"J'ai pris le temps d'écouter" a déclaré Naïma Moutchou sur RRB
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des réponses à donner aux Calédoniens dans le domaine institutionnel et économique ?
- 0:33OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui ressort des échanges avec les groupes politiques ? Voyez-vous une porte de sortie ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Le FLNKS rejette l'accord de Bougival. Quelles sont ses propositions ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Est-ce que l'accord de Bougival tient encore ? Pourquoi est-il important ?
- 2:58RelanceRéponse directe
Le FLNKS n'a pas de mandat de négociation. Comment débloquer la situation ?
- 3:39RelanceRéponse directe
Vous aviez dit ne pas vouloir faire sans le FLNKS. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12Naïma MoutchouFait
« Il y a des enjeux majeurs. Ce qui va se passer en 2026, c'est un tournant pour les Calédoniens notamment sur le plan économique et social. »
- 2:22Naïma MoutchouFait
« Le FLNKS a confirmé qu'il rejette l'accord de Bougival. »
- 2:58Naïma MoutchouFait
« À ce stade ceux que j'ai rencontré n'ont pas de mandat de négociation. »
- 3:39Naïma MoutchouChiffre
« 5 sur 6 aujourd'hui tiennent à Bougival. »
- 5:39Naïma MoutchouPromesse
« La porte est ouverte aujourd'hui, demain, après-demain, dans 2 mois. »
- 9:31Naïma MoutchouFait
« C'est une situation économique dégradée. Les indicateurs sont défavorables. »
- 11:15Naïma MoutchouFait
« L'État n'abandonnera pas la Nouvelle-Calédonie. L'État n'a jamais abandonné la Calédonie. »
- 12:34Naïma MoutchouFait
« La solution elle est quoi ? De désendettement bah c'est une trajectoire de désendettement. »
- 21:00Naïma MoutchouFait
« On veut vivre en paix. Vous savez, on déteste personne et ça fait longtemps qu'on est là. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Ellisabeth Noire. Bonjour Nicolas. Une invité exceptionnelle ce matin sur Radio Rythme Bleu. Vous recevez la ministre des outremères. Madame le ministre, bonjour. Bonjour. Merci de passer dans les CEO de Radio Rythme Bleu à l'occasion de ce déplacement Nouvelédonie. D'autant plus que vous êtes très peu exprimé publiquement lors de ce séjour. Vous avez dit au tout début que vous vouliez écouter avant de répondre. Alors les Cédoniens attendent des réponses dans le domaine institutionnel, dans le domaine économique notamment à la presque fin de ce voyage. Est-ce que vous avez des réponses à leur donner ? Est-ce que vous avez trouvé un chemin comme on l'avait dit et notamment dans le domaine politique et institutionnel ? B je suis convaincu qu'il y a un chemin.
C'est la mission qui m'a été confié à la fois par le président de la République et le premier ministre. J'ai accepté cette grande tâche des outres mères. Difficile aussi, je le sais parce que je sais précisément qu'il y a des solutions apportées et je sais que je peux être utile. Ma mission, elle est simple. Il s'agissait de effectivement retisser ce lien du dialogue parce que on vit une période de méfiance, d'inquiétude et de colère. Moi les Calédoniens me l'ont dit. Ils veulent vivre normalement. Et vivre normalement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire avoir des emplois, avoir des commerces ouverts, avoir des écoles qui se tiennent, de la sécurité, des perspectives d'avenir, ça c'est la première chose. Ensuite, tenir un cap d'autorité et de fermeté, ça c'est
important et c'est non négociable devant la sécurité à nos compatriotes. Et puis enfin, évidemment ce que tout le monde attend, c'est-à-dire la solution sur le plan institutionnel, mais aussi sur le plan économique et social. et moi je veux lier les deux. Je veux pas qu'on parle d'institution sans parler du reste. Ça ne peut pas marcher l'un sans l'autre. Mais vous avez des réponses sur sur tous ces thèmes. Alors on va on va commencer par la politique l'institutionnelle parce qu'on a l'impression d'être dans une impasse de ne pas sortir de de cette situation dans laquelle se trouve la C donné. Vous avez rencontré tous les groupes politiques en bilatéral. Vous avez aussi eu des réunions peut-être plus discrètes avec plusieurs délégations réunies ensemble. Qu'est-ce
qui ressort de tous ces échanges ? Est-ce que vous voyez une porte de sortie ? Vous avez raison, j'ai pris le temps. J'ai pris le temps de l'écoute. Je suis venu modestement sur le sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie que je connais hein. Je suis venu en 2018, ça fait très longtemps que je travaillais aussi sur ces sujets. J'ai pas découvert le territoire en sortant de l'avion la semaine dernière. Donc donc je savais que ce serait difficile et la semaine n'a pas été simple. Mais j'ai entendu tout le monde toutes les forces politiques sont venues à la table. Alors principalement dans le cadre de bilatéral. Donc on s'est vu, on a échangé les yeux dans les yeux. Moi, j'ai posé un cadre de méthode. J'ai dit que je n'avais pas de temps à perdre et que j'étais là pour écouter. Mais alors
dans ce cas-là, il faut un dialogue vrai et un dialogue franc. Qu'on se dise les choses. Est-ce que l'accord de Bougival tient encore ? S'il ne tient pas, pourquoi ? J'ai besoin d'explication. J'ai besoin de comprendre et de savoir ce qui bloque pour avancer. Et on a fait ce travail-là, y compris avec le FLNKS. Al justement, le FLNKS a confirmé qu'il rejette l'accord de Bougival. Qu'est-ce qu'il propose ? Qu'est-ce qu'il vous a dit ? Est-ce que vous pensez pouvoir le ramener autour de la table avec les autres délégations ? Ce qui ressort des des premiers échanges que nous avons eu, c'est que le FLNKES veut rester en dehors de l'accord de Bougival. Le mot même de Bougival, le crisp la délégation que j'ai reçu. Clairement, c'est la trajectoire de l'indépendance et donc il
n'a pas la place au compromis dans ces conditions. Euh c'est d'autant plus difficile que à ce stade ceux que j'ai rencontré n'ont pas de mandat de négociation. Donc il y a une forme d'impasse au sein du FLNKS. Mais c'est une imposse que je ne peux pas accepter en ce qui me concerne parce que la Calédonie peut pas rester immobile. Il y a des enjeux majeurs. Ce qui va se passer en 2026, c'est un tournant pour les Calédoniens notamment sur le plan économique et social. Donc on peut pas rester les bras croisés. C'est le message que j'ai fait passer. Le statut connaît pas possible et les autres forces politiques le comprennent. 5 sur 6 aujourd'hui tiennent à bougival. Voilà. Mais vous aviez dit que vous ne vouliez pas faire sans le FLNKS. Votre précesseur l'avait dit également. Pas tout à fait.
Non, pas tout à fait. Euh, j'ai dit ça mais je n'ai pas dit que ça. Euh, la phrase complète et c'est important, je ne veux pas faire sans le FLNKS pourvu que le FLNKS ne fasse pas sans les autres. C'est ça la méthode du consensus et en particulier en Calédonie. Donc, j'entends moi que le FL FLNKS ne veulent pas de bougie, mais je n'ai pas de contreproposition aujourd'hui, je n'en ai pas, sauf une trajectoire d'indépendance mais qui donc ne s'inscrit pas dans un compromis. Qu'est-ce qui s'est passé à Bougival et pourquoi c'est important Bougival ? Parce que vous avez des forces politiques qui ne se parlaient plus qui ont décidé à un moment donné de se réunir et de mettre les choses sur la table et de faire un pas de côté. On avait pas vu ça depuis longtemps quand même. Et chacun accepté des
négociations, des concessions alors que on pourrait se dire les ambitions, elles sont contradictoires. Vous avez des aspirations indépendantistes d'un côté et puis des gens attachés à la République de l'autre. Mais oui, mais elles ont accepté de s'ouvrir au dialogue et d'accepter que celui qui était en face ne sorte pas humilier de la séquence. C'est comme ça qu'en bougival et c'est cet esprit que je veux préserver et continuer à porter. Donc je je donc je ne peux pas accepter qu'une partie me dise il y a rien, j'ai pas de proposition, c'est l'indépendance ou rien. Ça n'est pas entendable vis-à-vis de la méthode qui est celle du consensus ici et vis-à-vis des pas qui ont été faits par les autres et vis-à-vis également du choix des Caédoniens qui par trois fois ont dit
qu'ils voulaient rester dans la France. Ça ça rentre en ligne de compte de réflexion. Bien sûr, l'histoire doit être prise en compte. Euh moi je n'invente rien. Je constate effectivement qu'il s'est passé des choses et que les Calédoniens se sont prononcés dans un sens. Tout ça doit être pris en considération. Alors pour débloquer la situation parce que il y a un risque en métropole. On a l'impression qu'en métropole la classe politique aime bien avoir un consensus dèsaléoniens avant de s'engager. On a vu que la le report des élections provinciales, le résultat était un peu serré. Est-ce que vous pensez qu'on peut avancer même si le FLNKS est est en dehors et sur le bord de la route ? Évidemment. Sinon, je ne serai pas là. Évidemment, moi je je veux rassurer ceux
qui nous écoutent. Il y a un chemin. La porte, elle est ouverte. C'est ce que j'ai dit au FNKS. La porte est ouverte aujourd'hui, demain, après-demain, dans 2 mois, la porte est ouverte. Ils peuvent prendre le temps de la réflexion, s'organiser. J'imagine qu'il y a des échanges en interne. À un moment donné, s'ils veulent revenir dans la discussion, la porte est ouverte. En attendant, il faut avancer encore une fois parce qu'on ne peut pas se permettre de rester dans un statut co. Je rappelle les défis majeurs que les que les doniens devront affronter dans une situation économique dégradée. On ne peut pas perdre de temps et donc le blocage de l'un ne doit pas bloquer l'ensemble. Ça veut dire les prochaines étapes c'est quoi ? Est-ce que vous envisagez d'inscrire la loi le projet de loi
constitutionnelle ? Il avait été prévu en janvier, il a été retiré pour l'instant de l'ordre du jour du du parlement où certains disent il faudrait que les les Kaédoniens soient consultés tout de suite pour inscrire dans le marbre en quelque sorte l'accord de Bougival. Quelle est la solution que vous préconisez aujourd'hui ? Ces discussions elles sont toujours en cours. D'ailleurs, je revois les forces politiques tout à l'heure. Je reconvoque une plaignière. Je revois le FLNKS en bilatéral justement pour dire voilà quels sont les scénarios possibles et maintenant à vous de choisir ou de ne pas choisir. Enfin voilà les scénarios possibles. Mais je vais vous dire c'est pas c'est pas de savoir s'il faut consulter d'abord ou si le calendrier d'oglissé qui importe ça. Ce sont les
outils qui aura après. Moi ce qui m'importe c'est d'avoir de savoir où se situe le consensus et ce que j'entends de la part des autres forces politiques, c'est qu'ils tiennent à Bougival, c'est qu'ils veulent voir Bougival être mis en œuvre. Donc c'est déjà un pas d'avoir réaffirmé le soutien à un accord qui existe et qui est là. Après personne n'est fermé. J'ai entendu l'unipalica dire voudrait obtenir des éclaircissements sur tel ou tel sujet. Pas pas rouvrir Bougival. Attention, il parle d'amélioration. Ça ça vous paraît possible aujourd'hui et les autres délégations sont ouvertes ? Oui. Et c'est là où je c'est là où je veux rassurer. Il y a un état d'esprit qui nous permet d'avancer. Donc quand l'Unipalica dit peut-être tel ou tel sujet des éclaircissements, des
précisions, euh là aussi la porte n'est pas fermée sans rouvrir Bougival encore une fois parce que ça c'est la base, c'est le fondement. En revanche quand il y aura la mise en œuvre au moment de notamment du projet loque he qui va quand même être massif hein. Là les discussions peuvent s'engager sur un certain nombre de points entre les partis. Bien sûr, c'est le propre du débat d'ailleurs. Et vous, je reviens je reviens à ce que je vous disais tout à l'heure. Vous pensez qu'en métropole, il y aura un soutien à ce moment-là si la loi la loi constitutionnelle doit être examinée. Est-ce que vous sentez l'ensemble des composants de politique national prêtte à soutenir un accord même si le FLNKS n'est pas dedans ? Vous savez, on est dans une période où il faut rassurer
tout le monde. C'est vrai, parce qu'il y a un contexte politique euh à Paris euh difficile aussi, hein, je vous savez ce qui s'y passe. Euh moi, mon rôle c'est d'aller expliquer aussi là-bas ce qui se passe ici. C'est-à-dire que la porte est ouverte à tous. Le FLNKS ne souhaite pas rentrer dans Bougival, mais ne souhaite même pas expliquer pourquoi l'accord ne lui convient pas ou n'a pas les capacités encore tout à fait de l'expliquer parce qu'il est coincé dans cette trajectoire. qu'il porte depuis toujours, c'est vrai, mais il est coincé dans cette trajectoire. Enfin, je veux dire, si on fait le constat de ça, dans ce cas-là, on se projette. Et donc les parlementaires sont en capacité de se dire à à l'instanté le FLKS ne revient pas à la table des discussions mais le territoire
auquel nous tenons parce que nous tenons au territoire de la Nouvelle-Calédonie. Je veux dire les parlementaires tiennent à ça et et ils savent que c'est un territoire clé de la République et donc ils sont prêts à entendre et à avancer sur le reste si encore une fois on est bien dans un cadre qui permet d'avancer. Je crois que Bougival est la base. Alors l'autre secteur qui préoccupe beaucoup les Caléisoniens sur lequel ils vous attendent madame la ministre, c'est la situation économique. Elle est catastrophique. Vous avez pu en prendre la mesure en rencontrant les gens en allant un petit peu sur le terrain. Ah oui oui oui bien sûr. Je je ne me cache pas derrière mon petit doigt. C'est une situation économique dégradée. Les indicateurs sont défavorables. J'ai
rencontré le monde économique d'ailleurs dès le premier jour et j'ai souhaité le faire dès le premier jour justement pour mettre l'accent qui resta un peu sur sa fin après vous avoir rencontré. Oui, mais je comprends tout à fait. Moi moi j'ai d'abord voulu les entendre. Je voulais savoir d'abord ce qui se passait parce que on avait tout le monde économique donc c'était très pluriel. Il y avait des partenaires sociaux et des syndicats autour de la table. euh ce qui a été dit à confirmer hein effectivement ce que ce que ce que moi j'avais et observé et euh et et pressenti. À partir de là, je leur explique il y a deux choses. Il y a les urgences immédiates pour la Calédonie. Il y a des choses qui vont euh se dérouler dans le casadre du projet de loi de finance. Donc assez
vite. D'ailleurs, la semaine prochaine, je suis à Paris. C'est pour ça que je parle là, mardi, je suis à Paris pour l'examen des crédits budgétaires outreem notamment Nouvelle-Calédonie. Mais surtout le plan de relance à venir. C'est c'est un plan de relance massif, hein. Le premier ministre avait parlé de sursaut économique et social, de choc de confiance pour le territoire. C'est pas rien. Il va traduire comment alors quelles aides sont peuvent être déjà euh annoncées ou sont prévisibles ? C'est non, c'est un plan qui continue de se construire en fait hein, parce que c'est pas simple. C'est un plan qu'on veut voir euh se se réaliser sur plusieurs années. Donc, il y a tous les sujets à l'intérieur. Il y a les projets structurant qu'on pourra porter en terme
d'infrastructure. Il y a la question fiscale, il y a euh tout le sujet du nickel, de la stratégie qui doit être euh mise en œuvre. Puis après, il y a les plus petits projets, site par site, territoire par territoire. Les provinces ne sont pas les mêmes, n'ont pas les mêmes problématiques. Donc, c'est un travail long court. Mais c'est important. C'est c'est pas quelque chose d'évanissescent. Moi, j'ai voulu dans ma délégation venir avec madame Durieux, Claire Durieux qui est à la tête justement de la mission interministérielle sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie en matière économique et social sur ce fameux plan de relance. Précisément, j'ai voulu qu'elle vienne avec moi parce que c'est le sujet majeur. Encore une fois, moi je travaille sur et le volet institutionnel
et le volet économique et social, les deux jambes qui vont permettre au territoire de se redresser. Et avec l'air du on a rencontré tout le monde, on a continué à faire le pain point. On a apporté un certain nombre de réponses sur des questions précises. Pour le reste, on continue à construire à construire aussi avec l'exécutif puisque ce sont des arbitrages financiers qui pèsent lourd. Mais l'État n'abandonnera pas la Nouvelle-Calédonie. L'État n'a jamais abandonné la Calédonie. En 2023, les transferts de l'État, c'est 18 % du PIB et puis ça a été un/ers du PIB. Donc on sera au rendez-vous et je sais que les élus seront aussi au rendez-vous parce que le pendant ce sont les réformes effectivement à faire mais j'ai confiance. Alors, les élus qui commencent quand même à à sériter un peu
de de la lenteur que prennent les choses, notamment dans la pour la question du PGE, le prix garanti par l'État avec des remboursements qui leur semblent complètement insupportables et il demande de façon récurrente que ces prêts soient transformés tout ou partie en subvention. Vous avez pu le rapporter une réponse là. penser que ça pourrait être faisable parce que laie a un taux d'endettement qui qui est insupportable aujourd'hui. Oui. Mais ce qui compte c'est pas de transformer en subvention parce que vous transformez en subvention un an 2 ans, ensuite vous vous le déficit il est structurel. Ah la solution elle est quoi ? De désendettement bah c'est une trajectoire de désendettement et ça l'État veut accompagner les élus, gouvernement, les provinces dans cette trajectoire de
désentêtement donc dans un certain nombre de réformes. Tout le monde en a conscience. On parle depuis très longtemps de réformes, elles n'ont pas été faites. C'est vrai qu'il faut du courage. Ça demande beaucoup de courage. C'est pas simple. Et des majorités et vous savez ce que c'est parce que ex et c'est pas simple non plus. Mais c'est possible et l'État sera en appui de ça. Mais ce que je peux vous dire parce que moi c'est ce que j'ai vu ces cin derniers jours, c'est qu'il y a une prise de conscience de ça et donc les élus ils sont prêts. Moi je veux pas dire je fais pas de chantage aux élus. Je veux pas qu' chantage absolument pas. Non mais ça sert à rien. Pas du tout. C'est pas vous faites des réformes et on verra si on si on vous aide d'abord le temps de faire les
réformes pardon hein mais tout ça ce sera écroulé. Donc non on n pas le temps. Non bien sûr il faut il on viendra en appui la Nouvelle-Calédonie puis en parallèle les élus engageront les réformes parce que la Calédonie c'est pas un territoire euh qui qui veut faire la poche de l'État. C'est pas un territoire qui vient vous voyez nous secouer la manche en nous disant "Ve de l'argent de l'argent ?" Pas du tout. La Calédonie veut pouvoir vivre de manière pérenne sans venir toquer à la porte à Paris. Ça je le sais, tout le monde me l'a dit et je l'ai vu mais c'est et je le vois depuis des années. Donc je sais que le territoire qu'alunir veut s'en sortir. Je sais que les élus aussi. Voilà, nous on est là pour accompagner, pour donner des expertises si besoin.
Sur le plan financier, je vous en ai parlé. En fait, c'est un tout et ce que je veux dire, c'est que l'État sera présent. Euh, d'où l'importance de la relance de la filière nickel, hein, vous faisz allusion. Il y a beaucoup de choses ont été dites, ça fait partie aussi du plan prévu d' Bougival, mais on voit rien venir là. Est-ce que c'est l'un des thèmes sur lesquels vous avez pu vous vous pencher et faire avancer les choses ? Oui, j'ai commencé à le faire mais je vais vous dire alors c'est dans Bougival euh c'est très bien mais il faut que ce soit ailleurs. C'est un sujet à part entière. Le nickel c'est une stratégie majeure pour le territoire. On a beaucoup misé là-dessus sauf que vous voyez en 2 ans, l'État a dû donner plus de 700 millions d'euros et et
probablement que l'année prochaine, il va falloir encore que l'État compense à hauteur de 400 450 millions d'euros. sont des discussions qui sont en cours. Il y a un problème, on voit bien qu'il y a un problème. Il y a une stratégie qui est à redéfinir comment on rend viable aujourd'hui ces filière. Et ça, c'est pour ça je vous dis que ça peut pas être que Bougival. Ça doit être un grand plan pour le nickel. Et les lignes elles sont en train de bouger. J'ai rencontré Paul Néoutine, je crois que ça faisait longtemps que Paul Néoutin n'avait pas rencontré quelqu'un exécutif, un ministre. Ça fait un petit moment. Ça fait un petit moment. Ça c'est un signe qu'il y a quelque chose effectivement qui est en train de une petite mécanique qui est en train de s'enclencher et avec monsieur Néaoutin
sans trahir le secret de conversation, on a parlé évidemment de Nickel et on s'est dit que c'était le moment de se revoir et d'engager un travail collectif. La mission interministérielle c'est le support. Donc maintenant on va établir une méthode de travail pour se voir pour que tous ceux qui seront concernés puissent se parler. Il pas question de mettre quelqu'un en dehors de la discussion. Alors ça c'est le meilleur moyen surtout ici que ça dérape. Tout le monde a vocation à donner son mot et ensuite avec l'État on décidera de comment on peut rendre cette filière stratégique pour le territoire pour la République mais pour l'Europe aussi. Par on parle de sujets aussi européens donc il y a quelque chose qui se joue et et j'ai bon espoir qu'on puisse arriver à à définir cette grande
stratégie. dans le de la défiscalisation, vous confirmez la bonne nouvelle entre guillemets. Il y aura pas de coup de drabo comme ça avait été craint pendant un moment. Je confirme effectivement, je vais vous dire ce qui s'est passé. D'abord, bon, vous savez les conditions dans lesquelles le projet de loi de finance a été ficelé dans l'urgence, c'était le gouvernement de monsieur Baou. C'est pas d'ailleurs le gouvernement monsieur le cornu mais mais on a porté ce projet de loi de finance. C'est pas solidaire de ça, mais quand même euh bon quand c'est arrivé sur la table, moi je vais vous dire tout de suite les voiles se sont élevés dans dans dans tous les autres mers, partout. Euh sur le thème, vous pouvez pas nous faire ça. Euh les outremères, c'est vrai, sont dans une situation de
rattrapage pour la plupart des territoires. Pas simple. Et ces outils là, ils servent, ils servent le tissu local, ils servent les choses concrètes en fait hein, les entreprises, celles qui créent de l'emploi, celles qui arrivent à à faire vivre un peu l'économie à tel à tel endroit dans des secteurs un peu stratégiques, le tourisme, l'écologie. Donc quand d'une voix en face de vous les acteurs vous disent pas comme ça, vous pouvez pas faire le la sour d'oreille. C'est ça aussi la méthode de ce gouvernement. C'est pas des coups de drau pour des coups de draboa parce que on a un gros déficit. C'est vrai que le déficit, il est important et que chacun doit faire des efforts. Mais on a entendu et on a donc décidé avec le Premier ministre de dire très bien, il y
aura pas de coup de rabo parce qu'on ne veut pas vous fragiliser. En revanche, tout le monde s'engage à ce que l'année prochaine on puisse discuter de ces dispositifs parce qu'on sait qu'il y a des écueils, ça marche pas très bien dans certains secteurs, parfois il y a des abus et cetera, mais ce que tout le monde reconnaît et et les et les élus en face euh et ça c'est assez remarquable aussi, tous ont dit "C'est vrai, vous avez raison. Et donc on s'engage à travailler avec vous l'année prochaine pour préparer en fait le prochain projet le de finance là-dessus. Comme quoi, voilà, avec une autre méthode, je crois qu'on peut arriver à faire des miracles. Ça peut ça peut avancer. Alors, parmi les autres sujets de préoccupation, madame le ministre, bien sûr l'ordre public, la sécurité,
euh après les violences insurrectionnelles qui qui laissent des traces encore très fortes ici. Est-ce que vous pouvez nous donner la garantie et jusqu'à quand euh que les effectifs importants de force de l'ordre qui sont actuellement présents en Nouvelle-Calédonie vont y demeurer ? C'est un sujet majeur, c'est une priorité euh pour le gouvernement. Pour moi, moi je moi je suis une femme de terrain, une femme de justice. Je suis avocate de métier. Moi je ce que je fais c'est que je défends, je défends je défends des gens, des choses très concrètes et je veux défendre les Calédoniens. On leur doit la sécurité. Ce qui s'est passé à l'occasion des émeutes a été un traumatisme général pour les Calédoniens pour nous qui l'avons vécu à distance. Ces images ont été euh effroyables et
il y aura les 20 escadrons de gendarmerie et c'est beaucoup de gendarmerie mobile 20/ 120 au plan national euh et il y aura les dispositifs de sécurité les 2500 policiers et gendarmes autant de temps qu'il le faudra. Je l'ai dit tout à l'heure en préambule, je suis là aussi. Ma mission aussi c'est de tenir ce cap. Moi, je suis attaché à l'autorité de l'État. On ne fait rien dans le bazar. On ne fait rien dans le désordre. Il y a des règles. Les règles, elles doivent être respectées. On peut manifester, on peut dire qu'on n'est pas d'accord. On ne franchit pas la ligne rouge. Deux gendarmes ont été tués. Ça c'est encore dans notre chair. Donc le la fermeté c'est non négociable et ce sera tolérance zéro. Alors il y a 200 gendarmes par exemple
qui sécurisent qui sécurisent la l' RP, la route provinciale au Mondor. Vous n'avez pas pu vous rendre dans cette commune ni sur le verreou de Saint-Louis. Ça peut pas durer 200 gendarmes en permanence. Vous savez qu'il y a un projet de de construction d'une voie de contournement qui est demandée par les élus, par la population. Est-ce que l'État ça peut aider, peut apporter une réponse ? Ce serait aussi des grands travaux de l'État qui viendraient apporter un peu de Bien sûr. Est-ce que vous avez raison alors c'est envisagé ou est-ce que le dossier est au point mort là aussi ? Non, c'est ça. Non, là encore le dossier le dossier est en discussion. C'est c'est notamment l'objet de cette fameuse mission interministérielle pour le coup qui qui regarde très concrètement
très concrètement. On sait bien la situation là-bas, on sait bien les difficultés et donc on prend le pari aussi de la confiance avec tous les acteurs pour discuter de ce qui est envisageable. Alors ça prend un peu de temps parce que c'est lourd, vous l'avez dit, c'est pas rien. Mais on sait que c'est une nécessité parce que comme vous comme vous l'avez dit, de toute façon, il faudra trouver une solution, on peut pas rester en l'état. Vous avez encore quelques quelques rendez-vous, quelques quelques déplacements sur le terrain. Qu'est-ce qui vous aura le plus marqué entre la province nord, l'Ifou, vos déplacements dans les quartiers de Numéa, vous avez vous avez senti une différence par rapport à à votre première venue en 2018 ? Oui, absolument. L'état d'esprit n'est plus le même mais
la confiance, elle s'est avec le temps effiloché. C'est vrai. C'està-dire que ces derniers mois et surtout ces dernières années, un certain nombre d'événements entre les référendums probablement et et les émeutes, on meurtriit à la fois les esprits et puis évidemment l'économie locale. Et donc et donc c'est c'est c'est tout ça qui fait que on arrive à cette situation de quasi blocage mais qui est en train de se décanter. Parce que la deuxième chose, ça je le savais déjà en arrivant, mais la deuxième chose qui me frappe, c'est cette âme des Caléedonia. sont des gens très résilients et qui se projettent toujours quand même vers l'espoir parce que quand je les ai rencontré, je les ai rencontré partout pour le coup parce que ici à Numéa, mais j'ai été dans les provinces euh j'ai
assisté j'ai j'ai participé aux commémorations donc j'ai eu le temps d'aller voir les gens qui venaient euh le public assister et tout le monde me dit la même chose. On veut vivre en paix madame la ministre, on veut vivre en paix. Vous savez, on déteste personne et ça fait longtemps qu'on est là. Parfois des gens qui me disent "Nous, on est là et puis nos enfants aussi." Donc tout ce qu'on veut c'est vivre en harmonie les uns avec les autres. On ne rejette personne et on accepte et les cultures des uns et les identités des autres. Et moi ça me touche, ça me touche profondément parce que j'ai aussi une identité multiple en quelque sorte. Mes parents sont immigrés marocains. Moi je suis né en France, mes parents sont immigrés marocains. Je viens d'un milieu
très populaire. Mes parents savaient pas lire, pas écrire. On a été projeté comme ça, j'ai envie de dire, un peu dans un dans un autre monde. Fallait vivre avec ceux qui étaient à côté de vous qui étaient pas tout à fait pareil, mais on se retrouvait tous dans quelque chose de plus grand. Et ça, je l'ai retrouvé ici. Les Calédoniens se retrouvent tous dans quelque chose de plus grand, dans cette unité, dans cette communauté de destin en fait hein, dont on reparle souvent. Et ça, j'y crois profondément. Et j'ai envie de dire, ce sont les Calédoniens qui donnent le fil et le thon d'abord. Et en fait, c'est ça mon moteur et ce c'est ce pourquoi je suis venue et je voulais que ce soit mon premier déplacement. Ça, j'ai pas hésité une seconde et je le devais au Calédonia.
Vous avez été l'une des surprises du gouvernement le cornu 2. C'était vous nous disiez que c'était un peu votre choix que l'outre merve chose qui qui vous intéresse. Est-ce que c'est compliqué de succéder à quelqu'un comme Manuel Vals qui était ministre d'État et dont on a vu l'implication alors notamment concernant la Nouvelle-Calédonie et Mayot sans doute. Est-ce que c'est compliqué dans ces cas-là de mettre ses pas dans les siens ou moi j'ai beaucoup de respect pour Manuel Vas avec qui nous avons des liens d'affection par ailleurs. Donc moi, j'ai pas de difficulté dans le sens où je ne suis pas un choix de casting improvisé, voyez, ou je suis pas arrivée par le fruit du hasard. Président de la République, premier ministre, chercher quelqu'un, je pense, qui soit euh ancré
dans les territoires, qui sache ce que c'est qu'un territoire, qui sache aussi tenir le cap dans la tempête. Moi, je suis député depuis 9 ans. J'ai été vice-présidente de l'Assemblée nationale, connu des situations difficiles. J'ai présidé l'Assemblée, j'ai dû avoir géré une Assemblée nationale dans des conditions difficiles. Je suis aussi une femme de justice euh attachée à l'autorité. Et quand je dis je suis une femme de justice, c'est que la justice sociale m'intéresse. Et donc, je pense que je peux être utile à à travers voyez, toutes toutes ces composantes. Et je connais bien le cédonien et je vais vous dire, moi je sens que les lignes elles bougent. Voilà, tout le monde est venu à la table des discussions. Les les échanges ont été respectueux et cordiaux. Personne s'est énervé ou
et vous avez encore des échanges aujourd'hui. Et j'ai encore des échanges aujourd'hui. Et je crois que cette méthode qui consiste à dire très bien, moi je vous écoute, j'ai pas la science infuse, dites-moi, dites-moi où ça bloque et on va cheminer ensemble. Mais dans un discours de vérité et de fermeté en même temps parce que sur la sur la sur la méthode je suis ferme ferme, c'est-à-dire c'est la soit vous êtes sincère et et soit vous les construire sinon ça va pas être possible. Bah ça fonctionne plutôt. Après je suis une femme de dossier donc la technicité tout ça je connais c'est pas un sujet et je pense que j'ai une force de travail et je pense que c'est ça que cherchait et le premier ministre et le président de la République quand ils m'en fait confiance et et je peux dire je je le
dis au Calédonien, il il me trouve je serai au rendez-vous de ça. Voilà, je dis pas que je règlerai tout d'un coup de baguette magique mais j'ai la détermination pour pour ça et j'ai la ténacité pour ça et ceux qui me connaissent savent. ministre merci dans invitation et bonne fin de jour merci infiniment
Naïma Moutchou