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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 23 mai 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalEnvironnement & énergie

Philippe de Villiers : "ZFE : Le pouvoir est en miettes !"

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Philippe de Villiers

C'est un pouvoir en miette. Nous avons côte à côte la République des juges et la République des commissaires. D'abord, j'aurais rendre hommage à celui qui a déposé proposition de loi qui a déposé l'amendement qui s'appelle Pierre Merin que je connais bien depuis longtemps qui est un garçon remarquable, très courageux, très fin, très subtil et euh simplement je devrais dire ceci. La République des juges, ça veut dire quoi ? République des Jees. Ça veut dire que en fait le pouvoir judiciaire l'a emporté sur le pouvoir législatif. Là, c'est un cas d'école.

Donc, les Français qui nous regardent ou qui nous écoutent peuvent se dire à quoi ça sert d'avoir un parlement puisque il a pas le dernier mot. Et moi je vais ajouter, non seulement il a pas le dernier mot en France mais à Bruxelles. La République des juges, c'est un conseil constitutionnel qui a été conçu par Michel Debré quand il a écrit le texte des institutions de la 5e République comme un organe d'arbitrage pour veiller à la régularité du fonctionnement du des pouvoirs publics. Le Conseil constitutionnel est devenu au fil du temps renforcé par le pouvoir politique qui a qui lui a donné les des des pouvoirs adjacents.

Une officine une officine idéologique, une officine militante, une officine politique. Et donc là, voilà ce qui s'est passé. Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand. Vous pouvez vérifier ce que je dis. C'est facile à vérifier mais on peut demander aussi à Emmanuel Macron de démentir si c'est pas vrai ce que je dis. Donc Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand discrètement et il lui a dit "Écoute, ça m'embête parce que si tu casses pas ce cet amendement, ce cavalier législatif comme on dit, on va devoir payer 4 milliards à l'Europe." Et j'arrive à la République des commissaires. La République des juges vient au secours de la République des commissaires.

Donc non seulement la République des juges dévalue et destitue le pouvoir politique, ce qu'il en reste. Euh mais la République des juges travaille pour la République des commissaires. La République des commissaires, c'est Bruxelles. En effet, euh vous qui êtes des journalistes curieux de tempérament, allez chercher la note confidentielle du 25 avril 2025, la note de Bercy qui met en garde le président de la République sur le thème on a promis dans le plan de relance européen de faire les aides des feu Et si jamais on s'exécute pas, il faudra payer une amende. Il faudra rembourser 4 milliards d'euros. En d'autres termes, le pouvoir politique est nu.

Le pouvoir politique prend une décision parfaitement justifiée euh au regard de des équilibres écologiques et aussi des équilibres sociaux. C'est on va pas demander à tous les Français comme qui qu'on une voiture ancienne de de se mettre à la voiture électrique. Les Français n'ont plus d'argent et avec le problème de l'essence du Moyen-Orient de moins en moins. Et on fait prévaloir plutôt que cette pauvreté, cet appauvrissement des Français, on fait prévaloir la République des juges, la République des commissaires. Le pouvoir est en miette, il n'existe plus. Et quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, il n'y a plus qu'un protocole compassionnel.

Je crains que l'élection présidentielle ne se déroule de la manière suivante. C'est à celui qui pleure le mieux. Étant donné que les hommes politiques n'ont plus le pouvoir, ils ont le protocole compassionnel. Ils vont sur le bord de la route, ils regardent l'hémorragie du blessé dans le fossé qui perd son sang et ils offrent un cachet d'aspirine en disant ça permettra quand même d'aller mieux. Et puis ils pleurent, ils pleurent avec la famille. Ils vont sur le lieu des sinistres et ils pleurent. Ils apprennent à pleurer dès leur jeunesse, dès leur plus jeune temps, dès qu'ils sont élus et ils pleurent. Et c'est celui qui pleure le mieux qui sera élu. M.