Choose France - Edition France | Allocution de Roland Lescure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueChiffre
« la croissance au 3è trimestre a été de 0,5 % en France. On fait mieux que l'Espagne. On fait mieux qu' l'Italie, on fait mieux que l'Allemagne, on fait mieux que la zone euro dans son ensemble. »
- 1:40Invité politiqueChiffre
« Plus de 150 investissements différents avec au total 30 milliards d'euros, une vingtaine de milliards déjà engagés et une dizaine de milliards nouveaux. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Dans ces investissements, il y a un tiers de grandes entreprises. Il y a 15 % d'entreprises de taille intermédiaire dont on parle jamais assez. Il y a 25 % de PME, 25 % de start-up. »
- 5:15Invité politiquePromesse
« il faut qu'on trouve des voies de passage qui vont nous permettre de faire en sorte qu'on va tous et toutes contribuer au redressement budgétaire. on en a tous besoin mais que cet effort il soit équitablement partagé à la fois en prélèvement obligatoire supplémentaire, on en aura sans doute un peu, mais aussi en économie de dépense, c'est absolument indispensable. »
- 8:45Invité politiqueFait
« Je pense qu'il y aura un avant et un après la vente de poupée pornographique sur des plateformes grand public qui puisent destiné à nos enfants, à nos adolescents, à nos jeunes adultes. »
Temps de parole
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Bonjour, bonjour, bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la maison de la chimie. Je suis extrêmement heureux de pouvoir introduire cette journée qui est une journée ou une demi-journée qui avant tout vous est dédiée. Quand le président de la République a souhaité lancer l'édition France de Tes France, c'était en grande partie à la demande d'un certain nombre d'entre vous. Vous trouviez très bien qu'on puisse célébrer régulièrement les grands succès des investisseurs internationaux qui choisissent la France. Mais vous avez été un certain nombre à nous dire et vous aviez raison. Bah nous aussi on choisit la France et depuis longtemps pour certains d'entre vous, même depuis des siècles.
Et donc on a souhaité cette journée à la fois pour célébrer les succès qui sont les vôtres et puis vous dire bravo et merci. Et donc je commence par ça. Vraiment bravo et merci. Je pense que vous pouvez vous applaudir parce que vous êtes exceptionnel. On aime on aime beaucoup surtout à Berler des chiffres macroéconomiques et il faut le reconnaître, ils sont plutôt pas mauvais. Vous savez que la croissance au 3è trimestre a été de 0,5 % en France. On fait mieux que l'Espagne. On fait mieux qu' l'Italie, on fait mieux que l'Allemagne, on fait mieux que la zone euro dans son ensemble.
La production industrielle a rebondi, l'investissement était en croissance, les exportations en ont repris, tout ça c'est des chiffres macroéconomique. Mais vous le savez, mieux que personne derrière ces chiffres macroéconomiques, il y a des réalités sur le terrain. Il y a des hommes et des femmes qui travaillent, qui produisent, qui investissent, qui exportent. Sans vous et sans vos salariés, évidemment, ces chiffres macroéconomiques n'existeraient pas. Et aujourd'hui, ce qu'on a souhaité partager avec vous, mais aussi avec nos concitoyens, c'est les succès d'entrepreneurs et d'entrepreneuses français qui investissent en France.
On a annoncé aujourd'hui, ce sont des investissements qui pour certains datent d' mois, pour d'autres sont annoncés aujourd'hui pour les mois qui viennent. Plus de 150 investissements différents avec au total 30 milliards d'euros, une vingtaine de milliards déjà engagés et une dizaine de milliards nouveaux. Et ce qui me plaît beaucoup dans ces chiffres là, c'est que ces investissements, ils concernent toutes sortes d'entreprises, toutes sortes de secteurs, toutes sortes de territoires, toutes sortes d'entreprises. D'abord, je déteste oppose les grands, les petits, les moyens, les start-ups et les entreprises d'hier et d'aujourd'hui. Au fond, vous êtes tous et tout au rendez-vous.
Dans ces investissements, il y a un tiers de grandes entreprises. Il y a 15 % d'entreprises de taille intermédiaire dont on parle jamais assez. Il y a 25 % de PME, 25 % de start-up. Toutes les tailles d'entreprise ont contribué à ces succès. On y retrouve aussi toutes sortes de secteurs, des secteurs d'aujourd'hui qui font la fierté de la France. J'étais ce matin chez chez l'Oréal à gauchi où la production va doubler dans les semaines qui viennent du fait de 60 millions d'investissements. Dolipran a annoncé qu'on augmentait le nombre de boîtes produites en France de 150 millions par an. On a évidemment des entreprises de la chimie, de l'industrie traditionnelle qui investissent elles aussi.
On a et c'est un sujet dont vous savez qui m'est cher mais il est aussi cher à mon collègue Mathieu Lefèv qui est présent ici des entreprises qui investissent dans la transition énergétique et écologique. On était vendredi che dans une entreprise séchée dans l'un qui fait du recyclage de solvant industriel extrêmement précise, extrêmement technologique qui permet de développer l'économie circulaire. On a évidemment le grand sujet de l'intelligence artificielle qui est un défi majeur auquel nous faisons tous face. La France, l'Europe doivent être des champions de l'intelligence artificielle. On a pour ça des cerveaux exceptionnels.
Il faut des cerveaux, il faut aussi des serveurs pour faire de l'intelligence artificielle. On a annoncé aujourd'hui des investissements massifs d'acteurs reconnus. Il y a parmi d'autres en partenariat avec Infravia qui va développer des des centres de data, des centres de données pour parler français, des data center qui vont nous permettre de mettre en place cette architecture, cette colonne vertébrale qui fera que vous tous et toutes, vous pourrez à l'avenir déployer de l'intelligence artificielle, être plus productif, être plus efficace grâce à des solutions made in France, made in Europe. Et puis vous êtes dans tous les territoires.
Chaque région aujourd'hui est concernée par des investissements qui vous concernent. On a des investissements en Martinique à la Réunion dans la Haute France en Provence à Cope d'Azur et et partout y compris évidemment dans la région Île-de-France. Et donc cette cette somme de succès français qui sont avant tout les vôtres, ce sont aussi les nôtres. On est un certain nombre de ministres aujourd'hui à partager ces succès avec vous.
Je présenterai tout à l'heure rapidement le le déroulement de cette de cette journée de manière à ce qu'on ait des tables rondes qui vont nous permettre d'échanger qui vont nous permettre d'échanger et notamment sur les sujets qui vous enchantent peut-être pas tous les jours. Vous le savez, on est dans une période budgétaire difficile. Le premier ministre a souhaité pouvoir avancer avec une méthode inédite 1493 avec des échanges réguliers avec les parlementaires. J'en vois certains dans la salle ici présent qui souhaitent tous et toutes que la France dispose d'un budget. Et moi, je suis intimement persuadé que la stabilité politique, elle a de la valeur.
Elle a de la valeur pour nous, elle a de la valeur pour vous. Parce que un environnement politique stable, c'est aussi un environnement qui permet d'investir. Mais cette stabilité politique, elle peut pas se faire à n'importe quel coût. Et je l'ai dit ce matin et je le redis et le premier ministre là tout à l'heure pour échanger avec vous dans le cadre d'une table ronde sur le budget avec Améline Montchalin. Il est hors de question que la stabilité politique se fasse sur le dos des entreprises et donc il faut qu'on trouve des voies de passage qui vont nous permettre de faire en sorte qu'on va tous et toutes contribuer au redressement budgétaire.
on en a tous besoin mais que cet effort il soit équitablement partagé à la fois en prélèvement obligatoire supplémentaire, on en aura sans doute un peu, mais aussi en économie de dépense, c'est absolument indispensable. Et tout ça est absolument indispensable, d'autant plus qu'aujourd'hui vous faites face, nous faisons face à un environnement mondial totalement bouleversé.
Les règles du commerce international ont été complètement remises à plat par la Chine qui depuis son entrée dans l'OMC a beaucoup investi, il faut le reconnaître, mais aussi énormément subventionné avec des produits chinois qui aujourd'hui sont présents partout et pour certains d'entre eux évidemment dans une logique de dumping contre lequel nous devons nous battre. Et puis les États-Unis qui ont été le champion du commerce international de du libre échange non faussé ont évidemment pris un virage important. il y a maintenant plus d'un an avec l'élection la réélection de Donald Trump et la mise en place de tarifs commerciaux sur tous les produits y compris sur les votes.
Et face à ce contexte géopolitique, face à ce contexte économique, face à ce contexte complètement bouleversé, nous sommes là avec tous les ministres pour vous dire qu'on est à vos côtés, que nous devons investir en français et en européen toutes les politiques publiques de manière à protéger notre industrie. Parce que l'industrie, c'est la colonne vertébrale de ce qui font de ce qui fera pardon nos succès de demain. On doit le faire avec nos atouts. Je parlais des cerveaux tout à l'heure. On a évidemment de grandes écoles, des grandes universités, des grands centres de recherche, des grands hôpitaux univers universitaires qui nous permettent aujourd'hui d'être à la pointe de la recherche.
On doit le faire avec des serveurs, on doit le faire avec de l'infrastructure, on doit le faire avec de l'énergie. Moi, je suis toujours ému quand j'évoque les centrales nucléaires qui aujourd'hui permettent à la France d'avoir une des une des énergies, une des électricités les plus décarbonées et les moins chères en Europe. Et ça, on le doit à nos anciens qui a 50 60 ans ont décidé face à un choc pétrolier de se lancer dans le grand programme électronucléaire qui fait aujourd'hui la fierté de la France.
Il faut qu'on soit ensemble capable de faire en sorte que dans 50 ans, nos enfants, nos petits-enfants qui regarderont cette périodeci se diront face à un contexte extrêmement dangereux, extrêmement pressant, la France a été au rendez-vous pour déployer une stratégie énergétique qui nous a permis ensuite de continuer à nous industrialiser. On sera au rendez-vous, l'Europe doit aussi être au rendez-vous. Je vois ici mon collègue Serge Papin, ma collègue Anne Lenanf avec lesquels on a beaucoup travaillé pour faire changer l'Europe d'attitude vis-à-vis des plateformes commerciales qui viennent pour une large partie de la Chine mais aussi d'ailleurs.
Moi, j'étais au Conseil écofine, au conseil des ministres des finances européennes à Bruxelles la semaine dernière. Je pense qu'il y aura un avant et un après la vente de poupée pornographique sur des plateformes grand public qui puisent destiné à nos enfants, à nos adolescents, à nos jeunes adultes. J'ai senti un véritable changement autour de la table de ministres qui souhaitent désormais qu'on réagisse, qu'on réagisse évidemment en appliquant les réglementations. Vous vous en plaignez suffisamment.
Elles sont parfois un peu lourdes, il faut qu'on les applique de manière à ce que les règles européennes ne soient pas des sabots de fer qu'on vous met au pied, mais plutôt des protections qui vous permettent de vous dépendre de vous défendre et qui au fond nous permettent d'être oui différent des autres mais meilleurs que les autres. Et puis il faut qu'on mette en place des stratégies très ambitieuses, y compris oui assumer le fait qu'on puisse préférer consommer européen, acheter européen parce que les produits européens sont produits de manière plus durable, plus vertueuse, en protégeant davantage à la fois les salariés et le modèle social qui va avec.
La proférence européenne, c'est un combat très important du président de la République. Il faut reconnaître qu'il a prêché un peu dans le désert pendant quelques années. L'Europe est en train de changer là-dessus aussi. Et donc, si je peux vous laisser avec un message, allez deux avant de vous présenter rapidement le déroulement de cet après-midi. Le premier, je le redis, c'est bravo et merci d'avoir choisi la France. Continuez. Et le deuxième c'est que nous on va être à vos côtés pour qu'ensemble malgré les difficultés auxquelles on fait face dans le monde et ici chez nous, on puisse ensemble retrouver les voies d'une d'une réindustrialisation après des décennies qui ont bien trop duré.
Merci à tous et à toutes et devant vos yeux établis, voilà le programme de cet après-midi avec des tables rondes qui vont mobiliser l'ensemble des ministres. Donc Nicolas Forcier sur les enjeux de compétitivité, le premier ministre et la ministre des comptes publics sur le budget. On parlera ensuite de préférence européenne. Je l'ai évoqué avec Sébastien Martin qui travaille à mes côtés à l'industrie. Madame Anne Leenf de souveraineté numérique, entreprise et territoire par Serge Papin. On on parlera ensuite d'économie circulaire avec Mathieu Lefèvre et en parallèle aussi l'objet de ce rendez-vous. Vous avez des rendez-vous avec des ministres, vous avez des rendez-vous entre vous.
Faites preuve de tout ce qu'il faut pour que ce networking, ce résotage, comme on dit chez moi au Québec, puisse être aussi efficace que possible. Bon après-midi, merci encore pour tout et on se retrouve pour la séance de clôture avec un certain nombre d'entre vous. Merci. Merci. Merci. Oh. [musique] Oh.
Roland Lescure