đą Le ZAP'Parlementaire : Manifestation de nĂ©onazis, prises de positions d'Emmanuel Macron, ...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04RelanceRéponse partielle
Pourquoi le gouvernement n'a pas interdit la manifestation néonazie du 10 mai ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Allez-vous dissoudre le collectif du 9 mai et interdire les symboles de haine ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Quels sont les objectifs de la réforme du statut de l'élu local ?
- 5:31FerméeRéponse directe
Inscrirez-vous la proposition de loi sur le statut de l'élu à l'ordre du jour ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Quels textes ont été légiférés en faveur des élus locaux depuis le début de l'année ?
- 8:20RelanceRéponse partielle
Pourquoi la réforme de l'audiovisuel public est-elle nécessaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04Fait
« Beaucoup de nos compatriotes abassourdis ont Ă©prouvĂ© un sentiment de colĂšre, de dĂ©goĂ»t mĂȘme face Ă ce spectacle indigne. »
- 1:32Fait
« Paris est antifasciste. La France est antifasciste. Notre République est antifasciste. »
- 2:36Bruno RotaPromesse
« Nous allons dissoudre puisque nous avons enclenché la procédure par exemple un groupe d'ultradroite lon populaire avec d'autres groupes d'ultra gauche comme la jeune garde. »
- 3:20Bruno RotaFait
« Le juge administratif Leuge administratif a annulé la contreemanifestation qui visait le défilé précisément d'ultra gauche. »
- 4:05Bruno RotaFait
« Nous avons signalé par l'article 40 du code de procédure pénale un certain nombre d'individus, notamment euh le le individus cherchés du maintien de l'ordre, du défilé d'ultradroite qui ont défilé, visage masqué, cagoulé. »
- 5:31Chiffre
« 32 heures par semaine en moyenne pour les maires. »
- 9:00Fait
« En Allemagne et en Belgique, les groupes publics distincts coexistent sans fusion. »
- 9:00Fait
« En Italie, la raille centralisĂ©e est loin d'ĂȘtre un modĂšle de pluralisme. »
- 9:43Fait
« Il n'y a pas eu de coupe budgétaire dans mon ministÚre. »
- 15:56Chiffre
« Les ajustements en l'espÚce, c'est 600 licenciements. »
- 18:51Chiffre
« Cela représente 3 milliards d'euros pour la seule année 2024. »
Temps de parole
- ?99 %
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Merci madame la prĂ©sidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intĂ©rieur. Monsieur le ministre, le 8 mai, nous commĂ©morions les 80 ans de la victoire des alliĂ©s contre le nazisme. 2 jours aprĂšs, des nĂ©onazis dĂ©filaient en plein Paris. Slogan raciste, visage dissimulĂ©, cagoulĂ©, tatouage nazi avec croix gamĂ©, tambour Ă flammes rouges rappelant ceux des jeunesses hitlĂ©riennes. Beaucoup de nos compatriotes abassourdis ont Ă©prouvĂ© un sentiment de colĂšre, de dĂ©goĂ»t mĂȘme face Ă ce spectacle indigne. Parmi ces manifestants Marc de CacrĂšve al ancien du Gud, RaphaĂ«l Emma, ex-assistant parlementaire RN ou encore Axel Lou proche de Marine Le Pen.
Les pouvoirs publics ont tenté d'interdire ce rassemblement en vain. Monsieur le ministre, cette manifestation n'aurait jamais dû avoir lieu. Le préfet de police aurait dû faire appel de la décision de justice. La police aurait dû intervenir pour ne pas laisser défiler des hommes au visage masqués. Dimanche en campagne pour la présidence de votre parti, vous expliquiez que vous réserviez vos coûts à vos adversaires. La gauche, pas un mot sur ces manifestations à Paris, pas une réaction de votre part, ni du gouvernement.
Vous qui ĂȘtes toujours prĂȘt Ă dĂ©noncer les excĂšs de violence de l'extrĂȘme gauche, vous qui faites de l'insĂ©curitĂ© votre fond de commerce Ă©lectoral, allez-vous enfin prendre la mesure de la menace que reprĂ©sente la montĂ©e de l'extrĂȘme droite dans ce pays ? Monsieur le ministre, allez-vous prononcer la dissolution du collectif du 9 mai ? vous comme le proposent les socialistes avec Arthur de la porte interdire tous les symboles de haine dont il est clairement Ă©tabli qu'il renvoie une idĂ©ologie fasciste. La seule prĂ©sence de ces symboles dans nos villes devrai constituer un trouble Ă l'ordre public. Il y a quelques semaines, des manifestants chantaient "Paris est nazi".
Non, mes chers collÚgues, Paris est antifasciste. La France est antifasciste. Notre République est antifasciste et il sera temps que le gouvernement le soit aussi. Merci beaucoup. La parole est à monsieur Bruno Rota ministre de l'intérieur. Allez, un peu de s'il vous plaßt. Madame la présidente, mesdames messieurs les députés. Et oui, bien entendu que tous nous étions le 8 mai pour célébrer la paix, la liberté et j'étais dans la petite commune de naissance de Jean Deolùtre de Tassini en Vendé qui a signé pour la France l'acte de capitation de l'Allemagne nazi le 8 mai 1945. Je n'ai pas je n'ai pas l'indignation sélective.
Nous allons dissoudre puisque nous avons enclenchĂ© la procĂ©dure par exemple un groupe d'ultradroite lon populaire avec d'autres groupes d'ultra gauche comme la jeune garde. Pas de gĂ©omĂ©trie variable. Bien sĂ»r le weekend dernier avec le prĂ©fet de police de Paris nous Ă©tions convenus qu'il prenne trois arrĂȘtĂ©s d'interdiction de trois dĂ©filĂ©s. un dĂ©filĂ© d'ultra droite, un contre dééfilĂ© d'ultra gauche et enfin un village antifasciste au panthĂ©on. Le juge administratif Leuge administratif a annulĂ© la contreemanifestation qui visait le dĂ©filĂ© prĂ©cisĂ©ment d'ultra gauche. Ăa n'est pas ni le ministre de l'intĂ©rieur ni le prĂ©fet de police, c'est la justice administrative.
Je le rĂ©pĂšte, vous qui ĂȘtes si attachĂ© bien entendu comme nous tous Ă la rĂšgle de droit, nous avons mobilisĂ© beaucoup de forces de l'ordre pour faire en sorte que ces manifestations soient encadrĂ©es. Elles l'ont Ă©tĂ©. De nombreuses interpellations lĂ aussi l'ont Ă©tĂ©. Et d'ailleurs, Et d'ailleurs, nous avons signalĂ© par l'article 40 du code de procĂ©dure pĂ©nale un certain nombre d'individus, notamment euh le le individus cherchĂ©s du maintien de l'ordre, du dĂ©filĂ© d'ultradroite qui ont dĂ©filĂ©, visage masquĂ©, cagoulĂ©. C'est un dĂ©lit.
Par ailleurs, depuis nous avons visionnĂ© les vidĂ©os et nous avons fait un autre article 40 pour des gestes et des symboles qui, Ă notre avis, tombe sous le coup de la loi de la RĂ©publique. Merci. Merci madame la prĂ©sidente. Monsieur le premier ministre, je veux vous parler de l'engagement de nos 500000 concitoyens Ă©lus municipaux, dĂ©partementaux et rĂ©gionaux. Loin d'ĂȘtre des professionnels de la politique, ils continuent le plus souvent Ă exercer leur mĂ©tier, tĂąche de passer du temps avec leurs proches, tout en consacrant une bonne partie de leur journĂ©e Ă leur mandat. 32 heures par semaine en moyenne pour les maires.
La passion qui les anime ne doit pourtant pas masquer les difficultĂ©s qu'ils rencontrent et qui constituent autant de freins Ă l'engagement de tous nos concitoyens. Je veux parler de l'impossibilitĂ© de prendre un congĂ© parental sans renoncer Ă ses fonctions, de la difficultĂ© d'obtenir une autorisation d'absence pour ceux qui poursuivent des Ă©tudes, de la faible reconnaissance professionnelle des compĂ©tences acquises au cours du mandat, tout comme des obstacles au bon dĂ©roulement de carriĂšre ou au retour Ă l'emploi. Est-il Ă©tonnant alors lorsqu'on les interroge qu'il soit aussi hĂ©sitant Ă ĂȘtre candidat ?
Monsieur le Premier ministre, la dĂ©mocratie locale est un trĂ©sor national auquel nos compatriotes sont particuliĂšrement attachĂ©s. Mais si nous ne soutenons pas les Françaises et les Français qui s'investissent, alors nous courons un grave danger, celui d'une dĂ©mocratie qui ne soit plus Ă l'image de celles et ceux qu'elles reprĂ©sentent. Les Ă©lections municipales se tiendront dans moins d'un an. Il est plus qu'urgent de permettre Ă tous nos concitoyens, quel que soit leur parcours, dans leur diversitĂ©, d'ĂȘtre candidat Ă des fonctions locale. Aussi, ma question est simple. Inscrirez-vous avant l'Ă©tĂ© la proposition de loi sur le statut de l'Ă©lu Ă l'ordre du jour des travaux de notre assemblĂ©e ?
Voter à l'unanimité au Sénat. Soutenu par l'ensemble des associations d'élus, elle fait consensus sur nos bancs comme en témoigne le récent rapport de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de notre assemblée. Je vous remercie. Merci beaucoup. La parole est à monsieur Patrick Mignola, ministre en charge des relations avec le Parlement.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président de l'autre, je veux profiter d'abord de votre question pour remercier la représentation nationale d'avoir accepté à l'intérieur d'un agenda parlementaire trÚs chargé depuis le début de cette année d'avoir légiféré en faveur de nos élus locaux, de nos collectivités locales. Ce fut le cas sur la parité dans les communes de moins de 1000 habitants.
Ce fut le cas sur l'eau et l'assainissement, sur les conseils municipaux incomplets dans les communes nouvelles, sur le mode de scrutin Paris Lyon, Marseille reste une PPL sur le vote des détenus qui a été inscrite ce matin, madame la présidente, en conférence des présidents. Euh et enfin, évidemment sur le texte trÚs attendu du statut de l'élu. Le gouvernement sous l'autorité du premier ministre travaille sur les textes qui pourraient au cas une session extraordinaire sur la tenue de laquelle le premier ministre devrait arbitrer d'ici quelques jours, quelques semaines au plus tard pour que chacun puisse s'organiser en conséquence.
Et parmi les textes que nous pourrions inscrire à cette session extraordinaire, en tout en haut de la liste, il y a le statut de l'élu. parce qu'au fond, on s'engage pas dans la vie locale pour rechercher un statut, mais qu'un statut nouveau permet la protection de l'engagement et nous leur devons. Merci. Merci beaucoup madame la présidente. Ma question s'adresse à madame la ministre de la culture, madame la ministre Hashida Dati, je reconnais qu'il faut une sacrée dose d'audace et de culot pour insulter les auditeurs d'une radio qui vous accueille. Mercredi 7 mai, lors de votre entretien sur France Interre, vous avez franchi un cap inédit de contre vérité.
Pendant 27 longues minutes, vous avez assĂ©nĂ© aux auditeurs une sĂ©rie de mensonges indignes de votre fonction. Vous prĂ©tendez que la fusion des entitĂ©s de l'audiovisuel public s'impose parce que je vous cite partout en Europe, il existe une sociĂ©tĂ© unique. Madame la ministre, vous mentez. En Allemagne et en Belgique, les groupes publics distincts coexistent sans fusion. En Italie, la raille centralisĂ©e est loin d'ĂȘtre un modĂšle de pluralisme. Quant Ă la BBC que vous ne cessez de prendre pour exemple, son indĂ©pendance est aujourd'hui mise Ă mal par des pressions budgĂ©taires.
Vous mĂ©prisez le service public de l'audiovisuel, vous le soupçonnez, vous cherchez Ă le centraliser, vous affirmez que votre projet commence Ă faire consensus. LĂ encore, madame la ministre, vous mentez. La rĂ©alitĂ©, c'est une mobilisation massive des professionnels de l'audiovisuel public contre un projet jugĂ© absurde, coĂ»teux et soumis Ă vos manĆuvres politiciennes. Enfin, concernant et plus gravement la question lĂ©gitime des journalistes sur votre dĂ©claration de patrimoine, vous rĂ©pondez que le journaliste serait payĂ©, je vous cite, par la ville de Paris.
Outre la trÚs médiocre tentative d'esquive à cette question qui nous intéresse légitimement tous, c'est une attaque indigne contre la presse et contre la les institutions. Donc il est du ressort de votre ministÚre d'en assurer l'indépendance et la liberté. Pourquoi vous acharnez-vous à Brader ce bijou national qui est notre audiovisuel public ? Vous avez déclaré, il n'y a pas eu de coupe budgétaire dans mon ministÚre. Là encore, vous mentez. Il y a une chose qui vous résistera madame la ministre, la vérité et en cela aussi la démocratie. Alors ma question est simple. Quand allez-vous retirer cette réforme absurde ? Merci beaucoup monsieur le député.
La parole est Ă madame Sophie Prima, ministre, porte-parole du gouvernement. Merci. C'est qui ? Moi voilĂ , je je vous remercie de votre Ă©lĂ©gance, monsieur le dĂ©putĂ©, madame la prĂ©sidente, mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, monsieur le le dĂ©putĂ© Emmanuel GrĂ©coire, je vous prie d'excuser madame Rachidati, ministre de la culture qui est empĂȘchĂ© car elle reçoit un homologue Ă©tranger. Je voudrais vous dire de sa part que nous souhaitons avec le gouvernement sous la responsabilitĂ© du premier ministre, nous souhaitons aller au bout de cette rĂ©forme. Nous sommes aujourd'hui Ă un point de de bascule. Cela fait 10 ans que cette rĂ©forme est attendue.
Notre pays doit disposer d'un audiovisuel public et souverain face aux différentes crises et aussi face à la concurrence. Les débats en commission ont été tronqués, vous le savez, pour des raisons qui tiennent plus à l'obstruction parlementaire qu'à autre chose et nous considérons que ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Mais les débats en commission ont aussi démontré qu'il y a une majorité pour voter ce texte. Tout cela démontre que face à des concurrences nouvelles, des coopérations renforcées entre les entreprises du service public semblent indispensable. Pour que ces coopérations fonctionnent, il faut un chef d'orchestre unique et c'est le sens de la holding exécutive.
Non, tout ne va pas bien aujourd'hui dans le service public et surtout il nous faut ensemble, monsieur le dĂ©putĂ©, prĂ©parer l'avenir. Est-ce qu'une mission d'un grand service audiovisuel public n'est-il pas de s'adresser Ă tous les Français sur tout le territoire ? Est-ce que les violences, les pardon les audiences ne vieillissent-elles pas aujourd'hui ? Est-ce que les catĂ©gories populaires sont au cĆur de l'auditoire ? Non. Et vous le savez car vous connaissez monsieur le dĂ©putĂ© les chiffres. Alors, doit-on continuer comme ça ? La rĂ©ponse est non. Et ces chiffres vous les connaissez.
Quand on dit qu'il faut, il s'agit de renforcer l'audiovisuel public, lui permettre de continuer Ă toucher tout le monde pour qu'il puisse pleinement exercer sa mission qui est aussi une mission d'Ă©mancipation, nous poursuivons ensemble le mĂȘme objectif, monsieur le dĂ©putĂ©, et nous pensons sincĂšrement que la gauche devrait soutenir cette rĂ©forme. Merci. Merci, monsieur le prĂ©sident. Monsieur le Premier ministre, c'est Ă vous que s'adresse ma question. Est-ce que vous auriez la gentillesse de partager avec nous ce que vous avez retenu de l'intervention du prĂ©sident de la RĂ©publique hier soir et ce que vous en avez dĂ©duit pour conduire l'action du gouvernement ? Je vous remercie.
[Applaudissements]
Pour vous rĂ©pondre, la parole est au ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des relations avec le parlement. Monsieur le prĂ©sident, mesdames et messieurs les sĂ©nateurs, madame la sĂ©natrice Rossignol, le prĂ©sident de la RĂ©publique agit conformĂ©ment Ă la Constitution, notamment dans ce qu'on appelle son domaine rĂ©galien sur les questions internationales ou les questions de dĂ©fense dans dans les initiatives qu'il a pris dans ses relations avec les Ătats-Unis, avec la Russie, dans la coalition des volontaires qui s'est forcĂ© de rĂ©unir pour obtenir la paix en Ukraine dans l'action qui conduit au nom de la France dans le drame de Gaza.
Il fallait évidemment, comme il doit le faire à période réguliÚre, qui rende des comptes aux Français. Mais lors de son intervention d'hier, il a voulu aussi articuler cette action avec l'action de politique intérieur qui est conduite par le gouvernement car il n'est pas de grande puissance qui n'est pas aussi des finances saines, une économie durable, une jeunesse éduquée et il n'est pas de politique intérieure qui fonctionne si elle ne s'appuie pas sur un message puissant et sur des valeurs qui défonaient de la République qui ont fondé notre
[Applaudissements]
pays et si joli dans vos yeux. Quelquironie.
laisser la que j'attache au fait que vous soyez dans l'opposition au prĂ©sident de la RĂ©publique, je suis persuadĂ© en ma qualitĂ© de ministre des relations avec le Parlement que nous pouvons partager un certain nombre d' orientations qui ont Ă©tĂ© donnĂ©es hier soir, que ce soit sur le domaine de la sĂ©curitĂ© des Français, que ce soit dans le domaine de l'Ă©ducation, de la protection de nos enfants, de la protection face aux Ă©crans que ce soit dans l'organisation territ territorial de notre pays et mĂȘme si nous appartenons Ă l'opposition oĂč est une alliance majoritaire qui participe au gouvernement, ce qui est ressorti hier soir de cette Ă©mission, c'est que le prĂ©sident de la RĂ©publique avait une vision pour notre pays qu'on peut ou non partager mais que nĂ©anmoins, il avait des valeurs dont je suis sĂ»r que nous les partagons.
Il faut conclure madame Rossignol. Merci monsieur le prĂ©sident. Je vais vous aider. Je vais complĂ©ter un peu ce que j'ai moi j'ai entendu et ce que beaucoup de France ont entendu. Ă propos d'Arscelor Mital, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©clarĂ©, je cite, qu'il ne veut pas bloquer les entreprises qui veulent ajuster les choses. Alors les choses, ça s'appelle des salariĂ©s, sont des gens qui n'ont que leur travail pour faire vivre leur famille. Et les ajustements en l'espĂšce, c'est 600 licenciements. Peut-ĂȘtre le prĂ©sident de la RĂ©publique pourra ajuster un peu son vocabulaire. La deuxiĂšme chose Ă ce propos, je voudrais relever une incohĂ©rence.
Comment peut-on tout Ă la fois prĂ©tendre vouloir assurer la souverainetĂ© en matiĂšre de dĂ©fense de la France et de l'Europe et en mĂȘme temps refuser les nationalisations temporaires et laisser filer l'industrie de l'acier indispensable alarmement ? C'est le premier sujet. Le deuxiĂšme sujet que j'ai entendu Ă©galement concerne le la volontĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique de faire peser le financement de la protection sociale sur la consommation. Alors lĂ , je vais traduire. En langage courant, ça s'appelle la TVA sociale.
La TVA sociale, c'est juste une augmentation de la TVA qui consiste Ă faire payer par les couches populaires et les classes moyennes leurs achats afin de payer les cadeaux fiscaux que vous avez accordĂ©s au CAC 40, aux actionnaires et aux rentiers. 3 3Ăš point, numĂ©ro d'autosatisfaction sur le chĂŽmage. Alors, en Ăle-de-France, le chĂŽmage des jeunes, faudrait le dire au prĂ©sident, a augmentĂ© de 28 % au cours du dernier trimestre. 28 %. et en mĂȘme temps vos rĂ©formes de l'indemnisation du chĂŽmage font que beaucoup d'entre eux ne touchent plus aucun revenu.
Alors à toutes ces indications que le président de la République a donné, je vais vous dire trÚs solennéement, monsieur le Premier ministre, les socialistes s'opposeront avec fermeté, détermisation et avec tous les moyens que le Parlement nous donne pour le faire. Merci monsieur le président. Dans le micro, parlez dans le micro. ce que monsieur Oui, allez-y, je vais recommencer donc voilà . Monsieur le ministre, mes premiers mots iront pour les néocaledoniens qui depuis maintenant une année, jour pour jour vivent dans un dans une crise politique terrible et assez grave.
Dire Ă©galement que depuis 1 an, il y a eu, je rappelle, 14 morts dont des gendarmes, 2 milliards de dĂ©gĂąts, des semaine d'Ă©meutes, une Ă©conomie au bord du chaos, une jeunesse dĂ©sĆuvrĂ©e, des populations inquiĂštes, des ingĂ©rences Ă©trangĂšres, une image dĂ©gradĂ©e de la France dans l'Indo-Pacifique. Telle est la situation que vive depuis 1 an concitoyens. Monsieur le ministre, le 30 avril dernier, vous indiquiez que c'Ă©tait l'accord ou le chaos ? D'accord ? Il n'y a pas eu. Alors, monsieur le ministre, j'ai deux questions. La premiĂšre, c'est quel Ă©taient vos quels Ă©taient vos objectifs avec votre proposition d'Ă©tat associĂ© ?
Je crois que c'est important de le dire devant la reprĂ©sentation nationale. Et puis ma 2Ăš question, c'est est-ce que l'exĂ©cutif, le prĂ©sident de la RĂ©publique, le Premier ministre et vous-mĂȘme, le gouvernement avait des propositions concrĂštes pour sortir de la crise ? Puisque je le redis encore une fois, je crois que nos connais ne peuvent pas attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois pour sortir de cette crise qui aujourd'hui met Ă mal la population de la Nouvelle-Caudonie. Je vous remercie. Pour vous rĂ©pondre, la parole est au ministre d'Ătat, ministre des outresemes, Manuel Vals.
Monsieur le président l'archer, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Rachid Temal, vous avez trÚs justement décrit la situation de la Nouvelle-Calédonie et depuis un an et pour ce qui me concerne depuis des mois, nous engageons pour aider d'abord au redressement de la Nouvelle Calédonie. Cela représente 3 milliards d'euros pour la seule année 2024. Nous allons continuer dans ce sens avec évidemment les indispensables réformes économiques et fiscales de ce territoire. Et par ailleurs, nous assurons sous l'autorité du haut commissaire avec les moyens du ministÚre de l'intérieur la sécurité de tous les Calédoniens.
Il la mĂ©rite chacun a droit Ă la protection de l'Ătat en Nouvelle-CalĂ©donie. cet effort va ĂȘtre poursuivi. Bien Ă©videmment, il fallait aussi renouer avec le dialogue entre les diffĂ©rents partenaires politiques et Ă la demande du premier ministre que je remercie pour sa pour la confiance qu'il m'accorde.
J'ai d'abord voulu recrĂ©er les conditions d'un dialogue indispensable pour reconstruire un projet commun et notre mĂ©thode a permis que tous les partenaires, tous se retrouve autour de la mĂȘme table pour nĂ©gocier, pas seulement discuter ce qui Ă©tait impensable il y a quelques mois car les fractures sont profondes aprĂšs le traumatisme du 13 mai et les inacceptables violences qui ont, vous l'avez rappelĂ©, de nouveau fait couler le sang. Et la rupture de confiance, vous le savez, trouve cependant son origine dans une histoire ancienne qu'il nous faut regarder en face.
Et tant que nous n'aurons pas rĂ©glĂ© la fin du processus de dĂ©colonisation et l'exercice du droit Ă l'autodĂ©termination du peuple Canac, nous n'aurons pas les conditions du dialogue et de la paix civile. Nous avons proposĂ© et j'ai proposĂ© une voix sans prononcer d'ailleurs de formules particuliĂšres qui concilie l'aspiration d'un maintien d'un lien fort avec la France. et l'achĂšvement du processus de dĂ©colonisation. Ce dialogue va se poursuivre. C'est ça euh qui est euh l'essentiel avec l'Ătat et entre les partenaires euh politiques.
Et avec le soutien et je n'en doute pas du SĂ©nat, je serai dans quelques jours devant le groupe de contact Nouvelle-CalĂ©donie sous la prĂ©sidence du prĂ©sident GĂ©rard Larchet euh sur ce sur l'avenir du territoire pour donner encore un maximum d'informations et d'explications. Je pense que ce dialogue peut ĂȘtre fructueux dans les jours et dans les semaines qui viennent. conclure Jean-Marie Dibaou, Jacques Lafleur, Michel Rocard, Lionel Jospin, j'ai beaucoup pensĂ© Ă eux ces derniers temps sans aucune nostalgie mais parce que au nom d'une certaine idĂ©e de la responsabilitĂ©, ils indiquent le chemin qu'il faut entreprendre. Monsieur Tbal,
[Applaudissements]
merci monsieur le ministre d'Ătat. Que dire ? Vous n'avez pas dĂ©veloppĂ© votre projet mais j'espĂšre qu'on aura l'occasion de de rééchanger au moment du groupe de contact. Mais quand mĂȘme, je crois qu'il faut se dire de trois choses. Vous avez citĂ© Michel Roca et Lionel Jospin. Mais alors l'Ătat Ă©tait impartial, l'Ătat apportĂ© de la sĂ©rĂ©nitĂ©. Aujourd'hui, Ă lire les gazettes, mais j'espĂšre que ce sera dĂ©menti rapidement, on a cru comprendre qu'il y avait des options diffĂ©rentes au sein du gouvernement et mĂȘme dans l'exĂ©cutif.
Je crois que c'est une mauvaise chose et je vous invite rapidement certes dans le groupe comptable mais je crois qu'il sera important monsieur le premier ministre que nous ayons un débat en séance publque sur l'avenir de la Nouvelle Cadonie parce que nous savons bien que devant nous il y a plusieurs chaßnes notamment le corps électoral il y aura la question des élections provinciales et quand je lis et quand j'entends notamment des propos de la présidente de la province du sud permettez-moi de m'inquiéter trÚs largement de la suite qu'annonce monsieur le ministre monsieur le président mesdames et messieurs les ministres chers collÚgues ma question s'adresse au Premier ministre.
Je vais me rĂ©fĂ©rer au gĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă propos du prĂ©sident Albert Lebrin. Comme chef de l'Ătat, deux choses lui avaient manquĂ©. Qu'il fut un chef, qu'il y un Ă©tat. Qu'avons-nous vu hier soir ? Il n'y a plus de chef. Et oĂč est passĂ© l'Ătat ? Le chef d'abord Emmanuel Macron n'a plus les moyens politiques de ses rĂ©volutions. Sa virtuositĂ© est dĂ©sormais stĂ©rile. Le patron est devenu chroniqueur. Il ne lui reste que le commentaire et la justification de ses 96 mois Ă l'ĂlysĂ©e. OĂč est passĂ© sa vision pour le pays. Chacun peut d'ailleurs ressentir la gĂȘne de voir le prĂ©sident de la RĂ©publique ratifier les unes aprĂšs les autres les propositions du maire de BĂ©ier. l'Ătat ensuite.
Que reste-t-il de l'Ătat rĂ©galien quand on transfert des compĂ©tences de police autant par incapacitĂ© Ă faire que par volontĂ© de dĂ©centraliser ? Que reste-t-il de l'Ătat rĂ©galien quand nous en sommes Ă imaginer louer Ă l'Ă©tranger des places de prison ? Le prĂ©sident a dit hier soir quand le parlement lĂ©gifĂšre, c'est difficile de l'arrĂȘter. Que reste-t-il de la 5e RĂ©publique elle-mĂȘme quand le gouvernement est rĂ©duit Ă scruter les propositions de loi pour dĂ©terminer et conduire la politique de la nation ? En son nous en sommes-nous vraiment arrivĂ©s lĂ ? Un pays endettĂ©, un prĂ©sident sans ressort, des services publics en caraf et des rĂ©fĂ©rendums sans sujet et sans calendrier.
Chacun voit que nous sommes dans l'orniÚre. Comment et quand comptez-vous nous en sortir ? pour vous répondre. La parole est ministre délégué chargé des relations avec le parlement monsieur Mignola. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Durin, il y a un chef, c'est le président de la République. C'est le seul français qui a été élu par tous les Français et il tire de ceci sa légitimité.
Et il y a un Ă©tat certes dans une situation particuliĂšre, inĂ©dite Ă l'AssemblĂ©e nationale en particulier, au Parlement au sens large, mais l'autoritĂ© du Premier ministre avec un gouvernement qui rassemble plusieurs forces politiques qu' ont acceptĂ© de travailler ensemble permettent Ă l'Ătat, bien que cette situation soit inĂ©dite, d'avancer. Je vous rappelle que aprĂšs les textes budgĂ©taires que vous avez trĂšs largement contribuĂ© Ă voter ici au SĂ©nat, nous avons pu avancer sur des textes agricoles pour tenir la parole qui avait Ă©tĂ© donnĂ© Ă nos agriculteurs. Nous avons avancĂ© sur quasiment tous les textes des collectivitĂ©s locales. Il y en a encore deux que j'ai Ă l'esprit que je cite ici.
Le statut de l'Ă©lu et trace. Nous avançons sur les doigts sociĂ©tales. Nous aurons une navette sur l'Ă©nergie. Certes, la situation est difficile et pourtant ce parlement il tourne. Vous avez attirĂ© notre attention sur le rĂ©galien. Je veux vous rappeler qu'en 4 mois, nous avons pu voter la loi sur le narcotrafic dont vous Ă©tiez un des inspirateurs et je je salue le ministre d'Ătat, ministre de l'intĂ©rieur avec le sĂ©nateur Ătienne Blanc. Nous avons hier avec le ministre d'Ătat garde des saau fait voter la loi sur la justice des mineurs. Et il y a plusieurs propositions de loi souvent Ă©manant du SĂ©nat qui nous permettront d'avancer Ă©galement sur euh des sujets sportifs, culturels et rĂ©galiens.
Je pense en particulier Ă la lutte contre le terrorisme et l'Ă©loignement des Ă©trangers dangereux. Donc vous le voyez, je crois que votre question, si elle est brillamment formulĂ©e, ne correspond qu'impartiellement Ă la rĂ©alitĂ©. Monsieur Durin. Merci monsieur le ministre. C'est c'est moins une question qu'une inquiĂ©tude. Vous connaissez la responsabilitĂ© gouvernementale des socialistes. Nous ne censurons pas la lĂ©gĂšre. Nous prĂȘtons nos voix Ă des textes qu'il mĂ©ritent. Mais encore faut-il qu'il ait une vision ? OĂč est-elle ? Encore faut-il qu'il y ait un arbitre ? Qui est-il ? Encore faut-il qu'il vienne un sursaut ? Nous ne le voyons pas venir.