Bruno Retailleau était l'invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 40 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous avez évoqué la possibilité d'un acte antimusulman. Cette piste n'est-elle pas écartée ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Quelle autre piste pourrait expliquer ce crime ? Antécédents psychiatriques ?
- 1:45RelanceRéponse directe
Le Premier ministre parle d'ignominie islamophobe. Pourquoi ne pas utiliser ce terme ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les avocats demandent la saisine du PNAT. Pourquoi ne pas le faire ?
- 4:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi avoir attendu 2 jours avant de vous rendre sur place ?
- 5:20RelanceRéponse directe
Est-ce que vous auriez attendu 2 jours si l'attaque avait eu lieu dans une église ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Bruno RetailleauFait
« Il a été donné au procureur de voir toutes les images. Ouais. Et son expression a été ça m'a glacé ça. Ça m'a fait froid dans le dos. »
- 2:30Bruno RetailleauFait
« Il y a à la fois des propos qui relèvent de propos antimusulman mais des propos qui relèvent d'un tueur en série puisque il indiquait vouloir tuer au moins deux autres personnes pour pouvoir être désigné comme tueur en série. »
- 3:30Bruno RetailleauChiffre
« On a mobilisé à la fois la gendarmerie nationale et la police nationale. Il y a plus de 70 enquêteurs. »
- 4:30Bruno RetailleauChiffre
« Pour des adolescents de 16 à 17 ans, en quelques années, les tentatives d'homicide ont triplé. On était en 2024 à 300 et les homicides réussis à pratiquement une centaine à 94. »
- 9:30Bruno RetailleauFait
« On a expulsé 12 agents consulaires et c'est la politique de fermeté que le gouvernement désormais applique. »
- 10:30Bruno RetailleauFait
« Les Français ne comprendraient pas que l'État leur fasse les poches avant que l'État ne fasse des efforts sur son propre train de vie. »
- 15:30Bruno RetailleauFait
« Les Français ne comprendraient pas que l'État leur fasse les poches avant que l'État ne fasse des efforts sur son propre train de vie. »
- 16:45Bruno RetailleauFait
« La proportionnelle rend les majorités totalement instables. Absolument. »
- 2:00Bruno RetailleauFait
« on a gagné et depuis les dernières élections législatives municipales partielles, on est sans doute le parti qui avons le plus progressé »
- 4:00Bruno RetailleauFait
« LR n'a pas gagné les élections présidentielles, ni les élections législatives. C'est même le moins qu'on puisse dire »
- 6:00Bruno RetailleauFait
« La cause racine en France de l'hyperviolence, de ses homicides, de beaucoup d'homicides, c'est le narcotrafic »
- 8:00Bruno RetailleauChiffre
« les régularisations - 20 %, les expulsions + 50 150 % »
- 9:00Bruno RetailleauFait
« Je n'ai jamais cru à l'Union des droites. Marine Le Pen indiquait d'ailleurs que son parti n'est pas à droite »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est pas tous les jours dimanche. Benjamin du Amel, vous regardez C'est pas tous les jours dimanche. C'est tout de suite l'invité de la semaine. [Musique] Bonsoir Bonot.
Bonsoir Benjamin Duamel. Merci d'être avec nous ce soir dans C'est pas tous les jours dimanche. Vous êtes ministre de l'intérieur, candidat à la présidence des des républicains face à face à leur invoqué.
L'élection aura lieu dans dans 3 semaines, on en parlera. Mais d'abord bien sûr le meurtre d'un fidèle Abou Bakar à la mosquée de de la Grand Combe. Un acte d'une d'une très grande violence.
Plusieurs coup de couteau, le tout filmé par le par le téléphone portable du meurtrier présumé qui est qui est toujours en fuite. Le procureur a précisé, je cite, que la piste d'un acte antimusulman est privilégié mais n'est pas la seule. Fin de citation, vous rentrez à peine d'un déplacement dans le gare.
Vous avez rencontré le le préfet, les responsables locaux du du culte musulman. Certains vous reprochent une réaction trop tardive. On en parlera dans un instant, mais d'abord sur le fond, vous avez évoqué la possibilité d'un acte antimusulman.
Ce sont ces ce sont vos mots. Cette piste n'est pas écartée. Bien au contraire, avez-vous dit quand un fidèle est tué en train de faire sa prière dans une mosquée, quand celui qui porte les cou parle de son je cite Allah de merde, le caractère antimusulman islamophobe, il fait peu de doute.
Écoutez, avant de m'exprimer, nous avons une réunion et j'ai tenu à me rendre là-bas tout simplement et d'abord pour exprimer ma compassion, ma solidarité envers les Français qui sont aussi de confessions musulmanes, qui se sont sentis évidemment euh visés en première instance. J'ai vu aussi évidemment le procureur de la République et je l'ai écouté et bien entendu lorsque on tue de cette façon, vous avez parlé de quelques coups de couteau. Je rappel absolument plusieurs dizaines plusieurs dizaines de coup sauvagerie in d'une sauvagerie absolument inouie.
Il a été donné au procureur de voir toutes les images. Ouais. Et son expression a été ça m'a glacé ça.
Ça m'a fait froid dans le dos. On a très bien compris le choc de ces images et l'émotion du procureur de la République. Évidemment, quand euh quelqu'un qui prie dans un lieu de recueillement, dans un lieu de prière, une mosquée qui s'adresse dans son fort intime à son Dieu, il est tué à ce moment-là.
Comment ne peut-on ne pas penser à un acte antimusulman ? En revanche, il y a une enquête. Donc le procureur l'a dit lui-même.
C'est lui qui dira l'enquête. C'est pas les policiers, ce n'est pas non plus les gendarmes du ministère de l'intérieur, c'est l'autorité judiciaire. Donc je le crois, il y a cette piste qui est bien entendu privilégiée.
Il faut regarder les choses en face évidemment, mais ça n'est pas la seule piste. simplement, j'ai tenu aussi à dire ma compassion parce que on est en train de tenter de retrouver les liens familiaux que Abou cet individu avait, cette personne avait donc avec notamment le Mali et et je veux témoigner vraiment au-delà de la communauté musulmane bien sûr ma solidarité mais aussi ma compassion à sa famille puisque c'est un drame qui émeut bien évidemment toute la communauté nationale simplement toujours sur ce sur ce motif et sur la piste d'un crime antimusulman Qu'est-ce qui pourrait faire ? Et là encore, vous avez échangé avec le procureur de la République.
Quelle autre piste cela pourrait être ? Est-ce que il s'agirait de quoi d'antécédents psychiatrique en sachant que même s'il y a antécédent psychiatrique, ce n'est pas exclusif de la possibilité d'un d'un crime antimusulman ? Absolument.
C'est-à-dire que l'individu et malheureusement il a posté les images d'une extrême violence dans un premier temps, elles ont été retirées dans un second temps. H quand on regarde ces images, quand on essaie et quand on interprète parce que c'était extrêmement confus ce qu'il a dit, vous avez cité un certain nombre de d'expressions. Il y a à la fois des propos qui relèvent de propos antimusulman mais des propos qui relèvent d'un tueur en série puisque il indiquait vouloir tuer au moins deux autres personnes pour pouvoir être désigné comme tueur en série.
Donc il y a une fascination de la violence, il y a une mise en scène de la violence parce que encore une fois des dizaines de coups de couteaux qui sont portés, des images qui sont insouffenables, il les filme lui-même et ensuite il les poste. Cette fascination de la violence interroge et je pense que le procureur a raison d'envisager plusieurs pistes à l'heure actuelle. Est-ce que c'est quelqu'un qui a des antécédents, on ne le pense pas, psychiatriques, mais qui serait dérangé ou est-ce que quelqu'un c'est quelqu'un qui visait vraiment l'islam, la communauté musulmane, l'enquête nous le dira.
Ce que j'ai voulu aussi dire parce que j'ai rencontré nos enquêteurs, on a mobilisé à la fois la gendarmerie nationale et la police nationale. Il y a plus de 70 enquêteurs. Des enquêteurs une cinquantaine de la police nationale, une vingtaine de la gendarmerie nationale de Nî mais aussi de Montpellier et aussi d'offices centraux, c'est-à-dire des moyens nationaux.
Mais euh je veux prendre l'engagement ce soir. Nous le rattraperons. Nous le rattraperons et il sera remis entre les mains de la justice pour être j'espère puni.
Lourdement puni. Euh un mot sur le le le profil de ce meurtrier présumé. Euh de quelles informations disposez-vous sur son profil ?
Je posais la question il y a un instant des antécédents psychiatriques puisqu'il a été clairement identifié, cela a été dit par le par le procureur de la République sur d'éventuelle complicité, sur des personnes qui pourraient l'aider en ce moment même à éventuellement se se cacher et à éviter les les d'être rattrapé par les enquêteurs. De quelles informations dispose-t-on sur le meurtrier présumé ? Il y a des informations dont on dispose.
Je ne les connais pas toutes. Encore une fois, c'est le procureur qui les a en main. Nous soupçonnons qu'il est une forme de complicité. peut-être familial qui l'aide à s'enfuir.
Euh mais les moyens dont on dispose et que nous avons déployés, croyez-moi, sont très puissants et ils nous permettent déjà de le pister. Jusqu'où ? Je ne le sais pas.
Si je le savais d'ailleurs, je ne vous le dirai pas. Je le dirai pas sur un plateau de télévision bien entendu, mais ce que je dis, cette promesse que je fais et notamment euh aux français musulmans du gare et d'au-delà, c'est que euh nous le rattraperons. Nous le rattraperons.
Mais c'est important ce que vous dites, euh la possibilité d'une complicité dans le cadre familial. Son frère avait été mis en garde à vue. Il a été libéré sans aucune charge.
Vous dites pour autant il y a ce soupçon qu'il y ait une une complicité dans le cadre familial. J'évoque un soupçon. Un soupçon n'est pas une preuve.
Ce sont des pistes. Vous savez quand une enquête commence, il y a plusieurs pistes. Ce que je veux dire aussi parce que les Français s'interrogent avec ils ont raison h avec cette hypervolence, c'est que on a des policiers, on a des gendarmes qui travaillent pas matin, midi et soir, qui travaillent jour et nuit.
Ils sont mobilisés vraiment jour et nuit. Euh certains étaient à la table de cette réunion, je voyais que leurs yeux étaient rougis. Euh lorsqu'il était question de le rythme, ils ont esquissé un sourire du coin des lèvres qui voulaient en dire beaucoup.
Ils sont totalement mobilisés. Il y a cette traque et il y a l'inquiétude des Français de confession musulmane, qu'il soit dans le département du Gare mais même au-delà puisque le procureur de la République a parlé d'un individu extrêmement dangereux qui, vous l'avez dit il y a un instant, aurait manifesté son intention de recommencer. Euh est-ce que les Français de confession musulmanes euh qui euh vont à la mosquée, que ce soit dans la dans le département du Gare ou même au-delà, sont en danger en ce moment même puisque le procœur de la République lui-même dit qu'il s'agit d'un individu extrêmement dangereux.
Il est dangereux à n'en pas douter, mais les représentants du culte musulman qui assistaient à la Réunion et je voudrais les en remercier. Je voudrais dire aussi leur très grande dignité qui m'a vraiment impressionné, même si le président du conseil départemental du culte musulman était extrêmement ému, extrêmement ému, ils ont posé cette question au procureur. procure a été plutôt rassurant parce que comme il est pisté euh et comme on a beaucoup de moyens, je pense que sa dangerosité pour l'instant n'est pas neutraliser mais qu'elle est sans doute réduite.
Mais c'est un individu dangereux. Il a émis le souhait de devenir un tueur en série et par cont dans cette vidéo. Oui, dans dans une vie.
Bien sûr, bien sûr. Il veut devenir il dit d'ailleurs il en faut deux autres. Voilà, il parle d'un tueur en série.
Donc euh voilà, ce qui ce qui fait douter aussi de son équilibre mental. Bien sûr. Est-ce que vous allez renforcer la sécurité autour des autour des mosquées, autour des lieux de culte ?
J'ai envoyé au moment où je vous parle, les préfets partout en France ont reçu un télégramme qui leur demande évidemment de veiller à ce qu'autour des lieux de culte la les patrouilles, la sécurité soient renforcée qui leur demande aussi de prendre contact avec les présidents de ces lieux de culte pour engager une discussion pour voir dans quelles conditions on peut renforcer la sécurité du bâtiments pour les conseiller. Et j'ai demandé des vendredis au préfet du Gare qui s'est d'ailleurs évidemment exécuté sur ce département de veiller à ce que on ait une sécurité maximum euh autour notamment des euh mosquées. Donc vigilance toute particulière spécifiquement dans le département du gar mais plus généralement un télégramme envoyé à tous les préfets pour que toutes les mosquées en France soient davantage protégé qu'elles ne le sont aujourd'hui.
Bien sûr, bien sûr. que on essaie d'avoir dans un dialogue euh les moments peut-être soit de fête non pas religieuse ou d'un rassemblement un peu spécifique qui se passerait dans telle ville, dans tel département pour qu'on puisse mettre les moyens de sécurisation. Bonou, je voudrais qu'on parle des mots qui sont qui sont employés pour qualifier ce qui s'est passé l'horreur.
Le premier ministre François Baot a parlé sur les réseaux sociaux, je cite d'une ignominie islamophobe. Euh alors non seulement il ne prend pas les mêmes précautions que vous puisque vous parlez le procureur parle d'une piste mais qu'aucune autre peut-être éc ne peut-être écarté pour lui. C'est une ignominie islamophobe et il utilise ce terme islamophobe.
Islamophobie que vous-même vous n'utilisez pas. Euh vous vous n'êtes pas sur la même euh sur la même longueur d'onde que que François Baou. Oh de très franchement euh dans dans l'intention, c'est la même chose.
On a voulu désigner la même chose. Simplement euh d'abord euh le ministère de l'intérieur euh et nos forces agissent sous l'autorité euh judiciaire. Donc on fait très attention à utiliser les mêmes termes.
Ensuite le procureur a parlé lui-même de de d'islamophobie dans un communiqué mais pas pas ensuite au moment de la réunion, il ne l'a pas utilisé. Ensuite, au ministère au ministère de l'intérieur, on utilise toujours le terme la terminologie antiusulman. Et d'ailleurs, les autorités cultelles musulmanes utilisent aussi ce terme.
Il y a quelques semaines dans le cadre du forif, du forum de l'Islam de France, nous avons lancé une plateforme qui veille justement sur internet pour la discrimination vis-à-vis des actes antimusulmans et des actes antimusulmans et pas des actes deophobie. Donc vous voyez, c'est le terme que l'on retient. On parle par exemple d'actes antichrétien.
C'est toujours dans le cas du ministère parce que il y a une connotation idéologique du terme islamophobie notamment très marqué vis-à-vis des frères musulmans qui fait que dans notre ministère on on prend une précaution à ne pas l'utiliser. Mais donc quand François Baou l'utilise quand ce midi même au micro de Guillaume d'Aray Laurent Voquier Oui. parle de d'un acte islamophobe d'islamophobie quoi.
Ils ils manquent de de précaution en fait. Parfois, Bruno Rotaillot, on se pose la question de savoir si des responsables politiques qui n'utilisent pas ce terme ne sont pas là pour chercher au fond à amoindrir la réalité de d'un d'un phénomène qui est que des fidèles musulmans peuvent être pris pour cible parce qu'ils sont musulmans. Non, non, non, non.
Le mot anti musulman veut bien dire ce que cela veut dire. Voilà. Salma Reddi d'ailleurs lui-même avait fait un certain nombre de déclarations sur le thème de l'islamophobie.
Donc je pense que il faut vraiment respecter les choses. D'abord, il y a une enquête qui commence, il y a plusieurs pistes et encore une fois nous utilisons toujours au ministère d'intérieur et y compris sur les autorités du culte musulman, nous utilisons toujours le terme antimusulman que nous préférons au terme d'islamophobie qui est idéologiquement connoté. Ça n'enlève rien et c'est la raison pour laquelle ça n'est pas ce qui me distingue fondamentalement du Premier ministre.
Ça vise en réalité des actes contre précisément nos compatriotes musulmans. Bruno les avocats de la de la famille d'Abouakar Sissé demandent que le parquet national anti terroriste soit soit saisi. Je cite "La communauté musulmane profondément meurtrit bénéficier du même traitement que tout autre citoyen notamment à travers la saisigne immédiate du PNAT.
Il y a cette impression au fond qu'il y aurait une forme de de poids de mesure selon la religion de celui qui est qui est ciblé, selon qu'il s'agit de musulman ou de fidèle d'une autre d'une autre religion. Qu'est-ce que vous répondez à ces à ces avocats qui eux disent c'est clairement un attentat. Cette personne a clairement été visée parce qu'elle était musulmane parce que c'était un fidèle en train de prier à la mosquée.
Et donc il n'y a pas de raison que le parquet national antiterroriste ne se saisisse pas. Le parquet national antiterroriste regarde chaque affaire. Je me souviens que à Nant lorsque je suis allé avec Elisab Elisabeth Borne vendredi dans ce collège lycée où il y avait une adolescente qui malheureusement a trouvé la mort elle aussi hein plusieurs dizaines en parlant.
Euh il y avait un substitut du procureur national du PNAT qui est venu pour examiner l'affaire. il ne s'est pas saisi. Je rappelle que le PNAT, c'est le parquet national antiterroriste.
Il se saisit pour des affaires de terrorisme. Il se saisit dès lors que il y a en réalité une coordination en règle générale, mais il ne se saisit pas systématiquement. Il est pas là et il n'est pas dédié précisément à la haine antireligieuse.
Il ne se sit pas, par exemple systématiquement sur des actes antisémites. Il faut bien comprendre les choses. C'est pas une question de préférence, c'est une question de loi, de texte.
C'est une question de champ et de périmètre de compéten du PNAT. Et puis il y a Bruno Rotaillot la question du temps que vous avez mis avant de de réagir. Vendredi après l'attaque et la mort de ce de ce fidèle, vous ne vous êtes pas rendu tout de suite à la mosquée de de la Grandcombe.
Vous avez réagi pour être très précis sur les réseaux sociaux sur X à 14h48, mais pas de déplacement dans la journée. Vous étiez notamment dans l'IN puis en Savoie pour des des réunions publiques pour la présidence des républicains. Alors certes, vous y êtes allé tout à l'heure mais c'est de jours trop tard.
Non, Bruno Rotaillot, non, d'abord j'ai été un des tout premiers à réagir et et à donner mon sentiment pour assurer de la la solidarité qu'on doit à nos compatriotes musulmans. Ensuite, c'est toujours trop tard, il est mort. C'est toujours trop tard et je n'ai pas voulu me précipiter dans la mesure où j'attendais des éléments d'enquête.
J'attendais des éléments d'enquête. Attendez, Bruno Rota. On a vu le le drame qui s'est passé à Nant avec cette lycéenne qui a été poignardée mortellement.
Trois autres lycéens qui ont été poignardés. Vous vous êtes rendu avec Elizabeth B immédiatement sur place. Vous avez bousculé tout votre agenda.
Là, on a un fidèle musulman qui se fait tuer en train de faire la prière. Certes, vous réagissez sur les réseaux sociaux, mais non seulement vous n'y allez pas et en plus, vous maintenez deux réunions publiques dans le cadre d'une élection interne. Comprenez que ceux qui nous regardent ce soir se disent là encore, il y a une forme de de poids de mesure dans la façon dont un ministre de l'intérieur, ministre des cultes, bouscule son agenda pour témoigner de sa solidarité vis-à-vis de de celui qui est mort.
Non, la grande différence, c'est que nous avions arrêté l'auteur et nous savions à peu près de quoi il s'agissait. Je rappelle que au moment où avec Ellisabeth Born, nous nous y sommes rendus, il y avait plusieurs vies qui étaient en jeu. Une adolescente était morte et il pouvait y avoir d'autres adolescents qui étaient morts.
Lorsque je me suis rendu aussi à Mulouse, on savait à qui on avait affaire. L'individu, le terroriste islamiste avait été déjà arrêté. Euh le PNAT d'ailleurs ce n'était euh déjà saisi.
Pardonnez-moi mon mais il y a une vidéo sur Snapchat du meurtrier présumé. Il y a les caméras de vidéosurveillance au sein même de la mosquée. Euh est-ce qu'on peut vraiment croire au fait que vous n'y êtes pas allé simplement parce que vous n'aviez pas suffisamment d'éléments.
C'est vraiment ça on vous n'aviez pas d'éléments suffisants pour vous rendre compte de la violence et de les mois que ça allait susciter. Mais vous vous avez en France trois homicides par jour. Tous ces homicides, moi je je les ai pas tous systématiquement, mais certains parfois sont abominables.
Je ne me déplace pas à chaque fois. J'ai en sortant de ma réunion dès le vendredi appelé pour savoir si on en savait plus. On m'a recommandé la prudence.
Je ne savais pas qui avait pultué. Donc je préfère garder un peu de distance, en savoir plus en matière d'enquête pour pouvoir m'y rendre. Si si l'équivalent Bruno Retillo s'était produit dans une église ou dans une synagogue, est-ce que vous auriez attendu 2 jours avant de vous y rendre ?
J'aurais souhaité en savoir plus. Bien sûr, j'aurais souhaité en savoir plus si l'individu n'avait pas été arrêté, si les conditions du meurtre étaient flou, sans doute que j'aurais vraiment, je pense pas que j'y sois allé, je n'aurais pas fait deux traitements différents, deux poids de mesure. J'en suis absolument sû.
Vous comprenez que le fait de vous savoir dans une réunion publique avec des militants les républicains avec notamment Michel Barni en savoir, ça puisse susciter de l'émooi notamment chez les Français de confession musulmane qui voi un ministre de l'intérieur, ministre des cultes qui est en train de faire une réunion publique avec des militants au moment où il s'est passé ce qui s'est passé. Est-ce que d'ailleurs ça ne dit pas aussi de la difficulté de d'avoir les deux casquettes à la fois d'être en même temps ministre de l'intérêt et en même temps candidat dans une dans une élection interne ? Non, parce que je privilégie toujours.
Ma priorité, c'est ma fonction ministérielle. Toujours. Vous l'avez dit tout à l'heure, d'ailleurs, j'ai pas hésité vendredi et et même samedi matin à annuler un certain nombre de de choses.
En revanche, ce que je veux vous dire, c'est que je suis vraiment totalement consacré à cette mission et je mène les deux mais en priorisant bien entendu ma tâche de ministre de l'intérieur. Brunoillot, il y a quelques minutes, un rassemblement a commencé. place de la République contre contre l'islamophobie à l'appel de personnalité de gauche notamment Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que vous irez en sortant de cette émission ? Vous voulez rire ? Vous parlez sérieusement ?
Vous voulez rire ? Moi, je suis frappé parce que j'ai entendu les critiques de l'extrême gauche, notamment des insoumis. Je suis frappé par le contraste que j'ai perçu très très concrètement, très directement entre l'extraordinaire dignité des représentants des Français musulmans que j'ai rencontré tout à l'heure.
Ils m'ont pas reproché d'être venu trop tard d'ailleurs. H ils me l'ont pas reproché. et l'indignité de LFI qui une fois de plus instrumentalise parce qu'ils instrumentalisent parce que on voit bien que eux font de poids de mesure.
D'ailleurs, il n'avait pas fait après Mulous et d'autres attentats terroristes islamistes quoi que je sache un certain nombre de manifestations. Ils choisissent leur cause. qui ils avaient choisi à l'époque de déposer à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour abolir pour abolir le délit d'apologie du terrorisme.
Voilà. Moi je pense que c'est pas exactement le même pourquoi Bruno Rotaillot le fait d'organiser un rassemblement pour protester contre l'islamophobie et faire dans le cas d'espèce une minute de silence en hommage à la victime en quoi estce de l'instrumentalisation et pourquoi ne pas dans un esprit de je ne sais pas de de dépassement des clivages partisans se dire je suis ministre de l'intérieur il y a une manifestation en hommage à cette personne et j'y vais Non parce que depuis le début vous avez vu leurs déclarations, vous avez vu leurs tweets, vous avez vu euh leur expression publique euh ils instrumentalisent ce euh comment dirais-je ce crime, il l'instrumentalise. Je n'hésite pas à le dire et je pense qu'il ne rendent pas service à nos compatriotes musulmans parce que moi je vois dans nos compatriotes musulmans d'abord des Français.
Ensuite, évidemment, ils sont de confession musulmane, mais eux, ils ont une formidable ambiguïté vis-à-vis de l'islamisme qu'il ne dénonce jamais et ils ont une extraordinaire complicité avec l'antitionme qui leur permet souvent d'attiser les braises rougeant de l'antisémitisme. C'est c'est une forme d'instrumentalisation. Je voudrais qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon qui a pris la parole il y a quelques instants, place de la République.
Il vous a cité et vous réagissez juste après. Écoutons Jean-Luc Mélenchon. Dans notre pays, une ambiance, un climat islamophobe a été entretenu, cultivé des mois durants et chacun jusqu'au plus officiel s'est senti autorisé à faire des déclarations dont sans doute peut-être il ne mesurait pas toute la portée et toute la violence.
Par exemple, quand le ministre de l'intérieur dans une réunion dit "Ah le voile, imagine-ton que quelqu'un a crié à les crucifie ? Jean-Luc Mélenchon qui là vous cible directement, vous serez responsable d'un climat islamophobe. Bien sûr, bien sûr que Jean-Luc Mélenchon me cite, que l'extrême gauche me cite.
Voilà, j'ai dénoncé l'extraordinaire complicité dont ils font preuve. C'est d'ailleurs pas moi, d'ailleurs, c'est monsieur Ruffin dans un livre qui avait dénoncé la distribution de tracte dans des banlieux face avec différencié par rapport aux facièes. Voyez ?
Oui, mais attendez, Bruno Rota là, vous répondez effectivement sur des bisbi qu'il y a peut avoir entre François Rin et Jean-Luc Mélenchon. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon là, c'est il y a un climat islamophobe. Reprenons par ailleurs le terme là encore qu'a utilisé François Baou dans l'après-midi et il cite notamment ce que vous avez dit à l'occasion d'un meeting.
Il y avait plusieurs personnalités qui prenaient la parole, notamment Manuel Vals où sur la question de l'interdiction du voile dans les compétitions sportives, vous avez dit à le voile. Quand il y a un climat de haine contre les musulmans, est-ce que quand on est ministre de l'intérieur, on peut prendre la responsabilité de dire à la tribune abas le voile, cela fait partie des choses qui alimentent un climat de ressentiment ou de haine contre les Français de confession musulmane. Deux choses.
Jean-Luc Mélenchon et ses amis, les insoumis LFI font du communautarisme. Mais vous pos une question sur vous et vous répondez sur le communautarisme des répond je vais vous répondre mais vous m'avez demandé de réagir au propos de Jean-Luc Mélenchon. Je réagis.
Ce qu'il ne cesse de faire, c'est un communautarisme pour draguer le vote des Français musulmans. Et en faisant cela, ils veulent les séparer de la communauté nationale. C'est extrêmement grave et ça fait d'abord mal à nos compatriotes musulmans.
Ensuite, quand je parlais du voile, j'ai utilisé cette expression dans un cadre bien précis parce qu'il y avait un texte dont j'avais d'ailleurs cigné la PPL au Sénat qui interdisait pour les compétitions sportives fédérales le voile. Et bien je ne renis rien dire àas le voile quand on est ministre de l'intérieur à à la tribune devant à parterre à qui à sa cause, est-ce que ça ne n'alimente pas un ressentiment général contre la religion musulmane des fidèles qui pour certaines portent le voile sans que je sache que le voile signifie d'appartenir à une mouvance islamiste ? Ah non, mais je n'ai jamais dit que euh toutes les femmes qui portent le voile étaient des islamistes.
Quand on dit à bas le voile, mais ce que je vous dis aujourd'hui devant vous, les yeux dans les yeux, c'est que tous les islamistes, tous, il y a pas une exception, souhaitent que les femmes soient violées, soient, pardon, curieux d'ailleurs comme acte manqué, soit voilé. Et très franchement, je l'ai vu un certain nombre de fois, il faut que on garantisse que les terrains de sport pendant les compétition sportiv soit un cadre où pas ses mots à le voile. Non mais écoutez, je je pense que le voile n'a rien à faire dans les compétitions sportives.
Le roi le voile n'a rien à faire non plus à l'école de la République. Il a été interdit en 2004. Voilà.
Et bien, je pense que il y a des mouvements, notamment frères musulmans qui voudraient précisément euh politiser finalement idéologiser parce que ce voile vis-à-vis de ces mouvements, ça n'est pas un bout tissu seulement religieux. Il y a derrière une idéologie politique. C'est de l'islamisme politique.
C'est ce que je dénonce. Donc ce que je veux dire moi à nos compatriotes musulmans, mais il y a bien de la haine, il y a de l'islamophobie de la haine antimusulman en France. Mais bien sûr, mais bien sûr.
Évidemment ce que je veux dire simplement, c'est que cette haine, elle grandira si on ne tape pas l'islamisme politique. Et l'islamisme politique est en train de défigurer la foi juste sincère de nos compatriotes français musulmans. Et on en parlera dans un instant.
Bruno Rotau, juste avant, je voudrais qu'on parle des suites de l'horreur à Nant jeudi dernier. Une lycéenne poignardée à mort par un autre lycéen. Justin pé.
Trois autres ont été blessés sur place. Vous avez dit la chose suivante, je vais vous citer inextenso. Ce n'est pas un fait divers, c'est un fait de société.
Nous sommes dans une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdit, l'autorité, l'ordre, les hiérarchies et qui a accouché de toute cette violence. Il y a des repères à rebâtir, des hiérarchies à refaire. Euh quand on voit le profil de l'assaillant avec les informations données par par le procureur, visiblement fasciné par Hitler aux tendances suicidaire qui a été d'ailleurs interné en psychiatrie puisque son état n'a pas été jugé compatible avec la garde à vue.
Est-ce qu'il y a vraiment un rapport avec le le laxisme ou l'ensuvagement de la société ? Mais bien sûr, parce que vous voyez euh un cadre dans une société, ça permet à des jeunes et sans doute peut-être aux jeunes les plus fragiles de se construire de trouver un équilibre et de devenir des adultes équilibrés qui évitent qui repousent par exemple euh les pulsions de mort, qui ne voit pas dans quelqu'un qui leur est différent une menace voir même un ennemi radical. Et bien et je le vois mais dans les chiffres, je vais vous en citer, qui ne sont jamais cités.
Hm. Pour des adolescents de 16 à 17 ans, en quelques années, les tentatives d'homicide ont triplé. On était en 2024 à 300 et les homicides réussis à pratiquement une centaine à 94.
Donc ces chiffres-là, leur croissance leur croissance m'interpelle et je pense que oui, notre société à la fois permissive qui a voulu malheureusement déconstruire des des cadres des cadres d'autorité, de hiérarchie, des repères. Mais est-ce que c'est vraiment ce dont il s'agit Bruno Retaillop quand on voit la question de la santé mentale qui est mise en lumière par ce cas-là ? Est-ce que le sujet n'est pas davantage l'absence d'accompagnement des mineurs qui ont des troubles psychiatriques ?
Là encore, quand on entend l'axisme enauvagement, le cadre à rebâtir, on voit pas bien exactement en quoi cet individu qui visiblement a des troubles psychiatriques aigus et qui est les deux estant un rapport avec ces structures là qu'il faudrait rebâtir. Moi, je suis un homme politique, je suis ministre de l'intérieur. Mon problème à moi et ma compétence, c'est l'ordre public.
Qui est une défaillance de la psychiatrie en France ? Oui, je vais vous citer un autre chiffre sur les 3500 postes en psychiatrie publique, il y en a je crois 1200 qui ne sont pas pourvus. Et on sait bien que quand des jeunes qui sont détectés au collège ou au lycée présentent un certain nombre de troubles pour trouver un rendez-vous avec un pédopsychiatre, c'est compliqué. simplement ce que je dis c'est que cette concomitance, une société qui donne pas les cadres nécessaires pour trouver un bon équilibre avec des interdits.
Il faut des interdit plus justement cet effondrement de la filière psychiatrique, ça crée un archélectrique qui peut-être détonnant. C'est ça la réalité. Pour tenter de sécurité d'avant de sécuriser davantage les établissements scolaires, François Baot a évoqué la piste de de portique de sécurité.
Euh est-ce que c'est vraiment la solution ? Sachant là encore que il faut les moyens de mettre un portique devant devant chaque lycée. Vous avez le risque que certaines armes passent malgré ces ces portiques.
Que par ailleurs si le l'on parle des fouilles pour rentrer dans le détail, les personnels éducatifs ne sont pas des officiers de produit judiciaire et donc n'ont pas la capacité de procéder à des fouilles. Ils peuvent juste demander d'ouvrir d'ouvrir les sacs. Est-ce que au fond là encore on ne vend pas aux parents d'élèves, aux élèves des solutions qui de toute façon ne seraient pas opérantes ?
C'est exactement ce que j'ai voulu dire quand je suis euh je suis allée à Nant et j'ai dit "Vous savez, je ne peux pas mettre nous ne pouvons pas mettre un gendarme et un policier euh derrière euh chaque élève." Euh bien sûr euh vous mettez un portique, vous avez un couteau en céramique et le portique ne sonne pas. Voilà, ça peut présenter des améliorations.
Euh, on a avec Elizabeth Borne il y a quelques semaines voulu intensifier, on a voulu intensifier par exemple les contrôles avec des policiers ou des gendarmes aux abords de collège ou ou de lycée, mais c'est impossible de le faire systématiquement. Donc moi, je veux pas tromper les Français. Moi je pense que euh il faut aussi traiter les causes.
Il faut traiter les causes. On peut avoir des réactions politiques. Donc c'est assez illusoire de considérer queil y a une réponse sécuritaire très court terme pour sécuriser davantage les établissements scolaires.
Je suis ouvert à tout et on va là aussi intensifier un certain nombre de contrôles mais très franchement le risque zéro ça n'existe pas. Je préfère le dire et les hommes politiques, on doit aussi dire la vérité aux gens parce que eux la ressentent. et bien il faut traiter les causes.
Les causes, voilà, c'est euh cette société qui est trop permissive. Euh des familles où euh manque parfois la figure du père, où sont les pères pour poser un cadre d'autorité, une école qui ne peut pas rattraper tous les échecs de la famille, mais qu'il faut aussi rebâtir, reconstruire et cetera et cetera. Donc, il y a du travail.
Mais les cadres dont vous dont vous parlez mettent combien de temps à avant de produire des Mais vous avez raison, mais vous voyez, il faut d'abord le dire, il faut poser un diagnostic. Il faut poser un diagnostic. J'ai jamais dit moi au français que demain on allait tout régler.
Simplement si on ne pose pas aujourd'hui le bon diagnostic, on n'y arrivera pas. On n'ura pas les bonnes armes, les bons antidotes pour ce poison de l'hyperviolence qui est en train quand même de pourrir notre société. Je ne parle même pas des réseaux sociaux.
Justement mais justement Bruno Rota sur cette question de l'hyperviolence et de l'insécurité en général. Euh je vais citer euh euh deux phrases. La première, notre pays est en train de devenir l'un des plus violents d'Europe. 2è phrase, on constate tous un climat d'insécurité qui se dégrade.
Est-ce que vous savez qui dit ça ? Quelqu'un qui me veut du bien. Ouais, exactement. quelqu'un qui vous veut du bien en la personne de Laurent Voquet, votre concurrent au sein des au sein des républicains.
C'est pas un adversaire qui dit ça. Je répète les phrases hein. Notre pays est en train de devenir l'un des plus violents d'Europe au sujet de des prisons.
Et à la mi-journée au micro de Guillaume Der, on constate tous un climat d'insécurité qui se dégrade. C'est vous le responsable de la sécurité, de ce climat de Ça n'est pas un adversaire mais c'est un compétiteur. Euh ce que je veux dire, c'est qu'on a déjà eu des résultats.
Bah, il a pas l'air de d'être convaincu de ça. Euh, sur les fameux rodéos qui pourrissent aussi euh la vie dans nos villes, même dans nos villages. Euh on a augmenter de 65 % par exemple euh la prise euh des voitures automobiles.
Euh on a diminué un certain nombre euh de chiffres de la délinquence. Le préfet de police, il disait il y a quelques jours dans une émission que c'était palpable, que la la le taux de délinquence notamment sur Paris avait notablement diminué. Donc ces résultats, on les a. petit à petit.
Euh mais Paris c'est pas fait en un jour, il faut du temps et on revient de loin. On a pris, je vais vous dire, on a pris avec leur V qui à l'époque cette décision juste quand il dit notre pays est en train de devenir l'un des plus violents d'Europe, est-ce que vous considérez que ce constat est juste ? Non, il est violent.
La société est hyper violente. Je veux simplement ramener les choses à leur origine. Si je suis ministre de l'intérieur, c'est pas un débauchage individuel.
Je ne l'aurais pas toléré. J'aurais dit non. C'est parce qu'il y a 6 mois avec leur invquier et d'autres.
Notre famille politique, on a considéré que il fallait que on se retrousse les manches parce que si on avait dit non au président de la République, le président de la République aurait donné les clés de la France justement à cette gauche mélanchonisée. Quand on est droite, on fait barrage à la gauche. Quand on est droite égaiste, quand le pays va pas bien, et bien on s'engage, on se cache pas, on ne se planque pas et on s'engage même quand c'est difficile.
Et la situation n'est pas simple. simplement là où je je suis, je veux servir mon pays que j'aime. Voilà, c'est tout.
Je veux être utile. Et c'est une réponse en en creux à Laurent Voquet qui euh lui ne cesse de prêcher la liberté qu'il a pour critiquer le gouvernement. On en parlera euh dans dans quelques instants de visiblement les choses sont en train de se tendre avec le renvoqué.
Juste avant Bruno Rota je voudrais qu'on on parle de la question de l'entrisme islamiste. Vous allez rendre public dans dans quelques jours un rapport que vous qualifiez d'Acablanc sur les frères musulmans sur la façon dont l'islamisme politique dites-vous pratique de l'entrisme. Euh c'est c'est juste un rapport comme ça où vous allez en tirer des conséquences très directes sur je ne sais pas la fermeture de de lieu de culte sur la question d'un certain nombre d'établissements d'établissements scolaires hors contrat parce que et je je fais le lien avec ce constat que vous vous posez.
Les mots sont peut-être forts, mais dans les actes, quand il s'agissait du lycée à Veros dans le nord, rupture du contrat entre cet établissement et l'État, le tribunal administratif de Lille rétablit ce ce contrat. Est-ce qu'il n'y a pas des mots qui sont forts et derrière une impuissance publique incroyable qui qui ne peut être récompensé par aucun rapport ? Franchement, on peut pas m'accuser d'avoir diligenté euh la décision des juges, du juge administratif de Lille.
Cette décision de casser le contrat d'association avec le lycée Avoses qui est très influencé par l'idéologie des frères musulmans était une bonne décision. Le tribunal dit qu'il n'y a pas suffisamment d'éléments pour résilier cette Oui, moi je vous dis qu'il y a des éléments, je vais en citer quelques-uns. Par exemple, il y avait eu de la Chambre régionale des comptes euh un examen des comptes puisque là il s'agit le contrat de l'association, c'est le contrat par lequel les Français subventionnent l'État subventionne un lycée.
La Chambre régale des comptes avait dû, au regard de ce qu'elle avait vu, faire déférer à la justice, faire un signalement, un article 40 notamment parce que l'ancien président confondait sa bourse avec la bourse du lycée pour plus de 70000 €. C'est pas rien. Euh l'image IQUS qu'on a qui est un frère musulman qui a été exclu de France, expulsé euh et bien euh ces ouvrages audio étaient à la libre disposition des élèves.
Il y avait un fichier qui avait été constitué euh où vous aviez les noms notamment des inspecteurs de l'éducation nationale qui venaient faire des contrôles, ce qui est d'ailleurs une qualification pénale. Que faut-il de plus ? Et donc comment vous expliquez que la justice est rétabl ce ce contrat d'association ?
Je critiquais la justice. Vous me critiqueriez simplement. Il y a un appel, un droit d'appel, une seconde chance et j'espère bien que on ira.
Vous avez du làdessus puisquéisabeth B a dit qu'elle allait prendre le temps de de regarder. On en a parlé. J'espère bien qu'il y aura appel.
Il y a toujours pas d'appel. Non, parce qu'on a plusieurs jours, c'est tout. Et nos services doivent se voir, il doit y avoir une une réunion prochainement. simplement ce que je vous dire dans le gare par exemple h euh en l'espace de moins de 2 ans, le préfeté euh plus de 12 écoles coranique, une quinzaine je crois d'écoles coraniques.
Dès qu'on peut expulser ou fermer un lieu de culte, quand il y a une dérive et bien on ferme ou on expulse. Mais attendez, on est quand même dans un pays laïque où il doit y avoir la liberté de conscience et il faut que les fidèles puissent avoir aussi des lieux de culte. simplement nous ne transigerons pas et dès lors que les frontières justement de la règle de droit française laïque sont dépassées, alors nous sévissons systématiquement.
Laurent Veoquier vous demande de classer les frères musulmans comme organisation terroriste. Est-ce que vous allez le faire ? euh on peut dissoudre dès lors que euh on a un certain nombre de preuves et à chaque fois qu'on a des preuves, c'était le cas d'ailleurs pour le lycée à Veroes, c'est le cas pour des écoles coraniques, c'est le cas pour euh l'expulsion de l'imam euh IQusen, on le fait.
Mais est-ce qu'il est possible de classer les frères musulmans comme le demande Laurent Voker en organisation terroriste et d'interdire les frères musulmans ? C'est la demande qu'il fait. On peut pas interdire les frères musulmans en tant que tel.
On peut dans la manifestation de leurs organisations, Oui. soit euh les fermer comme je viens de vous le dire euh que ce soit des écoles, des lycées et cetera. Mais ce que moi je recommande ou après le euh rapport qui va être déposé sur l'entrisme, c'est que on soit beaucoup plus euh sourcilleux notamment par l'entrisme dans des précisément dans des associations sportives culturelles, sociales.
Demain, on aura des municipales. Je sais que un certain nombre voudront s'insinuer, infiltrer les listes municipales. C'est la raison pour laquelle je veux que ce dossier soit mis dans le débat public.
Pour l'instant, il n'est pas parce que il est classé. Quand vous parlez des municipales, c'est quoi qu' a des listes confessionnelles ? Des listes communautaristes.
Oui. Et ça quoi ? Il faut les interdire.
Ah, en tout cas, bien sûr, il fera que les préfets, il fera qu'on prenne un certain nombre de dispositions. Vous vous parlez de de l'impossibilité d'interdire les frères musulmans dans l'absolu. C'est vrai que c'est un peu difficile de comment dire de créer un périmètre de ces frères musulmans.
Sauf que là encore, Laurent Vquier prend un exemple très précis. Il parle de l'organisation des musulmans de France ex UOIF considéré dans l'Islam de France comme une forme d'émanation des frères musulmans. Et là il vous dit Laurent Vquetier il faut les dissoudre.
Il faut dissoudre l'association les musulmans de France. L'UEF a été dissoute. D'ailleurs, ils se sont reconstitués en Belgique.
Ils se sont reconstitués en Belgique. Je pense que ce qui est important, c'est de relever notre niveau de défense. C'est ce qu'on va faire à l'issue du rapport sur l'islamisme et taper systématiquement les manifestations de cette d'idéologie frères musulmans.
Parce que sinon, je vais vous dire, si on n' pas de preuve à chaque fois la justice va nous contredire. Donc il faut pardonnez-moi c'est une demande très précise là les musulmans de France. Oui mais moi je vous réponds très précisément.
Si vous est-ce que vous allez est-ce que vous allez dissoudre les musulmans de France ? Mais une idéologie en France, vous ne pouvez pas dissoudre sur euh une idéologie, vous pouvez dissoudre sur des faits, sur des preuves. Parce que si je dissou aujourd'hui, donc selon vous, il n'y a pas il n'y a pas suffisamment de preuves pour dissoudre les musulmans de France.
Nous dissolvons je précise bien, les musulmans de France étant une association, une association qui n'a rien à voir avec la communauté de nos compatriotes. Donc là, vous n'avez pas assez d'éléments pour la dissoudre pour l'instant. Non, mais si j'en avais, croyez-moi, je n'existerai pas un seul instant.
Alors Bruno Retailloto, pourquoi en 2020 avez-vous signé cosigné une lettre ouverte qui était qui était adressée aux autorités où vous demandiez la dissolution de cette organisation les musulmans de France ? Le le sénateur Rotaillot, il pense pas la même chose que le que le ministre Rota. Mais l'UEF l'a été.
L'UF l'a été et c'était l'émanation des musulmans de France. Euh j'avais depuis le départ moi beaucoup combattu le CFCM qui était le conseil Non, pas le CFCM. Le CFCM c'est Conseil français du culte musulman, le CCIF.
J'avais Oui. Non non non. le CCF mais aussi et heureusement on a désormais créé autre chose qui est le forif parce que je considérais que le CFCM était gangrainé euh par un certain nombre justement d'idéologies euh qui sont des idéologies séparatistes.
Mais je pardonnez-moi, dans une lettre ouverte en 2020, vous dites il faut dissoudre cette association les musulmans de France. Et aujourd'hui vous dites il y a pas suffisamment d'éléments pour la dissoudre. On a dissous ce qu'on a pu dissoudre.
Je parle de l'UEF et à chaque fois encore une fois que il y a une infiltration de cette idéologie dans des organisations et si demain j'avais les preuves et si demain je suis sûr que on peut dissoudre sans de me faire retoquer par la justice nous le ferons. Je crois Bruno Rota sur l'UEF vous confondez avec le CCIF. Je ne crois pas que l'UIF a été dissous.
Le CCI a été dissous et effectivement et effectivement a été a rouvert le CCIE en Belgique. En Belgique. L'UIF n'a pas été dissous remplacé par ce mouvement les musulmans de France. vous demandiez cette dissolution en 2020 et aujourd'hui vous dites on n pas suffisamment d'éléments pour le dissoudre et dès qu'on l'aura on dissoudra mais donc parfois quand on est ministre on voit la difficulté des choses qui pas il y a des règles de droit il y a des règles de droit donc moi je suis ministre de l'intérieur et je dois les respecter simplement croyez-moi que nous n'hésiterons pas dès lors qu'on aura ses preuves à dissoudre et nous le faisons systématiquement regardez sur maintenant on est critiqué vous me critiquez tout à l'heure parce que le j critique pas Bruno je mets en avant certain le juge.
Mais pourtant, croyez-moi qu'on a des preuves là. Alors, j'espère qu'on appelle on gagnera parce que très franchement si les Français franchement si on appelle les Français à subventionner ce type d'établissement mais c'est on marche sur la tête. On marche sur la tête.
Bruno Rotaillot, je voudrais qu'on parle un instant de la relation que qu'entretiennent la France et l'Algérie et de cet ultimatum qui avait été fixé par François Baou pour qu'Alger accepte de reprendre les ressortis sans frapper d'une d'unef. Cet ultimatum, il date de fin février. C'était un ultimatum de de 4 à 6 semaines qui est donc aujourd'hui expiré, même si François Barrou ensuite est quelque peu revenu sur la date de début de cet ultimatum.
Question là encore très simple au ministre de l'intérieur, c'est 60 individus frappés d'OQTF, les considérés comme étant les plus dangereux, est-ce qu'ils ont été récupérés par Alger ? Non, ils n'ont pas été récupérés par Alger. Depuis, il y a eu de nouveaux développements puisque Alger a expulsé 12 de nos agents consulaires qui étaient dans l'ambassade et dans des consulats algériens et nous avons rendu coup pour coup puisque nous avons nous-même expulsé 12 agents consulaires.
Il y a même eu depuis une action d'ailleurs qui a donné lieu euh à euh une procédure judiciaire pour euh un agent consulaire d'un consulat général sur le sol français qui pourrait être impliqué dans l'enlèvement et la séquestration d'un opposant algérien. Voilà, donc les choses doivent être très claires. Il y a eu une montée en puissance avec cette expulsion et nous n'hésiterons pas là encore à répondre.
Je pense que la prochaine réponse, ce sera par exemple les accords de 2013 pour que les diplomates soient privés, les diplomates algériens d'une facilité qu'ils ont de ne pas demander de visa. Il y en a d'autres aussi. Si dans les dans les jours et dans les semaines qui viennent, ces 60 OQTF algériens ne sont pas récupérés par Alger, vous remettrez en cause les accords de 2013.
Et il y a Balemans salle, pardon, il y a quand même Boem sans salle, personne n'en parle. On en parle souvent sur cette antenne, j'espère parce qu'il a il a quand même 80 ans, il a un cancer, il va très très mal. il été injustement condamné, il a fait appel et euh il faut que pour des mesures humanitaires Wem Sans sal soit libéré.
Bien sûr, mais juste sur ce sur le fond le capital politique que vous aviez engagé quant au bras de fer que vous défendez avec Alger comme la méthode à suivre, vous aviez dans les colones du Parisien agité à mot couvert quelque peu même si tout le monde avait compris la menace de d'une éventuelle démission si vous n'étiez pas suivi. simple fait qu'alors même que ce sujet est évoqué depuis plus de de 2 mois que ces 60 OQTF n'aient pas été récupéré par Alger, c'est une forme d'au de d'échec de ce point de vue-là. Attendez, pardon.
Il y a 3 mois, vous m'auriez invité et vous m'auriez dit "Mais Bruno Rota vous êtes bien seul à promer la fermeté avec l'Algérie." Vous avez souvent posé les questions que je vais poser mais 3 mois plus tard, attendez 3 mois plus tard euh on a expulsé 12 agents consulaires et c'est la politique de fermeté que le gouvernement désormais applique mais qui ne permet pas de disuler faudra monter et bien faudra monter dans la poste. Il faudra évidemment monter dans la R poste et vous serez suivi de ce point de vue là par le président de la République un je pense que oui.
J'espère bien. Comment ne pourrait-on ne pas être suivi ? Parce que moi j'ai pas d'obsession algérienne.
Ma seule obsession c'est la protection des Français. Moi je veux pas qu'il y ait un deuxième Mulouse. Mulouse vous savez très bien c'est un ressortissant algérien que l'Algérie aurait dû réadmettre qu'on avait présenté à 14 reprises aux autorités algériennes qu'il avait refusé contrairement aux accords de 94.
Donc voilà. Les choses doivent être claires et il y a eu ces expulsions mais il faut que l'Algérie sache que si il y a pas d'amélioration et bien on continuera et on a su le coude croyez-moi et un certain nombre de rétorsions qui ne seront pas publiques. C'est-à-dire et bien c'est-à-dire c'est ce que je vous ai dit c'est-à-dire au fond une action discrète peu importe on a des on a un certain nombre de leviers que on utilisera y compris que le ministère de l'intérieur peut utiliser.
Euh deux sujets concernant l'agenda gouvernemental avant de parler de cette fameuse compétition interne avec Laurent Vi. La première sur euh le budget 2026 à venir qualifié de cauchemar, ça donne envie hein, par la porte-parole du gouvernement Sophie Sophie Primas. Et cette piste au cœur du débat réfléchir à la possibilité de mettre fin à l'abattement fiscal de 10 % pour les retraiter.
Euh est-ce que vous pourriez rester au gouvernement comme ministre de l'intérieur si cette mesure était décidée dans le budget 2026 ? Il y a beaucoup de gens qui veulent me faire démissionner. Mais il y a monsieur il y a monsieur Tbo c'est il y a l'extrême gauche non ?
Et puis il y a Laurent Voquier qui dit si cette mesure était mise en œuvre, il faudrait poser la question de la présence de la droite au gouvernement. La question c'est une question de fond et je vais vous répondre très directement. Les Français ne comprendraient pas que l'État leur fasse les poches avant que l'État ne fasse des efforts sur son propre train de vie.
Voilà, il faut que l'État se serre la ceinture. C'est parfaitement possible sur un certain nombre de points. On parle souvent et Amélie Monchalin en a parler il y a quelques heures ce matin des agences des opérateurs 78 milliards.
Mais Améine Monchalin n'exclut pas la fin de cet abattement fiscal de 10 % pour les retraiter. Oui mais non je pense que on doit pouvoir faire autrement et il le faut faire autrement. Et d'ailleurs cette ces 10 % j'en ai entendu d'ailleurs dans le socle commun ici ou là il y a pas de majorité pour voter cette augmentation de 10 % d'impôts.
Il y a pas de majorité. Donc vous y êtes opposé. On est d'accord.
Si c'était dans le budget 2026 dans la copie du gouvernement. Est-ce que vous pourriez assumer comme membre du gouvernement tenu à une solidarité gouvernementale cette mesure ? Vous me réinviterez.
Bah oui mais vous voyez bien que Laurent Voquier dit oui mais moi je réponds pas à leur renvoquier. il était ce midi au micro de Guillaume et il dit s'il y a la moindre hausse d'impôt la moindre hausse d'impôt il inclut aussi peut-être la fin des niches fiscales puisque revenir sur une niche fiscale ça revient augmenter les impôts s'il y a la moindre hausse d'impôt la droite répéter au gouvernement déjà il a voté déjà loi de finance 2025 bien moi je ne souhaite pas qu'il y ait ces augmentations d'impôts non plus voilà c'est une limite qui est une limite importante pour moi et J'espère que le gouvernement qui aura là encore un certain nombre d'autres leviers, vous savez que depuis 2017 justement ces opérateurs qui pèsent à peu près 78 milliards ont augmenté leur budget de 38 milliards, les effectifs de 15 %. 38 milliards d'augmentation, ça fait pratiquement 9 %, près de 10 % d'augmentation de la dépense par an.
C'est pas supportable. Mais est-ce qu'il faudra se poser la question de la présence de la droite au gouvernement si il y a des augmentations d'impôt Si aujourd'h si demain évidemment ça heurtait nos convictions, vous me connaissez, je suis un homme de conviction, jamais je resterai si mes convictions était abîmé. Simplement, je suis là où je suis parce qu'il y a une décision collective et j'essaie de faire de mon mieux pour être utile au français là où je suis.
Là où je suis. Autre chantier du gouvernement, Bruno Rotaillot, la question de la proportionnelle. François Bairou va recevoir à partir de demain les chefs de parti, chefs de groupe pour mettre en œuvre cette réforme du mode de scrutin.
Euh question assez simple, est-ce que vous êtes favorable à la mise en place de la proportionnelle ? Je l'ai jamais été. C'est vrai. 2019, oui, j'avais préparé la phrase si jamais vous me disiez l'inverse.
La proportionnelle rend les majorités totalement instables. Absolument. On a le cas de figure où on voit bien que le résultat des dernières élections, c'est comme si on avait une sorte de proportionnel.
En instaurant en France la proportionnelle dans la 5e République, je suis gauliste. Et bien qu'est-ce que l'on ferait ? On va durcir et surtout on va de façon structurelle implanter dans nos 5e République cette situation de désordre électoral. on a'ura plus de majorité.
Et aujourd'hui, on voit bien que le fait de ne pas avoir de majorité h euh crée en réalité une situation impossible puisqu'on peut pas faire passer des textes très importants. On a fait passer heureusement un texte qui m'est cher parce que je l'avais initié au Sénat. C'est sur le narcotrafic.
C'est le grand texte qui va passer. J'en suis très heureux et fier. Il sera voté demain euh définitivement au Sénat et euh mardi définitivement à l'Assemblée nationale.
Mais vouloir la proportionnelle, c'est prendre de le risque finalement d'enquister de façon définitive l'instabilité parlementaire et gouvernementale en France. Donc la proportionnelle c'est non. Je voudrais euh vous faire écouter euh ce que disait Laurent Voquet ce midi puisqu'il en appelle directement à vous Bruno Rotaillot, ministre de l'intérieur.
Écoutez Laurent Voquetier au micro de Guillaume Darray. Non, je suis contre la proportionnelle. Cette proposition de loi portée par François Baou, elle relève de la responsabilité du ministre de l'intérieur.
Ce que je demande donc, c'est que Bruno Rotaillot, dont c'est la compétence, s'oppose à cette volonté de François Bairou et impose au Premier ministre l'abandon de cette proposition de loi. Il vous demande d'imposer à François Baou l'abandon de cette proposition de loi. Oui, oui, j'ai entendu.
Oui, j'ai entendu. Donc, vous allez imposer à François Baou d'abandonner la professionnelle. Prenant, attendez, prenons un peu de hauteur.
Moi, depuis le départ dans cette compétition interne, je me suis donné une discipline, une règle, h aucune petite phrase. Donc, je ne rétorquerai pas. Je sais bien que tout cela m'est destiné.
Non, mais là, c'est pas une petite phrase. Pardonnez-moi Bruno c'est la question de dire que en tant que ministre de l'intérieur, donc chargé de des réformes du mode de scrutin, est-ce que vous allez, représentant aussi la droite républicaine au sein de ce gouvernement dire à François Baou avec nous la proportionnelle ? Benjamin duamel, vous faites le faux naif, vous faites le faux naf.
Ah crois pas si vous savez très bien que cette petite phrase m'est destinée. Simplement, je vous l'ai dit, c'est une question de conviction. Je pense que la proportionnelle c'est une mauvaise chose et ça provoquerait une stabilité chronique structurelle dans la 5e République qui n'a pas été fait pour le fait minoritaire qui était fait pour le fait majoritaire.
Voilà, c'est ce que je pense. C'est ça. Vous demandez à François demand je crois je lui en ai déjà parlé.
On en a déjà parlé. Il était venu, il n'était pas encore premier ministre d'ailleurs. Il était venu me voir à à Bovo pour me tester sur ces questions-là.
Moi, je n'ai jamais je n'ai jamais dévié. Je pense que ça fera ça fera du mal au pays. Et et c'est rédibitoire là encore pour votre présence au gouvernement.
Je pense que ça fera du mal. Vous allez me faire démissionner. Vous voulez me faire démissionner à la fin de l'émission ?
Non, j'essaie de vous dites je suis un homme de vous dites je suis un homme de conviction. S'il y a un gouvernement qui met en œuvre une réforme qui euh vous dites créerait de l'instabilité, la logique c'est que comme disait Jean-Pierre Chevdement, quand on est ministre, soit on ferme sa gueule vous me réinviterez. On en est pas là.
Non. H aujourd'hui, le Premier ministre euh va commencer dans les jours prochains un cycle où il va de concertation et il va recevoir tous les partis. Il recevra le nôtre, les groupes et nous aurons l'occasion de le lui dire.
Bruno R, je voudrais qu'on parle donc de cette compétition qui vous oppose à leur voquier, même si comme l'écrit l'écran, il n'y aura aucune petite phrase de votre part contre contre Laurent Voquier. Vous êtes le favori du scrutin. Les sondages vous donnent même oh vous sont plutôt favorables même si le corps électoral est le plus difficile à sonder.
C'est Non mais c'est très compliqué. Non mais dans les compétitions internes, souvent le favori il commence bien et puis il termine moins bien. Est-ce que vous allez est-ce que vous allez terminer est-ce que vous allez terminer comme comme François Fillon face à Jean-François Copé en 2012 ?
Voilà, vous avez commencé votre question en disant "Mais vous êtes les favoris ?" Mais en fait la conclusion la fin de la France dit bah oui mais la fin de la France c'est dire quand on est favori ça veut dire qu'on va perdre. Écoutez pour l'instant je le sens pas mal voyez.
Vous le sentez pas mal ? Je fais des réunions, vous l'avez vous-même d'ailleurs souligné, des réunions y compris dans des lieux qui sont des lieux très ruraux dans des toutes petites communes et à chaque fois les salles sont pleines. Et je sens cet enthousiasme.
Je l'ai senti cet enthousiasme dès le début, il y a plusieurs mois. Et si je me suis présenté, je vais vous dire, c'est pas pour le goût de la compétition, c'est parce que euh je me faisais un devoir de ne pas laisser retomber le soufflet. Je m'en suis senti comptable en réalité et je pense que la droite, les en tout cas les électeurs de droite et du centre et même au-delà euh ont apprécié la posture, l'attitude d'une droite qui s'est engagée.
Ils connaissent parfaitement les limites de notre action. On n'a pas de majorité au Parlement, mais ils veulent une droite euh finalement qui mette les mains dans le cambouille, qui soit utile à la France et ils l'ont d'ailleurs ratifié au non pas dans les sondages mais dans les suffrages puisque on a gagné et depuis les dernières élections législatives municipales partielles, on est sans doute le parti qui avons le plus progressé. Ça veut dire que les Français encore une fois, nos militants, nos adhérents, nos sympathisants ont reconnu notre action d'une droite qui dans l'action qui dans l'action l'action gouvernementale n'abdique que rien de ses convictions, même si ils savent que c'est dur.
Voilà, moi je préférais avoir une majorité. Est-ce qu'il ne veulent pas ces sympathisants, Bruno Rotaillot, avoir un patron d'une formation politique qui peut par exemple, comme le dit Laurent Voquet, qualifier de d'immobilisme le gouvernement de François Berot ? Est-ce que à un moment donné, vous ne vous dites pas "Je suis dans un gouvernement qui veut faire la proportionnelle, je suis pas favorable à la proportionnelle, qui réfléchit à revenir sur l'abattement de 10 % sur les retraités, je suis pas favorable à ça." Euh bon, c'est c'est un peu compliqué, non ?
Quand on veut diriger une une famille politique comme celle des républicains. Un, nous aurons finalement fait voter un texte, le narcotrafic qui va tout bouleverser. Vous savez qu'on parlait d'hyperviolence.
La cause racine en France de l'hyperviolence, de ses homicides, de beaucoup d'homicides, c'est le narcotrafic. Il y a un grand texte qui sera voté, croyez-moi, il est fondamental et je me suis engagé depuis 2 ans au Sénat. C'est moi qui avais déclenché la commission d'enquête dont est issu ce texte.
Première chose. Ensuite, il y a déjà un bilan, y compris sur l'immigration, les régularisations, - 20 %, les expulsions + 50 150 % et je vous ai cité les rodé et la confiscation par exemple des automobiles. Donc donc vous n'êtes pas entravé par ce certain qualifiisme de François Baou.
Non, je suis entravé comme tout le monde par une situation politique. Je vais vous faire une confidence, c'est que LR n'a pas gagné les élections présidentielles, ni les élections législatives. C'est même le moins qu'on puisse dire.
Oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Ben voilà, donc la situation dans laquelle je suis n'est pas une situation idéale et je me bats. Je me bats et je me bats pas pour moi, je me bats pour mon pays.
Voilà. Et pour mes convictions. Si vous êtes élu à la tête de votre formation politique se posera immédiatement la question d'une candidature à l'élection présidentielle.
Géraldin, il a dit dans les colones de la Voie du Nord ce weekend avoir envie d'être candidat en 2027. Est-ce que vous en avez envie ? Je me méfie de l'envie parce que pour notre famille politique, l'obsession présidentielle nous a beaucoup coûté.
On pensait qu'il suffisait de nous trouver un chef et on arrêtait de réfléchir. Moi, je pense que il faut d'abord gagner la compétition interne 18 mai prochain et ensuite il va falloir proposer aux Français un nouveau projet de société, des nouvelles idées. On radote trop souvent des idées du passé. la France d'aujourd'hui ce n'est pas la France d'hier.
Donc cette question là on l'envisagera le moment venu. Mais je vais vous dire on a aucune chance de gagner en 2027 si on n pas de nouvelles idées, si on n pas un projet cohérent, un projet qui attire des Français au-delà. Moi, je veux rassembler.
Je veux rassembler d'ailleurs dans ma famille politique, je veux faire revenir les gens et c'est de notre faute parce qu'on a été trop souvent une droite honteuse. Les gens qui sont partis pour voter Marine Le Pen, pour voter Écour ou pour voter Emmanuel Macron. Je veux qu'il revienne ces électeurs euh chez nous.
Vous vous dites "Je me méfie de l'envie." Est-ce que vous vous sentez capable d'être président de la République au fond de vous ? Écoutez, je ne réponds jamais aux questions sur l'élection d'après.
Je ne suis pas dans le coup d'après. Je suis dans le coup d'aujourd'ité. Quand vous voyez président de la République, est-ce que vous sentez capable ?
Parce que vous pensez que j'ai pas les capacités. Non, pas du tout. C'est que je pose la question.
J'avais d'ailleurs posé la même à Jordan Bardella il y a quelques il y a quelques mois. Est-ce que vous vous sentez capable d'être président de la République, d'être chef d'état ? Je vais vous dire euh ce qui me pousse en avant, les ressorts de mon engagement politique.
H j'ai toujours considéré que la politique pour moi c'était pas seulement du calcul, c'est pas seulement euh des intérêts, voyez, des intérêts personnels, une ambition. Non, pour moi c'est autre chose. J'essaie de servir un idéal français.
J'ai mes convictions, j'en ai jamais dévié, jamais. Alors, elles sont elles peuvent être critiquées, c'est normal. C'est le débat démocratique.
Mais si je m'engage, c'est pour ça. Et j'ai aussi un sentiment, je le dis à chaque fois, de gratitude. J'ai toujours pensé depuis très longtemps, depuis que je me suis engagé dans la vie associative, dans la vie politique locale, que j'avais beaucoup reçu et que j'avais quelque chose à rendre à la France, à mon pays qui m'avait beaucoup donné.
Donc, c'est ce qui me fait agir. Maintenant, je n'ai jamais eu, jamais, contrairement à d'autres, d'obsession présidentielle. Et voyez, je me rasse pourtant tous les matins et mais l'obsession présidentielle, c'est parfois contagieux.
Une dernière question Bruno Raillot sur la ligne de départ en 2027, il pourrait y avoir Jordan Bardella puisque il l'a dit ce weekend à nos confrères du Parisien. Si Marine Le Pen est empêché pour la présidentielle de 2027, je cite "Je serai son candidat président du RN qui sur l'économie est sur une ligne disons, un peu plus libérale que celle de de Marine Le Pen. Est-ce que vous pourriez vous comme président de LR si vous êtes élu un jour travailler faire alliance avec le Rassemblement national ?" Non, je me suis exprimé souvent.
Je n'ai jamais cru à l'Union des droites. Marine Le Pen indiquait d'ailleurs que son parti n'est pas à droite. Je pense que sur le plan économique, elle est plutôt d'ailleurs à gauche.
Très clairement c'est le seul problème la ligne économique parce que c'est ce qu'avait dit le renvoqué à votre place d'ailleurs il y a c'était quoi le 16 février. Il avait dit pourquoi je fais pas d'alliance avec le RN parce que je n'ai pas les mêmes idées sur l'économie. Ça ne marche pas.
Je vais vous dire les appareils, la tambouille d'arrière cuisine ça ne marche pas. Moi ce que je veux c'est créer un parti moderne qui soit populaire, qui s'adresse à tous les Français, quelle que soi leur origine d'ailleurs, quel que soit leur religion, qu'ils en aient ou qu'ils en aient pas. Et un parti qui soit patriote, on doit être les militants de la France et je veux faire revenir à moi les électeurs.
Jamais aucune alliance avec le rapport, c'est que Nicolas Sarkozy avait formidablement réussi en 2007. Et bien, je pense que c'est à nouveau possible et je le sens en terme de et je le vois bien dans mon action ministérielle, il y a beaucoup d'électeurs que je rencontre sur le terrain qui me dit "Écoutez, vous savez jadis, j'étais voilà votre un adhérent, j'ai été un électeur mais vous nous avez découragé, vous nous avez déçu parce que encore une fois vous n'avez pas respecté vos engagements, vous n'avez été effrayé par le politiquement correct. Bien, je pense que ces écteurs-là, ils doivent revenir chez nous et on peut les faire revenir à partir du moment où on aura une ligne très claire.
On prendra des positions, tant pis s'il y a des controverses, des polémiques, j'en ai créé, j'en ai suscité mais c'est très bien. Ça m'a permis de m'adresser à tous les française et à tous les Français. Un vrai dernier mot cette fois, c'est la dernière question.
Bruno Raillot, si vous perdez l'élection interne face à Laurent Voquet, est-ce que vous est-ce que vous quitterez le gouvernement ? Est-ce que vous arrêterez la vie politique ? Ah dites don.
Mais jusqu'au bout, vous voulez que je démissionne là, c'est c'est vous voulez me faire quitter le gouvernement. Bon donc il y a monsieur Tebo il y a monsieur Teboun, il y a monsieur Vier, il y a il y en a d'autres, il y a le RN et puis maintenant il y a Benjamin. Faut pas avoir cette prétention là.
Moi je pose des questions. Si vous perdez cette élection, je vais la gagner. Oui mais ça c'est facile comme réponse.
Mais je Ah c'est vous qui m'avez dit j'étais le favoris. Il y a pas d'hypothèse. Il y a pas d'hypothèse où vous la perdez.
C'est vous qui m'avez dit que j'étais le favor. Non, c'est jamais. Je vous savez, je je suis très précautionneux et et j'essaie de me battre quotidiennement.
Je vais à la rencontre des militants. Je je j'essaie de leur montrer qui je suis au fond de moi et j'essaie d'avoir une parole qui soit sincère. Voilà.
Euh si j'espère bien que je vais relever ce défi, j'espère bien que je gagnerai. Mais je je le fais sur mes bases, voyez, avec mes convictions. Je fais pas en trichant.
Et je pense que cette question de la sincérité, elle est absolument nécessaire dans le débat public. Ou ça quand on parle de de sincérité, c'est une façon de parler de le renvoquer ou pas ? Ah non, c'est d'une façon de parler de la politique.
Je pense que euh la démocratie a été abîmée parce que beaucoup d'hommes et de femmes politiques avaient une parole insincère. On sentait très bien qu'il y avait un décalage entre les mots qui sortaient de leur bouche et ce qu'ils avaient dans leur trip quand ils ont quelque chose dans leur trip. Merci Bruno Rotaillo d'avoir été l'invité de CPAT tous les jours dimanche.
Bruno Retailleau