#RDLS21 : 666 PARRAINAGES, 18 MARS, CAC 40, BNP, LAFARGE, RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, KENYA, AUSTRALIE
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Locuteur 1Fait
« 666 c'est censé être le chiffre du diable, bon ben c'est moi, voilà, pour l'instant, c'est comme ça. »
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« 75 milliards de profit distribué par les entreprises du CAC 40, c'est pas la crise pour tout le monde, hein ? 35% de progrès d'une année sur l'autre ! »
- 4:00Locuteur 1Chiffre
« 23 milliards et demi ramassés par les banques. »
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Bonjour ! C'est la 21ème édition de la Revue De La Semaine. Les 20 autres ont bien marché, hein, je suis content.
Elles étaient bien encouragées par vos pouces bleus et j'espère bien que cette fois-ci il en va de même, mais avant tout, maintenant : générique ! Bon, alors le premier sujet c'est que... comme vous me voyez là, figurez-vous que...
ça y est je suis dans mon costume de diable rouge, parce que le Conseil Constitutionnel, qui doit sans doute euh... compter un ou deux esprits un peu taquins, m'a attribué, a reconnu aujourd'hui, a enregistré, je ne sais pas comment on dit, 666 parrainages.
Donc j'ai vu tout de suite des commentaires : "C'est bien toi le diable", "Ça m'étonne pas de la part du diable rouge", et cætera. Alors au passage tout le monde apprend que 666 c'est censé être le chiffre du diable, bon ben c'est moi, voilà, pour l'instant, c'est comme ça. Et je savais depuis samedi qu'on avait atteint les 500 signatures, parce qu'on a divers moyens, sur lesquels je ne m'étends pas, de savoir qui fait quoi, dans une campagne comme celle-là.
Parce que c'est une campagne, les gens, que vous sachiez ça, on a commencé il y a un peu plus d'un an à ramasser des promesses de parrainage, et je dois dire que les gens qui ont promis en cours de route ont été de parole, et ceux qui ont promis ont confirmé leur parrainage, et ça vraiment, chapeau. Alors moi j'ai les comptes de samedi, là, à l'heure à laquelle je vous parle, je n'ai pas encore dépouillé les 666, je n'ai pas le détail. Le gros bataillon des signataires, samedi, c'était les maires et les élus sans étiquette.
Leur parrainage ne veut pas dire qu'il me soutiennent : ils me parrainent pour que je puisse être candidat. Mais de leur part, c'est quand même top, parce que après ça leur vaut quand même quelques ennuis, même si ils ne me soutiennent pas, par ceux qui disent : "comment ça se fait, t'as signé, t'as rendu possible la candidature de Mélenchon", alors ceux qui ne m'aiment pas, ou qui aimeraient bien que je ne sois plus là, ben ils ont quand même, euh, hein ? ils sont... ils ont les boules, quoi, il faut dire ce qui est.
Bien sûr. Alors ça me fait très plaisir de voir leur mine déconfite. 2e groupe : ce sont des élus divers gauche.
Pareil, de toutes les origines, hein, des fois c'est des élus, il y a marqué : Front de Gauche, ou bien : divers gauche, carrément. Et puis le troisième groupe, qui est très important, ça je parle de samedi, depuis ça a dû changer, c'est les communistes. Et je leur en suis très reconnaissant.
Parce que c'est très impressionnant. Ils sont nombreux, il y a eu un épisode, vous savez, un peu difficile, puisqu'il y avait une consigne de gel des signatures, mais plein d'élus communistes ont dit "nous, euh...", bon, ils ne se voyaient pas dans ce rôle-là, quoi, de me rendre la vie plus difficile, d'obliger les camarades à passer encore des heures à téléphoner, et vraiment, pouf !
Ils y sont allés. Et depuis, depuis que samedi j'ai fait savoir qu'on était 500, plein sont venus et vraiment, je les remercie beaucoup parce que je sais que c'est pas toujours facile. Des fois sur le terrain il y a des empoignades entre les uns et les autres, bon je ne suis pas au courant de tout ça, mais vraiment je comprends que des fois ça pose problème.
Eh bien ils ont dépassé tout ça, et, avec beaucoup de fraternité et de générosité, ils ont donné leur parrainage. Après il y a aussi les membres du Parti de Gauche, qui sont mes camarades, je suis membre de ce parti, comme vous le savez sans doute...
Alors c'est bien parce que la campagne de signatures m'a permis d'en détecter, parce que là-dedans chacun n'en fait qu'à sa tête, et plein ne s'étaient même pas faits enregistrer comme membres de ce parti, alors merci à vous. Et puis alors après il y a... il y a 12 héros, on ne peut pas dire... appeler ça autrement : c'est des socialistes !
Alors des socialistes qui parrainent Jean-Luc Mélenchon...
Ils vont avoir les oreilles qui sifflent, hein, parce que Cambadélis il aime pas du tout ça, donc ils vont peut-être se faire gronder, alors eux ils sont vraiment héroïques, je les remercie encore plus. C'est pas que les autres soient pas sympas, mais alors eux, vraiment, je trouve ça.... magique.
Il y a aussi quelques élus d'Europe Écologie-Les Verts, enfin bref, c'est pour dire : il y a une grande diversité de signatures, et ça, ça me va. Parce que je me sens porté par un intérêt. Je ne prends pas ces signatures pour ce qu'elles ne sont pas : ça ne veut pas dire qu'il y a 666 élus qui disent "Ah, ce que dit Mélenchon c'est formidable, je suis d'accord avec." Mais qu'ils disent : "ça vaut la peine que ça soit entendu et ça vaut la peine que, à la fin, ce soient les Français qui décident ce qu'ils feront de ma candidature, et je trouve ça très, euh... eh bien, encourageant, un signe de bonne santé démocratique, qu'il y ait cette diversité des signatures.
Bon. Comme ça s'est bien fini, je suis content, évidemment j'ai une pensée toute spéciale et toute affectueuse pour l'équipe qui a mené ça pendant un an, hein, sous la conduite de Gabriel Amard, qui vraiment est un compagnon de combat remarquable, et qui est l'homme qui a porté ça pendant des mois, avec les angoisses, et puis en plus il faut vivre avec moi, hein, ça veut dire que j'appelle quand je trouve ça va pas assez vite, euh, je ne suis pas toujours très agréable, l'autre fois il se dit : "Ah, il faut le réconforter, faut pas..." Bon bref, ...
Ce que j'ai trouvé génial, je termine là-dessus, les gens, c'est d'apprendre ça, vous avez peut-être vu l'image à la télé, je suis debout, et derrière moi, Il y a le forum latin antique à Rome, d'accord ? Alors si vous regardez bien l'image, si par hasard vous la voyez, je suis dans l'axe de ce qu'on appelle les rostres des tribuns du peuple. Les rostres, c'était la proue des bateaux, hein, donc ils avaient mis des proues de bateau, d'abord en bois puis après en marbre, hein, quand Rome est devenue très riche, et les tribuns du peuple, qui étaient les représentants du peuple, montaient sur ces... sur ces rostres, hein, sur cette plate-forme, pour faire connaître les décisions auxquelles éventuellement ils s'opposaient, et je vous résume ça en quelques mots : en face c'était "Nuit debout" toute l'année, quoi, le peuple descendait, venait là et puis alors les tribuns expliquaient ceci, expliquaient cela, on votait "oui", on votait "non", enfin bref : Nuit debout toute l'année.
Et cette tradition... c'est pour ça que j'ai emmené les journalistes à cet endroit-là, parce qu'on faisait le sommet du plan B à Rome, euh...
Je les ai emmenés là parce que c'est le lieu symbolique d'une révolution politique qui a eu lieu, tenez-vous bien -- il n'y a que vous et moi pour s'intéresser à des trucs pareils -- en 494 avant notre ère : Le peuple décide que, comme il en a ras-le-bol des patriciens qui décident de tout, se servent beaucoup, eh bien le peuple se retire sur le mont Aventin, il ne fait plus rien. C'est la grève. Et évidemment, les patriciens, euh, sans le peuple ils ne peuvent rien faire.
Donc ils sont allés les voir, ils leur ont dit "écoutez, on doit pouvoir s'arranger, tout ça", bon, et puis ils s'arrangent, et puis évidemment sitôt que le danger qui existait à l'époque a été repoussé, -- il s'agit d'une invasion --, alors les patriciens ont dit : "Tout compte fait," "on a réfléchi : non, on a changé d'avis, vous n'aurez rien." Résultat : les autres se sont remis en grève politique, et cette fois-ci il a fallu leur céder, et c'est comme ça qu'a été créée la fonction de tribun du peuple. Le tribun du peuple avait normalement, après le vote, un droit de veto sur les lois que les patriciens votaient entre eux.
J'espère que vous suivez cette histoire, mais ça a un rapport avec ce que nous on va faire le 18 mars, en allant de la Bastille à la République pour demander la 6e République, abolir la monarchie présidentielle et ses marionnettes, les tireurs de ficelles pardon, dont... les personnages politiques sont les marionnettes, hein, les tireurs de ficelles, c'est-à-dire les oligarques.
Le petit groupe de milliardaires qui tient tout dans ce pays. Bon. Pendant que je parle d'eux, je viens au point 2.
Le point 2, hé bien ce sont justement ceux qui gagnent beaucoup d'argent. Figurez-vous que cette semaine, alors là on a eu que des bonnes nouvelles on était content, premièrement 75 milliards de profit distribué par les entreprises du CAC 40, c'est pas la crise pour tout le monde, hein ? 35% de progrès d'une année sur l'autre !
C'est quelque chose, hein, les crises. Et, là-dedans, 23 milliards et demi ramassés par les banques. Donc, s'il vous plaît, venez pas me dire qu'il y a pas de l'argent dans ce pays et ne venez pas me dire qu'il y a pas moyen d'en prendre parce que là on ne parle pas du capital accumulé on parle du capital circulant, c'est-à-dire ce qui a été créé, fabriqué, puis la ponction qui est faite par le système financier, par les plus grosses boîtes.
Alors ce qui est intéressant, j'ai regardé de près le résultat des banques, parce que comme ils viennent d'augmenter tous leurs tarifs, ça fait plaisir de savoir que ça leur fait plaisir puisque ils ont fait autant qu'avant. Mais j'ai pas fait que ça. J'ai regardé pour essayer de comprendre ce qui était en train de se passer.
Et c'est intéressant : bon, d'abord vous avez le risque d'une explosion de la bulle financière de nouveau. Je vous le dis, je vous le redis, je vous l'ai déjà dit, je vous préviens, c'est chaud. C'est-à-dire que la bulle s'est dilatée, dilatée, dilatée, les cours de bourse sont beaucoup trop hauts par rapport à la valeur réelle des entreprises, et surtout par rapport à la valeur de ce qu'elles échangent réellement, c'est-à-dire de la marchandise qui va circulant de l'un à l'autre.
Ça veut dire qu'à nouveau les produits financiers occupent une place disproportionnée y compris quand ils s'appliquent à des biens matériels comme par exemple acheter des matières premières ou acheter du blé. Vous savez il y a du blé, il est acheté plusieurs fois, hein, avant même des fois qu'il soit semé ! Et puis une fois qu'il et semé, le papier représentatif est vendu une fois, deux fois, trois fois et le temps qu'il arrive il a changé quatre ou cinq fois de propriétaire, c'est dire.
Donc il y a là une bulle. Normalement, si elle ne sort pas en sifflet tout doucement, elle éclate. Et si elle éclate, rebelote vous vous tapez la crise de 2008 et vous allez voir arriver les mêmes vous disant que cette fois-ci ça y est c'est la der des ders ils ont tout compris ils doivent abolir les paradis fiscaux, les produits financiers toxiques, tout ce qu'ils vous ont déjà dit la dernière fois et qu'ils n'ont pas fait, ils le rediront.
Mais là je me suis intéressé de près à ce qui arrive aux banques, en fait, parce qu'elles sont intéressantes celles-là. Parce que quand vous voyez celle qui a ramassé le plus, c'est BNP, qui il y a peu, encore, s'est mangée une amende de plusieurs milliards auprès du trésor public des États-Unis d'Amérique pour une activité qu'il lui a été reprochée, qui était d'avoir commercialisé avec des pays interdits par les États-Unis d'Amérique, en dollars. Et le simple fait qu'il ait été utilisé des dollars a été analysée comme une manière de contourner l'embargo que les États-Unis d'Amérique ont décidé.
Embargo, qui d'après eux, passe par la maîtrise de la monnaie, vous vous rendez compte ? C'est à dire que quand vous utilisez un dollar pour acheter n'importe quoi, les États-Unis d'Amérique considèrent que comme c'est leur dollar, vous faites ce qu'il y a dans leur loi à eux, parce que sinon, vous êtes hors-la-loi. Bref la BNP s'est quand même mangé une belle amende et bien ça va pour elle, hein, très bien.
Elle a fait de magnifiques super bénéfices cette fois-ci Donc les 5 milliards qu'elle a donnés au trésor public Nord Américain on aurait pu aussi bien les leur prendre nous, hein, ça aurait fait du bien à tout le monde si on les avait transformés en choses qui servent à quelque chose à la population plutôt que d'aller le verser comme ça. Bon, les banques françaises elle se sont bien reprises, hein, alors à vous et moinsz moi ça nous fait ni chaud ni froid, hein. Mais elles représentent en France 81% du marché intérieur bancaire ; c'est pas le cas en Allemagne, où les grosses banques sont à peine à 31% du total du marché bancaire de leur pays.
Ça veut dire que la structure capitaliste du capitalisme français à une force de frappe plus grande que celle du capitalisme allemand or le capitalisme allemand est plus dynamique, plus investisseur dans l'économie réelle, tandis que la banque française, c'est quand même un gros parasite qui produit rien, prête peu dans l'économie réelle, vous n'avez qu'à essayer d'acheter un appartement ou de vous acheter quelque chose, ou, encore plus difficile, ouvrir une entreprise. Allez voir la banque pour lui dire "est-ce que vous pouvez me prêter" vous allez voir comment vous allez être reçu⋅e. et comment ils vous aideront pas parce que c'est pas dans leur plan.
Leur plan c'est d'accumuler, de faire beaucoup dans les services financiers. Tout ça ça donne des indications qui nous permettent à nous de bien réfléchir. Dernier élément qui m'a bien plu chez ces banques, c'est que figurez-vous que les banques en question, elles font banques -d'accord- mais pas que.
Et vous avez, puisque je vous parlais de la BNP -ou je peux vous parler du Crédit Mutuel, c'est ma banque donc je peux en parler- Eux ils font beaucoup dans la télésurveillance donc c'est intéressant de voir que les banques font ce qu'elles recommandent aux autres de ne pas faire. Aux autres elle disent "il faut vous resserrer sur votre cœur de métier", alors bon si vous êtes une très grande entreprise il vous font jeter dehors toutes les activités connexes à la grande entreprise, je sais pas moi par exemple : technologie, informatique, pour un secteur industriel. En général la banque dit "ah non non il faut vous séparer de ça, faut le sous-traiter, et vous vous restez à votre cœur de métier".
Mais eux ce n'est pas ce qu'ils font. Ce n'est pas ce qu'ils font. Et le Crédit Mutuel par exemple il y a beaucoup d'argent qui vient de son activité de télésurveillance.
La BNP pareil, dans d'autres activités. Beaucoup de banques ont des activités qui sont pas dans ce qu'on appelle leur cœur de métier et c'est une attitude intelligente, pour ma part je plaide pour ça. Je trouve absurde de confiner une entreprise dans un seul secteur.
C'est pas toujours possible de faire plusieurs secteurs, mais à partir d'une certaine taille, je crois que yout le monde y gagne, parce que l'entreprise devient plus souple ; quand elle prend un choc à un endroit son activité, bah l'autre peut être en positif donc elle ne se démembre pas et le cœur de métier peut être protégé. Sinon ça vous donne des choses comme celles qu'on a vues ; à un moment donné l'entreprise elle est quasiment désossée, il reste plus que le cœur, si vous êtes à un moment donné où il y a une dépression des cours, l'activité -PAF- des prédateurs viennent et ils peuvent l'acheter. Tandis que si elle était restée dans un écosystème plus large, qu'elle contrôle, hé bien elle aurait mieux résisté à une tension à un moment donné.
J'espère que tout ces explications vous saoulent pas, mais c'est pour vous dire que quand nous plaidons pour un modèle d'entreprise, quand nous plaidons pour un modèle de fonctionnement de la banque en relation avec les entreprises, bien nous savons de quoi nous parlons, voilà. Alors puisque j'en suis à évoquer ce secteur particulier où on trouve emboîtés la finance, les très grandes entreprises, et puis les relations plus ou moins claires autour d'elles, Il faut que j'évoque cette affaire de ciment Lafarge, parce que c'est pas n'importe quelle histoire. Là il réapparaît dans actualité parce que, comme vous le savez, Trump a l'intention de faire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis.
Bon, déjà, il faut que vous sachiez une chose, le mur y'en a déjà un, hein. Il fait pas toute la longueur. Et Trump prétend construire un mur donc vous réalisez maintenant c'est devenu...
La construction d'un mur c'est devenu en argument quasi universel. Je vous rappelle les gros sons de trompette qu'ils faisaient et les grosses larmes qu'ils versaient quand il y avait le mur de Berlin, à juste titre parce que c'était pas très sympathique, un régime qui empêche les gens de s'en aller c'est que y'a un problème pour lui, hein. Mais quand même, vous vous rappelez, la chute du mur, et tout ça.
Bon ben très bien, maintenant c'est eux qui les construisent, les murs, c'est pas eux qui les font tomber ; ils les construisent. Et vraiment sur la base la plus dégueulasse, qui est : empêcher la libre circulation des personnes alors qu'ils savent très bien qu'elle continuera ! Parce qu'il savent qu'elle continuera.
Ils savent qu'un mur ça sert à rien, hein. Bon bah vous mettez du monde pour surveiller le mur et puis c'est tout. Et puis les gens après ils passent par l'eau, ils passent par en dessous, ils passent de toutes les manières, d'ailleurs le mur de Berlin il est tombé aussi pour ça.
Parce que les gens continuaient à passer. Donc il faut un mur mais c'est juste pour marquer symboliquement, un peu aussi comme il y en a un en Israël, qui est quand même la chose la plus incroyable, venant de l'État d'Israël que de s'enfermer soi-même derrière des murs. Enfin bon le monde est fou.
Alors, Lafarge ils viennent et ils disent "Ben nous on est condidats pour construire le mur". Ah ouais mais c'est immoral monsieur, c'est immoral de faire ça. Autrefois Lafarge c'état une boîte qui se piquait de christianisme social, et tout ça, bon, à cheval un peu sur les valeurs morales, de l'argent qu'ils utilisaient.
Alors maintenant c'est terminé ils se sont mis avec avec des suisses pour acheter l'affaire, et la morale, pffft, c'est plus leur problème. Il y a un mur à construire, ils s'en foutent ils le construisent, peu importe à quoi il va servir. Donc avec ce genre de mentalité, vous savez, ça peut finir très mal.
Si on fait faire n'importe quoi aux gens du moment qu'on les paye. Alors Lafarge, c'est une boîte suspecte. Pourquoi ?
Parce que ils ont avoué que oui, pour maintenir leur cimenterie en Syrie, ils ont payé Daesh C'est pas rien quand même ! Ça s'appelle collaborer avec l'ennemi. Bon, ceux qui ont collaboré avec l'ennemi, à la Libération, en France ; bon, on pouvait pas tous les mettre en prison, ça faisait trop de monde.
Je parle dans le patronat, parce qu'ils ont pratiquement tous collaboré, c'était un honte. Et y'en a c'était tellement énorme que quand même il y a eu une punition contre eux, hein. En France, pas en Allemagne, mais en France, oui.
C'est le cas de Renault. Renault a été confisqué à la Libération, parce que bon ils avaient collaboré de manière notaire et on avait enlevé le portrait de Louis Renault dans la salle du conseil d'administration de Renault. Ils l'ont remis depuis.
Et c'est même un directeur socialiste qui a remis le portrait de Louis Renault. Bravo, belle trouvaile. Bon bref, si on l'a fait pour Louis Renault on peut très bien le faire pour Lafarge.
Moi si j'étais le Président de ce pays je vous garantis qu'ils nous le paieraient. Je laisserais pas passer. Je laisserais pas en disant : "bon c'est une grosse entreprise, ils font ce qu'ils veulent, c'est les affaires".
Non, non, non. Lafarge a collaboré avec l'ennemi, là. Donc Lafarge devrait être puni et ça peut pas rester l'affaire du ministère public à bercy parce qu'on dit : "ah bah comme c'est une affaire d'argent qu'ils auraient pas déclaré"...
Non, non, non, non, non. C'est pas une affaire d'argent pas déclaré, c'est une affaire de collaboration avec l'ennemi. Et si j'étais le Président de la République, je vous garantis qu'on leur ferait payer.
Il y a des lois pour ça, hein. On peut les réquisitionner si on veut. On peut les poursuivre en justice.
On peut leur infliger des amendes qui leur fassent regretter jusqu'à l'idée d'avoir eu cette idée, hein. D'autant qu'ils ont avoué ! Pourquoi ils ont avoué à votre avis ?
Un scrupule moral ? Mon œil ! C'est tout simplement parce qu'ils savaient qu'on savait, et qu'ils étaient démasqués.
Et je voudrais au passage saluer l'action de Danielle Simonnet parce que ça a été la seule élue de Paris (elle est conseillère de Paris) Danielle elle a été la seule qui a réagi immédiatement quand le Monde (le journal le Monde) a révélé cette affaire. C'est elle qui au Conseil Municipal de Paris dit : "on ne peut pas continuer à voir à faire des affaires avec Lafarge" et pourquoi elle dit ça parce qu'à ce moment-là, Lafarge faisait partie des sponsors pour payer le sable de Paris-plage, hein ? Bien sûr, bah voyons !
Alors du coup tous les autres ont regardé la pointe de leurs chaussures, personne a voté son vœu, et ils se sont donc tous rendus coupables de complicité avec Lafarge, qui lui collaborait avec nos ennemis. Donc je vous raconte tout ça parce que comme ça j'espère que ça se saura, ça se répètera et que y'a un nom qui va vous rester dans la tête, dans l'esprit : Lafarge. Et vous ferez attention quand vous en entendrez parler, vous rappellerez, ah oui c'est l'entreprise qui est d'accord pour construire le mur de Trump avec le Mexique et c'est ceux qui ont collaboré avec Daesh.
Parce que c''est important qu'on connaisse le nom des salauds, hein, ça sert. Bon alors encore un message qui concerne le changement climatique. Moi je mets un point d'honneur à en parler le plus souvent possible, pour que vous compreniez les gens que le changement climatique est commencé.
C'est pas un sujet idéologique, c'est un fait matériel, concret qui met en cause la civilisation humaine. C'est commencé. Et les phénomènes climatiques extrêmes ont commencé à s'imposer dans la réalité sociale et politique de différents pays.
Là on en a deux de nouvelles, le première c'est au Kenya, où il arrive des pénuries d'eau et ces pénuries, d'après les scientifiques, sont directement liées au changement climatique. Donc vous commencez à avoir des pays qui vont être déstabilisés par le fait qu'il y a une pénurie d'eau. Il faut vous rendre compte que la pénurie d'eau, vous êtes tellement habitué avoir l'eau courante que beaucoup de gens se rendent plus compte de la place vitale de l'eau, y compris en ville, c'est pas que pour les paysans, l'eau.
Je vous rappelle que quand il vous manque 1% d'eau dans votre corps vous avez soif, quand il vous manque 10% vous délirez et à 12% vous êtes mort. Donc l'être humain est dans un rapport avec le cycle de l'eau extrêmement intime et extrêmement fragile. Là, cet exemple, on va voir ce que ça va donner.
Mais il est vraisemblable qu'on va commencer à voir bientôt des émeutes de la soif comme on a pu en observer dans le passé pour les émeutes de la faim. Et vous allez voir à quel point ça va déstabiliser les sociétés, parce que des gens qui ont soif et qui n'arrivent pas à trouver d'eau, ils ne raisonnent plus, c'est la colère à l'état pur. Et l'autre nouvelle qui va dans le même sens, c'est ce qui s'est passé en Australie peut-être que parmi nous il y en a qui ont vu ça, qui suivent ça avec intérêt.
Que se passe-t-il ? C'est la première fois que je sur une aussi longue durée on a un pic de chaleur. Déjà des pics de chaleur il y en a de plus en plus, mais cette fois-ci c'est un pic qui dure, hein.
C'est un peu comme nous en France, notamment à Paris là où on surveille un peu les choses, avant il y avait un pic de temps à autres, maintenant c'est quasiment tout le temps que c'est en état de pic. Nous sommes toujours ou bien en pic de pollution, ou bien juste en-dessous, ou pas loin. Ce qui veut dire que nous avons déjà changé notre mode de vie.
Nous vivons continuellement en respirant de la pollution, des particules fines, qui provoquent des milliers de morts dans le pays, il faut aussi le savoir, hein. Alors çe ne se voit pas, ça ne s'attribue pas directement à cette pollution atmosphérique mais ça existe. Alors là on est dans le cas de l'Australie, qui dure depuis maintenant longtemps et qui est à 36°C.
Vous vous rendez compte, 36°C ? 36°C c'est beaucoup, et pour refroidir, ils mettent la clim' à fond à 26°C. Vous voyez, il faut faire descendre le truc de dix points.
Et vous êtes quand même à 26°C à la sortie en dans votre bâtiment. Mais, la clim', ça marche comment ? Il faut de l'électricité !
Donc pour faire du froid parce qu'il fait très chaud il faut qu'on fasse plus d'électricité et se trouve que en Australie, l'électricité ça se fait avec des centrales au charbon. Et évidemment que les centrales au charbon aggravent l'émission de gaz à effets de serre et renforcent la chaleur, si bien que c'est un cycle vicieux quasi parfait qui se met en place en Australie. Et alors on retombe sur les énergumènes, c'est-à-dire les climato-sceptiques et moi-j'ai-tout-compris-et-je-sais-mieux-que-tout-le-monde et vous avez un ministre qui dit : "Oui d'accord c'est vrai les vieilles centrales au charbon nous posent problème mais on va en faire des propres" et il arrive à l'Assemblée, il a un bout de charbon à la main et il dit : "Regardez c'est du charbon n'ayez pas peur" Il se croit malin, que c'est la vanne du siècle de montrer un bout de charbon qui sème la peur.
Evidemment tout le monde est désepéré de voir un niveau de bêtise pareille et un refus de la réalité aussi grossier. Parce que si il y a un endroit où l'on peut mettre de l'énergie alternative, renouvelable, sans trop être ecombré du nombre de gens qu'il y a autour, c'est bien l'Australie, qui pour l'essentiel est un désert, hein. Un désert pas au sens comme le Sahara, c'est un endroit où il y a personne, tout simplement, parce que c'est un continent et qu'il n'y a que quelques millions de personnes qui vivent là.
Donc ils n'ont pas d'excuses il pourraient faire tout autrement et il pourrait utiliser soit la luminescence, soit le solaire, soit la mer qui est quand même...
C'est un continent mais c'est aussi grosse île. Voilà, non, ils ne font rien de tout ça, ils vont faire d'autres centrales au charbon. Le temps qu'elles se mettent en place, vouis avez compris...
Donc voilà encore un symptôme que je voulais pointer, d'irresponsabilité politique et de crise... d'entrée de la civilisation humaine dans une crise.
Je vais vous dire les gens moi je ne suis pas que optimiste, hein. J'ai l'optimisme de l'action, mais laisser faire ça, nécessairement ça va mal tourner, parce que tout simplement c'est pas compatible avec la vie humaine, ces pics, ces changements climatiques extrêmes. Et voilà !
Si ça vous a plu, bon j'ai encore bien des choses à dire, hein, hop les petits pouces bleus pour faire monter le classement de cette vidéo. Si tout ça vous plaît, hé bien abonnez-vous. Et si vous êtes intéressé⋅e⋅s par la cohérence de mon discours, parce que là chaque fois j'en donne des petits bouts, et vous savez que ça a rapport avec mon programme et que vous voulez participer à la plate-forme jlm2017 de vous êtes les bienvenu⋅e⋅s parce qu'on est 280 000 j'espère bien qu'on finisse la campagne présidentielle à 300 000 parce que comme j'ai l'intention d'être élu au bout du compte j'aurai besoin de vous pour accompagner, aider, rectifier le cours des décisions qu'on prendra le moment venu.
Jean-Luc Mélenchon