Zones grises de l'information : audition de TikTok France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 25 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette mission d'information sur les zones grises de l'information ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Quel est le périmètre de TikTok France pour répondre aux questions ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous donner des chiffres précis sur les utilisateurs, vidéos et chiffre d'affaires de TikTok en France ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quel est l'âge moyen des utilisateurs de TikTok en France ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi TikTok a-t-il le taux de désinformation le plus élevé selon une étude récente ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi des contenus manifestement faux comme la mort de Netanyahu restent visibles sur la plateforme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« s'assurent de la mise en œuvre d'une de nos politiques euh de de enfin de de nous nos règles spécifiques d'authenticité qui est l'authenticité de la provenance et des interactions sur la plateforme. »
- 2:00Fait
« l'algorithme de TikTok, il ne favorise absolument personne. »
- 4:00Fait
« Les recettes de TikTok sont essentiellement des recettes publicitaires. »
- 8:00Chiffre
« nous avons publié en mars 2026, notre 7e rapport sur le sujet. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous poursuivons nos travaux de cet après-midi en recevant monsieur Gautier Brango, direct, vous êtes directeur des affaires publiques et gouvernemental de TikTok France. Je vous remercie de vous être rendu disponible pour cette audition. Nous notons toutefois que bien que nous ayons indiqué que nous souhaitions que cette audition nous permette également d'interroger un responsable ayant des fonctions décisionnaires en matière de stratégie et de plateforme et d'architecture des algorithmes.
Ce n'est finalement pas le cas. Bien sûr, pas une critique contre vous-même. Malgré les les millions d'utilisateurs de de TikTok en France, il ne nous est pas ainsi possible d'échanger avec un responsable opérationnel de l'entreprise et je le dis avec tout le respect, nous avons pour vos fonctions.
Nous avons bien pris connaissance des réponses écrites que vous nous avez fait parvenir la semaine dernière dont on vous remercie. En en préalable, je souhaiterais préciser le le le contexte et le cadre de notre mission d'information dotée des des pouvoir de commission d'enquête sur ce que nous avons appelé les zones grises de de l'information. S'agissant tout d'abord des raisons qui nous ont conduit à créer cette mission d'information, les sorts des plateformes numériques et notamment des réseaux sociaux a profondément transformé les conditions dans lesquelles nos concitoyens accèdent à l'information.
Cette évolution et même pourrait-on dire ce changement d'époque s'accompagne d'une multiplication des des sources d'information et d'une confusion croissante entre information, opinion et et divertissement. Il s'accompagne aussi d'une prolifération de de fausses informations alimenté par des contenus générés parfois par intelligence artificielle de plus en plus difficile à identifier comme tel. Le problème n'est pas seulement que certains croiront à ces fake news ou auront un doute, c'est aussi l'émergence d'une génération profondément désorienté qui ne croit pas forcément au contenu anonyme circulant sur les plateformes mais qui ne croit plus non plus aux informations diffusées par les institutions ou les médias historiques qui utilisent des méthodes professionnelles.
Ce relativisme généralisé constitue une menace sérieuse pour le fonctionnement de nos démocraties. S'agissant ensuite du cadre dans lequel cette mission d'information se déroule, vous nous indiquez dans vos réponses écrites que le contrôle de la conformité des des plateformes au règlement sur les services numériques relève principalement des autorités européennes. C'est exact préciser que notre action ne s'inscrit pas dans ce cadre.
Nous ne cherchons pas à exercer un contrôle de conformité à la réglementation européenne. En revanche, nous agissons en vertu des dispositions de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires au titre d'une activité économique que les plateformes exercent en France, ce qui les soumet au droit français et au contrôle du Parlement français. Nous connaissons la stratégie qui consiste pour les représentants nationaux des plateformes à ignorer opportunément les modalités exactes de fonctionnement d'un d'un produit pourtant commercialisé massivement et consommé en France avec du reste des conséquences considérables sur les plans économiques et socials en terme de santé publique ou encore sur le fonctionnement des processus démocratiques.
Par ailleurs, le le principe de séparation des pouvoirs nous impose de ne pas enquêter sur des faits donnant lieu à des poursuites judiciaires. Cette limite ne s'applique toutefois pas aux enquêtes de la Commission européenne. Enfin, les seuls secrets qui s'imposent à une commission d'enquête sont le secret professionnel, celui des avocats ou des médecins et le secret de la défense nationale.
Cela étant précisé, nous vous remercions d'avoir répondu à nos sollicitations et souhaitons poursuivre les échanges engagés dans un esprit de de coopération et de et de dialogue. Évidemment, avant de vous donner la parole pour un propre liiminaire, si vous le souhaitez, d'une dizaine de minutes, je vous rappelle qu'un qu'un faux témoignage devant notre mission d'information doté des pouvoirs de commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 15 du code pénal, je vais vous inviter à à prêter serment en disant toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure, je le jure. Merci.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre mission d'information. OK et enfin je rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Jeis donc vous laisser la parole pour une dizaine de minutes pour un prop proliminaire et puis ensuite Agè Séverren et moi-même et Alexandra Borcio Fontin si elle le souhaite bien sûr vous poseront des questions.
Bien merci monsieur le président, madame la rapporteur, madame la sénatrice. Merci de m'entendre aujourd'hui dans le cadre de cette mission d'information. Euh je suis en charge, vous l'avez rappelé, des affaires publiques et des politiques publiques de TikTok pour la France.
Je m'exprime évidemment aujourd'hui dans le périmètre de mes responsabilités qui porte principalement sur le sujet de régulation et de conformité de la plateforme en France. Euh pardon, le sujet que vous examinez aujourd'hui est fondamental car il touche à un enjeu essentiel. La manière dont nos sociétés s'informment aujourd'hui, vous l'avez rappelé, euh cette manière de s'informer connaît des transformations qui sont profondes et qui sont structurelles.
L'écosystème informationnel n'est plus organisé autour de quelques grands médias qui jouent un rôle central de diffusion et d'hérarchisation. Il est désormais, vous l'avez constaté à de nombreuses reprises pendant les auditions, fragmenté, instantané, participatif et mondialisé. et il se caractérise, vous l'avez rappelé, par une hybridation croissante entre information, commentaire, influence, divertissement et création individuelle.
TikTok est un acteur récent de cet écosystème et nous avons pleinement conscience de la responsabilité du niveau d'exigence élevée que cela implique. Les risques de désinformation, de manipulation coordonnée, d'ingérence étrangère ou encore de diffusion de contenu trompeurs sont des risques réels. Ils ne doivent être ni minimisés ni caricaturés.
Mais il faut aussi éviter les simplifications. D'abord parce que ces phénomènes ne sont pas propres à une plateforme en particulière. Ils traversent aujourd'hui l'ensemble de l'espace numérique et il dépasse largement une seule plateforme, un seul acteur ou évidemment un seul format.
Les campagnes coordonnées, les usages malveillants de l'intelligence artificielle ou encore les tentatives d'ingérence traversent aujourd'hui l'ensemble de l'écosystème informationnel. TikTok est confronté comme d'autres plateformes médias ou services en ligne. Ensuite parce qu'il faut distinguer pardon plusieurs réalités différentes la diffusion de fausses informations, les opérations coordonnées de manipulation et les comportements inauthentiques, des opinions partisanes, des controverses légitimes, des contenus journalistiques ou éditorialistes.
Tout cela ne relève ni des mêmes règles ni des mêmes réponses. Dans ce contexte, nos responsabilités sont clairement définies par un cadre réglementaire européen particulièrement exigeant, au premier rang duquel le règlement pour les services numérique, le le DS le DSC DS1 et désormais le ce qu'on appelle le MFA, le European Median Freedom Act que j'appellerai le MFA pour la suite de cette audition. Ce cadre harmonisé permet à la fois de mieux protéger les utilisateurs, mais surtout de garantir une approche cohérente entre les différentes plateformes opérant dans l'ensemble de l'Europe et de l'espace européen.
Cette régulation repose sur une logique systémique. Elle n'a pas vocation à confier aux plateformes le rôle d'arbitre du débat public, mais à leur imposer des obligations robustes en matière d'évaluation des risques, de transparence, de modération, de coopération avec les autorités et de réduction des risques systémiques. Alors concrètement ce que signifie pour nous investir dans la sécurité, la modération et l'intégrité de la plateforme identifier et limiter les comportements coordonnés trompeurs et les opérations d'ingérence.
Réduire la diffusion de contenus susceptible de causer des préjudices significatifs. Assurer la transparence de nos systèmes et nos processus et coopérer avec les autorités compétentes et les chercheurs et appliquer et faire respecter nos règles communautaires. On entend par là les règles de la communauté TikTok.
Concrètement, cela représente aujourd'hui des milliers de professionnels de la sécurité en Europe, des capacités de modération dans plus de 70 langues, des systèmes de détection automatisés, des partenariats de fact checking notamment avec la FP en France et des mécanismes spécifiques de lutte contre les comportements inauthentiques coordonnés. Mais il faut être lucide collectivement, aucune plateforme, aucun média, aucun acteur public ne pourra seul répondre à ces enjeux. TikTok apporter son concours au Terrabo que vous menez dans le cadre de cette commission pardon de cette mission d'information.
En revanche, nous vous l'avons rappelé par courrier, vous l'avez rappelé dans votre proposinaire. TikTok faisant actuellement l'objet de procédures judiciaires et notamment d'une enquête pénale ouverte en France visant spécifiquement le fonctionnement de notre plateforme, je me permets d'indiquer à votre commission que je ne pourrais être en mesure de répondre que partiellement à certaines questions afin de garantir dans le cadre fixé les droits de la défense et le bon déroulement de ces procédures. Les statuts, les droits et les publicités inhérents à chacune de ces procédures est en effet très différent.
Vous l'avez rappelé, monsieur le président. Je me tiens donc à votre disposition pour expliquer concrètement ce que nous faisons, les engagements que nous prenons afin de répondre à ces enjeux et de contribuer utilement à la réflexion collective portée dans le cadre de cette mission d'information. Donc comme les intervenants précédents, je salue la qualité et la nuance jusque-l.
Merci monsieur le président. Merci. Je je vais commencer par quelques questions.
Agnera d'abord pour qu'on mesure un petit peu quantifie le phénomène ou l'importance de la plateforme TikTok. Est-ce que vous pourriez nous donner des chiffres précis sur euh le nombre d'utilisateurs et et de comptes TikTok en France, euh le nombre de vidéos publié en France sur la plateforme, le le chiffre d'affaires de TikTok en France et puis aussi parce que on dit souvent que la la les jeunes vont beaucoup sur TikTok, la moyenne d'âge. Merci beaucoup. effectivement utile de repréciser le contexte car je pense que il y a un certain nombre de des points de discussion que nous allons avoir qui découlent de la bonne compréhension de ce qu'est la plateforme en France aujourd'hui en 2026 et non pas dans une acception qui peut relever pratiquement désormais de l'image despinal et qui consiste à dire que c'est en en substance une plateforme adolescente à la fois dans ses usages et dans ses utilisateurs.
D'abord pour ce qui est des pour pardon pour ce qui est des utilisateurs, nous avons dans notre dernier rapport de transparence donné le chiffre de 27,8 millions d'utilisateurs mensuels en France. C'était donc à la fin de dernier trimestre 2025. Donc on peut euh en fonction retenir cette euh ce chiffre spécifique ou à grande maille dire qu'on est proche des 30 millions d'utilisateurs.
Euh pour ce qui est de l'âge moyen parce que je prof je poursuis sur le profil des utilisateurs, j'ai pris la liberté de ramener avec moi ce qui est le rapport qui a été rendu par l'ARCOM il y a quelques mois sur l'observatoire de l'audience des plateformes en ligne. Ce sont donc des données qui sont des données publiques euh qui sont celles de l'ARCOM. Chez madame la sénatrice, vous aviez porté un amendement il y a quelques années pour dire que l'audience mesurée par les plateformes était importante d'être objectivée.
J'ai pris donc les audiences, les chiffres de l'ARCOM pour pour vous les apporter et ces chiffres donnent la partie suivante. D'abord, l'âge moyen de l'utilisateur de TikTok en France en 2025 était de 38,1 ans. Avec une répartition qui est très spécifique en fonction des classes d'âge.
On a 56 % de nos utilisateurs qui sont entre 18 et 49 ans. On a 29 % donc quasiment 30 % des utilisateurs qui ont plus de 50 ans et on a 16 % de nos utilisateurs qui ont moins de 18 ans. Donc entre 13 et 18 ans. 16 % 16 % moins de 18 ans. 56 % 1849 avec si vous voulez une une granularité plus particulière, on a 17 % sur les 18 24 ans et 16 % sur les 25 34 ans.
Donc ça c'est un sujet qui est important parce que lorsque l'on parle de la façon dont TikTok évolue en France et de ce que les utilisateurs viennent y chercher et la façon dont ils interagissent avec la plateforme, on est en fait face à une plateforme qui a des usages qui sont très qui sont de plus en plus matures et avec ce que l'observatoire de l'audience des plateformes en ligne nous confirme une évolution important parce que l'âge moyen de l'utilisateur de TikTok a été augmenté de 3 ans dans les deux dernières années. Donc voilà pour la réponse sur ce qu'est notre audience en France à ce stade et la façon dont elle est dont elle est construite. Vous m'avez parlé du vous m'avez nomé le chiffre d'affaires.
Alors là c'est une le chiffre d'affair est évidemment un facteur de la construction de des entités TikTok en fonction de la régulation européenne. Donc nous nous sommes TikTok France SAS, une filiale à 100 % de TikTok Irlande et Royaume-Uni qui est de l'instance qui au Royau qui est pardon dans l'espace européen distribue le produit et donc la filiale française TikTok France est en fait une filiale qui opère essentiellement les opérations de commerce de promotion auprès d'un certain nombre d'acteurs. Donc notre chiffre d'affaires déclaré en France qui est consultable sur Infogref était de mémoire de 78,5 millions d'euros en 2025. mais ce qui est en réalité un prix de transfert qui est euh donné par notre maison mer TikTok UK et un island limited pour nos opérations sur le sol français.
Pour ce qui est du chiffre enfin de la des de la du chiffre d'affaires commercial, c'est de de commerciale, nous sommes une société privée, nous ne nous ne partageons pas cette information de manière publique. Est-ce que vous est-ce que vous avez une idée du chiffre d'affaires ? Alors, si vous voulez pas le donner globalement, vous nous dites 30 millions à peu près d'utilisateurs moyennes, c'est c'est quoi un chiffre d'affaires par utilisateur généralement ?
Je pense pas qu'on puisse calculer de chiffre d'affaires par utilisateur. Enfin, je je crois pas que chaque utilisateur apporte une valeur là-dessus. Je je sais pas je veux pas essayer d'avoir le chiffre d'affaires, c'est pour ça.
Oui, bien sûr. Mais je je non je crois pas. Enfin, on peut pas communiquer sur cette information de une société privée de côté.
Oui, mais enfin vous savez les sociétés privées, on en a reçu trois avant vous. et elles nous ont donné leur chiffre d'affaires. Merci.
Alors, vous jouez euh beaucoup sur justement la partition entre l'entité irlandaise et et l'entité euh française. Euh du coup, j'ai une question simple. Quel est précisément le périmètre des sujets sur lequels TikTok Vrance que vous représentez s'estimerait compétente pour répondre ?
Alors, je suis devant vous pour répondre. Je je comme le le questionnaire vous enfin une certaine partie des réponses au questionnaires, ce sont des réponses qui ont été fournies et nous l'avons précisé par notre entité Irlande et UK. Donc nous fournissons les informations que la commission d'enquête souhaite avoir à partir du moment où nous sommes, je l'ai précisé dans mon proposinaire, hors du champ couvert par les enquêtes judiciaires en cours.
Donc je le champ couvert précisément par TikTok France, ce sont des entités euh essentiellement de commercialisation, de conformité et de rapport avec les autorités les autorités françaises et le parlement évidemment. Et pour ce qui est de des réponses que je peux apporter aujourd'hui, évidemment, elles peuvent être plus larges que ce champ de compéten strict à mesure qu'elle ne touche pas aux enquête judiciaire en cours. Agne.
Merci. Alors, il y a une étude récente menée en en 2025 sur six très grandes plateformes dont quatre pays et la France. Elle indique que 20 % des contenus publiés sur TikTok sont de fausses informations.
Parmi les plateformes étudiées, TikTok et celle qui obtient le plus haut taux de mes informations. Donc, j'aimerais avoir votre appréciation de ce résultat et d'après vous, pourquoi est-ce que TikTok informe le plus devant Facebook ou X ? Alors, je pense que pour répondre précisément à cette question, vous connaissez cette étude, l'étude Simod.
Tout à fait. Pour répondre à cette question, il faut que je rappelle un certain nombre d'éléments sur la manière dont d'abord nous nous définissons la désinformation, comment est-ce que l'on étudie sa prévalence et ensuite les conséquences que cela a sur le sous-jacent de votre question qui est la diffusion de cette de cette désinformation. Le premier élément, c'est la façon dont on considère la désinformation.
Là, je je me permets de me référer à un certain nombre de documents. Je les ai imprimé d'abord pour pouvoir y faire référence, mais aussi surtout pour vous dire que l'ensemble des informations que je v vous donner sont des données publiques qui sont consultables sur notre site internet, sur les rapports de transparence et qui me permettent de de évidemment d'informer de manière transparente le débat d'aujourd'hui, mais l'ensemble des utilisateurs et utilisatrices et celles et ceux qui s'intéressent à ce sujet. La définition de la désinformation de notre point de vue, c'est la désinformation susceptible.
N'autorisons pas la désinformation susceptible d'entraîner un préjudice important aux individus ou à la société, peu importe l'intention de la personne à l'origine de la publication. Cela donc recouvre, madame la sénatrice, pardon, madame la rapporteur, ce que vous appelez la mésinformation, c'est-à-dire peu importe l'intention initiale de l'utilisateur. Et donc l'ensemble des éléments de cette définition est importante parce que c'est la désinformation qui est susceptible d'entraîner un préjudice important. aux individus ou à la société.
Nous donnons un certain nombre d'exemples euh que je pourrais pour pour permettre aux utilisateurs d'être guidés dans cette compréhension. J'en prendrai un pour illustrer cet exemple-là euh qui a trait à un sujet dont je pense nous reparlerons qui la des informations dans le domaine de la santé, dans le domaine médical. Euh pour vous donner un exemple très concret, euh une vidéo qui dit "Pour soigner un rhume, mettez un oignon sur votre oreiller.
C'est de la désinformation mais qui n'a pas un caractère préjudiciable immédiat. Donc cette vidéo, elle de notre côté, elle est non recommandée, c'est-à-dire qu'elle ne sera pas euh euh euh poussée dans le fil pour toi, mais en revanche, elle n'est pas retirée de la plateforme qu'en étant de la désinformation préjudiciable et dangereuse. Une vidéo qui dit euh pour soigner votre cancer, il faut se nourrir uniquement de jus de fruits ou ne pas prendre les médicaments que votre praticien vous vous recommande.
C'est de la désinformation préjudiciable et dangereuse. Et donc, elle est évidemment modérée sur la plateforme. Donc la désinformation, elle peut recouvrir des réalités qui sont très différentes.
J'ignore spécifiquement ce que l'étude en question considère comme étant de la désinformation, quel type de catégorie elle peut prendre. Mais cela recouvre des situations qui peuvent être très hétérogènes et avec des conséquences spécifiques. Pour ce qui est de sa prévalence, là on touche à la manière dont euh notre plateforme fonctionne de manière spécifique.
C'est-à-dire est-ce qu'une vidéo qui existe sur la plateforme est une vidéo qui va être vue et euh distribuée à des utilisateurs ? Ça c'est pas exactement la même situation. Et donc de dire qu'une vidéo est disponible versus une vidéo va être vue et à forceor euh recommandée, ça n'est pas la manière dont dont dont la la plateforme fonctionne et on pourra y revenir si vous le souhaitez.
Et le troisème point, c'est que y compris dans cette étude qui est très critique avec les paramètres que nous maîtrisons pas qui est celle qu'on vous a dit, un élément important, c'est que cette étude calcule ce qu'elle appelle la prime à la désinformation en en calculant d'une manière dont je ne connais pas la la véracité scientifique, la manière dont ils ont procédé, mais en disant à partir du moment où on a ce contenu des informations, est-ce qu'il jouit d'une meilleure visibilité que une une contenu considéré comme étant fiable. De l'ensemble des plateformes considérées, TikTok est celle qui recueur qui rec pardon qui recueille le score le moins élevé en matière de prime de information, je dois être honnête intellectuellement à l'exception de LinkedIn mais qui se situe pas exactement dans le même dans le même dans la même euh nivers que nous sur ces sujets-là. Voilà ce que je peux répondre sur ce point-là spécifiquement. question très très précise parce que je suis allée me promener un peu sur TikTok avant cette audition et c'est vrai que c'est compliqué quand même de démêler le vrai du faux d'autant que l'a évidemment démultiplié les fausses informations et je vais vous donner quelques exemples donc très récents.
On trouve sur votre plateforme des vidéos sur la mort supposée de Benjamin Netaniau, un missile iranien détruisant l'aéroport de Tel Aviv, Epstine est vivant, le canular du changement climatique ou encore enfin on a trouvé la preuve que la Terre est plate. Donc, je voudrais que vous nous expliquiez en fait pourquoi est-ce que ces contenus dont on sait qu'ils sont faux sont encore visibles sur la plateforme. Là, je pense qu'il est important de rappeler la façon dont la modération des contenus et la diffusion des contenus sur la plateforme est organisée. la réglementation européenne dans l'espèce, celle qui est qui a été incarnée dans le DSA mais qui en fait d'une position constante puisque le DSA est une une émanation philosophique de la façon dont notamment la directive e-commerce avait été conçue.
Le choix était fait de ne pas procéder même de nous interdire de procéder à une surveillance généralisée. l'article 8 du DSA qui ne nous demande pas et même nous prohibe le fait de regarder l'ensemble des contenus pour des raisons clair de liberté d'expression d'équilibre et évidemment de ne pas confier aux plateformes un rôle d'arbitre de ce que serait la vérité sur ces sujets. Donc nous nos responsabilités sont claires en matière d'atténuation des risques systémiques.
Et ce que l'on doit mettre en place notamment sur ces contenus désinformations, c'est la capacité pour les utilisateurs de les signaler, pour nous, de les traiter de manière rapide et de pouvoir à partir de règles claires et transparentes, les modérer en fonction d'un certain nombre de critères que nous définissons avec l'aide d'une gamme d'experts qui nous aide à définir en matière d'un symptôme de sujet. Euh par exemple, je je je sais pas quel exemple prendre spécifiquement sur la plateforme, mais en l'espèce la mort de Benjamin Netaniaahu euh on peut euh demander à un de nos fact checkers, la FP en l'espèce de dire est-ce que cette information est vérifiée ou pas ? Et à partir de l'information, la vérification de l'information, on peut prendre une décision de modération sur le sujet.
Donc le fait que cette encore une fois il y a de il y a de deux de deux dimensions. Cette vidéo peut-être retrouvée sur la plateforme si elle est signalée, notre responsabilité est de la modérer et on peut on le fait de manière efficace à partir du moment où ce signalement est effectué. Et je tiens à votre disposition les chiffres sur le sujet.
Pardon. Qu'est-ce que vous appelez la modérée concrètement ? Alors la modérée cela veut dire que c'est pas la retirer.
Alors si si il y a la modération en fait c'est deux deux types de d'action. On peut enfin trois types d'actions. On peut soit retirer la vidéo à partir du moment où son contenu est manifestement en infraction avec évidemment la loi du pays dans lequel on opère et également nos règles de communauté qui sont décrites de manière très claire et qui contraignent notamment un certain nombre de sujets sur la désinformation.
On peut limiter sa visibilité à partir du moment où le contenu est considéré comme étant par exemple dans l'exemple que je vous ai donné pour le rhum enfin l'oignon sous l'oreiller. On n pas de raison de retirer cette vidéo, mais on n pas de on en limite la diffusion, on en limite la la la visibilité d'une certaine manière, enfin la on en limite la la possibilité qu'elle soit recommandée plus précisément. Et puis on a aussi une une possibilité de restreindre euh la recommandation d'une vidéo à une certaine catégorie d'utilisateur et c'est notamment les catégories de classe d'âge que l'on a.
On a évidemment des contenus qui sont découvrables par les 18 plus et pas par les 13 15 ou les 15 17 qui bénéficient d'expérience séparé sur la plateforme. Alors sur sur les les phénomènes de désinformation, il y en a un qui est qui est connu parce qu'il a eu beaucoup d'éco. Je pense à l'élection présidentielle en Roumanie en en 2024 où vous savez qu'il y a eu un un phénomène d'influence massive euh pour favoriser un un candidat.
Ce phénomène d'influence massive a en particulier eu lieu sur la plateforme TikTok. Des comptes ont été créés avec des des adresses email russes, des influenceurs ont été payés. 800 millions de vues ont été enregistrées pour le hashtag du candidat en question qui au départ de la campagne était quasi inconnu.
Est-ce que vous pourriez nous dire pourquoi votre algorithme a amplifié ce phénomène sans détection de de la part de de TikTok pendant le scrutin ? Quels enseignements évidemment vous en avez tiré et est-ce que ce phénomène pourrait se reproduire l'année prochaine en France ? Alors, d'abord le le cas spécifique de la des élections Roumanie fait l'objet d'une enquête au titre du DSA et donc nous partageons avec la Commission européenne l'ensemble des observations que nous avons pu faire pendant cette élection là.
Je note que la Commission européenne s'est récemment satisfait de manière publique du niveau de coopération que nous avons avec elle pour montrer la manière dont effectivement nous avons nous euh observé les signaux et la façon dont s'est déroulé l'élection sur la plateforme. Je note également que le président de la République roumain était en déplacement à Paris en décembre 2025 a donné une interview très intéressante dans le monde en expliquant que cette manipulation électorale avait eu lieu sur un ensemble très large de spectrre qui comprenait également je crois que de mémoire il citait des sites internet de cuisine ou autre chose et donc on c'est l'ensemble de l'espace informationnel rouin dont les caractéristiques sont par ailleurs très spécifiques qui a fait l'objet de cette manipulation là ce que je peux vous en dire de ma compréhension des sujets qui s'appuie sur la note que Virginum a produite à à destination d'information du gouvernement sur ce sujet et que cette manipulation s'est déroulé en dehors de la plateforme. C'est un sujet qui est important, c'est de rappeler que de notre côté TikTok n'est pas une plateforme politique.
Nous n'avons jamais eu la prétention d'être la place du village politique où laisser des bas se faisait. Donc on tolère ou on accueille l'expression d'opinion politique dans la mesure où cela intéresse notre communauté et que c'est des gens les les gens peuvent partager ces informations et en discuter parce que c'est des choses qui intéressent nos utilisateurs. Mais dès l'origine, c'est encore le cas, TikTok est la première plateforme à avoir interdit complètement les publicités à caractère politique.
C'est encore le cas maintenant et donc notamment dans le cadre du nouveau règlement européen sur la publicité politique. un sujet qui était déjà traité de notre côté puisque nous avons interdit la capacité pour les utilisateurs identifiés comme politique ou personnalité publique que nous identifions spécifiquement de recourir à nos outils de publicité, de solliciter des influenceurs, de souhaiter des personnes dans la plateforme. Et donc le contournement, la règle étant connue euh par un certain nombre de de par les acteurs malveillants qui ont voulu influencer cette élection, l'ensemble de la manipulation s'est déroulé hors de la plateforme avec des euh officines dont à ce stade, je ne peux pas vous dire quelle était l'origine qui était qui sont venus solliciter énormément d'influenceurs qui étaient souvent d'ailleurs des micro influenceurs avec très peu de de de de followers ou très peu de rich pour leur leur proposer de dire du bien du candidat en question.
Et donc on a vu nous apparaître sur la plateforme du contenu en fait que nous on appelle du UGC, donc du user generated content qui était du contenu qui nous semblait organique et apparaître de manière importante. Et donc c'est une manipulation plutôt de la façon dont les gens viennent apporter ces informations sur la plateforme plutôt que de la plateforme elle-même. C'est-à-dire il n'y a pas eu de manipulation au sens propre de du système de recommandation.
Euh ce que nous en avons appris, c'est évidemment la capacité que nous maintenant avons d'interroger euh à partir d'un certain seuil de viralité d'un sujet ou d'un candidat, enfin pardon, d'un sujet ou d'une d'une règle spécifique, le le d'aller solliciter de manière proactive les autorités qui sont en charge de l'intégrité des élections et nos fact checkers pour leur dire voilà ce que nous observons en terme de tendance, est-ce que vous pensez que ça correspond à une une observation sociale générale ou une dynamique politique particulière. Et pour ce qui est de votre dernière question sur est-ce que ça peut se reproduire en France en 2027, nous participons, nous avons participer pour les élections municipales qui sont déroulées il y a quelques semaines euh à la première organisation de ce qui s'appelle le RCPE dont je pense qu'on vous a parlé dans dans un certain nombre de ces auditions, le réseau de coordination pour la protection des élections dont l'ARCOM hier a annoncé dans son plan stratégique que ça allait être une de ses priorités qui était la strat stratification, l'organisation robuste de ce RCPE. Nous y avons participé évidemment de manière très active pendant euh pendant la la les élections municipales et je pense que ce qui est important et c'est d'abord les contacts opérationnels, la capacité qu'on a à partager ensemble de manière de l'information et la réactivité que ce réseau concentré nous permet d'avoir.
Et donc je pense que au regard des règles déjà existantes de ce que nous apprenons en permanence sur les élections et la mise en place structurée de R de ce RCPE, nous sommes dans la meilleure position possible pour aborder ces élections. Deux remarques finales si vous l'autorisé. D'abord, les municipales 2025 se sont déroulé de manière tout à fait satisfaisante sur notre plateforme.
Vous savez que le RCP donc Virginum publier un bulletin hebdomadaire pour expliquer quelles étaient les opérations qu'ils avaient pu constater. TikTok n'a jamais été mentionné dans un de ces bulletins hebdomadaires. Et par ailleurs, nous avons, je sais qu'il y a une singularisation du cas roumain que vous avez évoqué dans votre question, mais on a plus de 200 élections qui se sont déroulées sur la plateforme, enfin qui sont déroulé depuis que la plateforme exerce notamment en Europe avec depuis l'élection en Roumanie, des élections en Allemagne, des élections aux Pays-Bas, des élections dans d'autres pays avec des enjeux démocratiques très élevés et dans lequel on n'a pas constaté de manipulation singulaires parce que nous estimons mettre en place des dispositifs robustes pour protéger cela.
Pardon ? Dans dans le questionnaire que vous nous avez envoyé, dans les réponses que vous nous avez que nous vous le questionnaire que nous vous avons envoyé, les réponses que vous nous avez fourni, vous avez donné des chiffres sur justement les vidéos qui ont été supprimées. Alors je je cite le nombre.
Vous dites que vous avez supprimé environ 1 % des vidéos dont seulement 1,6 au titre de la désinformation. 6 millions de vidéos ont été supprimées en France en 2025 dont par conséquent 96000 pour ce motif. Ça paraît faible quand on voit l'ampleur du du phénomène de de la des informations.
On est on est en train de regarder à l'instant la plateforme TikTok et on voit des choses qui sont manifestement de la des informations notamment sur le plan médical. vous en parliez tout à l'heure quatre quatre images saisies notamment un avec un titre le remède naturel contre tous les types de cancer et on voit des carottes ou un autre pareil où le cancer du traitement on voit des des fruits et légumes. Euh qu'est-ce que vous appelez la désinformation et quand est-ce que vous vous supprimez vraiment les les vidéos au regard des chiffres que vous nous avez fournis et de ce qu'on voit sur le TikTok ?
On a vraiment le sentiment que la lutte contre la désinformation n'est pas la hauteur de ce qui se passe réellement. Bien, je je me permets de de m'inscrire en faux face au à votre conclusion qui est le prémise du raisonnement qui est que la lutte n'est pas à la hauteur. Nous mettons en place des enfin la modération, les systèmes de modération qui sont en place sur la plateforme sont des systèmes qui modèrent à une échelle industrielle.
Euh nous avons euh des dizaines de millions enfin des centaines de millions de vidéos qui sont publiées à l'échelle internationale de manière quotidienne. Et donc la mise en place de ces systèmes de modération euh requiètent énormément d'investissements. Euh j'ai pas eu l'occasion de m'exprimer sur la façon dont la modération fonctionne mais je pense que c'est le moment de de juste vous dire de la manière dont dont dont on t'invite sur le sujet et je reviendrai sur les chiffres et la information médicale. réponse soit le plus complète possible.
Quels sont les outils de détection automatique des contenus que vous disposez ? Est-ce qu'ils ont été évalués ? Bien sûr.
Alors, la façon dont la modération fonctionne sur la plateforme, c'est d'abord vous dire que nous avons une combinaison de modération automatisée et de modération humaine. Et je terminerai en expliquant que la modération ne se limite pas au modérateur. J'expliquerai de quelle manière.
La première façon donc le processus de vie de vie d'une vidéo sur TikTok, c'est l'utilisateur poste la vidéo. 100 % des vidéos posté passe immédiatement par un filtre de modération automatique. Donc on a ce qui nous permet d'avoir des taux de détection proactif qui sont de manière qui qui progressent de manière très importante dans notre dernier rapport de transparence.
Euh pardon monsieur le président, j'ai j'ai imprimé parce que c'était pour l'avoir de manière visuelle, mais ces données sont disponibles sur notre rapport de transparence sur le site internet avec notamment j'ai imprimé des histogrammes et cetera, mais vous pouvez aussi aller les consulter puisque vous êtes en train de faire du live facting. Vous pouvez également le regarder de votre côté. Le volume de contenu situé de manière proactive, c'est-à-dire avant qu'il nous soit signalé au dernier trimestre, pardon, dans notre dernier rapport de transparence, donc datant 2025, c'était 99,3 %.
Donc on a 99,3 % du contenu que nous retirons dans son ensemble. Donc 1 % à peu près à la maille hein puisque ça varie entre les pays du contenu global posté sur la plateforme est retiré pour violation de la loi ou des règles communautaires. Et ce 1 % de contenu euh de ce% de contenu, on a 99,3 % qui est supprimé de manière proactive. ce système de modération automatique.
Évidemment, il progresse à mesure que le l'intelligence artificielle, l'outil progresse également et donc il nous permet maintenant d'intégrer des signaux visuels, des signaux auditifs, des signaux de langage, des signaux multimodaux qui permettent maintenant d'intégrer de plus en plus du contexte. Pourquoi l'on fait cela ? On doit faire cela parce que les 1 % de contenus qui sont violatifs sont maintenant dans une très large majorité émanent d'acteurs qui cherche à échapper à la détection, des utilisateurs qui mettent des choses de manière ainsi voilà accidentelle.
Il y en a assez peu qui vont aller chercher comment contourner la détection. Et donc comment contourner la détection ? la combinaison d'un texte qui n'est pas violf en soi avec une vidéo qui qui ne l'est pas non plus mais c'est la contextualisation des deux qu'on peut avoir. c'est l'utilisation d'emoji, c'est l'utilisation d'argo, de mots en langue étrangère et donc nous, on travaille de manière permanente avec des partenaire qui nous permettent d'alimenter euh des signaleurs de confiance, mais également d'autres organisations qui nous permettent d'entraîner ce système de modération automatique à repérer des signaux spécifiques ou des combinaisons spéciaux spécifiques pour retirer de manière proactive.
À l'issue de cette modération automatique, soit le contenu est manifestement violatif et donc il est retiré, soit il ne pose aucun problème et donc il passe dans la il entre dans le pool de vidéo qui peut être sélectionné pour être recommandé aux utilisateurs. Et on a également et je reprends là en terme de cette mission d'information des contenus qui sont dans une zone grise et qui eux font l'objet d'une expertise des modérateurs humains. Nous avons en Europe de mémoire, je pardonné si le chiffre est pas totalement exact, mais 3679 modérateurs humains dont dans notre dernier rapport de transparence 421 en langue française qui permettent de traiter les cas nécessitant le plus d'expertises, les cas les plus complexes et donc notamment celles enfin les cas spécifiques dans lequels il y a de la nuance qui doit être introduite.
Ces modérateurs humains, ils sont également mobilisés lorsque des contenus ont pu échapper à la détection automatisée, entrent dans le pool de vidéo sélectionnable et sont signalés soit par nos signaleurs de confiance, soit par les utilisateurs ou parfois par le le les autorités légales et donc c'est la plateforme Pharaos et cetera. Donc les les modérateurs humains sont eux sollicités pour revisualiser et modérer les vidéos ayant pu échapper à la détection exanté. Donc voilà comment se passe la modération et donc je disais que la modération sont des modérateurs automatiques, des la modération humaine et également la modération ce sont toutes nos équipes qui travaillent sur les sujets de sécurité avec les partenariats que j'ai évoqué en France c'est sep signaleurs de confiance sep organisations avec lesquelles nous travaillons pour recueillir des signaux avancés sur un certain nombre de problématiques.
Ce sont les partenariats que l'on peut avoir avec la communauté scientifique, avec l'ensemble des gens qui fournissent pour nous des signois à partir duquel nous construisons notre politique de modération et donc qui nous permet d'avoir des systèmes les plus les plus efficaces possibles. Cela n'empêche pas et l'exemple que vous prouvez que des vidéos se retrouvent sur la plateforme mais d'abord ça veut pas dire que ces vidéos vont être recommandées. Je sais pas si vous êtes utilisateur ou utilisateur de TikTok, mais l'expérience que vous venez de produire, de rechercher une vidéo sur le sujet, elle elle donne des résultats différents en fonction de de quel est votre profil d'utilisation.
Et ces vidéos, puisqu'elles sont manifestement violatives, vous les signalez et elles sont retirées. Encore une fois, c'est la façon dont nous on gère cette gestion du risque systémique et non pas de la surveillance généralisée de l'ensemble des contenus. Et pour ce qui est de l'audit de nos systèmes, euh vous l'avez posé, vous m'avez posé la question de modération.
Euh l'ensemble le le DSA qui est une régulation très exigeante euh comporte des sujets d'audit, d'évaluation et de transparence. Et donc, il y a effectivement des audits qui sont réalisés pour vérifier l'adéquation des des de la de la l'atténuation des risques systémiques que nous mettons en place au titre de l'article 34 et de l'article 35 du DSA. dans le dans le dans la même logique.
Est-ce que dans votre politique de modération vous tenez compte de l'avis du CDJM ? J'imagine que oui, du conseil de déontologie des journalistes. Parce que pour finir le raisonnement, on a la vidéo d'un de nos collègues Pierreas qui était dans une situation de vulnérabilité.
J'avais vérifié la semaine dernière et le CDGM avait demandé euh parce que c'était attentatoire à la dignité humaine avait suggérer le retrait de cette vidéo. Or elle est toujours sur votre plateforme. Donc euh je ne crois pas qu'on ait de relation établie avec le CDJM.
Je dis pas qu'on en tient pas compte. Je dis qu'à ce stade je crois pas qu'on ait de relation cette vidéo. Pardon j'insiste parce que moi je trouve ça très choquant.
Euh il est vice-président du Sénat, on l'a vu dans une situation de vulnérabilité, il a une maladie génétique et cette vidéo demeure toujours sur la plateforme TikTok alors qu'on le voit dans une situation très très très malaisante. Je je je sais pas si je dois passer l'ensemble de cette audition à répondre à des cas spécifiques individuels sur les sujets, mais non, je peux je réponds à votre question, madame. Je la vidéo de de Pierre Rosulas, elle m'est inconnue et si elle a été signalée, elle je sais soit qu'elle vous soit inconnue parce qu'elle a beaucoup beaucoup circulé.
Ça m'étonnerait que vous ne l'ayez pas vu. Pardonnez-moi, je vous le dis en toute franchise. Bah je pense que là le l'un des points est de comprendre comment les vidéos sont recommandé ou ou ou visualiser sur la la plateforme.
Je sais pas si vous êtes utilisatrice vous-même de la plateforme madame, mais le système de recommandation, il a pour spécificité de ne pas proposer à chacun des utilisateurs les mêmes choses. Et donc dans le cas que vous que vous spécifiez, moi par exemple mon TikTok, ça peut-être je sa pas des vidéos de surf et des vidéos de box. Vous votre TikTok, ce sont des vidéos de cravaga et de de musée.
Vous n'aurez jamais des vidéos de 10 millions de vues de surf ou des vidéos de 4 millions de vues de tutoriel de box. Donc la vidéo quand vous dites que je je suis censé l'avoir vu ou je en l'espèce, je je vous promets que ça n'est pas le cas. En tout cas, si elle est signalée à force s'il s'agit d'une personnalité euh politique et publique euh avec lequel nous sommes enfin voilà, je suis disponible et euh mon mon on peut toujours me joindre pour répondre à ce type de préoccupation et vous le savez madame la sénatrice puisqu'on a vérifié ça, on a pu avoir des échanges récents pour protéger l'intégrité, l'usurpation d'identité qui avait qui était une tentative que nous avons déjoué pour vous.
Donc si euh le Pierre Ousouias m'avait signalé ou nous avait spécifiquement euh euh fait euh remonter cette information, évidemment que cette vidéo aurait été retirée. C'est c'est là où on a besoin de comprendre un petit peu le rôle des modérateurs et et singulièrement des modérateurs francophones. Vous vous dites qu'ils sont 421, hein, je crois.
Euh bon, d'abord, c'est c'est vous avez bien précisé, c'est la modérateurs francophones, c'est-à-dire qui suivent tous les locuteurs français, c'est une bonne partie de l'Afrique, de la France et tous les autres pays où l'usage du français est utilisé. Est-ce que ça vous paraît suffisant comme nombre 421 ? Quelle est exactement leur mission ? parce que on est surpris nous de voir l'image de de Pierre Ozouillas parce que c'est pas une image anonyme, c'estàdire la presse a fait écho de d'un problème BFM qui a diffusé sur l'instant le l'image aussitôt retiré.
Donc c'est pas quelque chose qui est passé inaperçu. C'est-à-dire que si vos modérateurs suivent un petit peu l'actualité française, je prends on prend cet exemple si mais on pourrait prendre d'autres exemples. On pourrait se dire s'ils sont proactifs, à chaque fois qu'il voit quelque chose qui pose problème et ben ils interviennent sur sur la plateforme.
Et quels sont les les missions précises de de ces modérateurs ? Sont-ils suffisant en nombre ? combien couvre précisément la France et sont quelles sont les missions précises qui leur sont données ?
Alors sur leur organisation 421 pour suivre la le enfin 421 locuteurs francophones situé en Europe. Donc il n'ont pas qui ont pour mission de suivre les marchés européens et notamment parce que la régulation qui s'applique à nous, vous l'avez rappelé dans votre propos introductif, c'est une régulation européenne. Donc le cadre le DSA nous impose d'avoir ces ces de d'atténuer les risques systémiques.
Et donc l'ensemble des dispositifs dont je vous parle sont les dispositifs que nous avons mis en place en Europe spécifiquement pour répondre à ce niveau d'exigence là. Donc c'est 4 couvre pas les comptes africains par exemple, ça ne couvre pas les comptes africains. Le je les le le la région ce qu'on appelle SS subsine Africa, de notre côté, elle est elle est elle est gérée d'une manière spécifique avec des politiques de modération et probablement une organisation spécifique en terme de modération.
Donc les 421 locuteurs francophones couvrent en réalité de de mon exception la France et probablement une partie de la Belgique et peut-être de la Suisse francophone. Est-ce qu'ils sont suffisants ? D'abord vous dire que à ma connaissance nous sommes peut-être la dernière plateforme à avoir des modérateurs humains, ce qui est je pense un dément de différenciation important.
Par ailleurs, nous ce que l'on enfin le l'investissement massif que l'on fait en ce moment, c'est dans la détection automatisée. On investit 2 milliards d'euros par an dans l'amélioration de nos systèmes de modération automatisée parce que ce qui est ce qui nous permet de gérer avec le plus d'efficacité à l'échelle et avec le plus de granularité possible les contenus et spécifiquement ceux que vous avez mentionné qui sont une nouvelle frontière si je puis dire en terme de création mais aussi en terme de modération généré par l'intelligence artificielle. Et donc ça nous on estime que seul un système robuste, efficace et à la pointe de la technologie en matière d'intelligence artificielle permet de gérer l'ensemble de ces contenus de manière efficace.
Ce que l'on fait c'est que donc en fait on libère du temps utile pour les modérateurs humains qui plutôt que de revoir des contenus qui sont des contenu qu'une un entrée qu'une machine automatisée peut faire de manière importante se se spécialise sur les cas les plus complexes. Pour répondre à votre point sur la question, vous avez dit si vos modérateurs suivent ces sujets là, c'est précisément le le point de l'article 8 du DSA. nos modérateurs comme nos ne suivent pas l'ensemble des contenus qui sont publiés sur la plateforme.
Nos modérateurs agissent lorsque des contenus leur ont été signalés, soit euh par des euh signaleurs de confiance avec au titre du DSA euh qui ont des passerelles spécifiques pour nous signaler des choses, soit parce que les utilisateurs l'ont signalé et c'est à ce moment-là qu'ils vont prendre une action pour modérer ce contenu-là. Donc euh je là pour le coup c'est une question d'organisation entre une décision qui a été prise de les de mettre en place une régulation sur les risques systémiques qui nous demandent d'intervenir rapidement lorsque des contenus nous sont signalés et donc on tient à disposition l'ensemble des statistiques qui permettent de dire que donc 80 99 % dans suppression proactive et et j'ai ici le taux de suppression le temps de réponse de de nos signalements. Donc je vous le montre dans l'histogramme.
Moins de 2 heures, on a 80 % des contenus qui nous sont signalés qui sont retirés en moins de 2 he ce dans notre rapport de transparence qui est donc audité par notre régulateur et qui permet de vérifier ces chosesl et donc dans les plus de 24 heures, c'est une c'est c'est assez marginal. C'est-à-dire que la plateforme n'a pas elle-même des règles indiquant à à au modérateurs francophones leur demandant d'être particulièrement vigilant sur tel type de vidéo, telle problématique évoquée. Évidemment que si c'est le rôle de l'ensemble des signaux que l'on collecte auprès des signalors de confiance qui sont euh internalisé dans nos équipes dit de polici et qui permettent en permanence d'agréger des tendances que l'on que l'on que l'on enfin on peut détecter des tendances par la modération automatisée et par la par les signalements qui sont faits.
On en tire des politiques, on les confronte à un avis externe qui sont nos signaleurs de confiance, notre comité scientifique, enfin de safety advisas council, donc notre comité de consultation sur les sujets de de safety et de sécurité pardon, et qui nous permettent de dire bah pour cette nouvelle tendance là, voilà les règles que l'on doit mettre en place. Et donc là, on demande à nos modérateurs de porter une attention spécifique ou de répondre d'une manière particulière à partir du moment où des contenus leur sont signalés. Je donne un exemple très contemporain, très actuel, le antavirus.
Nous avons dès la semaine dernière sollicité l'ensemble de nos coopér enfin des partenaires pour essayer de mettre en place des règles directement sur la plateforme pour faire en sorte que notre modération et nos modérateurs modèrent efficacement les sujets liés au virus. On a dès jeudi dernier mis en place une bannière. Si vous cherchez puisque vous pouvez faire cette cette recherche maintenant sur la plateforme, vous avez une bannière qui s'affiche en haut de la page en disant d'ailleurs antavirus et toutes les abodisations antivirus, les fautes d'orthographe et cetera. on est capable de dire les gens font cette recherche là, on les dirige dans une bannière vers la page du site gouvernemental pour dire voilà les informations sur le sujet et en plus on aura demandé d'avoir une vigilance accrue pour regarder quels sont les phénomènes locaux que l'on pouvait que l'on pouvait discerner.
Les chiffres, je vous les donne de manière très transparente. On a retiré dans la dernière semaine à l'échelle internationale 7700 contenus relatifs à l'antairus et spécifiquement en France 350 vidéos qui étaient violfes pour trois types de problématiques. Soit de la désinformation susceptible de porter un préjudice grave à la santé ou à la société.
Ce sont notamment toutes les vidéos qui a annoncé un reconfinement ou la diffusion incontrôlée du virus sur le territoire qui était notamment susceptible de générer des mouvements sociaux particuliers. les contenus qui sont liés à l'intelligence artificielle générative qui n'ont pas été déclarés comme tel ou qui sont de la manipulation d'information et les contenus au titre de notre politique de lutte contre la violence et la et l'appel l'appel à la haine qui notamment portait sur la destruction du bateau ou la la destruction des hôpitaux dans lequels des gens ont été hospitalisés. Donc, on a mis en place des règles rapides grâce à et proactive grâce à notre communauté pour demander à nos modérateurs de se pencher sur un cas très spécifique et avec une intervention, on a voulu limiter la circulation de la désinformation mais aussi et c'est une action importante donner accès à une information vérifiée.
Nous l'avons fait pour le anvirus et nous le faisons, nous l'avons fait aussi dans le cadre électoral pour les municipales avec un centre électoral qui était disponible sur la plateforme et qui renvoyé vers une page que nous avons conçu avec le ministère de l'intérieur et qui expliquait vous voulez voter, où ça se passe, comment ça se passe, sur quel sujet et cetera de ce pass là. Pardon pour cette réponse. Les les 421 modérateurs sont ils francophones, ils sont en France euh je ne crois pas.
Je je suis pas capable de vous donner leur localisation exacte, mais ils sont pas situés en France, ils sont ils travaillent avec les les prestataires que l'on a qui nous qui assure ce type de de prestation pour nous. C'est c'est pas des salariés TikTok. Alors non, ce sont pas des salariés de TikTok, ce sont des gens que bah comme dans la plupart de l'économie de service, c'est un c'est un sujet qui est très Ils peuvent être en dehors de l'Europe.
Non, ils sont pas en dehors de l'Europe. Ils sont en Irlande ? Je ne crois pas qu'ils sont en Irlande, mais honnêtement, je j'ai pas je peux on je prends note de cette de ce point-là et je intéressant qu'on sache où est-ce qu'ils sont effectivement.
Oui. Ouis. Mais le point vous évoquez euh l'Irlande pour le coup c'est notre centre européen de euh ce qu'on appelle trust and safety donc confiance et sécurité.
Et donc là on a des milliers de personnes qui travaillent non pas sur la modération au sens de regarder les vidéos qui sont signalées mais sur nos politiques de modération. Donc, ce sont eux qui intègrent l'entièreté des signaux de détection de tendance ou d'agglomération de ces problématiques pour essayer d'en tirer des des règles à l'échelle parce que c'est ce que nous cherchons à faire. Vous aviez évoqué la FP comme étant entre guillemets votre partenaire qui vérifiait un peu les faits de TikTok.
Combien de personnes sont mobilisées pour ça et quel est le cadre de ce partenariat ? Et est-ce qu'il y en a d'autres des fact checkers ? Alors, nous travaillons à l'échelle européenne avec un réseau qui s'appelle IFCN euh International Fact Checking Network dont le l'émanation, la représentation en France et l'agence France-presse, la FP.
Donc nous avons en partenariat avec la FP qui date de plusieurs années euh qui est permanent, c'est-à-dire en fonction pendant toute l'année pour leur soumettre des contenus sur lesquels nous avons besoin de cette expertise. C'est-à-dire on a des situations qui se développent. On n'est pas certain de la manière dont on doit le traiter.
On leur soumet une vidéo, on pour leur dire une ou plusieurs vidéos en disant "On a cette chose qui est qui apparaît. Qu'est-ce que vous en pensez ?" Un point qui est important, c'est que pendant que l'AFP effectue cette vérification, nous mettons en place des règles de friction sur la plateforme qui permettent de dire aux utilisateurs avec une bannière en disant "Attention, cette information n'est pas vérifiée et si l'utilisateur souhaite la partager, il a un bouton de rappel en disant cette vidéo n'est pas vérifiée.
Est-ce que tu souhaites vraiment la partager ? pour introduire le fait que il est en train de partager une information dont la source n'est pas connue. Et à partir du moment où la FP nous dit cette information est vérifié ou pas vérifié, on en tire les conséquences soit en retirant le contenu et en en tâchant d'en tirer une règle de modération, soit on la laisse circuler parce que la FP nous a expliqué que c'était pas un problème sur le sujet.
Combien de personnes à la FP travaillent sur le sujet ? Ça, je suis pas capable de vous le dire. En revanche, ce que je peux vous indiquer, c'est que dans un cas dans des cas spécifiques, vous avez évoqué monsieur le président le cas d'élection pour 2027, ça a été le cas pour les municipal.
La FP est mobilisé de manière supplémentaire sur ces sujets, notamment pour fournir à nos modérateurs et aux personnes qui font la politique de modération des indices et des et des indications spécifiques sur ce que l'on pense qui peut se produire dans la plateforme, quelles sont les grandes tendances sur le sujet pour que nous on puisse intégrer leurs réflexions et leurs problématiques dans nos sujets de modération. Il réalise également pour nous des vidéos euh puisque c'est le contenu qui est natif sur la plateforme que l'on intègre dans notre centre électoral des vidéos de d'éducation aux médias et donc la FP fait des vidéos pour dire les fake news attention voilà comment il faut en méfier et donc nous on les met sur notre centre électoral pour qu'elle puisse être consultée par nos utilisateurs avec cette notion d'éducation au médiia sur les partenariats. On a évoqué tout à l'heure Viginum avec lequel vous êtes en en contact.
Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur le le cadre et la nature de cette collaboration ? Est-ce que par exemple sur les élections municipales, les dernières élections municipales, ça a donné lieu à des résultats concrets ? C'estàd-ce qu'il y a des tentatives de manipulation qui ont pu être déjoué à partir de du partenaire enf des informations que vous avez fournis à Virginum ou que Viginum vous a fourni ?
Alors le notre coopération avec les agences nationales en charge de des des de la lutte contre les gérance étrangères, le SGDSN Virginum en l'espèce en France mais dans l'ensemble de l'Europe lorsque ces agences existent, elle évidemment s'inscrit dans un cadre spécifique qui répond au cadre légal existant et donc qui régit le partage d'information que l'on a avec Viginium. Ce partage d'information, il est constant. On a des points euh fréquents avec les équipes de Vigénub, y compris en dehors des périodes électorales pour pouvoir avec eux euh faire des constats et partager lorsque nécessaire des signaux techniques.
Eux de leur côté qu'ils ont acquis, qui nous demandent de vérifier et nous lorsque c'est le cas que l'on a pu identifier et que l'on porte leur connaissance. euh l'ensemble, on a des équipes euh spécialisées dans cette détection des menaces. Euh et donc ces équipes-là sont spécialisées dans ce dans ce dans ce et donc s'assurent de la mise en œuvre d'une de nos politiques euh de de enfin de de nous nos règles spécifiques d'authenticité qui est l'authenticité de la provenance et des interactions sur la plateforme. donc sont interdits au même type que la désinformation préjudiciable et dangereuse.
Les ce que l'on appelle les interactions inauthentiques, c'est-à-dire faire en sorte d'accroître la popularité d'une vidéo par des faux likes, des faux spams, des faux comptes et tout un tas de choses qui permettent de artificiellement gonfler comme sur l'ensemble des plateformes la viralité ou la la pardon la visibilité d'une vidéo. Euh les chiffres encore une fois sont publiés de manière transparente dans notre rapport d'information. Euh je crois que l'année dernière en 2025, on avait euh déjoué à l'ensemble sur l'ensemble de de l'échelle européenne euh 80 tentatives coordonnées, enfin de de tentatives de manipulation coordonnée.
Pour ce qui est de la France, dans les 24 derniers mois, nous n'avons pas détecté de réseaux spécifiques qui seraient en train de se mettre en place parce que l'enjeu, c'est de les détecter au moment de la mise en place et pas au moment de la mise en action et qui viserit à influencer d'une manière ou d'une autre euh le le l'authenticité d'interaction sur la plateforme. Donc on publie ces chiffres de manière très transparente et vous pouvez les retrouver dans notre dans deux documents, notre rapport de transparence et également ce qui s'appelle le code de conduite sur la désinformation qui est une une adhésion volontaire que nous avons fait en marge du DSA ou plutôt en complément du DSA parce que maintenant ce code de conduite sur la désinformation est intégré dans la réglementation au titre du DSA et donc nous publions, nous avons publié en mars 2026, notre 7e rapport sur le sujet. Euh je vous ai en amené une petite partie parce qu'il fait 235 pages et sur lequel vous pouvez retrouver pour le 2e semestre 2025 l'ensemble de ces chiffres.
Qu'est-ce qu'on a modéré ? Pour quelle raison particulière ? Quelle politique a été mis en question et évidemment sur les ce qu'on appelle les CIO, donc les les opérations coordonnées de tentative de manipulation, l'ensemble des chiffres que l'on a pu retirer avec des exemples très concrets que vous pouvez retrouver sur notre rapport de transparence et je crois vous en avez imprimé quelques-unes, mais que lorsqu'on l'anit, on dit spécifiquement le réseau que l'on a repéré, on pense qu'il venait de là et qu'il servait à faire ceci.
Et donc on est on a toute la transparence requise sur ce point-là. J'ai une dernière question. Tout à l'heure juste avant vous, on auditionnait des médias d'information présents sur les réseaux sociaux spécialisés sur les questions d'environnement, d'écologie et ils nous ont dit euh on on est très vu euh sur Instagram, sur Facebook, par contre sur TikTok, ça marche pas.
Est-ce que le la l'algorithme de TikTok ne favorise pas les problématiques d'environnement ? Alors, d'abord, l'algorithme de TikTok, il ne favorise absolument personne. Euh que ce soit euh pour une simple et bonne raison, c'est que l'algorithme de TikTok, je crois que une des personnes que vous avez auditionné il y a quelques semaines avait une formule que j'avais trouvé très bonne qui était il faut défétichiser ou ne pas avoir la fétichisation de l'algorithme.
L'algorithme qui est maintenant, j'allais dire mis à beaucoup de de de sources ou impliqué dans beaucoup de réflexions. C'est d'abord et avant tout une formule mathématique qui est un système de recommandation qui est fait par ce qu'on appelle du filtrage collaboratif. On peut revenir sur la façon dont il fonctionne dans les grandes lignes.
Encore une fois, ce sont des éléments qui sont présents de manière publique et transparents sur comment fonctionne le le notre système de recommandation. C'est présent dans notre rapport de transparence et c'est aussi présent sur la plateforme. Quand vous avez une vidéo, vous pouvez appuyer dessus pendant 3 secondes, s'affiche euh un onglet qui dit "Pourquoi cette vidéo m'a été recommandée ?" et vous pouvez cliquer dessus et on vous explique pour quelle raison est-ce que cette vidéo vous a été proposée.
Donc notre système de recommandation, il fonctionne de manière transparente et il permet de sélectionner des vidéos qui vont être publiées euh qui vont être proposées aux utilisateurs. Donc euh une une des fonctionnalités fondamentales de ce système de recommandation, c'est qu'il il est agnostique sur le contenu de la vidéo. Donc il ne propose pas une vidéo parce que elle aurait un contenu de tel ordre ou tel ordre.
Il va proposer un contenu parce que on estime qu'il y a une probabilité euh plus ou moins importante que en fonction de la de votre comportement sur la plateforme, vous soyez susceptible de regarder cette vidéo là. Pour ce qui est de la raison pour laquelle les médias en question disons sont sont insatisfaits de leur leur de leur stade de leur de leur performance sur le sujet. Euh là pour le coup, ça tient à la stratégie qu'ils peuvent avoir sur la plateforme, quel type de contenu il publie.
Euh je constate que vous avez reçu des créateurs de contenu comme Hugo Descrypt ou Gasparg qui eux ont des contenus euh informatifs de qualité euh qui trouvent un écho de manière très importante, y compris sur ces sujets-là. Et donc je pense que c'est plutôt un facteur de la la façon dont il s'approprie le les qualités et la spécificité de ce que nos utilisateurs aiment regarder plutôt que une règle transversale qui consisterait à dire que tel type de contenu n'a pas de n'a pas d'intérêt ou pas de résonance sur la plateforme. Les les les recettes de TikTok sont essentiellement des recettes publicitaires.
Les recettes de TikTok sont essentiellement des recettes publicitaires. Oui. Donc j'imagine que la visibilité euh des contenus euh est en lien aussi avec un un certain nombre de demandes des euh des annonceurs.
Non, parce que c'est pas le je pense c'est plutôt les annonceurs qui regardent quelle est la visibilité d'un créateur, une créatrice de contenu d'une thématique et qui en tire des enseignements en matière de positionnement. C'est pas eux qui influencent d'une manière quelconque les sujets que l'on souhaiterait mettre en avant ou pas pour une simple et bonne raison, c'est que nous sommes un hébergeur qui euh organise la manière dont le contenu est proposé et absolument pas un média avec une ligne éditoriale ou une hiérarchisation des contenus. Donc on n pas du tout cette influence parce qu'encore une fois on n pas la capacité technique en terme de connaissance du contenu de la vidéo de la proposer en matière de en la matière de matière de contenu.
Est-ce que dans le cadre de la la lutte contre la désinformation vous favoriseriez des médias quelle que soi leur ligne éditoriale du reste mais des médias qui utilisent qui ont des pratiques journalistiques, des des pratiques de vérification de l'information. Est-ce que ça peut faire partie des actions que vous menez dans le cadre de la lutte contre la désinformation ? Alors là, il y a il y a encore deux grands ensembles.
Premièrement, nous avons un engagement et de favoriser l'accès à une information de qualité et de manière générale à des vidéos de qualité. Et je pense que je reviens là sur un point qui est un point essentiel. Nous l'avons cité dès la première question.
Quand on a une audience de 30 millions de personnes en France à la maille et que cette audience, elle est elle est d'une voilà une moyenne d'âge de 38 ans, il est important de répondre à ce que sont leurs sujets principaux de préoccupation et ce qu'ils viennent rechercher sur la plateforme. Et donc la qualité des vidéos, la diversité des propositions et de manière générale la qualité de leur expérience est évidemment fondamentale. Là, c'est l'occasion de rappeler pour nous que la désinformation et sa prévalence supposée sur la plateforme, c'est un risque réglementaire absolument majeur au titre du DSA et des réglementations nationales.
C'est un risque réputationnel qui est considérable et c'est aussi un risque commercial, vous l'avez cité, parce que aucune aucun des annonceurs qui travaillent avec nous ne souhaite être associé à des contenus de mauvaise qualité ou euh avoir apparaître directement après une vidéo problématique. Donc dans le business model de TikTok, il y a aucune incitation spécifique à avoir du contenu de mauvaise qualité ou à laisser circuler des informations. Au contraire pour ce qui est de la de la façon dont pardon, j'ai un peu perdu le fil de de de votre question.
P moi euh pour cette lutte est prê à travailler avec des médias professionnel qui participe enfin qui est pour l'intérêt aussi de de TikTok si je comprends bien est-ce que vous vous êtes vous seriez prêt à favoriser euh à mettre en avant des des médias reconnus comme tel quel que soit leur ligne éditoriale encore une fois mais qui font appel à à des techniques professionnelles journalistiques reconnues. Alors là, il y a de la façon dont était conçue la réglementation pour le moment, c'est d'abord le DSA, on en a parlé. Le MFA, on l'a évoqué très rapidement, mais qui comprenait en fait une disposition qui était relativement similaire à cela, c'està-dire qui consistait à dire enfin qui consiste d'ailleurs à dire que à partir du moment où des médias professionnels donc ce qu'on appelle les MSP, médias service provider que l'on aurait reconnu comme tel et identifié comme tel doivent bénéficier c'est-à-dire de protection supplémentaire lorsque l'on s'apprête à modérer ou à retirer un certain nombre de leurs contenus.
Donc ça c'est un dispositif qui existe au terme de réglementation existante et qui vise à protéger la façon dont nous on interagit avec ces médiasl. Il y a également la directive SMA sur le service média audiovisuel qui elle est plus ancienne mais qui a déjà intégré qui nous nous considère comme un VSP donc pas du tout comme une un média média mais plutôt comme une plate enfin pardon une plateforme de vidéo de de partage de vidéos et qui elle impose un certain nombre d'obligations en matière de neutralité sur la plupart de ces contenus là. Donc nous euh on est capable d'aller plus loin que le droit existant puisque c'est euh le droit à ce stade ne nous préconise pas ou ne nous autorise pas à le faire.
La façon dont on le fait, c'est de manière très opérationnelle lorsqu'on a des médias euh d'information, je dis bien d'information, non pas des médias d'opinion qui euh arrivent sur la plateforme, on leur propose par nos équipes dédiées un accompagnement qui vise précisément à répondre à la problématique qui a été évoquée par les médias précédents qui disent "On n'arrive pas à performer sur la plateforme" pour leur expliquer comme on le fait d'ailleurs avec des marques ou d'autres créateurs créatrices de contenu. Bah qu'est-ce que c'est la spécificité de la communication sur TikTok ? Quel type de contenu sont plus susceptibles d'intéresser les utilisateurs, quel type de format et cetera.
Donc on les aide à avoir une expérience sur la plateforme qui qu'on appelle native, c'est-à-dire qui répond à ce que nos utilisateurs et utilisatrices souhaitent consommer euh pour faire en sorte qu'on puisse accompagner leur performance et leur visibilité sur la plateforme. Un point qui est important, je voudrais juste signaler que nous avons mis en place sur la plateforme une spécificité qui s'appelle article link, pardon, pour cet anglicisme et qui consiste à faire en sorte de renvoyer dans l'application vers les sites qui soient paywall ou pas des médias professionnels parce que notre intérêt n'est pas de conserver nos utilisateurs en vas clos de permettre de générer un trafic pour ces médias qui utilisent la plateforme. pour avoir une vidéo qui peut être rapide pour dire on a fait un reportage là-dessus, consulte-les sur notre site.
Et donc on renvoie et je sais qu'un des grands sujets de cette mission d'information, c'est le partage de la valeur dans l'écosystème informationnel en général. Il y a beaucoup de sujets qui se posent sur ce pointlà. Nous, on essaie de contribuer à faire en sorte qu'on accroisse la valeur générale de l'espace de la de la création de valeur et donc on fait en sorte de pouvoir renvoyer vers des médias d'information de cette manière-là.
Merci.
Agnès Evren