Face à Philippe de Villiers / 22 mai 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
De quoi cette censure selon vous est-elle le nom ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Que vous inspire ces faits sordides et surtout qui est responsable de quoi ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quel est votre regard sur cette tempête initiée par l'extrême gauche croissante ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous des 10 années de la Legacy Emmanuel Macron ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Cette expression de tribalisation est-elle exagérée ou reflète-t-elle une dérive ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Philippe de VilliersChiffre
« Canal Plus a investi en 2025 dans plus de 120 films d'initiative française, soit le double de France Télévision. »
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Quasiment 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Deviler. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir, bonsoir Geofroid. Le jeune est avec nous comme chaque vendredi. Cherofroid, bonsoir.
Bonsoir à tous les deux. Philippe Deviler, vous avez souhaité impérativement commencer cette émission par la décision du Conseil constitutionnel de censurer l'abrogation des 43 zones faible émission. Les fameuses ZFE, il y en a 43 en France.
Euh cette abrogation, cette suppression des ADFE avait pourtant été votée par les parlementaires, voulu par H8 Français sur 10. Marine Le Pen justement [raclement de gorge] a parlé du Conseil constitutionnel, c'était ce matin. Écoutez.
Ah bah en tout cas, il il contraigne la démocratie. Enfin, je veux dire, le Parlement est la représentation du peuple français. Or pour encore une fois avec des arguments très contestables sur le plan juridique, il contraignit du zel pour vous le Conseil constitutionnel.
Oui, certainement il contraign la volonté exprimée par le peuple. C'est quand même très problématique parce que c'est vrai sur les feu, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration, ça commence à faire beaucoup. Je le Alors cher Philippe, de quoi cette censure selon vous est-elle le nom ?
D'un pouvoir en miette. Nous avons côte à côte la République des juges et la République des commissaires. D'abord, j'aurais rendre hommage à celui qui a déposé proposition de loi qui a déposé l'amendement qui s'appelle Pierre Morin que je connais bien depuis longtemps qui est un garçon remarquable, très courageux, très [raclement de gorge] fin, très subtil et euh simplement je devrais dire ceci.
La République des juges, ça veut dire quoi ? République des Jees. Ça veut dire que en fait le pouvoir judiciaire l'a emporté sur le pouvoir législatif.
Là, c'est un cas d'école. Donc, les Français qui nous regardent ou qui nous écoutent peuvent se dire à quoi ça sert d'avoir un parlement puisque il a pas le dernier mot. Et moi je vais ajouter, non seulement il a pas le dernier mot en France mais à Bruxelles.
La République des juges, c'est un conseil constitutionnel qui a été conçu par Michel Debré quand il a écrit le texte des institutions de la 5e République comme un organe d'arbitrage pour veiller à la régularité du fonctionnement du des pouvoirs publics. Le Conseil constitutionnel est devenu au fil du temps renforcé par le pouvoir politique qui a qui lui a donné les des des pouvoirs adjacents. Une officine une officine idéologique, une officine militante, une officine politique.
Et donc là, voilà ce qui s'est passé. Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand. Vous pouvez vérifier ce que je dis.
C'est facile à vérifier [raclement de gorge] mais on peut demander aussi à Emmanuel Macron de démentir si c'est pas vrai ce que je dis. Donc Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand discrètement et il lui a dit "Écoute, ça m'embête parce que si tu casses pas ce cet amendement, ce cavalier législatif comme on dit, on va devoir payer 4 milliards à l'Europe." Et j'arrive à la République des commissaires.
La République des juges vient au secours de la République des commissaires. Donc non seulement la République des juges dévalue et destitue le pouvoir politique, ce qu'il en reste. Euh mais la République des juges travaille pour la République des commissaires.
La République des commissaires, c'est Bruxelles. En effet, euh vous qui êtes des journalistes curieux de tempérament, allez chercher la note confidentielle du 25 avril 2025, la note de Bercy qui met en garde le président de la République sur le thème on a promis dans le plan de relance européen [grognement] de faire les aides des feu Et si jamais on s'exécute pas, il faudra payer une amende. Il faudra rembourser 4 milliards d'euros.
En d'autres termes, le pouvoir politique est nu. Le pouvoir politique prend une décision parfaitement justifiée euh au regard de des équilibres écologiques et aussi des équilibres sociaux. C'est on va pas demander à tous les Français comme qui qu'on une voiture ancienne de de se mettre à la voiture électrique.
Les Français n'ont plus d'argent et avec le problème de l'essence du Moyen-Orient de moins en moins. Et on fait prévaloir plutôt que cette pauvreté, cet appauvrissement des Français, on fait prévaloir la République des juges, la République des commissaires. Le pouvoir est en miette, il n'existe plus.
Et quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, il n'y a plus qu'un protocole compassionnel. Je crains que l'élection présidentielle ne se déroule de la manière suivante. C'est à celui qui pleure le mieux.
Étant donné que les hommes politiques n'ont plus le pouvoir, ils ont le protocole compassionnel. Ils vont sur le bord de la route, ils regardent l'hémorragie du blessé dans le fossé qui perd son sang et ils offrent un cachet d'aspirine en disant ça permettra quand même d'aller mieux. Et [raclement de gorge] puis ils pleurent, ils pleurent avec la famille.
Ils vont sur le lieu des sinistres et ils pleurent. Ils apprennent à pleurer dès leur jeunesse, dès leur plus jeune temps, dès qu'ils sont élus et ils pleurent. Et c'est celui qui pleure le mieux qui sera élu.
Écoutez, on aura l'occasion de reparler de ceux qui pleurent très bien dans les ou le mieux dans les prochaines mais je pense que vous avez compris ce que je évidemment compris. Je filais la métaphore. Philippe Deviller, autre sujet cette semaine au cœur de l'actualité, c'est le le scandale des [raclement de gorge] abus sexuels et des violences dans le péris scolaire.
Dimanche dernier, la procureur de la République de Paris a annoncé que le parquet enquêtait sur plus de 100 établissements dans la capitale, que tous les arrondissements étaient concernés et cette semaine, un coup de filet visait une école maternelle dans le 7e arrondissement et trois individus sont d'ailleurs présentés à à un juge ce vendredi. avait été faite pourtant depuis des années et notamment les premières en conseil municipal avec l'actuel maire du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoque. Je vous propose cette archive vraiment le fruit d'une d'un débat qui est très long donc on l'a condensé.
Vous allez entendre Jean-Pierre Leco monsieur Grégoire qui à l'époque était adjoint à la mairie et surtout madame Anne Dalgot. Vous ne pouvez ni vous ni votre adjointe madame Cordebard ni monsieur Grégoire en charge des personnels tirer un trait sur ces affaires en considérant qu'elles sont marginales de personnels trop souvent recrutés rapidement sans en connaître les antécédents psychiques, personnels voire judiciaire aussi. Madame la maire, mesdames et messieurs les membres de l'exécutif, toutes les mesures sont prises au moment du recrutement pour contrôler tout ce qui est de l'ordre du contrôlable.
Tout est réuni pour agir immédiatement. Et vous voudriez quoi ? Qu'on vous dise ?
Quoi ? Qu'on dise qu'il n'y a plus de recrutement du tout. Qu'il n'y a plus du tout de recrutement pour des personnes qui ont des relations professionnelles avec des enfants ?
C'est quoi le fond de votre question hein ? Jeffre le jeune. Alors Philippe, deux questions.
D'abord, que vous inspire ces faits sordides et surtout qui est responsable de quoi ? Alors, il faut être très prudent parce que on est au tout début de la procédure. On ne sait rien de ce qui va se passer.
Je dirais simplement ceci. Il y a une double responsabilité. Il y a une responsabilité judiciaire et une responsabilité politique.
La responsabilité judiciaire est la suivante. Moi, j'ai été président d'un conseil général pendant 25 ans et tous les jours, je me posais la question avec mes collaborateurs, attention, article 40. Donc si vous avez connaissance, leur disais-je, d'un fait délicueux ou d'un fait criminel ou simplement d'une rumeur, il faut m'en parler tout de suite et déposer auprès du procureur de la République un document d'information, c'est-à-dire c'est l'article 40 du code de procédure pénale.
Toute autorité constituée qui a connaissance d'un fait délicueux ou criminel doit emporter la connaissance au procureur de la République. Sinon, sinon c'est une sanction grave, une punition et même de la prison pour une pour un responsable public. Donc là, pourquoi je vous dis ça ?
Parce que je pense que l'affaire va pas s'arrêter là. C'est un un cordon, vous savez, un cordon de poudre [raclement de gorge] euh qui avance. Voilà, on voit les premières fumées.
Ensuite, la responsabilité politique, le ministre qui a instauré les 4 jours et demi, c'est Vincent Payon et j'ai écouté avec bonheur cette semaine une un édito de Alexis Brazet qui a mis le doigt sur le problème. En effet, avec François Hollande, Vincent Payon, ministre de l'éducation nationale, a décidé que il fallait arracher les enfants à leurs parents une demi-journée de plus, les tout petits. Et évidemment, la décision précipitée a fait queon n pas trouvé les gens et donc ça a été la pagaille.
Mais ce qui est intéressant, c'est de savoir pourquoi il a fait ça Vincent Payon et pourquoi à la gauche a voulu ajouter une demi-journée. Parce que Vincent Payon dans son livre La Révolution française n'est pas terminée a expliqué qu'il fallait, je cite, soustraire les enfants à leurs parents. C'est-à-dire qu'il se réclame de Rabot Saint-Étienne, de Denton, de Robespierre, de tous les révolutionnaires qui ont dit et redit l'enfant appartient à l'État avant d'appartenir à sa famille.
Et donc euh moi je pense, c'est l'occasion pour moi de le dire, que il faut permettre à chaque famille de France de choisir sa forme d'enseignement public, privé, sous contrat, hors contrat pour bouger le mamouth et faire en sorte que on puisse rebrousser chemin et dire l'inverse de ce qu'a dit monsieur Payon, le révolutionnaire, l'enfant est d'abord sous l'autorité de ses parents. Philippe, vous savez souhaitez également apporter votre regard sur la crise entre une partie petite partie du monde du cinéma et et Canal Plus. Rappelons Philippe Devilier, je vous vois sourire que Canal Plus a investi en 2025 dans plus de 120 films d'initiative française, soit le double de France Télévision ou presque 5 à six fois plus que Netflix.
Tout part d'une tribune publiée en Libération où les signataires parlent d'un risque d'une prise de contrôle fasciste sur l'imaginaire collectif. Le président du directoire de Canal Plus, Maxime Salada, a décidé qu'il ne souhaitait plus travailler à l'avenir avec ceux qui avaient pu l'attaquer attaquer le groupe, recevant entre autres le soutien de Dominique Farouia, figure grande figure de Canal ou encore du maire de Cann David Lisnar. Je vous propose d'écouter Maxime Sad.
Hier avec Laurent et les équipes, ces 45 films qui ont été soutenus par Canal seul en 2024. J'étais en train de dire Souleiman, c'est pas possible qu'on soit les seuls à avoir soutenu Souleiman. Et le producteur qui était à côté très gentiment, est venu me dire que vous pouvez y aller.
Vous étiez vraiment seul, vraiment seul du début jusqu'à la fin. Et ça nous est arrivé sur les misérables historiquement et c'est la petite dernière Arté est venue. Mais je vous dis pas pour quel montant, mais la petite dernière sans canal, il se fait pas.
Miséricorde de Guérodi sans canal, ça se fait pas. Euh je enfin je peux vous faire voilà les 45 films et d'autres où il y a un apport de Harté ou autre mais tellement minime que sans nous qu' le film se fait pas. Et vous avez voulu euh revoir une archive qui a été diffusée cette semaine et qui vous fait encore une fois sourire celle de Maurice Druon.
On est en mai 1973 et ministre des affaires culturelles. Ceci que l'on ne compte pas trop non plus sur moi pour subventionner par préférence avec les fonds de l'État, c'est-à-dire avec l'argent du contribuable, les expressions dites artistiques qui n'ont d'autre but que de détruire les assises et les institutions de notre société. Même si mes goûts m'y portaient, je ne trouverai pas cela loyal à l'égard de mes concitoyens.
Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail molotof dans l'autre devront choisir. Je crois le gênant. Alors cher Philippe, c'est une question qu'on pose pas seulement à l'ancien secrétaire d'état à la culture mais aussi au créateur de l'œuvre artistique de du pu du fou.
Quel est votre regard sur cette tempête initiée par l'extrême gauche croisette ? D'abord oui euh Jefot c'est moi qui effectivement souhaité revoir cette archive que je connais bien parce que je connaissais très bien Maurice Druon dès que j'ai été nommé secrétaire d'état à la culture par François à l'autre. Je suis allé voir Maurice Ruyon [raclement de gorge] et roi maudit euh l'auteur de champ des partisans, personnage immense et il m'a dit ceci.
Il m'a dit "Faites très attention parce que à partir du moment où vous êtes entré rue de Vallois, vous êtes maintenant le prisonnier des cultureux." "C'est quoi les cultureux ?" Il me dit "Ben, vous verrez, [raclement de gorge] ce sont des assistés euh c'est le ministère des pensionnés.
Et j'ai toujours ça en tête. Et quand j'ai vu euh la réaction de Maxime Saada don tous ceux qui connaissent savent un homme ponctuel, précis, euh honnête, droit, euh c'est un remarquable entrepreneur et moi qui connaît bien Vincent Boloré qui se dit lui-même démocrate, chrétien, conservateur, ça fait pas un fasciste tout Ça à ma connaissance, aucun des deux n'a été membre euh d'un mouvement fasciste euh pour une raison simple, c'est le fasciste 1922 et 1930, Italie et Allemagne, ils étaient pas nés. Bon, alors je vais je vais réagir à cette séquence de Cann la pétition zappé Boloré.
Et voilà comment je réagis. D'abord, il y a la forme puis ensuite il y a le fond. Dans la forme, dans la forme, [raclement de gorge] j'ai du mal à comprendre.
J'ai lu les la liste des signataires, j'en connais très peu [raclement de gorge] et apparemment il y en a très peu qui sont dans le cinéma en fait. Etth il y a eu deux fournés. Il y a eu une première liste et puis une deuxième liste.
Et dans la deuxième liste, ils sont maintenant 2500. C'est c'est impressionnant 2500. Et dedans, il y a il y a toutes sortes de gens.
Il y a il y a euh maquilleuse et cetera et travailleuse du sexe. Et là, je me suis dit [raclement de gorge] la prise de risque dont vous parlez Elliot, la prise de prise de risque d'un contrôle fasciste euh de l'imaginaire collectif, peut-être que ça s'entend pour les signataires d'un contrôle de la part de Vincent Boly qui va jusque [raclement de gorge] euh aux appareils génitaux du cinéma de l'avant-garde. parce que une travailleuse de du sexe dans une pétition comme ça, pourquoi on se demande quelle est la portée symbolique si vous me passez l'expression. [soupir] Euh ensuite, ce que je voudrais dire dans la forme, j'ai appelé William Golnadel, le grand avocat que vous connaissez, bien connu dans cette maison.
Il m'a dit juridiquement c'est une injure mais je déconseille à Vincent Boloré et à Maxime Salada d'aller devant la 10e chambre parce qu'il y aura toujours une explication de la part des juges pour pour dire que mais non tout ça c'est une simple expression. Euh alors sur le fond sur le fond je dirais d'abord qu'il y a le déconomètre et ensuite le trouillomètre. [raclement de gorge] le déconomètre.
Qu'est-ce que reproche ces gens-là à Vincent Boloret ? Finalement, il lui reproche d'être un patriote euh conservateur qui qui veut maintenir la culture française et la transmettre. En fait, ils oublient d'ajouter que Vincent Boloret, il est donc pour la préférence nationale en quelque sorte.
C'est ce que lui reproche mais ils oublient d'ajouter que eux en matière de de cinématographique ils sont pour la préférence nationale bien plus que Vincent Boloré puisque tout le système du cinéma français fait exception à l'absence de souveraineté française. C'est là encore c'est le dernier le dernier espace résiduel de l'exception culturelle, c'est-à-dire de la souveraineté française c'estàdire de la préférence nationale appliquée au cinéma. puisqueen fait quand un film américain est produit, la l'argent des salles arrive au cinéma français.
C'est très bien fait comme système. J'ai eu à le gérer, j'en suis fier. Mais que reprocher à Vincent Boloré d'être un patriote mais c'est un patriotisme au service de la création française.
Ensuite, le trouillomètre. Je vais vous dire ce que c'est le trouillomètre. Ils ont une peur bleue.
Ils m'en font souvent la confidence pourvu qu'il ait pas euh une revivissance des films de tradition. Parce que s'il y a une revivissance des films de tradition, d'ailleurs à chaque fois qu'on voit un film de grande qualité qui sort, [raclement de gorge] les salles se vident par ailleurs. Ça tient pas la route.
Ce sont des films médiocres. Et donc en fait les auteurs de films médiocres ont peur des films de de qualité. Et quand il parle de l'imaginaire français, ça me rappelle un article du monde qui s'appelait le conflit esthétique qui parlait de la cérémonie des jeux et du puit du fou et et qui disait euh "La guerre des imaginaires est lancée." Oui, la guerre des imaginaires est lancée.
Et souvent en voyant ces ces films médiocres, je pense au mot de l'air qui parle de l'imagination et l'imagination qui dresse son orgie ne laisse qu'un récif aux clarté du matin. Et donc la peur de ces gens-là, c'est que tout à coup, il y a un autre cinéma qui émerge. Et enfin, ce que je voudrais dire en synthèse, c'est que c'est la panique de la gauche culturelle.
Parce que depuis 1945, de Gaul leur a donné la culture et l'éducation à la gauche et il a donné l'économie à la droite. On a vu ce que la droite a fait de l'économie et on a vu que la gauche [raclement de gorge] a a calféit la culture. Seulement voilà, maintenant le monopole disparaît.
Il y a plus de monopole. Il y aura plus de monopole. Il y a plus de monopole du récit comme disent les sociologues, comme dirait Mathieu, ils avaient le monopole du récit.
Ils n'ont plus le monopole du récit. Ça me rappelle un mot de Sol Genet qui disait "Le système s'auto raacconte." Or le système ne peut plus s'autoacconter.
Pourquoi ? Parce que il y a le groupe Boloret et d'autres. Il y a des chevaliers de la liberté d'expression, des capitaines de l'industrie qui disent "On pourrait peut-être penser différemment, on pourrait peut-être réfléchir différemment, on peut-être on peut on peut peut-être être un miroir différent de la du réel qu'on a sous les yeux." Ou là là !
Ah bon ? Donc le système ne peut plus s'autoraconter et il y a un autre regard, un autre récit. Il y a les évidemment les réseaux sociaux également.
Donc il y a un récit alternatif. Toute l'histoire de cette pétition zappé boloré, [raclement de gorge] c'est l'histoire de ce récit alternatif. Si vous me passez euh si vous m'autorisez à faire un petit apologue, euh c'est l'histoire du euh du gars de la France insoumise qui va chez son boulanger et qui lui dit "Tu as mon croissant, il est prêt ?" Oui.
Il donne le croissant, [raclement de gorge] il lui offre un croissant tous les matins parce qu' il a il a un peu la trouille. Sauf que un jour le gars de la France insoumise insulte le boulanger et lui dit "Ton croissant, il est fad, il a ça manque de levin de gauche. C'est un c'est un croissant d'extrême droite.
Ah bon ? Qu'est-ce que tu lui reproches ? Oui, moi je veux un croissant islamique.
Ah bon ? Bon ben demain pain sec. Et là qu'est-ce que fait le gars de la France insoumise ?
Il dit va voir Mélenchon. Il dit pétition, il faut zapper le boulanger. Toute la boulange française est en moi.
C'est scandaleux ce qu'a fait le boulanger. Il m'a dit pain sec. Voilà, c'est un fasciste.
Il y a une prise de contrôle fasciste de l'imaginaire de la boulance française. Voilà. Et donc euh vous connaissez le film Le zappeur zappé.
Le zappeur zappé. Voilà l'histoire. tient en deux lignes, c'est juste l'esquise du scénario pour être agréé par Canal Plus.
Vous demanderez à Maxime Saada si le film lui convient et à ce momentl je développe. Le zappeur zapper, c'est l'histoire d'un zappeur pétitionnaire qui zappe un pétitionné. Sauf que dans un deuxième temps, le pétitionner zappé se prend à l'idée de zapper le zappeur et ça donne le zappeur zappé.
Écoutez, peut-être demander au CNC aussi hein si vous avez besoin de fond pour ce film Philippe Devilier. de films, on continue d'en parler et vous aviez on avait tous les trois ouvert notre émission la semaine dernière sur le film l'abandon avec l'émotion tout le monde se souvient des larmes de Michael Patti, la sœur de Samuel Patti entourée de 2400 personnes qui se sont levées au festival de Cann pour applaudir le film. Euh je rappelle que plus de sep français sur 10 souhaitent que le film soit projeté.
Euh que le film est une grande réussite. En première semaine, il a réuni 2548 spectateurs, 200000 pardon, 548 spectateurs, mais visiblement, il dérange, il dérange une partie de la classe politique et et médiatique. Comment expliquez-vous, Philippe Devilier un tel accueil ?
Et que dissimule cette mousse sceptique de la France ? La France des convenances. On a mis au milieu le journal du dimanche, c'était ce dimanche, l'abandon, le film qui dérange la gauche.
La gauche ne veut pas voir et notamment les deux articles du post ou encore de libération. Philippe Devillier. L'abandon est un titre bien choisi.
On pourrait parler en fait quand on regarde toute la séquence du triple abandon. Le premier abandon, c'est le thème du film, c'est l'abandon d'un homme, d'un homme traqué, d'un homme seul, qui n'est pas secouru, qui n'est pas écouté, qui n'est pas entendu, qui n'est pas protégé. Un homme seul face au silence de sa hiérarchie, face au silence des profs, face au silence de l'éducation nationale, face au silence de l'État, face au silence des élus, des édils et qui euh se trouve face- à face avec euh une campagne de dénigrement extrêmement dangereuse sur les réseaux sociaux, en face d'une plainte qui et mensongère.
Et cet homme seul avec son petit marteau dans son sac à dos. Il finit sur un trottoir et il écoute le slogan qu'il comprend tout de suite. Allah Akbar.
Allah Akbar. Cet homme seul est décapité. Et non seulement cet homme seul est abandonné de son vivant, mais on constate quelques jours après [raclement de gorge] qu'il est abandonné postmortem et on le voit tous les jours.
Je prends deux exemples, deux illustrations. La première euh il devait y avoir des collèges Samuel Patti qui devaiit fleurir. Le président de la République l'avait annoncé, il s'est rien passé.
Deuxème exemple, il devait y avoir une loi, il y a eu une loi sur le séparatisme islamique. Le mot islamique est tombé et maintenant il y a une nouvelle loi sur le séparatisme qui est la loi qui a été euh développée par Bruno Retaillot au Sénat et par Nunè. C'est une loi conjointe avec un article 6 qui en fait n'est plus du tout là pour combattre le séparatisme islamiste, mais pour combattre l'autre séparati, celui d'en face, c'est-à-dire pour condamner, faire condamner ceux qui disent que une famille c'est un papa et une maman.
Pour ceux qui disent qu'il y a trop d'immigration en France, pour ceux qui disent qu'il faut une préférence nationale, pour ceux qui qui sont accusés d'islamophobie parce qu'il critiquent la religion islamique. Voilà où on en est. Le deuxième abandon qui suit, qui s'enchaîne, c'est l'abandon l'abandon de terrain, l'abandon au combat.
Euh c'est en fait l'abandon du combat contre le djihad civilisationnel. Pourquoi je parle d'abandon ? Parce que 3 ans après l'assassinat de Samuel Patti, il y a l'assassinat de Dominique Bernard.
Donc ça n'a servi à rien. Les gardes de fou ont sauté. D'ailleurs, il y a je mets de garde de fou.
Il y a jamais eu de campagne, il y a jamais eu de combat, il y a jamais eu de cause. Alors que les services de renseignement encore récemment ont mis en garde le pouvoir politique devant ce qu'ils appellent le djihad civilisationnel qui a pris pour cible l'école comme espace témoin charia compatible. Je cite les services de renseignement comme témoin espace témoin charia compatible.
Et donc en fait euh il s'est rien passé dans le cadre de ce combat. Et le troisème abandon, c'est l'abandon de la jeunesse française. C'est l'abandon de l'école.
Qu'est-ce qui s'est passé de depuis mai 68 ? L'école s'est effondrée. On voit avec le problème de l'orthographe soulevé par le ministre Jeffrey.
On voit par le problème de la lecture soulevé par le Centre national des lettres. Euh, on le voit aussi quand on on voit à quel point on manque d'ingénieur alors que on a une ressource à notre disposition qu'on a pas su explorer euh qui est la géothermie. manque d'ingénieur parce que on forme plus de de caï, on forme des esprits qu'on forme.
Et en fait, il y a eu trois marches descendues, trois marches de l'estrade qu'on a descendu pour chapper l'autorité magistrale. La première matche, c'est M 68. Je me souviens de mon prof de français qui pleure et qui me dit son est fini du cours magistral.
Je dis pourquoi est si grave ? Je dis parce que quand il n'y aura plus le cours magistral, il y aura plus le magistère. J'ai dit pourquoi est si grave ?
Parce que bientôt on parlera non plus des professeurs, des maîtres et des élèves, mais des enseignants et des enseignés. Bien vu. Ensuite, il y a eu Giscar René Abbiille, le collège unique.
Là, c'est plus la fin de l'autorité magistrale, c'est la fin du mérite. Et enfin, après, il y a eu Jospin, apprendre à apprendre, l'école lieu de vie. Là, c'est euh la fin de la transmission.
Il y a une phrase à laquelle je pense souvent et qui répond à votre question, c'est une phrase de Anna Arend qui dit "Chaque nouvelle génération d'enfants est comme une invasion barbare que les adultes se doivent de civiliser." Et puis il y a une autre phrase plus connue de Peggy qui dit "Une école ne peut pas enseigner quand une société ne peut pas s'enseigner. Une école ne peut pas enseigner quand une société a honte.
Nous y sommes. Autre sujet Philippe Devilier, il est 19h30 et on va se projeter dans un an. Dans un an, Emmanuel Macron aura quitté sa fonction de président de la République et on ne sait toujours pas qui sera le nouveau pensionnaire euh du palais de l'Élysée.
Il se trouve que vous l'avez connu au début de sa vie de candidat et euh vous vouliez vous intéresser aussi à à sa Legacy. C'est la formule que vous avez employé en bon français hier la semaine dernière. Elle est de lui hein.
Oui. Bah vous l'avez prononcé vous aussi. Hm.
Écoutez, c'est vous en êtes maintenant le détenteur. Hm. De toutes les archives qu'on a pu proposer dans cette émission, celle-ci m'a la m'a le plus sidéré.
Je vous propose d'expliquer. Attendez, il faut peut-être d'abord que euh avant que vous nous racontiez les coulisses parce que vous l'avez connu et vous allez nous raconter les coulisses dans un instant. Philippe, d'accord.
Mais je vous parle de jeux, je je sais pas de quelle archive vous parlez donc je peux pas. Non, mais moi justement parce que dans un instant on va parler des coulisses. Bon, allons-y.
Allons-y. Non, parce que moi ce que je voulais vous raconter mon premier contact avec lui. Oui, parce que c'est c'est gouléant.
C'est goulant. Et ben justement avant que je sais pas pourquoi vous riez mais je ris parce que cette séquence je pourrais la revoir peut-être une 10 fois d'après août. Août 2016, un certain Emmanuel Macron est reçu au puit du fou.
Et regardez cette séquence. Il est venu, il a vu et visiblement ça lui a plu. Au pu du fou, Emmanuel Macron s'est offert un petit tour de char dans la reine.
Le tout sous le regard amusé du député européen souverainiste Philippe de Viller. Il ira loin selon vous, vous voyez ? On verra, on verra, on verra.
Là, je pense que il va devenir [musique] conducteur de char au plus du foudre. Un ministre d'un gouvernement de gauche en visite dans le parc d'attraction Vendéen du jamais vu. Officiellement, Emmanuel Macron était venu saluer le succès du puit du fou.
Mais de son déplacement, on retiendra surtout une phrase et un message politique. Pourquoi ? étonnant franchement vous avez une jamais eu un ministre socialiste qui a visité le pu du fou jusque là depuis 30 ans.
Vous êtes le premier l'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste. Je suis au gouvernement un gouvernement de gauche. J'ai moi-même pris des initiatives politiques qui ne vous ont pas échappé.
Nous en avons parlé tout à l'heure mais je veux dire quelle importance. Je vous froid le jeune. [rires] Alors racontez-nous Philippe euh comment ça s'est passé ?
Mais là là vous avez que la fin là. Mais avant il s'est passé quelque chose qui explique cette confession. Alors d'abord ce que je peux vous dire c'est que euh j'étais un jour à la retourne, il était en bas, j'étais en haut.
Il me dit "Venez prendre le dessert avec nous." Il était avec Brigitte. Donc je suis descendu, on a parlé, c'était très sympathique et et puis les conversations sont enchaîné ensuite jusqu'à sa venue au P du fou et dans les conversations, il y avait beaucoup de confidence et comme il est sur le départ maintenant, je me sens libéré.
Il y a plus de notion de confidentialité. Surtout que c'est pas un méchant ce que je vais dire, mais c'est révélateur. Première conversation, elle porte sur sa candidature et il me dit voilà, je je vais quitter le gouvernement, je serai candidat.
Et moi je je lui dis, il y a beaucoup de monde dans le bourg et vous êtes jeune Emmanuel si jeune. Vous devriez peut-être attendre le prochain coup. et il me répond "Je prends mon risque." Et cette phrase fait tilte en moi.
Je me dis "Mais c'est le mot d'un banquier, c'est le mot d'un trader, c'est le mot d'un croupier casino du Touquet. Je prends mon risque." Il aurait pu me dire "Je veux sauver la France." Non, je prends mon risque.
Et là, je m'accuse d'avoir été naïf. Je me suis dit tiens, c'est curieux, il prend son risque au lieu de prendre la France. Ensuite, on parle de la conversation roule sur la présidence normale.
Il est obsédé par l'idée de cette présidence normale pour reprendre le mot de son prédécesseur François Hollande qui s'apprête d'ailleurs à quitter. Il me dit "Quel genre de président faudrait-il ? Et je lui ai dit, il faut que le chef de l'État habite le corps du roi.
Il me dit qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai dit "Ben, c'est Kantorovitz, le grand philosophe qui dit que le chef de l'État a un double corps. Il a un corps terrestre, il a aussi un corps politique.
Il représente tout un peuple. Ça veut dire qu'il faut qu'il habite la fonction." Il me dit "Qu'est-ce que ça veut dire habiter la fonction ?" Je dis impératoria brevitas.
Le mot des empereurs romains, être laconique, s'entourer de mystère. Et là, je revois Brigitte qui lui prend le bras, laisse tomber la fourchette et elle lui dit comme il a raison. Et lui reprend derrière.
Ah oui, la conique, le chef s'entour de mystère très juste. Et après la conversation roule sur autre chose. Elle roule sur sur la France d'aujourd'hui.
Je dis la France, la société française est en train de la civilisation française est en train de partir par le fond. Et alors qu'est-ce qu'il faudrait ? Qu'est-ce que vous attendez-vous du futur président de la République ?
Je dis, j'attends, je n'attends pas. Enfin, il sera pas jugé sur ce qui leur a changé, il sera jugé sur qui leur a sur ce qui leur a sauvé. Il me dit et dans tout ça, il y a une pierre d'angle où je dis la pierre d'angle en fait elle est la suivante.
Depuis le socialisme mitérandien et la libération des capitaux en fait les gouvernements successifs n'ont eu qu'une idée en tête, c'est adapter la France à la mondialisation, c'est-à-dire en fait faire passer, c'est le primat de l'économique sur le politique. Il faut faire l'inverse. Il faut rétablir le primat du politique sur l'économique, c'est-à-dire non pas adapter la France à la mondialisation, mais adapter la mondialisation à la France, sinon ce sera les bonis.
On va tout perdre, notre agriculture, notre industrie, notre tertière, nos services et cetera. Et j'en arrive maintenant à ce moment où avec Brigitte, ils ont souhaité venir au pu du fou. À un moment donné, au cours de la visite et là je vais être accord avec votre image.
Il me dit "Vous savez, j'étais à j'étais à le 8 mai à Orléon." Ah oui et j'ai fait un discours transgressif et euh et souvent je me dis chacun a sa mission dit oh j'ai regardé Brigitte qui dit bah oui ou bon il me dit l'anneau l'anneau il venait d'arriver au du fou on peut voir l'anneau je dis mais bien sûr On va voir l'anneau sur le petit coussin. Il est là, bouche ouverte, extatique, concentré en lui-même.
Pas un mot. Brigitte est juste derrière lui. Moi, je suis derrière.
Et elle a presque attend qu' s'impatiente toute la meute et à un moment donné Brigitte lui caresse la joue caresse joue et lui disent attendent. Il se retourne il fait face à la presse et là il dit je renonce au socialisme. Il répond à une question d'un gars de France Inter qui lui dit "Êtes-vous encore socialiste ?" Il dit "Je renonce au socialiste." Et là, je lui glisse à l'oreille.
Merci Emmanuel, c'est le premier miracle de l'anneau. Mais ça a été le dernier. Force de constater que euh les souhaits que vous imaginiez pour euh le prochain président de la République n'ont ou les vœux que vous aviez fait n n'ont pas été exaucés peut-être.
Et on parlera un jour du style d'Emmanuel Macron, mais nous manque un peu de temps et et je voudrais vraiment qu'on revienne sur le bilan, ce que vous avez appelé la formule la Legacy. Et quelle analyse faites-vous des des 10 années de la Legacy Emmanuel Macron Philippe de Villier ? Ben [raclement de gorge] euh je pense qu'avec Emmanuel Macron, la France a perdu la maîtrise de son destin.
Elle a perdu la maîtrise de ses finances publiques. Nous sommes pris dans une spirale que je qualifierai d'hélicoïdidale. La dette emporte la dette, les impôts [raclement de gorge] entraînent les impôts. les faillites traînent les faillites.
Nous avons un état qui est devenu un léviatant vorace et insatiable avec un état providence qui tourne à la folie puisque en fait vous pouvez pas avoir un état providence avec euh sans avec les frontières ouvertes. Vous pouvez pas accorder des avantages aux nationaux si vous en accordez aussi aux étrangers parce qu'à ce moment-là, en accueillant la misère du monde, c'est la ruine. Si vous logez la terre entière, c'est ce qu'on fait nous aujourd'hui en France, c'est la ruine.
Donc l'état providence ne peut marcher que toute frontière contrôlée. Et ensuite, c'est la faillite de l'état profond, le contrôle la norme. Mais ça va plus loin.
Non seulement on a perdu la maîtrise des finances publiques, on est à 3600 milliards de dettes. Ça continue tous les jours. On a perdu le contrôle.
La France a perdu la maîtrise de sa sécurité. C'est-à-dire qu'en fait l'État ne fait plus ce pourquoi il a été inventé. Il a été inventé pour protéger.
Il ne protège plus à l'extérieur puisque il y a les euh il y a plus de 3/3. Il ne protège plus à l'intérieur puisque il y a 1500 quartiers souverains. Et regardez les mots qui ont émergé depuis que Emmanuel Macron est là. narcoomicide, tropicalisation, sud-américanisation, mexicanisation, les sikir euh la société de vigilance, ça veut dire c'est à vous de vous protéger parce que moi je peux plus rien faire pour vous.
C'est l'impuissance publique. Troisièmement, la France a perdu la maîtrise de sa démographie et ça c'est le plus grave. Elle a perdu la maîtrise de sa natalité pour la première année dans l'histoire de France.
Cette année, le nombre des naissances est inférieur au nombre des décès. On a bazardé la matrice anthropologique que peut devenir un pays où il y a 240000 avortements par an et qui met l'avortement dans sa constitution. Quel est son avenir ?
Et enfin euh 500000 migrants qui rentrent par an, carte de séjour, immigration légale. Et puis euh la dernière maîtrise qui nous échappe, c'est la maîtrise de sa souveraineté, de sa diplomatie. La souveraineté, c'est le paradigme de la conférence de la Sorbonne quand il a dit il faut passer de la souveraineté nationale à la souveraineté européenne.
Ça c'est un crime. C'est une forfaiture. On peut pas avoir les dou souverainetés.
Une femme peut pas être à moitié enceinte comme disait Marie France Garot. Donc on est plus souvent, on est en fait sous clé allemande, marché d'électricité, euros, libre échange mercosour pour pour écouler les voitures allemandes. La préférence en matière de défense sera une préférence allemande et cetera.
Et enfin, on a perdu la maîtrise de notre diplomatie. Si vous regardez du côté de l'est, on s'est engagé de manière inconcevable dans un conflit entre la Russie et l'Ukraine alors qu'on a une amitié très ancienne avec la Russie et qu'on a coupé le gaz et le pétrole russe. Ça nous arrera ça nous arrangerait bien en ce moment.
Donc c'est une folie. Donc on a renvoyé la Russie dans les bras de la Chine. Donc on a fabriqué leur Asie à nos dépends.
Quand vous regardez maintenant à l'Ouest, les Américains nous considérait comme des partenaires du temps de Gaul puis comme des protégés du temps de Giscar et maintenant comme des consommables du temps de Macron. Et puis enfin au sud on a été viré par l'Afrique et le sud global nous nargue et ne veut plus entendre parler de nous. C'est-à-dire qu'en fait la France avec Macron a perdu son rang de puissance mondiale.
Le maître des horloges a perdu son goussé. Vous avez dit quelque chose d'important. Vous avez dit dans la décennie macroniste, nous avons découvert des nouveaux mots narcomicide, mexicanisation, cartélisation.
Peut-être un autre mot qu'on va découvrir ou redécouvrir, c'est le mot tribalisation. Dimanche dernier, Alexis Corbière a interpellé Jordan Bardella qui a eu le le malheur d'employer le terme de tribalisation. On va l'écouter dans un instant.
Pour Alexis Corbière, cet homme, il parle de Jordan Bardella, dit que ce sont des tribus qui menacent la France. Point d'interrogation, ce permanent regard raciste sur notre société et infecte, dit Alexis Corbè. Écoutons Jordan Bardella.
Partout les Français nous ont accordé leur confiance. Nous avons été dignes de cette confiance et nous avons pris des mesures pour changer le quotidien des gens, pour améliorer leur pouvoir d'achat, pour améliorer la sécurité. Ça va être l'un des grands enjeux de la campagne présidentielle parce qu'il y a plus un seul endroit en France où les Français sont protégés de la tribalisation de notre [rires] pays, de la montée de leur sécurité, des agressions, des cambriolages, des menaces sur le peuple français et et nous sommes en ordre de bataille pour préparer la la prochaine campagne présidentielle. chauffera le jeune.
Alors Philippe, est-ce que selon vous cette expression est exagérée ou bien est-ce qu'elle reflète une dérive de la société française ? Et ben pour vous répondre, il faut se poser la question suivante. Il faut définir la tribalisation.
La tribalisation c'est le contraire de la civilisation. La civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il peut apporter de nouveau est infiniment moins subtile que ce qu'il va trouver. à son arrivée malgré lui.
Or, nous sommes en train de basculer [raclement de gorge] dans un état social inverse. Nous sommes entrés dans un monde post-historique, dans un monde de l'inconsistance où le temps long est grignoté, effacé par le caprice fugitif de les limitations marchandes. Nous sommes entrés dans un monde où on veut greffer une nouvelle mémoire sur l'ancienne, la transmémoire.
Nous sommes entrés dans un monde où le peuple est dépossédé, où euh nous vivons l'expropriation mémorielle. La tribalisation menace un peuple quand il a plus l'appétit de vivre et qu'il confie la fabrication d'enfants à des peuples étrangers. La tribalisation menace un peuple qui n'a plus la force de se reproduire, de se reprogrammer la vie.
La tribalisation menace un état qui se retourne contre lui-même, qui pratique la honte pour ses petits, pour ses enfants et qui leur interdit le droit à la continuité historique, c'estàdire le droit d'aller chercher dans les siècles passés les mélodiments man. Quand la tribalisation, c'est quand on a peur de sortir de chez soir le jour, la nuit et quand on a le sentiment que tout un pays est devenu un coup gorge. La tribalisation c'est des mères qui pleurent toutes seules, leur enfant, leur mari.
Harmonie commune qui peur, le gendarme commune, la mère d'éas, la mère de Philippine, la mère de Matis la mère de Lola. La tribalisation c'est qu'en fait on est dans une société explosée en tribu, en ethnie, en clan. et qu'on ne raisonne plus en terme de nation.
Comme disait Binville, la France c'est mieux qu'une race, c'est une nation. C'est le destin commun. Et moi, je pense en cet instant à la jeunesse de France. la jeunesse de France, on ne lui parle plus de la France, on ne lui demande plus de l'aimer.
Et moi, je dis à cette jeunesse errante, une nation, ce n'est pas seulement une mémoire, un art de vivre, une langue, c'est aussi une tonalité de l'âme. Alors jeunes gens, jeunes Français, je vous en supplie, revendiquez la France, demandez qu'on vous la raconte, n'acceptez jamais qu'on la défigure et allez la chercher pendant qu'il en est encore temps, là où elle existe encore. C'est justement à ces français et tous les Français qui nous regardent bien sûr, mais vous souhaitez vous arrêter un instant sur des marcheurs 20000 fidèles qui vont prendre la route ce weekend Philippe Devilier pour le pèlerinage de Chartre et vous souhaitez vous adresser et ce sera l'objet de votre apologue dire un mot 20000 jeunes français qui seront demain matin à Notre Dame de Paris pour partir en direction de de Charte. [raclement de gorge] Oui, demain matin à l'aube, ce sont 20000 jeunes français qui vont se lancer sur la route de Chartre et qui vont mettre leur pas, leurs fatigues, leurs invocations, leurs éblouissements dans ceux de leur glorieux prédécesseurs et notamment de leur aîné qui a ouvert la voix, qui a frayé la voix au début du 20e siècle qui s'appelait Charles Pegy.
Ça nous ramène à la Pente-côte 1912. Charles Peggy accomplit son vœu. Il vient d'apprendre que son fils est entre la vie et la mort.
Alors, il prend sa gourde, il se jette sur la route de Chartre depuis Paris en espérant [raclement de gorge] que son vœu sera exaucé pour la guérison de son fils, de son enfant. Il prend le chemin de supplication [toux] [raclement de gorge] et il note sur le sur la route qu'il appelle la porte étroite [grognement] et note quelques verts. Étoile du matin inaccessible reine.
Voici que nous marchons vers votre illustre court. Nous sommes la piétaille. Nous n'avançons jamais que d'un pas à la fois.
Que d'un pas à la fois. C'est ce que je souhaite à ces jeunes gens qui vont partir demain matin depuis Paris jusqu'à Chartre en formulant un souhait que ce pèlerinage entre les deux flèches crinelées de Notre-Dame de Paris, de Notre-Dame de Charte vous arrache un instant à la gangue terrestre entre les livres universel dans l'uminure et mémorial qui s'élance vers le ciel en un cantique d'allégresse que chaque pas que chacun de vos pas vous ramène à la France des prospérités de l'âme. Là où les pensées, les travaux, les travaux de la pensée s'habille de lumière séraphique là où l'éloquence des pierres s'élève à force de liberté.
Alors demain, vous allez pérégriner. pendant 3 jours au cœur du mystère d'un vieux peuple fatigué. Vous allez mettre vos pas dans les pas des humbles pèlerins qui depuis des siècles et des siècles comme vous mais il y a fort longtemps ont marchait pour sauver une civilisation.
Et quand vous apercevrez au loin là-bas la flèche, la fameuse flèche de Chartre, par-delà les meules et l'océan des épis verts qui sont autant de promesses de moissons à venir. Je vous souhaite de découvrir le nombre d'or d'un vieux peuple croisé qui donna des ailes à la pierre. C'est un souffle d'une esquise poésie qui vous envahira.
Mais n'oubliez jamais ceci. Dans chacune de vos fatigues sur la route, il y a une charge une charge morale. Vous êtes la relève.
Vous êtes la relève des petites lucioles à la sortie du catacombe dans notre crépuscule. Vous êtes la France des exaucements. Vous êtes la France des relèvements.
Vous êtes une France qui a retrouvé le dépôt millénaire. Alors, vous pouvez répéter avec Peggy 2000 ans de promesses ont fait de cette terre un réservoir sans fin pour les âges nouveaux. 1000 ans de votre grâce de ces travaux un reposoir sans fin pour l'âme solitaire.
Et bien un grand merci Philippe Devilier. Je me je précise simplement parce que je veux pas donner la mauvaise le mauvais point de départ au au fidèles et aux marcheurs. J'ai dit Notre Dame c'est Sainsulpis euh pour le pèlerinage de de charge.
Un grand merci Philippe. Dire aux téléspectateurs que euh tout au long du weekend sur ces news, euh nous suivrons euh attentivement le le pèlerinage de Chart. pèlerinage que vous avez déjà fait Geoffre le quand j'étais petit bien sûr mais que vous avez accueilli les fidèles euh lors de la première année, vous avez distribué le JDD si mes souvenirs sont bons.
Un grand merci Philippe Devilier est resté euh à la semaine prochaine bien évidemment. Merci beaucoup. Merci Geoffrey le jeûne et nous on se retrouve dans quelques instants.
Philippe de Villiers