourquoi vous mobilisez-vous ?

23:55
Locuteur 9

Bonjour à toutes et à tous on se mobilise effectivement parce que on est sur une séquence qui dure depuis un peu plus d'un an autour de ces questions agricoles qui font suite aussi aux mobilisations qu'il y a pu avoir dans les campagnes et j'en ai fait partie j'ai aussi été manifesté mais en fait les réponses qui ont été apportées au monde agricole on considère qu'elles ne répondent pas aux revendications qui ont été portées notamment sur les questions de revenus et en fait l'unique réponse elle a été sur à la fois la réintroduction de pesticides qui sont quand même malgré ce qu'on dit le sénateur de Menonville qui sont quand même dangereux à la fois pour la santé et pour l'environnement et sur par exemple l'agrandissement des élevages mais on est en panne de solutions par exemple sur les questions de revenus je pense que l'exemple de la noisette qu'a cité M.

Menonville il est très bon parce qu'effectivement on est un portateur d'un 70-80% de la noisette qu'on consomme en France mais ce qu'on constate aussi et j'ai bien lu aussi le rapport de l'INRAE c'est que par exemple les baisses de production qu'il y a pu avoir en 2021 et 2022 c'était principalement dû à du gel printanier ça c'est un premier élément et quand on regarde aussi qu'est-ce qui fait qu'on importe beaucoup de noisettes de Turquie alors certes il y a des produits qui sont interdits chez nous mais c'est aussi et surtout le coût du travail et donc ça et le travail des enfants en particulier la Turquie a été pointée là-dessus et donc on voit bien qu'en fait juste de réintroduire des pesticides en fait ça ne fera pas la maille quelque part c'est pas ça qui résoudra les problèmes la question elle est plutôt de la protection économique de la protection aux frontières de l'Europe et de l'harmonisation sociale fiscale environnementale vers le haut à l'intérieur de l'Union Européenne et avec quand même enfin nous on porte beaucoup ça notamment avec les associations de patients et les associations de santé c'est voilà d'avoir un principe de précaution qui permet quand même de réhausser les niveaux pour protéger la santé de tout le monde

25:55
Présentateur

Franck Menonville je suis complètement d'accord il faut une convergence européenne donc notre loi elle est de permettre aux agriculteurs de travailler avec les mêmes règles les mêmes droits et les mêmes devoirs et les mêmes possibilités au niveau de l'Union Européenne par contre concernant la noisette moi je ne suis pas un expert dans la noisette mais j'écoute à la fois l'INRA j'écoute à la fois les producteurs les coopératives ceux qui vivent dans ces deux départements principaux qui produisent des noisettes moi je n'en produis pas et j'écoute leurs préoccupations et surtout leur impasse quotidienne et chers collègues je ne sais pas quelle est votre production mais cette loi elle ne concerne que 4 les bachétiens voilà les bachétiens n'auront pas d'acétamiprine elle ne concerne que 4 productions la betterave on estime aujourd'hui entre 10 et 15% de pertes liées à la jeunisse dans notre pays et je rappelle qu'on n'enrobant pas à microdose les graines on passe par voie aérienne 3, 4, quelquefois 5 passages avec des efficaces d'insecticides aériens avec des effets pas très favorables et surtout une efficacité plutôt médiocre et les 3 autres filières c'est la pomme la cerise et la noisette donc c'est une partie limitée de notre agriculture ce sont des filières qui ont été définies comme dans une impasse technique par l'INRAE c'est pas Duplon et Menonville qui définissent cela on ne se veut pas du tout scientifique ni expert de ces productions ce sont des scientifiques et des chercheurs Merci Mathieu Courgeot merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin on va terminer en allant voir l'actualité dans votre région maintenant Franck Menonville grâce à nos partenaires de la presse régionale on va à Nancy on trouve Frédéric Plancard bonjour Frédéric merci beaucoup d'être avec nous journaliste régional à l'Est républicain et vous vouliez vous Frédéric interroger Franck Menonville sur un sujet préoccupant c'est la présence des pifaces dans l'eau de certaines communes du nord du département

28:04
Locuteur 3

Oui c'est d'une actualité brûlante puisque une proposition de loi va être examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale concernant qui vise à interdire les engrais azotés autour des zones de captage mais là c'est un autre problème c'est les polluants éternels les pifaces puisque depuis début juillet 2025 quatre communes de Meuse quatre toutes petites communes au nord de la Meuse Remoyville Loupie-sur-Loison Juvigny-sur-Loison et An-les-Juvigny sont touchés par une pollution très très importante aux pifaces pardon les polluants éternels pollution qui serait due à un problème industriel les taux sont très très importants les habitants commencent à entrer dans une certaine psychose et dans un phase anxiogène ne peuvent plus consommer l'eau du robinet pour la cuisine ou pour les biberons et ces pifaces on sait les mers les pouvoirs publics se mobilisent et je voulais avoir le sentiment du sénateur Venonville sur cette question je sais qu'il la regarde de près

29:12
Présentateur

Allez-y François-Lois

29:14
Locuteur 3

Merci et bonjour

29:16
Présentateur

M.

Plancard nous avons découvert à l'entrée de l'été ce problème lié aux analyses sur 17 communes dont 4 dans le département de la Meuse le restant étant sur le département des Ardennes c'est une pollution c'est une pollution d'origine industrielle une papeterie du secteur de notre secteur de l'extrême d'Orbezien sans doute Stoney peut-être d'ailleurs je ne sais pas mais en tout cas principalement alors les pifaces c'est une matière ce sont des produits que nous recherchons que depuis peu de temps et qu'on commence à retrouver autour de sites industriels alors c'est très préoccupant ces 4 communes moi je tiens à saluer vraiment l'action de l'état de proximité du préfet de ces services on s'est tous mobilisés cet été pour accompagner les maires lancer une étude et qui débouche sur une solution c'est de raccorder ces communes à un captage d'eau à un syndicat des eaux voisins pour permettre aux populations d'avoir de l'eau saine de l'eau potable très rapidement alors ça a un coût et je suis pleinement mobilisé on est pleinement mobilisé pour faire en sorte de déplafonner ce plafond de 80% d'aide pour permettre aux financeurs qui sont d'ailleurs d'accord de financer à hauteur de 100% pour pas pénaliser les populations et les communes en tout cas c'est très préoccupant et c'est émergent et je crois que là aussi il faut vraiment que la science avance et notamment l'ANSES pour à la fois définir parce que les PFAS c'est une multitude de familles il faut définir lesquelles sont toxiques lesquelles ne le sont pas et les seuils de toxicité et surtout développer des alternatives dans les process industriels Merci Franck Menonville Merci Frédéric Plancard La une de l'Est républicain deux bébés retrouvés dans un congélateur en Haute-Saône c'est à la une de votre journal Merci Franck Menonville Merci beaucoup Merci Avec nous dans 20 minutes on se retrouve nos guillemettes

31:22
Invité

pour le faire le point sur ce qu'il y a à la une de nos journaux régionaux Oui et on va parler notamment de l'avalanche de médailles remportées par les Bleus hier au JO de Milan-Cortina Et on sera également en Ariège chez Périne Laffont qui a remporté

31:32
Présentateur

une médaille de bronze effectivement En attendant on va revenir au municipal c'est dans moins de 5 semaines maintenant le premier tour à parler de la mairie de Paris c'est l'un des candidats Pierre-Yves Bournazel qui est notre invité Bonjour Pierre-Yves Bournazel Bonjour Merci beaucoup d'être notre invité ce matin Vous êtes candidat à la mairie de Paris Vous êtes soutenu par Horizon c'est votre parti le parti d'Edouard Philippe et par Renaissance le parti de Gabriel Attal et on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord Bonjour Julien Bonjour Auriane Bonjour Monsieur Bournazel Avant de revenir largement sur votre campagne sur votre programme Deux petites questions d'actualité Pierre-Yves Bournazel La ministre des Comptes Publics Amélie de Montchalin prendra la tête de la Cour des Comptes le 23 février prochain nommée par Emmanuel Macron Est-ce que c'est l'illustration de la République des Copains comme le dit l'opposition ?

Honnêtement pas du tout Je ne suis pas d'accord avec le budget qui a été voté J'aurais préféré moins de dépenses moins d'impôts moins de dettes mais on peut lui reconnaître une chose c'est que c'est une femme compétente ça fait très longtemps qu'elle travaille sur les sujets de comptes publics elle les connaît par cœur la solidité et l'expérience en fait ce qu'on lui reproche c'est son âge on trouve que c'est être jeune 40 ans et alors ? Pourquoi on ne serait pas à la tête de la Cour des Comptes à 40 ans ? Ce qu'on lui reproche surtout c'est d'être jugée partie elle fait le budget et se retrouve à la Cour des Comptes qui est amenée à juger le budget c'est quand même un peu étrange Non ?

Oui mais vous savez qu'à la tête de la Cour des Comptes on a eu beaucoup de personnalités qui ont eu des responsabilités je pense à M. Seguin à M. Moscovici à M. Jox ce sont des personnes qui ont un cadre l'institution je pense qu'on peut lui reconnaître cette compétence Un remaniement est attendu dans les prochaines heures Achida Dati candidate à la mairie de Paris votre concurrente va quitter le gouvernement est-ce qu'elle a trop attendu pour le faire ? Est-ce qu'elle est trop restée au ministère en même temps qu'elle était en campagne ? Elle est en campagne et elle est encore au ministère c'est un constat chacun sera juge voilà de savoir Mais vous qu'est-ce que vous en dites ?

Moi je pense qu'il aurait fallu partir beaucoup plus tôt oui effectivement ça me paraît la moindre des choses une campagne c'est à temps plein je le vois bien chaque jour c'est quand même 18 heures par jour il faut rencontrer les parisiens ce sont des moments importants stimulants qui demandent de la concentration et être ministre de la Culture c'est un job à temps plein aussi Donc elle aurait dû le faire avant ça crée une iniquité une inégalité dans la campagne ?

Il y a beaucoup d'iniquité d'ailleurs même dans la médiatisation c'est absolument incontestable on invite plus souvent Mme Dati et Mme Knafo que d'autres candidats mais c'est pas grave puisqu'on va rentrer dans le moment de l'équité on est rentré donc moi je regarde l'avenir et je suis là pour convaincre et parler de notre projet plutôt que des autres candidats Allez on parle de votre campagne En parlant d'incertitude Rachida Dati aussi maintient le doute sur sa participation aux débats qui vont être organisés entre les candidats vous regrettez en fait cette incertitude ?

Ah clairement je pense que le débat c'est le minimum dans une démocratie il faut bien comparer les projets et les incarnations moi je suis pour le débat d'idées j'accepte tous les débats parce que quand on croit la force de sa candidature et de son projet on ne fuit pas le débat le débat ça permet la contradiction ça permet aussi le respect de ses concurrents et après il appartiendra aux parisiens de choisir il y aura quatre débats en tout cas c'est comme ça que les choses sont prévues quatre débats organisés par des chaînes concurrentes et je pense que ce serait bien que tous les candidats acceptent donc vous l'appelez à débattre bien sûr il faut que Mme Dati débatte comme tous les autres candidats c'est le moindre respect mais comment vous expliquez qu'elle soit réticente à le faire ?

ça si vous lui posez la question il faut l'inviter sur votre plateau et lui poser la question il faut accepter le débat c'est le respect des parisiens alors cela dit ça n'a pas l'air de trop lui peser sur les sondages il y a un dernier sondage Toluna Harris Interactive qui vous placerait en troisième place au premier tour avec 14% des intentions de vote c'est loin derrière Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour l'instant vous êtes même talonnée par Sarah Knafo qui est donnée à 12% 14% pour vous ça reste on stagne très concrètement dans les derniers sondages est-ce que vous ne craignez pas d'arriver au pied du podium ?

Non je pense que cette campagne est ouverte d'abord parce que la mer sortante ne se représente pas et que les parisiens vont donc choisir leur mer leur équipe municipale et comme souvent ils vont se décider dans la dernière ligne droite 50% des français se décident la dernière semaine et il y aura 4 débats et nous avons quelques arguments à faire valoir et je crois à la force de notre démarche parce que je crois que nous avons le bon projet vous citez ce sondage mais ce sondage dit aussi qu'au second tour je suis le candidat qui réussit le changement parce que face à la gauche je l'emporte ce qui n'est pas le cas de Madame Dati je suis moins clivant plus rassembleur au second tour j'entends souvent Madame Dati dire quel est le vote utile le vote utile c'est le vote qui gagne au second tour et celui qui gagne au second tour c'est moi et ce n'est pas Madame Dati alors moi je veux mener campagne sur mon projet je veux mener campagne dans le respect des parisiens je veux défendre mon projet sur la sécurité sur la propreté sur le logement et on va parler et on va parler de M.

Bournazel quel que soit votre score si vous dépassez les 10% évidemment vous vous maintiendrez au second tour vous savez je suis comme un sportif qu'est-ce que fait un sportif ? et bien il se prépare à la compétition c'est ce que j'ai fait pendant de longs mois et je ne me pose pas la question au début du match de savoir si je vais sortir à la mi-temps je me bats pour rester dans la deuxième mi-temps marquer le maximum de buts et gagner je suis candidat pour convaincre et pour gagner M.

Bournazel on essaye de comprendre parce que même au sein d'Horizon la ligne n'a pas l'air d'être très claire j'en veux pour preuve les propos de la présidente de la commission nationale d'investiture d'Horizon Christelle Morancet qui disait encore il y a très peu de temps si Pierre-Yves Bournazel est derrière Rachida Dati au second tour il devra s'allier avec elle et inversement le mot d'ordre doit être tout sauf la gauche or vous vous contestez cette logique et vous dites pas d'alliance ni avec Rachida Dati ni avec Emmanuel Grégoire je dis que je suis candidat pour convaincre et pour gagner j'ai clairement dit que je ne m'allierai jamais avec M.

Grégoire qui est le candidat sortant et de l'échec pourquoi ?

parce qu'un contestement il a fait le choix de l'alliance avec la gauche radicale en mettant sur sa liste Mme Simonnet qui était la candidate de Mélenchon en 2020 à la mairie de Paris et qui faisait campagne pour son élection comme député en 2022 avec Jérémy Corbyn qui a été exclu du parti travailliste anglais pour quoi d'antissimité donc avec Emmanuel Grégoire je l'ai dit, écrit et il y a eu beaucoup de désinformation je dis que je suis le meilleur choix du changement mais ce n'est pas la question qu'on vous pose peut-être mais en tout cas je vais vous dire une chose nous ne sommes pas en sondocratie nous sommes en démocratie et la démocratie c'est de faire bouger les lignes sinon on arrête tout et puis on non mais là c'est de la stratégie c'est de la stratégie politique et c'est de la stratégie de votre propre parti celui qui vous a investi ma stratégie elle est très claire elle est sur la ligne des Parisiens une majorité de Parisiens me dit chaque jour sur le terrain et c'est conforté d'ailleurs dans les études d'opinion nous voulons le changement et au fond c'est ni Dati ni Grégoire j'incarne cette solution et cette solution je vais me battre pour qu'elle soit le plus haut possible au premier tour me hisser le plus haut possible au premier tour pour avoir la force de poursuivre et d'amplifier ce rassemblement mais est-ce que si vous êtes derrière Rachida Dati vous négocierez avec elle pour une fusion de volets mais un sportif est-ce que vous lui dites au milieu de la compétition tu vas arriver derrière les autres non mais c'est de la clarté politique c'est de la clarté politique monsieur Bournazel c'est juste ça et de la clarté avec votre propre parti vous attendez comme clarté que je sois battu et bien moi ma clarté c'est de gagner c'est pas d'être battu non non nous on essaye de comprendre en fait ce qui peut se passer je veux pas pour gagner est-ce que vous vous maintiendrez quoi qu'il arrive quitte à faire que Paris se reste à gauche ou est-ce que vous ferez tout pour que Paris m'assure à droite comme Jacques Chirac en 1977 qui était loin derrière Michel Dornano dans le sondage il est devenu maire de Paris comme Bertrand Delanoé que personne ne voyait venir en 2000 ans il a été lu maire de Paris et je pourrais vous citer aussi Jacques Chirac en 1995 auquel on demandait sur les mêmes plateaux de télévision de se retirer parce qu'il était derrière monsieur Balladur très loin dans les sondages une campagne s'est faite pour être menée respectons les parisiens je suis modeste mais j'appelle mes concurrents à la même modestie devant le suffrage il y aura aussi un troisième tour est-ce que vous maintiendrez quoi qu'il arrive au deuxième tour en espérant être l'homme du consensus au troisième tour c'est-à-dire au moment où les conseillers de Paris éliront le maire je veux pas être maire dans le dos des parisiens je veux que les parisiens choisissent notre projet et la force de ma candidature si vous n'arrivez pas en tête au soir du second tour vous n'espérez pas être le troisième homme au moment du troisième tour clairement non moi je joue pas le troisième tour je joue la démocratie la transparence le respect des parisiens est-ce que vous n'avez pas quand même l'impression d'aller contre les intérêts de votre parti et aussi de son président Edouard Philippe qui va aller Edouard Philippe qui va aller à la présidentielle avec l'idée de rassembler les électeurs de droite il a besoin aussi de cette image d'alliance possible or vous vous êtes vraiment en but avec Rachida Dati vous avez on a l'impression que quoi qu'il arrive hors de question d'adhérer à cette candidature Edouard Philippe et Gabriel Attal étaient à mes côtés avant hier soir au cirque d'hiver c'était l'union sacrée pour Paris je rassemble des hommes et des femmes très différents avec des gens qui viennent de la gauche modérée comme de la droite à Paris du monde économique du monde culturel du monde des solidarités qui se battent pour Paris et sur un plan national j'ai différents partis politiques avec différentes sensibilités avec différents intérêts qui se rassemblent alors ce rassemblement c'est le gage de la victoire les 15 et 22 mars est-ce que ça peut nuire vous comprenez notre question est-ce que ça peut nuire à Edouard Philippe en vue de 2027 si votre maintien au second tour fait que Paris reste à gauche et ne bascule pas à droite ma victoire ne va pas l'unir d'accord mais votre défaite ?

mais je ne me place pas dans cette perspective je suis modeste je mène campagne pour convaincre laissez-nous mener campagne laissez-nous débattre du projet modeste la question le lien est tout trouvé vous avez dit vous-même ne pas vouloir faire une campagne waouh c'est vos propres mots mais certains dans votre camp vous reprochent à l'inverse de faire une campagne un peu trop à tone pas assez justement waouh alors que Rachida Dati ou Sarah Knafo utilisent largement les réseaux sociaux pour faire une campagne avec du buzz excusez-moi de vous le dire mais est-ce que justement vous ne savez pas utiliser au même titre qu'elle les réseaux sociaux et la portée vous avez vu ce que ça donne quand on fait trop de com et l'hypermarketing ça donne une candidate qui va sur un plateau de télévision et qui croit que le pass Navigo c'est 50 euros par an c'est-à-dire 4 euros par mois je l'ai dit au Cirque d'Hiver vous connaissez le prix du pass Navigo ?

oui 90 euros par mois par mois pour les gens qui le regardent et qui ne sont pas franciliens qui ne sont pas franciliens donc simplement dire qu'il ne faut pas prendre les parisiens pour des gogo je respecte les parisiens je suis élu depuis 18 ans à Paris j'aime notre ville je connais les différents quartiers je respecte la diversité des parisiennes et des parisiens j'ai un projet pour remettre en ordre de marche Paris pour que ça fonctionne on a un projet qui est sérieux qui est financé parce que je souhaite être maire de Paris et pas candidat de l'Astarac et c'est important parce que je crois que notre démocratie a besoin de confiance et la confiance c'est l'efficacité des politiques publiques et c'est la probité parce que l'Astarac elle fait l'Astarac elle est là pour faire le buzz vous savez son projet c'est un projet bidon ce qu'elle peut faire par exemple sur les bois sur berge ça ne tient pas la route ni techniquement et en plus ça serait contraire au classement du lieu au patrimoine mondial de l'UNESCO il faut être sérieux quand même parce qu'être maire c'est pas pour 3 semaines c'est pas pour 3 mois pour faire des vidéos sur les réseaux sociaux c'est gérer 10 milliards d'euros d'argent public chaque année et la question de cette campagne c'est à qui faites-vous confiance pour gérer 10 milliards d'euros d'argent public pendant 6 ans et vous vous connaissez bien le PSG oui oui je suis un supporter du PSG parce que Sarah Knafo avait du mal à citer elle dit qu'elle est la plus grande fan du PSG oui donc vous vous connaissez par exemple Hernandez je connais oui je connais Hernandez Dembele oui j'en connais quelques-uns quand même le nombre de finales de la Ligue des Champions de PSG on a gagné une fois oui et c'était l'année dernière et le nombre de finales le nombre de finales j'ai pas tout mais on a gagné l'année dernière c'était deux finales deux finales de la Ligue des Champions on retient plus facilement celle qu'on gagne n'est-ce pas probablement probablement j'espère pour vous on passait peut-être au sujet de juste sur votre on va passer à votre programme si vous aviez une mesure pour les parisiens qui nous écoutent une mesure qui concrètement va changer leur vie si vous êtes élu le 22 mars la police municipale une vraie police municipale 24h sur 24 7h sur 7 parce que je veux du bleu dans nos rues pour assurer la tranquillité et la sécurité et j'ajoute qu'ils seront trois fois plus qu'aujourd'hui 6 000 6 000 agents formés progressivement armés et ils seront aussi chaque soir dans chaque rame de métro pour assurer notamment la sécurité des parisiennes victimes d'agressions et de violences voilà je crois que la sécurité la tranquillité c'est important et ça sera une de mes priorités dans chaque rame de métro il y aura des forces de l'ordre ?

oui un policier municipal au moins dans chaque rame de métro en plus de la police des transports le soir mais ça fait donc on passerait de 2200 agents de la police municipale à l'heure actuelle à 6 000 est-ce que vous pouvez nous préciser combien ça va combien ça va vous dire comment c'est financé j'ai un plan de 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans plus 3 milliards de rentrées les 3 milliards de rentrées c'est la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris et qui sont à l'extérieur de son territoire les 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans c'est la débureaucratisation de l'administration parisienne c'est l'application des 35 heures deux tiers des agents de la ville ne travaillent pas 35 heures je ferai appliquer la loi parce que c'est un service qui manque aux parisiens je vais lutter contre l'absentéisme qui est un fléau qui coûte 250 millions d'euros par an c'est tous les rapports de la chambre régionale des comptes je vais revoir les périmètres d'action de la ville de Paris je vais arrêter la préemption qui coûte là aussi 250 millions d'euros par an c'est-à-dire que la ville achète avec l'argent du contribuable des logements transformés de logements privés en social ça ne crée pas un nouveau logement pire ça participe à la raréfaction de l'offre privée et à la spéculation immobilière je vais revoir le périmètre de la propreté aussi parce que je vais confier au privé la collecte des ordures ménagères mais aussi tout le nettoiement des rues comme à Londres comme à Copenhague ou à Stockholm ça marche mieux mais excusez-moi monsieur Bernazel mais vous ne m'avez pas répondu combien ça va coûter le triplement des agents de la police municipale ça va monter au fur et à mesure parce que c'est sur 6 ans mais ça ne coûte pas 4 milliards d'euros vous l'avez bien compris ça monte progressivement en puissance et ça sera chiffré au fur et à mesure ça va dépendre des personnes de leur expérience et je propose aussi même de loger en priorité de loger en priorité les policiers municipaux comme les puricultrices comme les enseignants comme les infirmières tous les travailleurs essentiels à Paris c'est le plan le plus financé à l'europrès parce que c'est le plan qui repose d'abord sur des économies vous parlez de déburocratisation vous parlez aussi de compenser le triplement des agents municipaux je crois dans votre programme aussi par le fait de réduire certains services est-ce qu'il y a certains services auxquels vous dites faites attention quand je vais arriver vous serez moins oui c'est la technostructure il y a aujourd'hui à la ville de Paris 22 directions et 42 directeurs on a multiplié les strates on a multiplié les sous-directions je veux élaguer simplifier la vie administrative pour simplifier la vie des agents remotiver les agents sur le terrain et simplifier la vie des parisiens d'ailleurs je lancerai un grand plan de digitalisation des services parce qu'il faut s'appuyer sur le numérique pour rendre davantage de services aux parisiens comme je veux m'appuyer sur l'intelligence artificialétique pour simplifier la vie des parisiens le stationnement intelligent les feux intelligents pour donner la priorité aux bus dans les carrefours bref on a beaucoup à faire pour que notre ville soit plus innovante est-ce que ça doit aller jusqu'à réduire le nombre de conseillers au conseil de Paris ?

ça ça dépend pas du maire voilà parce que c'est une proposition de Sarah Knafo oui mais Sarah Knafo fait beaucoup de propositions qui dépendent pas du maire de Paris et le nombre d'adjoints ça ça tient oui moi je fais cette proposition depuis longtemps je diminuerai par deux le nombre d'adjoints et le nombre de collaborateurs de la mairie de Paris d'accord donc on était à combien aujourd'hui ?

aujourd'hui il y a plus d'une trentaine avec les conseillers municipaux délégués il y en aura maximum 15 pour moi d'accord autre sujet de préoccupation des parisiens c'est la question de la propreté Paris qui est jugée sale par beaucoup d'habitants pourquoi ça n'a pas été réglé et vous qu'est-ce que vous allez changer ? Paris est une ville qui est malheureusement sale mal entretenue et je vais confier donc au privé le nettoiement des rues et l'ensemble de la collecte aujourd'hui la moitié de la collecte est publique l'autre moitié privée je privatise l'ensemble pourquoi ?

parce que tous les rapports démontrent que lorsque le privé agit c'est plus propre et ça coûte moins cher ça va nous permettre en plus d'économiser sur une mandature puisque vous voulez des chiffres 730 millions d'euros 730 millions d'euros que je vais réinvestir pour partie dans la mécanisation les aspirateurs pour les agents les poubelles en tiras les capteurs pour optimiser le ramassage pour savoir où en est le remplissage de votre benne je vais aussi mettre en place les robots intelligents pour faire le tri des emballages et des papiers bref une ville propre bien entretenue par des partenaires absolument plus efficaces et grâce à la mécanisation et bien on va faciliter le travail et qu'est-ce que vous faites des agents de la mairie de Paris ?

ils auront priorité pour être repris par les entreprises bien sûr dans le cahier des charges et je leur donnerai priorité aussi d'accès au logement de la ville de Paris car vous l'avez compris je veux que les travailleurs essentiels soient prioritaires dans l'accès au logement social à Paris je veux leur donner la priorité absolue parce que c'est un progrès de pouvoir vivre près de son lieu de travail des logements parce que la grande difficulté de Paris à l'heure actuelle c'est le manque de logements pour les parisiens comment vous faites ?

alors d'abord le bilan est mauvais on n'a jamais autant dépensé en matière de logement à Paris jamais et pourtant la ville est toujours plus chère et on a perdu 180 000 parisiens en 12 ans pourquoi ?

parce que c'est le choix de la promotion qui coûte très cher qui ne crée pas un nouveau logement qui raréfie l'offre je vais faire deux choses la première chose c'est que je vais créer un choc d'offre je vais faire confiance aux propriétaires faire confiance aux propriétaires c'est leur dire si vous remettez votre bien sur le marché principal alors que beaucoup l'ont mis en résidence secondaire en location saisonnière on vous baissera la taxe foncière et on va vous sécuriser le paiement des loyers si à un moment on baissera la taxe foncière de combien ?

on baissera la taxe foncière de moitié de moitié voilà ça nous permettra d'agir très concrètement pour ces propriétaires le pacte 100% garantie paiement des loyers ça veut dire que si votre locataire a un accident vous êtes sûr d'avoir votre loyer les propriétaires ont ainsi confiance on peut remettre 60 000 logements sur le marché ça veut dire que 60 000 familles de plus peuvent vivre à Paris pour le plus grand bonheur de nos commerces de proximité parce qu'ils consomment pour les places dans les crèches pour nos écoles parce qu'aujourd'hui à Paris des classes on a même fermé une école à Paris Centre bref il faut remettre des classes moyennes et des familles à Paris sur la place de la voiture est-ce que vous poursuivez la politique d'Andalgo qui est de réduire la place de la voiture dans Paris ou est-ce qu'au contraire vous remettez un peu de voiture ?

je veux trouver des solutions être maire c'est être efficace je veux 30 000 places de parking relé comme la région le propose donc on pourra travailler ensemble près des gares franciliennes près des nouvelles gares du Grand Paris Express ça va décongestionner Paris la voiture parce que le francilien qui n'a pas d'autre choix que prendre sa voiture pourra la laisser dans un parking à un moment donné aller plus vite à Paris Intramuros il sera gagnant donc vous dites aussi moins de voiture dans Paris oui ça sera moins de voiture mais avec des solutions pas avec la pénalisation et donc c'est vrai qu'il y aura beaucoup plus de fluidité à Paris pour le piéton pour le cycliste comme pour l'automobiliste ensuite je veux donner la priorité au bus parce que le bus c'est plus agréable pour se déplacer mais c'est la véritable alternative parce que sinon comment font les personnes âgées ?

Comment font les personnes qui connaissent un handicap ou les familles avec poussettes ? Donc il faut plus de bus dans nos couloirs plus de régularité parce qu'avec plus de bus eh bien on va permettre à beaucoup de Parisiens de pouvoir se déplacer dans leur ville Il y a un sujet aussi qui a émergé dans cette campagne hélas dramatique c'est la question du périscolaire qui est au cœur de ces dernières semaines avec une série d'affaires de violences à l'égard des enfants perpétrées par des animateurs qu'est-ce que vous comptez proposer est-ce que vous rendez la mairie responsable de cette situation ?

D'abord ce que nous vivons est un drame c'est une horreur absolue et c'est une honte pour Paris Nous avons été un certain nombre d'élus en soutien aux parents depuis longtemps à dire qu'il se passait des choses graves et toutes les révélations démontrent que c'est de plus en plus grave et que c'est un phénomène important Je pense par exemple à ce couple que j'ai rencontré la semaine dernière dans le 7ème arrondissement qui apprend que dans l'école de leur enfant maternelle il y a eu un animateur soupçonné de violences sexuelles qui a été écarté de l'école en mai dernier ils apprennent 9 mois plus tard Il y a des dysfonctionnements majeurs La ville a tardé à réagir c'est ça que vous dites l'équipe municipale actuelle ?

Vos confrères dans différentes émissions ont démontré qu'il y a eu des signalements qui n'ont pas été suivis d'effet qu'on a déplacé des animateurs potentiellement violents dans une autre école c'est très grave maire de Paris dès avril 2026 je vais agir je vais mettre en place des mesures très fermes et très strictes d'abord je ne laisserai pas les enfants seuls avec un adulte seul je veux 2 ans moins de formation je veux contrôler systématiquement tous les antécédents le quasi-judiciaire mais aussi le parcours parce qu'on n'est pas n'importe qui devant des enfants donc vérifier le parcours ça veut dire vérifier la fiabilité de l'animateur je vais revaloriser le métier grâce aux économies réalisées pour permettre d'avoir plus de personnes titulaires parce que les vacataires évidemment on les connaît moins et on contrôle moins je ferai chaque année au moins un contrôle surprise dans chacun des sites et je me conforme aussi les autres cadres qui ne sont pas forcément dans le périscolaire mais dans le temps scolaire qui sont dans l'école pour détecter les signaux faibles il ne faut rien laisser passer c'est trop grave et j'ajoute que l'éthique de responsabilité m'aurait amené comme maire de Paris à virer les responsables de l'exécutif ou de l'administration qui ont laissé passer des signalements et qui n'ont rien fait ce sont des fautes très lourdes et très graves Merci Pierre-Yves Bournazère Merci à vous Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin candidat à la mairie de Paris soutenu par Horizon et par Renaissance Julien, regardez à une de la Voix du Nord ce sont les enfants les enfants bienvenus dans le restaurant Oui, c'est les restaurants qui font l'inverse du No Kids de la SNCF Et à la une de la Voix du Nord il y a aussi la Razia Bleue et Julia Simon et on va justement parler Julia Simon qui a remporté une médaille d'or hier et on va parler justement de cette journée historique au JO de Milan et de son répercussion dans nos régions tout de suite Et c'était une journée historique pour les sportifs français au JO de Milan Cortina hier 4 médailles 2 en or et une en bronze celle de Périne Laffont originaire d'Ariège où on va aller tout de suite à Foix Bonjour Antoine Cochet Merci beaucoup d'être avec nous journaliste à la Gazette ariégeoise et Antoine on va revenir avec vous sur cette médaille de bronze française hier c'était en skidboss Périne Laffont qui l'a décrochée elle est d'Ariège c'est un peu votre star locale

54:56
Locuteur 2

C'est un peu notre star locale effectivement alors autant vous dire que dans une actualité un peu plombée par la crise agricole un éboulement sur une route majeure en montagne et la météo de ces derniers jours la médaille d'hier de Périne Laffont elle fait du bien à l'actu locale elle fait du bien un peu à tout le département c'est notre star locale c'est une enfant du pays qu'on a vu grandir depuis 12 ans on l'a découvert pour beaucoup pour la plupart au JO de Sochi en 2014 elle avait 15 ans à l'époque et elle s'est qualifiée directement en finale elle avait fait un truc extraordinaire et puis après c'est une progression donc née en 98 elle est de la Vlané elle est née juste après que la Vlané soit apparue sur la carte de France parce que c'était aussi la ville natale de Fabien Barbez en 98 aussi et puis elle a progressé elle a continué à progresser jusqu'à devenir celle qu'on surnomme la reine des bosses voilà un palmarès époustouflant pour sa discipline des coupes du monde à foison des championnats du monde une médaille d'or en 2018 bien sûr c'est la deuxième ariégeoise enfin le deuxième sportif ariégeoise puisque le premier c'était Jacques Dupont en 1948 70 ans avant c'est la deuxième médaille d'or ariégeoise au JO donc elle décroche en 2018 et vraiment une fierté et une joie pour tout le département voilà notamment pour sa station de cœur sa station des Montdolmes c'est une petite station petite à l'échelle sans doute de tout le massif de tout le massif alpin on se dirait bon 21 kilomètres de piste c'est pas grand chose en ariège c'est une jolie station quand même

56:47
Présentateur

Antoine on imagine que l'ariège a retenu son souffle hier parce que Périne Laffont elle a pas été facile à obtenir cette médaille elle s'est qualifiée de justesse pour la finale elle est médaillée de bronze parce que la favorite sort de piste fait une faute et sort de la piste elle a eu chaud elle a dit cette médaille elle vaut tout l'or du monde on imagine que l'ariège a retenu son souffle avec elle comment elle a été accueillie la médaille

57:11
Locuteur 2

avec un grand soulagement en fait c'est assez terrible alors sans être spécialiste de ce sport on se dit quand même qu'elle se qualifie de justesse bon elle fait une première journée sans problème elle est quatrième à la fin des premières qualifications pas de soucis elle fait cette finale cette première finale où elle se qualifie ric-rac d'un cheveu parce qu'il y a une autre favorite Olivia Giaccio qui échoue derrière elle et donc elle part elle part en premier sur la grande finale c'est assez terrible pour ses supporters parce qu'elle part en premier c'est elle qui fixe le temps puis après il faut voir ce que font les sept autres donc au lieu de se dire bon il faut qu'elle soit meilleure que les autres ben on attend que les autres se plantent en fait c'est malheureux mais c'est comme ça c'est assez terrible ce sport c'est un sport une ancienne préfète de l'Ariège en avait fait une allégorie de la vie quelque part un ski de bosse c'est fait de haut de bas et d'une capacité à rebondir quelque part voilà et Périne Laffont elle illustre ce qui fait son tout son charme en fait en Ariège c'est quelqu'un de vraiment authentique sincère on le voit à chaque fois qu'elle réagit sur un podium elle cache rien on l'a vu encore hier sur ce soulagement ses larmes voilà c'est tout à fait elle elle est comme ça elle est spontanée et c'est quelqu'un qui ne cache rien en 2023 elle avait participé par exemple au documentaire Strong qui évoquait les questions de santé mentale avec quatre autres sportifs de très haut niveau français tous champions du monde dans leur discipline des handballers surfers etc pour évoquer justement les hauts et les bas d'une carrière de sportive de très haut niveau voilà parce qu'elle a trois années très fortes elle avait elle avait elle avait dit bon charlie Narduski mais elle a toujours cette capacité à rebondir en 2022 elle finit quatrième et là pareil on se dit elle va finir quatrième c'est pas possible et là elle a cette médaille de bronze c'est génial

59:18
Présentateur

et elle en aura peut-être une autre samedi elle a une autre compétition samedi et on imagine que quand elle va revenir en Ariège vous allez l'accueillir dignement merci beaucoup merci Antoine Cochet d'avoir été avec nous journaliste à la Gazette Ariégeois c'est un autre sujet la une de votre journal c'est la RN20 qui est fermée pour plusieurs semaines en raison d'un éboulement merci beaucoup Antoine Cochet d'avoir été avec nous et Guimet la moisson française d'hier aux Jeux Olympiques elle fait la une de la presse régionale

59:44
Invité

oui or argent et bronze le jour glorieux des bleus voilà ce que titre midi libre quand le parisien parle je cite d'une avalanche de médailles c'est un doublé historique en biathlon avec Julia Simon à la première place et Lou Jean Monod à la seconde et de l'or aussi pour Laurence Fournier-Baudry et Guillaume Ciseron en dents sur glace et bien sûr on l'a vu l'arrière-égeoise Périne Lafon à la troisième place en ski à bosse

1:00:09
Présentateur

elle est moins joyeuse ce sont les précipitations abondantes de ces dernières semaines qui inquiètent les agriculteurs

1:00:14
Invité

oui overdose de pluie les conséquences titre presse-océan il faut dire que le reste du mois de février ne devrait pas s'améliorer les maraîchers estiment qu'il s'agit je cite d'une catastrophe alors certains s'en sortent mieux quand ils produisent sur du sol sableux mais sur les terres marécageuses la pluie noient les cultures les salades sont pourries doivent être jetées et les racines des fraises baignent dans l'eau et puis le tri qui laisse circonspect de plus en plus de citoyens oui le tri perd du terrain selon Corse Matin en Corse un usager sur deux doute de la réalité du recyclage au bout de la colette et c'est encore pire chez les jeunes les 18-24 ans c'est en tout cas la conclusion du dernier rapport de l'observatoire des déchets ménagers du CIVADEC en 2025 sachez que le plastique n'a plus été trié qu'à 72% contre 80% en 2024

1:01:04
Présentateur

allez on ouvre notre page consacrée aux municipales les dernières infos de la campagne on va à Marseille le candidat du RN Franck Alizio il croit il fait la une du journal La Provence il soutient que son projet dépasse son étiquette RN

1:01:15
Invité

oui il est fort de plusieurs ralliements du modem à reconquête alors l'ancien sarkoziste l'affirme on a tendu la main et on continuera parce qu'on construit un projet qui dépasse l'étiquette politique je ne vais pas me recroqueviller alors que l'on sent la dynamique sur le terrain c'est le moment d'ouvrir les bras dit-il il est actuellement crédité de plus de 30% d'intention de vote dans les sondages

1:01:36
Présentateur

on va à Nice l'écologiste Jean-Marc Gouvernatori

1:01:39
Invité

suspendu de ses fonctions à la région après son ralliement Éric Ciotti oui c'est Nice Matin qui nous l'apprend le président de la région René Mouselier a annoncé la suspension de l'écologiste de son poste de président de l'office environnemental régional de proposition et d'action c'est dans la région PACA que ça se passe il l'occupait depuis 2021 et cela fait suite à l'annonce lundi de sa place sur la liste Union des droites pour la République Rassemblement National je ne comprends pas ce volte-face écrit René Mouselier avec son positionnement il remet aujourd'hui tout son engagement politique en cause il a trahi notre contrat et puis on reste sur la Côte d'Azur c'est Louis Sarkozy qui veut se faire un prénom en menton c'est dans la dépêche du midi qui brosse le portrait du jeune homme en campagne il a 28 ans vous voyez c'est ici c'est l'âge que son père avait rien à voir avec la défiance des Français c'est ici c'est l'âge que son père avait quand il a été élu maire de Neuilly un enfant de la balle donc il y a la politique dans le sang c'est en tout cas son équipe de campagne qu'il dit mais il devra affronter la maire sortante Rennes Alexandra Masson favorite des sondages alors il mène une campagne qui fait exploser les cadres estime la dépêche et il s'en amuse j'ai foutu un bordel dans cette ville voilà en tout cas ce qu'il a déclaré à nos confrères donc de la dépêche du midi

1:02:55
Présentateur

voilà c'est à dire effectivement dans la dépêche merci beaucoup Guimet merci pour cette revue de presse on continue à parler maire et municipal hier avait lu la remise du prix du trombinoscope qui récompense les politiques à 5 semaines des municipales le prix de l'élu local de l'année a été décerné aux plus jeunes maires de France manière de saluer l'engagement de nos élus locaux et de la jeunesse et c'est donc Hugo Biolet qui l'a emporté les maires de Vingt-Yeux en Ardèche son portrait est signé Stéphane Duguay à 18 ans j'ai été élu pour essayer de faire vivre en village et pour essayer aussi de faire bouger les lignes je suis à Vingt-Yeux une petite commune au nord de l'Ardèche

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Locuteur 9

un village de 500 habitants ici le maire s'appelle Hugo Biolet et il a une particularité c'est le plus jeune maire de France

1:03:38
Présentateur

Hugo Biolet bonjour bonjour vous avez 18 ans c'est très jeune

1:03:42
Locuteur 3

waouh alors ça devait être en 2019 ou en 2020 premier reportage télé il s'est passé tellement de choses depuis

1:03:49
Présentateur

j'ai pris 6 ans d'expérience 2-3 cheveux blancs on gère de l'urbanisme j'ai eu affaire à de la gestion de chantier

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Locuteur 3

du montage de dossiers

1:03:58
Présentateur

ce qui caractérise

1:03:59
Locuteur 3

le mandat de maire c'est l'énorme diversité des sujets qu'on peut traiter

1:04:02
Présentateur

ce qu'on voit ici c'est le premier commerce qu'on a rouvert dans le village quand on est arrivé en 2020 ça faisait 25 ans qu'on n'avait plus d'école à Vingt-Yeux 50 ans qu'on n'avait plus de commerce et donc en 2021 on a mis une petite année on a racheté un bâtiment on a rénové le rez-de-chaussée aujourd'hui personne ne voit Vingt-Yeux sans son commerce et ça a été repris par un enfant du village salut Boris je suis bouché depuis 18 ans avec un copain qui tient déjà deux bars on a repris ça lui il va gérer la partie bar moi je vais gérer la partie cuisson des viands de feu de bois Hugo Biolet termine son premier mandat en même temps qu'il finit ses études à Sciences Po et oui parce que plus jeune maire de France

1:04:39
Locuteur 9

ça veut dire aussi maire étudiant

1:04:41
Présentateur

Grenoble c'est 1h45 en dehors des heures de pointe pour aller faire mes études allez 1h45 retour et j'en profite pour passer des coups de fil j'en profite

1:04:52
Locuteur 3

pour gérer régler un certain nombre d'affaires par téléphone à distance

1:04:57
Présentateur

là on se retrouve à Grenoble pour une autre petite partie de ma vie qui est mes études que j'ai dû tenir tout au long du mandat de front

1:05:06
Locuteur 3

et donc on va continuer la journée

1:05:08
Locuteur 5

sur la procédure d'expropriation souvenez-vous je vous disais que la procédure d'expropriation il y avait intervention du juge judiciaire

1:05:16
Présentateur

c'est aussi très bien d'avoir un peu de théorie de se rappeler ce qu'est qu'un contrat public comment ça fonctionne un budget dans les grandes mailles et faire les liens avec les autres collectivités parce que ça c'est des compétences qui derrière vont me servir dans la manière dont j'envisage les choses c'est que j'ai été élu par des gens pour exercer un mandat une responsabilité il faut que je le fasse au maximum et puis après autour il faut que je fasse du mieux que je peux pour réussir mes cours et donc on ne vit pas trop une vie étudiante quand on est maire et étudiant parce que moi je suis d'abord maire et après étudiant et moi quand j'ai terminé mes cours je prends ma voiture et je rentre faire mes réunions à Vingt-Yeux à Anonnet en Ardèche je profite beaucoup plus de ma vie à Vingt-Yeux que de ma vie à Grenoble parce que mon attache en fait elle est à Vingt-Yeux loin de vouloir faire de ce premier mandat une parenthèse Hugo Biolet veut continuer à s'investir dans sa commune il a d'ores et déjà annoncé

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Locuteur 9

qu'il se présenterait à l'élection municipale de 2026

1:06:04
Présentateur

et on va revenir sur ces municipales et sur cet engagement des jeunes avec vous bonjour Nicolas Darmont bonjour merci beaucoup d'être avec nous comme tous les jeudis et bonjour Valérie Lecable bonjour merci également d'être là éditorialiste politique au quotidien le journal Point Faux on le voit Hugo Biolet qui a donc reçu hier le prix de l'élu local de l'année il est le plus jeune maire de France c'était aussi une manière de saluer l'engagement de la jeunesse de saluer aussi les élus locaux qui arrivent à la fin de leur mandat les maires les municipales c'est dans moins de 5 semaines on voit quand même qu'il y a une certaine défiance une certaine inquiétude aussi chez les maires mais il y a quand même toujours de l'engagement il en est la preuve Michael oui absolument et on voit bien à quel point justement ce scrutin local municipal est composite et au fond restitue aussi la vivacité de la vie politique quand même qui existe donc en France on ne peut pas sans arrêt et uniquement se complaire dans le sujet sur le blues des maires ou sur la défiance à l'égard des élus nationaux qui est forte mais justement dans ce cadre-là de défiance générale on va dire des français à l'égard du monde politique on voit bien que c'est toujours l'échelon municipal qui reste quand même celui qui garde le plus de confiance et de rapport donc je dirais avec la société ce qui d'ailleurs au fond moi me fait dire qu'il faut quand même être capable de réfléchir aussi avec un peu de créativité et peut-être de reconsidérer l'expérience du terrain qu'ont les élus locaux qu'ont les élus les maires pour pouvoir peut-être réirriguer également la politique nationale de manière à pouvoir retrouver de la confiance donc avec évidemment effectivement un jeune maire et un jeune candidat à nouveau comme il avait annoncé sur le plateau de public Sénat d'ailleurs au salon des maires et bien au fond on voit bien qu'il y a encore de l'avenir pour la politique Oui ce qui est important de dire je pense c'est que les maires demeurent vraiment l'ancrage de la politique en France c'est-à-dire que l'enquête sur la cote de confiance des hommes politiques qui montre beaucoup de défiance montre une confiance qui est encore de 60% pour les maires et ce qui est intéressant aussi c'est que c'est extrêmement cosmopolite parce qu'effectivement vous avez des toutes petites j'entendrais ce matin il y a des communes où il n'y a qu'une seule liste il n'y a pas d'autre liste il y a une liste alors ils vont réélire leur maire et puis C'est la chez Goudeulé par exemple Voilà exactement et puis vous venez de recevoir un des candidats à la mairie de Paris où la bataille est absolument à couteau tiré et là ça prend des allures de politique nationale donc ce qui est passionnant dans ces élections et la campagne démarre vraiment juste vis-à-vis de l'opinion publique c'est la diversité de ce pays c'est la diversité des candidats c'est la diversité des situations avec quand même quelques points forts pour moi le plus évident c'est quand même l'irruption pour la première fois des extrêmes dans ce scrutin c'est-à-dire que traditionnellement les maires en France c'est la droite traditionnelle c'est la gauche traditionnelle et à eux deux depuis toujours ils tiennent un peu les communes pour la première fois cette fois alors l'ERN avait déjà commencé en 2020 à rentrer dans les conseils municipaux mais on avait pas gagné beaucoup de mairies il y a Perpignan il y en a quelques-unes mais pas là vous avez fait le sujet sur Alizio à Marseille c'est quand même la deuxième plus grande ville de France et puis c'est la première fois que LFI trouble le jeu parce que jusque-là ils étaient toujours accrochés au Parti Socialiste et au reste de la gauche là ils ont décidé d'y aller tout seul et ils ont des scores importants à Paris à Marseille avec Delogu à Paris avec Chiquirou et ça va être un test de voir si LFI réussit ou pas à s'installer dans les grandes villes de France donc c'est très passionnant en fait très riche c'est très passionnant avec un scrutin local mais une lecture nationale dans les grandes villes est-ce que c'est le retour en tout cas l'incarnation du clivage droite-gauche et municipale il y a toujours sur le terrain municipal cette logique de dépassement dans laquelle on vit depuis 2017 n'a jamais vraiment été captée d'ailleurs pour en preuve la faiblesse un signe justement du parti en renaissance et du parti présidentiel sur le territoire local et sur la carte des municipales donc là évidemment ça n'a jamais pris parce qu'effectivement c'est toujours cet équilibre des sensibilités avec aussi un principe qui peut-être ne sera pas avéré cette fois-ci le principe de conforter les sortants c'est parmi les surprises que l'on va regarder en tout cas les évolutions que l'on va regarder dans ce scrutin c'est en quelle mesure ce principe va être respecté la deuxième chose effectivement vous l'avez mentionné c'est l'entrée en force en tout cas l'offensive dans cette campagne notamment de la France insoumise qui est elle aussi une partie qui n'a jamais non plus eu de tradition de capacité de pouvoir être dans la politique publique il y a à la fois ce ne sont pas encore des scores ce sont des sondages qui sont effectivement qui ont l'air d'être importants en tout cas qui les qualifient à chaque fois dans les grandes villes pour le deuxième tour mais avec aussi une autre attitude qu'on va regarder selon les études une intention extrêmement forte totalement nouvelle de créer un front républicain anti-LFI dans les villes donc ce qui va aussi déclencher peut-être une autre évolution qui peut être très importante c'est dans quelle mesure l'union des droites entre guillemets donc les accords possibles RN, LR pour en particulier repousser LFI vont peut-être se faire donc il y a effectivement beaucoup de considérations qui vont servir qui vont être projetées sur le scrutin qui va venir immédiatement après il y aura les sénatoriales bien sûr mais bien sûr l'élection présidentielle de 2027 pour les élections sénatoriales le résultat des municipales va être absolument crucial je crois qu'il faut 15% de suffrage à peu près pour un sénateur c'est à dire si vous avez par exemple des candidats qui sont à LFI et qui sont de Logu à Marseille il est à 15% aujourd'hui par exemple donc à 15% parce qu'on va regarder qui va gagner les villes mais on va aussi regarder qui va rentrer dans les conseils et ces gens-là ils vont aussi participer à la suite donc tout ça va avoir c'est par département les sénatoriales oui c'est ça mais donc il faut quand même enfin les grands électeurs de la France il peut y avoir une évolution voilà pour le dire plus simplement des grands électeurs en France et donc plus de diversité aussi au Sénat il n'y a pas de LFI aujourd'hui par exemple des mouvements comme ça ensuite Mickaël a tout à fait raison c'est à dire que le deuxième tour c'est le 22 mars le 23 mars démarre l'élection présidentielle pourquoi parce que les municipales vont être lourdes d'enseignement c'est à dire qu'est-ce qui a mieux fonctionné est-ce que c'est l'union des droites qui a été gagnante est-ce que au contraire quand la droite a repoussé le rassemblement national elle a réalisé des meilleurs scores pareil à gauche parce que vous avez vu que la gauche c'est unie dès le premier tour entre le parti socialiste et les écologistes ils sont alliés dans les plus grandes villes de France ils ont fait un accord de premier tour pourquoi ?

pour essayer de contrer LFI donc est-ce que cette stratégie va être gagnante ou pas ? est-ce qu'ils auraient mieux fait ? parce que vous avez vu avec les écologistes qu'une stratégie plus variable alors c'est ça des fois avec les socialistes des fois avec la France insoumise il y a une mauvaise nouvelle qui est que quelques écologistes après avoir obtenu des belles victoires puisque à Paris par exemple ils ont obtenu le 11ème arrondissement ils ont obtenu plus de conseillers de Paris ça n'a pas empêché deux d'entre eux de quitter l'alliance pour aller rejoindre qui ? LFI justement donc il y a cette incertitude effectivement des alliances des verts pourquoi ?

parce que les verts sont en posture extrêmement difficile ils vont perdre les victoires de 2020 et donc ils sont un peu perdus du coup sur quelle meilleure stratégie mener pour eux pour la suite Michael du coup qui joue gros ? Est-ce que les partis traditionnels les républicains le PS joue gros parce que c'est eux qui détiennent le plus de villes est-ce que le RN joue aussi le pari de son implantation locale avec peut-être derrière un groupe au Sénat la Macronie finalement qu'est-ce qu'elle a à gagner ? Qu'est-ce qu'elle a à perdre dans cette élection ?

La Macronie va continuer l'agonie certainement ça nous paraît quand même assez clair parce qu'on voit bien que les ambitions sont extrêmement modestes du point de vue de ce parti mais l'enjeu vous dites est-ce que le RN va gagner son pari de l'implantation territoriale ?

Le RN est déjà très implanté sur le plan territorial ils vont maintenant tenter effectivement avec leur présence dans les conseils municipaux d'avoir un groupe au Sénat ce qui serait à ce moment-là une évolution considérable d'autant plus qu'effectivement on sera déjà dans l'antichambre plus que ça même de l'élection présidentielle le parti le parti qui joue le plus à mon avis c'est LR parce qu'effectivement il détient beaucoup de villes et c'est le parti qui sort le plus perdant le plus affaibli de toute cette période du débat budgétaire où les français ont une vision un regard extrêmement sévère sur ce parti et de ce point de vue-là l'enjeu souvenons-nous que Bruno Rotaillot avait promis une vague bleue dès son arrivée à la tête du parti LR la bataille sera serrée d'autant plus qu'effectivement l'enjeu de l'union des droites et qu'on a bien vu que Jordan Bardella président du RN a appuyé là où ça fait mal en disant d'ores et déjà nous regarderons cas par cas les possibilités d'accord il y aura des tentatives sur le terrain et surtout on sait que dans ce moment-là le terrain les élus du terrain face aux états-majors des partis sont aussi extrêmement rebelles et indépendants parce que quand il faudra préserver des équilibres ou gagner des conseils municipaux ce que va dire Paris peut-être ne sera pas vraiment considéré les municipales qui ont lieu avec un remaniement qui se prépare puisque Rachida Dati est candidate à la mairie de Paris va quitter le gouvernement dans les prochaines heures c'est aussi le cas d'Amelite Monchalin qui a été nommée à la cour des comptes par Emmanuel Macron une nomination qui fait polémique on voit ça avec Céline Schmitt

1:16:50
Amélie de Montchalin

certains n'hésitent pas à parler d'un véritable scandale d'état dans les rangs de l'opposition loin de remettre en cause les compétences de celle qui fut ministre des comptes publics pendant plus d'un an on pointe un risque de conflit d'intérêt

1:17:06
Locuteur 7

désigner un ministre en exercice qui va devoir juger le budget qu'elle a fait voter par le Parlement en tout cas adopté par le Parlement au travers d'un 49-3 excusez-moi mais c'est un peu osé nous nous demandons d'ailleurs que l'article 13 de la constitution qui donne au Parlement un rôle de contrôle sur les nominations puisse être actionné en la matière il faudrait une réforme

1:17:27
Présentateur

de la constitution on y est prêt

1:17:29
Amélie de Montchalin

alors qu'un sondage publié en début de semaine indique que seuls 22% des français déclarent avoir confiance dans la politique la droite elle demande au chef de l'état des clarifications

1:17:39
Locuteur 7

ça me paraît dans la nomination malsain et surtout ça donne le sentiment que c'est un peu finalement le choix du roi je demande au Président et public d'expliquer de manière simple et claire accessible pour tout un chacun le bien fondé et ce qui l'a amené en toute objectivité à procéder à ce type de nomination

1:18:02
Amélie de Montchalin

du côté de la majorité présidentielle on appelle au respect de la décision du Président de la République ça ne pose pas de conflit d'intérêt parce que la structure et l'organisation inhérentes à la Cour des Comptes le fait qu'elle repose notamment sur des décisions collégiales Amélie de Montchalin ne travaillera pas seule Amélie de Montchalin prendra ses fonctions le 23 février prochain un poste qu'elle pourrait librement occuper jusqu'à ses 68 ans en 2053

1:18:30
Présentateur

Est-ce qu'il faut y voir une polémique Valérie Lecable ou est-ce que finalement cette nomination elle est dans la droite ligne de ce que faisaient les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?

Écoutez moi je suis surprise par cette polémique je ne sais pas si elle est si considérable que ça Amélie de Montchalin c'est quelqu'un qui a montré une compétence un calme une organisation une technicité et une capacité politique en plus à convaincre à discuter avec les uns avec les autres elle a reçu tout le monde elle a passé des heures des mois à travailler sur ce sujet dans plusieurs gouvernements et elle l'a fait avec succès donc je ne sais pas je ne veux pas dire que c'est parce que c'est une femme qu'elle est jeune et que d'habitude à la Cour des comptes on a plutôt quelques vieux barbants je ne peux pas le dire comme ça j'en sais rien avant pas disons des gens plus âgés parce que c'est alors ce qu'il faut comprendre c'est que c'est un mandat on ne peut pas la remplacer c'est elle qui part quand elle veut il n'y a pas de déchéance en fait donc c'est vrai qu'elle peut être à ce poste pendant 28 ans je pense qu'elle a d'autres ambitions et que sans doute elle évoluera moi je trouve que c'est une bonne surprise on avait cité des noms de gens que moi personnellement je ne connaissais pas Pierre Moscovici c'était pas n'importe qui c'était quelqu'un d'important aussi qui avait lui aussi été ministre de l'économie qui avait été qui était l'actuel président de la Cour des comptes exactement l'ancien président de la Cour des comptes qui avait été commissaire européen qui avait un gros calibre qui avait été le directeur de campagne de François Hollande il faut s'en souvenir donc c'était aussi une nomination politique et il a bien tenu cette nomination politique donc aujourd'hui qu'est-ce qui est en train de se passer parce qu'il est plus large le sujet le sujet c'est que en fait Emmanuel Macron a nommé Richard Ferrand au conseil constitutionnel que François Villeur qui était son très proche au conseil constitutionnel que François Villeur de Gallo le gouverneur pardon de la Banque de France a décidé d'anticiper son départ et que aussi Emmanuel Macron va le remplacer que le conseil d'état doit être remplacé aussi et en fait Jordan Bardella on ne l'a pas vu dans cet extrait mais attise fortement les braises en disant il est en train de verrouiller la République non il n'est pas en train de verrouiller la République il est en train d'utiliser son droit constitutionnel à nommer des personnalités de compétences d'autant que Richard Ferrand sa nomination a été soumise à validation du Parlement exactement alors c'est passé juste il faut dire que oui mais c'est passé alors objectivement Richard Ferrand n'avait pas la même légitimité de compétence qu'à Amélie de Montchalin aujourd'hui qu'il y a une réelle légitimité de compétence et moi je fais confiance je vais arrêter là-dessus à Amélie de Montchalin pour être objective dans ses jugements à tête de la Cour des comptes bon d'abord Emmanuel Macron il a utilisé une vieille méthode pour faire moderne c'est-à-dire qu'effectivement c'est un grand classique pour un président de nommer ses proches à la fin d'un mandat ça c'est vraiment qui viendra lui jeter la pierre à droite et à gauche tout le monde a fait pareil ça c'est évident la deuxième chose c'est que c'est le choix le choix n'est pas tant évidemment lié à la personne je souscris à tout ce qui a été dit sur Amélie de Montchalin mais ce sont les conséquences c'est-à-dire qu'effectivement une fois de plus Emmanuel Macron a montré sa volonté d'entre guillemets de disrupter le système de provoquer parce qu'en général on arrive à la cour des comptes quand on a 45-50 ans elle a 40 ans on arrive quand on est magistrate ou fonctionnaire elle est ni magistrate ni fonctionnaire dans ce peu vu là il va y avoir forcément un travail de légitimité très puissant qu'elle va devoir faire et puis surtout elle est comme on dit dans le jargon elle est conflictée parce qu'elle a fait le budget donc il y a des pans entiers du budget qu'elle ne pourra pas commenter alors on a entendu déjà l'argument de Maude Bréjon la porte-parole du gouvernement en termes de contre-feu c'est-à-dire la décision le travail étant tellement collégial maintenant et c'est une des réformes qui a été mise en place notamment par Pierre Moscovici mais qui avait été déjà initiée le travail est tellement collégial qu'elle peut effectivement répartir autour d'elle mais elle va avoir un gros travail de légitimité de par sa jeunesse de par son travail n'oublions pas qu'elle arrive dans un corps de fonctionnaire alors qu'elle a fait la réforme de l'ENA qu'elle a fait la réforme du corps diplomatique la haute fonction publique a été en quelque sorte reprogrammée parfois même pour ça selon certains brisée par son travail et quand elle était à la fonction publique donc ça n'est pas une sinécure qui l'attend Je peux rajouter un point intéressant à ce qui vient d'être dit vous savez que Pierre Moscovici a réclamé à plusieurs reprises à ce que la cour des comptes puisse être avertie en amont des projections de Bercy sur le budget de l'année et ça ça a été à la suite de l'erreur de prévision absolument c'était en 2024 je crois de l'erreur de prévision absolument considérable qu'il y a eu sur les recettes et donc il a dit le rôle de la cour des comptes c'est aussi Bercy n'est plus ce qu'il était apparemment il y a des erreurs à répétition la cour des comptes est là pour surveiller les comptes de la nation laissez-nous regarder et accéder et la réponse de Bercy ça a été un niet ça a été non et c'est assez drôle de voir que maintenant c'est Bercy qui vient à la cour des comptes et si vous voulez ça ouvre ça rouvre le jeu parce que c'est vrai la cour des comptes il l'a rappelé Pierre Moscovici au moment de son départ de son bilan il y a 40 ans c'était un rapport par an c'était les comptes de la nation à la fin de l'année alors tous les journalistes se précipitaient qu'est-ce qui s'est passé cette année là je crois qu'il a sorti 80 rapports cette année donc l'institution a fondamentalement changé et je pense que le changement de profil du premier président de la première présidente en l'occurrence accompagne cette évolution-là que ça a du sens parce qu'elle elle sait ce qui se passe à Bercy elle y a passé elle connaît tous les méandres et donc je pense qu'elle va déranger davantage les ministères au contraire peut-être qu'elle est en conflit d'intérêt sur ce coup-ci mais c'est rien par rapport à la durée et je pense qu'elle va être là pour poser les bonnes questions au beau moment à ceux qui font la politique de l'État et que ça va être salutaire par ailleurs je pense qu'effectivement on glose en permanence sur la date théorique de la sortie à la période jusqu'où elle pourrait siéger la Cour des Comptes effectivement je suis d'accord on a bien compris qu'il y a un autre vélo qui est tombé dans la tête d'Amélie de Montchalin depuis ses dernières séquences politiques elle n'a pas y rester toute sa vie et c'est vrai que quand on regarde la mutation de la place de la Cour des Comptes dans le débat public on le voit à travers la dernière étude justement sur la confiance des Français et au chapitre institution et bien la Cour des Comptes occupe une place maintenant importante les Français considèrent que c'est un organisme qui est digne de confiance Alors Amélie de Montchalin sortira du gouvernement Rachida Dati aussi ça s'est acté pour le reste on ne sait pas remaniement annoncé dans les prochaines heures est-ce que politiquement Sébastien Lecornu il a intérêt à faire un remaniement d'ampleur ou à faire un remaniement à minima ?

Il a intérêt à faire le remaniement qu'il souhaite parce que Emmanuel Macron est très présent et qu'une fois de plus on sait que et on comprend ça y est il est revenu en France Dunkerque voilà partout et remaniement nomination et donc on a compris qu'effectivement le principal au fond sujet de Sébastien Lecornu c'est comment gérer avec Emmanuel Macron parce qu'il va vouloir et on le voit bien sûr marquer de plus en plus la fin de sa présidence et je pense que ce qui va se passer là vous savez on a l'habitude tout commence par un réajustement technique et ça se termine par un remaniement politique donc on va voir dans quelle mesure ça va s'avérer et la rapidité avec laquelle parce qu'on sait qu'en général c'est pas très rapide les remaniements chez Emmanuel Macron on va voir dans quelle mesure ça va s'avérer et à quelle temporalité ça va se jouer Il commence à y avoir un petit peu d'urgence parce que la ministre de la Culture est une des principales candidates aux élections municipales qui se tiennent dans 4 semaines maintenant et donc il serait logique que les choses aillent assez vite pour que tout le monde soit dans la même situation sur la ligne de départ 4 semaines ça passe rapidement après là où vous avez raison on va voir il n'y a que quelques heures mais l'hypothèse la plus probable qui est citée dans les journaux c'est que ce soit l'actuel conseiller d'Emmanuel Macron à Culture qui remplace Rachida Dati qui a été à tête du château de Versailles pendant longtemps donc on sait qu'ils sont proches et qu'ils s'entendent bien il y a un nom qui circule pour remplacer Amélie Montsalin qui serait une promotion de David Amiel j'en sais rien mais c'est aussi un Macron et l'actuel ministre de la fonction publique voilà exactement donc effectivement ça va être un remaniement sans doute assez macronien ou macroniste et il va falloir que Sébastien Lecornu joue des coudes à moins qu'il soit d'accord et on suivra ça dans les prochaines heures allez on termine par l'histoire du jour et si vous habitez dans le Nord et dans le Pas-de-Calais vous allez avoir la patate ce week-end à Penin pas loin d'Arras dans le Pas-de-Calais Christian Roussel un agriculteur donnera ses 90 tonnes de pommes de terre à ceux qui viendront se servir alors derrière l'élan de générosité se cache le symptôme de la crise que traverse la profession en cause de la surproduction de l'année dernière les agriculteurs ont donc de nombreuses invendues il avait le choix entre les jetés ou les données il a opté pour la deuxième solution vous pourrez donc vous servir dans sa ferme à Penin vendredi samedi de 8h à 16h en apportant vos récipients et si vous le souhaitez vous pourrez donner quelque chose dans une cagnotte et puis vous reprendrez bien un peu de patate à Lille la coordination rurale elle distribuait gratuitement 3 tonnes et demie de pommes de terre et 500 kilos d'oignons jaunes c'était hier ils en ont profité pour expliquer aux consommateurs d'acheter français ils en ont même parlé au préfet qui est reparti avec son filet de pommes de terre ça donne la frite ça donne la frite bien joué Michael merci beaucoup Michael Darmon merci Valérie Lecab d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme publique Sénat